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Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Bonsoir Marine Thondelier, merci d'être avec nous, candidate à l'élection présidentielle, candidate des écologistes.
00:05Une démonstration de force aujourd'hui, diriez-vous ?
00:08Une démonstration de force, mais démonstration de joie.
00:11Moi c'est ça qui m'a vraiment marquée, c'est pour ça que quand on arrive, et c'est
00:14normal, on est en manifestation, il fait jour,
00:16c'est hyper festif, hyper joyeux, hyper chaleureux, convivial, il y avait de l'humour, il y avait de l
00:20'amour, franchement ça fait du bien.
00:22Les gens là, il y a plein de gens qui se foutent dans ce pays, franchement, allez en manif, allez
00:27en manif, on est ensemble, on est solidaires,
00:28et on ne va pas laisser tomber. Alors c'est sûr que quand on revient et qu'on voit les
00:31images toujours un peu crépusculaires de fin de manif,
00:34là ça va, je remercie ces gens qui sont en train de danser, pour qu'on ait d'autres images
00:38que des images de quart de CRS,
00:40mais du coup voilà, moi c'est ce qui m'a beaucoup touchée, dans cette société qui va si mal,
00:45dans cette élection présidentielle qui est si tendue,
00:47un pays qui est tiraillé, on l'a vu avec Trappé, il y a plein de choses tellement dures en
00:51ce moment,
00:52qu'être une après-midi ensemble dans la rue, la gauche ensemble réunie, tout le monde y était.
00:57On va en parler, certains sont partis plus vite.
01:00Certains sont partis plus vite, mais je vais le dire, le fait qu'à République, toute la gauche était présente
01:05ensemble,
01:06moi je vais vous dire, ça m'a émue, parce que je fais une double campagne pour la présidentielle, pour
01:10l'écologie,
01:10et pour l'Union, moi je veux un chemin de victoire pour notre camp politique, je veux un débouché politique
01:15pour tout ça.
01:16C'est important ce que vous dites.
01:17On ne manifeste pas juste pour Macron.
01:18C'est pas pour la rue, c'est le débouché politique.
01:20C'est le débouché politique.
01:22Alors le débouché politique, c'est deux choses, c'est ce que les politiques publiques peuvent faire pour les gens
01:27maintenant,
01:27et donc c'est ce que vous venez de discuter avec M. Souillot.
01:30Qu'en pensez-vous d'avoir une conférence sociale lundi ?
01:32Vous savez, des conférences sociales depuis le début du macronisme, on en a connu quelques-unes,
01:37on n'en a pas sorti grand-chose.
01:39Mais la demande des syndicats, plus 100 euros de SMIC, en fait c'est plus 7% à peu près
01:44du SMIC.
01:44Nous, dans notre programme présidentiel chez les écologistes, on propose le SMIC à 2000 euros bruts.
01:51En fait, c'est à peu près la même chose, donc évidemment on soutient ça.
01:55Vous savez, il y a aujourd'hui 2 300 000 Françaises et Français qui sont des travailleurs pauvres,
02:00qui travaillent et que le travail ne permet pas de sortir de la précarité,
02:03qui ont du mal à se loger, qui ont du mal à se nourrir, qui ont du mal à remplir
02:06le plein d'essence,
02:08c'est assez terrible.
02:10Et donc, évidemment que c'est utile, il y a 23% des enfants en France qui ne mangent pas
02:143 repas par jour.
02:15Mais j'ose espérer que tout le monde est là tout totalement indigné.
02:18Donc ça, on doit réagir.
02:19Mais le débouché politique, c'est aussi remplacer les macronistes.
02:24Évidemment.
02:24Et donc ça, c'est un autre sujet.
02:25Il y a les deux.
02:26Les revendications des réponses maintenant du gouvernement, et puis ce qu'on en fera plus tard.
02:30Et moi, je dis mon rêve, maintenant qu'on manifeste et qu'on remanifestera sans doute dans la même joie
02:34et la bonne humeur,
02:35moi, mon rêve, ce serait qu'on arrive à faire un grand meeting.
02:38Vous savez, dans un grand stade de foot, comme il y a eu en 68, il y a eu ça
02:42à Charletti.
02:42Ah oui, effectivement.
02:43Des dizaines de milliers de personnes réunies dans un meeting où là, vraiment, on puisse discuter des revendications.
02:49Et ce serait au syndicat de l'organiser.
02:50Vous seriez là dans la main avec M. Mélenchon et M. Glucksmann ?
02:52Eh bien, pourquoi pas ?
02:54Ah bah écoutez, à bon entendre.
02:55Et à la fin, que le meilleur gagne.
02:56Mais vous voyez, le sujet, c'est au syndicat de l'organiser.
03:00Mais c'est comment on continue, on va continuer à manifester, mais qu'est-ce qu'on fait d'autre
03:04?
03:04Alors, c'est important parce qu'il y a la joie, il y a la bonne humeur dont vous parlez,
03:07mais je suis désolée de casser un peu l'ambiance.
03:10Certains parlent d'une crise financière.
03:12Non, mais je crois que vous partagez ça.
03:13Qu'est-ce que le gouvernement, depuis trois semaines à moi, dit ?
03:16Les caisses sont vides, on n'a pas d'argent, le budget en l'os, et là, on fait une
03:21conférence sociale,
03:22et possiblement, on sort de l'argent.
03:23Expliquez-nous ce qui s'est passé en trois semaines.
03:26Pourquoi ce changement ?
03:26Un, ils se sont rendu compte qu'ils n'avaient pas le choix, c'est-à-dire que c'est
03:29faire ça ou partir.
03:30Je le dis, là, des questions du départ de M. Lecornu se posent.
03:35Il a eu l'exploit pour la deuxième année de suite d'avoir un vote à l'Assemblée nationale
03:40à l'unanimité contre son budget, qui ne satisfait, à la fin de l'examen de l'Assemblée nationale, personne.
03:45La fois dernière, il y avait une voix pour.
03:47Ça a été rappelé sur le plateau précédent.
03:48Aujourd'hui, zéro.
03:49C'est-à-dire que le seul point commun de tous les députés,
03:52le seul truc sur lequel ils se sont mis d'accord depuis bien longtemps,
03:54c'est qu'ils ne voulaient pas de ce budget.
03:55Bon, OK.
03:56Et donc, si ce n'est pas répondre à toutes ces personnes dans la route
03:59qui manifestent, en fait, pour toute l'œuvre des macronistes,
04:01c'est pour dix ans de leur bonne œuvre, ça va être compliqué.
04:04Sinon, qu'est-ce qui se passe ? S'ils ne répondent pas, c'est la question.
04:06Mais je pense qu'ils devront partir.
04:08Je pense que la question se pose.
04:09Mais d'une élection anticipée ou simplement du chef du gouvernement ?
04:13On peut nommé d'autres premiers ministres.
04:14Il me semble que le nouveau Front populaire était en tête aux élections législatives.
04:17Mais vous pensez que ça pourrait changer quelque chose ?
04:20Ah oui, alors s'il y avait un premier ministre du nouveau Front populaire,
04:22oui, ça changerait quelque chose.
04:23À cinq mois et demi.
