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Interview

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00:00...
00:08José Gavarcan, merci d'être ici ce soir.
00:11Alors nous irons franchement sur la situation.
00:16On a vu qu'au milieu de cette semaine, il y a eu une série de blocages au niveau de
00:20Jarry notamment.
00:22Et dans le même temps, le président, on va dire M. Frédéric Carré,
00:27président, je précise, de la Fédération française du bâtiment,
00:32vous a demandé d'arrêter vos méthodes ou de démissionner.
00:36Alors, première question, est-ce que le président de cette fédération était légitime pour vous interpeller de la sorte ?
00:47Je dirais que M. Frédéric Carré n'est pas légitime de me demander de démissionner.
00:51Ce n'est pas la FFB qui a éli M. Redaocan à la tête de la fédération.
00:57Donc j'ai un conseil d'administration qui m'a mis en tant que président.
01:02Donc M. Frédéric Carré n'a pas à me sommer de vouloir démissionner ou d'arrêter.
01:08Je peux comprendre ses préoccupations parce que je l'ai eu au téléphone personnellement.
01:13Et il m'a dit qu'il a subi des pressions de certaines personnes, dont des Guadeloupéens d'ici.
01:19Le président du MEDEF qu'il a appelé pour qu'il puisse intervenir.
01:23Et ce n'est pas la première fois.
01:24M. Bruno Blandin.
01:26Et aujourd'hui, il a eu des appels aussi de Matignon qui lui ont demandé d'intervenir.
01:32Vous dites bien Matignon ?
01:33Oui, oui.
01:34C'est ce qu'il m'a dit.
01:35Je vous répète ce qu'il m'a dit.
01:37Il vous a donné des ordres ?
01:38Non, non. Je ne sais pas qui à Matignon, mais il a été interpellé par Matignon pour qu'il puisse
01:41mettre de l'ordre à la Fédération régionale de la Guadeloupe.
01:45Donc, l'histoire qu'on me demande de démissionner, je vais vous le dire, je sors d'un conseil d
01:50'administration,
01:51où mon conseil d'administration a confirmé que M. Guadelacan reste toujours président de la Fédération.
01:56Et quelle que soit la demande de M. Frédéric Carré, il n'y aura pas de suite à sa demande.
02:01Alors, d'où vient le fait que d'aucuns disent que vous êtes un homme isolé, que la Fédération ne
02:08vous suit pas,
02:08et que vous, de toute façon, vous agissez en votre nom propre ?
02:15Non, mais j'assume ce que j'ai fait. Aujourd'hui, ce n'est pas la Fédération qui a bloqué,
02:21c'est M. Guadelacan qui a bloqué.
02:22Donc, vous le dites franchement.
02:24J'assume ce que je dis, et je le répète, c'est M. Guadelacan qui a bloqué,
02:27parce que M. Guadelacan fait partie d'un collectif qui a demandé et qui a rédigé une plateforme
02:33où il y a des éléments qui ont été mis dans cette plateforme-là qui intéressent la Fédération du bâtiment.
02:39Donc, j'assume pleinement. Sauf que ce soir, pour revenir à la Fédération du bâtiment,
02:44je sors d'un conseil d'administration et mes administrateurs ont confirmé que M. Guadelacan reste président de la Fédération
02:50et qu'il y a un courrier qui va partir pour M. Frédéric Carré en tant que président
02:54pour lui dire que c'est inadmissible sa demande et il n'a pas le pouvoir de demander la démission
03:00de M. Guadelacan.
03:01Mais quelque part, est-ce qu'il n'a pas essayé de vous dire, bon, de comprendre, puisqu'il a
03:06subi des pressions ?
03:07Non, non, mais je peux comprendre.
03:08Oui, oui. Comme il m'a appelé à 3h du matin, il aurait pu me dire, mais je disais, attends,
03:14qu'est-ce qui se passe ?
03:15Il a entendu que le préfet a annoncé que les gravats qui étaient là étaient amiantés.
03:20Donc, tout le monde est inquiet de savoir que j'ai bloqué avec des gravats qui sont amiantés.
03:24On va y arriver tout à l'heure. Est-ce qu'il a manqué de courage, M. Carré ?
03:30Vous savez, quand on est élu en tant que président de fédération en métropole,
03:36il faut savoir qui c'est qui élit ces gens-là, d'accord ?
03:39En grande partie par le MEDEF.
03:42Les personnes tenues, quoi ?
03:43Voilà. On est redevable de certaines organisations professionnelles pour être président de la fédération.
03:48Donc, il faut savoir qu'aujourd'hui, nous sommes un adhérent de la FFB.
03:53Nous sommes un simple adhérent.
