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  • il y a 24 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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Transcription
00:00Bonsoir Gabriel Attal.
00:02Bonsoir Sonia Mabrouk.
00:03Merci d'être là. Vous êtes candidat à l'élection présidentielle, ancien Premier ministre,
00:07ministre de l'Éducation, président du groupe Renaissance à l'Assemblée Nationale.
00:11Les premières mesures sont en train de tomber et d'entrer dans l'aspect effectif.
00:17Nous avons des couvre-feu très localisés, partiels dans plusieurs métropoles,
00:21agglomérations, Lille, Lyon, Nice, Paris, pour certains quartiers.
00:26Et on entendait Sanislas Godon, syndicaliste policier, qui nous disait
00:30« Mais nous, ce n'est pas possible. On ne va pas pouvoir faire demander les cartes d'identité
00:35pour faire partir les uns et les autres des différents quartiers. »
00:38Est-ce que c'est la hauteur de la gravité de la situation ?
00:41Écoutez, moi, je pense qu'il faut faire confiance aux maires et aux préfets
00:44qui connaissent la réalité des différents territoires, ce qui est applicable ou pas.
00:48Maintenant, je vais vous dire le fond de ma pensée sur la manière de ramener l'ordre à court terme.
00:53J'en suis absolument convaincu, et je le dis depuis le début de ces épisodes,
00:57c'est qu'il faut des exemples.
00:59Vous avez des jeunes qui vont piller des magasins
01:01parce qu'ils voient des vidéos sur les réseaux sociaux de camarades à eux
01:05qui sont allés piller des magasins et qui, manifestement, en toute impunité,
01:09font ce qu'on appelle des « unboxings » sur les réseaux sociaux à visage découvert
01:12en montrant ce qu'ils ont été volés.
01:13Il faut qu'en face de ça, il y ait des images de jeunes qu'on traque,
01:17qu'on va chercher chez eux par le col, parce qu'on les a identifiés.
01:20Mais bien sûr, et on a des moyens de les identifier puisqu'il y a des annonces
01:24qui sont mises sur des plateformes de vente en ligne.
01:26Il y a des vidéos qui sont postées sur les réseaux sociaux à visage découvert.
01:29Il y a de la géolocalisation qui est possible à travers des matériels informatiques.
01:33Donc, rétablir l'ordre par l'exemple.
01:35Mais bien sûr qu'il faut des exemples.
01:36Tant que vous donnerez le sentiment à des jeunes que vous pouvez aller piller...
01:40Qui donne ce sentiment, monsieur Attal ?
01:42La situation et les images depuis samedi.
01:44Qu'est-ce qu'on a vu depuis samedi ?
01:45On a vu ces images-là, des jeunes qui rentrent chez eux en toute impunité,
01:49qui rigolent, qui montrent, regardez, j'ai eu ça, ce sac, cette paire de baskets, etc.
01:53Vous avez d'autres jeunes qui voient ça et qui se disent,
01:55mais en fait, c'est assez facile et finalement, on ne prend rien.
01:57Comment vous avez réagi ?
01:58Vous vous êtes senti humilié, comme nous tous ?
02:01Mais c'est un traumatisme de voir ces images de commerçants
02:05qui sont rendus à devoir défendre eux-mêmes leur commerce
02:10avec les moyens du bord, en prenant des risques pour leur vie.
02:12Des commerces qu'ils ont bâtis à la sueur de leur front,
02:15en y mettant toutes leurs économies, toute leur énergie,
02:18en bossant 80 heures par semaine pendant des années,
02:20et voir tout ça partir en fumée, en l'espace d'une nuit,
02:24en appelant à l'aide et en se retrouvant tout seul à devoir se défendre soi-même.
02:27C'est un traumatisme pour tous les Français, évidemment.
02:29Et c'est pour ça qu'évidemment qu'il y a des enjeux de long terme.
02:33J'ai proposé un pacte pour la jeunesse.
02:35Évidemment qu'il faut un débouché au mouvement social des licenciens.
02:38Mais la priorité absolue, la première et la seule aujourd'hui,
02:41c'est de rétablir l'ordre.
02:42Ça doit être un préalable absolu.
02:44Il y a une question vertigineuse, mais elle est essentielle.
02:46Quand l'État régalien, Gabriel Attal,
02:48ne peut plus assurer la protection des citoyens,
02:50leur intégrité physique et leurs biens,
02:53quelle est la suite ?
02:54Vous avez parlé de commerçants qui s'organisent,
02:57s'organiser pour se défendre.
02:58Vous le redoutez ? Vous le craignez ?
03:00Mais ça ne peut pas être acceptable
03:03de laisser des personnes
03:06être contraintes de se défendre elles-mêmes.
03:08Je veux dire, la mission première
03:09et la mission régalienne de l'État en République,
03:12c'est d'assurer la sécurité des personnes.
03:14Est-ce que l'État a failli sur cette mission ?
03:15Bien sûr, dans ces événements.
03:18Évidemment, on ne peut pas dire le contraire.
