00:00Europe 1, Christine Kelly et vous.
00:03Christine Kelly et vous, c'est votre émission sur Europe 1 de 11h à 13h.
00:06Vous avez la parole au Standard Europe 1, le numéro c'est le 01 80 20 30 9 21 et
00:11non surtaxé.
00:12Et nous étions avec Valérie de Marseille, Christine.
00:15Oui, Valérie de Marseille qui nous appelle la voix tremblante.
00:18Je vis à Marseille, elle a 63 ans, elle vit dans les quartiers nord de Marseille.
00:23Elle a vu tout évoluer, elle dit je suis dépité par tout ce qui se passe et je pense à
00:28Marmé.
00:28Alors je lui ai rappelé qu'évidemment on ne peut pas appeler à s'armer, c'est interdit par la
00:34loi.
00:35Mais elle nous a répondu, ma chère Valérie qui est toujours en ligne avec nous,
00:39que si on envoyait l'armée, ça pourrait éventuellement peut-être apaiser, rassurer les Français.
00:44Alors tout le monde dit que ce n'est pas possible l'armée, tout le monde dit que ce n
00:47'est pas du tout leur fonction.
00:50Mais Bruno Pommard, ancien policier du RAID, a posté le Code de la Défense, je le cite,
00:56Section 1, participation des forces armées au maintien de l'ordre.
01:00Une coopération étroite est assurée entre les préfets de zones de défense et de sécurité de régions et de départements
01:06et les autorités militaires correspondantes afin de concourir au maintien de leur liberté d'action,
01:11de les tenir informés des problèmes pour avoir une incidence d'ordre militaire, etc.
01:15Tout cela pour dire que c'est possible d'utiliser l'armée selon Bruno Pommard.
01:22Et voilà.
01:23Donc on en est là, ma chère Valérie, à se dire qu'au secours, c'est ce que disent les
01:29Français aujourd'hui,
01:30protégez-nous, à la limite quelque part vous êtes en train de dire que c'est notre dernier appel.
01:35C'est ça. C'est tout à fait ça.
01:38De toute façon, s'il n'y a pas l'armée qui agit, je vous le dis, on est foutus.
01:46On est foutus.
01:47Je le vois arriver, mais alors plus vite que ce que vous pouvez penser.
01:52Je le vois vraiment arriver.
01:55La police ne peut rien faire, l'armée peut faire.
01:59Dans un instant, on va avoir le porte-parole du ministère de la Justice.
02:02On va essayer de voir, est-ce que les sanctions contre les casseurs peuvent rassurer aussi ?
02:07Apparemment, est-ce que ça vous rassure pour l'instant ?
02:09Non.
02:09D'accord. Même pas.
02:10Non, pas du tout.
02:12Donc ce n'est pas forcément la solution, en tout cas pour...
02:14Non, non, non. Pour moi, ce n'est pas la solution.
02:17Vraiment, ce n'est pas la solution.
02:19Merci.
02:20Franchement, on est dans un état vraiment lamentable aujourd'hui.
02:24Et moi, j'espère de tout cœur que ça puisse s'arranger.
02:29Mais si ça ne s'arrange pas, je prends mes valises.
02:31Mon fils, je lui dis de partir.
02:33On se casse tous de France.
02:35C'est fini.
02:37Alors, Valérie, ça me fait de la peine ce que vous dites.
02:39Et en même temps, j'entends tout le monde dire la même chose.
02:43Je vais vous dire une chose.
02:44On en est là, c'est-à-dire que les forces vives de la France vont s'en aller.
02:48Ceux qui tiennent les commerces, ceux qui se battent, ceux qui se lèvent tôt,
02:51ceux qui font tourner la France.
02:55ont envie de partir parce qu'ils ne se sentent plus protégés.
02:58Ils ne se sentent plus secourus.
02:59Ils ne se sentent plus encouragés dans leur travail.
03:03Et on voit le fruit de leur travail revendu sur des plateformes, par exemple.
03:07Donc, ça fait mal au cœur.
03:08Ça fait mal au cœur d'entendre ça, ma chère Valérie.
03:10Oui, parce que moi, je vais vous dire une chose pourquoi je maintiens l'armée.
03:14Mon père a été dans la résistance.
03:18Il avait 17 ans.
03:20Il a suivi le général de Gaulle à Londres.
03:22Il a été le 6 juin dans le débarquement.
03:25S'il voyait ça.
03:28Mais je pense à mon père tous les jours maintenant.
03:32Et Valérie, partir pour aller où ?
03:35Est-ce que c'est mieux ailleurs ?
03:37En Asie du Sud-Est.
03:38En Asie du Sud-Est.
03:39D'accord, c'est-à-dire qu'elle a déjà bien étudié, Valérie.
03:41Elle a déjà bien étudié son petit plan.
03:43Oui, on l'a oublié presque près, c'est ça.
03:45Oui, parce que je vais vous dire une chose.
03:48Il faut un passeport.
03:50On part.
03:52Et là-bas, au moins, il y a de l'ordre.
03:55De l'ordre.
03:56Et je suis désolée, mais l'ordre, c'est ce qui fait maintenir un pays.
04:02Capital.
04:03Sans ordre, c'est fini.
04:04C'est le capital.
04:05Tout à fait.
04:06Merci beaucoup, Valérie, d'avoir un témoignet en directur.
04:09Voilà.