03:55Je n'ai pas de patron à la FFB et je ne suis pas l'employé de la FFB.
04:01J'ai été élu, je le redis, par le conseil d'administration qui est à mes côtés.
04:06Aujourd'hui, je ne suis redevable qu'à mon conseil d'administration.
04:09Donc, ça voudrait dire que vous ne changerez pas de méthode, vous ne démissionnerez pas ?
04:12Non, non. Je ne démissionnerai pas.
04:14Mais vous ne changerez pas de méthode ?
04:15Non. Mais quelle méthode ?
04:17Aujourd'hui, on me parle de méthode par rapport à ce qui s'est passé.
04:21Je demande à ce qu'on me donne la bonne méthode pour y arriver, pour qu'on puisse faire valoir
04:26le doigt des entreprises à être payé en temps et en heure,
04:29et qu'on puisse travailler en Guadeloupe. C'est ça la méthode.
04:33Alors, lorsque vous avez regardé José Gadarcan, le déblocage même au niveau de Jarry, comment est-ce que les choses
04:41se sont passées ?
04:44Est-ce que vous avez eu peur, déjà ?
04:45Non. Je ne suis pas à mon coup d'essai. Je pense que le préfet, il est dans son rôle.
04:52Il a demandé de libérer la voie. Il est dans son rôle.
04:55Mais le fait de ne pas vous recevoir et d'avoir dit que vous n'allez pas...
04:58Ça, c'est autre chose. Je pense qu'il a ses raisons pour ne pas recevoir un collectif qui demande
05:03à le rencontrer.
05:04Justement, où est-ce que ça...
05:05Et un collectif où il y a des organisations professionnelles. OK ? Donc, aujourd'hui, il a pris la décision.
05:11Je peux comprendre.
05:12Parce qu'il faut savoir qu'il pense qu'en 2009, c'est comme ça qu'ont démarré les mouvements
05:18de 2009.
05:19Qu'un préfet avait reçu des organisations et que c'était de là qu'il était parti.
05:24Donc, quelque part, je pense qu'il a peur de recevoir ce collectif.
05:26C'est lui qui a peur ?
05:27Je pense qu'il a peur. D'accord ?
05:29Et je pense qu'il a été conseillé aussi par certaines personnes, certaines catégories socioprofessionnelles.
05:34Alors, on peut y aller franco.
05:36Puisque sur ce plateau, on dit les choses. Nous avons eu, sur ce plateau même, enfin, en zoom, en visio,
05:44nous avons eu le président de la CCI et qui disait qu'il condamnait vos méthodes, en tout cas les
05:50blocages,
05:51puisque vous êtes en train de mettre à mal les entreprises guadeloupéennes et les guadeloupéens.
05:56Donc, ce décalage...
05:59Mais je pense que quand on fait une manifestation comme ça, ça met à mal des entreprises.
06:05Moi-même, je suis resté bloqué à Jaoui.
06:07Mes entreprises n'ont pas travaillé. J'ai été bloqué aussi, moi.
06:10Donc, j'ai des conséquences.
06:11Mais j'ai décidé de participer à un mouvement.
06:13Non, ça... Il y a des conséquences indirectes, mais aujourd'hui, c'est le...
06:18Est-ce que vous avez eu une discussion avec lui ?
06:21Qui ?
06:22Le président de la CCI.
06:24Mais ça fait longtemps qu'on discute.
06:25C'est votre ami, non ?
06:27C'est un ami. On travaille depuis longtemps ensemble.
06:30Aujourd'hui, les discussions, elles durent depuis des années.
06:34OK ?
06:34Les discussions où je fais remonter les...
06:36En tout cas, il a été très virulent, Patrick Vialcote.
06:38Oui, mais il est dans son rôle. Aujourd'hui, on a l'arrivée de la route du Rhum pour bientôt.
06:42Donc, ça gêne quelque part.
06:44Et je peux comprendre.
06:45OK ? Je peux comprendre que ça...
06:46Dans l'affaire, vous perdrez quelques amis.
06:48Il y a ceux qui viennent et il y a ceux qui partent.
06:51D'accord ? C'est le jeu de la vie.
06:53On a des amis qui arrivent et on a des amis qui partent.
06:56En général, ceux qui partent, ce ne sont pas les bons amis.
06:59D'accord ?
07:00Donc, que ce soit par amitié et tout ce que vous voulez,
07:03aujourd'hui, je suis président de fédération.
07:06Je défends les intérêts des entreprises.
07:09OK ? On est dans un collectif qui veut faire remonter le problème de l'eau,
07:14le problème des sargasses et tout ça.
07:16Il y a des marins pêcheurs, ce sont des socioprofessionnels.
07:19Il n'y a pas de raison que le préfère...
