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NewsTranscription
00:00Nous, aujourd'hui avec Philippe David, Philippe Bilger qui est avec nous, ça va mon Philippe ?
00:03Très bien.
00:04Samuel Bouton, ça va ?
00:05Toujours.
00:06Bruno Pommard, ça va ?
00:07Parfaitement bien.
00:08Voilà, dis donc, vous avez de la conversation, ça fait plaisir.
00:12C'est dingue.
00:13Vous êtes payé...
00:14On veut respecter le timing.
00:15Ah bah d'accord.
00:16On veut du débat, quoi.
00:17Vous avez une discipline.
00:17J'aime la répartie de Philippe Bilger.
00:20Allez les amis, soyez les bienvenus, le sujet qui fasse.
00:25Et donc, la préfecture de police à Paris a ouvert témoignages vidéo hébergés sur le service de formulaire de l
00:32'État
00:32pour vous permettre d'envoyer vos vidéos des pillages.
00:35Et on vous pose cette question.
00:36Est-ce que c'est choquant ou pas choquant ?
00:38Et bien moi, ça ne me choque pas du tout.
00:40À Paris, à Nice, à Brest et partout, vous faites des saloperies.
00:44Il n'y a pas d'autre mot.
00:45Vous devez les assumer quand dit-on sur la page YouTube de Sud Radio.
00:48On en parlera dans un instant.
00:50On va écouter Gérald Darman.
00:53Je rappelle que nous avons eu 2700 gardes à vue depuis samedi dernier.
00:58Je suis obligé de vous dire aujourd'hui qu'on a plus d'un millier de personnes,
01:02c'est-à-dire plus d'un tiers de ces gardes à vue, qui sont déférées.
01:07C'est vraiment une réponse extrêmement ferme, qui ne connaît pas d'équivalent.
01:14Et leçon d'une vidéo d'un jeune garçon qui menace de piller le 24 octobre.
01:20On va regarder les prix, là, pour le 24.
01:252 euros les bonbons, c'est !
01:27Ouais ! De toute façon, on verra le 24.
01:29Vous êtes là le 24, de toute façon.
01:31Le 24 ?
01:32Ouais !
01:33Restez branchés le 24.
01:36Philippe Bilger, est-ce que vous êtes, vous, aujourd'hui, horrifié d'entendre que la préfecture de police réclame,
01:43en tout cas propose de transmettre à la police des vidéos qu'ils auraient faites eux-mêmes ?
01:49Non, sur ce point, c'est le seul où je n'ai pas un doute qui peut un peu gangrener
01:56mes convictions tout à l'heure.
01:58Là, je pense qu'il n'y a rien de scandaleux dans le fait de participer à l'élucidation d
02:05'infractions graves.
02:08Et, mon Dieu, ça n'est pas de la délation, c'est de l'auxiliaire de justice.
02:15Oui, non, mais c'est exactement ce que dit Philippe, c'est dénoncer des faits graves.
02:20Et la loi le permet, d'ailleurs, de dénoncer, effectivement.
02:24Surtout quand il s'agit de faits qu'on a connus tout au long de cette fameuse journée.
02:28Donc, c'est une bonne chose.
02:29On en déplaise aux professionnels de la liberté absolue, de tout, même si on tue quelqu'un, ce n'est
02:35pas grave.
02:35Si, il faut dénoncer, à un moment donné.
02:37Et il faut se donner, d'abord, tous les moyens de pouvoir répondre à cette violence.
02:41Et ça, c'en est un, pardon.
02:43Bon, je sais ce qu'elle va dire, Samuel.
02:44Ah non, moi, je suis entièrement d'accord.
02:46Mais je pense que sur ce sujet, on ne trouvera personne de censé s'opposer à la question.
02:51C'est un appel à témoins, ni plus ni moins.
02:52Maintenant, si on a envie un peu de rigoler, je serais tenté de dire aux effectifs de police à la
02:57préfecture,
02:58messieurs, dames, tout s'est passé en direct sur les réseaux sociaux ce week-end et ça continue de tourner.
03:02Et les chaînes de télé.
03:03Les vidéos, elles sont là.
03:04Mais on a eu cette discussion hier, Philippe.
03:05Moi, je vous ai transmis une vidéo de surveillance.
03:07Oui, moi, j'en ai envoyé une.
03:08Il se trouve que j'ai mon cube de commerçants dont certains ont eu leur magasin vandalisé.
03:13Bon, on les a vues, les vidéos.
03:15On les a transmises.