03:19Le gouvernement lui-même l'a dit.
03:23La réalité, c'est aussi, et ça, c'est un débat
03:24de plus long terme, que probablement
03:26depuis des décennies, à force de vouloir
03:28s'occuper de tout, l'État finit par en perdre
03:30la priorité de ses missions régaliennes.
03:32Mais la mission première, on est d'accord,
03:33c'est la protection des citoyens.
03:35Déjà à l'époque, je crois que c'est François Mitterrand
03:36qui disait, à force de se considérer
03:39omnipotent, l'État en devient impotent.
03:41C'est ça, et ça, c'est un débat
03:42de plus long terme sur la réorganisation
03:44des pouvoirs publics.
03:45J'en parle souvent avec des personnes
03:46comme Jean-Louis Borloo, mais là, à court terme,
03:47Sonia Mabrouk, la priorité pour les Français,
03:49c'est de rétablir l'ordre.
03:51Les Français, ils demandent une seule chose,
03:52pas une nuit de plus, comme celle qu'on a vécue.
03:54Et avec ces couvre-feux localisés partiels,
03:56est-ce qu'on peut dire pas une nuit de plus ?
03:58Moi, je vous dis un instant,
03:59un, il faut des exemples,
04:01deux, moi, j'avais plaidé davantage
04:03pour l'État d'urgence, parce qu'il permet
04:05de prendre des mesures administratives.
04:06Mais pourquoi, selon vous, il n'est pas décrété,
04:07M. Attal ?
04:08Vous savez, moi, je ne suis plus le gouvernement
04:09depuis deux ans, c'est le gouvernement qui décide.
04:12Oui, mais est-ce que vous pensez
04:12que la main de l'État tremble ?
04:15Troisième chose, c'est une mobilisation exceptionnelle
04:18des forces de l'ordre sur les lieux
04:20où ces émeutes se déroulent.
04:22Non, mais je le dis ici, il y a un sujet de nombre.
04:24On l'a vu samedi, on le voit encore,
04:26on l'a encore vu ces dernières heures
04:27et on l'a vu hier soir.
04:28Je le dis ici, j'ai été Premier ministre,
04:30vous vous en souvenez,
04:30au moment des Jeux olympiques et paralympiques.
04:32J'ai organisé avec mon gouvernement à l'époque
04:35une mobilisation exceptionnelle des forces de l'ordre.
04:37Il n'y avait plus de congés, il n'y avait plus de repos,
04:39c'était tout le monde sur le pont
04:40pour assurer la réussite de ces Jeux olympiques.
04:42Donc c'est possible,
04:43quand on en a la volonté politique
04:44et quand on le décide,
04:45de mettre tout le monde sur le pont.
04:47On peut même aller plus loin,
04:48je l'ai proposé également,
04:50pour des missions,
04:52pour certains policiers
04:53qui relèvent aujourd'hui de la garde statique,
04:55de bâtiments ou de monuments
04:56qui ne sont pas exposés au risque des émeutes.
04:59Évidemment, il faut que ces policiers-là
05:00puissent aller s'occuper des émeutes,
05:02lutter contre la casse et contre les pillages
05:04et qu'ils puissent être remplacés
05:06par des réservistes,
05:07voire par des forces armées,
05:09par des militaires.
05:09Ce qu'on veut comprendre,
05:11mais vraiment tous,
05:11en tant que citoyens,
05:12ce n'est même plus une question de journaliste,
05:13c'est pourquoi,
05:14si c'est possible,
05:15ça n'a pas été fait ?
05:16Pourquoi ?
05:16Il y a une commission d'enquête
05:17qui a été annoncée.
05:18Monsieur Attal,
05:19vous devez avoir des premières réponses.
05:20Il y a des responsabilités
05:20qui vont être établies.
05:22Moi, je n'ai pas eu de contact
05:22avec le gouvernement
05:24ou le Premier ministre
05:24depuis le début de ces événements.
05:26Personne ne peut imaginer
05:26qu'on puisse laisser une telle situation.
05:29Non, mais c'est totalement,
05:30je le dis,
05:30choquant, impensable
05:31pour les Français.
05:32Je n'ai pas la réponse
05:33à vous apporter.
05:33Je ne suis pas au gouvernement.
05:34Je n'ai pas eu de contact
05:35avec le gouvernement à ce stade.
05:37Il y aura une commission d'enquête.
05:38Mais l'important,
05:38encore une fois,
05:39évidemment que le temps
05:40des responsabilités viendra.
05:41Il faudra les établir,
05:42ne serait-ce que pour éviter
05:43que ça se reproduise à l'avenir.
05:45Mais l'urgence aujourd'hui,
05:47c'est le rétablissement de l'ordre.
05:48Et donc, moi, je le dis,
05:50mobilisation générale
05:50des forces de l'ordre,
05:51ce n'est pas très grave.
05:52Vous savez,
05:52si dans les prochains jours,
05:53des gens qui roulent à 90
05:54au lieu de 80 km heure
05:56ne sont pas verbalisés
05:56parce qu'on a envoyé les policiers
06:03Mais quels ordres
06:04faut-il leur donner ?