07:21Donc, vous militez pour tous les Guadeloupéens ?
07:24Mais je suis un Guadeloupéen, madame Boisset.
07:27Ce n'est pas parce que je suis président de la fédération
07:29que je n'utilise pas l'eau qui est distribuée dans le robinet.
07:33OK ? Contrairement à ce que certaines personnes puissent penser
07:36que M. Gadarocan a de l'eau chez lui.
07:39Donc, je ne vois pas pourquoi il parle de...
07:40Surtout qu'il a de l'argent.
07:41Ah, ben oui.
07:42Mais l'argent, je travaille, hein, pour avoir de l'argent.
07:44Est-ce que vous êtes le plus riche de la voie ?
07:46Non, je ne pense pas.
07:47Je ne pense pas.
07:49Les vrais riches, on ne les voit pas et on ne les entend pas.
07:51D'accord ?
07:52Mais quand M. Gadarocan est en train de monter au crin pour pouvoir défendre
07:55les intérêts des entreprises, et je le disais, ça fait des années,
07:59ça fait des mois que nous discutons.
08:01On n'est pas à notre coup d'essence.
08:02Quand le préfète dit qu'il sait que le BTP est en difficulté,
08:05il sait de quoi il parle.
08:06Mais lorsque vous regardez, prenons l'exemple de Patricia Braflant-Troubeau
08:10qui a fait une analyse sociologique de la chose.
08:12Et, bon, vous avez certainement entendu ce qu'elle a dit.
08:15Qu'est-ce que ça vous inspire ?
08:17Est-ce que vous n'êtes pas en train de vous mettre à dos une frange,
08:20une catégorie de Guadeloupéens ?
08:23Vous savez, je ne suis pas du genre à rester chez moi
08:26et de faire des constats comme certains Guadeloupéens le font.
08:30Aujourd'hui, je suis un chef d'entreprise, je suis président de la fédération,
08:34je défends mes entreprises, je défends les entreprises de la fédération,
08:39et je suis Guadeloupéen, j'ai le droit de dire, de parler du problème de l'eau,
08:43j'ai le droit de parler du problème des sargasses,
08:45je suis en Guadeloupéen.
08:45Je suis né en Guadeloupe, je suis Guadeloupéen,
08:48donc quand il y a des problèmes, il faut bien qu'on fasse remonter.
08:50Ce n'est pas en restant chez soi et de dire,
08:52ah oui, ça ne va pas, on a des problèmes, il n'y a pas d'argent, il n'y
08:56a pas...
08:56Non, il faut essayer de trouver des solutions
08:58pour que le quotidien du Guadeloupéen s'améliore.
09:00Alors certains disent, oui, mais José Gada Khan,
09:03c'est quelqu'un qui a de l'argent, il a beaucoup d'entreprises,
09:05qu'est-ce qu'il fait dans le collectif Nous Las Palais ?
09:08Il n'a besoin de rien, qu'est-ce qu'il fait là ?
09:10J'ai une organisation professionnelle qui s'appelle la Fédération régionale.
09:14Et quand je disais que ça fait des mois et des années que je parle
09:17et que j'essaie de trouver des solutions,
09:19aujourd'hui, je suis arrivé au bout.
09:22Nous sommes à bout là aujourd'hui, les entreprises.
09:24Pourquoi ? Parce que déjà, il y a très peu d'activités,
09:28parce qu'on a vu tous les grands chantiers qui sont arrivés à leur terme,
09:30en l'occurrence des chantiers État comme le CHU,
09:33comme la prison de Basse-Terre, comme l'hôtel de police, tout ça.
09:35Vous avez la région qui a certains chantiers qui doivent démarrer
09:39et qui vont démarrer, OK ?
09:41Mais on a un problème.
09:42Depuis l'histoire du Covid, nos entreprises ne travaillent pas, OK ?
09:47Il y a des entreprises qui ont pris le PGE,
09:50et aujourd'hui, du fait qu'on n'a pas d'activité,
09:53ces gens n'arrivent pas à rembourser le PGE.
09:57Il est venu s'ajouter le problème de la carrière de DER.
09:59Ça fait deux ans que moi, mes entreprises ne travaillent pas.
10:02Ça, je tiens à le dire.
10:04Et que mes salariés, je les ai gardés,
10:05et chaque mois, je les paye à ne rien faire.
10:08Et ils sont là, ça fait deux ans.
10:09Le mois de novembre, ça fait deux ans que mes salariés ne travaillent pas.
10:12Et je ne suis pas le seul dans le cas.
10:14Il y a d'autres entreprises qui sont dans le même cas.
10:15Nous avons tout fait.
10:17Nous avons essayé de trouver des solutions.
10:19Nous avons fait des propositions, OK ?
