- il y a 2 heures
Ils sont le trait d'union entre Paris et les territoires. Les 130 préfets ont la délicate mission de faire appliquer la politique nationale dans les régions et les départements. Beaucoup d'hommes, mais aussi quelques femmes. L'une d'elles a accepté que nous la suivions durant sa dernière année dans les Vosges, un département en souffrance, entre fermetures d'usines et déclins de population. Issue d'un milieu modeste, Valérie Michel-Moreaux s'est hissé à ce poste grâce à sa seule volonté. Pollution aux PFAS, suicide des agriculteurs, villes en ruines... Cette préfète pas comme les autres traverse les crises avec un style bien à elle. Son enjeu : défendre la République mais aussi réconcilier les territoires ruraux avec les décisions prises dans une lointaine capitale. Année de Production : 0
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00:03Ils sont le trait d'union entre Paris et les territoires.
00:09Les préfets ont la délicate mission de faire appliquer la politique nationale dans les régions et les départements.
00:17Ils sont quelques 130 à porter la voix de l'État partout en France.
00:23Beaucoup d'hommes, mais aussi quelques femmes.
00:27L'une d'elles a accepté que nous la suivions durant sa dernière année dans les Vosges.
00:32Un département en souffrance, entre fermeture d'usines et déclin de population.
00:41C'est une préfète pas comme les autres qui nous a ouvert ses portes.
00:46Issue d'un milieu modeste, elle n'a pu compter que sur sa volonté pour se hisser à ce poste.
00:54De sa vie privée, elle dira peu de choses.
00:57Ce qui compte pour elle, c'est de défendre la République avec un style bien à elle.
01:05Valérie Michel Moreau, préfète des Vosges.
01:08Merci beaucoup.
01:09Allez, ça va falloir que j'aille le mettre, l'uniforme.
01:11Oui, on le sait.
01:14On peut le voir.
01:27Bon, alors, va toi.
01:30Vas-y, je t'ai, vas-y.
01:32On a des sujets un peu délicats.
01:34On est sans filtre.
01:35On est sans filtre et on dira pas que là, c'est ça.
01:40On a passé en commission départementale cité paysage la semaine dernière un projet éolien.
01:46C'est l'extension d'un parc éolien existant qui comprend déjà 6 éoliennes et pour un passage à 10.
01:53Alors, il y a 31 communes, 16 ont délibéré de manière défavorable, dont la commune de Hélé qui accueille les
02:014.
02:01Donc, les élus n'en veulent pas.
02:02Les élus n'en veulent pas, pour une raison que moi, je ne comprends pas, parce qu'en fait, le
02:07paysage, soit il n'y a pas d'éoliennes, soit il y a des éoliennes.
02:11Mais qu'il y en ait 6 ou 10, je ne vois pas ce que ça change pour eux.
02:13On se retrouve avec un élu de la commune qui dit, la préfète s'est engagée à ce que l
02:18'avis des élus soit respecté.
02:22Moi, je trouve que passer en force contre l'avis des élus, ce n'est pas une bonne idée.
02:26Je ne veux pas faire ça.
02:27En revanche, je ne peux pas faire du tout, ça m'emmerde.
02:32Il faut qu'on avance quand même sur le sujet.
02:34Mon sentiment, c'est que si on n'en met pas là, on n'en prendra plus.
02:39On n'en mettra, j'ai compris.
02:40Oui, mais moi, mon sentiment, c'est que si on écrase les élus, on n'en mettra nulle part.
02:44De toute façon, je n'ai pas du tout envie d'aller au contentieux, que ça nous prendra 10 ans
02:47et qu'on n'a rien gagné.
02:49En revanche, il faut aller les convaincre.
02:52Bon, on y va, on réexplique.
02:55Oui, c'est ça.
03:11Aujourd'hui, on a toute une partie de population, en particulier en milieu rural,
03:18qui pense que ceux qui sont favorables aux éoliennes, en gros, sont des bobos parisiens
03:24et qu'ils ne l'ont pas au fond du jardin.
03:27Je caricature un petit peu.
03:28C'est un changement.
03:29Il faut aller vers des énergies renouvelables.
03:31Et en même temps, quand il n'y a pas d'acceptabilité,
03:34l'imposé va revenir à mettre le feu à la campagne.
03:55Je suis né à Soissons, à une centaine de kilomètres de Paris,
03:58mais si loin de Paris à l'époque.
04:02Je viens d'une famille modeste.
04:04Ma mère était femme au foyer, mon père était chaudronnier.
04:11On parle de méritocratie de la République, c'est une réalité.
04:14J'en ai bénéficié pleinement.
04:16Il fallait bien travailler à l'école.
04:18Aujourd'hui, je suis fière d'être au service de la République,
04:21qui m'a apporté, formé, donné cette chance.
04:28Merci.
04:30Bonne journée.
04:32Bonne journée à vous aussi.
04:33Merci.
04:41Nouveau Premier ministre, nouveau gouvernement.
04:44Le nouveau ministre de l'Intérieur,
04:46qui va parler pour la première fois à tous les préfets.
04:53Salut, Maërie.
04:54Salut.
04:55Par là.
04:56Moi, tu sais, j'ai toujours une recherche définie.
05:01J'ai trouvé ma place.
05:05Tu es là, tu es là, Franchard.
05:18Mesdames, Messieurs les préfets, je veux saluer et remercier chacune et chacun d'entre vous.
05:25Vous êtes venus de tous nos départements, certains proches, d'autres plus lointains.
05:31Mais tous ici, vous êtes venus chez vous.
05:35Chez vous, car Beauvau, c'est votre maison.
05:38Face au choc inédit que notre pays a dû affronter,
05:42ces multiples crises,
05:43vous, les préfets,
05:45vous avez tenu.
05:46Je pense notamment à la crise des Gilets jaunes,
05:49aux émeutes de l'été 2023,
05:52à la pandémie.
05:53Oui, vous avez tenu et vous tiendrez encore.
06:06Le ministre de l'Intérieur donne ses directives, ses orientations.
06:10Les préfets sont là pour les appliquer, chacun dans leur territoire,
06:13avec chacun aussi sa méthode, sa personnalité.
