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  • il y a 7 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Le bloc central de droite et du centre est aussi clair.
00:03En tous les cas, ils n'arrivent même pas à se mettre d'accord pour le moment sur une primaire,
00:06ni qui participe, ni les contours, sauf que cette semaine, les choses ont évolué.
00:10Tout le monde est d'accord, sauf Edouard Philippe.
00:13On va écouter Gabriel Attal et puis Laurent Wauquiez à ce sujet.
00:17Tout d'abord, peut-être l'ancien Premier ministre et candidat Gabriel Attal.
00:20Il y a deux ou trois semaines, quasiment personne n'était pour la primaire.
00:24Si on avait cet échange, vous m'auriez dit Bruno Retailleau ne souhaite pas la primaire,
00:29des personnalités importantes de LR ne souhaitent pas la primaire.
00:32Regardez ce qui s'est passé depuis.
00:33Bruno Retailleau est favorable à la primaire, Michel Barnier, Valérie Pécresse, Gérard Larcher
00:37ont pris la parole pour défendre la primaire.
00:41Moi je vous dis, cette primaire aura lieu, j'en suis absolument convaincu.
00:46Écoutons à présent Laurent Wauquiez, qui est resté silencieux pendant des semaines ces derniers temps
00:51et finalement qui s'est exprimé.
00:54C'est une boucherie, on a des candidats qui ne parlent plus au français.
00:59Aucun français n'est capable de dire exactement ce que les candidats proposent.
01:02Et par contre on a des candidats qui à l'intérieur de la droite s'attaquent maintenant les uns et
01:06les autres.
01:07Avant Noël, il faut un candidat unique de la droite, avec un programme unique de la droite
01:12et avec une rupture claire avec le macronisme.
01:15Ce que je demande, c'est aux candidats déclarés de la droite maintenant qu'on avance
01:18et qu'ils se rencontrent dans les 15 jours.
01:21Pour acter enfin une méthode d'arbitrage entre eux, qui permette d'avoir un candidat unique.
01:27– Est-elle inélectable cette primaire ? Vous aussi vous l'appelez de vous.
01:31– Ah moi je l'appelle, non mais ça vous fait rire j'espère.
01:33Laurent Wauquiez qui essaye d'expliquer que les uns et les autres ils se tirent dessus et tout
01:39parce que lui par exemple, sur Retailleau par exemple, il ne l'a jamais fait.
01:42– Ça a pu arriver, ça a pu arriver.
01:44– C'est un camarade fidèle.
01:47– Mais il estime que là le danger de la second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen
01:52est plus fort.
01:53– Son propre parti, il le dézinguait tant qu'il pouvait.
01:56Mais oui bien sûr qu'il faut une primaire.
01:58– Pour avancer, est-ce qu'elle peut se faire sans Édouard Philippe ?
02:01S'il persiste à dire non ?
02:03– Non, c'est impossible.
02:04– Pourquoi ?
02:04– Attendez, comment vous pouvez le faire ?
02:06Il est quand même celui qui est en tête des quatre là, pour l'instant.
02:11– Alors admis, ce que je pense c'est qu'il change d'avis au fur et à mesure.
02:15Écoutez, je suis copain avec Bruno Retailleau que j'aime beaucoup et tout,
02:18mais Bruno Retailleau quand il était au-dessus et largement au-dessus de David Lysnard,
02:23il était contre la primaire, aujourd'hui il est pour.
02:27C'est-à-dire tu peux changer d'avis.
02:28Vous voyez, je prends un exemple de quelqu'un que j'aime bien et tout ça.
02:31Donc je pense qu'aujourd'hui, quand il est au-dessus, notre maire du Havre,
02:37il ne va pas vouloir, mais il va y arriver, parce que sinon ils sont suicidaires.
02:42– Oui, mais à ceux qui nous regardent et qui sont plutôt,
02:45je m'adresse à une partie des télésplicateurs, à droite ils se disent
02:48mais pourquoi on ferait une primaire avec d'anciens macronistes on va dire ?
02:52– Mais tu l'as fait quoi ? Tu l'as fait qu'avec les deux Lysnard Retailleau ?
02:56Enfin ça ne rime à rien, ça ne rime à rien.
02:58Je veux dire, moi je ne suis pas sûr que ce soit l'idéal.
