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  • il y a 14 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00A la suite de cette soirée spéciale, on est en direct sur BFM TV, le principe de cette soirée.
00:04Trois invités face à une même question après les pillages et les émeutes de ce week-end.
00:08Quelle réponse à court terme et à long terme ? Comment sort-on de cette crise ?
00:11Comment évitons-nous de revivre le même cauchemar ce week-end alors que de nouvelles manifs sont annoncées ?
00:17Après Jordan Bardella et Eric Coquerel, Marine Tondelier est avec nous ce soir.
00:21Bonsoir Marine Tondelier.
00:22Bonsoir Monsieur Vitek.
00:23Merci d'être la candidate écologiste à la présidentielle.
00:26Une image et une carte à vous montrer.
00:28J'ai commencé les trois interviews de la même manière, pas de jaloux.
00:31L'image, pardon, image en direct de Marseille ce soir.
00:34Marseille qui fait partie des villes où les couvre-feux ont été introduits.
00:39Ici donc, Marseille avec ses camions de gendarmes mobiles.
00:42Mais vous allez voir la carte, les couvre-feux ont essaimé ces dernières heures.
00:47Ils ont été reconduits dans un certain nombre de villes et ils ont essaimé.
00:50Vous voyez en orange les villes où il y a un couvre-feu pour les mineurs et en rose pour
00:55tous les publics.
00:55À chaque fois, ça concerne des quartiers précis et des zones précis, ce n'est pas forcément toutes les villes.
01:00Est-ce que c'est la bonne réponse pour calmer les choses en urgence, Marine Tondelier ?
01:04Alors juste pour commencer, petite réaction par rapport à ce que j'ai entendu, ce que j'ai écouté toute
01:07votre soirée.
01:08Et j'ai entendu Jordan Bardella répéter une vingtaine de fois la France des honnêtes gens comme s'il l
01:13'incarnait.
01:14Je dois vous dire que je trouve ça assez cocasse de la part d'un parti qui a le record
01:18de personnes condamnées dans sa direction
01:19et qu'il le répétait comme un mantra, comme si ça allait faire de lui quelqu'un d'honnête.
01:27Et en plus, tout ça avec le logo du Parlement européen derrière lui, je m'étranglais à moitié, donc je
01:30voulais vous le dire.
01:31Sur ce qui est de la déclaration de ces couvre-feux de multiples endroits du territoire,
01:37j'ai envie de vous dire qu'elle avait l'échec.
01:39C'est-à-dire que la France n'a tellement pas réussi à maintenir l'ordre et en fait la
01:44paix sociale qu'on en est là,
01:46avec des mesures qui touchent toute la population du coup,
01:49et pas juste les personnes qui s'apprêtaient à commettre des méfaits.
01:53Et j'étais cet après-midi avec des commerçants du 11e arrondissement,
01:56c'était principalement des restaurateurs et des gens qui tiennent des bars.
01:59Quand il y a un couvre-feu, ça n'aide pas non plus vraiment leur réper.
02:02Mais il y avait une urgence, c'était d'arrêter les pillages.
02:04Oui, c'est pour ça que je ne vous dis pas.
02:06C'est le scandale du siècle non plus.
02:08J'en prends acte, comme l'ont fait les maires de Lyon, les maires du 11e arrondissement
02:12et qui j'étais cet après-midi, qui sont écologistes,
02:14qui n'ont pas forcément demandé ces couvre-feux,
02:17mais qui maintenant qu'ils sont là, en prennent acte, les mettent en œuvre.
02:20Mais vous savez, à Lyon, c'était quand même extrêmement choquant,
02:22parce qu'il y a un couvre-feu, tout le monde s'y plie.
02:24Les élus écologistes font en sorte qu'ils s'appliquent.
02:26Et puis on voit des centaines de militants d'extrême droite le braver
02:30en organisant vraiment une manifestation
02:32comme s'ils étaient en censurement de toute puissance
02:34et que même les lois de République, ils ne les respectaient plus.
02:36Et le préfet le dénonce, et dénonce notamment les propos xénophobes
02:39et islamophobes qui ont été tenus, c'est ce que dit le préfet du Ronde.
02:42Je n'ai pas entendu Jean-Marc-Délai les condamner alors que c'est...
02:44Qui a déclenché à l'article 40.
02:46Et comme quoi, vous savez, dans ce pays, on voit qu'il y a de fortes tensions,
02:49mais je me dis, au moment où tous les Français sont extrêmement choqués,
02:53sont effarés par ces images, se disent, bon, couvre-feu,
02:56je pense qu'il y a une forme d'acceptabilité sociale de ces couvre-feu
02:58parce que c'est très temporaire, parce que tout le monde est choqué.
03:00Mais on voit, du coup, voilà, ces milices d'extrême droite qui se constituent
03:04et qui viennent braver les couvre-feu, ça laisse un petit aperçu
03:07de ce qui nous attend quand même.
03:08Est-ce que l'État a failli complètement ce week-end,
03:13aussi bien la chaîne de commandement que ceux qui étaient chargés
03:16de maintenir l'ordre dans la rue ?
03:18Je vais poser la question différemment en reprenant les mots de Sébastien Lecornu.
03:21Qu'est-ce qui a merdé ce week-end ?
03:24Manifestement, beaucoup de choses.
03:26Déjà, on avait un mouvement qui était annoncé.
03:28Je pense qu'à part le gouvernement et les pouvoirs publics,
03:31personne ne pensait que ce ne serait pas une réussite.
03:33Moi, dans tous les milieux où j'étais, tout le monde se donnait rendez-vous
03:36dans les manifestations, que ce soit à Paris, à Lille, chez moi, etc.
03:38Sous-dimensionnés, donc.
03:40Oui, j'avais même croisé la semaine d'avant quelqu'un qui est très haut placé
03:44dans la chaîne de commandement, comme vous dites, qui me disait
03:46« Vous savez, ce mouvement est terminé, ce sera un flop. »
03:48Et moi, je me disais « Bon, d'accord, si vous le dites. »
03:50Mais en plus, ils me disaient ça avec un petit sourire, en mode « On a gagné ».
