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  • il y a 6 minutes
«Les honnêtes gens vont appeler de leurs vœux un État hyper sécuritaire», prédit Charlotte d'Ornellas

Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce mardi, Pascal Praud revient sur les violences, les dégradation, les émeutes et les pillages qui ont eu lieu tout le week-end dans de nombreuses villes en France.

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Transcription
00:00Il a été élu à deux reprises, il a été élu, sauf qu'après sa deuxième élection, la confiance lui
00:08a été retirée par le pays en 2022 où il n'a plus qu'une majorité relative et surtout en
00:142024 où il n'a plus du tout de majorité.
00:16Et moi je me souviens qu'en 2017, M. Macron avait dit, il n'y a qu'une chose qui
00:21m'amènerait à quitter le pouvoir, c'est la perte de confiance du pays.
00:25Le pays lui a retiré sa confiance. Donc il est temps qu'il tire la conséquence et c'est le
00:31verrou.
00:31C'est dans six mois de toute façon.
00:33Non, non, non, six mois c'est une éternité. Un pays qui s'effondre économiquement et financièrement, c'est une
00:39éternité.
00:39Charlotte qui parle peu ce matin. Est-ce que le Président doit démissionner ?
00:42Bien sûr.
00:43Oh là là, pfff !
00:44Si le Président démissionne, vous n'avez que 40 jours de campagne électorale et donc une fois de plus, vous
00:52n'avez pas de véritable débat
00:54sur les sujets que les Français doivent trancher.
00:56Non, ce n'est pas comme ça que je vois les choses.
00:58Le 1er janvier, il présente ses voeux aux Français. Il nous annonce aujourd'hui, après les derniers voeux, je partirai
01:05le 2 janvier.
01:06Alors ça, c'est ce que j'avais proposé il y a un an et demi et en effet, ça
01:10aurait été intéressant.
01:11Et on règle le problème.
01:12Mais je crains que là, nous ne soyons plus tout à fait dans la même situation.
01:15Non mais en effet, pour régler le problème qu'Emmanuel Macron part maintenant ou dans six mois,
01:20pour régler le problème, il faut le penser.
01:22Et je trouve salutaire en effet que même dans l'urgence et peut-être même surtout dans l'urgence,
01:27on se pose la question, parce que vous posez la question légitimement de samedi prochain,
01:31est-ce qu'on interdit les manifs ou pas ?
01:33Je vois venir, mais vous êtes très représentatif de beaucoup de gens et de...
01:37Non mais de moi, ce qui me fait peur depuis maintenant longtemps,
01:40à savoir que les honnêtes gens vont appeler de leur vœu un État ultra sécuritaire,
01:44où on sera tous sous QR code avec intervention de rentrée et de sortir à telle heure,
01:49on a connu ça, on va finir par nous l'appeler de nos vœux,
01:52tellement on est épuisés et inquiets de ce qui est en train de se passer.
01:56Donc pour empêcher ça qui n'est pas souhaitable évidemment,
02:01il faut penser le long terme.
02:03Je veux dire, on peut empêcher les gens de sortir samedi prochain,
02:06on a tous vu samedi dernier que le problème ce n'est pas d'abord un problème sécuritaire.
02:11On a un réflexe en France, c'est qu'on pense que la question sécuritaire est la cause de nos
02:16problèmes.
02:17C'est une des conséquences.
02:18C'est mal géré, ok, ça a été mal anticipé, ok,
02:22mais à la fin, on a une population, une double population qui s'est agrégée samedi,
02:27des casseurs d'ultra-gauche qui eux veulent effondrer le pays,
02:30ça ils le veulent et c'est une revendication très politique
02:32et ils prennent des moyens ultra violents pour ça.
02:34Mais excusez-moi, si il y a 20 ans on avait pris les premières alertes au sérieux,
02:37des conférences empêchées, des gens mis sous protection policière,
02:42des personnes qui ne peuvent plus s'exprimer,
02:44des personnes qui sont sans cesse traînées devant les tribunaux à chaque fois qu'ils ouvrent la bouche,
02:48si on avait pris tout ça au sérieux, peut-être n'aurait-il pas développé
02:51cette passion pour la violence qui est désormais contagieuse.
02:54Et de l'autre côté, on a une frange
02:57qui, moi, je vais vous dire,
02:59je suis en colère mais je suis surtout vraiment triste depuis trois jours,
03:02je vous dis la vérité, je suis triste.
03:04Ce que j'ai vu, je me brise le cœur en fait.
03:07Et la frange de cette partie de l'immigration qui a décroché depuis longtemps,
03:13et c'est pour ça que je vous ai repris tout à l'heure,
03:14parce que l'actrice que vous avez dit, dit quelque chose,
03:18elle le dit peut-être mal,
03:19mais bien sûr que ça fait aussi des années
03:22qu'on aurait dû se poser la question de comment est-ce qu'on fait un peuple ensemble.
03:26On nous a interdit de le penser.
03:29On nous a interdit de penser notre attachement à la France.
03:32Pardonnez-moi votre solution.
03:34Et c'est pour ça que je n'étais pas d'accord avec vous tout à l'heure.
03:35Votre solution, ce n'est pas du tout la même qu'Ariane Askaride.
03:38Je sais bien, je sais bien.
03:39La position d'Ariane Askaride, c'est venez comme vous êtes.
03:42Votre position à vous, c'est faisons-en des bons Français.
03:47Ou des petits Français.
03:49Ce qui veut dire qu'il est possible qu'ils oublient une part de leur culture
03:54qui est présente dans leur éducation.
03:56Il n'y a pas de culture là-dedans.
03:58Ce ne sont pas des banlieusards, comme vous avez l'air de le penser.

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