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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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Transcription
00:00Bonsoir Bruno Retailleau.
00:01Bonsoir Sonny Mabrouk.
00:02Merci d'être avec nous ce soir, candidat à l'élection présidentielle,
00:06ancien ministre de l'Intérieur, président des Républicains.
00:10Votre toute première réaction, c'est couvre-feu partiel, localisé.
00:13Nous savons, et vous le demandez depuis longtemps, l'état d'urgence.
00:16Je vous poserai la question sur le fait qu'il n'ait pas été décrété encore.
00:20Mais c'est couvre-feu partiel, monsieur le candidat.
00:23Est-ce qu'ils sont de nature à répondre, un temps soit pas, à la gravité de la situation ?
00:27Non, c'est trop faible, c'est trop faible.
00:29Le problème, quand la situation commence à échapper à l'autorité publique,
00:34c'est que si on ne tape pas fort tout de suite, on est en retard.
00:38Et quand on est en retard, on devra sans doute taper encore plus fort pour rattraper le retard.
00:42Donc j'ai proposé depuis hier l'état d'urgence.
00:46Pourquoi ? Parce que j'ai vu que dès hier après-midi, les troubles, les pillages continuaient.
00:52Nous savons qu'il y aura un acte 2 samedi prochain.
00:55Et nous savons qu'il y a aussi, le samedi 5, à l'initiative des syndicats, c'est leur droit
01:00le plus strict, une nouvelle manifestation.
01:03Donc on sait que l'état d'urgence ne peut pas servir ponctuellement.
01:06Mais en réalité, quand vous avez une situation dangereuse qui vous échappe, ils donnent des outils au préfet et au
01:14gouvernement, mais surtout au préfet, de reprendre les choses en main.
01:16En matière de perquisition administrative, en matière d'assignation pour des individus qui peuvent représenter une menace à l'ordre
01:23public, en matière de restriction de la circulation, etc.
01:26D'ores et déjà, vous dites que ces premières mesures de couvre-feu ne sont pas.
01:30On va voir sur le terrain, on voit bien déjà à Place de la République que ça se passe.
01:34Il y a quelques personnes et on va voir que c'est des difficultés pour le force de l'ordre.
01:38Ce n'est pas à l'auteur.
01:39Mais pourquoi alors Bruno Rotaillot ? Pourquoi cette gradation ? Pourquoi attendre ?
01:42Le Premier ministre a dit aujourd'hui que ça pouvait être envisagé. Pourquoi alors qu'on a connu quand même
01:47une journée de chaos ? Attendre.
01:49Vous avez dans votre question, je pense, l'explication de ce qui s'est passé ces dernières heures.
01:54Je pense qu'en France, notamment avec le Président de la République, il n'assume pas l'ordre public.
02:00Je vais être très précis.
02:01Quand vous avez un Président de la République qui indique, orbi et tourbi, qu'il faut faire preuve d'empathie.
02:08C'était avec le mouvement des lycéens, mais on savait parfaitement qu'il y avait déjà des casseurs, des délinquants.
02:15Je suis désolé, un jeune qui est un délinquant, pour moi ce n'est pas un lycéen, ce n'est
02:18pas un jeune, c'est d'abord un délinquant.
02:21Mais quand vous envoyez ce message à la police, à la gendarmerie, vous les désarmez.
02:27Et idem sur la décision du ministre de l'Intérieur de suspendre l'usage des grenades assourdissantes.
02:34Et quelques jours après, de la rétablir.
02:36C'est-à-dire, vous ne pouvez pas piloter l'ordre public par l'émotion, une main coupée, c'est
02:42vrai, c'est grave.
02:43Et ensuite, la panique vous fait que vous revenez sur la décision.
02:47Donc d'un côté, vous interdisez, vous suspendez, et ensuite, tout de suite, vous rétablissez.
02:52On ne peut pas demander la fermeté et la retenue en même temps à nos forces de l'ordre ?
02:55C'est impossible, c'est impossible.
02:55Vous ne l'avez jamais demandé ainsi en tant que ministre de l'Intérieur ?
02:58Je ne l'ai jamais fait.
02:59Et je vais vous dire une chose.
03:01J'entends, est-ce que les consignes de maintien de l'ordre, là on était d'ailleurs au-delà du
03:05maintien de l'ordre,
03:05là, c'était plutôt de l'émeuture urbaine.
03:08Et on a un schéma que j'avais d'ailleurs préparé quand j'étais ministre de l'Intérieur.
03:11On est beaucoup plus sur l'hypothèse, non pas l'hypothèse, la certitude d'ailleurs,
03:16d'une question d'émeuture urbaine plutôt que d'un simple maintien d'ordre
03:20où on essaie de faire en sorte qu'une manifestation se passe bien.
03:23Ce que je veux dire, c'est que quand vous êtes ministre de l'Intérieur, président de la République,
03:27ce n'est pas seulement une directive ponctuellement,
03:29à 48 heures ou à 24 heures avant une manifestation qui est importante.
03:33pour que les policiers, les forts de l'ordre, qui risquent gros,
03:36parce qu'on a eu des centaines et même plus de mille blessés, c'est énorme,
03:40ils ont été frappés avec des marteaux, etc.
03:42Mais eux, vous écoutent tout au long de l'année, voyez ?
03:45Et si en permanence, lorsque vous vous exprimez,
03:49si votre parole est flottante,
03:51si vous n'avez pas le courage de l'autorité,
03:53le courage de l'ordre public,
03:55l'ordre public, Sonia Mabrouk, pardon,
03:57c'est un rapport de force.
03:58– A quel prix, M. Rotaillot ?
04:00Ici même, là, il y a quelques instants avec Thibaut de Montbréal,
04:02on a évoqué le fameux syndrome,
04:05et ce fut un drame évidemment,
04:06Malik Koussikine.
04:07Soyons clairs, c'est-à-dire un drame,
04:09et tout dérape vraiment,
04:11même si beaucoup de Français sentent que ça a dérapé samedi.