03:04Aujourd'hui je ne vois pas comment ce courant-là,
03:07qui a des choses en désaccord,
03:11mais sur lesquelles il faut qu'ils s'entendent,
03:13il faut qu'ils actent dans une charte un certain nombre de choses minimum,
03:17une espèce de programme minimum sur lequel ils sont en accord,
03:21mais ils le sont je veux dire.
03:22– Mais écoutez-moi, ici même à votre place,
03:24David Lysnard dit « si Edouard Philippe gagne, cette primaire si on l'a fait,
03:29je ne le soutiendrai pas ».
03:30– Je sais.
03:31– Ça vous paraît tout de normal ?
03:33On fait une primaire mais on ne soutient pas forcément le vainqueur.
03:36– Je ne trouve pas ça normal,
03:37mais j'ai rencontré le maire du Havre, Edouard Philippe,
03:41et c'est la première chose qu'il m'a dit,
03:43parce que je plaidais pour une primaire,
03:46il m'a dit « ah ouais, c'est vrai, une primaire où le type en face te dit
03:49« si je la perds, je ne te soutiens pas »,
03:51le principe d'une primaire c'est quand même
03:53« tu t'engages au minimum syndical, au moins dire… »
03:57– Vous voyez la contradiction, c'est pour ça que je vous ai dit
03:59« est-ce qu'ils accepteront d'être avec des anciens macronistes ? »
04:02Parce que vous voyez que David Lysnard ne voudra pas soutenir…
04:04– Attendez, vous êtes maligne,
04:06ce n'est pas la bonne solution, je suis d'accord avec vous.
04:08Le problème c'est que, je ne sais pas,
04:10il fut un temps, tu prends, je ne sais pas qui je prends,
04:15M. Sarkozy,
04:17il s'imposait de lui-même à la droite.
04:20– C'est sûr.
04:20– Oui, mais aujourd'hui c'est fini, depuis Nicolas Sarkozy,
04:25tu n'as plus personne qui s'impose,
04:27aujourd'hui tu avais, surtout à droite,
04:29à droite où on a un courant, un truc, un peu les chefs et tout ça,
04:33un peu plus que dans la gauche sociale-démocrate.
04:36– Vous savez quoi, c'est un problème de parcours, de charisme,
04:38de personnalité, d'incarnation, de puissance ?
04:40– Est-ce qu'il y a quelqu'un aujourd'hui qui a le charisme,
04:45l'incarnation, les convictions, les mots,
04:48qui est capable de parler au français directement,
04:51parce que c'est ça, être chef de l'État,
04:53ce n'est pas la présence, il n'y en a pas, à votre question.
04:56– Écoutez, peut-être, dites-vous, il n'y en a pas,
04:58il y a une candidate, alors c'est assez étrange,
05:01il y a une candidate qui n'est pas, pardonnez-moi,
05:03non, au contraire, une personnalité qui n'est pas candidate,
05:05mais déjà, elle va être testée dans les sondages.
05:07Vous voyez de qui je veux parler ?
05:09– Madame Lagarde.
05:10– Christine Lagarde, et qui…
05:12– Elle est…
05:13– Attendez, avant de garder ça sous le pied,
05:18elle a démissionné du FMI,
05:21et elle vient d'avoir un soutien inattendu
05:23en la personne de Michel Sardou.
05:26Michel Sardou, on va voir, il a été interrogé
05:30dans la tribune dimanche, il dit,
05:31si Christine Lagarde se présente, je voterai pour elle,
05:35et on va voir ce qu'il dit par la suite,
05:37parce qu'elle connaît l'économie, dit-il,
05:38et qu'elle peut nous sortir de ceux,
05:40et là, je mets des guillemets…
05:41– Bordel ?
05:42– De la merde, c'est pire.
05:46– Oui, je vous remercie.
05:47– Je vous évite de le dire.
05:49– Non, mais avec Michel Sardou,
05:50je fais un bon concours.
05:51– Pour moi, c'est moi qui dis les grossièrtes.
05:53Ça me fait beaucoup de peine.
05:54– Pourquoi ?
05:55– Parce que je vais devoir contredire Michel Sardou
05:57que j'adore, absolument, je l'aime, je trouve.
06:01Puis vous savez, chez nous, dans les férias,
06:03dans les stades, tout le monde chante
06:04des chansons de Michel Sardou,
06:05mais là, il dit une grosse connerie,
06:07Michel Sardou, honnête.
