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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2026-10-30##

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Et Vraie Voix Sud Radio, le grand débat du jour.
00:03Et à deux jours d'Halloween, la préfecture de police rappelle que dissimuler son visage peut coûter 150 euros d
00:10'amende.
00:11Laurent Nunez prévient que la fête ne sera pas un motif légitime pour se masquer et commettre les troubles.
00:17Avec cette question du soir, trouvez-vous justifié cette interdiction des masques pour les manifestations ?
00:21Eh bien moi je dis évidemment, le masque c'est un outil pour éviter les condamnations.
00:25Comme ça on n'est pas reconnu, on peut dire c'était pas moi devant les tribunaux.
00:28Et pour les masques d'Halloween comme pour les autres, il faut les bannir.
00:31Qu'en dit-on sur la page Youtube de Sud Radio, Alvin ?
00:34Alors trouvez-vous justifié l'interdiction des masques pour les manifestations ?
00:38Vous êtes 81% à voter oui, 19% à voter non.
00:42Nino nous dit oui, la loi est claire, il est interdit de masquer son visage sur la voie publique.
00:47Léo nous dit quand on n'a rien à se reprocher, on n'a pas besoin de se cacher le
00:50visage ni la tête.
00:51Alors que pour Grégoire, lui nous dit non, on était obligé d'en porter pendant le Covid.
00:56Ça ne les dérangeait pas que les personnes soient moins reconnaissables.
00:59Il faut juste que la police fasse son travail correctement lorsqu'il y a de la casse.
01:03Merci beaucoup, on écoute Laurent Nunez, le ministre de l'Intérieur.
01:06Depuis une loi de 2019, le fait de se dissimuler le visage dans une manifestation
01:11au cours de laquelle sont commis des troubles à l'ordre public
01:14ou au cours de laquelle on a de bonnes raisons de penser que des troubles à l'ordre public seront
01:18commis,
01:19c'est même un délit.
01:20Le prétexte de la nuit d'Halloween ne sera pas un motif légitime
01:23pour se dissimuler le visage dans l'espace public pour commettre des troubles à l'ordre public.
01:26Que les choses soient claires.
01:28Et puis petite information, le préfet de police de Paris aurait autorisé
01:33en tout cas la manifestation de la CGT entre Bastille et Nation.
01:390826 300 300, Eric de Bordeaux est avec nous.
01:42Bonsoir Eric.
01:44Oui, bonsoir à toutes et à toutes.
01:46Soyez le bienvenu.
01:48Est-ce que vous trouvez justifié l'interdiction des masques pour les manifestations, vous, pour demain ?
01:54Alors, écoutez, je vais vous répondre en deux temps.
01:57Premièrement, compte tenu du contexte, bien évidemment,
02:01ça paraît évident.
02:05Maintenant, le problème de cette mesure, c'est que c'est bien gentil de dire
02:09on va interdire ci, on va interdire ça,
02:13mais après, comment on fait pour le faire appliquer ?
02:16Et je pense qu'on en arrive à un stade où c'est ce qui devient extrêmement difficile,
02:21c'est qu'on interdit, mais entre guillemets après,
02:24on ne se donne pas les moyens de vraiment faire appliquer.
02:27Donc les gens prennent l'habitude de se dire,
02:29ils peuvent toujours interdire, de toute façon, on fera comme on voudra.
02:32Et le problème de la France, c'est que c'est aujourd'hui, de plus en plus, c'est ça.
02:37La désobéissance, c'est ce que vous voulez dire.
02:39Oui, il n'y a guère que le pauvre bon citoyen,
02:42le bon cocon, le payeur qui travaille ou qui a travaillé toute sa vie,
02:46qui paye ses impôts, qui est solvable et tout,
02:49et qui lui va ramasser à la moindre incartade.
02:52Mais après, pour toutes ces espèces de petits loyaux, de tout ce qu'on veut,
02:56de toute façon, vous pouvez interdire ce que vous voulez, ils s'en foutent royalement.