04:14Est-ce que vous, au pouvoir,
04:16vous prenez ce risque s'il y a une telle situation ?
04:19– J'ai été ministre de l'Intérieur,
04:22j'ai connu des situations difficiles,
04:24bloquant tout,
04:26j'avais donné une consigne très stricte,
04:29j'avais donné une consigne d'agilité,
04:31de mobilité, d'aller au contact.
04:33Et il savait que,
04:34comme ministre de l'Intérieur,
04:36je prenais mes responsabilités,
04:38et que je n'irais pas chercher la responsabilité
04:41des forces de l'ordre,
04:42des policiers ou des gendarmes,
04:44mais que ce serait ma responsabilité politique.
04:45Il le savait.
04:46Il savait quel ministre de l'Intérieur j'étais.
04:49Voilà.
04:49Et de ce côté-là,
04:51croyez-moi, ça a été efficace.
04:52Non seulement on n'avait pas 60 000,
04:54mais à l'époque,
04:5589 000 policiers et gendarmes mobilisés.
04:58Je n'avais pas caché les blindés de la gendarmerie.
05:00Je les avais montrés.
05:02Je voulais qu'ils soient visibles.
05:04Visibles pour dire à la voyoucratie,
05:07à ces casseurs,
05:09on vous attend pied ferme.
05:11Voilà.
05:12Ben oui, c'est le rapport de force.
05:14Aujourd'hui, on est malheureusement…
05:15– Pourquoi l'État ne l'assume pas ?
05:16– Parce qu'il y a une trouille.
05:18– Parce qu'il y a une trouille.
05:20– Donc au plus haut sommet de l'État.
05:21– Il y a une trouille au plus haut sommet de l'État.
05:24– Donc est-ce qu'on préfère,
05:25et je pose la question,
05:26je l'ai posée tout à l'heure,
05:27au risque de…
05:27Mais c'est important de savoir.
05:28C'est-à-dire, est-ce qu'aujourd'hui,
05:29l'État préfère,
05:30dans une situation extrêmement tendue
05:32à laquelle personne ne veut qu'on arrive,
05:34eh bien un policier à terre
05:36qu'un casseur à terre ?
05:37– Aujourd'hui, concrètement,
05:39c'est le cas souvent.
05:41Regardez la balance entre le nombre de policiers,
05:45de gendarmes blessés,
05:48et de l'autre côté, les pilleurs, etc.
05:51Très peu en réalité.
05:52Quand on a vu les images,
05:54tous les Français le savent maintenant,
05:56ils ont vu les boules de pétanque
05:57qui volaient à la tête des policiers,
05:59ils ont vu les pavés,
06:01ils ont vu les barres de fer.
06:03Donc pardon, quand j'entends,
06:04pas seulement les filles d'ailleurs,
06:06des gens de gauche, y compris de gauche,
06:07des écologistes,
06:09dire « Ah oui, mais quand même,
06:10cette violence, etc. »
06:11– Répression, oui.
06:12– Madame Rousseau,
06:13j'appelle au calme la police.
06:15Mais de quoi se moque-t-on ?
06:17On devrait la mettre en première ligne.
06:19Elle verrait ce qui se passe en première ligne.
06:22Ce sont des barbares.
06:23Ce sont des barbares, bien sûr.
06:25Ils sont totalement décivilisés.
06:28Et pour eux, une vie ne compte pas, voyez.
06:31Je voyais, vous avez vu cette image
06:34d'un de ces casseurs, de ces pilleurs,
06:36un commerçant tentait de protéger lui-même sa boutique
06:41parce que sans doute qu'il lui avait investi toute sa vie,
06:43toutes ses économies.
06:44Et il se retourne et le type lui donne
06:48un énorme coup de pied dans la colonne vertébrale.
06:51Mais ces gens-là, il faut la force.
06:54C'est le rapport de force.
06:55– Le rapport de force, dites-vous.
06:57On va parler aussi de la réponse pénale
06:58puisque les premières sanctions sont en train de tomber.
07:01Mais il y a une question majeure, Bruno Rotailleau.
07:04On a vu des mairies attaquées.
07:07On a vu les symboles du cœur battant de la démocratie à terre.
07:12Est-ce que vous imaginez aujourd'hui, vous qui avez été au cœur de cette machine,
07:16qu'on ait pu laisser faire ?
07:19– Non, mais qu'on ait pu laisser faire.
07:21On n'a pas laissé faire.
07:22Pardon, autant je peux émettre un certain nombre de critiques
07:25sur tel propos, sur telle attitude.
07:28Mais personne n'a voulu laisser faire les dégâts.
07:32– Donc ça a failli ou à quel niveau ?
07:33Quand le ministre de la Justice dit les renseignements,
07:35vous imaginez que nos renseignements n'ont pas suffisamment averti
07:38sur une telle situation ?
07:39– Prenons les renseignements.
07:40Tant que vous n'autoriserez pas les renseignements
07:44à aller chercher ces voyous,
07:47notamment sur les messageries cryptées,
07:49personne aujourd'hui ne s'étonne
07:51qu'on puisse faire des écoutes téléphoniques,
07:54y compris sur le téléphone satellitaire.
07:56Mais je me souviens, pour le narcotrafic, pardon,
07:58sur des narcotrafiquants,
08:00j'avais tenté, moi, de faire passer une disposition
08:03à l'Assemblée nationale qui avait été rejetée,
08:05y compris par le Rassemblement national, d'ailleurs.
08:08Mais tant qu'on ne fournira pas les moyens
08:10d'aller chercher l'information,
08:12où est la formation, on aura un vrai problème.
08:15– Mais vous entendez ce qui est dit
08:16par une partie de la classe politique,
08:17c'est liberticide, M. Rotaillot,
08:19on ne serait plus en démocratie,
08:20ça ne serait plus la France.
08:22– Ben voilà, vous touchez là le problème majeur.
08:25– On est dans une société du chacun pour soi,
08:28des droits individuels poussés à l'extrême.