06:08– Pourquoi ?
06:08– Enfin, attends, c'est un bonnet de nuit,
06:11Madame Lagarde.
06:12– Oh !
06:12– Enfin !
06:14– Vous venez de me faire la liste
06:15de toutes les qualités qu'on n'ont pas les autres,
06:18et vous me dites, Madame Lagarde,
06:19bonnet de nuit.
06:19– Attendez, elle a de la crédibilité…
06:21– Bonnet de nuit, quand même.
06:22– Attendez, elle a de la crédibilité
06:25comme banquière.
06:26Vous la voyez…
06:27Attendez, une seconde.
06:28– Rappelez-moi quelle était la fonction
06:31auparavant d'Emmanuel Macron.
06:32– Mais attendez, c'est pour ça que…
06:34Sauf qu'il était plus jeune qu'elle,
06:36qui à un moment…
06:37– Non, mais ça a joué…
06:38– Il a joué là-dessus.
06:39– Peut-être que l'expérience…
06:40Vous ne croyez pas que l'expérience peut être…
06:41– Je n'ai pas dit qu'elle est que l'âge…
06:43Avec moi, attendez, je fais attention
06:44à ce que je dis quand même.
06:46Non, de temps en temps,
06:47d'ailleurs, je ne fais pas assez attention.
06:48Attendez, je ne dis pas ça,
06:49mais à un moment donné,
06:50il est rentré à un moment
06:52de l'histoire de France,
06:53où on se disait,
06:54t'es un mec jeune,
06:55un type qui te dit,
06:56je prends le meilleur de la droite,
06:58le meilleur de la gauche
06:58et vous allez voir ce que je vais voir.
07:00Ça, c'est lui des gens.
07:01Moi, je connais,
07:01je n'ai pas voté pour lui,
07:03mais madame Mabrouk,
07:04moi, je connais des copains à moi
07:05qui ont voté pour Emmanuel Macron,
07:08en particulier, en 2017,
07:10et tu pouvais les comprendre.
07:12Christine Lagarde,
07:13vous la voyez ?
07:14Est-ce que vous pensez
07:15qu'elle a des qualités ?
07:17Attendez, vous pensez sérieusement
07:18qu'elle a le profil
07:20pour aujourd'hui
07:22prendre la mesure,
07:24être écoutée,
07:25être comprise,
07:26du peuple
07:27qui est en dehors
07:28des cabinets ministériels.
07:30Sérieusement.
07:32Regardez-moi et dites oui.
07:33Non, mais je ne vais pas me faire prononcer
07:35sur quoi que ce soit ce soir.
07:35Non, mais je sais bien,
07:36je vous taquine.
07:37Non, mais est-ce que vous pensez
07:38que c'est la candidate
07:40entre guillemets du système,
07:41peut-être ?
07:42Pfff,
07:43c'est la candidate des gens
07:44qui n'ont pas de candidat.
07:46Aujourd'hui,
07:46qu'est-ce que vous voulez
07:47que je vous dise ?
07:47Puisque vous êtes fâché
07:49avec Michel Sardou.
07:50Non, je ne veux pas me fâcher.
07:51Justement,
07:52dans cet entretien,
07:52il a dit d'autres choses.
07:53Peut-être que vous serez d'accord
07:54avec ces autres citations.
07:55En général,
07:56je suis d'accord avec lui.
07:57Alors, voici ce qu'il dit
07:58au sujet de Jean-Luc Mélenchon.
07:59En 2022,
08:00il avait déclaré,
08:01Michel Sardou,
08:02que si Mélenchon gagnait,
08:03il se tirerait.
08:05Ce sont ses mots.
08:06Désormais,
08:06pour 2027,
08:07on va le voir,
08:08Michel Sardou dit qu'il reste
08:09en cas de victoire de Mélenchon.
08:11Mais...
08:13Il a raison.
08:14Il ne fallait pas dire...
08:16J'aimerais pas qu'on dise ça
08:18de Marine Le Pen,
08:20pas plus de Jean-Luc Mélenchon.
08:21Ils sont élus.
08:22Que tu fais avec ?
08:23Enfin, expliquez-moi.
08:25On est quand même...
08:25Je pense qu'on a en commun
08:26le fait de respecter les urnes.