06:17Et l'enjeu, c'est d'obtenir les objectifs tels qu'ils sont fixés.
06:25Est-ce que ça vous est déjà arrivé d'être en désaccord avec votre ministre ?
06:29Un préfet ne peut pas être en désaccord avec le ministre.
06:32C'est très clair,
06:33puisque le préfet va représenter les différents ministres au sein de son territoire.
06:40Et donc, ça fait partie de l'engagement tel qu'il existe.
06:46Donc, en tant que préfet, dans mes fonctions, je ne peux pas être en désaccord.
06:50Et qu'est-ce qui se passe quand, en tant que personne, vous êtes en désaccord ?
06:53Pas que ça, j'en discute avec moi-même.
07:19Qu'est-ce qui vous a amené à la préfecture ?
07:21Comment vous êtes devenue préfète ?
07:24Comment je suis devenue préfète ?
07:26Alors, je n'ai pas passé le concours de l'ENA.
07:28J'ai suivi un parcours finance.
07:31En 2016, je suis nommé à la tête des finances publiques de Gautelois,
07:35donc un département rural calme, apaisé.
07:42Et en 2018, arrive le mouvement des Gilets jaunes.
07:45Quand j'ai vu les attaques à l'État, les attaques à la République,
07:48l'incendie de la préfecture,
07:49ça a été des moments qui ont été très forts pour tous ceux qui les ont vécues.
07:54Et là, de fait, je me suis dit,
07:57mon enjeu, c'est quand même de défendre la République,
08:00de travailler, peut-être de travailler en territoire,
08:02là où beaucoup se sentent abandonnés,
08:06ne comprennent plus les schémas
08:08entre les décisions prises à Paris
08:12et ce qui se passe sur le territoire.
08:14Si on n'est plus en collectif,
08:16on ne fait plus société, on ne fait plus nation.
08:18Et ça, c'est ce qui paraît le plus dangereux pour nous tous.
08:47C'est ce qui est, c'est ce qui est.
09:01C'est ce qui est le plus dangereux.
09:02Messieurs, bon...
09:02Ah, bon...
09:03Monsieur le maire.
09:04Bonjour, en fait.
09:05Ça va ?
09:05Je suis ravie, quand je vous vois, vous avez plein de projets.
09:07Ah, c'est vrai.
09:09Bonjour madame la Préchette.
09:11Bonjour.
09:11Bonjour.
09:12Bonjour.
09:14C'est vrai.
09:15J'en ai.
09:16Ben voilà.
09:17On va vous aider.
09:19Je n'ai pas forcément beaucoup de sous,
09:20mais on va vous aider.
09:21Ah ben, c'est super.
09:25Ça y est ?
09:26Merci.
09:27Merci beaucoup.
09:28On va mettre la vidéosurveillance.
09:29Donc là, je voudrais que je fasse le point,
09:30parce qu'on a eu votre arrêté il y a déjà un an et demi.
09:34J'ai eu la région maintenant.
09:36Donc je vais faire coïncider les...
09:37Il faut faire caler les trucs.
09:38Voilà, c'est tout.
09:39Si, c'est avec la directrice de cabinet,
09:40madame Boudjema, donc...
09:41Bon, sinon, vous prenez contact,
09:43madame Carly, elle vous orientera.
09:45C'est bien.
09:46Merci tout plein, madame de la Préphette.
09:47Merci, à tout à l'heure.
09:54Je ne peux pas vous l'écrire, là, comme ça.
09:56La loi de finances n'est pas votée.
09:57Donc, pour l'instant...
09:58Est-ce que moi, je peux demander une demande de dérobation ?
10:01Ah ben, vous pouvez toujours demander, oui, oui.
10:02Et on passera le coup de fil pour vous dire comment faire.
10:05Il y aura une inauguration ?
10:07Il faut que je réserve combien de temps à l'avance ?
10:10Au hasard ?
10:10Ça dépend, ça dépend.
10:12Mais si vous vous y prenez 2-3 mois à l'avance,
10:14c'est mieux pour l'agenda.
10:15Ok, dommage.
10:16Après, il y a des moments où il y a des créneaux
10:18qui sont plus faciles que d'autres,
10:19mais voilà, ça dépend des périodes.
10:22Non, mais voilà, c'est parce que je...
10:24C'est un gros truc pour nous, quoi.
10:25Oui, mais oui, mais...
10:27Qui me fait travailler depuis 3 ans.
10:28Vous savez, dès que je peux venir, je viens.
10:30Et des fois, je ne peux pas.
10:33La question des collectivités envers l'État
10:37et soulève de profonde interrogation
10:39sur sa propre gestion budgétaire.
10:42Chers collègues,
10:43la colère qui m'anime aujourd'hui
10:45et qui habite également tous les élus locaux
10:48est une colère contre l'irrespect des ministres
10:51et aux fonctionnaires de Bercy,
10:53contre l'injustice profonde causée par l'État,
10:57contre l'impuissance à laquelle nous sommes réduits.
11:00Car si nos dépenses augmentent,
11:03c'est parce que l'État transfère ses compétences
11:05sans en assurer la compensation financière
11:08pleine et entière.
11:10C'est parce que l'État se désengage
11:12d'année en année de ses fonctions,
11:14même régaliennes,
11:15à l'image des missions de sécurité publique
11:17confiées aux police municipales.
11:20Je voudrais à cet instant
11:21rendre hommage à l'engagement de Mme la Préfète
11:24qui porte au niveau national
11:26notre désarroi
11:27et les spécificités de nos collectivités.
11:30Je vous souhaite une bonne assemblée générale.
11:35Applaudissements
11:38Vous êtes en colère, vous ?
11:39Non, on va attendre les amendements,
11:40parce que de toute façon, c'est normal.
11:45Il est en colère.
11:46Il est en colère, il est inquiet pour son budget,
11:48il attaque à l'État, au gouvernement,
11:51mais ça reste flou,
11:52parce qu'en même temps, il fait aussi des remerciements
11:54à la Préfète qui le voit au premier rang
11:56et au service de l'État locaux.
11:57Et c'est quelque chose qui arrive assez souvent,
11:59c'est-à-dire qu'on critique l'État central
12:01et on dit qu'on aime bien l'État local.
