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  • il y a 9 minutes
Retrouvez le replay de 100% Mabrouk sur BFMTV.

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00:00Merci, bonsoir Marie, bonsoir à tous et bienvenue à vous.
00:03On vous propose ce soir une édition spéciale autour des rassemblements et du contexte social et politique éruptif.
00:10Avec comme tous les dimanches, votre rendez-vous, Robert Ménard face à vous et nos éditorialistes nous rejoindront pour prolonger
00:17le débat.
00:18Et puis au moment où tout se crispe, un échange à ne pas manquer ce soir entre le maire de
00:22Saint-Ouen, Karim Bouamran et Robert Ménard.
00:25Deux maires à l'action ancrée sur le terrain et qui parlent sans langue de voix.
00:29Enfin, la situation en Marseille a été par endroits chaotiques hier avec une intrusion dans une école maternelle.
00:35La destruction de nombreuses caméras de surveillance des heures très violentes avec les forces de l'ordre et des tentatives
00:41de pillage.
00:42En exclusivité, le maire Benoît Payan, le maire de Marseille, sera notre invité tout à l'heure.
00:47Alors que l'on vient d'apprendre qu'un sapeur-pompier a été ciblé ce soir par balle, blessé par
00:54balle, sur une intervention sur un feu tout près de Marseille.
00:59Dans les bouches du Rhône, l'homme a été interpellé, on va en parler, c'est l'actualité.
01:03Bonsoir à vous Robert Ménard.
01:04Bonsoir Sonia Mabrouk.
01:05On va prendre la direction tout de suite de Marseille parce que l'émotion est forte.
01:10Nous sommes avec notre journaliste Boris Karlamoff.
01:12Boris, c'est un sapeur-pompier qui a donc été blessé par balle.
01:17Que savez-vous de ce qui s'est passé, du contexte ? L'homme, en tous les cas, l'individu
01:21a été interpellé.
01:24Oui absolument Sonia, les faits se sont donc déroulés en fin d'après-midi ici dans la zone commerciale de
01:29Pont-de-Campagne sur la commune des Pennes-Mirabeau.
01:32Il y a des sapeurs-pompiers des Bouches-du-Rhône qui sont appelés pour une intervention ici même pour un
01:37feu de véhicule ainsi qu'un feu de poids lourd.
01:41Et c'est au moment de leur arrivée sur place qu'il y a un homme qui est retranché dans
01:45sa caravane, qui ouvre le feu sur les sapeurs-pompiers, blessant très grièvement l'adjudgeant chef qui pilotait ce dispositif.
01:54Ce sapeur-pompier, il a été hospitalisé dans un état grave.
01:59Cet homme est resté dans sa caravane et il a fallu l'intervention des opérateurs du RAID pour procéder à
02:04son interpellation.
02:06Nous avons pu tout à l'heure assister au départ de ses agents du RAID, c'était il y a
02:10un peu moins d'une heure.
02:12Cet homme, selon nos informations, il est âgé d'une cinquantaine d'années.
02:15Il est déjà connu des services de police et de justice, notamment pour des faits de violences avec armes.
02:20Et il présente un profil psychiatrique, selon le préfet des Bouches-du-Rhône, Jacques Vitoski.
02:26Il y a eu donc ces incendies.
02:29Selon le préfet, l'homme aurait probablement incendié lui-même tous ces véhicules, provoquant ainsi l'intervention des sapeurs-pompiers.
02:36Vous le voyez sur les images de Valentin Ribes, il y a toujours ce poste de commandement qui est en
02:39place ici avec de très nombreux policiers.
02:42Il y a notamment les policiers de la BRB, la brigade de répression du banditisme.
02:47Et il y a quelques minutes, c'est au tour de la police technique scientifique qui est arrivée ici pour
02:51procéder aux toutes premières constatations.
02:54Deux informations à retenir ce soir, Sonia.
02:57Un sapeur-pompier grièvement blessé par balle ici au Pen Mirabeau.
03:00Et puis l'auteur présumé qui a donc été interpellé par les opérateurs du RAID.
03:04Il y a un peu moins d'une heure maintenant, un homme qui est âgé d'une cinquantaine d'années,
03:09déjà connu de la justice pour des faits de violence avec arme.
03:12Cet homme, il a été donc remis au service de police compétent.
03:17Mais toujours en important dispositif ici alors que la nuit est en train de tomber sur les Pays de Mirabeau.
03:23Tout à l'heure, le préfet n'a pas voulu nous donner davantage de précisions quant aux circonstances de ce
03:29drame.
03:29Mais voilà, il y a donc ce sapeur-pompier qui est dans un état grave à l'heure où l
03:33'on se parle ce soir.
03:35Merci Boris, avec Valentine Rimm pour toutes ces informations.
03:39Ce que nous dit Boris, Robert Ménard, donc un sapeur-pompier très grièvement blessé.
03:44Il intervenait sur un feu.
03:45Nous sommes dans une situation très différente de ce que nous avons connu hier et dont nous allons parler.
03:50L'individu interpellé par le raid, vous allez voir la réaction du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez.
03:56Évidemment, l'émotion est forte.
03:58On parle d'une blessure grave.
04:00Je veux dire toute mon indignation face à cette agression violente gratuite à l'encontre de nos pompiers qui s
04:04'engagent pour nous protéger.
04:06Le maire de Marseille, tout à l'heure, réagira.
04:09Un pompier.
04:10Ceux qui interviennent, Robert Ménard, pour nous sauver.
04:13Probablement là, d'après les premiers éléments, ça pourrait être un guet-apens.
04:18C'est-à-dire que l'individu a lui-même mis le feu pour attirer ces pompiers.
04:22Métiers de plus en plus dangereux.
04:24Parfois, ils sont visés, ciblés, attaqués.
04:27Malheureusement, ce n'est pas la première fois.
04:28Et chez moi, j'ai vu ça.
04:30J'ai vu des gens foutre le feu, mettre le feu, pour faire venir les pompiers et s'en prendre
04:37aux pompiers.
04:38C'est une pratique dans tout un tas de quartiers, à Marseille, chez moi, dans d'autres villes.
04:45Vous vous rendez compte ?
04:46Alors que les pompiers, c'est les gens les plus populaires.
04:49Quand un petit garçon voulait lui faire un cadeau, qu'est-ce qu'il vous demande ?
04:53Ils ont tous, à un moment donné, les petits garçons, peut-être les petites filles aussi, pardon, de ce propos
04:57bachiste.
04:58Mais en tout cas, les petits garçons, ils rêvent d'être pompiers.
05:00Les gens, ils adorent les pompiers.
05:03Quand ils viennent vendre leur calendrier en fin d'année, on est tous contents de les recevoir.
05:10Le bal des pompiers, le 14 juillet, c'est une tradition française.
05:15Et pourtant, aujourd'hui, ils sont ciblés comme d'autres.
05:17Mais ça dit la violence, madame.
05:19Pourquoi ? Parce qu'ils représentent aussi l'État, quelque part ?
05:21Mais parce qu'il y a des petits salopards qui s'en prennent à tout ce qui, à leurs yeux,
05:27représente l'État, l'autorité, que sais-je encore.
05:31Et en plus de temps en temps, pour dire les choses, ça gêne leur petit commerce.
05:35Ça gêne leur petit commerce.
05:37Là, ça n'a pas l'air d'être le cas.
05:38Je ne me parle pas de ce cas.
05:40Je n'ai pas comme vous.
05:40Bien sûr, on va revenir à ce qu'on a connu ces dernières semaines.
05:43Mais ça dit la déliquescence de cette société.
05:48Vous vous rendez compte ?
05:49Il y a un certain nombre.
05:51Les pompiers, ils n'ont pas osé.
05:52Mais c'est pareil, pardon, de faire le parallèle avec la police.
05:55La police, c'est des gens qui sont là.
05:57Pourquoi ? Les policiers, ils sont là pour vous menacer, madame ?
05:59Ils sont là pour nous protéger.
06:01Les policiers, dans 999 cas sur 1000, ils sont là pour te protéger.
06:07Alors, il peut y avoir une bavure, un problème d'un policier, mais ils sont là.
06:11Et alors, vous avez des gens qui s'en prennent à la police, aux pompiers, aux gendarmes, aux élus aussi,
06:16à tout ce qu'ils représentent.
06:17Et puis, vous avez, c'est ça qui est encore plus grave.
06:20Une partie de la classe politique, en particulier à l'extrême-gauche, qui justifie, alors je ne dis pas sur
06:26les pompiers, mais qui justifie indirectement qu'on dit la police tue, pardon.
06:30Si la police tue, vous pouvez vous en prendre à la police.
06:32C'est ça, la réalité.
06:33Et donc, il y a ces images choquantes, insupportables.
06:37Vous avez parlé de déliquescence.
06:39Quand on va voir ces images et ce qui s'est passé autour de ce gendarme, c'est une enquête
06:43pour tentative d'homicide de Robert Ménard,
06:45qui est donc ouverte autour de l'attaque du gendarme, dont on voit ici les images, attaque à l'engin
06:49incendiaire,
06:50et qui a failli transformer ce gendarme en torche humaine.
06:53Ce qui s'est passé est intolérable.
06:55On a atteint là un niveau de haine avec une situation insupportable.
07:00Ce gendarme, qui a ensuite continué, il était présent ensuite avec...
07:04Vous voyez que la ligne tient des forces de l'ordre quand on voit le feu se propager.
07:10Je voudrais qu'on écoute la réaction de cet agent, de ce gendarme, au micro d'Igor Saïri et de
07:16Laura Champion.
07:17La sensation de brûlure, elle est immédiate, elle est intense et elle s'intensifie dans le temps parce qu'elle
07:22est durable.
07:23Parce qu'on n'arrive pas à l'arrêter et de par son contenu, elle est compliquée à faire cesser.
07:28Donc la brûlure, on a le temps de la sentir monter, on a le temps de sentir que l'équipement
07:32commence à être atteint
07:34et à sentir que la chair commence à piquer, si ce n'est vraiment brûler.
07:39Ce que je vois de mes yeux, personne n'est capable d'identifier vraiment d'où vient précisément chaque projectile.
