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  • il y a 5 heures
Deux jours après les violences qui ont émaillé la journée de manifestations du 17 octobre contre la "vie chère", la classe politique continue de réagir tandis que l'exécutif veut, lui, reprendre la main. Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a présenté sa démission à Emmanuel Macron, qui l'a refusée.

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Transcription
00:00Oui, je vous confirme que dès hier, évidemment, ce n'est pas l'idéal, des couvre-feux et même, pourquoi
00:05pas, la sollicitation de l'armée.
00:08C'est-à-dire qu'à partir du moment où on est dépassé, on n'a pas les effectifs, et
00:11je peux le comprendre,
00:13il faut se donner les moyens d'empêcher le pillage, les scènes de pillage qu'on a vues hier.
00:18Et j'entendais sur votre antenne le commerçant, on est passé tout le week-end et encore ce matin voir
00:24des commerçants.
00:25Je les comprends, ils sont furieux, ils ont le sentiment d'avoir été abandonnés.
00:30De fait, je peux à la fois saluer les forces de l'ordre qui ont été présentes et qui sont
00:35intervenues,
00:36et dire qu'elles n'étaient clairement pas en nombre suffisant.
00:38Il y a eu une casse incroyable, même à l'apogée des Gilets jaunes, on n'a pas connu une
00:43telle casse en un seul week-end.
00:45Et donc, si à un moment donné, on est pris de court, qu'on n'a pas assez de moyens,
00:48oui, je le dis, moi, il vaut mieux un couvre-feu, la présence de l'armée pour suppléer aux forces
00:53de l'ordre,
00:54qu'une nouvelle nuit d'émeutes comme celle qu'on a connue et de pillages, surtout comme celle qu'on
01:00a connue ces deux dernières nuits.
01:02Alors, vous avez demandé un couvre-feu pour certains arrondissements, pour certaines zones de certains arrondissements, expliquez-nous.
01:09J'ai demandé à ce que le couvre-feu, dès hier à la préfecture, je leur ai dit si, si
01:15vous n'êtes pas en mesure d'intervenir en nombre
01:17et de défendre les commerces, alors il vaut mieux instaurer un couvre-feu et faire appel, pourquoi pas, à l
01:23'armée.
01:24C'est une possibilité qu'on a. Si on n'a pas assez de moyens, il faut en trouver.
01:27En tout cas, tout est préférable à la répétition des scènes qu'on a pu connaître dans la nuit de
01:32samedi et dans la nuit de dimanche.
01:34Est-ce que vous êtes inquiet pour les prochaines heures après ces deux nuits particulièrement chaotiques, notamment autour du secteur
01:40des Halles ?
01:42Oui, je suis relativement inquiet. Je pense que la mesure a été prise au plus haut sommet de l'État
01:47de la difficulté qu'on a eue en termes de moyens.
01:52Je pense que les moyens étaient insuffisants. C'est dire l'évidence que de dire ça.
01:55Et je reste inquiet pour les prochains jours, pour les prochains week-ends et tous les appels à manifester ou
02:01à venir,
02:03comme on l'a pu voir, cramer l'Élysée, l'Hôtel de Ville ou que ce soit, quelques autres institutions
02:08que ce soit.
02:09Parce que ce sont des appels à venir piller.
02:11Là, vous mettrez Shinzo. Je suis passé voir les boutiques Shinzo ce matin, Henri-Thien de Marcel.
02:16On a véritablement vu des scènes sans aucune intervention possible de la police.
02:20Et c'est évidemment inacceptable et impossible d'accepter que ça se reproduise.
02:25Aujourd'hui, beaucoup de maires témoignent de leur solitude face à ce qui se passe. C'est aussi votre cas
02:30?
02:31La solitude, c'est d'abord celle des commerçants et de certains habitants.
02:35J'ai eu des habitants en pleurs. C'est eux qui se sont retrouvés en première ligne.
02:38Nous, on était partout à sillonner le quartier.
02:41Mais c'est d'abord la solitude des habitants et des commerçants que nous, nous réveillons, nous les maires.
02:45Merci.

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