10:21Ces propositions n'ont pas été suivies de fait.
10:24Mais aujourd'hui, est-ce que vous n'êtes pas au pied du mur ?
10:27Puisque le préfet dit qu'il ne vous recevra pas.
10:30Non, mais il ne reçoit pas le collectif.
10:33Il n'a pas...
10:34Mais il recevra José Gadarcan.
10:35Si je demande un rendez-vous au préfet en tant que président de fédération,
10:38je pense qu'il recevra José Gadarcan en tant que président de fédération.
10:40Et vous le ferez, ça ?
10:41Pour l'instant, le préfet nous a déjà reçus.
10:44Nous avons déjà discuté avec le préfet, les services de l'État à travers la DERFIP,
10:48l'URSSAF et tout le monde.
10:49Comme les présidents de collectivité nous ont reçus.
10:51Mais là, il a décidé de ne plus vous recevoir.
10:53Non, non.
10:53Il a dit qu'il ne reçoit pas le collectif.
10:56Donc, il y a des personnes qui ne doivent plus être là-dedans.
10:59Monsieur Gadarcan n'a pas demandé de rendez-vous au préfet.
11:01C'est seulement si je demande un rendez-vous au préfet qu'il refuse.
11:04Je dirais que le préfet refuse de parler au président de la fédération.
11:07Mais j'en assume les conséquences.
11:09D'accord ?
11:10Et vous avez l'intention de lui demander un rendez-vous ?
11:12Pour l'instant, il y a un collectif qui a demandé un rendez-vous.
11:15Il ne veut pas recevoir.
11:16Mais les problèmes que la fédération, à travers son président, a fait remonter,
11:20aujourd'hui, le préfet, il le dit.
11:23Il le dit ce matin.
11:24J'ai vu qu'il était...
11:24Mais concrètement, est-ce que vous lui demanderez un rendez-vous ?
11:27Si je dois lui demander un rendez-vous, je vais lui demander un rendez-vous.
11:30Mais les problèmes que j'ai soulevés là aujourd'hui, le préfet est au courant.
11:34J'ai vu ce matin qu'il était avec les bailleurs sociaux,
11:36où il essaie de trouver des solutions pour justement que nos entreprises du bâtiment puissent travailler.
11:41Alors qu'il y a des chantiers qui devraient démarrer.
11:43Donc, il fait secteur par secteur.
11:45Il joue son rôle.
11:48Qu'il ne reconnaisse pas certaines organisations professionnelles, ça c'est son doigt.
11:52Et vous êtes reconnu, vous ?
11:54Mais pour preuve.
11:55On a toujours été reçu par le préfet.
11:57On a toujours été reçu par les présidents de collectivité, par les donneurs d'ordre.
12:01Et c'est ce que je vous dis.
12:02On s'est vertu de faire remonter tous les problèmes qu'on rencontre nos entreprises.
12:06Nous n'avons jamais cessé de le faire.
12:08Nous essayons de trouver des solutions.
12:10Mais aujourd'hui, nos entreprises sont acculées du fait qu'on ne travaille pas aujourd'hui.
12:15Même si, avec toute la volonté qu'a eue la direction des services fiscaux, l'URSAP toujours, pour trouver des
12:23solutions, mettre des moratoires en place.
12:25Mais aujourd'hui, nos entreprises ne peuvent pas respecter ces moratoires parce qu'il n'y a pas d'activité.
12:30Mais là, vous ne pouvez pas dire que vous êtes au statu quo ?
12:32Non, non. Il n'y a pas d'activité.
12:34Mais il y a une chose qui est importante aussi.
12:35Il y a beaucoup d'entreprises qui ne sont pas payées de travaux qui ont été exécutés.
12:40Mais ça, vous le dites depuis longtemps.
12:42Et pourtant, on a l'impression que ça ne bouge pas et qu'on veut revenir chaque fois pour le
12:46dire.
12:46Nous avons, sous l'égide de la région, lorsqu'on était en CTAP, il a été décidé de mettre une
12:51task force.
12:52OK ?
12:53Où nous sommes venus avec toutes les créances de nos entreprises, qu'on a remis.
12:57On a participé avec le SGAR pour l'élaboration d'un document et pour essayer de trouver des solutions.
13:01On ne peut pas dire qu'on n'a pas essayé.
13:03Alors, mais en arrivant sur le problème d'amiante.
13:06Alors, c'est vrai que les Guadeloupéens se disent, mais qu'est-ce qui se passe ?
13:10Il a été dit que vous avez pris des déblets, vous avez...
13:13Non, non, il n'a pas été dit.
13:14Le préfet a annoncé qu'il savait qu'il y avait de l'amiante.