07:45Mais c'est une hostilité qui est clairement féroce, puisqu'on a vraiment face à nous un boulevard
07:51rempli d'individus qui ne sont clairement pas du manifestant pacifique.
07:56L'image prend au trip, c'est une enquête pour tentative d'homicide avec une volonté manifeste.
08:02– Et je le trouve remarquable, vous avez eu le calme dans sa réponse.
08:06– Et de tenir, et ses collègues.
08:08– Vous vous rendez compte ? Vous vous rendez compte ?
08:11Moi je suis toujours sidéré quelque chose, ça va vous faire bondir et tout,
08:14je suis toujours sidéré qu'ils ne s'en prennent pas la police,
08:18puis violemment un certain nombre de ces pseudo-manifestants, ces petits voyous.
08:23Je les trouve d'un calme olympien, je les trouve d'une retenue que je n'aurais pas.
08:28Vous, si on foutait le feu, vous auriez des paroles aussi sages quand même à la fin,
08:33je trouve ça incroyable.
08:34– Il faut saluer de telles paroles, effectivement.
08:36– Attendez, mais il y a encore une fois des gens qui spontanément,
08:41vous êtes du côté des flics quand même, enfin, vous êtes où ?
08:45Spontanément, comme 99% des honnêtes gens, des honnêtes gens.
08:49Il y a des honnêtes gens dans cette société, c'est 95% ou 98%.
08:54Et puis vous avez un certain nombre de saligots qui font ça.
08:57Et spontanément, moi je suis de côté de ces gens-là et je ne hurle pas,
09:02la police tue ou d'autres abréviations qui disent en gros,
09:05on veut faire la peau à la police.
09:07– À la justice aussi d'agir à la hauteur de la gravité de l'acte et de cette situation.
09:12Encore faut-il qu'ils soient identifiés.
09:14– Et encore faut-il, pardon de faire du mauvais esprit,
09:17que les juges soient des juges qui ne soient pas politisés.
09:20– Pourquoi vous dites ça ?
09:21– Pourquoi je dis ça ?
09:22Je viens de prendre connaissance d'une déclaration de la secrétaire générale
09:27de, comment il s'appelle ?
09:29– Du syndicat de la magistrature.
09:30– Du syndicat de la magistrature.
09:33Alors, tout un passage sur, on voudrait leur faire,
09:37faire qu'on condamne plus fermement,
09:39c'est pas au garde des Sceaux de nous le dire, on fait le mieux et tout.
09:43Et puis, elle finit en disant, elle finit en disant,
09:46on ne devrait pas construire de prison,
09:48l'argent pour les prisons, on devrait les mettre à l'école.
09:50À ce degré de démagogie, à ce degré de bêtise,
09:56à ce degré d'imbécilité, à ce degré de,
09:59je veux faire plaisir aux petits cons,
10:02alors que je suis magistrate,
10:04elle est la secrétaire générale du syndicat de la magistrature,
10:07c'est 30% des magistrats, vous vous rendez compte ?
10:1030% des magistrats qui votent pour une dame
10:13qui ose venir dire,
10:14qui ose venir dire, on va construire de prison,
10:16et elle va les mettre où, les gens qui se comportent comme ça ?
10:19– C'est aux politiques de les construire ?
10:21– Attends, les politiques…
10:22– Ceux qui font les promesses ?
10:24– Ne poussez pas là-dedans,
10:25parce qu'Emmanuel Macron, c'est un des trucs que je lui reproche le plus.
10:29Il avait promis les choses,
10:31il a tellement promis de choses qu'il n'a pas tenues, vous me direz,
10:34mais sur la prison, il y en aura 15 000,
10:36il n'en aura pas fait 5 000 de places de prison.
10:38Aujourd'hui, le type, le type qui a mis le feu,
10:42oui, mettre le feu, jeter le feu sur un policier,
10:45où est sa place, madame ?
10:46Elle est en prison, elle est en prison.
10:50Il y a des gens, leur place est en prison.
10:51On me dit, alors en prison, ne rééduque pas, en prison…
10:54– On dit l'école de la récidive.
10:55– Oui, c'est ça, au moins, quand le type, il est 4 ans en prison,
10:59tu as 4 ans de tranquillité, il n'est pas là pendant 4 ans,
11:02c'est déjà le moindre mal.
11:04– En tous les cas, de la tranquillité,
11:06les forces de l'ordre n'en auront pas pour les prochaines semaines,
11:09et peut-être même pour les prochains mois, Robert Ménard,
11:11il est dit aux policiers, aux gendarmes de tenir,
11:13mais jusqu'à quand ?
11:14Au-delà de mes prochains ?
11:15Parce que compte tenu du climat,
11:16donc on a mardi la reprise des blocus,
11:18le 5 novembre, et après ?
11:21Il n'y a pas de raison que ça s'arrête,
11:22si je puis dire, il n'y a pas une issue politique
11:24qui va arriver et régler toute une crise protéiforme ?
11:27– Je ne veux pas être une espèce de type
11:30qui répète sans arrêt les mêmes choses,
11:32mais la seule façon d'accélérer la sortie de cette crise
11:36dont on ne voit, vous ne le voyez pas,
11:38et moi pas plus que vous, le bout,
11:40c'est évidemment le départ du chef de l'État,
11:42le départ avancé du chef d'État.
11:46Si on gagne 3 mois…
11:47– Vous êtes cohérent sur ce sujet,
11:48vous le répétez de semaine en semaine,
11:50là vous pensez que ça devient encore plus impérieux ?
11:53– Vous, ça ne vous donne pas,
11:54vous n'avez pas le sentiment
11:55que la situation ne va pas s'améliorer ?
11:57– Mais vous croyez que son départ
11:57va résoudre une telle situation ?
11:58– Attends, je n'ai pas dit ça,
12:00j'ai dit, si on a une chance que ça se calme,
12:03il faut la tenter,
12:05et cette chance, c'est le départ d'Emmanuel Macron.
12:08S'il est pour une fois pas dans un narcissisme absolu,
12:12mais dans une espèce d'abnégation
12:14qui lui ferait dire, finalement,
12:16est-ce que si je pars 6 mois plus tôt,
12:18ça ne va pas calmer les choses ?
12:19Oui, aujourd'hui, je pense que ça pourrait les calmer.
12:23Mais vous ne voyez pas comment,
12:25de semaine en semaine,
12:26on se retrouve toutes les semaines,
12:28Sonia Mabrouk,
12:29et toutes les semaines,
12:30on peut faire une liste complète
12:32de toutes les folies qui se sont passées.
12:34– Allons-y, parce qu'il y a de nombreuses villes sous cloche,
12:37il y a les commerçants qui sont tabous,
12:38il y a les forces de l'ordre qui sont exténuées,
12:40il y a des habitants auxquels on dit,
12:43allez vous mettre aux abris,
12:44on va voir à Marseille,
12:46c'est ce qu'on leur a dit,
12:47restez en sécurité.
12:48– Restez chez vous.
12:48– Et on espère que, évidemment…
12:50– Vous vous rendez compte dans quel état on est ?
12:52On en est…
12:54Attendez, sur, par exemple, le couvre-feu.
12:57Chez moi, il y a un couvre-feu.
12:58Pour les mineurs de moins de 13 ans…
13:00– Il est respecté ?
13:01– Oui, oui, parce qu'on amène aux parents.
13:03On amène les enfants aux parents,
13:05mais c'est les mineurs.
13:06Mais là, on n'en est pas du tout là.
13:07On est aujourd'hui, en temps de paix,
13:10à prendre une mesure qui relève de la guerre,
13:12ou alors c'était au moment de la Covid,
13:15mais c'était autre chose,
13:16où on dit aux gens,
13:17mais j'ai entendu les propos du M. Payan,
13:19Benoît Payan, dire, restez chez vous.
13:21Mais enfin, est-ce que vous vous rendez compte une minute ?
13:23– Il a raison de le dire, ce n'est pas du tout ça.
13:25– C'est un confinement sécuritaire.
13:26Vous ne pouvez pas sortir pour des raisons de sécurité.
13:28– Vous rendez compte ?
13:28– En espérant que les maisons et les habitations
13:30restent le dernier endroit où on est en sécurité.
13:32– Mais vous avez compris, je ne critique pas cette mesure,
13:34pas du tout, je comprends qu'il le disait tout.
13:35Mais vous vous rendez compte qu'on accepte, nous,
13:38l'idée que ce soit comme ça.
13:39Et attendez, juste, au milieu de tout ça,
13:42il y a des gens qui s'appellent les commerçants, madame.
13:45Vous savez la catastrophe que c'est pour eux ?
13:48Parce qu'aujourd'hui, même, même, madame Abrouk,
13:51même si ça a été plus calme, samedi, hier,
13:56qu'il y a 15 jours, le 17,
13:58mais les gens, ils ne sont pas venus faire leur cours.
14:01– C'est des villes mortes.
14:02– Attendez, vous êtes promenés, je suppose, comme moi,
14:05samedi, moi, dans ma ville, il n'y avait pas un chat dans les rues.
14:09Il n'y avait pas un chat dans les rues.
14:10Alors qu'à Baiser, en plus, il n'y a pas de problème.
14:12– On est en train de laisser faire la mort lente du commerce dans notre pays,
14:16et donc, au in fine, ensuite, de tout ce qui s'ensuit.
14:19– Et des gens qui ont souvent toutes leurs économies-là,
14:23où c'est fragile, la crise économique,
14:24on parle de la crise économique, ça veut dire concrètement,
14:27qu'aujourd'hui, pour un petit commerçant, c'est difficile,
14:30c'est juste difficile de vivre.
14:31Enfin, je suppose que vous en avez en bas de chez vous,
14:33quand vous le rendrez, ils ne gagnent pas des milliers, des cents.
14:35Et en plus, aujourd'hui, samedi après samedi,
14:39qui est souvent le jour où, quand même, il y a le plus de gens dans les rues,
14:42où tu fais ton chiffre d'affaires,
14:44j'ai été saisi par la dame qui s'occupe du petit commerce à Lyon,
14:47parce que je la connais,
14:48qui me disait que certains commerces,
14:51d'un samedi à l'autre, par rapport à avant,
14:54c'est 90% de moins de chiffre d'affaires,
14:57et on arrive vers Noël.