04:24On n'aurait pas mis un mois et demi à recevoir les lycéens
04:27qui avaient des revendications extrêmement légitimes,
04:29comme avoir du papier dans les toilettes, avoir une porte dans les toilettes,
04:32avoir assez de tables et de chaises dans les salles de classe.
04:34Vous vous rendez compte qu'on leur envoie les CRS,
04:36pendant un mois et demi avant de les recevoir à Matignon.
04:39C'est quoi cette histoire ?
04:40On remercie aussi les femmes réolentes qui ont permis aujourd'hui
04:43des manifestations et des cortages.
04:45Et les organisations syndicales, merci de vous reprendre,
04:49qui ont organisé ça.
04:50Et franchement, le gouvernement, son rôle, c'est d'organiser le dialogue social.
04:54Quand il n'est capable d'envoyer que des forces de l'ordre,
04:57c'est quand même compliqué.
04:58C'est-à-dire que leur seule réponse au blocage, c'est
05:00non, tu débloques et on t'envoie de la sécurité pour le faire.
05:04Mais pourquoi la réponse, ou le début de réponse, ou les premiers éléments n'arrivent que maintenant ?
05:08Vous estimez qu'un...
05:09C'est à M. Lecornu, invitez-le, demandez-lui.
05:11Nous, on l'aurait fait le jour même, et peut-être même que ces manifestations n'auraient pas eu lieu.
05:14Vous avez déjà dit qu'il y avait fait une stratégie du pourrissement.
05:15Vous créez qu'un gouvernement joue au pourrissement avec tous les risques de violence, de heurts ?
05:19Ce n'est pas que je le crois, c'est qu'ils l'ont dit.
05:21Ils l'ont dit.
05:23M. Lecornu, ils ont passé des conseils en disant, nous ne voulons pas de blocage.
05:26Ils l'ont dit sur vos plateaux, nous ne voulons pas de blocage.
05:28M. Lunez, ministre de l'Intérieur, quand ils nous reçoivent tous à Matignon, il est présent.
05:33Il dit une phrase géniale.
05:35Il dit, nous, on n'est pas contre les blocages.
05:37On veut bien que les jeunes bloquent, mais on ne veut pas de blocage total.
05:40Donc en fait, les macronistes, ils veulent bien des blocages,
05:43mais ils veulent des blocages où on peut passer.
05:44Alors sans doute qu'ils veulent des grèves aussi où on travaille.
05:47C'est vraiment des gens qui n'ont jamais été dans le mouvement social.
05:49Ça existe dans d'autres pays, mais il faut peut-être qu'on fait raison.
05:51Hier, j'ai fait un débat avec M. Dupont-Moretti sur, est-il encore possible d'administrer dans le pays
05:55?
05:55Et je lui disais, mais il disait, ouais, avant, ce n'était pas comme ça, etc.
05:58Et quand je lui dis, mais vous aviez déjà fait des manifestations ?
06:00Il dit, ah non, jamais de ma vie.
06:01Je dis, ben alors, ne commentez pas.
06:03C'est-à-dire que nous, ça fait 15 ans qu'on en fait.
06:05On peut avoir un avis, ça va être dans la rue.
06:06Voilà ce qui dit, oui, avant, ce n'était pas comme ça.
06:10En tout cas, moi, je trouve que ces jeunes, vraiment, je veux les remercier parce qu'ils ont réveillé ce
06:13pays.
06:14Je voyais beaucoup de gens à gauche, non pas qu'il y avait la tête baissée qui courbaient les Chines,
06:18mais c'est quand même très dur.
06:19Et il y a un moment, on se demande à quoi ça sert.
06:20Et ces jeunes, ils ne se sont pas posé cette question de dire à quoi ça sert.
06:23Ils ont tracé tout droit.
06:24Marine Tandelier.
06:25Et ils nous ont remis tous dans la rue derrière eux.
06:28Je vais vous poser la question dans quelques instants, si c'est une génération qui se lève,
06:31mais aussi un pays qui s'effondre.
06:33Tout d'abord, permettez, on va passer par la place de la nation parce que c'est vraiment la fin.
06:37Écoutez notre journaliste sur place.
06:39Vous voyez la stratégie de dispersion.
06:41Vous voyez ces lignes de CRS.
06:43Et là, véritablement, il est 19h...
06:44Je vois des images anxiogènes, mais tout va bien se passer.
06:47Anxiogènes, là ?
06:47Oui, parce que vous voyez, quand...
06:49Moi, j'imagine mes grands parents qui sont devant la télé en train de dire...
06:53Rien que voir tous dispositifs policiers, c'est assez impressionnant.
06:56C'est comme ça qu'il y a permis aux gens de manifester.
06:58Je préfère les images autour de nous, là, qui montrent les manifestants et la joie de tout à l'heure.
07:02Vous voulez choisir les images qu'on met à la fois à l'écran et autour de vous ?
07:04Exactement, j'ai mon mot à dire, c'est la démocratie.
07:07Ça m'inquiète, la démocratie avec Marine Thondon.
07:09Si vous voulez voir de belles images, allez sur les réseaux sociaux, il n'y en a plus.
07:12On peut voir aussi la réalité.
07:14Regardez, notre journaliste qui nous raconte la fin, tout simplement.
07:19Alors, tout à fait, il s'agit de rendre compte de ce qu'on voit et de ce qui se
07:22passe avec précision.
07:24Les faits, avant tout, là, ce qui se passe, c'est actuellement la dispersion par les CRS
07:29qui repoussent les manifestants vers les bouches de métro.
07:34Certains, en bas de la bouche de métro, sont remontés pour pousser les forces de l'ordre,
07:39les forces de l'ordre qui, eux, à leur tour, ont donné des coups de matraque sur des objets,
07:44des objets, vous savez, les rampes, des bouches de métro,
07:49afin de fluidifier ce qui se passe.
07:51Et, à l'arrière-plan, vous ne le voyez pas, mais la place est totalement vide.
07:56Totalement vide, place de la Nation, avec les CRS qui sont sur le pourtour du rond-point,
08:01de part et d'autre aussi des 8 avenues adjacentes à la place de la Nation,
08:05ce qui fait que cette place s'est vidée dans le calme, majoritairement sans heure,
08:09même s'il y a eu un va-et-vient avec quelques tensions ponctuelles, circonstanciées,
08:14qui ne sont pas représentatives de cette journée qui était majoritairement calme.
08:19Mais là, nous assistons à quelques tensions, de nouveau,
08:24où les manifestants sont en train de crier, tout le monde déteste la police,
08:29de crier aussi « Aqab », vous savez, ce slogan souvent utilisé par l'ultra-gauche,
08:35qui veut dire que tous les policiers sont des pourris.
08:39Et nous assistons, en tout cas, en ce moment, à cette dispersion,
08:43cette dispersion avec des étudiants, des lycéens, différents profils.
08:47Nous avons vu aussi un petit peu plus tôt un groupe d'individus,
08:51majoritairement masculins, cagoulés de noirs,
08:54qui ont jeté des projectiles à l'encontre des forces de l'ordre,
08:58les forces de l'ordre qui, elles, ont fait usage de grenades assourdissantes un petit peu plus tôt.