12:03Je suis désolée, moi, je représente l'État
12:05et je représente les ministres aussi.
12:07Mais voilà.
12:09Vous prenez la charge.
12:10Je prends la charge aussi, oui.
12:11Ça fait partie de l'exercice aussi.
12:14Mais c'est aussi ça, la présence de l'État en territoire,
12:17c'est défendre la politique que mène le gouvernement
12:18et que porte le premier ministre.
12:52Je suis de passage sur ce territoire
12:53et tout le monde le sait,
12:54quand le préfet arrive,
12:56tout le monde sait qui va passer.
12:58Ça peut être perçu d'ailleurs par les élus
13:01comme pénible ou comme une fragilité
13:04parce que c'est comme si on n'allait pas regarder au fond les choses
13:08alors que bien évidemment, on les regarde au fond
13:10et qu'on les travaille à plein
13:11parce qu'on sait que le temps est compté.
13:13Donc chaque journée est décuplée en densité
13:16parce qu'on sait que notre marge d'action
13:20peut s'arrêter à un moment assez rapidement
13:22et qu'on n'est pas là pour 10 ans.
13:48C'est la mairie qui est très novice.
13:52Ils ont accès à un trou.
13:54Ils ont accès à la frein.
13:54Ils ont accès à l'édition de nos familles,
13:55ils ont accès à l'édition de nos familles
13:55et à l'édition de notre pays.
13:59Alors, quand on porte l'uniforme, c'est vraiment la symbolique de l'État, donc avec toute la
14:05vigilance à avoir quand on symbolise l'État, quand on se déplace. Imaginez que je trébuche,
14:10l'État trébuche, c'est pas possible.
14:26Ravivage de la flamme sacrée de l'Arc de Trion, place Fauche-Épinel.
14:53Les cérémonies officielles, c'est très fort, c'est très fort symboliquement.
14:58Tout ça fait partie du quotidien et c'est essentiel qu'il y ait cette représentation-là sur le territoire
15:03auprès de nos concitoyens.
15:05Merci à vous, merci aux jeunes.
15:34Je suis dans la maison de la République, mais je ne suis pas à mon domicile.
15:37Je réside ici parce qu'il faut aussi dormir et vivre, mais c'est tout.
15:43Mon bureau est juste de l'autre côté de ce mur.
15:46H24, je peux être appelé, il peut y avoir une rêve partie par là, un grave accident, etc.
15:50Je m'habille, je mets ma tenue opérationnelle, je pars en pleine nuit.
15:53On est là en permanence, il se passe quelque chose.
15:57En fait, ici, vous n'avez pas vraiment de vie personnelle, votre famille est à Paris.
16:01Oui, j'ai plusieurs vies, comme les chats.
16:04Plusieurs vies.
16:05Non, non, je n'ai pas souhaité, effectivement, avoir une porosité entre vie professionnelle et vie personnelle pour protéger mes
16:13proches aussi.
16:19Nos concitoyens, j'imagine, peut-être qu'on ne travaille pas et probablement qu'on vit dans du luxe.
16:24Ça doit être quelque chose comme ça.
16:25Donc, bon, on vit dans de très, très beaux locaux.
16:28Pour ce qui me concerne, c'est très clair.
16:31Après, ça me déçoit toujours que nos concitoyens ne sachent pas que les fonctionnaires sont engagés.
16:36Et pour ce qui me concerne, Nantie de la République, je ne me considère pas tout à fait comme tel.
16:40Non, effectivement.
17:02Merci Olivier, bonjour.
17:03Bonjour madame.
17:14En route pour la dialogue avec le monde agricole, qui souffre pas mal.
17:18En plus, en ce moment, on est sur une année qui est un peu lourde,
17:20avec des reconnaissances de catastrophes naturelles,
17:23mais il y a eu aussi un temps pourri.
17:25Enfin, bon, c'est compliqué.
17:34Oui, allô ?
17:36Oui, bonjour.
17:40D'accord, merci beaucoup.
17:42Merci, à bientôt.
17:47Allô ?
17:48Oui, bonjour Thomas.
17:49Ça va ?
17:50Merci.
17:50Oui, écoutez, je viens d'avoir le cabinet de Franck-Leroy.
17:54Il y a eu un reportage assez à charge, semble-t-il, hier, sur les médias nationaux.
18:03Il me dit aussi qu'il n'entend dire.
18:04Bon, après, je ne sais pas ce que ça vaut.
18:06Qu'il y a des menaces de mort un peu partout
18:08et qu'il y aurait eu une tentative de suicide hier du dit éleveur qui serait mis en cause.
18:13Alors, je ne sais pas quels sont les excès, qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui n
18:16'est pas vrai.
18:17Est-ce que vous pouvez aller à la chasse aux infos
18:20et puis me tenir un petit peu informée, qu'on regarde un petit peu ce qu'il en est de
18:23ce truc-là.
18:46Il y a un reportage L214 qui évoque de la maltraitance.
18:51Ici, il y a des problèmes, effectivement, de maltraitance.
18:54Si c'était dans le département, ça fait partie des sujets avec les services vétérinaires,
18:59de prendre des dispositions, mais aussi d'éviter d'avoir un agriculteur suicidé.
19:03Ça, c'est clair, dans un département où c'est le plus fort taux de suicide des agriculteurs en France.
19:23J'invite madame la préfète à nous rejoindre sur l'estrade.
19:29Donc, je vous remercie de vous être rendu disponible, on va dire, pour la clôture de nos travaux.
19:37J'aimerais revenir sur certains points de cette année particulièrement marqués par les conditions climatiques exceptionnelles,
19:42avec une plumiométrie de près de deux fois une année moyenne,
19:45ayant des répercussions directes sur la santé financière de nos exploitations
19:48en enregistrant la plus mauvaise récolte des 40 dernières années.
19:51J'aurais également un mot sur les agissements et les pratiques intolérables
19:54de certaines associations qui s'autoproclament défenseurs des animaux.
19:58Comment pouvons-nous utiliser des images tournées sur le domaine privé,
20:02sans aucune autorisation, et se retrouver en boucle sur les réseaux sociaux ?
20:09Je tiens à vous dire, madame la préfète, que jusque-là,
20:13nous avons fait preuve de retenue avec ces énergies humaines.
