00:00Je vois Sophia qui réagit. Bonsoir Sophia.
00:02Qu'est-ce qui vous fait réagir ? Étudiante ?
00:04Oui.
00:06Ancienne secrétaire générale ?
00:07Ancienne présidente de l'Union syndicale des lycéens.
00:10On vous a évidemment beaucoup reçu ces derniers temps pour les manifs lycéennes.
00:12Qu'est-ce qui vous fait réagir dans ce que dit Frédérique Clauze ?
00:14Parce qu'en fait on revient sur le discours classique de la loi Casseur-Payeur
00:18qui n'a pas été validée par le Conseil constitutionnel
00:21et qui matériellement est quasiment impossible à mettre en oeuvre.
00:24Comment voulez-vous savoir qui a déplacé cette pierre pour le...
00:27Enfin, vous voyez, c'est hyper compliqué.
00:29Donc même si on voudrait, c'est pas possible et puis c'est anticonstitutionnel.
00:33Et puis moi déjà, avant toute chose, j'exprime une grande solidarité
00:37avec tous les petits commerçants qui se sont fait attaquer.
00:42Vraiment, je vous ai écouté pendant près d'une heure avec beaucoup d'empathie,
00:45beaucoup de colère aussi où je me suis mis à votre place.
00:48C'est pas forcément évident.
00:50Je pense avant tout qu'il y a un problème aussi de maintien de l'ordre.
00:54Enfin, quand même, il y a des...
00:56Enfin, la responsabilité pour moi, elle est aussi quelque part de l'État.
01:00C'est-à-dire de ne pas avoir réussi à vous protéger de ces gens-là, effectivement.
01:08Bah, des gens qui ont cassé leur commerce.
01:10Enfin, je sais pas de qui vous voulez que je parle, à part des gens qui ont cassé les commerces.
01:13Prenez le micro, Jonas, vous prenez un micro.
01:16En fait, ce que je comprends pas dans votre discours, c'est que vous dites que vous êtes en empathie.
01:20Et juste avant la phrase d'avant, vous avez dit qu'on pouvait pas changer la loi.
01:23Donc ça, en fait, elle n'est pas antinomique.
01:26Enfin, pardon, c'est l'état de droit, ça, monsieur.
01:27C'est juste le droit constitutionnel, non ?
01:30Si vous voulez changer la constitution...
01:32Alors, vous savez, alors vous savez...
01:34Oui, mais c'est le droit constitutionnel.
01:34C'est la constitution, le droit...
01:36Oui, il ne faut pas sur la constitution.
01:37Attendez, attendez, on s'écoute, on s'écoute, on s'écoute.
01:40Alors, voilà.
01:41Alors, le peuple est souverain en France.
01:45Présentez-vous aux élections, votre candidat a 5% aux dernières élections présidentielles, monsieur.
01:50Vous n'êtes pas au niveau, monsieur, vous n'êtes pas au niveau.
01:52Non, mais j'ai une chose.
01:54Ce qui vous a fait réagir dans ce que disait Sofia, c'est que Sofia disait qu'il y a
02:00un problème de maintien de l'ordre.
02:01Moi, ce qui me fait réagir, c'est qu'on dise qu'il y a un problème de maintien de
02:04l'ordre
02:04et que juste avant, on ne veuille pas donner les moyens du maintien de l'ordre.
02:08On ne peut pas dire d'un côté...
02:09Vous ne pouvez pas me dire ça à moi.
02:10On ne peut pas dire d'un côté, on n'a pas le droit de changer la loi parce que
02:13la constitution potentiellement l'interdit.
02:16Or...
02:16On respecte la constitution, quand même.
02:17Oui, mais dans notre pays, il y a une Assemblée nationale et elle a le droit de changer la loi
02:21si la loi n'est pas adaptée.
02:22Vous avez vu comment elle a éclaté notre Assemblée nationale ? On ne va pas aller bien loin avec ça.
02:25Madame, devant vous, vous avez des gens qui vous expliquent qu'une situation n'est pas convenable.
02:29Vous avez un professionnel du maintien de l'ordre qui vous dit que ça n'est pas convenable.
02:32Et vous expliquez...
02:33On a aussi des gens qui...
02:34Du haut de vos valeurs, que tout ça, il ne faut surtout rien changer.
02:38Mais oh, qu'est-ce que...
02:40Vous mentez là, quand même, non ?
02:42Vous mentez très très fort.
02:43Vous mentez doucement, parce que je n'ai jamais dit ça.
02:47Justement, j'ai dit qu'il y avait un problème de maintien de l'ordre
02:49et qu'il fallait revoir aussi les moyens et les méthodes qui étaient mis à disposition.