09:03Et désormais, c'est la fin de cette dispersion,
09:06qui semble se dérouler avec un va-et-vient de tensions, malgré tout, il faut le dire,
09:14puisque ces manifestants crient aussi à l'encontre des forces de l'ordre.
09:19Et certains descendent et certains comptent rester.
09:24Merci à vous pour ce compte-rendu de la situation.
09:28Question à vous poser, ce qui s'est passé dans les cortèges également.
09:31Vous avez souligné la présence de la gauche.
09:32On a vu vous-même, Jean-Luc Mélenchon, avec de nombreux élus à la fille.
09:36Et on a vu Raphaël Glucksmann, je vous en parlais tout à l'heure.
09:39Il y a eu de nombreux élus écologistes aussi à l'époque.
09:42Certainement.
09:42Et Raphaël Glucksmann hué, et puis qui a fini par quitter le cortège.
09:45Est-ce que tout le monde est bienvenu dans ce genre de manifestation de la joie, comme vous dites ?
09:49Je vais le tourner autrement.
09:50Je veux dire que c'est bien que tout le monde soit venu.
09:53Voilà.
09:53Ce n'était pas ma question.
09:54Après, vous savez, les images sur les réseaux sociaux.
09:56J'ai vu M. Calfon, je ne sais pas si c'était à votre antenne,
09:58qui disait que j'étais avec lui, ça ne s'est pas passé exactement comme ça.
10:00Il y avait aussi plein de gens qui le remerciaient, ce qui est, à mon avis, le cas.
10:04Et donc, le drame des réseaux sociaux, c'est que vous prenez une séquence,
10:07vous l'isolez et vous dites que ça s'est passé pendant deux heures comme ça,
10:09ce qui n'est pas forcément le cas.
10:10Je sais.
10:10Après, les slogans « Tout le monde déteste le PS », je les ai entendus là,
10:14« La fête de l'UMA », ça existe comme ça.
10:16Mais c'est vrai que Raphaël Glucksmann, ce n'est pas un habitué du mouvement social.
10:19Ce n'est pas pour autant qu'il ne va pas être bienvenu.
10:20Je ne le croise pas dans tous les manifs que je fais depuis 15 ans.
10:22C'est pour ça qu'il est attaqué de cette manière-là ?
10:24Vous savez, quand il était venu à la manifestation sur les violences sexistes et sexuelles,
10:30il y a eu cette vidéo qui était passée de quelqu'un qui l'interpellait.
10:32En fait, il faut savoir qu'on manifestait tous les lundis depuis des semaines
10:36et que cette fois-là, c'était la primaire socialiste.
10:38Donc, tous les candidats socialistes étaient venus.
10:40Il y avait Olivier Faure, il y avait Jérôme Gaëtch, il y avait Karim Boimoran,
10:43qui n'est pas candidat à la primaire, mais qui est socialiste.
10:45Et donc, les gens, ils avaient un truc genre,
10:47attendez, ils ne sont jamais venus, on est tout seuls.
10:48C'est des gens qui sont victimes de violences,
10:49qui sont tous les lundis, qui se mobilisaient avec aussi des moments de tension
10:53sur les autorisations de manif, etc.
10:55Et donc, voilà, ils prennent un peu main en disant, c'est maintenant que vous arrivez.
10:58Franchement, dans le mouvement social, on se fait chahuter.
11:01Moi, franchement, à Lille, la semaine dernière, je me suis pris une remarque,
11:03quelqu'un m'a dit, je ne sais plus quoi, c'est complètement absurde.
11:06Et voilà, il fait des temps rigoles et tout passe à autre chose.
11:08Non, ça, c'est une chose.
11:08Mais un mouvement, par exemple, tout à l'heure,
11:10nos journalistes nous ont raconté, Marine Tondelie,
11:11que des effigies du président de la République,
11:14mais également de Marine Le Pen, ont été brûlées.
11:16Alors, attendez, ce n'est pas du tout pareil que Raphaël Glucksmann,
11:18qui se fait chahuter en arrivant à Lille.
11:20Donc, on change le sujet.
11:21Symboliquement, c'est aussi une forme de détestation.
11:24Écoutez, moi, ce n'est pas mes méthodes.
11:27Vous ne me verrez jamais faire ça.
11:28Après, vous savez, dans ce pays, il y a de la colère, beaucoup.
11:32Quand on est représentant politique, on y est très exposé.
11:35Et moi, je le sais, je vois aussi des choses de moi, parfois,
11:37y compris des journalistes qui peuvent me choquer.
11:40Mais c'est vrai que quand vous mettez un pied dans l'arène politique,
11:42c'est comme ça que ça se passe.
11:43C'est pour ça aussi qu'il y a certains publics,
11:45les femmes en particulier, qui, des fois, s'en retirent en disant
11:48c'est trop dur.
11:48Madame Jean-Belais, s'il y avait une effigie à votre endroit,
11:51ce n'est pas mes méthodes et je le condamne.
11:53Il n'y a pas de problème.
11:54Mais ce que je vous dis, c'est que quand les agriculteurs,
11:56par exemple, font des manifestations,
11:58je trouve que le gouvernement est très enclin à tolérer
12:02une certaine forme de violence en disant,
12:04vous comprenez, ils sont en colère.
12:05Moi, j'ai vu, combien de fois j'ai vu,
12:07et j'en ai discuté avec la défenseur des droits.
12:08C'est elle qui me disait ça.
12:09Elle me disait, la colère sociale, ça existe.
12:12Et l'État est parfois prêt à en tolérer une certaine forme.
12:15Et ce qui est OK, en fait, c'est de dire, vous êtes en colère,
12:18j'ai compris, je vous réponds.
12:20Vous avez vu beaucoup de paysans jeter des pavés sur les forces-là ?
12:23Moi, j'ai vu des paysans, par exemple, devant des préfectures,
12:26lâcher du lisier.
12:27Moi, j'étais poursuivie, menacée de mort pendant 48 heures dans le lot des marronins.
12:29Non, mais ça, il faut le condamner.
12:30Et donc, ils font ça, et le préfet sort, il leur serre la main en disant,
12:36vous étiez en colère, arrêtez de dégrader, rentrez, on va discuter.
12:39Et donc, j'aimerais que l'État, qui est capable de discuter comme ça avec les paysans,
12:43même quand je trouve que leurs méthodes sont un peu hardcore,
12:46soit capable de discuter pareil avec la jeunesse.
12:48Ils n'en ont pas été capables pendant un mois et demi.
12:50Vous imaginez la résilience qu'il a fallu pour rester souriant et joyeux sur ces images
12:54après ce qu'ils ont vécu ?
12:55Moi, hier, à Lille, il y a encore des arrestations hyper musclées.
12:57Les jeunes, ils vous envoient la vidéo en disant, Madame Tendelier, regardez.
13:00Alors, je ne sais pas ce qu'ils auraient reproché.
13:01Enfin, il faut toujours faire attention.
13:02Mais franchement, ces jeunes que j'avais rencontrées il y a 15 jours,
13:04je n'imagine pas qu'ils avaient commis des actes qui méritaient ce qu'ils ont subi en cas d
13:08'arrestation.
13:09Et Madame Tendelier, est-ce que vous recevez aussi des images ?
13:10Et dans le monde entier, les gens regardent ça en disant, mais qu'est-ce qu'ils font ?
