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NewsTranscription
00:00Et le grand débat du jour, on est ensemble jusqu'à 20h et on va revenir sur samedi sur cette
00:05sécurisation des bâtiments par l'armée
00:06pour libérer des policiers avec le raid, le GIGN et les blindés en reforts.
00:12Avec cette question du soir, Philippe, est-ce que ce déploiement de militaires et d'unités d'élite samedi prochain
00:16peut dissuader les casseurs ?
00:18Eh bien moi je ne crois absolument pas, l'armée et les forces d'élite ne sont pas formées pour
00:21le maintien de l'ordre mais pour la guerre
00:23et comme ils ne pourront pas utiliser leurs armes, bien évidemment, ils sont juste là, à mon avis, pour faire
00:27de la com.
00:28Et d'ailleurs, qu'est-ce qui va se passer si des manifestants leur jettent des projectiles, des pavés, sachant
00:34qu'ils ne sont pas formés au maintien de l'ordre ?
00:35Ils partent, ils ripostent, qu'est-ce qui se passe ? Moi pour moi c'est de la com.
00:39En tout cas, ils sont habilités à tirer, c'est ça qu'il faut dire.
00:44Antoine, que nous disent nos auditeurs ?
00:46Eh bien si pour Philippe c'est de la com, c'est un peu plus partagé sur les réseaux puisque
00:50vous répondez oui à 48%.
00:53Donc j'ai encore raison.
00:54Oh, encore et toujours, décidément.
00:57Il y a Hubert qui nous dit non, cela va surtout dissuader les honnêtes manifestants qui ont des revendications légitimes
01:04mais qui malheureusement vont être poussées vers le silence.
01:07Il y a Françoise qui nous dit aussi, bien sûr que cela va dissuader car ce sont des lâches.
01:12Quand tu as des chars d'assaut devant toi carrément, tu fuis le plus loin possible.
01:16Il y a Loïc qui lui répond en apportant un peu plus de nuance et qui nous dit,
01:18« Si c'est pour avoir comme instruction des chefs des armées à demander plus d'empathie envers les cassiers
01:23et pilleurs,
01:24l'arrivée de l'armée ne servira à rien. »
01:26Philippe Bilger, Sébastien Lecornu avait dit que la mobilisation avait été trop statique du côté des forces de l'ordre.
01:34Si j'avais envie de différer ma réponse, je dirais, j'attends ce qui va se passer samedi
01:41où on annonce des effectifs plus importants.
01:45Je suis relativement pessimiste à partir du moment où la violence des manifestants est illimitée
01:53alors que les forces de l'ordre doivent s'imposer évidemment une mesure
01:57parce qu'elles sont terriblement contrôlées et surveillées.
02:00Mais au fond, je ne sais pas, on verra si l'appel aux militaires ne serait pas une bonne chose
02:07si le désastre devenait encore plus impressionnant.
02:12J'ajoute, vous le savez, Cécile, qu'en Italie, par exemple,
02:16où on ne se pose pas des questions sur le sexe des anges ou sur l'état d'urgence,
02:22on a des troubles graves à Turin, pardon, à Milan.
02:27Immédiatement, la première ministre fait intervenir l'armée.
02:30C'est peut-être à terre à tort, mais ce que je constate, c'est qu'ils n'attendent pas
02:35des lustres pour agir et réagir.
02:38Alors les sentinelles sont faits pour les bâtiments publics sensibles, bien entendu, pas pour le maintien de l'ordre.
02:44Sébastien ?
02:44Moi, j'étais choqué, comme beaucoup d'entre vous, je pense, et un certain nombre de nos auditeurs,
02:50c'est qu'il y avait effectivement des policiers et des forces de l'ordre qui étaient dépassées.
02:56Moi, j'étais très étonné.
02:57Je ne suis pas pour l'usage des armes, mais à un moment donné, je ne comprends pas pourquoi il
03:02n'y a pas de tir de sommation,
03:03pourquoi il n'y a pas... Je ne comprends pas ça.
03:06Je ne comprends pas ça.
03:07C'est chaud, quand même.
03:08Non, non, mais je vous le dis, mais quand on voyait...
03:11Mais bien sûr, c'est pour ça que je dis ça, devant Philippe Bilger, c'est que je me dis,
03:15on est dans le nid-nid, on ne se laisse pas faire, mais on ne prend pas trop de risques.