03:53Parce qu'en fait, ils ont mis en place une stratégie de force.
03:56Il y avait des revendications des lycéens.
03:57Eux, ils répondaient « L'ordre, l'ordre, l'ordre ».
03:59On en parlera sûrement après, mais avec vraiment beaucoup de brutalité
04:02envoyé envers le mouvement lycéen.
04:04Et ils pensaient vraiment que ça marcherait,
04:05que les gens seraient intimidés, seraient effrayés
04:07et qu'ils auraient réglé cette crise sociale par de l'ordre.
04:10Résultat, bon, toujours aucune réponse sociale
04:13à toutes les revendications qui sont posées.
04:15Une manifestation en République
04:17où des tas de manifestants pacifistes,
04:18genre « Moi, les écologistes se rendent et on est gazé, nassé ».
04:23Enfin, c'était complètement hallucinant.
04:25Et moi, ce que je retiens de ce week-end,
04:27c'est qu'il était plus difficile de manifester
04:29que de piller des magasins.
04:30Et ça, forcément, ça doit nous interpeller.
04:33Donc, on se demande, voilà,
04:35comment avaient été positionnées les forces de police
04:37et surtout, comment ont-ils fait pour ne rien voir venir ?
04:41Ni le nombre de manifestants record à République,
04:43ni ces organisations qui se préparaient.
04:45J'étais, je vous le disais, cet après-midi,
04:46avec des commerçants du 11e arrondissement.
04:48Certains qui ont défendu leur magasin eux-mêmes
04:50ou leur restaurant eux-mêmes
04:51et qui ont préservé leur magasin du pillage.
04:53D'autres qui ont été pillés.
04:54Je vous donnerai tous les détails si vous le souhaitez.
04:57Mais on me racontait des scènes
04:59où c'est loin d'être un truc improvisé
05:01où on a l'impression des fois dans les médias
05:02que les gens, ils sont chez eux,
05:03ils disent « Tiens, il y a des pillages,
05:04bon, du coup, je prends le métro, j'y vais ».
05:06Eux, ils me racontaient des scènes
05:07d'une camionnette qui arrive,
05:09de cinq personnes qui descendent,
05:10la disqueuse, ils découpent, ils rentrent,
05:12tout est dans la camionnette en dix minutes,
05:13ils partent à 23h.
05:14C'est-à-dire que ça, clairement,
05:15c'était prémédité.
05:16Mais vous dites que ça n'a pas été anticipé.
05:18Comment on anticipe ça ?
05:19Quelqu'un qui arrive avec une camionnette ?
05:20Les renseignements,
05:21alors moi, je ne veux pas accabler
05:22l'institution renseignement
05:23parce que je sais aussi
05:25qu'il manque de moyens
05:26et surtout que là aussi,
05:28en termes de priorisation,
05:29on les met parfois sur des missions...
05:30Vous êtes contradictoire
05:31parce que vous dites
05:33l'anticipation n'a pas été faite quand même.
05:34Oui, oui, mais elle n'a pas été faite
05:37mais c'est comme quand on dit
05:39les procureurs, les juges,
05:40la police avec les violences sur les enfants
05:42qu'à un moment,
05:43s'ils n'ont pas les moyens de travailler,
05:44ils n'ont pas les moyens de travailler.
05:46Donc, ça sera regardé, je pense, de près
05:48mais je pense qu'il y a aussi
05:49une question de moyens
05:50et surtout, on leur dit
05:52telle priorité, c'est maintenant
05:53et il y a aussi telle priorité
05:54et il y a aussi telle priorité
05:55à un moment,
05:56quand tout est prioritaire,
05:57plus rien ne l'est.
05:57Donc, je pense qu'ils n'ont pas anticipé
05:59mais une dame, tout à l'heure,
06:01dans la réunion des commerçants,
06:02me disait
06:03mais moi, mon fils de 14 ans
06:04m'avait dit
06:05je sais maman, ce week-end,
06:06fais attention.
06:07Et elle dit
06:08comment vous expliquer
06:09que mon fils de 14 ans
06:11avait l'air au courant de l'UQ
06:13sur des réseaux sociaux ?
06:14Ils viennent d'où ces pilleurs ?
06:16Ces camionnettes, là,
06:17ils viennent d'où ?
06:17Le RN dit de Mont-Lieu.
06:20Oui, mais c'est bien.
06:21Alors, écoutez,
06:22eux, ils nous ont expliqué
06:23y compris M. Retailleau,
06:25d'ailleurs,
06:25qu'à Aubagne,
06:26quand il y a ce jeune
06:27qui tire sur des professeurs,
06:30ils disent
06:31que c'est la France insoumise.
06:32Bon, en fait,
06:32on se rend compte
06:33que c'était des réseaux masculinistes
06:34et un réseau de jeunes
06:36sur Internet
06:36qui est fasciné
06:37par les turing-mats.
06:39Comme à Annecy,
06:40quand il y avait eu
06:40cette attaque terroriste
06:41où on disait
06:42« Ah, c'est un Syrien,
06:43donc c'est un musulman. »
06:43Bon, finalement,
06:44c'était un catholique.
06:45Vous vous dites
06:45que c'est pas des jeunes de Mont-Lieu ?
06:47Comme les journalistes, d'ailleurs.
06:48Soit on sait, on dit,
06:49soit on sait pas,
06:50on se tait et on attend.
06:50Et vous, vous dites quoi ?
06:51Oui.
06:51Mais moi, je n'en sais rien,
06:52M. Tréard.
06:53Je ne suis pas...
06:54J'ai vu les vidéos comme vous.
06:56On a du mal, d'ailleurs,
06:57sur Internet
06:57à savoir maintenant
06:58quelles vidéos sont réelles
06:59et lesquelles sont
07:00de l'intelligence artificielle.