13:13Est-ce que vous recevez les mêmes images de policiers qui vous disent,
13:15regardez Madame Tendelier, ce qu'on a subi ?
13:17Alors, ils ont subi des choses qui sont inacceptables.
13:19Et les commerçants aussi.
13:21Et les commerçants aussi.
13:22Donc, ce qui a lieu dans ce sens-là, il faut le condamner.
13:25Mais ce n'est pas toute l'information et toute l'actualité.
13:28Vous voyez, aujourd'hui, par exemple, Boulevard Voltaire,
13:30ces commerçants que moi, j'avais rencontrés après le 17 octobre,
13:33dont certains étaient traumatisés par ce qu'ils avaient vécu,
13:35c'est-à-dire le chaos et l'absence d'État.
13:37Ils ont dit, l'État à 18 heures a disparu.
13:38Et on était livrés à nous-mêmes et on a cru qu'on allait mourir.
13:40C'est ça qu'ils ont vécu.
13:41C'est des gens qui sont dans les manifs et qui y étaient encore cette fois-ci.
13:44Eh bien, là, Boulevard Voltaire, j'ai vu les commerces fermés.
13:47Mais j'ai aussi vu, il y avait une boulangerie, par exemple, qui était ouverte.
13:50Et tout le monde a dit, s'acheter à manger.
13:51Il y a des gens qui se sentaient suffisamment en confiance pour ouvrir.
13:53Non, il y en a eu plusieurs sur le parcours.
13:55Mais vous dites aujourd'hui, par rapport à tous ces commerçants,
13:59vous l'avez dit, qui pour certains ont peur,
14:01mais pour d'autres sont détruits un petit peu, j'allais dire, moralement, psychologiquement,
14:04parce qu'ils voient le fruit de leur année de travail qui sont partis.
14:07Vous leur dites, c'est comme ça, on va continuer par des tracés qui passent aussi par les centres-biles.
14:12Il faut l'accepter.
14:13Alors, ce n'est pas moi, ni qui demande les tracés, ni qui les valide.
14:15Je sais bien.
14:16J'ai beaucoup sur les épaules, pas ça.
14:18Mais premièrement, moi, j'ai trouvé qu'on se localisait beaucoup sur les parcours
14:21et qu'on ne parlait plus de parcours sup.
14:23J'avais un problème à un moment, c'est que l'actualité, la veille, 24 heures avant la manif,
14:26toute l'actualité, c'était quel va être le parcours.
14:29Moi, je vais vous dire, je m'en fous du parcours, je marche.
14:31Je constate juste qu'on m'embrouille quand on me dit d'aller marcher au bord du périph.
14:34Pas les commerçants, vous reconnaissez-le, Marine Tondoli.
14:36Oui, mais vous savez, les commerçants de la Porte d'Italie, quand vous leur dites la veille à 18h,
14:40en fait, finalement, on vient chez vous, leurs magasins sont fermés, leurs équipes sont parties,
14:43ils n'ont plus le temps de se protéger.
14:44Donc, est-ce que c'est mieux ? Je ne sais pas.
14:45Est-ce que c'est mieux de passer au-dessus de la scène, comme on l'a fait entre Porte
14:48d'Italie et Porte de Charenton ?
14:49Je vous passe la mémoire traumatique de 1961, mais aussi le fait que sans des gens malveillants
14:55qui jetteraient des gens dans la scène, il peut y avoir des mouvements de foule, c'est dangereux.
14:59Donc, c'est exactement tout ce que le directeur général de la gendarmerie, à Matignon, nous avait dit qu'il
15:02ne fallait pas faire.
15:03On ne peut pas passer au-dessus de la scène, on ne peut pas passer à côté des voies ferrées,
15:06on l'a fait.
15:06On ne peut pas passer à côté des trucs où les gens pourraient aller sur le périph, on l'a
15:09fait.
15:09Alors, à tout d'un coup, ça ne posait plus de problème.
15:11Donc, vous savez, cette science des parcours, ce n'est pas mon expertise.
15:13Moi, on me dit où il faut marcher, je marche.
15:15Mais les commerçants, la réponse qu'il faut leur apporter, c'est un, que les parcours soient sécurisés.
15:21Et je suis désolée, le 17 octobre, ce n'était pas de la responsabilité des manifestants
15:24que le dispositif ait été sous-dimensionné, qu'il n'y avait pas assez de temps de l'ordre.
15:27Le ministre de l'Intérieur l'a reconnu.
15:28Et qu'à 18h, on leur dise, attention, venez tous aviser, il faut protéger les visées, disparaît.
15:33En reconnaissant, c'est aussi la faute des casseurs, des pilleurs.
15:35Oui, mais pas des manifestants.
15:36Vous savez, moi, quand on me dit, vous voyez, Mme Tondelier, par rapport au commerce,
15:39il y a du cassage, des pilleurs, et donc, ce n'est pas vous, ce n'est pas les manifestants.
15:44Mais est-ce qu'en tant que manifestants, vous ne portez quand même pas la responsabilité
15:47de dire, du coup, on ne manifeste plus ?
15:49Je leur ai répondu, vous voyez, la Ligue des champions,
15:51quand il y a des heures à côté des matchs de foot, et on sait que c'est récurrent,
15:55je n'ai entendu personne dire, on va annuler la Ligue des champions et annuler les matchs de foot.
15:59Donc, le travail de l'État, c'est de faire en sorte que les citoyens,
16:02François Sureau l'explique très bien, c'est que l'État protège les citoyens.
16:06Les forces de l'ordre ne sont pas là pour protéger le pouvoir en place.
16:07Ils sont là pour protéger les citoyens, y compris quand ils manifestent qu'on peut le pouvoir en place.
16:11Mais bien sûr, c'est la mission première.
16:12Et bien, j'ai l'impression qu'aujourd'hui, ça s'est bien passé, et que c'est aussi beaucoup...
16:16Merci, M. Nunez et aux policiers.
16:17Merci aux forces de l'ordre qui ont assuré le maintien de l'ordre.
16:21Mais aussi beaucoup, beaucoup, beaucoup merci aux organisations syndicales
16:25qui ont fait en sorte que ça se passe bien.
16:28Et c'est grâce à tout le monde dans la manif aussi, il faut le dire.
16:30Merci à chaque manifestant.
16:31C'était beau, et j'espère qu'on recommence bientôt.
16:34Mais attendez de voir ce qui va sortir lundi.
16:37Alors, sur ce qui va sortir, il y a une conférence sociale.
16:39Très bien.
16:40C'est le moment où je vais vous parler d'écologie, préparez-vous.
16:43Donc, il y a l'orientation lycéenne.
16:45Il y a la conférence sociale.
16:46Moi, aujourd'hui, à titre personnel, dans cette convergence des luttes,
16:49je soutenais toutes les luttes, mais moi, je marchais aussi pour l'écologie.
16:52Et vous l'avez rappelé avec une journée historique.
16:54C'était hier, il y a quelques jours.
16:55Oui, parce qu'hier, c'était les dix ans de la mise en œuvre des accords de Paris,
16:59de la COP 21.
17:01Tout le monde s'en fout, personne n'en parle.