08:31Et il s'est produit progressivement,
08:33d'année en année, un glissement.
08:35Un glissement auquel les Français n'ont pas consenti, d'ailleurs.
08:38Ils n'ont jamais voté pour ce glissement.
08:41– Quel glissement ?
08:41C'est qu'on veut protéger beaucoup plus
08:43les droits individuels, y compris délinquants,
08:46plutôt que des droits collectifs de la société,
08:49pour se protéger.
08:50On en est là.
08:51C'est la raison pour laquelle,
08:53dans les propositions que je fais,
08:55je veux une loi anti-casseur,
08:56qui permette de condamner solidairement,
09:00collectivement, pénalement aussi,
09:01et aux civils,
09:02des individus qui se trouvent dans un attroutement.
09:04– Collectivement, ben oui.
09:05qui va contre le principe de l'individualisation des peines,
09:08vous dites aujourd'hui qu'il faut dépasser ce cas ?
09:10– Mais bien sûr, ça a existé en France, d'ailleurs.
09:13Ça a existé dans notre état de droit,
09:14puisque ça existait avant que la gauche
09:17ne prenne le pouvoir en 81.
09:19Et aujourd'hui, pardon, on en est là.
09:21Donc je préfère quand même...
09:22Les gens qui se trouvent dans un attroutement
09:25et qui ne peuvent pas apporter la preuve
09:27qu'ils s'en sont désolidarisés,
09:29ça veut bien dire qu'ils étaient solidaires.
09:31– Vous savez très bien qu'il y a des avocats spécialisés,
09:33et très spécialisés,
09:34et qui font très bien leur travail,
09:35et qui protègent aujourd'hui parfois
09:38certains des individus
09:40qui se retrouvent dans des groupes,
09:41et qui ensuite sortent et ressortent
09:44tout simplement parce qu'on n'arrivera jamais
09:46à prouver, avec évidemment le visage masqué,
09:49que c'était bien eux et qu'ils ont participé.
09:51– Je suis le seul à mettre une proposition
09:53de rupture sur la table
09:55par la révision de la Constitution,
09:57en annexant, vous savez qu'il y a une charte
09:59de l'environnement dans la Constitution.
10:01Eh bien moi je propose d'annexer
10:02une charte de l'ordre républicain,
10:05où il y aura par exemple
10:06ce genre de mesures,
10:09il y aura par exemple
10:10une mesure pour des peines minimales.
10:12Regardez le jeune bulgare,
10:1415 ans,
10:15il tabasse à Belfort,
10:17avec des coups de pieds
10:19sur la tête d'un policier
10:21qui est à terre,
10:22et il va faire quelques jours
10:24de détention provisoire,
10:26et il va ressortir libre.
10:27Libre parce que mineur.
10:29Moi je propose que la majorité pénale
10:32soit abaissée à 15 ans.
10:33Parce que pardon,
10:34à 15 ans,
10:34on peut comprendre,
10:35on doit comprendre,
10:36que lorsqu'on cherche à tuer quelqu'un,
10:39lorsqu'on va piller,
10:41ou pire,
10:42on doit le comprendre.
10:43En tout cas,
10:43on a l'esprit suffisamment formé,
10:46et on est suffisamment mature
10:47pour pouvoir le comprendre,
10:49donc,
10:50on est responsable.
10:51Bruno Rotaio,
10:52je vais vous interroger
10:52sur la réponse pénale,
10:53on commence à avoir
10:54des informations
10:55par le ministère de la Justice,
10:56mais je vous entends
10:57depuis tout à l'heure,
10:58fermeté,
10:59sanctions,
11:00parfois peut-être même
11:01force,
11:02répression,
11:02je ne sais pas si vous utilisez
11:03Assumer la force légitime.
11:05Aujourd'hui,
11:05le problème de l'État régalien,
11:07c'est que l'État régalien
11:08a peur,
11:09a peur d'assumer
11:10la force légitime.
11:10c'est la France apaisée ?
11:11Marine Le Pen met en avant
11:13pour le Rassemblement national
11:14l'affiche d'une France apaisée.
11:16Est-ce qu'avec vous,
11:17avec la force,
11:18la répression,
11:19l'autorité,
11:19l'ordre,
11:20c'est la France apaisée
11:20malgré tout ?
11:21Mais bien sûr,
11:22parce que,
11:22je vais vous dire,
11:24l'ordre républicain,
11:25c'est ce qui permet la liberté.
11:26Quand il n'y a pas d'ordre,
11:28le désordre,
11:29c'est l'asservissement.
11:30Vous ne pouvez pas
11:31circuler librement.
11:32Il ne peut pas y avoir
11:33d'égalité non plus,
11:35parce que ce sera
11:35la loi de la jungle,
11:36on l'a vu,
11:37les rues de Paris
11:38étaient livrées au plus fort
11:39et il n'y a pas non plus
11:40de fraternité.
11:41La fraternité,
11:42justement,
11:43c'est l'apaisement,
11:44c'est la concorde civile.
11:45Donc,
11:45la devise républicaine
11:47liberté,
11:47égalité et fraternité
11:49n'est possible
11:50qu'à travers
11:51l'ordre républicain.
11:52Et la réponse pénale,
11:54le gouvernement espère
11:55une réponse à la hauteur,
11:56le ministre de la Justice,
11:57ça vous fait sourire ?
11:58Oui,
11:58ça me fait sourire.
11:59Vous n'y croyez absolument pas ?
12:00Non,
12:00vous voyez,
12:01avant le 17,
12:01il y a eu 10 000 interpellations,
12:0410 000.
12:058 000 gardes à vue,
12:06ça veut dire que
12:06pour garder à vue,
12:07il faut déjà
12:08commencer à constituer un dossier,
12:102 700 poursuites
12:11et sur les 2 700 poursuites,
12:14il n'y a eu que 26 individus
12:16qui ont fait
12:17de la prison
12:18de la détention provisoire.