14:59Qu'est-ce qu'on veut que, là aussi,
15:01déjà, nos centres-villes,
15:02où c'est compliqué de maintenir du petit commerce,
15:05parce que tu as les grandes surfaces,
15:06moi, j'ai toujours été contre les grandes surfaces,
15:08je continue à le dire, il m'exaspère les grandes surfaces,
15:10parce qu'elles ont tué les petits commerces dans les centres-villes
15:12et la vie de nos centres-villes.
15:14Mais en même temps, maintenant, tu as un certain nombre de gens.
15:17Juste la peur qu'ils disent-ils,
15:20aujourd'hui, la peur, moi aussi,
15:22j'ai pris plein de mesures,
15:23il y avait plein de policiers partout dans mes îles,
15:25mais vous avez compris,
15:26est-ce que vous allez faire vos courses ?
15:27Vous, bien sûr que non, vous n'allez pas faire vos courses.
15:29Donc, quand on dit, oui,
15:30mais il y a des tracés maintenant alternatifs
15:31qui évitent les centres-villes,
15:33en réalité, ils sont fermés.
15:35Mais attendez, puis tu te dis un truc,
15:36tu te dis, ça, c'est la manif officielle,
15:38si tu as un certain nombre de groupes,
15:40et c'est ce qui s'est passé dans tout un temps d'autre,
15:42les groupes, le parcours officiel,
15:44ils sont en contrebalance, madame, du parcours officiel,
15:47ils partent du parcours officiel
15:48et ils vont dans toute la ville.
15:49Et ça, c'est un vrai problème.
15:50Mais alors, qu'est-ce que tu es en train de nous dire,
15:52ce soir, Robert Ménard,
15:53qu'une grève, ça se termine ?
15:56Ah mais attendez...
15:56Qu'est-ce que des rassemblements, ça se termine ?
15:57Que des manifestations, ça doit se terminer ?
16:00Ça doit se terminer à un moment donné
16:02où, qu'est-ce que tu vas faire ?
16:03Tu ne vas pas tenir, à part de mentir aux gens
16:06et de leur faire toutes les promesses qu'ils veulent,
16:09à nos lycéens, à nos étudiants,
16:11qui proposent des choses qu'il est impossible de faire.
16:14Vous pouvez raconter tout ce que vous voulez,
16:15personne ne le fera.
16:17Vous allez, aujourd'hui,
16:19qui va voter l'augmentation du SMIC ?
16:21Ce n'est pas vrai.
16:22Ça veut dire que la seule sortie de crise,
16:24aujourd'hui, en dehors de promesses démagogiques
16:26de ce type-là,
16:27c'est encore une fois le départ du chef d'État.
16:30On est dans un pays,
16:31que vous l'aimiez ou pas,
16:32la constitution,
16:33l'organisation administrative de ce pays,
16:36tout remonte,
16:37tout se décide à l'Élysée.
16:39Donc, ou vous changez la personne qui siège,
16:41qui occupe l'Élysée au même temps,
16:43ou sinon, on va se retrouver,
16:45je vous donne rendez-vous dimanche prochain,
16:47dimanche d'après,
16:47et on aura exactement la même discussion,
16:50et on sera épuisé de la voir.
16:51Oui, mais avec des inquiétudes
16:53qui, chaque fois, montent d'un cran.
16:54Il est vrai que, ce samedi 31 octobre,
16:57Berbénard s'est déroulé différemment
16:58du samedi 17 octobre.
17:00Il faut le souligner,
17:01il faut s'en féliciter,
17:02mais pour autant,
17:03ce qui m'inquiète,
17:04c'est qu'on commence à s'habituer
17:05à des standards, quand même,
17:06de violences qui sont assez élevés.
17:08Quelle est la prochaine étape ?
17:09Quand vous dites des commerçants
17:10à bout de souffle,
17:12enfin, on a tous des commerçants
17:14en bas de chez nous,
17:15certains, peut-être,
17:15vous disent la même chose
17:16que ce qu'ils m'ont dit.
17:17Ils m'ont dit,
17:17mais la prochaine fois,
17:19qu'est-ce qu'on fait ?
17:20Est-ce que ça vous inquiète,
17:21ce mouvement d'autodéfense ?
17:23Est-ce que c'est un risque ?
17:24C'est une réalité.
17:25Les commerçants ont peur,
17:27ils montent des contreplaqués.
17:28Les contreplaqués sont arrachés
17:29des vitrines jusqu'à temps.
17:31Bien sûr,
17:31mais il y a des commerçants,
17:32alors pour l'instant,
17:33pour l'instant,
17:34ils s'arment de bombes lacrymogènes
17:37et d'armes d'autodéfense
17:39qui ne sont pas létales,
17:42comme on dit en gros en français,
17:43qui ne tuent personne.
17:44Mais attendez,
17:45vous êtes sûrs, vous,
17:46que dans quatre semaines de plus,
17:48les gens,
17:48ils continueront à avoir
17:50leur vie piétinée,
17:51leurs économies menacées,
17:52leurs commerces saccagés ?
17:54Moi, je pense qu'il y a
17:55un certain nombre de gens
17:55qui ne l'accepteront plus.
17:57On joue avec le feu.
17:58On joue avec le feu.
17:59Et la réponse,
18:00aujourd'hui,
18:01elle est autoritaire.
18:02Moi, je suis le dernier
18:04à penser qu'on doit
18:06laisser manifester les gens,
18:07mais on ne doit pas
18:08laisser casser.
18:09D'accord.
18:09Tu manifestes,
18:10tu ne casses pas.
18:11Et là,
18:12on voit quand même
18:12que la présence
18:14de nombreux policiers,
18:15ça calme les choses.
18:16Mais on va pouvoir
18:17le faire tous les samedis.
18:18Regardez cette image,
18:19justement,
18:19Place de la Bastille,
18:21le matériel qui a été saisi
18:22avant les rassemblements.
18:23C'est un petit arsenal.
18:24Des mortiers,
18:25des boules de pétanque.
18:27Plus largement,
18:27est-ce qu'il y a
18:28une professionnalisation,
18:29justement,
18:29de ces groupes violents
18:30dans la guérilla
18:31et les violences urbaines ?
18:32Parce qu'il y a plein
18:34de gens différents.
18:35Vous avez les pilleurs,
18:36c'est-à-dire ceux
18:37qui viennent là
18:37pour aller vider
18:40des magasins
18:41dont ils rêvent
18:42d'avoir les marchandises
18:43ou les revendent,
18:44les marchandises.
18:44Mais vous avez aussi
18:45un certain nombre de gens
18:46qui sont des militants
18:49politiques.
18:49Mais alors,
18:50qu'est-ce qu'on dit
18:51aux commerçants ?
18:51Protégez-vous,
18:52qu'alfeutrez-vous
18:53pour combien de temps ?
18:55Mais qu'est-ce que vous voulez
18:55que je dise, moi ?
18:56Qu'est-ce que vous voulez
18:56que je dise aux commerçants ?
18:57Enlève donc le...
18:59Comment ça s'appelle ?
19:01La...
19:02Ce que tu as mis
19:03sur ta façade,
19:04le bois que tu as mis.
19:05Chez moi,
19:06ça n'arrive plus ça
19:06parce que c'est calme,
19:07peut-être,
19:08pour tout un tas de raisons
19:09dont je ne vais pas
19:10me flatter ici
19:11qui sont des raisons différentes.
19:12Je vous ferai remarquer d'ailleurs
19:13que comme quoi la gauche,
19:14ça ne lui sert à rien
19:15d'être plutôt sympathique
19:16avec un certain nombre de gens
19:17parce que c'est d'abord
19:18dans des villes de gauche
19:19qu'il y a le plus de bordel.
19:21Je ne sais pas
19:21si vous l'avez remarqué
19:22à quelques exceptions près.
19:24Comme quoi,
19:24quand tu cèdes
19:25par rapport à un certain nombre
19:26de connard,
19:26ils ne te sont même pas
19:27reconnaissants.
19:28Ils vont...
19:28Moi, chez moi,
19:29il n'y a personne
19:30qui vient me dire
19:30je vais casser la ville
19:31parce que je lui dis
19:32d'abord on va te casser la figure.
19:33Si tu touches à la ville,
19:35c'est une réponse primaire
19:40ce genre de langage.
19:40Je vais me gêner
19:41pour le tenir.
19:43Non mais,
19:43vous rigolez,
19:44vous voulez...
19:44Si le maire ne tient pas
19:46ce discours-là
19:46de fermeté à ce point-là,
19:49mais attendez,
19:49vous...
19:50Mais attendez,
19:50madame,
19:51quelqu'un qui vient
19:51vous emmerder,
19:52j'imagine qu'à un moment donné,
19:54si vous pouvez,
19:54vous lui foutez
19:55deux paires de claves,
19:56vous ne laissez pas faire.
19:57Et les gens ne veulent plus
19:58se laisser faire.
20:00C'est ça.
20:00Et moi, je pense...
20:02D'abord, un,
20:03je les comprends.
20:04Deux,
20:04la réponse politique
20:06du gouvernement,
20:07aujourd'hui,
20:07elle ne calmera pas les choses.
20:09Mais vous n'allez pas
20:10chaque casseur,
20:11chaque pilleur
20:11lui parler droit dans les yeux.
20:13Moi, ce qui...
20:13Vous voyez ce que vous dites,
20:15là, Robert Ménard ?
20:16Ça renvoie,
20:17ça renvoie à une régression
20:19de...
20:19Parce que c'est l'État
20:20qui a le monopole
20:21de la force légitime.
20:22Quand il n'y a plus,
20:23il ne l'a plus,
20:24c'est une féodalisation
20:25de la sécurité.
20:26Chacun s'occupe
20:27de sa propre sécurité.
20:28Cette sécurité,
20:29intégrité physique,
20:30celle de ses biens,
20:31celle de sa maison,
20:32demain, alors...