08:29Vous ne vous dites pas
08:30que j'ai fait un coup d'État.
08:31Je ne crois pas
08:32que ça vienne dans votre tête.
08:33Non, mais vous n'aimeriez pas
08:34que quelqu'un dise ça ?
08:35Bien sûr qu'il a raison.
08:37Ce que je trouve bien,
08:38c'est qu'ils disent
08:38j'ai dit une connerie avant
08:39et je reviens dessus.
08:40Si les hommes politiques,
08:41ils étaient capables de dire
08:43« T'es, j'ai dit ça
08:43et c'est une grosse bêtise
08:45et je ne le pense plus aujourd'hui. »
08:46Non, bien sûr.
08:47Honnêtement,
08:48moi, je ferais tout
08:50pour que Jean-Luc Mélenchon
08:51ne soit pas chef de l'État.
08:52Je vous le dis,
08:52mais je ne dirais pas
08:54« Tiens, il va être chef de l'État,
08:55je vais me tirer. »
08:57Vous vous en souvenez pas,
08:58vous êtes trop jeune.
08:59En 1980...
09:00Oui, vous êtes trop jeune.
09:02Sûr.
09:02En 1981,
09:04moi, je suis plus vieux que vous.
09:05En 1981,
09:06moi, je connais des gens,
09:07je connais des gens très très proches
09:08qui se sont tirés
09:10parce qu'il y avait
09:10des ministres communistes.
09:12Ça va, tu vois.
09:13En plus, les ministres communistes,
09:14vous avez vu ce que ça a donné.
09:15Qui est parti ?
09:16Comment ?
09:16Qui ?
09:17Ah, mais moi,
09:17des gens de ma famille de l'époque
09:20qui se sont tirés aux États-Unis.
09:21Pas de communistes !
09:23Pas de communistes.
09:24Ils sont revenus depuis...
09:25Mais là, après,
09:25ils se sont fait chier aux États-Unis,
09:27ils sont rentrés, quoi.
09:28Emmanuel Macron,
09:29citation de Michel Sardou,
09:30avant d'accueillir nos éditorialistes.
09:31Je suis très déçue.
09:33Au départ,
09:33je croyais à ses projets,
09:35mais il y a plein de manœuvres
09:37que je n'ai pas comprises
09:38comme la dissolution de 2024.
09:39C'était la pire chose à faire.
09:41Bon, ça,
09:42je crois que même lui
09:43n'en comprend pas les conséquences,
09:44mais...
09:45Enfin, vous avez vu les conséquences.
09:46On les mesure tous les jours, madame.
09:48Tous les jours.
09:49Ce pays, il est bloqué
09:50depuis cette décision-là.
09:52Depuis,
09:52mais comment tu peux faire ça ?
09:54Et surtout,
09:55comment tu n'en tires pas
09:56tes conséquences
09:56en disant
09:57j'ai fait une énorme bourde ?
09:59Vous avez vu,
09:59je fais attention au vocabulaire,
10:00une énorme bourde
10:01et j'en tiens les conséquences.
10:03Je laisse la place
10:04à quelqu'un d'autre.
10:05Ne vous bridez pas trop
10:07comme Michel Sardou
10:08parce que vous allez voir
10:09l'explication.
10:09Ça va durer une mine, à peu près.
10:10Alors, cette phrase,
10:11au sujet de ceux
10:12qui l'accusent
10:13depuis toujours
10:13d'être fachos,
10:16Michel Sardou,
10:17regardez ce qu'il répond.
10:18D'ailleurs,
10:19généralement,
10:19il s'en fiche,
10:20mais voici ce qu'il a répondu
10:21à la question.
10:22Vous savez,
10:23j'ai été traité de facho
10:24toute ma vie
10:24car j'étais le seul
10:25chanteur de droite
10:26alors que tous les autres
10:27étaient de gauche.
10:29Il a absolument raison.
10:30Aujourd'hui,
10:31si tu fais un barbecue
10:32et si tu ne manges pas vegan,
10:34tu es un facho.
10:35Ces gens-là ne connaissent
10:36pas la vraie signification
10:37du mot fascisme.
10:39C'est un fascisme
10:40d'opérette.
10:41Aujourd'hui,
10:42vous avez vu,
10:43tu es...