03:21On a vu, franchement, quand on voit des fonctionnaires de police en bavé, ils couraient dans un sens...
03:27Il n'y avait même pas de munitions, c'est toujours l'échec d'un État qui est dépassé.
03:32Les gars, on les envoie sans munitions.
03:34À 16 ans, ils n'avaient plus de munitions.
03:35Oui, mais vous savez bien que de l'autre côté du camp, on attend la bavure, en fait.
03:40Oui, mais pardonnez-moi, Philippe.
03:45On est au bout de cette doctrine, Cécile.
03:48Quand on voit, on a beau se dire, moi franchement, je n'incrimine pas Nunes, je n'incrimine pas le
03:52corps nu,
03:53enfin, je pense que ces braves messieurs font ce qu'ils peuvent avec les règles qui nous sont à tous
03:59et aussi à eux imposées.
04:01La réalité, c'est évidemment le pas de vague.
04:04Mais le pas de vague, c'est quoi ?
04:06C'est des milliers d'entrepreneurs qui se retrouvent sans rien.
04:09C'est des images qui ont fait le tour du monde.
04:12C'est le maître du monde, Donald Trump, et je fais exprès de dire ça,
04:15qui utilise nos misères, notre misère française, pour tenter de gagner son élection de mi-mandat,
04:24en disant, regardez, si on ne fait pas comme moi, et regardez, mon copain Emmanuel Macron ne fait pas comme
04:28moi,
04:29regardez ce que deviennent des pays civilisés occidentaux.
04:32Mais c'est vrai qu'on oppose...
04:32C'est ça qui est fou.
04:33On oppose le fait d'avoir des gens qui sont nassés, entre guillemets, mais sans violence,
04:38et quand on voit que les forces de l'ordre, mille d'entre eux ont été blessés,
04:43il n'y a jamais un mot pour eux, jamais, jamais, jamais.
04:45Cécile, le paradoxe terrifiant qui pourrait survenir, je ne l'espère pas, bien sûr, samedi ou plus tard,
04:54c'est qu'on assiste devant certains magasins à des commerçants armés
05:00qui n'hésiteront pas à tirer pour se protéger,
05:04et face à une police qui est condamnée à être totalement impuissante.
05:09C'est dramatique.
05:10Mais il faut quand même qu'on regarde l'état et défaillance sur toutes ces missions régaliennes.
05:17Alors, de temps en temps, c'est plus ou moins spectaculaire.
05:20À l'hôpital, maintenant, et ce n'est pas la faute des fonctionnaires,
05:24c'est qu'on a un système qui ne fonctionne plus.
05:26On a le record, maintenant, de la mortalité infantile.
05:29On est dans les derniers d'Europe.
05:31L'éducation nationale est un effondrement.
05:33On voit les classements PISA.
05:34Et maintenant, on envoie des policiers sur lesquels c'est mal pensé.
05:39Ils n'ont pas les munitions.
05:40Alors, est-ce que ça va mieux se passer ?
05:42On peut estimer qu'il y a une petite chance que ça se passe un peu mieux.
05:46Parce que, comme d'habitude, l'état, avec un temps de retard, va envoyer plus.
05:51Mais donc, après, ça va...
05:52Il n'y a plus grand-chose à piller, mon cher Lionel.
05:54Oui, alors, c'est peut-être le risque.
05:57C'est que tout ça va se déplacer.
06:00Mais il faut qu'on regarde,
06:01et c'est pour ça qu'il faut absolument qu'on parle de cette campagne présidentielle,
06:05c'est qu'on a un état qui est défaillant.
06:06C'est-à-dire que, maintenant, il faut réformer tout.
06:08Donc, on peut fuir, on peut fuir le problème,
06:13mais de toute façon, on constatera des échecs dans tout,
06:16et vous pouvez faire une émission tous les jours sur les échecs de l'État.
06:21Allez, le 0826 300 300 avec Sandrine, qui nous appelle de Florence.
06:24Bonsoir, Sandrine.
06:25Oui, bonsoir à tous.
06:27Quelle est votre avis ?
06:28Est-ce que vous pensez que c'est une bonne chose
06:31de faire venir toutes ces unités spéciales, plus les militaires ?