07:01Mais les témoignages
07:02que j'avais tout à l'heure
07:02me disaient...
07:03C'est des personnes, d'ailleurs,
07:04qui pour certaines
07:05étaient dans la manifestation,
07:06les commerçants.
07:06Et ils disent
07:07« Et s'il faut remanifester,
07:08on remanifestera. »
07:09Et ils nous disaient
07:10« C'est fait,
07:10n'ont rien à voir
07:11avec les manifestants. »
07:12Peut-être que les casseurs
07:13et les pilleurs
07:13ont profité de la manifestation
07:15en faisant les policiers
07:16seront occupés quelque part,
07:17on va y aller.
07:18Mais eux, ils me disent
07:18le moment de bascule
07:19où ça bascule dans le non-droit,
07:21c'est le moment
07:21où les policiers partent.
07:23Vraisemblablement,
07:24d'après le maire du 11e
07:25qui a eu un peu plus d'informations
07:27depuis qu'il n'en avait aucun
07:28ce jour-là.
07:28Toute l'après-midi,
07:29il n'a eu aucune information
07:31parce que l'Élysée
07:33était en danger
07:33et que beaucoup de forces de police
07:34ont été rappelées
07:35pour les protéger l'Élysée.
07:36Pardon, pour prolonger la question.
07:37Juste ce qu'ils me disent,
07:38il y a un point de bascule,
07:39c'est qu'il y avait
07:40quelques policiers
07:41ça et là
07:41avec les manifestants
07:42et tout d'un coup,
07:43on les a vus tous partir.
07:45Et à ce moment-là,
07:47c'est devenu
07:48complètement hors de contrôle.
07:49Ils me racontent des scènes
07:51déjà faux d'âge
07:52sur les immeubles
07:52où les gens montaient,
07:54de gens qui étaient
07:54dans leur appartement,
07:55qui voyaient des gens
07:55les menacer à travers les vitres
07:56mais au quatrième étage parfois
07:58et vraiment,
07:59c'est un miracle
08:00qu'il n'y ait pas eu de mort
08:00parce qu'en plus,
08:01entre les commerçants
08:02qui défendaient eux-mêmes
08:03leur commerce,
08:04ce qui est extrêmement dangereux
08:05parce que vous ne savez pas
08:05comment ça peut se terminer,
08:07d'autres qui se faisaient menacer
08:08avec des couteaux sous la gorge
08:09parce qu'ils avaient pris des images.
08:10On commente,
08:10mais il y a quand même des causes
08:11qui expliquent...
08:11On commente, on commente, on commente.
08:15Vous êtes une responsable politique
08:18donc vous devez chercher
08:19les causes de ce mal
08:21parce que vous faites de la politique.
08:22Faire de la politique,
08:23ça veut dire apporter des réponses.
08:25Et ce qui est quand même extraordinaire,
08:27c'est qu'on n'arrête pas de dire
08:28oui, il y a eu des violences,
08:30des violences,
08:30ok, certes,
08:31mais les Français,
08:32ce n'est pas ce qu'ils veulent.
08:33Les Français, c'est ce qu'ils veulent savoir,
08:34c'est pourquoi il y a eu ces violences,
08:36pourquoi...
08:36Et pourquoi l'11e arrondissement
08:38pendant plusieurs heures
08:39et fait une zone de non-droit.
08:39Pourquoi à Limoges,
08:40on fout le feu
08:40à la mairie de Limoges ?
08:44Pourquoi on fout le feu
08:45à un bâtiment
08:46qui a 100 ans d'âge
08:48qui est l'office du tourisme
08:49de Lyon
08:50sur la place Bellecour ?
08:51Pourquoi on s'en prend
08:52à la mairie de Marseille
08:55comme si on était
08:55au Moyen-Âge ?
08:57Et pourquoi il n'y a qu'une compagnie
08:58de CRS à Marseille
08:59au moment des faits
09:00alors que le maire
09:01depuis le matin
09:01c'est vrai ?
09:03Je ne suis pas la réponse.
09:03Ce n'est pas ce que vous voulez
09:04que je dise
09:04mais je vais le dire quand même.
09:05Oui, d'accord,
09:06mais ce n'est pas la réponse.
09:07Il y a des explications à vous.
09:08Oui, mais ça vous permet
09:08de voir 10 000 policiers
09:10et ça ne serait pas vrai.
09:11Attendez, Yves,
09:12pour prolonger
09:13là encore la question
09:14d'Yves Tréhard,
09:15tout à l'heure
09:15on était avec
09:16Éric Coquerel
09:17de la France Insoumise
09:17qui nous disait
09:19y compris dans les pillages
09:20il y a des causes sociales,
09:22il y a des causes politiques,
09:22il y a des causes sociales.
09:23Est-ce que vous voulez voir ?
09:24On parle de deux choses différentes.
09:25Moi je parle des casseurs.
09:27Les pilleurs
09:28c'était dans un deuxième temps
09:29finalement.
09:31Monsieur Coquerel
09:31si j'ai bien compris
09:32il parlait d'effets d'aubaine
09:33aussi de gens qui passent par là
09:34ou alors qu'ils viennent exprès
09:35mais le début
09:36c'est le début
09:38du bord de contrôle
09:38qui sont les casseurs.
09:41Manifestement
09:41il y avait
09:43plusieurs motivations
09:44parce que vous voyez
09:45par exemple
09:45on parle parfois
09:46des black blocs.