10:44J'imagine que dans la tête,
10:46tout à l'heure,
10:46il y avait Glucksmann,
10:47Raphaël Glucksmann,
10:48je pense que dans la tête
10:49d'un certain nombre
10:50des plus allumés
10:52de la France insoumise,
10:53ils ne doivent pas
10:54être loin de penser
10:55que si Glucksmann
10:56n'est pas un facho,
10:57il est proche des fachos.
10:59Mais il était...
11:00Mais il faut...
11:01Attendez,
11:01mais madame,
11:02il faut les prendre,
11:03il faut les amener.
11:04Il se rejoue
11:04une guerre d'Espagne
11:05de fantasmes,
11:07d'opérettes
11:07parce que quand tu...
11:09Quand tu étais face
11:10à des vrais fascistes,
11:11tu risquais ta peau.
11:13Eux,
11:13qu'est-ce qu'ils risquent ?
11:13Ils risquent de faire
11:14les marioles
11:15et de se faire démentir.
11:16Le fascisme,
11:17le vrai fascisme,
11:18ce n'est pas ça.
11:19Je leur propose
11:20d'aller, je ne sais pas,
11:21au Chili en 1973
11:22et voir
11:23quand un certain nombre
11:25d'opposants socialistes
11:27ou d'artistes
11:29se faisaient casser les doigts.
11:30Je pense à un guitariste-chanteur,
11:33à Victor Rira,
11:35je pense à lui.
11:37C'est ça le fascisme.
11:38Le fascisme,
11:38ce n'est pas défiler
11:39dans les rues de Paris
11:41en traitant
11:42les policiers
11:43de noms d'oiseaux
11:45et en traitant
11:46tous ceux
11:46qui ne pensent pas comme eux.
11:47de danger.
11:48Mais le problème,
11:49si je m'en foutrais
11:50dans l'absolu
11:51qu'ils aient ces écarts
11:52de langage-là,
11:53qu'ils ne sachent pas
11:53de quoi ils parlent
11:54et qu'ils n'aient jamais pris
11:55un risque
11:56de leur putain de vie,
11:57ces gamins,
11:58ils sont pris des risques où ?
11:59Ils savent ce que c'est
12:00prendre des risques ?
12:01On entend votre colère.
12:03Vous n'êtes pas en colère.
12:05Vous êtes comme moi.
12:06Vous connaissez des pays
12:07où on sait ce que c'est
12:08un régime dictatorial
12:09et aller en prison.
12:11Qui te met ici en prison
12:12pour tes idées ?
12:13Personne.
12:15Pour faire redescendre
12:16un peu la pression,
12:17je ne sais pas d'ailleurs,
12:18mais regardez ce qu'il dit
12:19pour clore cet entretien.
12:20Aujourd'hui,
12:21si tu fais un barbecue
12:21ou tu n'es pas végane,
12:23tu es un facho.
12:24Je crois que vous êtes
12:25végétarien, non ?
12:26Oh, que vous êtes mauvaise.
12:28Oh, que vous êtes mauvaise.
12:29Non, mais...
12:30Voilà.
12:31Donc, je suis sauvé.
12:32Je ne suis pas d'affiché
12:33parce que je suis végétarien.
12:34Vous voyez, faites ça.
12:35C'était dégueulasse
12:36parce qu'une fois,
12:36je me suis emplâtré
12:37avec une militante animaliste
12:40parce que cette espèce de débile...
12:42Oh, non.
12:42Ah, non, non.
12:43Attendez.
12:43Vous allez voir,
12:44ce n'est pas de la débilité.
12:45Non.
12:45Je n'ai pas cité son nom.
12:46Je n'ai même pas dit
12:47le nom de l'organisation.
12:48Attends, elle me dit
12:49« Ah, vous êtes végétarien
12:51comme Adolf Hitler. »
12:53Et vous auriez dit « Quoi ? »
12:55Et ensuite, j'ai entendu
12:56une autre journaliste
12:57que vous connaissez
12:58me dire exactement
12:59la même chose.
13:00Arrête.
13:01Oui, je...
13:02Attendez.
13:02J'ai du mérite.
13:03Je suis végétarien
13:04dans une ville
13:06où...
13:06Taureau.
13:07Et je ne bois pas de vin
13:09dans une ville
13:09qui vit de la viticulture.
13:11On saura tout.
13:12Place à présent
13:12à nos éditorialistes.
13:13À nos éditorialistes.

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