06:37Écoutez, alors, je trouve que c'est une excellente idée,
06:39mais il faudrait peut-être aussi donner aux militaires
06:41le droit de contrôler les gens, de contrôler les identités.
06:45Et après, moi, il y a autre chose qui me surprend,
06:47quand la Gersoise monte à la capitale,
06:49quand je rentre dans Montparnasse et que je dois passer les portiques
06:52pour prendre le RER,
06:54et inversement, quand je reviens à Montparnasse, il y a des portiques,
06:58comment se fait-il que ce genre n'ait pas été arrêté ?
07:01Ça, c'est vrai.
07:05Ça, c'est vrai.
07:07Je ne comprends pas, en fait.
07:08Moi, je ne vais pas très souvent à la capitale.
07:12Non, mais vous avez raison.
07:13Parce que ça demande du personnel.
07:15D'abord, et puis, pour certains, c'est une entrave à la liberté, pour certains.
07:21Ils ne l'ont même pas fait, Cécile.
07:23Pardonnez-moi, madame.
07:24Vous avez Gare de l'Est, Gare Saint-Lazare, Gare du Nord.
07:27C'était des passoires.
07:29Et effectivement, notre auditrice a raison.
07:30On les voit, tous ces jeunes débarqués de banlieue.
07:32On les a vu monter en groupe dans les RER, dans les trains de banlieue,
07:35depuis des heures avant.
07:37Je vous le dis, Sandrine.
07:38On vous écoute.
07:39Oui, oui, c'est ça.
07:40Moi, j'ai assez...
07:41Ça peut paraître complotiste ou un peu...
07:44Voilà.
07:45Un peu la paysanne qui monte à la ville.
07:46Mais enfin, quand il faut passer les portiques à la gare,
07:49comment c'est possible ?
07:51Et donc, à un moment donné,
07:52il va falloir y mettre des militaires en faction.
07:54Peut-être que l'idée de prendre des paintballs
07:58et de les canarder à coups de paintball
08:00pour les repérer plus tard,
08:02c'est une bonne idée aussi, je trouve.
08:05Je vais vous poser une...
08:06C'est un espèce d'impunité, oui.
08:07Je vais vous poser une question à tous,
08:10à vous, Sandrine, aussi.
08:11Est-ce que ce qui s'est passé à la mairie de Limoges,
08:13pour vous, vous pouvez considérer que c'est du terrorisme ?
08:16Bien sûr, c'est du terrorisme.
08:18Ça ne peut pas être autre chose.
08:18Non, je pense, en effet, que c'est du terrorisme.
08:22Et il était hallucinant d'entendre l'ami de ce terroriste,
08:27celui qui fichait S et tout ce qui va avec,
08:32dire, mais c'est un parfait humaniste.
08:34Je ne l'ai jamais connu,
08:36accomplir un acte de violence,
08:38alors qu'on voyait son pédigré.
08:40Oui, mais avec des gens dedans,
08:42c'est-à-dire que le but était de tuer aussi,
08:46puisque quand vous mettez le feu à quelque chose
08:48avec des gens à l'intérieur,
08:49c'est quand même un acte...
08:51Sûrement, le but, c'était d'abord, me semble-t-il,
08:54de détruire, et c'est une banalité,
08:57tout ce qui relevait de l'ordre républicain.
09:00Et notamment certaines mairies,
09:03mais pardon Cécile,
09:05j'ajoute un mot à votre très bonne question de tout à l'heure.
09:08On constate que les policiers eux-mêmes
09:11sont très réticents devant l'usage du RAID,
09:15par exemple,
09:16dont ils considèrent que ça n'est pas son emploi.
09:19Oui, ce n'est pas du maintien de l'ordre.
09:21Sur Limoges, puisque vous nous lancez là-dessus,
09:23Cécile, le maire LR Nouvelles Énergies,
09:27Guillaume Guérin, que je connais,
09:28a alerté, il a même alerté pendant la campagne municipale,
09:31puisqu'il était candidat, il était outsider,
09:34il a gagné la mairie de Limoges.
09:35Il disait qu'il y a des foyers
09:39de factieux d'ultra-gauche
09:40qui prolifèrent dans ce coin.
09:43Il l'a dit au préfet,
09:44il l'a dit au directeur de la sécurité publique,
09:46il l'a dit partout,
09:47il n'a pas été entendu,
09:49il n'a même pas été reçu.