20:16A chaque fois qu'ils se sont rassemblés à droite ou à gauche,
20:19pour venir dire « abolition de l'élevage et compagnie »,
20:22nous avons fait preuve de retenue.
20:25Ce n'est pas parce que nous avions la trouille.
20:28Parce qu'honnêtement, on voit bien quand même que la viande, c'est bon par la santé.
20:33Quand on voit les gaillards que c'est, les gaillards que nous pouvons être,
20:37moi, je dis si je dois partir à la guerre,
20:39je vais mon temps prendre des gars qui bouffent de la viande
20:40que des gars qui bouffent des graines.
20:48Merci, président.
20:50Merci beaucoup.
21:03Bon, c'est bien passé, Spata ?
21:05Oui, je pense.
21:06Bon, vous cassez pas la gueule à L214, hein ?
21:09Non, mais il ne faudra pas qu'il roule.
21:10Non, il ne va pas falloir qu'il s'y frotte.
21:14Il ne va pas qu'il s'y frotte parce que ce n'est pas le moment.
21:17Quand je suis arrivé ici, j'étais très surpris d'ailleurs du calme relatif
21:21qui pourrait y avoir avec les associations environnementales.
21:23J'ai connu des situations.
21:25Ah oui, il y a une situation très très...
21:27Mais je vous l'ai déjà dit sur les éoliennes ou les trucs comme ça déjà.
21:34Au revoir, messieurs.
21:47Sous-titrage Société Radio-Canada
22:10Alors, je veux voir le plan.
22:11Oui, je vous l'ai mener tout de suite.
22:13On vous le met en attendant madame la préfète.
22:15Super.
22:16Dites-moi où ça ne circule pas.
22:18C'est ça qui m'intéresse.
22:20Tout est bloqué là.
22:21Tout est bloqué là.
22:23Du parking Saint-Michel, vous avez aussi un point de blocage.
22:26Pas de rencontre piéton véhicule.
22:29Impossible.
22:30Et là, le stationnement, il est en train d'être géré par la police municipale
22:33pour guider entièrement le centre-ville du stationnement.
22:36D'accord.
22:37Côté pompiers ?
22:38Et sur le terrain, un chef de groupe et trois binômes.
22:45C'est les fêtes de Saint-Nicolas, donc il y a des dizaines de milliers de personnes qui bougent.
22:49On est en hiver, on est dans la nuit.
22:51Il ne peut se passer plus.
22:52Dix mille choses.
22:59C'est bonjour.
23:02Alors, vous patrouillez, tout se passe bien ?
23:03Oui, c'est parti.
23:04Là, les groupes sont en place.
23:06Donc il doit y avoir un groupe au niveau des chars, dans la zone d'attente des chars.
23:11Un deuxième groupe qui vient de passer le centre-ville, donc il doit être au niveau de la mairie, par
23:15là,
23:15le marché couvert, un peu plus loin.
23:17Et le troisième groupe va partir un peu plus tard pour passer par le pont où le feu d'artifice
23:21aura lieu.
23:23Merci à vous.
23:23De rien, c'est énorme.
23:24J'allais vous dire Belle-Saint-Nicolas, mais...
23:26Il ne faut pas arriver rue Maréchal-Vautier.
23:30Pour information, il y a un véhicule interpellé par la police municipale.
23:34Il a neutralisé.
23:35D'accord.
23:36Ok, merci.
23:40On aimerait un point de situation du début de cortège, s'il vous plaît.
23:55Bravo les jeunes.
24:02Tendance, gymnase, rapide, inclinale.
24:06Et donc, c'est un véhicule interpellé par la police.
24:08La la la la la la.
24:11La la la la.
24:13La la la.
24:16Allez t'as une bonne nouvelle Nicole.
24:17AST!
24:18Saint-Nicolas, Saint-Nicolas.
24:22Saint-Nicolas, Saint-Nicolas.
24:24Saint-Nicolas.
24:44On a dit qu'on allait voir les poules, et bah tiens elles sont là.
25:32Bonjour Alain de la préfète, ça va ?
25:35Ça va et vous ?
25:35Ça va ?
25:36On est dans un moment difficile pour la ville, puisque petit à petit la ville s'est concentrée
25:48uniquement autour de son thermalisme, et aujourd'hui non seulement il n'y a plus de curistes,
25:52mais on a un parc bâti très dégradé.
26:04La salle de spectacle, je pense qu'on va pouvoir quand même y aller, ouais on peut y aller
26:08par là-bas.
26:13On est dans l'espace Berlioz, qui était le premier casino de la ville, on a eu l'opportunité
26:16de le rénover, et c'est un énorme chantier de plombières, puisque c'est 6 millions de
26:20travaux pour rénover une salle de spectacle, des salles d'exposition, un office du tourisme,
26:26etc.
26:31Alors quel est le rôle de l'État dans ce projet ?
26:36Il y a du direct en financier quand même, sur le sujet.
26:39Il y a un petit peu d'aide financière.
26:40On est de l'ordre de 4 millions d'euros, c'est pour ça que je suis quand même à
26:43ces
26:43tarifs-là, je regarde quand même comment ça se passe, j'en parle en termes financiers,
26:47mais c'est évidemment bien plus que ça.
26:49C'est un projet qui fait partie du projet de revitalisation du territoire plombière,
26:53mais le territoire élargi.
26:55Et ça change quelque chose que la préfète vienne à plombière ?
26:57Ça vous fait plaisir jusqu'à la fois.
26:58Moi j'adore la voir à plombière, donc voilà, elle vient quand elle veut, elle est chez
27:02elle ici.
27:03Non mais ça donne du poids, voilà c'est intéressant, l'État donne un certain nombre de millions
27:08sur ce projet-là, c'est normal de montrer, de faire des points d'étape et de voir comment
27:14on avance, voilà.
27:27Il y a des moments où on ne va pas pouvoir tout réhabiliter, ce n'est pas possible,
27:30on ne peut pas refaire la ville depuis le XIXe siècle.
27:35Pour une petite commune de moins de 1000 habitants, ce n'est pas possible, on essaie d'aider
27:40mais c'est compliqué.
28:05C'est parti.