09:47Les black blocs
09:48les commerçants nous le disaient
09:49on a l'habitude
09:49dans les manifs
09:50puisqu'il y en a un certain nombre
09:51qui passent devant leur fenêtre
09:52au boulevard Voltaire
09:53ils ciblent
09:54les banques
09:55les McDo
09:55ils ont des cibles de prédilection
09:57ils ne ciblent pas
09:57le bar à bière
09:58comme c'était le cas
09:59où j'étais tout à l'heure
10:00ou une librairie
10:01ça ne leur était
10:02jamais arrivé
10:02et ils disent
10:03les black blocs
10:04on connait les profils
10:05on sait reconnaître
10:06un black bloc
10:06on y a affaire
10:07mais là
10:08ce n'était pas
10:08les black blocs
10:09et ils disent
10:11on avait affaire
10:12à du grand banditisme
10:13dans le moment
10:14où ça devient
10:15hors de contrôle
10:15à 23h
10:16où on débarque
10:16avec des doux queuses
10:17vous c'est du grand banditisme
10:19je vous retranscris
10:21mot pour mot
10:22ce que les commerçants
10:23qui ont eu face
10:24qui étaient face à face
10:25avec ces gens
10:26ils me disaient
10:26quand à un moment
10:28quelqu'un voit
10:29à travers son carreau
10:30au rez-de-chaussée
10:30d'un immeuble
10:31quelqu'un commence à
10:31mettre le feu
10:32et lui fait signe
10:33en disant
10:33il y a des gens
10:34à l'intérieur
10:34et que le mec
10:35oui oui oui
10:36balance son truc
10:37part
10:37et j'ai vu
10:38toute cette façade
10:38d'immeubles brûlés
10:39l'immeuble était
10:40rempli
10:40il dit ça
10:41ce n'est pas des méthodes
10:44de gens des black blocs
10:45jamais ils brûleraient
10:46un immeuble
10:46avec des habitants
10:46d'intérieur
10:47ça a l'air de vous décevoir
10:49mais je vous le dis quand même
10:49ça ne peut pas être
10:50des causes sociales
10:51ça ne peut pas être
10:51des causes
10:53monsieur Bardella
10:54dit autre chose
10:54il dit c'est l'immigration
10:55attendez
10:56pourquoi pour une cause sociale
10:57on va brûler un immeuble
10:58avec des gens
10:58qu'on ne connait pas
10:58à l'intérieur
10:59ça n'a aucun sens
11:01revanche sociale
11:02manifestement
11:02vous n'avez pas la réponse
11:03et je ne l'ai pas non plus
11:04il n'y a rien qui explique
11:05ce qui s'est passé ce week-end
11:06donc il y a des enquêtes
11:07qui vont avoir lieu
11:08commission d'enquête
11:08à l'assemblée
11:09enquête de police
11:10sauf qu'il y a eu
11:11des ratés terribles
11:11dans ce pays
11:12ça c'est sûr
11:13il y a une responsabilité
11:14immense de gouvernement
11:14et moi je vais vous dire
11:17je ne pense pas
11:17que les casseurs
11:18soient motivés
11:19par les causes
11:19des lycéens
11:20parce qu'ils desservent
11:21énormément la cause
11:22résultat on ne parle
11:23plus que des casseurs
11:24des pilleurs
11:24parce que ça a ému
11:25tout le pays
11:26et que c'est historique
11:27inédit et effrayant
11:28et donc on ne parle plus
11:29des lycéens
11:30mais ce qui est sûr
11:30c'est que le fait
11:32que depuis un mois
11:33nous étions
11:36en lutte sociale
11:37avec un début
11:38de révolte sociale
11:39dans le pays
11:39et qu'une manif annoncée
11:41allait entamer
11:42la convergence des luttes
11:43crée un espace
11:44pour ces casseurs
11:44en disant
11:44tiens les forces de l'ordre
11:45seront occupées
11:46vous avez manifesté samedi
11:47vous recommencez samedi ?
11:48bah oui
11:49vous me demandez ça
11:50sur un air
11:51un peu communitoire
11:52parce que ce que vous
11:53prétendez c'est que
11:53c'est de la faute
11:54des gens qui manifestent
11:54qui a ce genre de...
11:55non c'est qu'il y a des risques
11:56à manifester
11:56mais vous m'avez un peu dit
11:57comme ça avec vous
11:58ça pourrait vous dissuader
12:01il y a un certain nombre
12:02de français aujourd'hui
12:03qui se disent
12:03on ne peut plus aller manifester
12:04dans ces conditions
12:05étant donné le niveau
12:07de danger qu'il y a aujourd'hui
12:08dans les manifestations
12:09moi c'était pas la culture
12:10dans ma famille
12:11mais il y a des militants
12:12qui depuis tout petit
12:13allaient manifester
12:14avec leurs parents
12:14moi j'ai emmené mes enfants
12:15parfois dans les manifestations
12:16par exemple
12:17la poussette là ?
12:19bah non je ne pouvais pas
12:20mais je suis arrivée
12:21gardienneur avec mes enfants
12:22parce que j'allais pas
12:23j'allais être un petit d'un mois
12:24j'allais pas le laisser de sol et nain
12:25donc je suis né avec le papa
12:26et les deux enfants
12:26à Gare du Nord
12:27on devait se séparer
12:28pour qu'ils aillent au siège des Verts
12:30et que moi j'aille faire la manif
12:30à Gare du Nord
12:31c'était déjà le bazar
12:32c'est-à-dire que même
12:33quelqu'un qui vient même pas manifester
12:34se retrouve dans des choses compliquées
12:36et le trajet entre Gare du Nord
12:37et République était compliqué
12:38et à République
12:38j'en parle même pas
12:39donc à un moment je le dis
12:40moi j'ai besoin d'éclaircissement
12:42sur ce qui s'est passé
12:42pourquoi l'orchestre du Nouveau Monde
12:44qui égaye les manifestations
12:45qui rend ça chaleureux
12:46c'est la joie
12:47qui était place de la République
12:48il joue place de la République
12:49à midi 20
12:50il commence à se prendre
12:51des grenades lacrymo
12:51c'était quoi le problème ?