09:51Voilà, il s'est passé ce qui s'est passé.
09:52Et sur le plateau de Miloges, on les entraîne.
09:54Exactement, c'est exactement ça.
09:56Et je viens à dire que quand même, c'est amusant,
09:59parce qu'il est quand même membre du groupe
10:00Les Soulèvements de la Terre,
10:02qui avait été dissous par le ministre de l'Intérieur,
10:05mais dont la dissolution avait été annulée par qui ?
10:08Par le Conseil d'État.
10:10Donc ce qu'il y a de bien, c'est qu'avec le Conseil d'État,
10:12on est toujours certain qu'on peut toucher le fond.
10:14Vous vous retrouvez sur votre terrain familial.
10:17Ah mais les pimpins du Conseil d'État
10:19et du Conseil constitutionnel,
10:21comme on dit dans le Sud-Ouest,
10:22comme Sandrine et Florence,
10:24les pimpins de tout ça,
10:26à Fouel.
10:27Sandrine, votre avis ?
10:29Je suis entièrement d'accord,
10:31je ne peux être que d'accord,
10:32à un moment donné,
10:33tous ces gens au Conseil d'État,
10:35mais ils habitent où ?
10:35Ils y vivent où sur les planètes ?
10:37Je ne sais pas,
10:38mais en tout cas,
10:39je n'ai pas l'impression qu'ils vivent sur la mienne.
10:41Et encore moins sur celle des gens
10:42qui vivent dans les grandes villes
10:43et qui subissent ces hordes de...
10:47Ils n'ont pas pour vous la réalité du terrain,
10:50c'est ce que vous voulez dire.
10:50Ils sont à 10 000 de lieux
10:52de la réalité du terrain
10:53et de la réalité de la vie des Français,
10:54en fait.
10:56Je voudrais quand même poser une question,
10:58parce que imaginons,
10:59vous savez qu'il y en a certains
11:00qui, quand un type balance un pavé
11:02au visage d'un policier
11:04et que le policier lui met un coup de matraque
11:06pour l'arrêter,
11:07il coupe les vidéos
11:08en ne montrant pas le pavé
11:09jeté au visage du policier
11:11et montre le coup de matraque
11:12en disant
11:13voyez les violences policières.
11:14Tiens, je pense à certains députés
11:16qui l'ont fait il n'y a pas très longtemps.
11:18Imaginons
11:19que là, on va avoir des troupes d'élite,
11:20des membres du RAID,
11:22du GIGN,
11:23je ne sais pas,
11:23il y aura peut-être des commandos marines,
11:24des légionnaires,
11:25les mecs,
11:26ils en ont marre de prendre des coups
11:27et il y en a un qui met simplement
11:28un pain à quelqu'un
11:31filmé en vidéo
11:32et que la personne tombe
11:34ou elle n'est cassée
11:35ou je ne sais pas quoi.
11:36Qu'est-ce qu'on va dire de l'armée ?
11:37On va dire que l'armée est violente,
11:39qu'elle tape,
11:40que c'est un régime militaire,
11:42etc.
11:42Parce que rendez-vous compte quand même
11:44qu'on est vraiment dans le délire total.
11:48Avec une majorité qui approuvera.
11:50Il suffit de lire un tweet d'Emeric Caron
11:52du week-end dernier
11:53qui était surréaliste d'ailleurs.
11:54Il y a un truc qui existe
11:56dans la fonction publique
11:57pour tous les agents du service public,
11:59c'est ce qu'on appelle
11:59la protection statutaire.
12:01Oui.
12:01Voilà.
12:01Les militaires,
12:02je ne suis pas certain qu'il l'est.
12:04Les fonctionnaires de police, oui.
12:06Mais les militaires,
12:07je n'en suis pas correct.
12:07Moi, je trouve qu'à un moment donné,
12:10sauf bavure, évidemment,
12:12ça existe.
12:13Ça existe en France,
12:14ça existe ailleurs
12:14et plus ailleurs d'ailleurs qu'en France.
12:16On est bien d'accord.
12:17Voilà.
12:17Mais à un moment donné,
12:18on ne peut pas empêcher,
12:21entraver les forces de l'ordre
12:22de faire leur boulot.