13:19Je ne sais pas si ce n'est pas simple visuel qu'il a vu qu'il y avait de
13:24l'amiante.
13:24On lui a dit que c'est des déchets qui venaient de la démolition d'EDF.
13:28Je n'ai jamais travaillé chez EDF.
13:30Et quand bien même ça viendrait d'EDF, il faut savoir comment ça se passe.
13:35Quand vous avez des structures qu'on doit démolir, il y a des diagnostics amiantes qui sont faits en amont.
13:41Et lorsqu'il y a de l'amiante, il y a des marchés de désamiantage qui sont passés à des
13:45entreprises spécialisées.
13:47Et nos entreprises de démolition, on intervient après que le désamiantage soit exécuté
13:53et qu'on nous donne une attestation que le bâtiment n'a plus d'amiante dedans.
13:56Donc, on passe à la face de démolition.
13:57Donc, aujourd'hui, les gravats qui sont là, pour ne rien vous cacher, ils ne viennent pas d'EDF.
14:01Ils viennent de la démolition des Tours Gabar.
14:04OK ?
14:04Mais la parole de préfet est forte.
14:07Si le préfet l'a dit, c'est qu'il y a...
14:08Le préfet, il est peut-être ce qui lui a été rapporté.
14:12Il ne contrôle pas le préfet ?
14:13Je vous ai dit que c'est ce qui lui a été rapporté.
14:16D'accord ?
14:17Aujourd'hui, il est en train d'essayer de faire des contrôles sur les agrégats qui sont sur la route
14:24de la Voix-Verte.
14:26Il se peut qu'il trouve de l'amiante.
14:29Vous savez, quand on fait du désamiantage, il y a du carrelage qu'on n'enlève pas forcément.
14:34Vous pouvez être mis à mal s'il trouve de l'amiante.
14:37Mais s'il trouve de l'amiante, je vais me retourner contre le maître d'ouvrage pour lequel j'ai
14:40fait le travail.
14:41Donc, ça veut dire aussi qu'il y a de l'amiante.
14:43OK ?
14:44Vous savez combien le marché de désamiantage des Tours Gabar, ça a coûté ?
14:47Dites-moi.
14:48Il y avait pour 22 ou 24 millions.
14:5122 ou 24 millions ?
14:53Et nous, nous sommes intervenus pour 10 millions pour la démolition.
14:57Donc, s'il y a de l'amiante dedans, on a mis...
14:59Et que l'entreprise a eu les 24 millions pour le désamiantage ?
15:01C'est une entreprise de métropole qui s'appelle Avenir des Constructions qui a eu le désamiantage.
15:05D'accord ?
15:06Ce n'est pas M. Gadarcan qui a fait le désamiantage.
15:09OK ?
15:09Donc, ça veut dire que si aujourd'hui, on retrouve de l'amiante dans ces bétons,
15:13on a mis en danger la vie de mes salariés.
15:16On a mis en danger la vie de toute la population qui avait autour des Tours Gabar.
15:20Donc, vous avez décidé de déposer plainte ?
15:22Pour l'instant, je n'ai pas de plainte à déposer.
15:24Pour l'instant, il n'y a pas de preuve qu'il y a de l'amiante.
15:29Le préfet a réquisitionné une entreprise pour faire un diagnostic sur les bétons qu'il y a.
15:33Donc, qu'il fasse le travail.
15:35On a entendu qu'il y a...
15:37Dans le journal de France Antille ce matin, on a une suspicion de présence d'amiante.
15:42Donc, j'attends.
15:43J'attends.
15:44Le préfet a dit qu'il va prendre ses dispositions.
15:46Je suis à sa disposition.
15:48Je suis à sa disposition.
15:48Il faudrait peut-être aller mollo si vous avez l'intention qu'il puisse vous recevoir.
15:54Pourquoi ?
15:55Aller mollo, pourquoi ?
15:56S'il trouve qu'il y a de l'amiante dedans, je vais être convoqué par des instances pour que
16:01je puisse justifier d'où vient l'amiante.
16:03Donc, je suis à disposition.
16:04J'attends.
16:05Et maintenant, que va-t-il se passer avec nous, la Spalé ?
16:08Alors, ce soir, c'est vrai qu'il y a une marche, en tout cas, déboulée avec Akio.
16:15Mais est-ce que vous avez l'intention de continuer avec ce collectif ?
16:18Ou est-ce que vous vous dites qu'il faut que vous puissiez...
16:20Je suis dans un collectif, je suis avec eux pour faire remonter les difficultés de nos entreprises,
16:27comme il y a d'autres socioprofessionnels, comme des marins-pêcheurs,
16:30comme d'autres catégories de socioprofessionnels qui sont dans le collectif.