28:37Ah oui, mais je ne signe pas, je lis d'abord. Je ne signe jamais sans lire.
28:45L'objectif de l'arrêté, c'est en accord avec les entreprises, de s'assurer qu'ils sont bien au
28:49clair sur les maximas de rejet qui posent problème évidemment à tout ce qui va être en particulier la biodiversité,
28:55en tout cas la qualité des eaux.
28:58Rejet, polluant, tu m'allume ?
29:00Oui, on dit polluant, c'est différents composants qui sont naturels, du plomb, du cuivre, des choses comme ça, qui
29:07sont rejetées parce que le traitement des textiles fait qu'on nettoie un petit peu la fibre et puis c
29:13'est rejeté.
29:15Là, je sais que c'est pour la bonne application des textes qu'il y a eu une médiation, que
29:19c'est compliqué pour l'entreprise, mais en tout cas c'est travailler avec elle aussi sur les différentes modalités.
29:24C'est ça qui va être important pour moi.
29:30Voilà.
29:52Il y a deux missions qui sont exercées par les agents de notre service.
29:55La première, c'est comment on autorise des nouvelles usines à s'implanter et la deuxième, c'est une mission
30:01de contrôle, une mission de police environnementale où les inspecteurs de mon service vont sur les sites industriels contrôler le
30:12respect des normes qui leur sont imposées.
30:25Faites attention, on marche quand même.
30:29Donc là, on est sur notre machine de blanchiment.
30:32Donc voilà la matière première qu'on traite.
30:34Donc on la reçoit aujourd'hui du monde entier.
30:37C'est des conteneurs qui viennent principalement en Chine, Pakistan.
30:41Aujourd'hui, ces écrus utilisent beaucoup de pesticides, aussi tout ce qui est fongicides.
30:46Donc tous ces polluants, on va les relarguer dans notre station d'épuration.
30:50Ils vont se retrouver parmi nos polluants à nous.
30:52Mais ceux-là, on n'arrive pas à les maîtriser.
30:54C'est très compliqué pour nous.
31:02C'est là où on va faire tous les apprêts, tous les apprêts chimiques que les clients nous réclament.
31:07C'est là où on va utiliser tout ce qui est PIFAS.
31:09Vous en avez encore ?
31:10On en a encore parce que certains nous demandent encore les traitements anti-tâches.
31:14Il n'y a pas de remplaçant à ces traitements-là.
31:17On met en soin de ça.
31:20Donc vous avez vu, Madame la Préfète a signé l'arrêté complémentaire
31:24qui modifie les normes de rejet.
31:26Vous voyez des difficultés particulières à venir.
31:29Le prochain arrêté préfectoral nous oblige à diminuer notre pollution dans l'eau divisé par 3.
31:33Donc vous comprenez bien que ça doit avoir un impact sur notre rentabilité.
31:37Lorsque j'ai commencé à en parler à mes clients, ils m'ont dit
31:39« Écoute, t'es gentil, mais si tu mets ça en place, nous on importera le tissu directement blanc d
31:44'un port, du Pakistan ou de Chine. »
31:50Aujourd'hui, une petite PME comme moi avec 36 salariés,
31:52quelle importance j'ai et quel poids j'ai face à un Pakistanais qui a 10 000 salariés
31:56et qui est complètement intégré avec une filature, un tissage, du blanc, de la teinture, etc.
32:00J'ai aucun poids.
32:01On n'est pas contre l'environnement.
32:02On n'est pas idiots.
32:03On veut protéger notre planète, mais on veut aussi protéger notre économie.
32:06Et aujourd'hui, on est des survivants plutôt qu'autre chose.
32:09On essaye de faire survivre un savoir-faire dans les Jeuvauches,
32:11de faire survivre toute une histoire, toute une dégénération.
32:15Moi, ça me prend au trip, je veux dire, ce boulot, c'est l'usine familiale,
32:19c'est l'arrière-grand-père de mon grand-père qui a créé ça.
32:34Là, ici, on est sur le laboratoire de la station d'épuration.
32:37On a un opérateur qui vient tous les matins faire des relevés.
32:42C'est ça qui me fait peur, c'est ces pics, là.
32:44Quand tu as des pics comme ça, c'est ça qui est chiant.
32:46On a aussi des mesures réglementaires à faire tous les jours,
32:50notamment des mesures d'azote, de phosphore, de nitrate.
32:54Ah, c'est celui-là ?
32:55360 grammes.
32:57On vous a écouté sur les...
32:59C'est bien, merci.
33:00Après, dans la mesure de ce que permet la réglementation.
33:03On avait raison.
33:07Aujourd'hui, nous, on a une entreprise consommatrice d'énergie, consommatrice d'eau,
33:10même si on fait beaucoup d'efforts sur ses paramètres, polluante.
33:14Donc, on se dit, c'est fini.
33:15Pour nous, ils veulent qu'on disparaisse.
33:16On ne veut plus de ça en France aujourd'hui.
33:17On a des entreprises de service.
33:19Mais l'industrie manufacturière, plus personne n'en veut.
33:23Si on devait aujourd'hui dire, on implante une usine d'enoblissement...
33:27Ce n'est pas possible.
33:30C'est possible ?
33:31Oui.
33:34Probablement pas ici.
33:35Et c'est sûr qu'ici, à Jaramé, dans l'environnement dans lequel on est,
33:40avec les petits cours d'eau récepteurs derrière,
33:44ça serait vraiment délicat.
34:06C'est pas possible.
34:20C'est bon.
34:42C'est bon, je ne sais plus, c'est ce qu'il me faut ce truc-là, sinon je ne
34:47peux pas tenir ma réunion.
34:50Comment vous faites pour vous y retrouver ?
34:52Eh bien si, c'est parce que vous m'avez perturbé, c'est ça ?
34:54Donc ça, c'est les bilatérales de demain, c'est parce que j'ai ressorti demain.
34:57Donc ça, je n'en ai pas besoin aujourd'hui.
35:03Alors, qu'est-ce que j'en ai fait ?
35:04Un dossier bleu, là-dessus, qui est en dessous, là.
35:08Tac, tac, ça gramme, c'est ça.
35:11Brièvement, c'est des carrières.