12:20Donc,
12:20on va nous endormir encore
12:22en disant,
12:22voilà,
12:23on a poursuivi.
12:23Gérald Darmanin dit à l'instant
12:25avec des peines de prison ferme
12:27qui sont effectives et annoncées.
12:29On fera le compte.
12:30Moi,
12:30je demande,
12:30je demande à ce que le Parlement,
12:33je demande à ce que le Garder des Sceaux
12:34renseigne les Français
12:37très précisément
12:37avec une comptabilité
12:39très très précise,
12:40pas seulement vague
12:41sur les poursuites.
12:43Vous pouvez avoir des poursuites.
12:44Voici ce qu'a annoncé
12:45M. Darmanin,
12:46il y a eu jusqu'à 50 prisons
12:48prononcées en mandat de dépôt.
12:51Oui,
12:52je pensais que vous
12:54alliez déclencher une interview.
12:56Qu'est-ce que ça veut dire ?
12:58Je vous ai donné des chiffres.
12:59J'ai donné un cas.
13:01Ce bulgare,
13:0215 ans,
13:03qui tabasse un policier,
13:04il n'y a rien.
13:04Donc,
13:04c'est de la fichage,
13:05c'est de la communication,
13:06c'est une manière
13:06de se protéger aujourd'hui ?
13:08Pour la première fois
13:09depuis des années et des années,
13:10un syndicat de police,
13:11Alliance,
13:12a déposé une plainte
13:13contre l'État.
13:14Vous la soutenez,
13:15cette plainte ?
13:16Écoutez,
13:17je soutiens les policiers,
13:18je soutiens les forts de l'ordre
13:19et je les connais bien,
13:20je les connais bien,
13:21je les ai pratiqués
13:23et croyez-moi,
13:24souvent,
13:24je le redisais
13:25qu'au milieu du pire,
13:27ils étaient pour moi
13:28le meilleur.
13:28Mais M. Ruppel,
13:29c'est inédit
13:30quand même une plainte
13:30contre l'État.
13:31Oui, mais c'est que...
13:32Et sans doute
13:33que des commerçants
13:33pourraient même
13:34porter plainte ?
13:35Oui, absolument.
13:37Pour défaut de protection ?
13:39Absolument, c'est vrai.
13:40Mais si on ne protège pas
13:41ceux qui nous protègent,
13:42s'ils ont été poussés à cela,
13:45ça veut dire
13:45qu'ils étaient démunis.
13:47Quand vous n'assumez pas
13:48le courage de l'ordre public,
13:50vous désarmez.
13:51Je pense que le propos,
13:52les propos du président de la République
13:53ont désarmé
13:55nos forces de l'ordre.
13:56Il est le premier ingénieur
13:57du chaos à vous entendre.
13:59Je ne dirais pas jusque-là.
14:00J'essaie d'être nuancé.
14:03En tout cas,
14:04il a une responsabilité.
14:05Malheureusement,
14:06ce n'est pas l'allocution,
14:07la courte allocution
14:08d'hier soir
14:08qui a porté aux Français
14:11des preuves
14:12de rassérennement,
14:13d'apaisement.
14:14Laurent Nunez,
14:15le ministre de l'Intérieur,
14:16c'est une information
14:16BFM TV en ce moment
14:18en déplacement à Marseille.
14:20Nous avons eu hier
14:21en direct
14:22le maire de Marseille,
14:23Benoît Payan.
14:24Lui, il demande,
14:25M. Rotaillot,
14:26des comptes.
14:27Il veut savoir,
14:28il veut savoir
14:28pourquoi il y avait
14:29si peu d'effectifs
14:30à Marseille.
14:31Il veut savoir
14:32pourquoi
14:33des casseurs,
14:34des pilleurs,
14:34des émettis
14:35sont rentrés
14:35dans sa mairie.
14:36Et ces images,
14:37elles font mal au cœur.
14:38Tous les Français,
14:39d'ailleurs,
14:40tous les Français
14:40étaient, si je puis dire,
14:41marseillais
14:42quand ils ont vu
14:42ce bis de Marianne
14:43et quand ils ont vu
14:44ces mairies
14:44comme à Limoges.
14:45Vous avez raison,
14:46ce sont des symboles,
14:47les symboles de la France,
14:48les symboles de la République,
14:50des mairies,
14:51une résidence préfectorale,
14:53margane.
14:53Qu'est-ce qu'on répond
14:54au maire de Marseille ?
14:55Est-ce que vous avez compris ?
14:56Est-ce que vous comprenez
14:58son interrogation
14:59et derrière même ?
15:00Moi, je la comprends.
15:02Le sous-entendu qu'il dit.
15:03Je la comprends,
15:04cette interrogation.
15:06Je pense qu'à l'avenir,
15:07malheureusement,
15:08on devra,
15:10Dieu sait si je pense,
15:11qu'il faudra faire
15:11des économies,
15:12mais là où il ne faut
15:13surtout pas en faire,
15:14sans doute dans la santé
15:15en matière,
15:16comment dirais-je,
15:17de personnel de soins
15:18à l'hôpital,
15:18mais aussi pour les forces
15:19de l'ordre.
15:20Bien sûr que là,
15:22du coup,
15:22on les envoie vraiment
15:24au front.
15:25Simplement,
15:25j'observe quand même
15:26que tous ces gens de gauche
15:27que j'entends aujourd'hui,
15:29je les ai parfois aussi entendus.
15:31Il y a eu des Jean-Pierre Chevènement,
15:33il y a eu des Bernard Cazeneuve
15:34qui avaient ce courage,
15:35je le dis,
15:36et pourtant,
15:37ils sont de gauche,
15:37d'assumer,
15:38voyez,
15:39cet ordre républicain.
15:40Mais bien souvent,
15:41bien souvent,
15:42notre tradition,
15:42dans notre pays,
15:43la gauche n'a pas souvent soutenu
15:45un certain nombre
15:46d'initiatives
15:46que nous voulions prendre,
15:47précisément.