03:00Alors le problème, il est là, c'est que sur le principe, bien sûr, de toute façon,
03:04comme quelqu'un a dit, et je n'ai rien à me reprocher, pourquoi je vais aller me cacher ?
03:08Et après, je comprends, on pourrait dire, on fait la fête,
03:10encore que Halloween, c'est un truc qui vient des Etats-Unis.
03:13Donc bon, pas tant, mais on pourrait très bien dire, effectivement, c'est festif.
03:19Oui, mais ça, c'est festif quand on est encore dans une société civilisée,
03:24ce qui n'est plus le cas chez nous, malheureusement.
03:27Chez nous, ce qui prend la place au jour d'aujourd'hui, c'est la bestialité.
03:31Ah oui, vous allez loin quand même, Eric.
03:33Ah mais non, mais ce n'est pas un troncier, c'est vrai.
03:36Mais je suis désolé, mais c'est ça, c'est ça.
03:39Et d'ailleurs, pour aller plus loin, c'est que j'entendais là tout à l'heure,
03:42une personne qui disait, mais la police n'a qu'à faire son travail.
03:44Mais oui, moi, je vais vous dire, ce n'est pas compliqué,
03:47ça ne serait pas compliqué pour amener l'ordre et pour arrêter tous ces casseurs.
03:51C'est qu'eux, il faut qu'ils aient plus peur que la peur qu'ils sont en train d
03:54'imposer.
03:55Et sans faire usage des armes, parce que par contre, plus on va retarder,
03:59je peux vous dire, et plus le retour de bâton risque de faire très très mal.
04:03Donc au jour d'aujourd'hui, il y aura un truc bien simple.
04:06C'est d'équiper la police, vous n'avez pas d'armes létales, non, rien.
04:09Comme à l'époque, ils avaient des grands bâtons en chaîne ou en buie,
04:12et de dire, maintenant, ceux qui sont massés,
04:14vous avez quelque chose au dessus, vous tapez au niveau des genoux,
04:17et vous les laissez par terre.
04:19Vous allez voir que les autres, ils vont vite se tailler dans leur terrier.
04:22Oui, mais enfin, on ne peut pas prendre ça, bien entendu.
04:25Ça n'est pas possible.
04:26Là où Eric a raison...
04:28Excusez-moi, ce n'est pas pire que le LBD qui peut faire perdre un oeil.
04:30Là où Eric a...
04:31Allez-y, pardon.
04:32Excusez-moi, vous ne voulez pas ça.
04:34Mais en force de ne pas vouloir ça,
04:36et de rester dans l'enjeu, finalement,
04:38de dire que ce n'est pas de leurs potes et tout,
04:40un jour ou l'autre, vous verrez,
04:41ça sera beaucoup plus grave ce qui se passe.
04:43Non, mais ce que je veux dire, Eric,
04:45c'est que de plus en plus, on veut désarmer la police,
04:47on veut lui enlever des moyens de défendre les autres
04:51et de se défendre eux.
04:53Et effectivement, il y a une montée de la violence de plus en plus.
04:58Et à un moment donné, il va falloir un juste milieu.
05:03Oui, écoutez, il y a longtemps que je le dis,
05:04parce qu'en même temps, vous entendez
05:06qu'il y a déjà 20 procédures de l'IGPN
05:09pour violences abusives et tout ça...
05:11À plus, il y a 83, je crois.
05:13Je dis, bon, mais moi je dis,
05:15parce que je suis un fauteuil de police en retraite,
05:17mais je reste policier dans l'âme et dans le cœur.
05:19Mais je dis, mais posez dès à présent
05:21les boucliers, les casques et tout,
05:23et laissez les villes ouvertes.
05:24Et on va voir, là, si tous ceux qui disent
05:26mais non, il ne faut pas être aussi violent,
05:29il ne faut pas dire...
05:30Eh bien, une fois qu'ils auront mis quelques villes
05:31à feu et à sang, mais pour de bon,
05:33eh bien là, on verra comment ça va se passer.