35:15Il veut un agrandissement, enfin, élargir ses carrières.
35:21Et son projet a reçu des avis défavorables,
35:25parce qu'on a la problématique de creuser dans un cours d'eau.
35:30Il y a encore la Moselle pour laquelle il voudrait faire une petite déviation qui l'arrange bien.
35:35Je comprends son activité économique.
35:38Sauf qu'aujourd'hui, les textes ont changé par rapport à il y a 20 ou 30 ans,
35:43et c'est plus possible.
35:44C'est plus possible, et donc pour lui, c'est un enjeu économique fort.
35:49Donc là, vous êtes une empêcheuse de tourner en rond ?
35:52Oui, de développer économiquement, oui.
35:57Imaginez, il y a un village derrière.
35:59Si demain ou après-demain, une inondation,
36:02et que finalement, après avoir détourné le cours,
36:04tout ça vient se remettre et il va détruire le village d'à côté,
36:10on s'interrogera sur la pertinence
36:13qu'aurait eue la préfète à signer ou ne pas signer l'arrêté.
36:17Il y a des emplois en jeu ?
36:18Bien sûr.
36:20On a plus de quarantaine, je crois.
36:22Il va me le redire, tout ça.
36:24Je sais, mais il faut que les projets soient compatibles avec la légalité.
36:31Il y a des choses qu'on demande aujourd'hui
36:33qu'on ne demandait pas hier ou avant-hier, c'est vrai.
36:46C'est bon, Nicolas Laurent, vous êtes au complet ?
36:51Alors, bien, Valérie Michel-Moreau, préfète,
36:54mais là aussi, je pense que...
36:55On va bien reconnu aussi, oui.
36:57Gérard Barrière, président de Sagra.
36:59Oui.
37:01Donc, sur le projet de carrière de Donneville,
37:05l'enjeu, c'est cette demande d'ouverture de carrière,
37:10plus largement, qui date de juillet de l'année dernière,
37:13en tant que telle, et qui relève les installations
37:16classées pour la protection de l'environnement
37:18et qui est donc soumise à l'étude environnementale.
37:21En interne état, donc, les avis des services,
37:23un certain nombre d'avis défavorables
37:25par rapport au projet tel que vous l'avez maintenu.
37:29Voilà un petit peu l'enjeu.
37:31Il faut remettre dans son contexte.
37:33En l'état actuel des choses, en fait,
37:35il y a un gros travail qui a été fait sur toute la partie hydraulique,
37:37mais on est bien au courant qu'il va falloir reprendre
37:41aussi toute la partie sur la biodiversité.
37:43En plus, ça n'a pas été fait,
37:45parce qu'on se disait que, déjà, la contracte hydraulique,
37:47si on n'arrivait pas à trouver un accord là-dessus,
37:49ça n'était pas l'appel dans l'avis départemental.
37:58Bon, mais ça s'est bien passé, la réunion, vous avez compris ?
38:00On ne s'est même pas engueulé, vous voyez,
38:02donc tout a vien, c'était courtois et bien préparé.
38:06Mais du coup, il y a un refus de son projet ?
38:08Ah ben, de l'état actuel, oui, ils vont le retravailler.
38:11C'est ce qu'on voulait.
38:13C'est ce qui lui a déjà été proposé en mars.
38:15Mais ils ont refusé de le retravailler.
38:29Comment ça s'est passé ?
38:31Parfait.
38:31Ah oui ?
38:33Ben oui.
38:34Et donc, ils vont retravailler ensemble
38:36pour arriver à la solution qu'avait proposée Nicole en mars.
38:40Avoir raison, trop tôt, ça a retorté.
38:42C'est exactement ça.
38:44Il ne faut pas aller trop vite, bien trop tôt.
38:46Voilà.
38:47Donc, courtois, tout bien, tout bien.
38:50Ouais, c'est un lien.
38:51Ouais, ouais.
39:00Sinon, dans les choses qui ont avancé aujourd'hui,
39:02le photovoltaïque de 2000 mètres carrés,
39:05accord du maire arraché.
39:07Ah, bon, ben alors, même plus l'état d'âme.
39:09Non, des garanties qu'on doit donner
39:11sur la solidité de, je ne sais pas, pour la commisibilité.
39:14Donc, la DDT ferait bien qu'il va bien en disant
39:16« Oui, on fera attention à... »
39:17Très bien.
39:18Et donc, là, du coup, j'ai signé.
39:19Pourquoi il était contre ?
39:20Il a reviré ou c'est...
39:22Non, Nicolas...
39:22Je pense que personne ne lui a vraiment expliqué.
39:24D'accord.
39:24Ok.
39:26Et là, on termine la journée
39:27avec le maire qui révise son accord négatif
39:29et qui est finalement d'accord.
39:31Donc, ça, c'est plutôt cool.
39:33Donc, on peut signer contre.
39:35Donc, voilà.
39:36Ça, c'est cool.
39:50Est-ce que les habitants des Arendtès de Corsieux
39:53vont pouvoir continuer à boire l'eau du robinet ?
39:55C'est la question qui se pose aujourd'hui
39:57après que de nouvelles études
39:59aient révélé des taux de pifas très importants sur la commune,
40:02des taux 7 fois supérieurs à la limite autorisée
40:04par les autorités sanitaires.
40:06On en boit tous les jours de l'eau.
40:07Si jamais on chope quelque chose,
40:09on a déjà plein de cancers dans le village.
40:11Ils ont tous le cancer dans la rue.
40:12Je lui ai dit, va savoir si c'est pas ça.
40:20Bonjour, est-ce que vous m'entendez ?
40:21Ah, Nicolas, bonjour.
40:22Bah, Nicolas, il n'y a plus la cravate, il n'y a plus rien.
40:26C'est mercredi.
40:27C'est mercredi.
40:28Puis, on va démarrer.
40:29Moi, j'ai juste un sujet de pifas.
40:32C'est l'agitation dans le Landerneau sur des prélèvements pifas.
40:35Ah bah, Antoine est concerné aussi.
40:36Et Antoine, voilà.
40:37Pour aller sur les deux communes que l'on a
40:40qui sont polluées au pifas,
40:41la bonne nouvelle, c'est qu'on n'en a que deux
40:43sur l'ensemble des prélèvements qui ont été réalisés.