06:05C'est bien de les envoyer en nombre.
06:07Mais la question,
06:07c'est qu'en quelques semaines,
06:09on est passé d'une consigne,
06:10semble-t-il, de fermeté
06:11à une consigne de retenue.
06:13Le président de la République
06:14aurait dit que les policiers
06:15manquaient d'empathie.
06:16Vous au pouvoir,
06:17quelles consignes vous donnez ?
06:18Vous les mettez en nombre
06:19et vous leur dites quoi ?
06:19D'aller au contact ?
06:21Pas une seule vitrine brisée,
06:22quitte à ce qu'ils puissent
06:24malheureusement
06:25avoir le risque d'un drame ?
06:26La consigne,
06:27vous savez,
06:27il y a un schéma
06:29du maintien de l'ordre
06:30en France historique.
06:32Je dis bien,
06:32qui consiste à dire
06:33qu'il faut à la fois garantir
06:35les libertés publiques
06:36et l'ordre public.
06:38Historiquement,
06:38la doctrine,
06:39c'était de ne pas aller au contact,
06:40en tout cas d'aller peu au contact.
06:42Et d'ailleurs,
06:42le maintien de l'ordre,
06:43c'était beaucoup des forces statiques
06:45tenues, éloignées des manifestants.
06:46Il y a eu des évolutions
06:47parce que,
06:48en fait,
06:49la réalité évolue
06:49et le fait est qu'on fait face
06:51aujourd'hui
06:52à des mouvements
06:53qui ont évolué
06:54et qui sont nouveaux.
06:55Et donc,
06:55qu'est-ce qu'il faut ?
06:56D'abord,
06:56il faut une très grande mobilité
06:57parce que qu'est-ce qu'on voit
06:58aujourd'hui ?
06:59On voit des petits groupes
06:59qui s'organisent,
07:00notamment via les réseaux sociaux.
07:01Il faudra peut-être
07:02qu'on y revienne.
07:02On va y revenir.
07:03Ils se déplacent très rapidement.
07:04Et donc,
07:04le schéma où vous avez
07:05les grands camions,
07:06les grandes voitures,
07:07c'est ça qu'il faut faire aujourd'hui.
07:08Mais la magistrate,
07:09juste à votre place,
07:10Béatrice Brugère,
07:10a parlé de groupes
07:11qui avaient des techniques paramilitaires.
07:13Bien sûr.
07:14Mais c'est pour ça.
07:15On leur suspend les grenades,
07:17on leur remet les grenades,
07:18on leur dit fermeté,
07:19on leur dit retenue.
07:20Vous,
07:21au pouvoir,
07:22vous leur dites quoi ?
07:22Il n'y a qu'une seule ligne,
07:23c'est la fermeté,
07:23Sonia Mabrouk,
07:24et l'adaptation face
07:25à des menaces qui évoluent.
07:26C'est la seule ligne possible.
07:28Parce qu'on ne peut pas,
07:28encore une fois,
07:29se retrouver dans une situation
07:30où vous avez des Français
07:31qui craignent pour leur vie.
07:32On a aussi vu des images
07:33à Douai, je crois,
07:35de gens qui étaient menacés
07:36jusque dans leur hall d'immeuble
07:37parce qu'ils voulaient protéger
07:39leur voiture
07:39qui était en train d'être détruite
07:40et qui était menacée au marteau.
07:42Dans ces conditions-là,
07:43pardon,
07:44la seule ligne qui va,
07:45c'est la fermeté,
07:45la protection des personnes
07:46et des biens.
07:47Vous, vous n'aurez pas
07:48la main qui trempe
07:48parce qu'il y a un syndrome
07:49que tous les gouvernants connaissent.
07:50Je ne l'ai jamais eu,
07:51regardez dans mes fonctions.
07:52Oui, mais vous étiez très jeune à l'époque,
07:54c'est le syndrome Malik Ousekine,
07:56c'est-à-dire un drame,
07:57c'est-à-dire la fermeté
07:58entraîne tout simplement un drame
08:00et dans ce cas-là,
08:01pardonnez-moi l'expression,
08:02mais tout dérape.
08:03Il faut s'adapter
08:04à la menace que vous avez
08:05en face de vous.
08:05Quand vous avez des groupes
08:07qui ont des techniques,
08:08comme ça a été dit,
08:08quasiment paramilitaires,
08:10qui sont extraordinairement organisés
08:11et méthodiques,
08:12vous devez avoir
08:13une fermeté absolue en face.
08:14C'est clair, c'est net.
08:15Sur la manifestation
08:16du 5 novembre prochain,
08:18vous n'excliez pas,
08:19Gabriel Attal,
08:19l'idée qu'il faille bloquer en partie
08:21et de manière temporaire
08:22les réseaux sociaux.
08:23Depuis que vous l'avez dit ce matin,
08:24il y a eu des réactions en masse.