12:53c'est qu'il fallait pas avoir
12:53d'images festives des manifestations
12:55il fallait pas avoir
12:56de belles images de la ministre
12:57il y a un sujet du maintien de l'ordre
12:58il y a un sujet du maintien de l'ordre
12:59mais je prends le problème
13:01dans l'autre sens
13:01on est même obligé
13:02d'interroger sur la manière
13:03dont cet état
13:04exerce son autorité
13:05mais ça fait quand même
13:06vous en conviendrez
13:07plusieurs années
13:08qu'on ne peut plus manifester
13:09en France
13:10sans que ça dérape
13:12systématiquement maintenant
13:13il y a deux problèmes en main de vie
13:15premièrement
13:16il y a le macronisme
13:17et dix ans de macronisme
13:18qui sont une sorte
13:19de provocation permanente
13:21pour tous les gens
13:21qui souffrent dans ce pays
13:22c'est de l'humiliation
13:23c'est du mépris
13:24il n'y a plus de respect
13:25et c'est des politiques
13:26qui n'écoutent rien
13:27qui sont très verticales
13:28vous manifestez
13:29on s'en fout
13:30ils perdent les élections
13:31ils s'en fout
13:31donc à un moment
13:33il y a plein de gens
13:33qui sont tellement en colère
13:34et qui disent
13:35mais qu'est-ce que vous voulez
13:36qu'on fasse
13:36comment il peut entendre
13:38donc ça ça existe
13:38une colère sourde
13:40qui dit
13:40mais on va tout casser
13:41moi je l'entends parfois
13:42au moment des gilets jaunes
13:43quand j'allais sur les ronds-points
13:44c'est ça que j'entendais
13:45donc ça
13:46il y a une vraie responsabilité
13:46du macronisme
13:47qui n'a rien voulu écouter
13:48et ils ont voulu passer
13:49en force tout le mandat
13:50mais là on voit bien
13:51au bout de dix ans
13:51ça ne marche plus
13:52ceux qui pillent
13:52qui mettent le feu
13:53à la façade d'un immeuble
13:56quel rapport avec le macronisme
13:58en fait
13:58il y a des gens à l'intérieur
13:59ils balancent
13:59je ne peux vous donner
14:00aucun argument
14:01pour justifier ça
14:02je ne sais pas
14:04comment on en arrive là
14:04alors monsieur le corniste
14:06attendez
14:06vous voyez bien que
14:07le truc de dire
14:11il dit on ne veut pas de blocage
14:12on ne veut pas de blocage
14:13et donc on comprend
14:14que par tous les moyens
14:15il n'y aura pas de blocage
14:16qui t'a envoyé
14:18l'artillerie lourde
14:18et à faire arrêter
14:198000 liciens
14:20résultat ça engorge aussi
14:21toute la chaîne
14:22ça engorge les tuyaux
14:23de la police
14:24de la justice
14:24mais monsieur le cornu
14:25cet après-midi
14:26par exemple à l'Assemblée nationale
14:27devant la représentation nationale
14:29accuse
14:30la France insoumise
14:33d'attiser
14:35la colère
14:36pour ne pas dire la haine
14:38et d'attiser
14:39le désordre
14:40qui existe aujourd'hui
14:41dans la rue
14:41on va l'écouter
14:42on va l'écouter
14:43Sébastien Lecornu
14:43alors c'est plus global
14:44que ça
14:45lui il dit
14:46il y a un combat
14:47à mener
14:47contre la violence
14:48contre la culture
14:49de la violence
14:50écoutez
14:51j'ai le sentiment
14:52que dans le moment
14:54dans lequel nous nous trouvons
14:55il y a un combat
14:57politique
14:57et culturel
14:58à mener
14:59contre la violence
15:00et donc oui
15:01je le redis
15:02monsieur le ministre
15:03il faut une bonne fois
15:04pour toutes
15:05choisir son camp
15:06entre la violence
15:08et la république
15:10choisir son camp
15:11entre la violence
15:11et la république
15:13c'est un climat
15:14de guerre civile
15:15qu'il propage
15:16quand même
15:16on dit
15:16il faut choisir son camp
15:17comme si aujourd'hui
15:18en France
15:18il y aurait deux camps
15:19moi écoutez
15:19je connais
15:19il dit que la guerre civile
15:20c'est la France insoumise
15:21moi je ne connais personne
15:22en France
15:22qui dit
15:23moi je suis dans le camp
15:23des casseurs
15:24vous connaissez vous
15:24des politiques
15:25qui sont dans le camp
15:25des casseurs
15:26moi je n'en connais pas
15:27je connais beaucoup de monde
15:28oui mais vous savez
15:29qu'il y a un débat
15:29quand on défend la république
15:31on défend la république
15:32ses symboles
15:33et ses valeurs
15:34et ce gouvernement
15:36n'a réussi à protéger
15:38ni les symboles
15:39de la république
15:40la preuve
15:40ce qui s'est passé à Limoges
15:41ni ses valeurs
15:42notamment le droit
15:43de pouvoir manifester
15:44en sécurité
15:44François Sureau
15:45l'explique très bien
15:47la force publique
15:48elle est là
15:48pour protéger les citoyens
15:49y compris quand ils contestent
15:51le pouvoir en place
15:51et donc
15:53c'est un double échec
15:54de leur part
15:55et c'est une double peine
15:55pour les Français
15:56alors ils peuvent aujourd'hui
15:57expliquer que c'est de la faute
15:58des ordres qu'ils veulent
15:58c'était de leur responsabilité
16:00Jean-Luc Mélenchon
16:00je ne pense pas que c'est lui
16:02qui a organisé des pillages
16:03dans Paris
16:03et M. Lecornu
16:05il est quand même
16:05toujours à l'aise
16:06il est quand même responsable
16:07quand M. Mélenchon
16:08parle de barbarie policière
16:11quand M.