40:46Donc, c'est plutôt une bonne nouvelle.
40:48Donc, moi, je suis concernée par Tandon
40:50avec une pollution au pifas vraiment minimale,
40:53avec une limite d'exploitation à 0,1
40:55et des résultats entre 0,11 et 0,14.
40:59Et ce n'est pas les taux explosés de nos voisins malheureux.
41:04Donc, là où je t'en parle,
41:05c'est que le maire envisage d'engager notre responsabilité.
41:08Car il incrimine des bibles industriels
41:12avec un plan d'éprendage validé par nous.
41:17C'est vous qui est validé ?
41:19Pas vous, vous, mais...
41:21Préfice.
41:23Non, non, mais ma question, c'est que si des lois musculaires,
41:27c'est bien fait, vous.
41:28Le cadre réglementaire est respecté.
41:32OK.
41:33Un, il faut qu'on fasse assez rapidement
41:35la séance publique d'information de nos concitoyens
41:39avec les mesures éventuelles, etc.
41:41Et derrière, une fois qu'on a fait tout ça,
41:44la prise d'arrêté.
41:46Plutôt que d'agiter tout le monde,
41:48que ça parte dans tous les sens,
41:50c'est que ça inquiète.
41:52On doit être capable de faire,
41:54entre 15 jours et un mois,
41:55la succession de ces réunions.
42:25Il y a des annonces.
42:26de manifestations du 10 septembre,
42:30de blocages annoncés.
42:31L'enjeu, c'est qu'il n'y ait pas de trouble
42:32à l'ordre public,
42:33que tous nos concitoyens vivent normalement
42:35et qu'ils ne soient pas dérangés dans leur quotidien.
42:37La préfecture peut être une cible ?
42:39Bien sûr, c'est un symbole,
42:40c'est un symbole fort,
42:41c'est le symbole de la République.
42:42Et je crois que tous ceux qui ont envie
42:45d'être dans la rue,
42:47et je ne mis pas des problèmes d'ordre social
42:49qu'il peut y avoir,
42:50ou l'expression de certains,
42:51mais il y a beaucoup de discours
42:54qui sont, en mon sens, antirépublicains.
42:55Et donc, le symbole de la République
42:57peut être une cible, bien sûr.
43:21Là, il remonte la rue de la préfecture, là ?
43:24Donc, vous bloquez bien les gens,
43:26les gens qui remontent sur Fauche ?
43:28Vous pouvez nous remettre quelque part
43:29l'entrée de la préfecture ?
43:33On en a une dizaine sur le coin, en fait,
43:36juste sur le coin.
43:37Madame la secrétaire générale aimerait,
43:40c'était possible d'avoir un policier
43:41dans le sas ou à l'entrée de la préfecture.
43:44De toute façon, le sas est fermé.
43:47En fait, l'effet de sas fonctionne.
43:51On n'est pas loin,
43:52mais on va vous mettre quelqu'un à l'entrée.
43:53Merci, merci pour les agents.
43:55C'est les faits rassurants dans l'uniforme, vous savez.
44:03Vous êtes en bas ou pas ?
44:05Je suis dans la salle Jean-Boulin, pour le coup.
44:07Oui, vos équipes sont apaisées ?
44:10Ah, tout va bien, non, non.
44:11Parfait.
44:11On a essayé d'entrer.
44:13D'accord.
44:13Les celles qui sont passées
44:14avaient une équipe limitée à rentrer.
44:17D'accord, bon, ça marche.
44:18Allez, super, à plus.
44:24Ici, c'est fluide,
44:25mais il suffit que certains actifs
44:28voient qu'il y a trop de politiciers d'un côté
44:30et là, il y en a moins.
44:31Ils vont venir là,
44:31ils vont venir casser ici.
44:33On l'a un peu vécu, quand même,
44:35il y a quelques mois, maintenant.
44:37Donc, ils sont tous ici ?
44:39Oui, oui, je les vois bien.
44:40Oui, ils sont.
44:44La loi sur les retraites,
44:49il y avait des manifestations
44:51toutes les semaines,
44:52dont une assez violente.
44:55des casseurs qui sont venus,
44:56enfin, des black blocs,
44:57comme on les appelle.
44:58Ils ont essayé, effectivement,
44:59d'arriver sur la rue de la préfecture,
45:01le long, mais avec,
45:03d'ailleurs, vous avez là-bas,
45:05et ça, je peux vous le montrer,
45:09ce qui a été une pièce à conviction
45:10dans la procédure judiciaire,
45:12mais qui m'a été donnée
45:15par le directeur de la police,
45:16mais on en avait plusieurs.
45:17Voilà ce qui lancait.
45:18Vous pouvez peser.
45:20Soulevez, soulevez, vous allez voir.
45:22Voilà ce qui était lancé
45:23à l'encontre des policiers.
45:25Ce sont des moments forts,
45:26oui, c'est vrai.
45:27Parce que les gars
45:29ont risqué leur vie là-dessus.
45:39Sous-titrage Société Radio-Canada
46:00La réunion publique est organisée
46:03suite à la lettre ouverte
46:05envoyée en préfecture
46:06par des associations de protection
46:07de l'environnement
46:08concernant des relevés
46:10anormalement élevés
46:11de PIFAS,
46:12des polluants éternels
46:14retrouvés dans l'eau du robinet.
46:15L'eau qu'on consomme,
46:17elle est censée être notable,
46:18elle est censée être étroitable.
46:19Là, venir vous dire
46:20non, mais de toute façon,
46:22pardon, on n'est pas les seuls,
46:23je trouve ça un petit peu limite.
46:24Les polluants en question,
46:26dans les Vosges,
46:27au moins 11 sociétés
46:28en utiliseraient plus
46:29que le seuil autorisé.
46:31Industrie automobile,
46:32papeterie et blanchisserie notamment,
46:34des rejets que les stations
46:36d'épuration ne filtrent pas
46:37et qui sont répandues
46:38sur les terres agricoles.
46:40Tout le cycle de l'eau
46:41serait donc atteint.
46:43Donc nous, on dit stop
46:44à tous les épandages.