08:27Certains vous qualifient de,
08:28je cite,
08:29pétain 2.0.
08:30Quand je dis certains,
08:31c'est la France insoumise.
08:32Il faudrait préciser
08:33que le Conseil d'État
08:34avait retoqué cette interdiction.
08:36À l'époque,
08:36vous étiez au gouvernement.
08:37C'est moi qui l'avais décidé.
08:38Effectivement.
08:38Bien sûr, mais je vais vous dire
08:40pourquoi est-ce que
08:41j'avais pris cette décision ?
08:42J'étais Premier ministre.
08:43Rappelons le contexte.
08:43Oui, j'étais Premier ministre
08:44et on a fait face
08:45à des émeutes
08:46extraordinairement graves
08:47en Nouvelle-Calédonie.
08:48Et on s'est rendu compte
08:50qu'une grande partie
08:51de ces émeutes
08:51étaient organisées
08:52via un réseau social,
08:53en l'occurrence TikTok.
08:55Parce qu'il y avait
08:55des appels à mobilisation,
08:57des appels à rassemblement
08:57via le réseau social
08:58et parce qu'il y avait
08:59des images
09:00qui entraînaient du mimétisme
09:01d'autres jeunes
09:02sur ce réseau social.
09:03Et donc, effectivement,
09:04j'ai pris la décision,
09:05j'ai demandé à mon gouvernement
09:06d'appliquer une interdiction,
09:08un blocage temporaire
09:09de ce réseau social
09:10sur le territoire
09:11de la Nouvelle-Calédonie.
09:12Je l'ai fait.
09:13Et donc, comme je l'ai fait,
09:14je sais que c'est possible
09:15de le faire.
09:15Qu'est-ce qu'on voit
09:16dans ce mouvement ?
09:17On voit que vous avez
09:18des jeunes qui se rassemblent
09:19à des endroits
09:20qui ne sont pas
09:20des manifestations déclarées
09:22mais qui le font
09:22de manière spontanée
09:23en s'organisant
09:24via les réseaux sociaux.
09:25Qu'est-ce qu'on voit
09:25par ailleurs ?
09:26On voit qu'il y a du mimétisme.
09:28Vous avez des jeunes,
09:28ils voient des images.
09:29Regardez à Paris,
09:30ils sont en train de piller,
09:31ils sont en train de casser.
09:32On est à Marseille,
09:32on est à Lille,
09:33on va faire la même chose.
09:34Ça pourrait être retoqué
09:34par le Conseil d'État
09:35mais au-delà de ça,
09:36vous croyez qu'on rétablit
09:37l'ordre public républicain
09:39en interdisant les réseaux sociaux
09:40dans un pays comme la France ?
09:41C'est une batterie de mesures,
09:42Sonia Mabrouk.
09:43Mais encore une fois,
09:43quand vous avez
09:44un réseau social
09:45qui est identifié
09:46comme étant un des vecteurs
09:47de l'organisation
09:47d'événements violents,
09:49je considère que parmi les mesures
09:50que vous devez pouvoir prendre,
09:52il figure celle-ci.
09:52Ce serait une première
09:53d'ailleurs dans une démocratie occidentale.
09:54Pourquoi est-ce que j'avais...
09:55Je l'ai fait quand j'étais
09:56Premier ministre,
09:56on est quand même en démocratie
09:57en France, Sonia Mabrouk.
09:58Pourquoi est-ce que j'ai été condamné
09:59par...
10:00Pourquoi la décision a été annulée
10:01par le Conseil d'État ?
10:02Elle l'a été par ailleurs
10:03un an après.
10:04Elle n'a pas été appliquée.
10:05Elle a été appliquée
10:06parce qu'il n'y avait pas eu
10:07de limitation dans la durée.
10:09On n'avait pas mis la date de fin
10:11pour cette interdiction.
10:12Il faut évidemment s'adapter
10:13et si le gouvernement le décide,
10:16borner les choses dans le temps.
10:17Mais encore une fois,
10:17ce n'est pas ça qui va tout régler.
10:19Mais quand vous êtes face
10:20à ce type de situation,
10:21je considère que vous ne devez
10:22écarter aucune piste de possible.
10:24Donc voyons cette panoplie
10:25et cette gradation,
10:26Gabriel Attal.
10:26Vous dites mettre en nombre
10:28suffisant en réalité
10:29les forces de l'ordre.
10:31Vous dites donc potentiellement
10:32interdiction d'un réseau social
10:35en tous les cas identifié.
10:36Vous dites également
10:37au recours à l'armée
10:38mais attention pour sécuriser
10:39les bâtiments
10:40pour ne plus voir ces images
10:41terribles de mairies attaquées.
10:43Ce que je dis,
10:44c'est que si vous voulez avoir
10:44des forces de l'ordre en nombre
10:46pour faire du maintien de l'ordre,
10:48vous devez en décharger
10:49de missions aujourd'hui
10:50qu'elles accomplissent.