15:48Moi, j'ai posé la question
15:49à M. Payard,
15:49il m'a dit,
15:49moi, jamais,
15:50j'ai toujours dit
15:51que je voulais des forces
15:51de l'ordre,
15:52mais il y a une discussion
15:53sur l'armement.
15:54Mais ces images,
15:56M. Payard,
15:56c'était l'armement
15:57sur les polices municipales.
15:59Comment elles sont possibles ?
15:59Vous avez été ministre de l'Intérieur.
16:01Comment des symboles,
16:02des mairies,
16:03comment on peut rentrer
16:03dans une mairie
16:04comme on rentre
16:05dans un espace ouvert ?
16:06Ce qui est terrible aujourd'hui,
16:08ce qui a choqué les Français,
16:09c'est pour ça
16:10qu'ils sont en colère.
16:11Ils ont vu
16:12que l'État
16:14était défaillant,
16:14qu'il ne les protégeait pas.
16:16Et ils sont d'autant plus en colère
16:18qu'ils n'ont jamais payé
16:19autant d'impôts.
16:20Et ils se disent,
16:21mais le premier boulot de l'État,
16:22là où on attend l'État,
16:24c'est au moins
16:24qu'il nous protège.
16:26Et ce que je crains,
16:27moi,
16:28et c'est la raison pour laquelle
16:28j'ai demandé,
16:29par exemple,
16:30l'État d'urgence,
16:31pourquoi est-ce que
16:31je veux être très ferme ?
16:33Pourquoi est-ce que
16:34cette autorité,
16:35on doit l'imposer ?
16:36Parce que si on ne l'impose pas,
16:37demain, il y aura des milices.
16:38Demain, vous allez voir,
16:40vous aurez des commerçants.
16:41On les a vus à main nue
16:42essayer de protéger
16:43leur boutique.
16:44Ils n'y sont pas parvenus.
16:46Qui vous dit que demain,
16:47si des individus rentraient
16:48dans des maisons,
16:49dans des logements,
16:49dans des immeubles,
16:50certains ne seraient pas tentés,
16:52devant la défaillance de l'État,
16:53de prendre des armes ?
16:54C'est ça que je crains.
16:55Il ne faut pas en arriver là.
16:57Surtout pas.
16:57Surtout pas.
16:58Et pour cela,
16:59justement,
17:00force doit rester à l'État
17:02et l'État doit l'employer.
17:04Qui sont les casseurs ?
17:05Qui sont les émeutiers ?
17:06Qui sont ces destructeurs
17:07et ces fauteurs de troubles ?
17:10Ultra-gauche,
17:11c'est ce que vous dites.
17:12Extrême-gauche,
17:13je dis extrême-gauche.
17:14Vous ne dites pas
17:15que le gouvernement
17:15est ce que vous estimez.
17:16Oui, oui, je sais,
17:17je connais la nuance
17:19de la sémantique.
17:20Pourquoi M. Lecornu
17:21utilise cette nuance ?
17:22Parce qu'ultra-gauche,
17:24c'est pour faire en sorte
17:25qu'on dédouane un petit peu
17:27l'extrême-gauche,
17:28vous voyez ?
17:29Voilà.
17:29L'extrême-gauche,
17:30le Conseil d'État,
17:31il y a quelques mois,
17:32personne ne s'en souvient,
17:33a classé les insoumis
17:37avec cette qualification
17:39d'extrême-gauche.
17:39Moi, je dis l'extrême-gauche.
17:40Donc, vous pensez
17:41que le gouvernement
17:42veut épargner
17:43la France insoumise
17:44et M. Mélenchon ?
17:44Je ne vais pas jusque-là,
17:45mais il y a des précautions
17:46de vocabulaire.
17:47Moi, je ne suis plus là.
17:49J'essaie d'appeler
17:50un chat un chat.
17:51D'ailleurs, entre nous,
17:52c'est quand on dit la vérité
17:54sur ce que l'on voit
17:55qu'on est crédible.
17:56Et l'ordre public,
17:57ça commence aussi
17:58par ne pas biaiser.
17:59Il y a tellement d'hommes
18:00et de femmes politiques
18:00qui trichent avec la réalité,
18:02qui essaient de la masquer,
18:03de l'euphémiser,
18:04de la minimiser.
18:06Quand il s'agit de parler
18:07de quoi ?
18:08Parce que certains ont évoqué
18:09et les informations
18:10sont confirmées
18:11de certains individus
18:13venant des quartiers,
18:15des banlieues.
18:16Est-ce que vous dites là
18:17faillite de décennies
18:18de la politique migratoire ?
18:19Bien sûr.
18:20Mais bien sûr.
18:22Droit et gauche comprise, alors.
18:23Le cœur des...
18:25Pardon.
18:26Pardon.
18:27J'ai été le premier,
18:28parfois,
18:28à pointer
18:29les insuffisances
18:30de la droite.
18:31Quand j'entends encore
18:33les cris d'orfraie
18:34sur la politique
18:35de Nicolas Sarkozy
18:36qui avait créé
18:37un ministère
18:38d'identité,
18:39de l'immigration,
18:40j'entends,
18:41je connais les déclarations
18:42qui avaient été faites.
18:43Il faut être très clair.
18:45Ce mouvement,
18:46ça a été la convergence,
18:47la rencontre,
18:48à la fois de ces mouvements
18:49d'extrême-gauche,
18:50très organisés,
18:51très organisés,
18:52qui veulent détruire
18:54la République,
18:55qui ont en réalité
18:56un agenda révolutionnaire,
18:58insurrectionnel,
19:00et d'un autre côté,
19:02la racaille,
19:03les barbares des quartiers.
19:04Voilà.
19:05Et ça n'est pas,
19:07je veux dire,
19:08comment dirais-je,
19:08un amalgame
19:09de dire que,
19:11malheureusement,
19:12la machine à intégrer,
19:14la machine à assimiler,
19:16elle est en panne.
19:16Et vous voyez,
19:17je connais beaucoup
19:18d'immigrés.