03:16De toute façon, elles sont transmises par les commerçants aux assurances, aux forces de police, sur l'enquête, soyez-en
03:19sûrs.
03:20Après, il y a effectivement les appels à témoins et d'autres vidéos dont on n'a pas connaissance.
03:24Mais je pense qu'aujourd'hui, on a déjà suffisamment matière à travailler pour retrouver les fouteurs de bordel.
03:28Avant de donner la parole à Philippe David, quand vous allez donner cette vidéo, on vous demandera quand même votre
03:35nom.
03:37Et c'est ce qui est important de le dire.
03:39Il faut le dire.
03:39Et qu'en cas de procès, c'est-à-dire que l'avocat peut vous demander d'être témoin.
03:45C'est important de le dire.
03:47Vous pouvez aussi le refuser d'être témoin.
03:48Oui, oui.
03:49Enfin, mais le tribunal peut vous faire venir.
03:52Là, je suis le fil.
03:53Il peut vous faire venir.
03:54Vous pouvez dire non, mais...
03:55Cécile, c'est chaque citoyen son âme et conscience.
03:57Non, mais voilà, c'est pour ça.
03:58Je préfère le dire et dire que ce n'est pas à nous.
04:00Vous avez raison, mais à partir du moment où on transmet la vidéo, ce qui est tout à fait normal,
04:06j'espère que la personne aura de la continuité dans les idées.
04:12Il viendra comme témoin.
04:13Ah oui, mais Philippe, moi, c'est sous couvert de...
04:15Vous savez, ça me rappelle quelque chose.
04:16Vous savez, à Neuilly-sur-Seine, l'opération qu'on a faite avec le RAID, action directe.
04:20Ça a causé beaucoup de problématiques lorsque Human Bomb a été...
04:24À Neuilly-sur-Seine ?
04:25Oui, à Neuilly-sur-Seine.
04:26Ah, ce n'est pas action directe, Éric Chuy.
04:27Non, non, j'ai dit action directe ?
04:28Oui, non, pas du tout, Human Bomb.
04:30Bon, Human Bomb, eh bien, les policiers qui étaient sur l'action à neutraliser Éric Chuy,
04:35leur nom sont sortis dans la presse.
04:36C'est pour ça qu'après, d'ailleurs, on a eu des numéros de code.
04:38Donc, je pense que les gens aussi, comme ils sont en Italie, il faut les protéger.
04:41Bien sûr.
04:41Il ne faut pas que leurs noms sortent.
04:42Après, ils auront des menaces, ça, c'est sûr et certain.
04:44Évidemment, alors moi, je trouve ça très bien pour deux raisons.
04:47Parce que les gens sont tellement exaspérés.
04:50Hier, dans mon coup de chose, j'ai parlé de Pierre Collin,
04:51le patron du Micromania à Nice, qui s'est fait tamasser.
04:55Et maintenant, il y a la photo de celui qui l'attaque par derrière
04:58et qui lui met un grand coup de pied dans le dos,
05:00qui est parti sur tous les réseaux sociaux en disant
05:01c'est lui, c'est lui, c'est lui.
05:03C'est très bien, depuis 14 jours.
05:03Alors, déjà, je trouve ça bien parce que ça s'appelle du name and shame.
05:06Ceux qui trouvent normal qu'on balance les patrons qui gagnent trop d'argent,
05:09je pense qu'ils ne seront pas scandalisés,
05:10qu'on balance les voyous qui agressent nos naitres commerçants.
05:12Ça veut dire quoi, les maîtres et les maîtres ?
05:16Excusez-moi, je ne connais pas, je parle espagnol.
05:17En revanche, je pense que je vais faire tomber notre ami...
05:20Faire tomber votre photo, c'est-à-dire qu'on sait que c'est vous
05:22et on vous nomme et on vous affiche.
05:25Alors, au risque de toucher l'optimisme de notre ami Samuel Botton,
05:29il dit que toute personne normalement constituée
05:32doit penser comme ça qu'on doit pouvoir envoyer.
05:35Moi, j'ai lu des choses sur les réseaux sociaux absolument folles,
05:38notamment des gens qui ont osé écrire,
05:41je dis bien osé écrire,
05:43grosso modo, c'est les heures les plus noires de notre histoire,
05:46la commandant tour, c'est à l'hôtel du Tessia,
05:49parce que la commandant tour de Paris était à l'hôtel du Tessia.