16:34Il y a votre ami Jean-Luc Devouton qui disait qu'il n'a pas été suivi dans le Sud
16:37-Bastère.
16:38Non, parce que Jean-Luc Devouton...
16:40Qu'il se désolidarise.
16:42Non, mais Jean-Luc Devouton est de bonne volonté.
16:44Il nous a accompagnés.
16:46Il a fait un appel pour les entreprises de Bastère.
16:51Il a convoqué une réunion.
16:52Il a vu qu'il n'y avait pas grand monde.
16:53Donc, M. Devouton, c'est tout à son honneur qu'il puisse le faire.
16:57Mais encore une fois, on constate qu'il y a des gens qui sont en difficulté,
17:00mais qui ont peur de venir et de se regrouper ou bien de manifester.
17:04Mais lui a dit qu'il n'y va plus.
17:05Il a le droit, comme il a le droit de dire, de convoquer des entreprises,
17:10et que ces entreprises ne sont pas venues.
17:12C'est son droit.
17:12Quand vous dites que les gens ont peur, on sait que l'union fait la force.
17:15Les gens ont peur de quoi ?
17:18Les Guadeloupéens ont peur aujourd'hui.
17:19De qui ?
17:20Ils ont peur de tout.
17:22Mais de tout ?
17:22On fait peur aux gens.
17:24Qui fait peur aux gens ?
17:25Mais tout le monde, on fait peur aux gens.
17:26À partir du moment où il y a un Guadeloupéen qui dérange dans un secteur, on fait peur.
17:30Mais qui ?
17:31Mais les gens qui ont en charge certaines catégories socioprofessionnelles, je dirais,
17:38ont fait peur aux gens.
17:39Et les gens sont résignés aujourd'hui.
17:41Vous ne passez pas dans un coin de rue en Guadeloupe où vous n'entendez pas un Guadeloupe qui dit
17:45« Ah ouais, c'est compliqué. »
17:47Pas d'illage, un tout butin qui a fermé.
17:48OK ?
17:49Mais on fait quoi ?
17:50Mais comment faire pour fédérer et enlever cette peur ?
17:52Mais il faut que les Guadeloupéens se reprennent en main.
17:55OK ?
17:55C'est facile de dire que tout est compliqué et qu'on laisse faire.
17:59Les gens acceptent de perdre leur outil de travail, acceptent de perdre leur famille
18:04parce qu'il y a des conséquences sur les familles.
18:06Vous voyez ?
18:06Ils acceptent tout ça parce qu'ils ne se mettent pas tous ensemble pour essayer de trouver des solutions.
18:11Je ne dis pas d'aller bloquer, mais au moins de se faire entendre pour faire remonter les problèmes.
18:15Mais aujourd'hui, on se dit pourquoi il n'y a pas d'unité ?
18:17Je prends l'exemple d'Elido Mota avec l'UGTG et c'était le LKP.
18:25Est-ce que si vous êtes ensemble tous, ça ne ferait pas que…
18:28Vous savez, vous avez certains syndicats qui ont toujours refusé de se mélanger avec les patrons.
18:33Est-ce que c'est en cours d'actualité, ça ?
18:35Nous sommes sur le même bateau.
18:37OK ?
18:38Il n'y a pas de salarié s'il n'y a pas de patron.
18:39Il n'y a pas de patron s'il n'y a pas de salarié.
18:41Aujourd'hui, je ne peux pas comprendre de nos jours qu'on puisse refuser de participer à une réunion ou
18:47un truc.
18:48Alors qu'on le fait dans les entreprises à travers le dialogue social, à travers tout ça.
18:53On a une fédération, on a un dialogue social, on travaille avec des syndicats.
18:57Mais quand il s'agit de se mettre ensemble pour aller dire que ça ne fonctionne pas, il faudrait que
19:02les entreprises aient du boulot, qu'elles soient payées…
19:04Qu'en va-t-il se passer dans les jours à venir ?
19:07Moi, je ne sais pas.
19:08Moi, je suis… Comme je le dis, je défends les entreprises du BTP.
19:13Je suis dans un collectif.
19:14On attend toujours d'être reçu par le préfet et pour qu'on puisse faire remontrer.
19:18Je pense que…
19:19Vous attendrez sagement.
19:20Mais pour l'instant, on attend sagement.
19:22On a fait une démonstration de force pour dire, ben voilà, on veut être entendus.
19:27On a gêné des gens.
19:29C'est vrai qu'on a gêné des gens.
19:31C'était pas…
19:31Moi-même, j'ai été bloqué dans le fonctionnement de mes entreprises.
19:35Mais le problème, c'est que tout le monde…
19:39Et je le dis, je pense que tout le monde en Guadeloupe a atteint ses limites.