46:46Ce n'est pas possible
46:47de continuer à empoisonner
46:48les terres alors qu'on a vu
46:50dans les faits
46:51que c'était la réalité.
47:02Pifas, moi, ce que je vous propose,
47:03c'est que là,
47:04je fasse un message à Samuel,
47:06repartant de mon mail
47:07de la semaine dernière,
47:08en disant qu'on est
47:08dans la dernière passation
47:09et qu'on est plutôt favorable
47:11à suspendre les épandages.
47:12Oui, mais moi, je le suis.
47:14En tout cas, je l'étais,
47:15je l'avais dit à Nicolas,
47:16c'était très clair.
47:17À ce stade, l'élu me laisse
47:18à penser qu'il peut y avoir
47:19quand même un risque de trouble
47:20à l'ordre public
47:21si on continue à...
47:22De toute façon, Nicolas regardait,
47:25je crois que son sujet,
47:26il n'était pas du tout industriel,
47:27son sujet était plutôt
47:28de se corréler
47:29avec les épandages agricoles.
47:31C'était plutôt ça.
47:33Et enfin, honnêtement,
47:34on était complètement en phase
47:35là-dessus.
47:37De l'État, s'il te plaît.
47:41Merci à ta disposition.
47:43Quel effet d'épifas
47:44sur la santé des uns et des autres ?
47:46Aucune étude scientifique
47:47ne nous le dit pour l'instant,
47:48que je sache.
47:49En tout cas, pas vu.
47:51On est vraiment en prévention
47:52pour la santé des gens.
47:54Ce n'est pas comme ça
47:55que c'est repris par des médias
47:56qui ont envie de faire le buzz
47:57sur le sujet
47:58et inquiéter les populations,
48:00je trouve.
48:00Je suis un peu dure peut-être,
48:01mais c'est toujours
48:05l'État bashing
48:06qui est insupportable.
48:07On est en hyper préventif
48:09et tout le monde hurle
48:10à la mort.
48:11En plus, vous me dites
48:12qu'il y en a qui disent
48:13qu'on a pris du retard.
48:15Ça, ça me surprend.
48:17C'est bon.
48:19Mais il y a des trucs,
48:20je ne les lis plus
48:20parce qu'on se fait trop mal,
48:22sinon.
48:23C'est inquiétant.
48:24Et moi, j'ai vraiment palpé
48:25qu'on jouait avec la peur
48:26des gens.
48:27En fait, la foule était,
48:29voilà, la foule,
48:30c'est un reste un village,
48:31mais les personnes étaient,
48:33on jouait avec leurs craintes
48:34qui sont légitimes.
48:35Et en fait,
48:37le message d'angoisse
48:38est de,
48:39on vous cache quelque chose,
48:41à activer quelque chose
48:42de beaucoup plus fort
48:43que ce que nous,
48:44en s'étant déplacés
48:45en nombre
48:45avec médecins,
48:46ingénieurs en sécurité des eaux,
48:48un membre du corps préfectoral,
48:50etc.,
48:50en plus avec le plan d'action
48:51pour leur dire
48:52on va faire comme ça,
48:54on va remettre de l'eau
48:55de qualité
48:55à telle date,
48:56comme ceci,
48:57comme cela.
48:57Ça, ça avait une pénétration
48:59très faible en fait.
49:25Sous-titrage Société Radio-Canada
49:40Sous-titrage Société Radio-Canada
49:42Sous-titrage Société Radio-Canada
49:42Sous-titrage Société Radio-Canada
49:43Bonjour, monsieur le CCTT,
49:43ça va ?
49:44Ça va, Yvon ?
49:44Oui, vous aussi, ça va.
49:46Grégory, ben voilà,
49:47je vous disais,
49:48est-ce que je vais revoir Grégory ?
49:49Il est en vacances, voilà.
49:51Monsieur le ministre.
49:52C'est la famille du coup.
49:54Ça va ?
49:55Oui, ça va.
49:56Allez, viens.
49:57Tu peux entrer dans la salle,
49:58il y a des sièges sur le côté.
50:00C'est ça ?
50:00C'est la petite.
50:17Monsieur le ministre,
50:18cher Michel,
50:19tu es un peu responsable
50:20de mon départ.
50:21Je ne sais pas vous,
50:22mais moi,
50:23je n'imaginais pas
50:24qu'un ministre vosgien
50:25serait nommé à la ruralité.
50:27je n'imaginais pas non plus
50:28qu'il me proposerait
50:30de devenir sa directrice de cabinet.
50:33Mais la vie révèle parfois
50:34de belles surprises,
50:35y compris d'aller travailler
50:37pour la ruralité
50:38à Paris, boulevard Saint-Germain.
50:41Les Vosges ont des atouts puissants,
50:43n'en déplaise à tous ceux
50:44depuis Paris
50:45qui pensent qu'il ne s'agit
50:46que d'y croiser des sapins
50:47autour d'un lac.
50:51Les Vosges,
50:52c'est assez réaliste,
50:53je pense.
50:55Avec vous tous,
50:56nous avons surmonté des crises,
50:57affronté des mutations
50:58et trouvé des solutions.
51:00Nous avons prouvé
51:01que la ruralité
51:01n'est pas un passé,
51:02mais bien un avenir.
51:04Merci à toutes et à tous.
51:06Vive la République,
51:07vive la France
51:08et toutes celles et ceux
51:09qui la font vivre.
51:10J'ai une philosophie de la vie,
51:25c'est ni remords ni regrets.
51:29Après, il y a des choses
51:29qu'on aurait aimé faire,
51:30qu'on n'a pas pu faire.
51:32C'est vrai,
51:33mais c'est ainsi.
51:34On est de passage,
51:35on est un maillon de la chaîne.
51:41C'est impeccable.
51:42Trop simple,
51:43on aurait pu en mettre deux fois.
51:44C'est ce que je vous disais.
51:45Alors les deux,
51:46vous m'avez vu arriver,
51:47vous pouvez y repartir
51:48avec la petite voiture.
51:49C'est ça.
51:50Allez, courage.
51:52Vous tenez à la boutique ?
51:54Ciao, ciao.
51:55Au revoir, madame.
51:56Et les caméras ?
51:57Au revoir.
51:58Au revoir, madame.