20:32Et madame,
20:33mais qu'est-ce que je fais
20:33comme maire ?
20:35Je vous rappelle
20:35que pendant des années,
20:36on nous a expliqué
20:37que vous n'allez quand même
20:38pas mettre des policiers
20:39municipaux,
20:40vous n'allez pas les armer,
20:41vous n'allez pas faire
20:43tout un tas de choses
20:43que je fais
20:44comme un certain nombre
20:45d'autres maires.
20:46Et normalement,
20:46la logique,
20:47ce serait que l'État
20:48s'en occupe.
20:49Pourquoi ?
20:49Attendez,
20:50expliquez-moi,
20:51pourquoi les gens
20:52de chez moi,
20:53les Bitérois,
20:53comme les gens de Cannes
20:55ou d'ailleurs,
20:56ils payent des impôts nationaux
20:57pour qu'on assure
20:58leur sécurité
20:59et en plus,
21:00ils payent des impôts locaux
21:02parce que l'État
21:03n'est pas foutu
21:03d'assurer la sécurité,
21:05c'est les mairies
21:05qui le font.
21:06Donc plus on donne à l'État,
21:08moins vous estimez
21:09qu'il répond
21:10à ses prérogatives principales.
21:13Mais madame,
21:13ça fait 40 ans,
21:1540 ans
21:16qu'on laisse passer
21:17à cette autre chose
21:18qu'il ne fallait pas
21:18laisser passer.
21:20Aujourd'hui,
21:20sous prétexte
21:21d'un État de droit
21:22qui se retourne
21:23contre les petits citoyens,
21:24contre les honnêtes gens,
21:26aujourd'hui,
21:26quand vous dites aux gens
21:27« Ah oui,
21:28mais si je ne suis pas capable
21:29de prouver que c'est vous,
21:30Sonia Mabrouk,
21:31qui avez jeté la pierre,
21:32alors vous étiez dans un groupe
21:33où il y en a 20
21:34qui ont jeté des pierres,
21:35je ne peux pas vous condamner. »
21:36Mais il faut arrêter
21:37avec cette foutaise,
21:39il faut arrêter avec ça.
21:40Il y a des violences
21:41qui sont faites en groupe,
21:43on sanctionne tout le groupe.
21:44Le projet casseur-payeur
21:45au Sénat
21:46va vers...
21:47Non,
21:48l'individualisation reste,
21:49mais si vous participez
21:50à un groupe
21:51où il y a de la classe
21:52et du pillage
21:53et que vous ne partez pas
21:55au moment où c'est fait,
21:55votre responsabilité
21:57peut être engagée.
21:57Qui c'est qui a supprimé ça ?
21:59C'est la gauche.
22:00Ça s'est fait au moment
22:01de Mitterrand,
22:02de l'élection de Mitterrand,
22:02parce qu'avant,
22:03il y avait la loi,
22:04cette même loi casseur
22:05qui faisait que tu pouvais
22:07être condamné
22:07même si on ne pouvait pas
22:08prouver que tu étais
22:10personnellement
22:10l'auteur du jet de pierre.
22:12Personnellement,
22:12mais tu étais dans un groupe
22:13et tu es solidaire
22:14parce que c'était un groupe.
22:15Attendez,
22:15j'entends une partie de la gauche
22:17aujourd'hui
22:18se plaindre de ça,
22:19mais c'est eux
22:19qui ont fait ça
22:20pendant des années.
22:21C'est eux
22:22qui ont trouvé des excuses
22:23à ces petits voyous
22:24pendant des années.
22:25Moi, j'aime beaucoup le maire...
22:26Je ne connais pas le maire
22:27de Marseille
22:29puisqu'on parle de lui.
22:30Je n'irai contre lui
22:30ni pour lui et tout ça.
22:32Mais c'est son parti
22:33qui nous a foutus dans la merde.
22:34Enfin, pendant des années,
22:36ils ont trouvé des excuses.
22:37À l'école,
22:38il fallait que les gens
22:39soient heureux.
22:40Mais non, à l'école,
22:41il faut apprendre
22:41un certain nombre de règles.
22:42On apprend
22:43un certain nombre de règles.
22:44Mais entre...
22:46Vous dites la liberté
22:47de manifester,
22:48oui, évidemment,
22:49elle est constitutionnelle.
22:50Mais vous dites
22:50liberté de travailler,
22:51liberté de commercer,
22:53de vivre de son commerce.
22:54Qu'est-ce que vous répondez,
22:55puisque vous citez
22:56l'État de droit
22:57et la justice
22:57à ces décisions
23:00des tribunaux administratifs,
23:01Robert Ménard,
23:02qui contredisent parfois
23:04la décision du préfet.
23:05D'ailleurs, là,
23:06sur Paris,
23:06c'est incroyable.
23:07Vous avez vu
23:08l'aller-retour
23:08pour arriver.
23:09Mais ça,
23:10c'est quand même,
23:11heureusement...
23:11Est-ce que vous dites
23:11heureusement
23:12qu'il y a quand même
23:12de telles décisions ?
23:13Vous dites non,
23:14les juges doivent
23:16ne pas seulement juger en droit,
23:18mais tenir compte
23:19de la situation ?
23:20Bien sûr.
23:21Ce n'est pas généralement
23:22le rôle...
23:23Oui, mais...
23:24Parce que les juges,
23:24ils sont totalement impartiaux,
23:26parce que les juges,
23:27ils n'ont pas d'idées politiques
23:28dans la tête,
23:29parce que les juges,
23:30c'est éthéré.
23:31Vous savez,
23:31c'est éthéré.
23:32Vous, par exemple,
23:33vous êtes journaliste,
23:34je vais faire une comparaison,
23:35vous avez des idées personnelles,
23:36ça n'apparaît jamais,
23:38mais c'est une fiction
23:39dans un tribunal,
23:40un juge,
23:41bien sûr qu'il est aussi
23:43un citoyen qui juge.
23:44Moi, je vais vous dire
23:45quelque chose.
23:45Je pense qu'aujourd'hui,
23:47je fais attention
23:48à ce que je dis
23:49parce que je ne veux pas
23:49que ce soit mal interprété.
23:50Je pense qu'aujourd'hui,
23:51bien sûr,
23:52qu'il y a une indépendance
23:56un laxisme,
23:57je ne dis jamais les juges,
23:59pas plus que les journalistes,
24:01pas plus que les juifs,
24:02pas plus que les musulmans.
24:03Tout ça,
24:04ça n'existe pas.
24:05Il y a des juifs
24:06qui sont ainsi,
24:07il y a des musulmans
24:07qui pensent ceci,
24:08il y a des juges.
24:09Mais il y a des juges
24:10qui sont des juges laxistes.
24:11Et il y a des juges,
24:12pour reprendre des prisons,
24:13qui ne mettent pas
24:14les gens en prison,
24:15tout simplement
24:16parce qu'il n'y a pas
24:16de place de prison.
24:18C'est aussi con que ça.
24:20Quand le président de la République
24:21a dit depuis Marseille
24:22« Ce n'est pas normal
24:23qu'à six mois
24:24de la présidentielle,
24:26d'ébullition ? »
24:27Mais c'est à cause de qui ?
24:28Non, de Dieu,
24:29c'est à cause de qui ?
24:30C'est le même
24:31qui vous dit aux policiers
24:33qu'un jour avant,
24:34il faut qu'ils aient
24:34de l'empathie
24:35pour les gens
24:36qu'ils ont en face d'eux.
24:37Non, mais vous foutez du monde.
24:38Monsieur le maire,
24:39rassurez-moi,
24:39il y a quand même
24:40une volonté au sommet de l'État
24:41de tenir les choses,
24:42de préparer quand même
24:44une élection présidentielle.
24:45J'espère.
24:46Attendez, là,
24:46on ne va pas rejouer
24:47tous les deux
24:48à quelque chose
24:50auquel il ne faut pas jouer.
24:51Jouer.
24:51Je n'imagine pas
24:53qu'il y ait de l'arrière-pensée
24:55dans tout ça.
24:56Je n'imagine pas
24:57que le foutoir
24:58auquel on assiste...
24:59Non, non.
25:00Voilà, moi j'interroge
25:00les défaillances
25:01de l'État régalien,
25:02c'est tout.
25:03Oui, oui.
25:04Alors si c'est ça, oui.
25:05Si c'est ce qu'on peut
25:08comprendre de votre question,
25:09à savoir,
25:10est-ce que le foutoir,
25:11il sert à un certain nombre
25:12de gens...
25:12Certains parlent
25:13du pourrissement,
25:15de telle ou telle situation.
25:16C'est dit
25:16par une partie
25:18de la classe politique.
25:18Vous savez,
25:20il y a un truc,
25:21c'est de la psychologie
25:22de bazar de ma part,
25:23mais je suis un psychologue
25:24de bazar qui n'est pas
25:26très intelligent.
25:26Allez-y, tentez.
25:27Vous savez,
25:27il y a des gens
25:28qui, quand ils quittent
25:29le pouvoir,
25:31ou quand ils quittent
25:32le pouvoir,
25:33ont au fond
25:34une seule envie,
25:35c'est que les gens
25:36les plus proches d'eux
25:37ne leur succèdent pas.
25:38Je pense qu'il y a ça.
25:40Et je ne voudrais pas
25:42que notre chef de l'État
25:44préfère n'importe qui...
25:46Sauf son propre camp.
25:47Sauf son propre camp.
25:49Vous savez,
25:49et en plus,
25:50quand tu as les velléités
25:51de revenir,
25:52peut-être qu'il est jeune,
25:53pardon,
25:53je vous rappelle
25:54qu'il n'est pas très vieux,
25:55Emmanuel Macron,
25:56tu peux imaginer
25:57un scénario
25:58où en 2032,
26:01tu es un avenir
26:02politique devant toi.
26:03Mais on ne sait déjà pas
26:04comment les six mois
26:05devant nous
26:06vont se dérouler.
26:07Il faut qu'il parte.
26:08Comment il faut que je vous dise
26:09qu'il faut qu'il parte ?
26:10On a compris
26:11ce que vous voulez dire.