17:03Et puis, dans quelques jours, va commencer la COP 31.
17:06Et personne n'en parle, et tout le monde s'en fout.
17:08Sauf que, vous voyez, il y a des études scientifiques qui sortent.
17:10Par exemple, là, au niveau mondial, en 2025,
17:12vous prenez toutes les terres émergées,
17:14les terres qui sortent de l'eau,
17:15il y en a la moitié qui ont vécu des sécheresses extraordinaires en 2025.
17:19Comment on fait ?
17:20Et en fait, quand on parle du pouvoir d'achat,
17:22la plupart des problèmes de pouvoir d'achat
17:24sont dus aussi au surendettement climatique.
17:27Quand je parle de surendettement climatique,
17:28je veux dire que chaque jour,
17:29on vit à crédit sur la planète un peu plus, tous.
17:31On repousse les limites planétaires plus
17:33qu'elles ne peuvent contenir notre consommation,
17:36notre occupation de cette planète.
17:37Mais aussi, le surendettement social,
17:39c'est chaque jour, des gens qui n'arrivent plus à payer leur facture
17:41parce qu'on dépend du gaz,
17:43qui n'arrivent pas à faire le plein
17:44parce qu'on n'a pas le plein de véhicules électriques.
17:46Lundi, vous ne demandez pas au gouvernement
17:47de régler la fin du mois et la fin du monde ?
17:49Ah si !
17:50A la fin du mois ?
17:52En fait, ce que je vous dis,
17:53c'est qu'on ne réglera pas les fins de mois
17:55sans mener une politique de transition écolo.
17:57Parce que tant que vous ne sortez pas du pétrole et du gaz,
17:59tant que vous n'isolez pas les maisons,
18:01tant que vous...
18:01Non mais ce n'est pas que l'enjeu de la présidentielle,
18:02c'est un enjeu du budget.
18:03Attendez, le leasing social...
18:06Le budget dont vous avez dit
18:06pique-pendre et qui est déjà terminé,
18:08on sait qu'il y a un 49.3, une censure...
18:10Oui mais attendez,
18:11vous ne pouvez pas me faire ce reproche-là.
18:12Moi, j'ai écrit le 16 août à M. Lecornu,
18:14Premier ministre, pour lui dire
18:15« Cet été, sécheresse, canicule, incendie. »
18:1816 milliards d'euros en tout,
18:19de coût pour notre société.
18:2016 milliards d'euros.
18:21Je lui écris en disant
18:22« Il faut une réunion d'urgence à la rentrée. »
18:23Parce que je vous connais tous,
18:25à part les écologistes,
18:26vous êtes tous plus ou moins écologistes cet été
18:28parce que c'est bon ton de lettres.
18:30Et une actualité en chasse sera une autre à la rentrée
18:33et plus personne n'en parlera.
18:35C'est exactement ce qui se passe.
18:36Et donc j'avais dit
18:36« Je veux une réunion à la rentrée,
18:37tous les partis politiques. »
18:38Et on s'en parle
18:39et on prend nos engagements ensemble.
18:41Il me répond le 10 octobre,
18:4416 août, 10 octobre.
18:46Et à mon avis,
18:46c'est qu'il ne va pas faire la réunion.
18:48Et donc il dit
18:48« Il n'y a pas besoin de réunion. »
18:50Ça prend 10 lignes.
18:51Moi, j'avais fait 3 pages
18:52de constats, de solutions, etc.
18:5310 lignes, il n'y a pas besoin.
18:55Il dit « Pour les solutions,
18:56rassurez-vous,
18:57j'ai mandaté Monique Barbu
18:58pour faire des propositions. »
18:59J'étais très rassurée
19:00pour ceux qui ne la connaissent pas,
19:01les ministres de l'écologie.
19:02Et si vous ne la connaissez pas,
19:03c'est exactement le problème.
19:05Et il dit
19:05« Monique Barbu,
19:06elle va rendre des propositions
19:07début octobre. »
19:08« Je reçois le courrier le 10 octobre. »
19:10Je n'avais pas vu
19:11ces propositions du 1er octobre.
19:12Alors, on est maintenant en novembre,
19:13je ne les ai toujours pas vues.
19:14Et il dit, à la fin,
19:15alors ça, ça m'a vraiment énervée,
19:16il dit « Et si vous voulez
19:17de l'argent pour l'écologie,
19:19il faut un budget. »
19:20Il ne dit pas
19:20« Il faut plus d'argent pour l'écologie. »
19:21Il dit
19:22« Il faut un budget,
19:23point, vous le votez. »
19:23Donc il conditionne tout ce qui...
19:25En fait, depuis le début,
19:26il conditionne tout.
19:26Un budget qui divise
19:26le fond vert par 4 en 2 ans,
19:28enfin qui rabote tout,
19:29qui ne permet pas
19:30de changer de voiture,
19:30qui ne permet pas
19:31d'isoler son logement.
19:32C'est des aides publiques tout ça à la fin.
19:33Vous dites là au gouvernement
19:34de tout revoir,
19:35de tout changer,
19:35de tout...
19:36Mais je n'arrête pas de leur dire
19:37depuis qu'ils sont en place.
19:39Les Français,
19:40ils ont besoin
19:40qu'on isole leur logement,
19:41ça allégera leur facture d'électricité.
19:43Ils ont besoin
19:43qu'on lutte contre la sécheresse,
19:45ça permettra de baisser
19:46le coût de l'alimentation.
19:47Ils ont besoin
19:48de passer aux véhicules électriques.
19:49Par exemple, là,
19:50on a fait le leasing.
19:51Déjà, ça concernait
19:51très peu de gens.
19:52Leasing, c'est quoi ?
19:53Vous payez chaque mois
19:54pour votre voiture,
19:55puis à la fin,
19:55au bout de trois ans,
19:56elle ne vous appartient pas.
19:57Moi, je veux,
19:58comme pour les HLM,
19:59vous savez,
19:59les HLM,
19:59les logements sociaux,
20:01je veux des HLM version voiture.
20:03Je veux un parc social de voiture,
20:04un million de véhicules électriques.
20:05Allez dire aujourd'hui
20:06aux automobilistes
20:07achetez l'électrique
20:08quand ils n'arrivent pas.
20:09Justement,
20:10le parc social de véhicules électriques,
20:11c'est comme pour les HLM.
20:12C'est-à-dire que
20:13quand vous êtes un ménage modeste,
20:14il y en a beaucoup en France,
20:15vous payez votre loyer
20:16comme pour le leasing social,
20:17sauf qu'à la fin,
20:19vous n'avez pas payé
20:19le concessionnaire.
20:20Vous payez le...
20:22Ça appartient à l'État.
20:24Et donc,
20:24on constitue un patrimoine public
20:26de véhicules électriques,
20:26d'un million de véhicules électriques.
20:27Ça fait partie d'un projet
20:28présidentiel aussi.
20:29J'en viens au climat politique.
20:31Mais on ne peut pas attendre
20:32à chaque fois six mois
20:33puis après présidentiel,
20:33il y aura une autre élection.
20:34Ça fait des décennies
20:36que ça n'avance pas
20:36sur le pétrole.
20:37Le club de Rome a dit
20:38il y a quelques décennies déjà
20:39qu'on allait en arriver là.