16:12de sauvagerie policière
16:14quand M. Bagayoko
16:16qui dit
16:16la violence peut-être légitime
16:19ça ne vous fait pas réagir
16:20on ne va pas faire ce soir
16:21le débat philosophique
16:21sur la violence
16:22je rajoute cet après-midi
16:24le Premier ministre
16:24pardon
16:25très rapidement
16:25le Premier ministre
16:26qui interpelle
16:28Mathilde Panot
16:29dans l'hémicycle
16:29en lui disant
16:30est-ce que vous condamnez
16:30l'incendie de la mairie
16:32de Limoges
16:32elle ne répond pas
16:33à Mathilde Panot
16:34vous êtes à l'aise
16:35c'est terrible
16:35j'ai réagi
16:36mais c'est un allié
16:37vous comprenez
16:37est-ce que vous êtes à l'aise
16:38avec cet allié
16:39tout le temps
16:41je ne suis pas insoumise
16:42vous avez compris
16:42je ne suis pas socialiste
16:43non plus
16:43je suis écologiste
16:44moi je ne suis
16:45ni leur porte-parole
16:45ni leur avocate
16:46je réponds pour mon parti
16:48ce qui est sûr
16:48c'est que
16:49c'est trop facile
16:50il n'y a rien de facile
16:52dans la période actuelle
16:52vous m'avez posé
16:54plein de questions
16:54la question d'Anne
16:56est-ce que vous êtes
16:57à l'aise
16:58avec cet allié
17:00non non
17:01je reprends la question d'Anne
17:02est-ce que vous êtes
17:03à l'aise
17:04avec cet allié
17:04sur la question
17:05de la violence
17:07mon parti
17:07il a toujours connu
17:08on a un parti
17:09non violent
17:09ce qui n'empêche pas
17:11parfois la désobéissance
17:12mais la désobéissance civile
17:14n'est pas la violence
17:15et dans ma lecture des choses
17:16ne le sera jamais
17:17c'est dans nos valeurs écologistes
17:18après
17:19je vais vous dire
17:20moi je suis sidérée
17:21par ce que je vois
17:22mais je suis sidérée aussi
17:23par l'incapacité
17:23de ce gouvernement
17:24à répondre à la crise sociale
17:26je vous repose la question
17:26je vous repose la question
17:28madame Pondéli
17:29Sébastien Rocher
17:29qui est chercheur au CNRS
17:31Sébastien Rocher
17:32c'est chercheur au CNRS
17:34c'est dommage
17:34je ne voulais pas répondre
17:34c'est un des principaux experts
17:36principaux experts
17:37du maintien de l'ordre
17:37c'est important
17:38je comprends que votre cible
17:39ce soit le gouvernement
17:40mais il y a
17:42pluriphénomène
17:43il faut essayer
17:44de comprendre ce qui se passe
17:45Sébastien Rocher
17:46vous n'avez pas répondu
17:47à ma question
17:47la police ne peut
17:48qu'accompagner
17:49le compromis politique
17:50la police ne peut
17:51qu'accompagner
17:51le compromis politique
17:52qui permette
17:53la paix publique
17:54elle ne peut être
17:55le socle de l'ordre public
17:57et c'est ça l'erreur
17:57qu'a commise le gouvernement
17:58vous n'avez pas répondu
18:00à ma question
18:01si c'est exactement la cause
18:02c'est que plutôt
18:04qu'adresser la cause sociale
18:06de cette crise
18:06qui dure depuis un mois
18:07ils n'ont voulu y répondre
18:09que par la force
18:10avec des arguments
18:10de plus en plus sécuritaires
18:11et une vraie volonté
18:13d'intimider les étudiants
18:14et toutes celles et ceux
18:15qui les soutenaient
18:16résultat
18:17la police
18:18à un moment
18:19elle s'était
18:19consombrée
18:27est-ce que vous êtes
18:30toujours à l'aise
18:30avec cet allié
18:31sur le sujet de la violence
18:33sur plein de sujets
18:34je ne suis pas
18:35c'est même pas
18:36que je ne suis pas à l'aise
18:36et que je ne suis pas d'accord
18:37donc j'ai fait un tweet
18:38il y a trois semaines
18:39sur l'Ukraine
18:39je n'étais pas gore
18:40je l'ai dit
18:41j'ai eu l'occasion
18:42de réagir sur des campagnes
18:43parfois de communication
18:44qui menaient
18:44que je trouvais abjectes
18:46d'ailleurs
18:46donc ils se sont eux-mêmes
18:47des solidarisés
18:48mais voilà
18:49ce n'est pas de la méthode
18:50ce n'est pas mes mots
18:51et après
18:52on a beaucoup de points communs
18:53programmatiques
18:54M. Glucksmann
18:54il condamne franchement
18:55mais M. Glucksmann
18:56c'est sûr
18:57dès qu'il peut se faire
18:58la France insoumise
18:58il est présent
18:59il n'y a pas de problème
19:00mais moi
19:00je vais vous dire aussi
19:02je défends un programme politique
19:03clair
19:05écologiste
19:05je constate qu'à gauche
19:07on a 90%
19:08de points communs
19:09quasiment sur le fond
19:09tous les partis
19:10insoumis
19:10communistes
19:11socialistes
19:11écologistes
19:12on fait des très beaux programmes
19:14on les montre
19:15à nos électeurs
19:15regardez ce que vous pourrez avoir
19:17en 2027
19:17et ils n'auront rien du tout
19:18parce qu'on n'est pas capable
19:19de travailler ensemble
19:20donc moi je vois aussi
19:21que le discours
19:22des gauches irréconciliables
19:24qui vient de Valls
19:25en fait
19:25Valls qui était
19:27tellement irréconciliable
19:27avec la gauche
19:28qu'il a fini à droite
19:28bon
19:29et bien ça a été repris
19:30à la volée par Mélenchon
19:32repris à la volée
19:32par Glucksmann
19:33et ça
19:35en fait ça aboutit
19:36à poser comme un champ de mines
19:38sur notre champ politique
19:38ils posent des mines
19:39et les uns et les autres
19:40pour expliquer à quel point
19:41plus jamais de leur venir
19:42travailler ensemble
19:44oui mais c'est aussi attisé
19:45parce qu'à partir du moment
19:46où vous les démontrez
19:46pourquoi vous ne travaillerez plus ensemble
19:47chacun force le trait
19:48je pense que c'est ça aussi
19:50qui amène à certains