05:52Alors, oser comparer des voyous,
05:53des voyous qui attaquent, qui pillent, qui frappent,
05:57qui molestent, qui incendient,
05:59à des gens qui étaient dénoncés parce qu'ils n'avaient pas la bonne religion,
06:03je trouve que c'est la chose la plus dégueulasse qu'on puisse faire.
06:06Tomber dans le piège du discours politique,
06:08Philippe Léjean qui tienne ses propos...
06:11Sur les réseaux sociaux,
06:13on a déjà eu ce débat,
06:14c'est-à-dire que c'est très facile,
06:15quand on est une organisation politique,
06:18d'organiser des militants
06:19et de mettre en place des cellules ripostes.
06:22Je ne suis même pas sûr que ces gens
06:24pensent un mot de ce qu'ils écrivent,
06:25mais ils l'écrivent pourquoi ?
06:27Parce qu'on est en pleine période électorale,
06:29il faut entretenir la flamme,
06:30et cette flamme,
06:31elle va avoir enrôlé dans la rue.
06:34Pour vous, d'accord,
06:35vous êtes à peu près,
06:36à peu près normalement constitué...
06:40C'est pour y se défendre.
06:41J'aurais pas dit ça, moi.
06:44Vous êtes quand même quelqu'un de sensé,
06:47c'est-à-dire, ok, très bien.
06:48Là, en l'occurrence,
06:50je ne peux pas y voir plus
06:51que de la boucle d'éléments de langage politique
06:54sur les drames.
06:55Pas plus.
06:57Vous, Philippe, dans le micro.
06:58On n'a pas le temps.
07:00Il vous reste une minute.
07:01Je ne suis pas persuadé, Samuel,
07:03que dans la conjoncture actuelle,
07:05ce soit uniquement des propos
07:08inspirés par l'esprit partisan.
07:10Je pense qu'il y a une dégradation profonde du discours
07:14qui fait que ça dépasse largement
07:18la partialité politique.
07:20Mais enfin, oui.
07:23Toute petite réponse.
07:24C'est effectivement vrai,
07:26mais aujourd'hui,
07:26dans ceux qui sont le plus actifs
07:28sur les réseaux sociaux,
07:29c'est-à-dire,
07:30le français moyen, aujourd'hui,
07:31il ne va pas s'exprimer sur Twitter,
07:32sur Instagram,
07:33ce sera Facebook tout au plus.
07:34Et après,
07:35son relais d'expression,
07:36ce sera la rue.
07:37Donc aujourd'hui,
07:37ceux qui alimentent,
07:38qui sont en continu,
07:39et il y a beaucoup de comptes comme ça,
07:40oui, je ne peux que les assimiler
07:42à des organisations politiques.
07:43Et pour moi,
07:44ça ne va pas plus loin.
07:44Après, c'est vrai,
07:45vous avez raison,
07:46que ça gangrène totalement le débat.
07:48Merci, messieurs.
07:48Tout de suite,
07:49le téléphone rouge.
07:50Les vraies voix sud radio.
07:53Le téléphone rouge.
07:54Et vous l'avez compris,
07:55avec ce téléphone rouge,
07:56on appelle quelqu'un
07:58qui est dans l'actualité.
08:00Et l'actualité est en ce moment
08:02liée forcément aux dégradations.
08:04Franck Delvaux est avec nous,
08:05président de l'Union des métiers
08:07et des industries
08:08de l'hôtellerie Paris-Ile-de-France.
08:10Bonsoir, Franck Delvaux.
08:12Bonsoir.
08:12Alors, vous nous avez alerté
08:15depuis mardi,
08:17les annulations aujourd'hui
08:19dans les hôtels parisiens.
08:21On parle à peu près aujourd'hui
08:22de 10% d'annulations aujourd'hui.
08:27Oui, c'est ça.
08:28Entre 10 et 15% d'annulations
08:29de touristes étrangers
08:31qui annulent leur séjour à Paris.
08:35C'est intéressant de savoir
08:37pourquoi les touristes
08:38et pourquoi pas, par exemple,
08:39les gens qui aujourd'hui travaillent
08:41et qui viennent à Paris
08:42pour travailler,
08:43ils auraient pu aussi annuler, non ?
08:45Parce qu'aujourd'hui,
08:47les sociétés qui ont réservé
08:48des réunions, etc.,
08:50viennent,
08:50mais aujourd'hui,
08:51les touristes étrangers...
08:52Il faut voir.
08:52Moi, j'ai regardé
08:53ce qui était dit
08:54dans la presse étrangère
08:55sur la situation
08:56de samedi dernier à Paris
08:57et du week-end dernier.
