00:00Tout le monde redoute le pire, mais à nouveau, ce n'est pas le sujet.
00:02Je suis navré, mais si jamais on résout ce problème sécuritaire du week-end prochain,
00:05je pense qu'on va réussir à le faire.
00:06Si jamais LFI rentre dans sa niche, sincèrement, on n'aura rien résolu.
00:11Je suis navré, mais là, on parle de bricolage.
00:14On va réussir à défendre les commerçants le week-end prochain, qui s'en réjouit.
00:17C'est le rôle de l'État, quoi.
00:20Donc le sujet, c'est autre chose.
00:21Bien sûr. Là, on est en train de le contourner dessus.
00:24Il y a un éléphant dans la pièce, qui dit que vous avez un État qui est complètement nu.
00:28Complètement nu. Il ne peut rien faire.
00:30Il ne peut rien faire.
00:31Vous avez des jeunes qui sont en crise d'angoisse.
00:33Concrètement, c'est ça qu'ils disent.
00:34Moi, j'étais avec les lycéens ce week-end pour leur parler.
00:36Je les ai entendus. Honnêtement, ils sont absolument lucides.
00:38Ils vous disent qu'il y a 21% de chômage chez nous, chez les jeunes.
00:41Il y a l'IA, dont on nous explique qu'elle est en train de bouffer tous les gens qui
00:44sont improductifs.
00:44Qu'est-ce qu'on va faire, en fait ?
00:46Qu'est-ce qu'on va faire ? Mais ils ont absolument raison.
00:49Donc ils sont en crise d'angoisse.
00:50Et vous avez des partis politiques qui sont aux fraises.
00:51Ils peuvent commencer par travailler à l'école.
00:52Et puis après, ils verront s'ils trouvent du travail.
00:55Je suis d'accord avec vous.
00:56Et ça, c'est une culture aussi justement qui doit trouver une forme de culture de l'excuse.
00:58Ce qui consiste à dire que les pauvres, ils sont bouffés d'angoisse.
01:01Ils vont aller se défouler après dans la rue et s'allier avec les pilleurs.
01:05Parce qu'en fait, je pense qu'il y a une responsabilité qui est partagée.
01:07On parlait de la responsabilité de l'EFI.
01:09Moi, je suis assez d'accord pour dire qu'il y a une responsabilité évidente de ce parti politique
01:13et de leurs alliés, les ultras de gauche, qui sont venus dès 14h tout casser,
01:18ce qui était un peu inédit.
01:19Mais en fait, il y a une responsabilité de l'État.
01:21Non pas de l'État qui serait un État qui victimise des enfants issus de l'immigration,
01:25mais un État qui n'a pas su leur faire aimer la France,
01:27qui a été dans le sens de cette victimisation en permanence.
01:31Et je crois qu'il y a aussi une responsabilité des commentateurs et des manifestants
01:35qui continuent à dire qu'il faut aller manifester de nouveau samedi
01:39alors qu'il s'est passé ce qui s'est passé.
01:40Ils devraient tous dire, bon, là, on arrête et on rentre chez nous
01:44parce qu'on ne veut pas accepter ce qui s'est passé.
01:45Et en fait, ils sont contents de ça, c'est ce qu'ils cherchent.
01:48Dernier mois, Arthur.
01:48Vous avez raison, je les ai vus sincèrement parmi les casseurs,
01:52les Black Blocks que j'ai vus en première ligne,
01:56la deuxième lame qui est arrivée plus tard le soir, je suis navré.
01:59Honnêtement, il y avait très peu de lycéens, il n'y en avait quasiment pas.
02:01J'en ai pas vu.
02:01Donc, on peut dire n'importe quoi, j'en ai pas vu.
02:04Et ce n'est pas une excuse, je n'excuse absolument personne.
02:08Mais j'en ai pas vu.
02:09Et les gens avec qui j'ai discuté étaient à nouveau parfaitement lucides.
02:12Et franchement, je ne sais pas vous, mais moi, je partage leur inquiétude.