19:43Tout le monde a atteint ses limites.
19:45Et pourtant, lorsqu'on est dans la rue, il n'y a pas grand monde.
19:49Ah ben oui, mais allez expliquer aux Guadeloupéens ça.
19:53Allez expliquer aux Guadeloupéens qu'ils sont en difficulté,
19:56qu'ils sont en train de perdre leur entreprise,
19:58qu'ils sont en train de perdre leur famille,
20:00allez leur dire qu'il faut qu'on se mette ensemble
20:01pour qu'on puisse faire remonter les problèmes.
20:04Aujourd'hui, il y a…
20:05Qu'est-ce qui peut débloquer la situation ?
20:07La situation de la France est compliquée, Mme Brossé.
20:11OK ?
20:11Et de fait, on a des répercussions sur nos départements.
20:14Mais il y a des choses qu'on peut trouver des solutions.
20:17Le problème de l'eau, on dit « Ah oui, il n'y a pas d'eau,
20:20les gens se plaignent qu'il n'y a pas d'eau pendant trois semaines. »
20:22Mais c'est quoi le problème ?
20:23Il manque de l'argent pour pouvoir refaire les canalisations.
20:26Est-ce qu'un studio président de la République extrémiste
20:29peut faire débloquer…
20:31Je ne sais pas.
20:33On a de l'argent pour aller mettre dans la guerre,
20:36on a de l'argent pour aller aider certains pays
20:39qui ne sont pas français.
20:41Donc on peut trouver des solutions pour aider les départements français.
20:45On a l'impression qu'en Guadeloupe,
20:46on est en train de faire marche arrière, 60 ans en arrière.
20:49La faute à qui ?
20:51La faute à tout le monde.
20:52La faute à tout le monde en restant là
20:54et en ne disant rien, en acceptant tout.
20:57C'est la faute à tout le monde.
20:58Donc vous dites que tout le monde accepte, même nos élus ?
21:01Mais tout le monde a sa part de responsabilité.
21:03Mais aujourd'hui, même nos élus ont atteint leurs limites.
21:06OK ?
21:06Ils ont atteint leurs limites, nos élus.
21:08Vous leur dites de venir dans la rue avec vous ?
21:10Je n'ai pas demandé à venir dans la rue,
21:11mais qu'on soit ensemble, qu'on fasse des propositions ensemble,
21:13et de trouver des solutions ensemble.
21:16Mais on a l'impression d'un côté,
21:17vous avez des travailleurs d'un côté,
21:18vous avez des entreprises d'un côté,
21:20vous avez des élus d'un côté,
21:21et vous avez des services de l'État de l'autre côté.
21:23Donc à quel moment tout ce monde-là, ça, peut se mettre ensemble ?
21:27Justement.
21:28Mais c'est ce qu'on demande.
21:29C'est ce qu'on demande.
21:30Qu'est-ce qu'il faut faire pour fédérer,
21:32pour que tout le monde soit dans la rue ?
21:33J'espère qu'on va trouver un fédérateur
21:35qui justement va mettre tout le monde à tout le top.
21:37Est-ce que ce fédérateur peut être José Gadar ?
21:39Moi, je n'ai pas ce rôle-là.
21:41Je suis simple président de la fédération.
21:43Mais par contre, je peux porter ma pierre à l'édifice
21:45pour essayer de trouver des solutions.
21:46Est-ce que vous avez en tête quelqu'un qui pourrait fédérer ?
21:48Vous savez, il y a des élus aujourd'hui qui en chargent...
21:52Lesquels ?
21:53Vous avez un président de région,
21:54vous avez un président du département,
21:56vous avez des parlementaires,
21:57vous avez des élus qui peuvent essayer de trouver ce rôle-là,
22:00avec le concours des représentants de l'État,
22:03à travers le préfet.
22:04C'est ce que nous demandons.
22:05Le préfet peut fédérer, lui ?
22:06Ah ben si, on demande.
22:08Si nous, Guadeloupéens, on n'arrive pas à se mettre ensemble,
22:10j'espère qu'un préfet va trouver une solution
22:13pour nous mettre ensemble.
22:14OK ?
22:15Et qu'on puisse trouver des solutions
22:17sur les différents problèmes que nous rencontrons aujourd'hui.
22:19Vous comptez encore sur le préfet pour vous fédérer ?
22:22Je ne compte pas sur le préfet.
22:23Vous m'avez posé une question,
22:24est-ce que le préfet peut ?
22:25Je vous dis, s'il le veut
22:28et que nos élus et nos entreprises
22:31et nos socioprofessionnels l'acceptent,
22:33il est le bienvenu.
22:34Vous lui lancez un appel.