10:51Vous avez des policiers,
10:52des gendarmes
10:52qui peuvent être
10:53à garder des bâtiments publics
10:55ou des monuments
10:55en statique devant ce bâtiment
10:57qui ne sont pas particulièrement menacés.
10:59Si vous voulez qu'ils puissent aller
11:00participer au maintien de l'ordre
11:01et lutter contre la casse
11:02et les pillages,
11:03il faut pouvoir les remplacer.
11:04À ce moment-là,
11:05on peut avoir recours
11:05à des forces armées
11:06dont je rappelle par ailleurs
11:07qu'elles patrouillent régulièrement
11:09dans le cadre du dispositif
11:10Sentinelle dans nos rues.
11:11Là encore, je pose action.
11:12Pourquoi est-ce qu'elles n'ont pas
11:13été convoquées ?
11:14Ça restera quand même.
11:15C'est abyssal,
11:16c'est vertigineux comme question
11:17vu ce qu'on a vécu.
11:18Je vais plus loin sur les propositions
11:19parce qu'on parle aussi
11:20de ce qu'on peut faire
11:22pour éviter que ça se reproduise
11:23à l'avenir.
11:23Je considère qu'on a par ailleurs
11:25un retard en France
11:25par rapport à d'autres pays
11:27sur l'usage de la reconnaissance faciale
11:29et de l'intelligence artificielle
11:30à la fois pour identifier
11:32des mouvements
11:32qui sont en train d'apparaître
11:33et pour aller chercher
11:34des responsabilités.
11:35Il y a plein de pays qui le font,
11:36pas seulement des pays
11:37non démocratiques,
11:38au Royaume-Uni,
11:39ils sont beaucoup plus avancés
11:40que nous sur ces sujets-là.
11:41Il y a évidemment un enjeu aussi
11:42de recours et d'usage
11:43aux nouvelles technologies,
11:45la reconnaissance faciale,
11:46les drones.
11:46Et ça,
11:47il faudra un changement législatif.
11:48Je l'appelle de mes voeux
11:49depuis un certain temps
11:50et je pense qu'on devra pouvoir le faire.
11:52Posons aussi les questions
11:53qui dérangent.
11:54Pour une partie de l'opposition,
11:55Gabriel Attal,
11:56ce sont des années de faillite
11:57en réalité que nous payons.
11:58Faillite sécuritaire,
12:00faillite sur l'autorité,
12:01faillite migratoire,
12:03dit également la droite et l'ERN.
12:04Donc, votre faillite aussi ?
12:06Moi, dans toutes les fonctions
12:07qui ont été les miennes,
12:09j'ai toujours montré
12:10que j'avais une ligne particulière
12:11sur ce sujet-là.
12:12Je suis rentré au gouvernement
12:13comme secrétaire d'État
12:14à la jeunesse.
12:15Ma priorité,
12:15ça a été de rétablir
12:16le service national pour les jeunes.
12:18Malheureusement,
12:18mesure qui a été abandonnée ensuite.
12:20Ensuite,
12:21en tant que ministre
12:21de l'Éducation nationale,
12:23ma priorité,
12:23parmi mes priorités,
12:25faire respecter les règles
12:26et rétablir l'autorité à l'école.
12:27A commencer par l'autorité
12:28de nos lois,
12:29de la laïcité,
12:30mettre fin au pas de vagues.
12:31Arrivé à Matignon,
12:33quelques jours après ma nomination,
12:34ma déclaration de politique générale
12:36solennelle à l'Assemblée nationale,
12:38j'établis parmi les principales menaces
12:40pour la sécurité en France
12:41la délinquance des mineurs
12:43et une violence adolescente.
12:44Ça a été dit il y a un instant.
12:46Je dis cette fameuse phrase
12:47qui a été beaucoup dite depuis.
12:49Tu casses, tu répares,
12:50tu salis, tu nettoies,
12:51tu défies l'autorité,
12:53on t'apprend à la respecter.
12:53Aujourd'hui, elle devient
12:54tu casses, on paye,
12:55tu casses, on subit,
12:56tu casses, la France est à genoux.
12:57Quatre mois après avoir dit cette phrase,
12:59qu'est-ce qui se passe ?
13:00Je suis à Viry-Châtillon
13:01où il y avait eu un drame épouvantable
13:02avec des jeunes
13:06contre la délinquance des mineurs.
13:08Création d'une comparution immédiate,
13:10fin de l'excuse de minorité automatique,
13:14responsabilité permanente
13:14et automatique des parents.
13:16J'annonce un projet de loi
13:17qui doit être transmis au Parlement
13:19à l'été 2024.
13:20Qu'est-ce qui se passe entre-temps ?
13:22La dissolution.
13:23Donc, pas de responsabilité,
13:24c'est ce que vous dites ce soir.
13:25Encore une fois,
13:26j'ai été aux responsabilités,
13:27j'ai été ministre.
13:27Ce que je dis ici, Sonia Mabrouk,
13:29c'est que je ne découvre pas
13:30le problème de la délinquance des mineurs
13:32et d'une banalisation de la violence
13:33de plus en plus jeune.