20:40Ils ne font rien.
20:41Jamais.
20:42Il y a une canicule.
20:43Tout le monde est colo.
20:43Il n'y a plus de canicule.
20:45Tout le monde attend
20:45la prochaine.
20:47Surtout ces sujets.
20:48Et sur le climat politique délétère
20:50dans un contexte social
20:51malgré tout explosif,
20:52qui va siffler
20:52la fin de la partie ?
20:53Est-ce qu'il faut,
20:54Mme Tondelier,
20:55appeler,
20:55mais vraiment,
20:56de manière officielle,
20:58solennelle,
20:58au calme,
20:59à l'apaisement
21:00pour avoir des conditions
21:01saines et sereines
21:02pour le scrutin présidentiel ?
21:03Moi, je suis très très calme.
21:05Non, mais je ne suis pas
21:06en train de vous dire à vous.
21:07Alors, il faut appeler
21:08qui n'est pas calme ?
21:10Vous trouvez que
21:10le climat politique
21:11est totalement serein ?
21:12Que les choses se passent
21:13dans une ambiance
21:13totalement détendue ?
21:13Non, moi, je suis atterrée.
21:14Je vais vous dire,
21:15je suis atterrée
21:15et pas par les manifestations.
21:17Je suis atterrée
21:17parce qu'il s'est passé...
21:18Je ne parle pas de manifestations.
21:19Non, mais moi,
21:19je suis atterrée
21:20parce qu'il s'est passé à Trappes,
21:21je vais vous le dire.
21:23Mais qui ne l'est pas ?
21:24Je suis extrêmement choquée
21:24par ce qu'il s'est passé à Trappes,
21:26mais très très choquée également
21:28de l'absence de soutien
21:31du gouvernement là-dessus.
21:33Ce n'est pas possible
21:33que quand le maire de Trappes,
21:34qui a eu un discours impeccable
21:35sur tous vos plateaux,
21:36qui s'est révélé dans la séquence,
21:38moi, je le connais depuis 15 ans,
21:40il s'est révélé au grand public.
21:41Ceux qui le connaissaient
21:41n'en doutaient pas.
21:43Eh bien,
21:43quand il a appelé tout le monde
21:45à venir à un hommage à Trappes,
21:46qui est venu ?
21:46La gauche seulement.
21:47Aucun représentant du gouvernement,
21:49aucun représentant
21:50de la droite nationale.
21:51Édouard Philippe Attal,
21:52abonné, absent.
21:53Mais dans quel pays on est
21:55pour que quand il y a
21:55un attentat terroriste raciste,
21:58raciste,
21:59toute la classe politique
22:00ne vienne pas rendre hommage ?
22:02Pourquoi l'extrême droite
22:03est si silencieuse ?
22:04Ils sont où ?
22:04Ils ont annulé,
22:06ma porte-parole devait débattre
22:07avec Thomas Ménager
22:07sur une autre chaîne ce week-end,
22:08il a annulé au dernier moment.
22:09Ils se font très, très discrets,
22:11ils ne sont plus là.
22:12Eh bien, en fait,
22:13quand il y a un attentat terroriste,
22:14c'est extrêmement choquant
22:15et quand le gouvernement,
22:17la réponse de M. Lecornu
22:18à l'Assemblée nationale
22:18sur le sujet,
22:19elle était inepte.
22:19Marine Dandelier, expliquez-moi.
22:20On parlait ça
22:20avec Quentin Derrond,
22:21c'était inepte.
22:22Donc ça, c'est très inquiétant.
22:23Vous venez de dénoncer...
22:24Et je vous le dis
22:24avec beaucoup de calme.
22:25Je sais bien.
22:25Mais beaucoup d'inquiétude.
22:26Je vous parle avec beaucoup de calme.
22:27Vous dénoncez
22:28un climat politique délétère.
22:29Mais quand il y a
22:30un attentat raciste insupportable,
22:33un attentat islamiste insupportable,
22:35pourquoi vous rejetez la...
22:37Quand on dit
22:38pour l'attentat islamiste,
22:39on ne dit pas d'amalgame.
22:40Je ne comprends pas
22:41de quoi vous parlez.
22:41Ah bon ?
22:42Quand il y a un attentat islamiste...
22:43Nous, on n'a jamais fait
22:44de quoi de mesure.
22:45Quand il y a un attentat islamiste,
22:47la classe politique
22:47avait l'habitude de dire
22:48pas d'amalgame.
22:49Pourquoi là,
22:50quand il y a un attentat raciste,
22:51on le fait porter à certains ?
22:52Attendez.
22:55Dans le cas de Trappes,
22:56on a une personne
22:57qui dit à la police
22:58dans sa garde à vue,
23:00qui dit
23:00moi j'ai fait ça
23:01parce que je suis d'accord
23:02avec ceux qui disent
23:03que c'est des gens
23:04issus de l'immigration.
23:05J'ai entendu à la télé,
23:06c'était des Arabes
23:07et des Africains,
23:07on sait qui a dit ça.
23:08Et donc, moi j'ai pris ma revanche.
23:10Excusez-moi,
23:10il y a bien une personne
23:11qui a tenu ces propos.
23:12Ce n'était pas un écologiste,
23:13ce n'était pas un insoumiste,
23:14ce n'était pas un communiste,
23:15ce n'était même pas un macroniste.
23:16Éric Zemmour.
23:17Et vous pensez
23:18qu'il a armé directement,
23:19idéologiquement ?
23:20Il a armé idéologiquement.
23:21Les mots précèdent les munitions.
23:24On le sait en fait.
23:25Cette personne avait
23:26autofabriqué des tracts
23:27de soutien à Marine Le Pen,
23:28des autocollants
23:29de soutien à Marine Le Pen.
23:30Et donc vous expliquez
23:31que Marine Le Pen
23:32est derrière la main
23:33de celui qui a tué ?
23:34Eh bien écoutez,
23:35si un jour
23:35il y a un attentat dans ce pays,
23:37j'espère que ça n'arrivera pas
23:38et qu'il y a
23:39n'importe quel autre parti politique
23:41qui se retrouve impliqué
23:42parce que la personne
23:43était adhérente
23:44ou soutien de ce parti,
23:45je peux vous dire
23:46que les gens du Rassemblement National
23:47des Reconquêtes
23:47seront les premiers
23:48à venir sur tous vos plateaux
23:49dire que c'est de notre part
23:50qu'on doit s'accuser.
23:51Et là, ils sont où ?
23:51Ils sont abonnés absents,
23:52ils ne s'excusent pas,
23:53ils ne prennent pas leur distance.
23:55C'est insupportable.
23:56Je vous répète la même chose.
23:58Sur la comparaison,
23:59elle est importante
23:59parce que nous avons connu
24:00des chocs terribles dans notre pays.
24:00Mais vous comparez des choses
24:01qui n'ont pas de rapport.
24:02Alors un attentat,
24:10un attentat terroriste islamiste
24:11et un attentat terroriste islamiste.
24:12Et vous faites semblant
24:13de ne pas comprendre.
24:14Là, je vous parle
24:15en tant que politique
24:17dans cette campagne présidentielle.