19:19D'ailleurs,
19:20il y avait un reportage,
19:21il y avait,
19:22qui tenait un magasin,
19:24un Français,
19:25sans doute issu
19:26de l'immigration,
19:27mais il était écœuré.
19:28Mais il faut se battre
19:29pour cela.
19:30Mais on en est là,
19:31aujourd'hui,
19:31à dire qu'il y a des Français
19:33issus de l'immigration
19:34qui n'étaient pas
19:35avec ses payeurs
19:35et ses casseurs.
19:36Mais heureusement,
19:38mais franchement,
19:40majoritairement,
19:40Éric Zemmour
19:41n'a pas fait cette discussion.
19:42Non, mais je sais,
19:43mais c'est un idéologue.
19:44Moi, je ne suis pas un idéologue.
19:45J'essaie d'être juste,
19:47mais de dire les choses.
19:49Et dire les choses aujourd'hui,
19:50c'est que vous avez,
19:51malheureusement,
19:52une partie...
19:52J'étais dans une famille
19:53franco-algérienne
19:54il y a quelques jours,
19:56et je voyais,
19:57j'entendais la grand-mère
19:58qui s'exprimait,
19:59mais il n'y a pas plus
19:59française qu'elle.
20:01Il n'y a pas plus française qu'elle.
20:03Vous y étiez dans une famille
20:04franco-algérienne
20:04quand on sait tout ce que
20:05vous avez dit
20:06sur l'Algérie.
20:07Ce serait intéressant
20:08de savoir dans quelles conditions
20:09vous êtes allés.
20:10Vous verrez les conditions
20:11dans lesquelles j'ai...
20:12Vous ne pouvez pas nous en dire
20:12un peu plus ce soir ?
20:13Non, non, non.
20:14C'est un cadre,
20:14je suppose, politique.
20:17C'était un cadre politique
20:18et médiatique.
20:20Mais chapeau,
20:20je lui tire mon chapeau.
20:21Voilà.
20:23Elle n'a pas de mes idées.
20:24Vous avez dû remettre
20:25une décoration ?
20:26Elle trouve sans doute
20:27que je suis trop dur
20:28avec le régime algérien.
20:29Peu importe.
20:30Mais croyez-moi,
20:31elle aime la France.
20:32Le problème,
20:33c'est que vous avez
20:34des générations
20:35qui ne sont pas
20:35les premières générations
20:36d'immigration.
20:37Donc ça n'a rien à voir
20:38avec la couleur de peau.
20:39Ça n'a rien à voir
20:39avec la religion.
20:41C'est simplement
20:41que vous avez
20:42ce qu'on appelle
20:43une désaffiliation.
20:44C'est-à-dire qu'il y a
20:46une coupure.
20:47On n'aime pas la France.
20:48On veut brûler
20:50le drapeau français.
20:50On va prendre
20:51un drapeau étranger,
20:52etc.
20:53Vous vous souvenez ?
20:54C'était Thierry Henry
20:55qui était le capitaine
20:57de l'équipe de France
20:58au moment de l'équipe
21:00du match France-Algérie
21:01où la Marseillaise
21:02avait été sifflée.
21:03Souvenez-vous,
21:04vous étiez très jeune
21:05à l'époque.
21:06Le verre était déjà
21:07dans le fruit
21:08à cette époque-là.
21:09Il avait dit
21:09ce soir,
21:10c'était en France,
21:12en Ile-de-France,
21:13dans le stade...
21:13Il avait dit
21:14ce soir,
21:14on a joué à l'extérieur.
21:16Vous voyez ?
21:17Mais alors,
21:17vous dites...
21:18Donc ce sont
21:18des décennies de lâcheté,
21:19oui.
21:20Des décennies de lâcheté
21:21et auxquelles vous dites
21:22moi je n'ai pas participé.
21:24Au contraire,
21:24dites-vous.
21:25Mais alors là,
21:26s'il fallait rétablir l'ordre,
21:28on va conclure Bruno Rotaille,
21:29on a compris
21:30état d'urgence,
21:31plus largement
21:32certaines politiques,
21:33donc autorité,
21:34politique migratoire
21:36et...
21:36Pardonnez-moi ?
21:37Pour bien faire comprendre,
21:38l'état d'urgence
21:38est l'immédiat.
21:40Ensuite,
21:40pour pérenniser,
21:41il faut une loi
21:42anti-casseur
21:43qui soit beaucoup plus robuste.
21:44Mais l'écosystème politique,
21:45expliquez-nous
21:46cette décision
21:47d'interdiction,
21:48cette volonté,
21:49cette proposition
21:50d'interdiction
21:50de la France insoumise.
21:53Personne ne la comprend.
21:54Non,
21:55personne ne la comprend,
21:56c'est dommage.
21:57Vous avez un parti
21:59qui propage
22:00l'antisémitisme,
22:01M. Mélenchon
22:02a fait
22:03des jeux de mots douteux
22:04sur des noms
22:05à consonance juive,
22:06comme M. Le Pen
22:07avait fait en 89.
22:08Vous avez
22:09M. Raphaël Arnaud,
22:11député
22:11France insoumise,
22:12qui a fondé
22:13la Jeune Garde,
22:13Jeune Garde que j'ai dissous,
22:15voilà,
22:16et Jeune Garde
22:17qui est impliqué
22:17notamment dans le meurtre
22:19de Quentin de Ranck,
22:20avec des millions
22:21que vous le souhaitiez
22:23de militants,
22:25de sympathisants
22:25et dont un leader
22:26pourrait être
22:28au second tour
22:28d'élection présidentielle.
22:30Vous vous rendez compte ?
22:30Mais ils sont en train
22:31d'encourager la violence.
22:33Ils sont en train
22:33de brumiser
22:34la violence
22:35partout, partout.
22:36Ils sont en train
22:36de vouloir,
22:37là c'est la répétition générale
22:38de ce qui se passera
22:39au troisième tour
22:40de l'élection présidentielle.