13:34C'est aussi pour ça
13:35que je me suis toujours battu
13:36pour l'interdiction des réseaux sociaux
13:38au moins de 15 ans
13:39parce qu'il participe
13:40à cette banalisation de la violence.
13:41Ça fait des mois maintenant
13:42qu'on attend le nouveau texte du gouvernement.
13:43Il faut très vite avancer
13:44sur ce sujet-là.
13:45On a perdu du temps
13:46depuis la dissolution.
13:47Regardez, le texte qui arrive...
13:49Donc, pardonnez-moi,
13:50parce qu'à un moment,
13:51M. Attal,
13:51il y a bien des responsabilités,
13:52on ne va pas attendre une commission,
13:53il y a des responsabilités politiques.
13:55Le Premier ministre
13:55a annoncé récemment
13:56un texte de loi
13:58qui arrive fin octobre au Parlement,
13:59la loi Casseur-Payeur.
14:01Enfin, moi, ça fait plus de deux ans
14:03en tant que Premier ministre
14:03que je m'étais exprimé
14:04sur ce sujet-là.
14:05Vous vous rendez compte
14:05du temps perdu
14:06depuis la dissolution
14:06sur ces questions ?
14:08Regardez cette affiche, M. Attal,
14:08celle du Rassemblement National
14:10qui pointe des responsabilités
14:12selon ce parti.
14:14Oui, mais ça, c'est...
14:15C'est le grand classique
14:16du Rassemblement National
14:16qui cherche en...
14:17Vous savez,
14:18le Rassemblement National,
14:18il se nourrit,
14:19il prospère sur les problèmes.
14:21Là, s'il se nourrit
14:22sur les problèmes,
14:23il est déjà au pouvoir.
14:24Bien sûr, mais je veux dire,
14:25ils passent leur temps à ça.
14:26Vous savez,
14:27à chaque fois qu'on a pris
14:27des mesures, des lois
14:28pour chercher à donner
14:29plus de moyens
14:30à nos forces de police,
14:31à nos forces de gendarmerie,
14:33on a voulu prendre
14:34des mesures
14:34pour durcir notre arsenal.
14:36En général,
14:36ils n'ont pas été au rendez-vous.
14:37Mais alors,
14:38la droite et le RN
14:40pointent des émeutiers
14:41venus des banlieues.
14:43Aujourd'hui,
14:43les différents services
14:45de police,
14:45justice et surtout
14:47dans notre chaîne,
14:48évoquent une conjonction,
14:50effectivement,
14:51à la fois de l'ultra-gauche,
14:53comme l'a dit le gouvernement,
14:54et, effectivement,
14:56de pilleurs,
14:56de casseurs d'opportunités
14:57venus des quartiers.
14:59Est-ce qu'il y a une faillite
15:00de la politique migratoire ?
15:01Mais, d'abord,
15:02ça correspond au témoignage
15:03de beaucoup de commerçants.
15:04Moi, j'en ai eu beaucoup.
15:05J'ai échangé avec eux.
15:05Ce qu'ils disent,
15:06c'est dans un premier temps,
15:07samedi,
15:08on a vu plutôt des militants
15:09qui avaient des revendications politiques
15:11et qui venaient casser
15:12nos boutiques.
15:13Et ensuite,
15:14on a vu des jeunes
15:15qui n'étaient pas des militants
15:16qui arrivaient pour nous piller.
15:18Et donc,
15:18il y a effectivement
15:19cette rencontre
15:20entre des militants
15:21d'ultra-gauche
15:22et puis des jeunes
15:23issus notamment des quartiers.
15:24Et donc,
15:25évidemment,
15:25que quelque part,
15:29j'entends de l'acheter
15:31et de laxisme aussi.
15:32Donc, vous en prenez votre part,
15:34M. Attach.
15:35C'est difficile aujourd'hui.
15:36Sonia Mabrouk,
15:36en 2005,
15:37qui était au pouvoir.
15:38Je veux dire,
15:39il y a eu combien de majorités
15:40et de couleurs politiques
15:40différentes depuis ?
15:41Donc, droite et gauche
15:42se sont tenus la main
15:43pour arriver à un tel fiasco ?
15:44Moi, ce que je suis en train
15:45de vous dire ici,
15:45c'est que dans toutes les fonctions
15:46qui ont été les miennes,
15:47à chaque fois qu'il m'en a été donné
15:48la possibilité,
15:49que ce soit encore une fois
15:50en cherchant à rétablir
15:51le service national à la jeunesse,
15:52encore une fois
15:53en rétablissant l'autorité
15:54à l'école
15:55avec des mesures très claires,
15:56notamment sur la laïcité,
15:57en cherchant à agir
15:58sur la délinquance des mineurs
15:59à Matignon,
16:00malheureusement interrompue
16:00par la dissolution
16:01qui ne m'a pas permis
16:02de faire voter la loi
16:03que j'avais annoncée.