08:58On emploie les termes
09:00de chaos, de guérilla,
09:01de guerre civile.
09:03C'est terrible comme langage.
09:06Et donc, aujourd'hui,
09:07on sait très bien,
09:08beaucoup de touristes
09:09veulent venir de façon,
09:11comme on dit,
09:11safe à Paris
09:12et là, c'est pas rempli.
09:14Quand on voit que lundi,
09:15le Louvre était fermé,
09:16il y a des gens
09:16qui payent leur séjour à Paris.
09:18Ça coûte,
09:19ça a un prix
09:19de venir à Paris
09:20pour beaucoup de touristes.
09:21Et donc,
09:22ils ne peuvent pas visiter,
09:23ils voient des scènes de guérilla,
09:25ils ne peuvent pas aller au Louvre,
09:26ils ne peuvent pas visiter
09:27les monuments parisiens
09:28dans le calme.
09:29C'est terrible.
09:30Vous aviez déjà vécu ça
09:31avec les premières manifestations
09:33des Gilets jaunes.
09:35L'impact sur le tourisme
09:37à cette époque-là,
09:38c'était combien ?
09:40C'était à peu près pareil.
09:42Mais ce qu'il faut bien voir,
09:44on sort des Jeux Olympiques,
09:45il y a eu des images
09:47exceptionnelles de Paris.
09:48On a eu Céline Dion
09:49qui est venue à Paris,
09:50des images exceptionnelles.
09:52Donc,
09:52on est Paris,
09:53Paris,
09:54l'île de France,
09:54on est la première région mondiale
09:56en termes de tourisme.
09:57Et là,
09:57on est en train de casser
09:58la dynamique.
09:59C'est grave.
10:00Ça fait vivre
10:01tout un pan de l'économie
10:02francilienne.
10:03Et on est en train
10:04de casser ce pan
10:04de l'économie francilienne.
10:06Aujourd'hui,
10:06c'est désastreux.
10:07Est-ce que ça veut dire
10:08que des hôtels,
10:09hier on avait un hôtelier
10:10qui nous disait
10:11je vais peut-être
10:11devoir fermer
10:13en plus mes hôtels
10:15de peur que
10:19certaines personnalités
10:20puissent monter à l'intérieur
10:21et dégrader
10:22des chambres,
10:23l'hôtel.
10:23Est-ce que ça aussi
10:24c'est un risque
10:25à courir ?
10:27Ouais,
10:28on ne sait pas.
10:29Nous,
10:29ce qu'on veut,
10:29c'est que demain,
10:31c'est ce qu'on sait,
10:32enfin,
10:32samedi,
10:32pardon,
10:33samedi,
10:33on sait qu'il y aura
10:34une manifestation.
10:35On veut que ça se passe bien
10:36sur le week-end.
10:36L'État est là pour ça,
10:38il est là pour nous garantir
10:39la sécurité
10:39et le fait qu'on puisse
10:41travailler librement
10:41et qu'on puisse travailler
10:42normalement.
10:44Et aujourd'hui,
10:44quand on a les appels
10:45de la préfecture,
10:46il faut fermer,
10:47il faut réduire vos ailes.
10:48Non,
10:48on ne peut pas accepter ça.
10:49Nous,
10:49on a besoin de pouvoir
10:50travailler normalement.
10:51Et si encore ce week-end
10:52et le week-end d'après,
10:53il y a des débordements,
10:55je peux vous dire
10:55que le tourisme francilien
10:57va baisser,
10:58va baisser,
10:58et on va perdre des emplois,
11:00on va perdre de l'économie.
11:01Mais c'est ça,
11:02parce que vous,
11:02vous n'avez pas le choix,
11:04me semble-t-il.
11:05Ou bien l'État
11:06fait son travail
11:07et garantit
11:08la tranquillité,
11:10ou bien
11:11vous ne pouvez rien faire
11:13d'autre
11:13que fermer.
11:15Oui,
11:16tout à fait.
11:16Je veux dire
11:17que je reçois
11:17beaucoup de messages
11:18de restaurateurs,
11:19de gérants de brasserie,
11:20de barres de café,
11:21qu'ils ont exaspéré.
11:22Donc nous,
11:23on les appelle au calme,
11:24mais aujourd'hui,
11:26franchement,
11:27il faut que l'État
11:28prenne ses responsabilités
11:29et il fasse en sorte
11:31qu'on n'ait pas
11:32de casseurs,
11:33de voyous,
11:33de pilleurs,
11:34qui puissent venir.