22:42Ah, c'est un galop d'essai
22:43si Marine Le Pen pas ?
22:44Bien sûr,
22:44bien sûr que c'est un galop d'essai.
22:46Il y a cela aussi,
22:47le mouvement
22:47avec les étudiants.
22:48Mais vous avez
22:49un parti politique
22:50qui revendique
22:52la brutalisation,
22:53la conflictualisation
22:54et même la violence.
22:55Quand j'ai dissous
22:56la jeune garde,
22:57je me souviens
22:58les propos
22:58de M. Mélenchon.
22:59Allez-y, bravo,
23:01continuez,
23:02continuez les jeunes.
23:03Voilà, c'est lui.
23:04Mais M. Thaou,
23:05dissoudre la jeune garde
23:06est une chose,
23:07la France insoumise.
23:09La France insoumise
23:10un parti
23:11dans un pays démocratique.
23:13Je dis à la classe politique,
23:14réveillez-vous,
23:15regardez ce qu'ils sont
23:16en train de faire.
23:17Bien sûr, M. Mélenchon,
23:18M. Mélenchon,
23:20mais le microcosme,
23:21jamais on ne tire...
23:22Écoutez,
23:23si un autre parti,
23:25de l'autre côté
23:25de l'échiquier politique,
23:26faisait 1%
23:27de déclarations
23:28ou des actes
23:30de ce que les insoumis
23:31font aujourd'hui,
23:31et ce serait,
23:32dans les rues,
23:33mais des millions
23:34à juste titre.
23:34Vous dites quoi ?
23:35Qu'il y a une complaisance
23:36politique, médiatique
23:37d'un écosystème
23:38pour la France insoumise ?
23:39Il y a un privilège rouge.
23:40Quand vous êtes à gauche
23:41ou à l'extrême gauche,
23:42vous êtes excusé d'avance.
23:44Voilà.
23:44Vous êtes excusé
23:45dans le milieu politique,
23:46vous êtes excusé,
23:47vous bénéficiez
23:48de circonstances atténuantes.
23:50C'est ce que je dis.
23:51Et remarquez bien
23:53que j'avais indiqué
23:54les montants sens
23:55que je mettais
23:55cette question sur la table.
23:57Je connaissais parfaitement
23:58les difficultés,
23:59mais il faut réveiller
24:00le pays là-dessus.
24:01Croyez-moi,
24:02les Français,
24:02ils savent ce que c'est.
24:04Mélenchon,
24:05c'est un peu
24:05un docteur Jekyll.
24:07Vous avez une face
24:08un peu patelin,
24:10un peu sympathique,
24:12souriant à souhait.
24:13Et puis,
24:14de l'autre côté,
24:14vous avez ces déclarations.
24:16Vous avez un parti...
24:17Mais regardez,
24:18même M. Ruffin,
24:19qui l'a approché
24:19de très près,
24:21François Ruffin.
24:21Il a fait un livre.
24:23Eh bien,
24:23il a indiqué
24:24que dans son livre,
24:25il y avait un comportement
24:26qui éthnait,
24:28par exemple,
24:28qui géographiquement
24:30avait une approche
24:31qui était ethnique.
24:33Voilà.
24:34Il y en a tellement
24:35de preuves.
24:36Le combat politique
24:37restera quand même,
24:38c'est la primauté
24:39dans une démocratie.
24:40D'ailleurs,
24:40en parlant de démocratie,
24:42est-ce qu'il y a un risque
24:43sur l'élection ?
24:43Il y a eu ces propos
24:44du Premier ministre
24:45Sébastien Lecornu
24:47qui parle d'une sécurisation
24:48des candidats
24:50et des meetings.
24:51De quoi parle-t-il
24:52de menaces particulières
24:53sur vous tous ?
24:54Je vais lui renvoyer
24:55la politesse.
24:56On a été convoqués
24:57il y a quelques semaines,
24:58c'est mon directeur de campagne
24:59qui est allé,
25:00pour savoir quelles étaient
25:01les dates de l'élection
25:02présidentielle,
25:03notamment pour le second tour.
25:04Et la très grande majorité
25:07ne disait surtout pas
25:09le 2 mai,
25:10on ne va pas faire
25:10le 1er mai,
25:11on va prendre le risque
25:12de manifestations
25:13et de troubles
25:14à l'ordre public
25:15et le lendemain,
25:16aller aux urnes.
25:17Comme par hasard,
25:19le gouvernement,
25:20le président de la République,
25:21ont choisi
25:21d'organiser
25:23le 2 mai,
25:24c'est-à-dire après
25:25le 1er mai,
25:26le second tour
25:27de l'élection présidentielle.
25:28Mais si on voulait
25:30bordéliser
25:31le second tour,
25:32mais on ne s'y prendrait
25:34pas différemment.
25:34Avec ce qu'on a vécu,
25:37ça peut remettre
25:38en cause les dates ?
25:40Je l'ai remis en cause
25:41et j'aimerais que
25:42le président de la République
25:43et le Premier ministre
25:44puissent...
25:46Mais bien sûr,
25:47et alors ?
25:48Et alors,
25:48Sonia Mabrouk ?
25:49Non, non,
25:49je pose la question.
25:50Est-ce que tous les Français,
25:51les Françaises
25:52qui ont vu
25:52ce triste spectacle
25:54honteux
25:55d'une France humiliée,
25:57d'une France pillée,
25:58saccagée,
25:59voient bien
26:00le risque qu'il y a
26:01à faire
26:02une organisation
26:03du second tour
26:04alors qu'on va être
26:05sur une élection présidentielle
26:06qui va déterminer
26:08du destin de la France ?
26:09Vraiment.
26:10Pour moi,
26:10c'est une élection
26:11de la dernière chance.
26:12Je pense qu'on peut encore
26:13et c'est pour ça
26:14que je me présente.
26:14Donc la date choisie
26:15est une date de bordélisation ?
26:17C'est une date
26:18qui est une mauvaise date
26:19pour l'expression
26:20de la démocratie.