19:50à prendre des positions
19:52que moi j'estime
19:54que je ne pourrais jamais suivre
19:56sur l'international
19:57moi j'ai dit plusieurs fois
19:58sur ce plateau même
19:59là où ils sont en train de partir
20:00je ne pourrais pas les suivre
20:01et je l'ai dit
20:02je l'ai redit
20:03je ne suis pas là pour jouer
20:03cette différence toute la journée
20:05mais quand je ne suis pas d'accord
20:06je le dis
20:06bon ben je l'ai déjà dit
20:07et s'il faut je le redirai
20:08à la présidentielle
20:09vous n'allez pas les suivre
20:10mais on a ouvert des discussions
20:12qu'on va mener
20:12parce que moi je ne me résous pas
20:14à ce que nos programmes politiques
20:15ce soit pour nos électeurs
20:16comme des promesses au Père Noël
20:18c'est-à-dire qu'ils reçoivent
20:19les catalogues de Noël
20:20ils disent
20:20on va voir ça
20:21on va voir ça
20:22regardez leur programme
20:22le SMIC à 1700 euros
20:24c'est super etc
20:25et puis en fait
20:26c'est comme le catalogue du Père Noël
20:27vous regardez toutes les pages
20:28puis en fait
20:28vous aurez peut-être un truc
20:29et c'est terminé
20:30parce qu'on ne gagnera pas
20:31et donc moi je ne me résous pas à ça
20:32je mène une campagne
20:33pour l'écologie
20:34pour l'Union Jolidie
20:35depuis le départ
20:36il n'y a pas d'évidence
20:37à soutenir l'un ou l'autre
20:38puisque nous sommes écologistes
20:39et que ce n'est pas ça
20:40leur parcours politique
20:41ce sont d'ailleurs
20:42tous des sociodémocrates au début
20:44pas à la fin mais au début
20:45et donc voilà
20:46moi je n'ai pas de chemin évident
20:47de victoire pour mon camp politique
20:48et je m'en désole
20:49parce qu'à la fin
20:50on fait ça pour nos électeurs
20:51on ne veut pas que ce soit
20:52comme devant les vitrines
20:53des galeries Lafayette
20:54à dire
20:54voilà tout ce que je pourrais avoir
20:56puis ils ne l'auront jamais
20:57ça devient une réalité
20:58et pour ça
20:58il faut un chemin de victoire
20:59et qu'on arrive à travailler ensemble
21:01ce n'est pas le chemin que ça prend
21:01et ça me désole énormément
21:03mais je dis à ceux qui nous regardent
21:04et qui veulent voter pour nous
21:08est-ce que c'est bien raisonnable
21:09d'organiser une nouvelle manifestation
21:11samedi qui vient écouter
21:12le témoignage d'Odélia
21:14pharmacienne à côté de la place
21:15de la République à Paris
21:18pharmacie pillée incendiée
21:20en mon cas je ne risque plus rien
21:21il n'y a plus rien à voler chez moi
21:22mais je trouve que c'est une manifestation
21:24qui n'aura aucun intérêt
21:25mais parce que tout simplement
21:27vous ne serez pas écouté
21:28il va y avoir des manifestations
21:29ça va continuer
21:31il y a un risque de casse-terre
21:32il y a un risque
21:33et donc du coup vous pouvez
21:35en étant certain
21:37de n'obtenir aucun résultat
21:38prendre le risque des casseurs
21:39et d'autres commerçants
21:41qui vivent ce qu'on vive
21:42mais quel enfer
21:43nouvelle manifestation
21:44un il y aura des risques de casseurs
21:46ce qu'elle dit
21:46et qu'en plus de toute façon
21:48Emmanuel Macron ne vous écoutera pas
21:50ça c'est sûr
21:51donc à quoi bon manifester
21:52deux arguments
21:53pour vous demander
21:54à quoi bon manifester
21:55on a compris qu'il ne nous écoutait pas
21:56écoutez
21:58déjà ce serait vraiment
21:59un aveu d'impuissance énorme
22:00que de dire maintenant
22:01du coup qu'est-ce qu'on fait
22:02on annule les manifestations
22:03c'est-à-dire que les casseurs
22:04ils auraient gagné
22:05il n'y aurait plus de manifestations
22:07et les lycéens
22:08auraient perdu
22:09ensuite
22:10moi je comprends
22:11parce qu'elle est commerçante
22:12à République
22:12elle a vécu ça
22:13son point de vue
22:14il est logique
22:14et il est légitime
22:16mais enfin
22:17le travail des pouvoirs publics
22:18ils sont 3000 comme elle
22:19c'est-à-dire
22:203000 commerçants
22:21qui ont été touchés
22:22partout en France
22:23oui mais moi
22:23les commerçants
22:24que j'ai rencontrés
22:24dans l'onzième
22:25cet après-midi
22:25ils ne sont pas à République même
22:26ils sont un peu après
22:27ils ne me disaient pas
22:28il faut arrêter les manifestations
22:29ils m'ont dit
22:29dites bien
22:30à tous ceux que vous verrez
22:31que ces casseurs
22:32n'avaient rien à voir
22:33avec la manifestation
22:33ce ne sont pas ceux
22:34qu'on a reçus hier soir
22:35nous connaissons les manifestants
22:37je vous enverrai d'autres panels
22:38si vous voulez
22:38pour la fois prochaine
22:39il n'y a pas de problème
22:40nous on va être reçus
22:41par Sébastien Lecornu
22:42on a reçu son courrier
22:44vous savez il avait dit
22:44qu'il avait envoyé ce soir
22:45alors moi j'étais un peu surprise
22:47par son courrier quand même
22:47parce qu'il nous dit
22:49qu'on va échanger
22:50en transparence
22:51sur le déroulement
22:51des événements du 17 octobre
22:53il était temps
22:54je suis intéressée
22:55par cet échange
22:55il dit qu'on va examiner
22:57la doctrine du maintien de l'ordre
22:58dont tout le monde
22:59s'accorde à dire
22:59qu'on a quand même
23:00un petit problème
23:01il y avait des journalistes
23:02de toute l'Europe
23:03là tout à l'heure
23:03qui nous interrogeaient
23:04qui sont très choqués
23:05et les LBD tout ça
23:07il y a un truc
23:07qui leur échappe
23:08qui devrait nous échapper aussi
23:09vous avez vu les images
23:10de Milan ?