05:35Alors, on l'a vu, certains maires qui voulaient
05:39que les policiers municipaux ne soient pas armés
05:42sont un peu revenus en arrière aussi.
05:43Ils se sont rendus compte que c'était quand même
05:45assez efficace.
05:46Restez avec nous, Éric.
05:51Moi, monsieur, je respecte la fonction de policier
05:54et effectivement, c'est un métier dont on a besoin.
05:56Mais à côté de ça, quand vous me dites
05:58qu'il faut que les affaires IGPN soient classées,
06:01je suis assez abasourgie.
06:02Je suis désolée.
06:04Il y a quand même des enfants qui ont perdu une main,
06:06un oeil, qui ont eu des dents cassées.
06:08Je répète, il faut que la force soit utilisée,
06:11mais pas de manière disproportionnée.
06:13Et je le dis très tranquillement ici.
06:14Non, mais je parle au départ.
06:15Oui, non, mais Kaouta, moi je veux bien entendre
06:17que les gens ont des enfants,
06:20parce qu'ils ramassent aussi.
06:22Quand il y a une grenade au sol, on n'y touche pas.
06:23Oui, mais excusez-moi, pour moi, dès le départ,
06:25je suis maman, mon fils est dans le studio,
06:27donc vous voyez, je suis maman d'un gamin de 16 ans
06:29qui est concerné par tout ça.
06:31Il passe le bac à la fin de l'année.
06:32Je suis désolée, au départ,
06:33on ne tire pas des grenades sur des enfants, en fait.
06:36Non, c'est le cas.
06:38Le premier problème, pour moi, il est là.
06:39C'est Kaouta.
06:40Non, non, tu le sais, Kaouta.
06:42Non, mais ça c'est un raccouci, je ne peux pas vous laisser dire.
06:47Oui, Kaouta, franchement, non.
06:48Tu le sais très bien, Kaouta.
06:50Non, je ne le sais pas.
06:51Si, d'abord, un, les lacris qui sont tirés,
06:55et il y a des consignes qui sont données,
06:56on ne les ramasse pas.
06:57On peut dire ce qu'on veut,
06:58c'est terrible ce qui est arrivé,
06:59il y a une enquête égyptienne, laisse-en faire.
07:01C'est normal, on est encore dans un état de droit.
07:03Heureusement.
07:04Mais de dire qu'on balance sur des enfants,
07:07ça c'est la réponse classique.
07:09Quand on canarde les mecs,
07:10je peux t'assurer pour en avoir fait un peu du maintien de l'ordre,
07:12on canarde les mecs les casseurs.
07:13On canarde pas les gens comme toi qui vont manifester,
07:18mais bien sûr, je peux te montrer des dizaines de vidéos
07:21que m'amènent mes compétences.
07:22En fait, je faisais mes courses sur la caméra.
07:24Oui, mais attendez.
07:25Qu'est-ce que tu as dit tout à l'heure, Kaouta ?
07:26Qu'est-ce que tu as dit tout à l'heure, Kaouta ?
07:29Je vais te contredire tout de suite.
07:30Qu'est-ce que tu as dit tout à l'heure ?
07:33Quand tu as vu le danger qu'il y avait de violence,
07:35tu as dit toi-même, j'ai dit à mes mamans,
07:37hop, on se retire.
07:38C'est exactement ce qu'il faut faire.
07:40Les gens intelligents, tu as fait partie.
07:42Quand il y a une manif et que ça tourne au mal,
07:44on dégage le manif.
07:44Je me suis déjà interposée dans des manifestations
07:46où je n'avais rien à voir,
07:48et où les enfants n'étaient pas armés,
07:50ils n'ont rien brûlé,
07:50et où ils ont été chargés.
07:52Je l'ai vu de mes yeux.
07:53Parce qu'il y avait une dispersion qui était demandée.
07:55Il y a des sommations que beaucoup ne respectent pas.
