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  • il y a 12 heures

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00:00Ici Dromardèche, c'est votre réveil, ici matin jusqu'à 9h.
00:07Alors qu'une nouvelle manifestation des Gilets jaunes est annoncée samedi, les commerçants s'inquiètent.
00:12Le président de l'association Les Vitrines Valentinoises est avec nous ce matin, Emmanuel Champal.
00:16Bonjour Nicolas Chazot.
00:18Bonjour.
00:18Alors, peur ou pas pour ce qui va se passer samedi ?
00:21Peur non, mais c'est vrai qu'avec ce qu'on a vécu, on peut avoir une certaine incertitude.
00:26Et ce qu'il faut dans ce moment-là, c'est rester soudé et que la ville nous communique tout
00:31mouvement avec la police, les forces de l'ordre, qu'on soit prêts.
00:37Vous attendez quoi de la ville, de la préfecture ?
00:40On attend plus de sécurité, c'est ce qu'ils nous ont annoncé, plus de protection au niveau des commerces,
00:47au niveau des habitations et moins que ça dégénère moins, très clairement.
00:51Plus de forces de police en tout cas, ça vous avez une garantie ?
00:53Oui, oui, ça c'est prévu à 100%, donc que ça soit multiplié par rapport à ce qu'il y
00:58a eu dernièrement.
01:00Malgré tout, est-ce que certains de vos collègues, vous peut-être, vous envisagez peut-être des mesures de protection
01:05individuelle ?
01:07Alors, hormis le fait de baisser la grille, malheureusement, on ne pourra pas aller plus loin, parce qu'il ne
01:11faut pas qu'on se fasse justice soi-même, très clairement, ce n'est pas le but.
01:14Il faut laisser les forces de l'ordre agir et protéger les commerces, mais oui, après, il faut fermer la
01:21grille.
01:22Trois commerces ont été touchés samedi dernier dans le centre-ville de Valence. Comment ils vont, vos collègues ?
01:28Ils sont tristes, en même temps, à la fois énervés, dégoûtés, avec une sensation un peu d'abandon.
01:37Mais le maire nous a bien rassurés hier, ce qui est très bien d'ailleurs.
01:42Et donc, normalement, ça ne devrait plus se reproduire, mais ça devrait, normalement, les dégâts vont être vite réparés et
01:50ça va être vite mis tout en place pour résoudre tous ces problèmes.
01:54Et après, il ne faut pas oublier que derrière, il y a des hommes, des femmes, il y a des
01:57familles derrière qui travaillent.
01:59C'est vrai que la case, comme ça, ça fait de la peine.
02:02Donc oui, que ce soit ceux qui ont été vandalisés ou les commerces d'à côté, ce sont quand même
02:06assez tristes.
02:06Oui, parce qu'effectivement, il y a les patrons, enfin, il y a les gérants, et puis aussi le personnel
02:10qui est là.
02:10Exactement, oui.
02:11Et qui assiste à ces scènes-là.
02:12Tout à fait.
02:13Oui, il y a beaucoup de salariés qui étaient dans les commerces pendant qu'ils se sont fait casser leurs
02:17vitrines.
02:19Et d'ailleurs, il y a un commerce, d'ailleurs, qui, elles, ces salariés, sont tous mis en arrêt quasiment
02:24à cause de ça,
02:25parce qu'ils ont été choqués de la violence qu'il y a eu.
02:28Donc, double peine.
02:29Vitrine cassée, plus salariés absents.
02:31C'est une période difficile.
02:32Non, non, c'est pas simple.
02:33On l'entend bien.
02:34Nicolas Chazot, vous êtes président de l'association Les Vitrines Valentinoises.
02:38Le gouvernement a annoncé des mesures hier pour les commerces, justement, qui avaient été visés par les pillages.
02:44Un fonds de soutien spécifique qui sera déclenché prochainement, nous dit-on.
02:48Le chômage partiel à 100%, prise en charge pendant trois mois, dès aujourd'hui.
02:53C'est ce genre de mesures-là que vous attendiez ?
02:56Tout à fait, tout à fait.
02:57Ça répond précisément à votre demande ?
02:59Oui, parce qu'en plus, il y a la CCI qui est en même temps en lien avec les commerces,
03:04c'est ce qui est très bien d'ailleurs, qui nous apporte leur soutien.