11:35En France,
11:35on a le droit de manifester.
11:36Il n'y a aucun problème
11:37là-dessus.
11:38Mais on peut manifester
11:39dans le calme
11:40et s'empiller les commerces
11:42et s'empiller,
11:43sans ennuyer
11:44les gens qui bossent.
11:45Franck Delvaux,
11:45quelle est la réponse ?
11:46Parce que j'imagine
11:47que vous les avez déjà
11:48interpellés.
11:48Qu'est-ce qu'ils vous disent ?
11:50On nous dit,
11:51on nous dit,
11:52on a reçu des messages
11:53à la préfecture
11:54en disant
11:54peut-être mieux fermer,
11:56attention aux horaires,
11:57vous pouvez mettre
11:57des agents de sécurité,
11:58il faut mettre des agents de sécurité.
11:59Mais nous,
12:00on n'est pas comme
12:01Dior, Vuitton
12:01qui peut prendre
12:0240 agents de sécurité
12:03devant leur magasin.
12:04On n'a pas les moyens
12:05de mettre ça.
12:05Moi, j'ai des adhérents,
12:06le week-end dernier,
12:07ils n'ont pas bossé,
12:08ils ont fait 0 euros de recette.
12:09Qui les rembourse ?
12:10On nous dit,
12:11il va y avoir un fond d'indemnisation
12:12selon des critères et tout.
12:14On attend de voir les critères.
12:15Au final,
12:16on ne va pas gagner de l'argent
12:17sur le fond d'indemnisation.
12:18On va en perdre.
12:20C'est ça la réalité aujourd'hui.
12:21Moi,
12:22j'ai presque envie de dire
12:27qu'il y a eu
12:28les concerts de Céline Dion
12:29qui sont terminés,
12:30la Paris Fashion Week,
12:32la visite du pape,
12:33d'autres événements
12:34qui ont eu lieu
12:34début septembre.
12:36Donc, on va dire
12:36qu'il va aller mieux
12:37que ça se passe maintenant
12:37plutôt que sur le mois de septembre.
12:39C'est les fêtes de Noël,
12:40excusez-moi mon cher...
12:40Les fêtes de Noël qui arrivent.
12:41Mais il y a une autre question
12:42qui est importante.
12:43Vous avez parlé effectivement
12:44des annulations de réservation
12:45qui sont entre 10 et 15%.
12:47Mais j'imagine
12:48que dans les prochains jours,
12:49vous aurez des chiffres
12:49sur les tendances de réservation
12:51qui seront assurément à la baisse.
12:55Aujourd'hui,
12:55je pense que l'Europe,
12:57le monde entier,
12:57on regarde
12:57ce qui va se passer ce week-end.
12:59Si ce week-end,
13:00ça se passe bien,
13:02s'il n'y a pas de débordement,
13:04le phénomène va s'arrêter
13:06et les touristes vont venir.
13:07Mais si ça se passe mal ce week-end,
13:09on aura des taux d'annulation
13:10qui vont être énormes.
13:11C'est évident.
13:12Les gens attendent de voir
13:13ce qui va se passer
13:14ce week-end à Paris.
13:16Déjà dans Paris,
13:16on revoit ce qu'on a connu
13:18au moment des émeutes,
13:19au moment des gilets jeunes.
13:20Des panneaux de bois partout.
13:21Vous ne venez pas à Paris
13:21pour voir des panneaux de bois ?
13:23Les affaires de Paris,
13:25les commerces,
13:25les monuments.
13:26Vous ne venez pas
13:27pour voir des pilleurs
13:28qui ne sont pas dans la ville.
13:30Merci en tout cas,
13:32Franck Delvaux.
13:33Merci beaucoup
13:33d'avoir témoigné.
13:35Vous savez que nous,
13:37on soutient bien sûr
13:37tous ces métiers.
13:39C'est l'hôtellerie,
13:40bien entendu.
13:41Vous savez que vous avez
13:42la parole comme vous voulez.
13:43Merci d'avoir accepté
13:44notre invitation.
13:45Dans un instant,
13:46le procès du jour,
13:47on va revenir sur
13:47le préfet du Rhône
13:49qui interdit toute manifestation
13:50ce samedi à Lyon.
13:52pour éviter ce qui s'est passé
13:54le week-end dernier.
13:55Soyez les bienvenus
13:560826 300 300.
13:57Laissez-nous des messages
13:59et nous serons ravis
14:00de vous accueillir.