12:24Et là, moi,
12:25je suis dans les images.
12:26C'est ce qu'on fait depuis des années.
12:27Regardez les images de ce week-end.
12:29On voit que les mecs sont sur la...
12:30Pardonnez-moi.
12:31Les fonctionnaires de police
12:33sont sur la retenue.
12:34Ça se voit.
12:35Ça se voit.
12:36C'est qu'à un moment donné,
12:37ils mettent des coups de matraque
12:38à des pilleurs
12:39et on les entend,
12:41les policiers, dire
12:42casse-toi, casse-toi, casse-toi.
12:45Mais pourquoi ?
12:46Parce qu'en fait,
12:46ils ne peuvent même plus en interpeller
12:47tellement ils en ont interpellé.
12:48Mais parce que
12:50les moyens des policiers,
12:53c'est-à-dire qu'on voit bien
12:54que le gaz lacrymo,
12:56ça ne fonctionne pas.
12:57Ils arrivent avec des masques à gaz
13:00et ça ne fonctionne pas.
13:01Et vous, Cécile,
13:02qui connaissez bien la police,
13:06dans l'émission,
13:07j'ai eu un extrait
13:08de Pierrico Legas à midi.
13:11Il y avait un général
13:12qui expliquait
13:13que ce qui a été dramatique,
13:15c'est qu'on a supprimé,
13:16je ne sais pas le nom exact,
13:18les gaz
13:19qui permettaient
13:20de séparer
13:22les adversaires de la police
13:24et de la police...
13:26Désencerclement.
13:26Absolument.
13:27Mais que là,
13:28maintenant,
13:28ils sont directement au contact
13:30et que les manifestants
13:31peuvent se payer
13:32les policiers
13:33sans problème.
13:34Je vais vous dire une chose,
13:35je pense,
13:35c'est Robert Ménard
13:36qui l'a dit
13:37sur une chaîne d'info
13:38en continu
13:38le week-end dernier.
13:40Il était chez Sonia Mabrouk.
13:42Il a dit cette phrase,
13:43le gouvernement
13:44a peur d'une chose,
13:45c'est d'un mort
13:46chez les manifestants.
13:47Ils disent,
13:48un mort chez les policiers,
13:49ils s'en foutent
13:49limite royalement,
13:51même droit,
13:51même quatre,
13:52même cinq.
13:52Ça,
13:53il ne l'a pas dit,
13:53j'extrapole
13:54et j'en suis convaincu.
13:55Mais c'est pour ça
13:56que comme ils ont peur
13:58de la vallure,
13:58c'est la fin.
14:01Ils ont peur de tout
14:02et à mon avis,
14:03ils ont raison
14:03d'avoir peur de tout
14:04parce que quand un commerçant
14:05va prendre un fusil,
14:07ils en ont aussi
14:08très très très peur.
14:10Le problème,
14:10c'est la fin
14:13en même temps
14:14du macronisme
14:15sans avoir de majorité.
14:17C'est-à-dire
14:17plus rien ne peut être décidé.
14:19Vous pouvez arriver
14:21avec un vrai projet
14:22politique,
14:22un programme politique
14:23qui est clair
14:24avec une colonne vertébrale
14:25mais là,
14:25on est sur la fin de tout
14:26donc on ne sait plus
14:28quoi faire.
14:29Effectivement,
14:30merci beaucoup.
14:30Merci Sandrine.
14:32Je vous en prie.
14:33Merci beaucoup.
14:33A très bientôt.
14:34Vous restez avec nous
14:35dans un instant
14:35les cartes blanches
14:36de nos vrais voix
14:37et à faire dépoter
14:38parce qu'il y en a trois.
14:39Je vous le dis tout de suite.
14:40Non, il l'a déjà faite.
14:41Ah bon, elle fait faite ?
14:42Et vous et lui ?
14:43Non, mais moi je laisse ma place
14:44parce que je suis généreux.
14:46C'est bien nouveau ça.
14:47On a tellement été d'accord
14:48avec lui aujourd'hui.
14:49Alors qu'elle disait
14:50il y a cinq minutes
14:50que je payais toujours
14:51au restant.
14:52Ça dépend
14:52de quel sujet.
14:53Parce que je vous obligeais
14:54de faire,
14:54vous ne le faites pas
14:55naturellement.
14:56A tout de suite.