26:12Et moi,
26:12ce qui m'interroge,
26:12c'est le chemin
26:13que prend notre société,
26:14le chemin que prend la France.
26:16Parce que là,
26:16je voudrais qu'on parle
26:17d'un climat.
26:18on a parlé
26:18du climat social explosif,
26:20je voudrais qu'on parle
26:20du contexte politique
26:22irrespirable,
26:23délétère.
26:23Est-ce qu'il y a un risque
26:24de désintégration ?
26:25Je vous pose la question.
26:27Car suite à l'attentat
26:28raciste de Trappes,
26:29les forces politiques
26:29se sont entre-déchirées
26:31avec des renvois
26:32de responsabilité
26:33d'un tel acte
26:34aussi grave.
26:35On va en parler,
26:36il y a une séquence
26:37sur ce plateau
26:38et vous avez souhaité
26:39en parler,
26:40qui a mis le feu
26:40aux poudres
26:41avec les propos
26:42de Sophia Tizaoui
26:43qui est ancienne présidente
26:44de l'union syndicale lycéenne
26:45en s'adressant
26:46à Julien Odoul
26:48parlant d'un parti mort.
26:49Je vous propose
26:50ainsi qu'à nos téléspectateurs
26:51de voir l'entièreté
26:52de la séquence
26:53pour comprendre le contexte.
26:55Quand vous avez un ministre
26:56il y a 48 heures
26:58qui est monsieur Lescure
26:59qui lance un baril d'essence
27:01avec un mépris inouï
27:03en nous disant
27:04que les taxes
27:05sur les carburants
27:06ça ne l'empêche pas
27:07de dormir.
27:08Alors vous avez
27:08des millions de français
27:09notamment dans la ruralité
27:11qui aujourd'hui
27:12font des cauchemars
27:13avec le prix de l'essence
27:14qui font des arbitrages
27:15terribles
27:15entre le plein du réservoir
27:17et le plein du frigo
27:18et vous avez un ministre
27:19qui à quelques jours
27:21d'une manifestation
27:21il dit
27:22je m'en moque
27:23moi les taxes
27:23sur les carburants
27:24qui représentent
27:2550% de votre facture
27:26ça ne m'empêche pas
27:27de dormir
27:27parce que je n'en ai rien à faire
27:28moi je suis un privilégié.
27:30Imaginez
27:31comment c'est ressenti
27:32politiquement
27:33donc il y a effectivement
27:34un problème politique
27:34c'est pour ça qu'on vous interroge
27:35des modules
27:37je ne suis pas partie
27:37du gouvernement
27:38c'est même pire que ça
27:39vous faites partie
27:40de l'Assemblée Nationale
27:40qui à chaque fois
27:41peut sauver
27:42quelques mesures
27:43pour les citoyens
27:44vous ne le faites pas
27:44et vos discours d'ailleurs
27:45ne le faites pas
27:46si vous regardez
27:46l'Assemblée Nationale
27:47vous voyez qu'on ne peut rien faire
27:48laissez-moi finir
27:49et d'ailleurs
27:50si on va même plus loin
27:51vos discours à vous
27:52n'apaisent rien
27:53quand on voit
27:55les discours que vous avez tenus
27:56ces derniers temps
27:56sur la république islamiste
27:58de Jordan Bardella
27:59en parlant de trappe
28:00quand vous parlez
28:01oui mais c'est un discours
28:02qui attise la haine
28:04et c'est ça le problème
28:04aujourd'hui
28:05mais pardon
28:05mais vous me rendez compte
28:06il n'y a eu un attentat
28:07et vous me parlez de
28:09quelle haine
28:10mais est-ce que vous vous rendez compte
28:11et c'est une honte
28:11ce que vous venez de dire
28:12et j'espère très bien
28:13que vous avez conscience
28:14c'est vous qui me regardez
28:15avec de la haine dans les yeux
28:16oui bien sûr
28:17c'est vous qui me regardez
28:17avec de la haine
28:18vous avez la haine
28:18et vous savez pourquoi
28:19la jeunesse
28:20une partie de cette jeunesse-là
28:22est haineuse
28:22et n'a qu'une envie
28:23c'est d'en découdre
28:24mais oui j'ai envie
28:25d'en découdre
28:25avec le Rassemblement National
28:26parce que j'ai envie
28:27que vous soyez un parti mort
28:28voilà moi je le dis
28:29je veux que votre parti
28:30attendez
28:31attendez
28:32non non
28:33politiquement
28:33non non
28:34symboliquement
28:36non non
28:36non non
28:36non non
28:36non attendez
28:37Julien Odeau
28:37non non
28:38non
28:38non non
28:38non non
28:40Julien Odeau
28:47moi je ne veux plus
28:48que ce parti existe
28:48mon fils de 3 ans
28:49mon fils de 3 ans
28:50a été menacée de mort
28:51pour faire des gens comme ça
28:52non non
28:52et moi je n'ai pas été menacée de mort
28:54non
28:54et moi je n'ai pas été menacée de mort
28:55attendez
28:56on ne veut pas
28:57partir sur ce plateau
28:58et bien c'est très bien
28:59non non
29:00non non
29:01tout le monde doit être représenté
29:02sur tous les plateaux
29:03qu'on ne peut pas dire
29:03un parti mort
29:04mais moi je ne veux pas
29:05je ne veux pas
29:06que aujourd'hui
29:06les gens qui attisent la haine
29:07et la violence de ce pays
29:08soient représentés sur des plateaux
29:09oui mais madame
29:10madame
29:10non non
29:12vous n'êtes pas ici
29:12non non
29:13Bruno
29:14je dis attendez
29:15non c'est moi qui prends la parole
29:16vous n'êtes pas rédactrice en chef
29:18ni l'armée des élégants
29:19sur un plateau
29:20non bien sûr que non
29:20mais je parlais de mort politique
29:22à un moment donné
29:22ne nous détournez pas
29:23mes propos non plus
29:24je suis désolée
29:25attendez on est à cran
29:26il y a des personnalités aussi
29:27qui subissent des pressions
29:28sur leur famille
29:29sur beaucoup de choses
29:29et on en sait quelque chose
29:31mais je sais bien
29:32je ne fais pas de différence
29:34je suis obligée de préciser
29:36que quand on emploie
29:37ce type de mots
29:38on parle symboliquement
29:39ou politiquement
29:41simplement
29:41et je précise
29:42Robert Ménard
29:43que depuis
29:43Julien Audoul a annoncé
29:45avoir déposé plainte
29:46de quoi alors
29:47cette séquence
29:48est-elle le révélateur
29:49pour vous ?
29:51d'une folie
29:52qui s'est emparée
29:53pas seulement
29:54on l'a dit
29:55dans la rue
29:55mais sur les plateaux de télévision
29:57on pourrait en parler
29:58quand même
29:59des menaces aussi
30:00je veux dire
30:01je regardais
30:02un certain nombre
30:03de rédactions
30:04qui ont écrit
30:05signé un texte commun
30:07pour protester
30:08contre le Rassemblement National
30:12lors de son congrès
30:13vous savez
30:13ils ont viré
30:14un certain nombre
30:14de journalistes
30:16mais ces mêmes journalistes
30:17vous les avez entendus
30:18quand
30:19à CNews
30:20on s'en est pris
30:20à leur bureau
30:22quand des équipes
30:24de BFM
30:24ont été prises à partie
30:25quand des équipes
30:26quand même
30:27un certain nombre de gens
30:28rêvent
30:28de contrôler
30:30ce qu'il se fait
30:30sur France
30:31il faut être solidaire
30:31en tout cas
30:32il n'y a plus aucune solidarité
30:36entre les journalistes
30:37c'est-à-dire que la guerre
30:38qu'on est en train de voir
30:39elle est en train de rentrer
30:42dans les rédactions
30:43je suis sidéré de ça
30:44je suis sidéré
30:45du rapport
30:46pas seulement
30:47entre les rédactions
30:48je suis sidéré
30:49des rapports
30:50de la violence
30:50dans les rédactions
30:52aujourd'hui
30:53il y a une situation
30:54que je n'ai jamais connue
30:55dans les rédactions
30:56entre les rédactions
30:57entre les forces politiques
31:00et c'est un ancien
31:03cofondateur
31:03de Reporters sans frontières
31:04qui le dit
31:05donc quand vous dites
31:05que c'est inédit
31:06c'est inédit
31:08ça n'est jamais arrivé
31:10jamais il y avait des gens
31:11qui critiquaient
31:12tel ou tel
31:13tel ou tel parti pris
31:15de telle ou telle rédaction
31:16mais là je vois
31:17à l'intérieur des rédactions
31:20des choses se fissurer
31:21pour des raisons politiques