24:18C'est quand même assez rare
24:19qu'une personne
24:21tue une autre personne
24:23en disant
24:23je les ai ciblées
24:24pour leur couleur de peau
24:25très clairement
24:26et que cette personne
24:27avait chez elle des tracts
24:28d'un parti politique
24:29qui peut peut-être arriver
24:30au pouvoir en 2027.
24:31Excusez-moi,
24:31est-ce que vous voyez la différence ?
24:32Je vois la différence.
24:34Politique,
24:34la question politique
24:35que ça pose pour 2027,
24:36pour ce parti,
24:37qu'est-ce qu'on fait de ce parti ?
24:37Vous considérez qu'il est
24:39un parti comme les autres
24:39alors que des gens
24:40tuent en son nom ?
24:41Vous considérez donc
24:42qu'il faut mettre un cordon...
24:42Tuent en son nom ?
24:45Vous entendez
24:45qu'il faut mettre
24:46un cordon sanitaire
24:47et mettre le Rassemblement National
24:47de côté ?
24:48Oui, je dis que ce n'est pas
24:49un parti comme les autres.
24:50Je l'ai toujours dit,
24:50je l'ai toujours combattu.
24:51Je trouve que j'ai fait
24:52dix ans d'opposition
24:52à Inambo-Mont à ce parti.
24:54Et je dis que dans
24:54n'importe quelle démocratie
24:55en bonne santé,
24:57en bonne santé,
24:58on n'aurait pas considéré
24:59que ça n'était pas un sujet.
25:01Et le gouvernement,
25:02alors l'extrême droite,
25:03c'est l'extrême droite
25:03et le gouvernement,
25:04ils n'ont pas été à l'autre.
25:04Le gouvernement qui a reçu aujourd'hui
25:04la famille de M. Péodot ?
25:06Il a fallu combien de temps
25:07pour qu'il y reçoive ?
25:08Enfin, excusez-moi,
25:08c'est extrêmement choquant.
25:10Quand M. Zemmour
25:11s'était fait alpaguer
25:11et insulté dans la rue,
25:12M. Macron l'avait appelé
25:1345 minutes pour savoir
25:14comment il allait.
25:15Et là, quelqu'un meurt
25:17pour des raisons racistes.
25:18C'est un attentat.
25:20L'assassin a des tracts
25:22à l'effigie de Marine Le Pen
25:23chez lui.
25:23On met combien de jours
25:24recevoir sa famille.
25:25Et on continue de recevoir
25:26les membres de ce parti
25:27sur nos plateaux
25:28comme si de rien n'était.
25:30C'est Emmanuel Macron
25:31qui a reçu sa famille.
25:31Je crois d'ailleurs
25:32que c'est M. Tanguy
25:32qui sera après moi.
25:33Vous le poserez la question.
25:34Tout à fait.
25:35Je vous propose d'écouter
25:36Marine Le Pen
25:36sur le climat politique délégué.
25:38On voit que vous avez compris
25:39ce que je viens de dire.
25:44Il est temps de dire stop.
25:46Nous devons exiger
25:48tous autant que nous sommes
25:50que la campagne présidentielle
25:52se déroute
25:52dans des conditions normales.
25:54Parce que si elle ne se déroule pas
25:55dans des conditions pacifiques
25:57c'est-à-dire si on ne peut pas
25:58aller sur les marchés
25:59sans se faire bousculer
26:00si on ne peut pas tenir
26:01un meeting sans être attaqué
26:02si on ne peut pas faire venir
26:04des militants
26:04sans que leur car
26:06soit intégralement détruit
26:07et bien à ce moment-là
26:08c'est la démocratie
26:10qui en est directement
26:11la victime.
26:12Il ne peut pas y avoir
26:13des élections
26:14s'il n'y a pas de campagne
26:15et il ne peut pas y avoir
26:17de campagne
26:17s'il y a des violences.
26:20Quelles que soient vos différences
26:21Excusez-moi mais
26:23Vous n'êtes pas d'accord
26:24avec le conseil ?
26:24Moi vous savez où je milite
26:26où j'habite
26:27dans la ville
26:27où Marine Le Pen est députée
26:29où tout se passe bien
26:30en tant qu'habitante
26:31franchement je le dis
26:31j'y suis née
26:32j'y ai grandi
26:33les gens me connaissent
26:33depuis toute petite
26:35mais pendant les campagnes
26:36quand je me suis fait agresser
26:37sur des marchés
26:38vous pensez que c'était par qui ?
26:40Ça a toujours été
26:41par des soutiens
26:41de Marine Le Pen
26:42je ne vous dis pas
26:43que ça arrive tous les jours
26:44je ne vous dis pas
26:44que ça arrive tous les jours
26:45je vous dis que c'est arrivé
26:46que ça a été documenté
26:47par la presse
26:48que je n'ai jamais reçu
26:49le début de commencement
26:49d'une excuse
26:50ni de ma députée
26:51ni de mon mère
26:52et vous savez
26:53aucune condamnation
26:54de ce qui vous est arrivé ?
26:55Vous savez quoi ?
26:56Je suis encore là
26:56je continue
26:57ça m'a durci la carapace
26:58et c'est sûrement
26:59une des raisons
26:59pour lesquelles
26:59je suis aujourd'hui
27:00la seule femme chef de parti
27:02j'étais à rue d'école
27:03mais j'ai tenu
27:04mais je trouve que
27:05Mme Le Pen
27:06fait là un appel au calme
27:09sans se remettre en question
27:11son discours
27:12pas juste celui de M. Zemmour
27:13le sien aussi
27:14et puis même celui d'Edouard Philippe
27:16dans ce qui s'est passé
27:18Si même le bloc central
27:19il faut l'exclure
27:20il ne reste plus qu'au bout
27:20Mais c'est pour ça
27:21que je vous dis
27:21que je suis terrorisée
27:23C'est pour ça que je suis terrorisée
27:25un ancien Premier ministre
27:26de la République
27:27qui se dit
27:27moi je suis le camp de la République
27:28M. Le Corny
27:29il a dit
27:30il faut choisir
27:30entre la République
27:31et les casseurs
27:32enfin excusez-moi
27:33nous on est encore dans la République
27:35quand il y a un attentat terroriste
27:36raciste
27:37on est aux côtés de la famille
27:38on l'appelle
27:38on en prend soin
27:39et on fait en sorte
27:40que ça n'arrive plus jamais
27:41on montre un séisme
27:42et une prise de conscience
27:42En quoi M. Philippe
27:43n'a pas tenu des propos républicains
27:46Excusez-moi Mme Magrouk
27:47quand on parle des Français
27:47issus de l'immigration
27:49c'est quoi un Français
27:49issu de l'immigration ?
27:50C'est un Français ?
27:51Il se dit
27:51je les ai vus sur les vidéos
27:52alors comment il voit
27:53sur une vidéo
27:53quelqu'un issu de l'immigration ?