22:35Il est le bienvenu.
22:37Comme s'il y a un élu guadeloupéen
22:39qui aujourd'hui veut se mettre en tant que fédérateur,
22:42on est preneur.
22:43Mais on ne peut pas laisser la Guadeloupe
22:45dans cette situation
22:46où les choses sont en train de s'empirer.
22:48Et c'est ce qu'on alerte depuis longtemps.
22:51Là, aujourd'hui, il y a des inquiétudes
22:52parce qu'on a la route du Rhum qui arrive.
22:54Vous voyez, il y a des socioprofessionnels,
22:56je n'ai rien contre la route du Rhum.
22:57J'ai déjà été suivre la route du Rhum,
23:00il y a des retombées.
23:01Alors, est-ce que ce serait de bon à loi
23:03de bloquer la route du Rhum ?
23:04Je ne pense pas.
23:06Je ne pense pas.
23:07Vous ne le ferez pas ?
23:07Non.
23:08Moi, personnellement, je ne le ferai pas.
23:10OK ?
23:11C'est un plus pour le tourisme.
23:13Il dit qu'on va le faire.
23:14Ce sera sans moi.
23:16Ce sera sans moi.
23:16Ce sera sans moi.
23:18OK ?
23:18Mais aujourd'hui, il faut trouver des solutions.
23:21On ne veut pas d'un côté
23:23faire en sorte que le tourisme fonctionne
23:25et qu'il y ait des gens de l'autre côté
23:26qui perdent leurs entreprises
23:28et qui perdent tout de leur vie de travail.
23:31Je suis pour que tout le monde puisse travailler.
23:33Et vous êtes aussi pour que la route du Rhum
23:36arrive ici en Guadeloupe ?
23:37Eh bien, oui.
23:37Pourquoi vous voulez ?
23:38Ça fait des années qu'elle arrive en Guadeloupe.
23:39Pourquoi vous voulez qu'on la perde ?
23:40Ce n'est pas moi.
23:41Eh bien, oui.
23:42Mais vous m'avez posé la question.
23:43Oui.
23:43Donc, moi, je n'ai pas envie qu'on la perde.
23:45OK ?
23:46C'est un point de l'économie qui va travailler.
23:49Vous voyez ?
23:50Et qui va continuer.
23:51On se donne rendez-vous la semaine prochaine
23:52pour voir ce qui se passe.
23:53Eh bien, il n'y a pas de problème.
23:55Vous vouliez me parler de Mme Braflant ?
23:57Oui, je vous ai parlé d'elle.
23:58Eh bien, on en va développer.
23:59Allons-y.
24:00Alors, rapidement.
24:01Rapidement.
24:01Deux secondes.
24:02Très rapidement.
24:03Alors, Mme Braflant, que dites-vous ?
24:05Eh bien, elle s'est permise.
24:07Elle avait été invitée sur un plateau de télévision
24:09pour parler, en tant que sociologue,
24:11du problème qu'on a actuellement.
24:13Mais j'ai constaté qu'à travers ses propos,
24:15M. Gadarcan l'intéressait.
24:17Particulièrement.
24:18Je ne sais pas si...
24:18Et pourquoi ?
24:19Je ne sais pas si elle est en mission commandée
24:21ou je ferai une boutade
24:23en espérant que...
24:24Je dirais comme Mme Taubira de la Guyane
24:26avait dit à M. Ciotti,
24:28j'espère que dans ma fringante jeunesse
24:31qu'elle m'a fait des propositions
24:32et que j'ai refusé.
24:34Et qu'elle remet...
24:34Ah oui ?
24:35Oui, oui, et qu'elle remet peut-être le couvert.
24:36Mais je voudrais juste lui dire...
24:38Et c'est dans vos souvenirs, ça ?
24:39Non, même pas.
24:41Non, que c'est peut-être que j'ai oublié.
24:42Mais je pense que si elle continue
24:44et qu'elle insiste,
24:45je lui dirai toujours
24:46qu'elle n'est pas mon genre.
24:47Mais par contre,
24:48je peux lui dédicacer une photo de moi
24:51avec ma signature dessus.
24:54Merci, Josée Galaoko.
24:55Merci.
24:56Merci.
24:56Merci beaucoup de nous avoir partagé votre vision.
25:00Iblis, merci pour cette chronique.
25:02On te retrouve la semaine prochaine.
25:04Après la publicité,
25:05retour sur l'effet marquant de l'archipel,
25:07puis ensuite place à la chronique du soir.
25:09On se retrouve dans un instant sur le canal.
25:11Iblis, comme...
25:12Sous-titrage Société Radio-Canada
25:15Sous-titrage Société Radio-Canada
25:18Sous-titrage Société Radio-Canada
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