31:22vous voyez
31:25dans votre rédaction
31:26comme ailleurs
31:26je vous parlerai
31:27et depuis
31:29les divisions
31:30je les amène
31:30sur un plan politique
31:31est-ce que depuis
31:32l'attentat raciste
31:33de Trappes
31:33en particulier
31:34il y a un narratif
31:36un récit Robert Ménard
31:37qui est en train
31:37de s'installer
31:38selon lequel
31:38ce terrible attentat
31:40terrible
31:41n'est pas seulement
31:42un fait isolé
31:42mais qu'il est le résultat
31:44d'une parole décomplexée
31:45et au fond
31:45d'une France
31:46d'une France
31:47certains disent
31:48raciste
31:48d'un point de vue
31:50systémique
31:52moi j'ai été
31:53je pense que
31:54peut-être
31:54on ne l'a pas dit
31:55assez
31:55ou je ne l'ai pas dit
31:56encore assez
31:57pourtant je suis intervenu
31:58chez vous
31:59et ailleurs
31:59pour en parler
32:00ce qui s'est passé
32:02à Trappes
32:02est une monstruosité
32:05est une monstruosité
32:07est une monstruosité
32:09et il ne faut pas
32:10après
32:11trouver
32:12des excuses
32:13ah oui mais Trappes
32:14c'est ceci
32:15je m'en contrebalance
32:16de ça
32:18il faut d'abord
32:19se contenter
32:20si j'ose dire
32:21de dénoncer
32:22il n'y a pas
32:23un racisme
32:24d'un côté
32:25un racisme de l'autre
32:26qui serait excusable
32:27parce que ce n'est pas
32:28votre bord politique
32:29ou pas votre sensibilité
32:30ou que sais-je encore
32:31d'abord
32:32il faut dire ça
32:33ensuite
32:33bien sûr
32:35y compris
32:35tout à l'heure
32:36j'entendais
32:37sur votre antenne
32:38le maire de Paris
32:40expliquer que
32:41le maire de Trappes
32:43avait fait un discours
32:44consensuel
32:45attendez
32:46attendez
32:47le maire de Trappes
32:48il dénonce
32:49pendant l'hommage
32:50des milliardaires
32:51un milliardaire xénophobe
32:53vous voyez à qui
32:53il fait penser
32:54tout le monde l'a compris
32:55des militants d'extrême droite
32:56dissimulés
32:57derrière des cartes de presse
32:58qu'est-ce que ça veut dire
32:59ça
33:00ça va calmer
33:01les ardeurs
33:02des uns et des autres
33:02moi je pensais
33:03qu'un maire
33:04et moi j'ai des idées
33:06politiques
33:06mais sur quelque chose
33:07comme ça
33:08je me retrouve
33:09avec lui
33:10pour dire que c'est
33:11encore une fois
33:12un truc
33:12d'une barbarie terrible
33:14mais lui estime
33:15le maire de Trappes
33:16d'ailleurs
33:16il veut rendre illégal
33:17par exemple
33:18soyons très concrets
33:19il veut rendre illégal
33:20la théorie
33:21du grand remplacement
33:22qui aurait armé
33:23de son point de vue
33:23l'assaillant de Trappes
33:25alors est-ce que c'est
33:26une question
33:27de sécurité fondamentale
33:29ou de liberté d'expression
33:30attendez
33:31mais là
33:31c'est une liberté d'expression
33:32moi je ne suis pas d'accord
33:34avec la
33:35cette idée
33:37cette idée
33:38en l'occurrence
33:39qui me semble dangereuse
33:41parce qu'elle
33:42elle introduit
33:45quelque chose
33:46de terrible
33:47s'il y a un grand
33:48remplacement
33:49il va y avoir
33:51potentiellement
33:51une guerre
33:52entre ceux
33:53qui seraient
33:55susceptibles
33:55de remplacer
33:56un peuple
33:57qui est celui
33:57des origines
33:58bien sûr
33:59je pense que
33:59c'est une folie
34:00il y a un changement
34:01de population
34:02qu'on constate
34:02pas dans toute la France
34:03mais dans un certain
34:04nombre de quartiers
34:05et de villes
34:05il n'y a pas derrière
34:06parce que la théorie
34:08du grand remplacement
34:09c'est que derrière
34:10il y a des gens
34:11qui organisent ça
34:12je n'en crois pas
34:13un mot
34:14mais je le combat
34:16madame
34:16ça se combat
34:17ces idées là
34:18politiquement
34:18ben oui attendez
34:19c'est Éric Zemmour
34:20qui porte ses courrières
34:21vous allez lui interdire
34:23de parler
34:23vous allez lui interdire
34:25de venir
34:26mais attendez
34:26si on fait ça
34:27on pourrait le faire
34:28de l'autre côté aussi
34:29quand le premier mec
34:30qui a dit
34:30la police tue
34:31et vous voyez
34:31qui c'est qu'il a dit
34:32on pourrait aussi
34:33on pourrait dire
34:33alors monsieur Mélenchon
34:36qui parle
34:37qu'au fond
34:38la police tue
34:38on va l'interdire
34:39de plateau
34:40mais qu'est-ce que c'est
34:41et la gamine
34:42qu'on vient de voir là
34:43c'est elle qui va décider
34:44à qui vous allez donner
34:46la parole
34:46peut-être
34:47elle doit sûrement penser
34:49que vous ne devriez pas
34:50me la donner
34:51tous les dimanches
34:51ici même
34:51vous avez débattu
34:52avec d'ailleurs
34:53deux étudiants
34:54dont Marius Ménil
34:55mais attendez
34:56j'ai passé ma vie
34:57et vous avez eu
34:58un échange tout à fait
34:59mais madame
35:00vous passez votre vie
35:01à organiser des débats
35:02entre des gens
35:02qui ne sont pas d'accord
35:04mais c'est le minimum
35:06sur lequel on devrait
35:07s'entendre
35:07vous croyez que c'est
35:08encore possible
35:09je ne sais pas
35:10moi je vais vous dire
35:11quelque chose
35:11que là encore
35:13j'ai entendu
35:14un certain nombre
35:15d'élus de gauche
35:16qui sont allés
35:17au rassemblement
35:17à Trappes
35:18reprocher
35:19vous auriez pu y aller
35:21je me serais posé
35:22la question
35:22pas du tout
35:23d'y aller
35:23il se fait que
35:24j'étais dans ma ville
35:25et tout
35:26mais pourquoi
35:26je ne vais pas
35:27vous savez comment
35:28je serais accueilli
35:28là-bas
35:29monsieur Emmanuel Grégoire
35:30lui-même
35:31attendez
35:32mais il est socialiste
35:33est-ce que
35:34vous vous inquiéteriez pas
35:36si vous étiez
35:36à ma place
35:37d'aller dans un rassemblement
35:39à Trappes
35:39en ce moment
35:40honnêtement
35:42mais je vous la renvoyer
35:43à vous
35:43vous iriez à Trappes
35:46pourquoi je n'irais pas
35:48je n'aimerais pas croire
35:50j'entends
35:51mais je n'aimerais pas croire
35:52qu'il serait impossible
35:52d'aller
35:53est-ce que vous ne vous poseriez
35:55pas la question
35:55pour votre sécurité
35:56sérieusement
35:57mais aujourd'hui
35:58je crois que malheureusement
35:58la question se pose partout
35:59pour la sécurité
36:00et voilà
36:00et donc
36:01voilà
36:02mais en même temps
36:03je trouve que la droite
36:04elle ne doit pas
36:05sur ce qui s'est passé
36:06à Trappes
36:07avoir un bémol
36:09vous avez compris
36:10il ne faut pas avoir
36:11une hésitation
36:11monsieur le maire
36:12alors comment on peut
36:13espérer une unité nationale
36:15si des maires comme vous
36:16vous avez dit
36:17c'est une monstruosité
36:18vous venez de dire
36:18tout ce que vous avez dit
36:19vous ne pouvez pas
36:20aller à Trappes
36:22et être à Trappes
36:22non non
36:23j'ai bien compris
36:23je me serais posé
36:25la question
36:25de ma sécurité
36:27mais alors
36:27cette unité nationale
36:29dont on parle
36:29elle est en train
36:30de voler un lit plein
36:31alors qui peut siffler
36:32la fin de la partie
36:33parce qu'on a écouté
36:34attentivement
36:35le président de la république
36:36c'est quand même
36:36lui in fine et normal
36:37c'est son rôle
36:38c'est son rôle
36:39de père de la nation
36:40il a donné un entretien
36:43ces derniers temps
36:44et il a dit ceci
36:45on a une désinhibition
36:47d'un antisémitisme
36:48chez certains
36:48et une désinhibition
36:50du racisme
36:50chez les autres
36:51donc un racisme
36:52d'atmosphère
36:53les uns
36:53les autres
36:55qu'est-ce que vous pensez
36:56d'une telle parole ?