26:21Il serait encore temps
26:22de la changer.
26:22L'expression de la démocratie
26:23mérite du calme,
26:25mérite de la sérénité.
26:26Vous pensez bien
26:27que si la veille
26:28vous avez
26:29et jusqu'à tôt le matin
26:31vous avez des exactions,
26:33ce que l'on a connu,
26:33vous vous rendez compte ?
26:35Mais c'est totalement contraire
26:37à l'idée
26:38qu'on se fait
26:39dans les démocraties
26:40des organisations,
26:41des votations,
26:42notamment des scrutins.
26:44Franchement,
26:44vous imaginez
26:45des mairies
26:47qui sont des bureaux de vote
26:48par ailleurs ?
26:50Pourquoi ?
26:50Je pose la question ce soir.
26:52Je suis encore stupéfait.
26:53Pourquoi a-t-on choisi
26:55sciemment
26:55alors que la majorité
26:57des partis politiques
26:58à cette réunion
26:59avaient déconseillé
27:00cette date-là ?
27:01Pourquoi ?
27:01C'est curieusement
27:02cette date-là
27:03qui a été choisie.
27:04En un mot
27:05et pour conclure,
27:06Bruno Rotailleau,
27:06si vous deviez qualifier
27:07la fin de règne
27:08d'Emmanuel Macron,
27:10que diriez-vous ?
27:12C'est triste.
27:14C'est triste.
27:15Merci, Bruno Rotailleau.
27:16Merci d'avoir été
27:17notre invité ce soir.
27:19Merci à vous.
27:19Avant de nous quitter,
27:20regardez l'actualité
27:21à Marseille également
27:22puisque le ministre
27:23de l'Intérieur,
27:23Laurent Nunez,
27:24se rend sur place.
27:25Il est attendu,
27:26c'est peu de le dire,
27:27Boris Karlamov,
27:28de pied ferme
27:29par le maire de Marseille
27:30qui veut vraiment
27:31avoir des explications.
27:33Il a demandé même
27:34à ce que le ministre
27:35de l'Intérieur
27:35rende des comptes
27:36sur ce qui s'est passé
27:37dans sa ville.
27:40Oui, absolument, Sonia.
27:41Cette journée est riche
27:43en rebondissements
27:44puisque finalement,
27:45Laurent Nunez,
27:46et c'est une information,
27:47BFM TV est attendu
27:48dans quelques minutes
27:49ici à l'hôtel de ville
27:50de Marseille
27:51pour y rencontrer
27:52Benoît Payan,
27:53le maire de la ville.
27:54Une journée riche
27:55en rebondissements,
27:55je me disais,
27:56puisque vous le savez,
27:57dans un premier temps,
27:58Laurent Nunez
27:58était attendu
27:59cet après-midi
28:00ici dans la société
28:01Fossaine
28:01pour rencontrer le maire,
28:03rencontrer les commerçants
28:04qui ont été victimes
28:05de pillages
28:06ou encore de vandalisme
28:07et puis venir saluer
28:09les forces de sécurité intérieure
28:10qui ont été mobilisées
28:11ce samedi
28:12à l'occasion de ces violences
28:14urbaines.
28:15Finalement,
28:15Laurent Nunez
28:16avait en dernière minute
28:17annulé son déplacement
28:18pour cause de réunion
28:19de travail
28:20avec le Premier ministre
28:20et d'autres ministres
28:21cet après-midi.
28:23Troisième acte ce soir
28:24et c'est une information
28:25donc BFM TV,
28:26Laurent Nunez
28:26est attendu
28:27dans les prochaines minutes
28:28ici à l'hôtel de ville
28:30de Marseille pour un entretien
28:31avec Benoît Payan
28:32qui a énormément
28:33de choses à lui dire
28:34puisqu'il l'a remis
28:36en cause
28:36le dispositif de sécurité
28:38qui selon lui
28:38n'était pas suffisant
28:39lors de ces violences
28:41samedi dernier.
28:43Benoît Payan
28:44qui demande des comptes
28:45à l'État
28:45aujourd'hui
28:47par rapport
28:48au faible nombre
28:49selon lui
28:49de forces de l'ordre
28:50mobilisées
28:51samedi dernier.
28:53Benoît Payan
28:54qui a tenu
28:54en fin d'après-midi
28:55un point de presse
28:56ici
28:56et qui a dit
28:57que si Laurent Nunez
28:59n'était pas
28:59un déserteur
29:01qu'il savait
29:01qu'il allait venir
29:02dans les prochaines heures
29:03ici à Marseille
29:04et bien c'est chose faite
29:05puisque Laurent Nunez
29:06est donc attendu ici
29:07dans quelques minutes
29:08à l'hôtel de ville
29:09de Marseille
29:09pour un entretien
29:10avec le maire de la ville
29:11Benoît Payan.
29:13Merci beaucoup Boris
29:14évidemment
29:14dès que vous avez
29:15des informations
29:16des nouvelles
29:16de cet entretien
29:18et bien vous nous prévenez
29:19c'est important
29:20ce face-à-face
29:22entre le ministre
29:22si je peux dire
29:23entre le ministre de l'Intérieur
29:24et le maire
29:25d'hiver gauche
29:26Benoît Payan
29:27qui hier nous le disait
29:28il veut des explications
29:30il veut comprendre
29:30pourquoi
29:31de son point de vue
29:32mais c'est ce que nous avons constaté
29:33il y avait des sous-effectifs
29:35dans sa ville
29:35pourquoi
29:36des individus
29:37ont pu rentrer
29:37des casseurs
29:38des pilleurs
29:39des émettus
29:39aussi facilement
29:40dans le cœur battant
29:41de la République
29:41dans une mairie
29:42la mairie centrale
29:43de Marseille
29:44et puis cette image
29:45qui a fait beaucoup de mal
29:46évidemment
29:46ce buste de Marianne
29:49renversé
29:49à terre
29:50on va faire

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