16:04J'ai toujours cherché
16:05à briser des tabous
16:06sur ce sujet-là,
16:07y compris dans ce qu'on appelle
16:08le macronisme,
16:09parce que j'ai toujours considéré
16:10que la défense des valeurs
16:11de la République...
16:12Bruno Rotaillot,
16:13qui nous rejoindra tout à l'heure,
16:14pointe directement
16:15Jean-Luc Mélenchon.
16:16Et vous ?
16:17Vous avez une formation politique,
16:19la France Insoumise,
16:20qui, par ses déclarations
16:21depuis plusieurs mois maintenant,
16:24a légitimé une forme de violence.
16:26Quand vous avez
16:27la présidente du groupe
16:28à l'Assemblée nationale
16:29qui dit et qui poste
16:30sur les réseaux sociaux,
16:31je cite,
16:31« Je n'appelle pas au calme ».
16:33Quand vous avez un maire
16:34de la France Insoumise
16:35qui dit que la violence
16:36peut être légitime,
16:37comment vous voulez...
16:38Même s'il faut l'éviter, oui.
16:39Comment vous voulez...
16:40D'accord.
16:40La violence peut être légitime,
16:41il faut l'éviter.
16:42Et après, on ne peut pas être surpris
16:43qu'une semaine plus tard,
16:44il y ait une mairie qui brûle.
16:45Quand vous avez un maire
16:45de la République
16:46qui dit ça avec une écharpe,
16:47vous imaginez le message...
16:48D'accord.
16:48Donc la violence des mots
16:49précède...
16:50Maintenant, je le dis ici,
16:51c'est...
16:51Quand j'entends certains
16:53qui se défautent exclusivement
16:55et qui disent exclusivement
16:56que c'est la responsabilité
16:56de la France Insoumise,
16:57quand j'en entends d'autres
16:58qui disent que c'est exclusivement
16:59la responsabilité du gouvernement,
17:01pardon,
17:01il y a une première responsabilité
17:03et il ne faut pas les dédouaner,
17:04c'est des jeunes
17:05et des casseurs
17:06qui vont piller d'eux,
17:07Sonia Mabrouk.
17:08Il y a beaucoup de tabous.
17:09Non mais très bien.
17:10On a refusé de faire tomber
17:10depuis des années,
17:11notamment sur la question
17:12de l'autorité de la société.
17:13Vous me dites qu'il y a ingénieur
17:14du chaos.
17:14Qu'est-ce que vous faites ?
17:15Vous le constatez ?
17:16C'est tout ?
17:16On passe à autre chose ?
17:17On combat politiquement,
17:18bien sûr.
17:19On dénonce.
17:20Quand Bruno Retailleau dit
17:21interdiction de la France Insoumise...
17:23Personne ne croit
17:23que c'est possible de faire ça.
17:24C'est un parti politique.
17:25Encore une fois,
17:26il faut le combattre.
17:27Et je ne veux pas
17:27leur donner une forme de gloire
17:29de pouvoir dire
17:30on est des grandes victimes,
17:31ce n'est plus une démocratie,
17:33on est interdits, etc.
17:34Moi, je suis convaincu
17:34qu'on peut les battre
17:35dans les urnes.
17:36Je suis convaincu
17:36que le scénario du pire
17:38que certains essayent
17:39de nous vendre
17:39comme inéluctable
17:40entre la France Insoumise
17:41et le Rassemblement National
17:42au deuxième tour
17:43de cette élection présidentielle...
17:44Qui récolte les fruits
17:45d'une telle situation ce soir ?
17:47Ce n'est pas vous ?
17:47Ça, je vous confirme.
17:48Bien sûr.
17:49Bien sûr que c'est le Rassemblement National
17:50qui récolte les fruits
17:51de cette situation.
17:52Et bien sûr qu'il y a
17:52une forme de tenaille
17:53qu'on veut nous imposer
17:54entre LFI
17:55et le Rassemblement National
17:56qui se font la courte échelle
17:57sur tous ces sujets-là
17:58qui sont pour chacun
17:59le carburant de l'autre.
18:00Pour le Rassemblement National
18:01c'est le péril
18:02de la France Insoumise
18:02et pour la France Insoumise
18:04c'est le péril fasciste
18:06du Rassemblement National.
18:07Les commerçants
18:07qui vous écoutent
18:07enfin plus largement
18:08les Français
18:08ils veulent savoir
18:09vous au pouvoir
18:10si vous étiez là
18:10dans ce décor
18:11à l'éligé d'air ce soir
18:13et c'est pour ça
18:13qu'il y a une campagne présidentielle.
18:14Vous décrétez l'état d'urgence ?
18:15Je vous ai dit
18:16que c'est ce que j'aurais fait.
18:17Je l'ai appelé
18:17ça fait un moment maintenant
18:18que j'ai appelé
18:19à cet état d'urgence.
18:20Maintenant
18:21ça n'est pas le choix
18:21qui a été fait par le gouvernement.
18:23Le gouvernement a fait
18:23un autre choix.
18:25Donc c'est un choix dangereux ?