37:00il a raison en disant ça
37:01il n'est pas crédible
37:02en le disant
37:03vous voyez un peu
37:03ma réponse
37:04il n'est pas crédible
37:06parce que
37:06quand à un moment donné
37:07il aurait fallu
37:08dire un certain
37:09nombre de choses
37:10quand il aurait fallu
37:11en plein
37:11au lendemain du 7 octobre
37:13aller manifester
37:14il n'était pas là
37:15et donc tu perds
37:16ta crédibilité
37:17il y a des moments
37:17où ton silence
37:19ou ton absence
37:20te rend impossible
37:21que quelqu'un
37:22te croit
37:23te croit
37:24pour les années
37:25qui suivent
37:25mais aujourd'hui
37:26oui il y a un vrai problème
37:28oui il y a une violence
37:29qui fait peur
37:30moi je me demande
37:31moi je suis maire
37:32d'une ville
37:32où c'est plutôt calme
37:34c'est calme
37:35c'est pas plutôt
37:35c'est calme
37:36mais je me dis
37:37qu'est-ce que je ferais
37:38à la tête d'autres villes
37:39Emmanuel Macron
37:40il cible les deux
37:41les deux forces politiques
37:42qui est aujourd'hui
37:43l'ERN
37:44et le Rassemblement National
37:45mais je vais vous poser
37:46toutes les questions
37:46ce soir Robert Ménard
37:50dire comme l'a dit
37:51l'ERN
37:51aux plusieurs
37:52d'ailleurs
37:53il y a des journaux
37:54qui l'ont dit
37:54des médias
37:55je veux dire
37:56presse écrite
37:56et tout
37:57qu'il y a une emprise
37:57islamiste sur Trapp
37:59une emprise islamiste
38:00est-ce que c'est avoir
38:01une responsabilité
38:01dans l'attentat raciste
38:02de Trapp
38:03mais non
38:03tu peux attendre
38:04sinon tu dis plus rien
38:05madame
38:07moi je sais pas
38:07je connais pas Trapp
38:08donc je vais pas dire
38:09je sais pas
38:10le poids des islamistes
38:11à Trapp et tout
38:12puis je pense que
38:13tous les habitants de Trapp
38:14ils sont pas tous
38:15islamistes
38:16donc je
38:16non mais
38:17madame il faut faire attention
38:18tu vois
38:18si tu dis
38:19à Bézier
38:20tout le monde est d'extrême droite
38:21c'est pas vrai
38:22d'abord
38:22d'accord
38:22donc vous vous n'auriez pas dit
38:23que Trapp est une république
38:25islamiste en miniature
38:26non je n'aurais pas dit ça
38:27je n'aurais pas dit ça
38:28parce que je me méfie
38:29des généralisations
38:30je vais vous dire pourquoi
38:31je m'en méfie parce que
38:32je l'ai fait
38:34et parce que j'ai eu tort
38:35de le faire
38:36par le passé
38:37par le passé
38:38parce que
38:39quand il y avait
38:40en l'occurrence
38:41c'était des réfugiés syriens
38:42vous savez
38:43vous vous rappelez
38:43qui ont fui
38:44et qui sont arrivés
38:46en Allemagne
38:46et ensuite
38:47en France
38:48j'ai eu
38:49des affiches
38:51des prises d'opposition
38:51où je mettais tous
38:53ces réfugiés
38:53dans le même sac
38:54et c'est une erreur
38:55il ne faut pas le faire
38:56je regrette
38:57et je l'ai dit
38:58et je ne me trouve pas
38:59d'excuse madame
39:00je ne vous dis pas ça
39:01pour dire regardez
39:01le grand homme que je suis
39:03je suis capable
39:04de me tromper
39:04et de le reconnaître
39:05non
39:05j'ai honte de me tromper
39:07vous n'avez jamais eu honte
39:08de faire quelque chose
39:08moi j'ai fait des choses
39:10dont je ne suis pas fier
39:11et j'essaye
39:12parce que c'est in fine
39:13quand même
39:13la seule chose qui compte
39:14à mes yeux
39:15c'est ce que je pense
39:16de moi-même
39:16un petit peu
39:17il y a des choses
39:17dont je ne suis pas fier
39:18et donc aujourd'hui
39:20j'ai appris ça
39:21j'ai appris que je ne veux pas
39:22avoir de parole générale
39:24non madame
39:25encore une fois
39:26on parle de ça
39:27s'il y a beaucoup de musulmans
39:29je ne dis pas
39:29les musulmans
39:30pensent ceci ou cela
39:32les musulmans
39:33ils ne pensent pas
39:33ceci ou cela
39:34il y a des musulmans
39:35qui pensent ceci
39:36et il y a des musulmans
39:37qui pensent cela
39:37parce que vous pourriez aussi
39:38le dire des cathos
39:39les cathos sont ceci
39:41ça n'existe pas
39:42madame je tombe bien
39:43en plus vous êtes musulmane
39:44je pense que vous n'êtes pas
39:45vous ne vous sentiez pas
39:47responsable
39:48ou représentatif
39:49de toute la communauté musulmane
39:50elle est différente
39:51et moi je ne vous juge pas
39:52parce que vous êtes musulmane
39:53si tout le monde pouvait le comprendre
39:54ce serait bien
39:55mais il y a encore un long chemin
39:56en plus les procès
39:57qui vous sont faits
39:58sont quand même furieux
39:59peu importe
39:59l'important c'est
40:01c'est ce que devient le pays
40:02je vais dire
40:03je comprends bien
40:04que vous n'avez pas envie
40:05que je dise ça
40:05mais enfin tu tombes
40:06à l'envers
40:07c'est vrai que vous êtes
40:08le prototype
40:09de la raciste
40:10ça se voit d'ailleurs
40:11tout ce que vous dites
40:12tout ce que vous faites
40:13votre vie entière
40:13on n'est peut-être pas
40:14le bon profil
40:15pour certains
40:16le plus important
40:19le pays
40:19Robert Ménard
40:20l'ancien ministre
40:21Gérard Collomb
40:21avait dit qu'on risquait
40:22de vivre face à face
40:23après avoir vécu
40:24côte à côte
40:25j'ai réécouté l'extrait
40:27là
40:27paix à son âme
40:28mais cette phrase
40:29elle est
40:30elle est malheureusement
40:31prophétique
40:33parce que
40:33finalement
40:35c'est vrai
40:36qu'on vivait
40:36côte à côte
40:37aujourd'hui
40:38il y a
40:38dans un certain mot de ville
40:40un apartheid de fait
40:42attendez
40:42je fais attention
40:43moi je ne suis pas
40:44un fou furieux
40:45d'extrême gauche
40:45un apartheid de fait
40:46ça veut dire quoi
40:47c'est à dire qu'il y a des quartiers
40:49qui sont des quartiers
40:50où il y a
40:51où il y a une population
40:54maghrébine
40:54chez moi
40:55c'est maghrébine
40:56dans d'autres pays
40:57dans d'autres régions de France
40:59immigration
40:59pas que maghrébine
41:00et puis d'autres quartiers
41:02qui ne se mélangent pas
41:03mais chez moi
41:04par cage d'escalier
41:05madame
41:06on n'arrive pas
41:07à mettre
41:08dans la même cage d'escalier
41:10à la fois des turcs
41:11et des maghrébins
41:13on n'arrive pas
41:14à mettre dans un quartier
41:15où il y a des gitans
41:16une famille maghrébine
41:17c'est ça la réalité
41:19alors jusqu'à
41:20on arrive à un niveau
41:21de morcellement
41:22ça vous l'avez vu
41:23c'est le maire
41:24de terrain qui parle
41:25mais tous les maires
41:26vous n'êtes pas en train
41:27de conceptualiser
41:28non non non
41:28attendez les maires
41:29qui vous disent le contraire
41:30ils vous mentent
41:33ils vous racontent
41:33des craques
41:34le premier maire
41:35qui vous dit
41:36moi j'arrive à faire
41:37coexister tout le monde
41:38c'est des mensonges
41:39c'est intéressant
41:40tout à l'heure
41:40avec Karim Bouamran
41:42je pense qu'il le sait
41:44dans les maisons de quartier
41:45dans les maisons de quartier
41:47tu fais des cours de couture
41:48et les cours de couture
41:50ils ne sont pas mixtes
41:51dans les faits
41:52rien ne l'empêche
41:53qu'ils le soient
41:53mais dans les faits
41:54madame
41:54ils ne le sont pas
41:55tant on vit chacun
41:57séparément
41:57le problème
41:58c'est qu'on a été
41:59assez cons
42:00assez cyniques
42:01pour penser
42:02qu'au fond
42:02si dans mon quartier
42:04ça se passe bien
42:05je suis un petit bourgeois
42:07d'ici
42:08tout va bien
42:08un autre quartier
42:10il y a les maghrébins
42:11ils se débrouillent
42:12chacun dans leur quartier
42:13le problème
42:13c'est que
42:14cette séparation
42:16de faits
42:17on le voit aujourd'hui
42:18elle va exploser
42:19parce qu'un certain nombre
42:20de gens
42:20maintenant il n'y a pas
42:21une espèce de mur
42:22qu'on franchit pas
42:23on se dit
42:25maintenant
42:25vous l'avez vu
42:26avec ce qui s'est passé
42:26de samedi à samedi
42:27tu vas piller
42:29un certain nombre de commerce
42:30et en plus
42:30avec un certain nombre
42:31de salopards
42:32parce qu'il y a les types
42:33qui pillent
42:34c'est dégueulasse
42:35mais il y a le salopard
42:36qui justifie le pillage
42:38en disant
42:38c'est une revanche
42:40sur la colonisation
42:41parce que ça
42:42vous avez compris
42:43c'est la bénédiction
42:45donnée par certains
42:46à des trucs insupportables
42:48et d'autres disent
42:49côté ultra gauche
42:50que c'est la violence
42:51de l'état
42:52c'est une violence institutionnelle
42:53donc piller
42:54finalement c'est une revanche
42:55donc il y en a malheureusement
42:57pour tous les goûts
42:58et à la fin
42:58pour tous les français
42:59ce qui nous lie quand même
43:01c'est notre citoyenneté
43:02et je l'espère
43:03cet amour pour le pays
43:04il y a quand même
43:04une élection présidentielle
43:06Robert Ménard
43:07et là
43:07les semaines se suivent
43:08et se ressemblent
43:09je vous fais amener
43:10à parler du bloc central
43:12parce qu'il n'y a aucun
43:13candidat qui se détache
43:14je sais que vous les voyez tous
43:16là encore
43:17qui va siffler
43:18la fin de la partie
43:19ou du simulacre maintenant
43:21dans une telle situation
43:22mais attendez
43:23on ne peut pas avoir parlé
43:24vous avez dit tout à l'heure
43:26déliquescence
43:27j'ai retenu le mot
43:28on a parlé des suites
43:29de l'attentat raciste de Trappes
43:31on voit le climat politique
43:32à l'Assemblée
43:32on voit les gens à cran
43:33pas partout
43:34mais quand même
43:35on voit les débats politiques
43:36qu'on essaye d'organiser
43:37avec bonne foi
43:38en mettant tout le monde
43:39autour de la table
43:40et ça ne passe pas quand même
43:42et les candidats
43:43entre eux
43:43ils ne s'entendent pas
43:44il ne faut pas demander
43:45aux autres de s'entendre
43:46attendez mais ils sont suicidaires
43:48la droite
43:49le centre
43:49les 4 ou 5
43:50qui briguent
43:52les voies
43:53en gros
43:54de la droite
43:55du centre
43:55mais ils sont suicidaires
43:59attendez
43:59je leur ai dit
44:00qu'ils étaient suicidaires
44:01il y en a
44:02assez d'eux
44:04il y en a
44:04assez
44:06assez de ces batailles
44:07alors d'un côté
44:08tu as
44:10les macronistes
44:11qui se déchirent
44:12enfin ce qui reste
44:12ils ne veulent surtout pas dire
44:13qu'ils sont macronistes
44:14d'ailleurs
44:15passons là dessus
44:16mais enfin
44:16vous avez le maire du Havre
44:17et puis notre
44:20monsieur Attal
44:21qui se déchirent entre eux
44:22de l'autre côté
44:23vous avez
44:24monsieur Lissnard
44:25et Bruno Rotaillot
44:27qui se déchirent entre eux
44:29la bataille fait rage
44:29parce que là
44:30vous avez d'un côté
44:31je ne sais pas s'il faut
44:31définir comme ça
44:33moi je dirais
44:33David Lissnard
44:34maire de Cannes
44:35chantre d'un libéralisme
44:37survitaminé
44:37et le président des républicains
44:39Bruno Rotaillot
44:40qui se veut le représentant
44:41d'un conservatisme
44:42un peu
44:42à la France
44:43mais je m'en contrebalance
44:44de leur division
44:45je m'en contrebalance
44:47toute la droite
44:49et tous les gens
44:50que je connais
44:51moi je suis dans une île de droite
44:52mais ils ne comprennent même pas
44:53leur bisbille
44:55leur différence
44:56et tout
44:56parce que vous croyez
44:57que les gens dans la rue
44:58tu lui dis
44:59ah mais moi je suis plus libéral
45:01que l'autre
45:01mais tu m'en fous
45:02de ton libéralisme
45:03les gens ils ne voient même pas
45:05de quoi il s'agit
45:06enfin alors ils sont
45:06le marche-pied de qui ?
