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  • il y a 11 minutes
Arthur Marle se place du côté des lycéens et pour lui, répondre à la question sécuritaire n'est pas régler le problème. «Parmi les blacks blocs que j'ai vus en première ligne et la deuxième lame qui est arrivée plus tard le soir, je n'ai pas vu de lycéens. Les gens avec qui j'ai discuté étaient parfaitement lucides et je partage leur inquiétude», distingue le chef d'entreprise.

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Transcription
00:00Tout le monde redoute le pire, mais à nouveau, ce n'est pas le sujet.
00:02Je suis navré, mais si jamais on résout ce problème sécuritaire du week-end prochain,
00:05je pense qu'on va réussir à le faire.
00:06Si jamais LFI rentre dans sa niche, sincèrement, on n'aura rien résolu.
00:11Je suis navré, mais là, on parle de bricolage.
00:14On va réussir à défendre les commerçants le week-end prochain, qui s'en réjouit.
00:17C'est le rôle de l'État, quoi.
00:20Donc le sujet, c'est autre chose.
00:21Bien sûr. Là, on est en train de le contourner dessus.
00:24Il y a un éléphant dans la pièce, qui dit que vous avez un État qui est complètement nu.
00:28Complètement nu. Il ne peut rien faire.
00:30Il ne peut rien faire.
00:31Vous avez des jeunes qui sont en crise d'angoisse.
00:33Concrètement, c'est ça qu'ils disent.
00:34Moi, j'étais avec les lycéens ce week-end pour leur parler.
00:36Je les ai entendus. Honnêtement, ils sont absolument lucides.
00:38Ils vous disent qu'il y a 21% de chômage chez nous, chez les jeunes.
00:41Il y a l'IA, dont on nous explique qu'elle est en train de bouffer tous les gens qui
00:44sont improductifs.
00:44Qu'est-ce qu'on va faire, en fait ?
00:46Qu'est-ce qu'on va faire ? Mais ils ont absolument raison.
00:49Donc ils sont en crise d'angoisse.
00:50Et vous avez des partis politiques qui sont aux fraises.
00:51Ils peuvent commencer par travailler à l'école.
00:52Et puis après, ils verront s'ils trouvent du travail.
00:55Je suis d'accord avec vous.
00:56Et ça, c'est une culture aussi justement qui doit trouver une forme de culture de l'excuse.
00:58Ce qui consiste à dire que les pauvres, ils sont bouffés d'angoisse.
01:01Ils vont aller se défouler après dans la rue et s'allier avec les pilleurs.
01:05Parce qu'en fait, je pense qu'il y a une responsabilité qui est partagée.
01:07On parlait de la responsabilité de l'EFI.
01:09Moi, je suis assez d'accord pour dire qu'il y a une responsabilité évidente de ce parti politique
01:13et de leurs alliés, les ultras de gauche, qui sont venus dès 14h tout casser,
01:18ce qui était un peu inédit.
01:19Mais en fait, il y a une responsabilité de l'État.
01:21Non pas de l'État qui serait un État qui victimise des enfants issus de l'immigration,
01:25mais un État qui n'a pas su leur faire aimer la France,
01:27qui a été dans le sens de cette victimisation en permanence.
01:31Et je crois qu'il y a aussi une responsabilité des commentateurs et des manifestants
01:35qui continuent à dire qu'il faut aller manifester de nouveau samedi
01:39alors qu'il s'est passé ce qui s'est passé.
01:40Ils devraient tous dire, bon, là, on arrête et on rentre chez nous
01:44parce qu'on ne veut pas accepter ce qui s'est passé.
01:45Et en fait, ils sont contents de ça, c'est ce qu'ils cherchent.
01:48Dernier mois, Arthur.
01:48Vous avez raison, je les ai vus sincèrement parmi les casseurs,
01:52les Black Blocks que j'ai vus en première ligne,
01:56la deuxième lame qui est arrivée plus tard le soir, je suis navré.
01:59Honnêtement, il y avait très peu de lycéens, il n'y en avait quasiment pas.
02:01J'en ai pas vu.
02:01Donc, on peut dire n'importe quoi, j'en ai pas vu.
02:04Et ce n'est pas une excuse, je n'excuse absolument personne.
02:08Mais j'en ai pas vu.
02:09Et les gens avec qui j'ai discuté étaient à nouveau parfaitement lucides.
02:12Et franchement, je ne sais pas vous, mais moi, je partage leur inquiétude.

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