18:26Ce n'est pas ce que je dis.
18:27Le gouvernement a fait
18:28un autre choix.
18:28Mais comment vous qualifiez
18:29ce choix ?
18:30Dans une telle situation ?
18:32Je vous ai dit
18:32que moi j'aurais fait
18:33un autre choix.
18:33C'est le choix
18:34qu'a fait le gouvernement.
18:34Mais la seule chose
18:36que je peux espérer
18:36Sonia Mabrouk
18:37c'est que dans les mesures
18:38qui ont été annoncées
18:41notamment le couvre-feu
18:42la seule chose
18:43que je peux espérer
18:44c'est que ça va contribuer
18:44à ramener l'ordre.
18:45Maintenant ce que je dis
18:47c'est qu'il y a besoin
18:47de beaucoup d'autres choses
18:48et que ça ne va pas
18:49assez loin pour rétablir l'ordre.
18:51Et que donc ce qu'il faut
18:51c'est les mesures
18:52que je vous ai évoquées
18:53avec la mobilisation générale
18:54de l'ensemble
18:55de nos forces de l'ordre
18:55de des exemples
18:57dans les sanctions.
18:58Il faut des images
18:59de jeunes qu'on va traquer
19:00et qu'on va chercher
19:01chez eux
19:01parce qu'ils ont été
19:02identifiés a posteriori.
19:04Vos mots vont faire
19:05beaucoup réagir.
19:05Des images de jeunes
19:06qu'on va traquer chez eux.
19:07De jeunes.
19:08C'est-à-dire
19:09qui sont soupçonnés
19:10de pilleurs,
19:11de casseurs,
19:12d'émetiers.
19:13Mais bien sûr.
19:13Mais pardon.
19:14Aujourd'hui,
19:15les images que l'on voit,
19:16les images qui circulent
19:17et ça a un impact
19:18évidemment sur une partie
19:19de la jeunesse,
19:20c'est des jeunes
19:20qui rentrent chez eux
19:22peinards, tranquilles
19:22avec ce qu'ils ont volé
19:23dans des magasins
19:24et ce qu'ils ont pillé
19:25et qui font des unboxings
19:26en montrant ce qu'ils ont pillé
19:27sourire aux lèvres
19:29en donnant le sentiment
19:30d'une impunité totale.
19:31C'est la France qui est humiliée ?
19:32Moi je crois que la sanction
19:33elle a aussi une vertu éducative.
19:35Évidemment qu'il faut investir
19:36dans nos services publics,
19:37dans l'accompagnement des jeunes,
19:38dans l'école.
19:38C'est tout l'enjeu
19:39du mouvement des lycéens
19:42et évidemment que
19:43je ne confonds pas
19:44les casseurs,
19:45les pilleurs
19:45avec le mouvement
19:47des lycéens
19:48qui s'est exprimé
19:48et des jeunes
19:49qui n'ont pas cherché
19:50à casser
19:50mais qui expriment
19:51des revendications
19:51et il faudra y répondre.
19:53Et j'ai fait un certain nombre
19:53de propositions
19:54sur ce sujet-là.
19:55Donc évidemment qu'il y a
19:56cet enjeu d'investissement
19:57de services publics
19:58mais il y a aussi
19:59un enjeu de répression.
20:00Et la répression
20:01ce n'est pas un gros mot
20:02et la sanction
20:02ce n'est pas un gros mot
20:03et je ne l'oppose pas
20:04à l'éducation
20:04puisque je pense
20:05qu'elle a une vertu éducative.
20:06Si on ne fixe pas
20:07un cadre et des règles
20:08ce que j'ai voulu faire
20:09quand j'étais ministre
20:09de l'éducation nationale
20:10ce que j'ai cherché
20:11à faire comme Premier ministre
20:13malheureusement
20:13n'ayant pas le temps
20:13d'aller jusqu'au bout
20:14de mes projets
20:14à cause de la dissolution
20:15c'est exactement ça.
20:17Si les Français
20:17m'en donnent la possibilité
20:18c'est ce que je ferai
20:19demain pour le pays.
20:20Merci Gabriel Attal
20:21il reste six mois
20:22ça va être long
20:23dans une telle situation.
20:24La priorité
20:25c'est qu'on maintienne l'ordre
20:27jusqu'à l'élection présidentielle
20:28qu'on le rétablisse
20:29puis qu'on le maintienne
20:30qu'on puisse avoir
20:31un budget
20:31pour éviter la crise financière
20:33parce que c'est aujourd'hui
20:33aussi une menace
20:34très lourde
20:35qui pèse sur le pays
20:36évidemment que la situation
20:37aujourd'hui
20:38contribue à accroître
20:39cette menace
20:40et enfin trois
20:41qu'on puisse avoir
20:42un vrai débat démocratique
20:43dans le cadre
20:44de cette élection présidentielle
20:45pour que les Français
20:46puissent faire leur choix
20:47en conscience.
20:48Merci Gabriel Attal
20:49merci d'avoir choisi BFM
20:50pour réagir ce soir.
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