45:08ils sont le marche-pied
45:09de leurs ambitions
45:10ah bon voilà
45:10qui va leur mener
45:12je les ai eu encore
45:13je les ai eu encore
45:14hier
45:15l'un et l'autre
45:16en leur disant
45:16ça suffit
45:17je vous assure
45:18on a parfois envie
45:19avec les téléspectateurs
45:20de comprendre
45:21qu'est-ce qu'ils mettent en avant
45:22que c'est leur moment
45:24qu'ils ont un destin
45:25aussi grand que la France
45:26mais vous le dites
45:28je sens dans vos yeux
45:29un brin d'ironie
45:30mais ils se pensent tous
45:31ah non non
45:32non non
45:32mais attendez
45:33ils se pensent tous
45:34alors pas d'ironie
45:35de doute
45:35moi je l'ai pareil
45:36le doute
45:37mais ils pensent tous
45:38qu'ils sont
45:39alors tout ce courant-là
45:42l'homme
45:43ou l'homme président
45:44l'art providentiel
45:46mais vous leur dites
45:47quand vous leur dites
45:47comme ce soir
45:48ça suffit
45:49qu'est-ce qu'ils vont répondre
45:50non encore un mois
45:51deux mois
45:51on va attendre
45:53on va voir comment
45:53ça va se passer
45:54mais attendez
45:55avec ce qui se passe
45:56aujourd'hui
45:56ils entretiennent
45:58une espèce de
45:59pour tout un tas de gens
46:01une espèce de désespoir
46:02les gens
46:03ils ne comprennent pas
46:04ils se disent
46:05on a d'un côté
46:06la France Insoumise
46:08qui joue le jeu
46:08qu'il joue
46:09parce que l'ultra-gauche
46:10enfin l'ultra-gauche
46:11c'est quand même
46:11pour dire les choses
46:12vous savez maintenant
46:13c'est le nouveau mot à la bonne
46:14le gouvernement a dit l'ultra-gauche
46:16pour qualifier les casseurs
46:17et les pilleurs
46:17oui d'accord
46:18mais enfin attendez
46:19une partie de l'ultra-gauche
46:20ils sont
46:22qui écrit la partition
46:23de l'ultra-gauche
46:24qui est le souffleur
46:25de l'ultra-gauche
46:26qui est la voix off
46:27de l'ultra-gauche
46:28c'est la France Insoumise
46:28alors si la violence des mots
46:29entraîne la violence des actes
46:31dans ce cas là
46:31il faut interroger
46:32tout ce qui s'est passé
46:33également à Trappes
46:34attendez
46:35le rassemblement national
46:36moi je suis en désaccord
46:37avec un certain
46:38je vous le dis
46:39depuis des années
46:40désaccord avec eux
46:41tu te dis
46:42au milieu de tout ça
46:43pourrait arriver
46:44quelqu'un qui serait capable
46:45de marquer à la fois
46:47une rupture
46:48mais qui serait un peu
46:49qui promettrait pas
46:50tout ce qu'on est en train
46:51de promettre
46:52oui on va
46:52attendez
46:53on va supprimer la sélection
46:55on va
46:56je prends ça à dessein
46:57puisqu'ils vont de nouveau
46:58occuper demain
46:59on va
47:00mais madame
47:00qu'est-ce que ça veut dire
47:01supprimer la sélection
47:02parce que la sélection
47:03ça se supprime
47:04parce que la sélection
47:06ça existe pas dans la vie
47:07parce que tout le monde
47:09est né pareil
47:10a les mêmes chances
47:11et s'en sort de la même façon
47:12mais qui peut raconter
47:14cette fable là
47:15et surtout que
47:16des gamins
47:18imaginent ça
47:19passe encore
47:20mais que des adultes
47:22que des responsables politiques
47:23leur disent
47:24demain
47:24on va supprimer
47:25parcours sup
47:26mais personne te dit
47:27par quoi ils vont le remplacer
47:28on va créer
47:29150 000 places de plus
47:31dans les universités
47:32mais c'est se foutre
47:33de ces gamins
47:34c'est se moquer d'eux
47:35donc moi ce que j'ai envie
47:37d'entendre
47:37c'est un discours
47:38à la fois
47:39en leur disant
47:40on va changer ce monde
47:42parce qu'il est dégueulasse
47:42mais vous l'entendez justement
47:43mais non je l'entends pas
47:44mais attendez
47:45comment vous voulez que je vous dise
47:46est-ce qu'il se passe quelque chose
47:47j'ai compris
47:48est-ce qu'il se passe
47:49vous savez c'est le slogan
47:50qui a repris beaucoup
47:51sur les réseaux sociaux
47:51est-ce qu'il se passe quelque chose
47:53autour de David Lysnard
47:54est-ce qu'il y a un réel engouement
47:55où certains disent
47:56bon une bulle algorithme
47:58je n'en sais rien
47:59vous sentez pas
47:59je lui ai dit
48:00l'engouement
48:01à 6,5 ou 7%
48:03on va se calmer
48:04on va se calmer
48:05moi je l'aime beaucoup
48:06je trouve qu'il est courageux
48:08c'est un très bon maire
48:09donc on se connait aussi comme maire
48:11il a des convictions
48:12il les a toujours défendus
48:14il est même capable
48:15d'être cassant
48:16parce qu'il pense
48:18qu'il faut l'être
48:18donc rien de ça
48:19je lui reproche
48:20mais aujourd'hui
48:21on n'en est plus là
48:22on n'en est plus là
48:23entre lui
48:24et Bruno Rotaillot
48:25quoi
48:26on va mesurer
48:26à 0,5%
48:27enfin attendez
48:28à 0,5%
48:29la différence de l'un
48:30à l'autre
48:31mais on s'en fout de ça
48:32on s'en fout
48:33le problème c'est qu'aucun des deux
48:36attendez
48:36aujourd'hui
48:36aucun des quatre
48:37dont on parle aujourd'hui
48:39n'a une chance là
48:40d'être au deuxième tour
48:42c'est ça l'arrêté
48:43il faut qu'ils se le mettent
48:44dans la tête
48:45donc la primaire de Robert Ménard
48:47irait de
48:47d'où à où
48:49mais il faut prendre les quatre
48:50et leur dire
48:51les quatre ou d'autres
48:52je ne sais pas
48:53moi j'ai parlé avec Xavier Bertrand
48:54je lui ai dit
48:55et est-ce qu'il n'est pas pour ça
48:57mais je lui ai dit
48:57s'il a envie
48:58il faut qu'il y ait
48:59un certain nombre de gens
49:00qui se retrouvent là
49:01en se disant
49:02mais attendez
49:03on va être
49:03donc Edouard Philippe
49:04Gabriel Attal
49:05Xavier Bertrand
49:05Bruno Rotaillot
49:06David Lysnard
49:07et alors ?
49:09c'est pas un problème
49:10du tout
49:10je veux dire
49:11il peut y en avoir
49:11cinq six
49:12il peut y en avoir
49:12d'autres
49:13je ne sais pas
49:13surtout qu'il ne va pas
49:15y en avoir du tout
49:16il ne va y en avoir aucune
49:17parce qu'ils ont
49:19une espèce de syndrome
49:20vous savez
49:21de la baleine
49:21c'est la baleine
49:22de temps en temps
49:23et oui les baleines
49:23qui ne vont pas bien
49:24dans leur tête
49:25elles se suicident
49:26en se jetant
49:27sur le sable
49:28moi je ne veux pas
49:29être une baleine
49:30et je ne veux pas
49:30me suicider
49:31sur les sables
49:32même si j'aime
49:32les plages de chez moi
49:33jamais
49:34est-ce qu'il y a
49:34des sables mouvants
49:35pour reprendre
49:36votre métaphore
49:36à l'association
49:37des maires de France
49:38parce que j'entends
49:38de plus en plus
49:39de voix s'interroger
49:40sur la double casquette
49:41de David Lysnard
49:42président de l'association
49:43des maires de France
49:43et candidat à la présidentielle
49:45est-ce que monsieur le maire
49:46ça questionne
49:47ça interroge ?
49:48je ne sais pas
49:49moi je vote pour lui
49:51je ne crois pas
49:52attendez
49:52il y a assez de gens
49:53opposés à lui
49:54à l'intérieur
49:55à David Lysnard
49:56à l'intérieur
49:57de l'association
49:58des maires de France
49:59s'il faisait une connerie
50:00je pense qu'il le lui rappellerait
50:02et puis il va y avoir
50:03une élection là
50:03il est candidat
50:05il y a un autre candidat
50:06s'ils ne sont pas contents
50:07un certain nombre de maires
50:08ils n'ont qu'à voter
50:08pour l'opposant
50:10à David Lysnard
50:10moi je voterai pour lui
50:11en tout cas
50:11ah vous votez pour lui
50:12à la mairie ?
50:13oui à la mairie
50:14non mais vous rigolez
50:15vous avez compris ma question
50:16c'est pour la suite
50:17figurez-vous que je vous crois
50:19assez maligne
50:20jamais
50:20pour pouvoir
50:21jamais
50:22non on le dit
50:22on ne sait jamais
50:23jamais
50:24je ne s'en fiche
50:25jamais
50:25est-ce qu'on accueille
50:27nos éditorialistes
50:28Bruno Denis
50:29ils sont moins retards
50:30oh oui
50:31ça c'est sûr
50:32moins retards
50:32comme moi
50:33j'en suis sûr

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