27:55Il faut qu'il m'explique
27:57Quand il dit
27:57défaut d'intégration
27:58Vous voyez dans la rue
28:03racisé
28:04c'est ça qu'il veut dire
28:04donc déjà c'est raciste
28:05puisqu'on peut être issu de l'immigration
28:06sans être racisé
28:07et on peut être racisé
28:08sans être issu de l'immigration
28:08mais bref
28:09on l'expliquera une autre fois
28:10sinon c'est raciste
28:11voilà point
28:11et deuxièmement
28:12il dit
28:13je l'ai vu sur les vidéos
28:15il les a vus
28:15voilà
28:16il peut déceler à l'œil nu
28:17enfin excusez-moi
28:18c'est extrêmement grave
28:19et en plus il décèle des choses
28:20que la justice
28:21n'a pas décelé
28:22et il dit
28:23et il dit
28:24et là c'est son constat politique
28:25il y a un défaut d'intégration
28:27est-ce que ça
28:28c'est vraiment la suite logique
28:30de ces propos racistes
28:31donc c'est raciste du début à la fin
28:32c'est raciste de dire
28:33qu'il y a un défaut d'intégration
28:34Maud Bréjean
28:35porte-parole du gouvernement
28:36qui soutient
28:37monsieur Philippe
28:37pour la présidentielle
28:38elle dit
28:39il a dit tout haut
28:40ce que les français pensent tout bas
28:41c'est une phrase
28:42très connue
28:42de Jean-Marie Le Pen
28:43la porte-parole du gouvernement
28:45allô
28:46cite Jean-Marie Le Pen
28:47allô
28:47elle soutient
28:48Edouard Philippe
28:48allô
28:49et ça passe crème
28:50mais attendez Marie
28:51je suis choquée
28:52quand elle parle
28:53et je suis choquée
28:54d'un ancien premier ministre
28:55que vous considérez
28:57qu'il n'est quasiment plus
28:57dans l'arc républicain
28:58parce qu'il a dit
28:59qu'il voulait régler le problème
29:01dit-il
29:02je répète
29:02de l'intégration
29:03dans notre pays
29:04Marine Le Pen
29:05court après Éric Zemmour
29:08les macronistes
29:09dans les sondages
29:10elle court après
29:12ils veulent rattraper
29:13un peu
29:14les gens qui disent
29:15Éric Zemmour
29:15il est plus radical
29:17Edouard Philippe
29:18donc ça
29:18Éric Zemmour
29:19radicalise Marine Le Pen
29:20qui n'en avait pas vraiment besoin
29:21qui radicalise les républicains
29:23Edouard Philippe lui-même
29:24court après les républicains
29:25c'est une chute
29:27et vous vous courez
29:27derrière Jean-Luc Mélenchon
29:29non ?
29:30enfin excusez-moi
29:30là c'est pas à la hauteur
29:31de me répondre ça
29:32pourquoi ?
29:32je vous parle d'un crime raciste
29:33de paroles
29:35qui sont des armes
29:36et qui finissent par tuer des gens
29:37et vous me dites
29:38moi je crois que
29:38Jean-Luc Mélenchon
29:39il y a des gens
29:40qui ont ces tracts chez eux
29:41qui tuent des gens dans la rue
29:42je vous ai dit cela ?
29:43je vous parle politiquement
29:44j'allais faire la transition
29:45pour le coup vous mettez
29:45sur le même parallèle les deux
29:47donc moi je vous dis
29:48il y a un glissement
29:49qui n'est même plus un glissement
29:50qui est une avalanche
29:50et à partir de quel moment
29:52ce pays
29:53suite à un attentat raciste
29:55ne voit pas le problème
29:56dans ce qui se passe
29:58en fait moi
29:59ce qui m'inquiète vraiment beaucoup
30:00c'est que normalement
30:01dans une démocratie saine
30:02après Trapp
30:03il n'y a un plus jamais ça
30:04collectif
30:04unanime
30:05unanime
30:06unanime
30:07et il n'y a pas de sursaut
30:08il n'y a pas de sursaut antiraciste
30:10vous avez vu un sursaut antiraciste
30:11dans le pays
30:12à part à gauche
30:13depuis Trapp
30:14mais il faut qu'après chaque attentat
30:16raciste
30:16islamiste
30:17il y ait un sursaut
30:18normalement
30:19vous l'avez vu depuis 10 ans
30:20le sursaut ?
30:20moi j'ai toujours été là
30:22toujours
30:23à chaque hommage
30:24mais vous ne rencontrez pas
30:24toute la république
30:25est-ce que vous avez vu
30:25ce sursaut depuis 10 ans ?
30:26nous avons toujours été là
30:27chez les écologistes
30:27c'est même pas une question
30:28qu'on devrait se poser
30:29est-ce que vous avez vu
30:31le sursaut de l'état
30:32depuis 10-15 ans ?
30:33mais je ne vous parle pas
30:34de l'état
30:34je vous parle des forces politiques
30:35est-ce qu'il y a un attentat raciste
30:38est-ce que ça ne paraît pas logique
30:40que tout le monde dise
30:40plus jamais ça
30:41comment on fait
30:41pour que ça n'arrive plus
30:42là les gens
30:43il y en a qui ont pu ici
30:44on ne les entend plus
30:45il y a la droite
30:46et des macronistes
30:50j'y suis allée
30:51j'ai vu des mères de famille
30:52venir en disant
30:52on a peur pour nos enfants
30:53ça aurait pu être eux
30:54et ce n'est qu'un début
30:55et si l'extrême droite
30:56gagne en 2027
30:57comment on fait
30:58pour les laisser partir
30:58à l'école le matin
30:59on aura toujours peur
31:00qu'ils ne rentrent pas
31:01les gens ils sont
31:01avec la peur au ventre
31:02et on a une porte-parole
31:03du gouvernement
31:03qui explique que
31:04Edouard Philippe
31:05il a raison de dire
31:05des trucs racistes
31:06parce qu'il dit
31:06tout ce que les gens
31:07ne pensent pas
31:07et c'est normal
31:08en citant Jean-Marie Le Pen
31:09si vous ne voyez pas le problème
31:11c'est qu'on a un problème
31:11et si
31:12ce n'est pas à moi
31:13de répondre
31:13vous interpellez les politiques
31:14mais si je vous ai parlé
31:15de Jean-Luc Mélenchon
31:16c'était pour finir
31:17sur cette question
31:18j'ai vu que la majorité
31:20du groupe
31:20je sais qu'une interview
31:21de Marine Thornier
31:21sans qu'on cite
31:22Jean-Luc Mélenchon
31:22c'est compliqué
31:23dans ce pays parfait
31:23on peut terminer comme ça
31:24si vous ne voulez pas parler de lui
31:26bah non ok
31:26vous n'avez pas du tout envie
31:27on peut reparler d'écologie
31:28donc c'est la gauche joyeuse
31:29mais pas très solidaire
31:30non c'est pas ça
31:31c'est que
31:32je vois bien ce que vous essayez de faire
31:33et ce n'est pas le moment
31:34et ce n'était pas le bon sujet
31:35pour le faire
31:36on parlait de trappe
31:38et je vous remercie
31:39parce que j'ai pu dire
31:39ce que j'avais à dire là-dessus
31:40et qui m'émeut
31:41qui me fout les boules
31:43en fait depuis des jours
31:44et les jours
31:44parce que les gens
31:45que j'ai vu dans les yeux
31:46à trappe
31:46ils ont vraiment peur
31:47pour leur enfant
31:48merci Marine Thornier
31:49merci d'avoir été notre invitée

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