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  • il y a 2 jours
Christine Kelly revient, de 11h à 13h, sans concession, sur tous les sujets qui font l'actualité. Une émission durant laquelle VOUS avez la parole. Vous pouvez réagir en appelant le 01.80.20.39.21 (appel non surtaxé) ou sur les réseaux sociaux d'Europe 1 (Facebook , X et Instagram).

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Transcription
00:00Europe 1, Christine Kelly et vous.
00:03Christine Kelly et vous, c'est votre émission sur Europe 1 de 11h à 13h.
00:06Vous avez la parole au Standard Europe 1, le numéro c'est le 01 80 20 30 9 21 et
00:11non surtaxé.
00:12Et nous étions avec Valérie de Marseille, Christine.
00:15Oui, Valérie de Marseille qui nous appelle la voix tremblante.
00:18Je vis à Marseille, elle a 63 ans, elle vit dans les quartiers nord de Marseille.
00:23Elle a vu tout évoluer, elle dit je suis dépité par tout ce qui se passe et je pense à
00:28Marmé.
00:28Alors je lui ai rappelé qu'évidemment on ne peut pas appeler à s'armer, c'est interdit par la
00:34loi.
00:35Mais elle nous a répondu, ma chère Valérie qui est toujours en ligne avec nous,
00:39que si on envoyait l'armée, ça pourrait éventuellement peut-être apaiser, rassurer les Français.
00:44Alors tout le monde dit que ce n'est pas possible l'armée, tout le monde dit que ce n
00:47'est pas du tout leur fonction.
00:50Mais Bruno Pommard, ancien policier du RAID, a posté le Code de la Défense, je le cite,
00:56Section 1, participation des forces armées au maintien de l'ordre.
01:00Une coopération étroite est assurée entre les préfets de zones de défense et de sécurité de régions et de départements
01:06et les autorités militaires correspondantes afin de concourir au maintien de leur liberté d'action,
01:11de les tenir informés des problèmes pour avoir une incidence d'ordre militaire, etc.
01:15Tout cela pour dire que c'est possible d'utiliser l'armée selon Bruno Pommard.
01:22Et voilà.
01:23Donc on en est là, ma chère Valérie, à se dire qu'au secours, c'est ce que disent les
01:29Français aujourd'hui,
01:30protégez-nous, à la limite quelque part vous êtes en train de dire que c'est notre dernier appel.
01:35C'est ça. C'est tout à fait ça.
01:38De toute façon, s'il n'y a pas l'armée qui agit, je vous le dis, on est foutus.
01:46On est foutus.
01:47Je le vois arriver, mais alors plus vite que ce que vous pouvez penser.
01:52Je le vois vraiment arriver.
01:55La police ne peut rien faire, l'armée peut faire.
01:59Dans un instant, on va avoir le porte-parole du ministère de la Justice.
02:02On va essayer de voir, est-ce que les sanctions contre les casseurs peuvent rassurer aussi ?
02:07Apparemment, est-ce que ça vous rassure pour l'instant ?
02:09Non.
02:09D'accord. Même pas.
02:10Non, pas du tout.
02:12Donc ce n'est pas forcément la solution, en tout cas pour...
02:14Non, non, non. Pour moi, ce n'est pas la solution.
02:17Vraiment, ce n'est pas la solution.
02:19Merci.
02:20Franchement, on est dans un état vraiment lamentable aujourd'hui.
02:24Et moi, j'espère de tout cœur que ça puisse s'arranger.
02:29Mais si ça ne s'arrange pas, je prends mes valises.
02:31Mon fils, je lui dis de partir.
02:33On se casse tous de France.
02:35C'est fini.
02:37Alors, Valérie, ça me fait de la peine ce que vous dites.
02:39Et en même temps, j'entends tout le monde dire la même chose.
02:43Je vais vous dire une chose.
02:44On en est là, c'est-à-dire que les forces vives de la France vont s'en aller.
02:48Ceux qui tiennent les commerces, ceux qui se battent, ceux qui se lèvent tôt,
02:51ceux qui font tourner la France.
02:55ont envie de partir parce qu'ils ne se sentent plus protégés.
02:58Ils ne se sentent plus secourus.
02:59Ils ne se sentent plus encouragés dans leur travail.
03:03Et on voit le fruit de leur travail revendu sur des plateformes, par exemple.
03:07Donc, ça fait mal au cœur.
03:08Ça fait mal au cœur d'entendre ça, ma chère Valérie.
03:10Oui, parce que moi, je vais vous dire une chose pourquoi je maintiens l'armée.
03:14Mon père a été dans la résistance.
03:18Il avait 17 ans.
03:20Il a suivi le général de Gaulle à Londres.
03:22Il a été le 6 juin dans le débarquement.
03:25S'il voyait ça.
03:28Mais je pense à mon père tous les jours maintenant.
03:32Et Valérie, partir pour aller où ?
03:35Est-ce que c'est mieux ailleurs ?
03:37En Asie du Sud-Est.
03:38En Asie du Sud-Est.
03:39D'accord, c'est-à-dire qu'elle a déjà bien étudié, Valérie.
03:41Elle a déjà bien étudié son petit plan.
03:43Oui, on l'a oublié presque près, c'est ça.
03:45Oui, parce que je vais vous dire une chose.
03:48Il faut un passeport.
03:50On part.
03:52Et là-bas, au moins, il y a de l'ordre.
03:55De l'ordre.
03:56Et je suis désolée, mais l'ordre, c'est ce qui fait maintenir un pays.
04:02Capital.
04:03Sans ordre, c'est fini.
04:04C'est le capital.
04:05Tout à fait.
04:06Merci beaucoup, Valérie, d'avoir un témoignet en directur.
04:09Voilà.

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