03:08Et oui, oui, on en a besoin très clairement.
03:10Après, quand est-ce qu'il y aura le soutien ?
03:11Ça, on ne sait pas, bien évidemment.
03:13Mais oui, oui.
03:14Qui va payer la casse ?
03:15Ah, ça, c'est la bonne question.
03:17La question est très bonne.
03:18On ne sait pas encore, mais...
03:20La préfecture vous dit quoi ?
03:22La préfecture nous aide.
03:25La préfecture est présente.
03:26Mais après, moi, ce que j'aimerais, c'est que très clairement, ce soit les jeunes qui payent,
03:30ceux qui ont cassé, très clairement.
03:33Après, c'est sûr qu'il y a beaucoup de monde, donc retrouver chacun, ça va être un peu dur.
03:36Mais la préfecture a mis en place des systèmes pour nous aider, oui.
03:41On entend effectivement votre inquiétude relative ce matin, parce que vous avez eu des garanties,
03:46nous dites-vous, de la mairie de Valence et puis de la préfecture de la Drôme,
03:49concernant des effectifs de police.
03:51Il n'empêche, il y a un premier samedi de mobilisation des Gilets jaunes qui arrive là, pour le 24
03:57octobre.
03:57Il y en aura un deuxième déjà annoncé une semaine plus tard.
04:01Le 4 novembre, une manifestation intersyndicale, unitaire.
04:06Ça veut dire qu'il y a quand même quelques semaines pour vous qui s'annoncent compliquées ou pas ?
04:10Alors oui, en effet.
04:11Après, c'est ce que je disais tout à l'heure, il faut qu'on reste soudés, mobilisés,
04:14et qu'on ne laisse pas la peur rentrer dans le commerce, dans Valence.
04:20Il faut vraiment qu'on se parle.
04:23Et la mairie a bien mis un point d'honneur là-dessus, comme quoi il serait bien présent.
04:29Maintenant qu'on sait agir par rapport à ce qui s'est passé samedi dernier,
04:35je pense qu'on va pouvoir agir en conséquence.
04:38Parce qu'on pense évidemment en premier lieu aux violences,
04:40mais il n'y a pas que ça, il y a la fréquentation d'un centre-ville aussi qui est
04:44importante.
04:44Vous vendez de la téléphonie mobile, vous par exemple,
04:47vous craignez une baisse des ventes dans les prochaines semaines ?
04:50Une baisse de fréquentation en tout cas ?
04:51Déjà, il y en a une par rapport au coût de la vie, très clairement,
04:55et toutes les augmentations de la vie.
04:57Mais oui, très clairement, ça peut éventuellement donner un effet de désert dans la ville.
05:03C'est quelque chose que vous aviez déjà connu dans votre vie de commerçant ?
05:06Ce genre de mouvements sociaux, effectivement ?
05:08Pas autant, même aux Gilets jaunes, ce n'était pas autant.
05:12Mais le plus choquant dans l'histoire, ce que je disais la semaine, le samedi,
05:16c'est qu'il y a eu beaucoup, beaucoup, beaucoup de très, très jeunes.
05:20C'est ça, je ne comprends pas, je l'ai dit dans un post sur Facebook,
05:23où je ne comprends pas des jeunes de 13 ans, même 10 ans,
05:28qui sont dans la rue en train de jeter des pavés.
05:30Ils ont une inconscience de compétition, c'est impressionnant.
05:33On vous sent encore marqué quand même ce matin ?
05:34Oui, par rapport aux jeunes, c'est impressionnant.
05:36C'était plus des jeunes d'ailleurs, et je ne comprends pas.
05:38Donc, je ne sais pas, il y a peut-être un problème de...
05:42Je ne sais pas où est le problème, peut-être parent, je ne sais pas.
05:45Mais je pense qu'il y a un petit souci, il faut remettre en place quelque chose.
05:49Nicolas Chazot, le président de l'association Les Vitrines Valentinoises,
05:52ce matin sur Isidro-Mardèche.
05:53Merci à vous.
05:54On entend bien, donc, la préfecture de la Drôme et la mairie de Valence
05:57sont engagés pour des effectifs de police supplémentaires.
06:01samedi prochain pour cet acte 2 des Gilets jaunes.
06:04Merci à vous, passez une bonne journée.
06:05Merci.
06:05Merci.

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