23:11oui mais
23:11ah non
23:12vous ne les avez pas vues ?
23:13si si je les ai vues
23:14ah bon ?
23:14quand on vous tape
23:15avec
23:16là
23:16j'ai pas dit que c'était bien
23:18monsieur Tréard
23:19il n'y a pas que la France
23:20il n'y a pas que la France
23:21et donc il dit ensuite
23:22qu'on va parler de sécurisation
23:23de la campagne présidentielle
23:24autre sujet ok
23:25mais à aucun moment
23:26en deux pages
23:27il nous parle de comment
23:28on sort de la crise sociale
23:30environnementale
23:30enfin nous on a des propositions
23:31quand même
23:31la fin de parcours sup
23:32remettre des moyens
23:33pour mieux payer des professeurs
23:35avoir moins d'élèves par classe
23:36avoir des portes dans les toilettes
23:37et assez de tables et de chaises
23:38dans les classes
23:39et ça on en parle où
23:40on en parle quand
23:40c'est dingue
23:41ce refus qu'ils ont
23:42d'adresser des problèmes politiques
23:44c'est une crise politique
23:45qui a besoin de réponses politiques
23:46et je veux qu'on puisse parler
23:47des solutions politiques
23:48en fait ils nous convoquent
23:49parce qu'il y a ce dernier paragraphe
23:50qui correspond à ce que Macron disait
23:52cette discussion
23:52n'aura de sens
23:53que si nous partageons
23:54une exigence sans ambiguïté
23:55la condamnation de la violence
23:56je l'ai fait sur votre plateau
23:57je l'ai fait tous les soirs
23:58depuis qu'on est dans cette crise là
24:00j'aurais pas de problème à le faire
24:01mais on nous convoque pas
24:02comme des élèves au tableau
24:03pour venir s'expliquer
24:03un par un devant les autres
24:04et voir si on condamne bien
24:05pour vous
24:06moi je dirais à Matignon
24:07parler des solutions politiques
24:08de sortie de crise
24:09donc la solution
24:09c'est d'accorder aux étudiants
24:11tout ce qu'ils réclament
24:12c'est à dire les 10 milliards
24:13ça s'appelle le dialogue social
24:14si on veut de l'apaisement social
24:16vous pouvez envoyer
24:16autant de policiers que vous voulez
24:17si vous voulez de l'apaisement social
24:18il faut des réponses sociales
24:19et là je parle des réponses
24:21aux manifestants
24:21pas aux casseurs
24:22les casseurs c'est un autre problème
24:23ils profitent de la crise sociale
24:24et des manifestations
24:26pour aller semer le désordre
24:27il y a ceux qui manifestaient
24:28pour le pouvoir d'achat aussi
24:30le prix des carburants
24:31nous on a aussi
24:32plein de propositions
24:33notamment il y a une niche
24:34écologiste au Sénat
24:35cette semaine
24:35et les écologistes proposent
24:37parce que vous savez
24:38que les supermarchés
24:39quand même ils vous vendent
24:39très très bas
24:40des produits pas très bons
24:41pour votre santé
24:41et surmarchent
24:42sur les produits
24:43qui sont bons pour la santé
24:44les fruits, les légumes
24:45le bio etc
24:45nous on veut un panier
24:47de 100 produits
24:48qui soient des produits
24:49de première nécessité
24:50mais de qualité
24:51à prix coûtant
24:53parce qu'aujourd'hui
24:54dans les supermarchés
24:55le coca, les oreos
24:56je ne vais pas vous faire
24:57la liste de toutes les marques
24:58qui ne sont pas bonnes
24:59pour la santé
24:59ça c'est à prix coûtant
25:00quasi
25:00c'est là-dessus
25:01qu'ils se font la concurrence
25:02entre les différents supermarchés
25:03par contre vous achetez
25:04des fruits et légumes bio
25:04ils sont surmarchés
25:06à 40-60%
25:07c'est pas possible
25:08donc nous on va déposer
25:09cette proposition de loi
25:10alors le Sénat
25:11vous savez que c'est pas là
25:12où on est ultra majoritaire
25:13donc ça va être compliqué
25:14on le sait
25:15mais il y a une niche
25:15à l'Assemblée Nationale
25:16en décembre
25:17sur laquelle on reviendra là-dessus
25:18et entre temps
25:18on va faire campagne là-dessus
25:19plus sur le SMIC
25:21voilà à 2000 euros brut etc
25:23on a tout un tas de propositions
25:24qu'on va continuer de porter
25:25ça me paraît essentiel
25:26avec un budget difficile à bouter
25:28et bien on ira taxer les très riches
25:29et je sais que ça vous fera plaisir
25:30monsieur Tréhard
25:31merci Marine Tondelier
25:32ce qui est temps
25:33si on l'avait fait plus tôt
25:33excusez-moi moi
25:34je veux bien payer des impôts
25:35comme vous vous le faites
25:36mais si je me rends compte
25:37que les 1% les plus riches
25:38ils en payent moins que moi
25:39proportionnellement à leurs revenus
25:40ça rend l'impôt moins acceptable
25:41pour moi
25:42là c'est pareil
25:43abolition des privilèges climatiques
25:44Marine Tondelier
25:45merci d'avoir été en direct
25:46avec nous ce soir
25:47dans cette soirée spéciale
25:48que l'on poursuit
25:49avec comme tous les soirs
25:49tous les débats
25:50qui agitent la campagne présidentielle

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