08:00C'est souvent le cas,
08:01mais il y a toujours des sommations.
08:03Quand tu as des sommations qui sont données
08:06d'ordre de dispersion,
08:07que tu as des léomans et compagnie
08:09avec le truc de député qui déchare,
08:11il faut arrêter de déconner.
08:14Et tu sais la version que j'ai
08:16pour les gens que tu cites.
08:17Tu sais que ce n'est pas du tout mes amis,
08:19et qu'on ne s'entend pas, etc.
08:21Il n'y a pas d'élu, il n'y a pas de boule cassé.
08:24Je veux dire qu'en fait,
08:25il y a aussi,
08:27je suis désolée,
08:27et peut-être que je vais mettre tout le plateau
08:28et une partie des auditeurs à dos,
08:30mais moi, je suis pour le respect,
08:33je suis pour que chacun ait le droit.
08:35Je dis qu'il faut qu'on vive ensemble,
08:36on n'a pas d'autre choix, etc.
08:38Sauf que, comme dans tous les pans de la société,
08:40et moi, je mets ça aussi beaucoup
08:42sur tout ce qu'on leur demande concernant la police,
08:44parce que le pouvoir se décharge sur eux,
08:47dès qu'ils ont un feu allumé,
08:48ils les envoient.
08:48C'est le dernier rapport.
08:49Voilà.
08:49Et en fait, encore une fois,
08:50ça sera ma carte blanche de tout à l'heure,
08:52et j'en parlerai plus et mieux.
08:54Mais à un moment donné,
08:55il faut aussi un peu lâcher la police,
08:57parce que c'est aussi des hommes et des femmes
08:58qui sont eux aussi exaspérés et fatigués,
08:59et qui ont en plus des enfants
09:01dans les manifestations.
09:02Ils ont mal réagir certaines fois.
09:06C'est vrai, vous avez raison,
09:08il faut faire attention.
09:09Il y a eu deux ou trois drames ces derniers temps,
09:13mais moi qui suis une femme de marketing,
09:14c'est 300 cas pour que ça soit représentatif
09:16de quelque chose.
09:17Donc on ne peut pas prendre en exemple
09:19un cas ou deux ou trois.
09:21Moi, j'adore Marseille, par exemple.
09:23Vous parlez beaucoup de Marseille,
09:24mais Dieu sait qu'il y a d'autres grandes villes
09:25où ça se passe plutôt moyennement bien.
09:28Et donc, il faut prendre l'ensemble.
09:31Le vrai problème, c'est l'ensemble
09:32et ce qui se passe à l'heure actuelle.
09:34Bien entendu qu'il faut déplorer
09:35tout ce qui s'est...
09:37En tout cas,
09:37ceux qui ont été gravement blessés,
09:39bien entendu.
09:40Mais moi, j'aimerais aussi
09:41qu'on parle des plus de mille policiers.
09:43Le problème, c'est que s'il y a quand même eu
09:461183 policiers et gendarmes,
09:48parce qu'il y a aussi des gendarmes mobiles,
09:49bien sûr, des forces de l'ordre blessés,
09:52ils n'ont pas été blessés
09:53parce qu'on leur a envoyé des sucettes
09:54ou des chamallows dessus.
09:56Ils ont pris des pavés,
09:57ils ont pris des boules de pétanque, etc.
10:03Et quand vous avez une foule
10:05qui devient incontrôlable,
10:07qu'est-ce qu'ils ont d'autre ?
10:08Alors, c'est sûr que parfois,
10:09ils tirent des LBD,
10:10que ce que disait Eric, l'auditeur,
10:13c'est vrai que le cou dans les genoux,
10:14ça fait très mal,
10:15mais ça ne risque pas d'éborner,
10:16contrairement à LBD
10:17qui est régulièrement utilisé dans les manifs.
10:19Il a été très utilisé chez les Gilets jaunes.
10:21Et autre chose important,
10:24c'est que parfois,
10:26les policiers, ils sont cernés,
10:27ils n'ont pas le choix.
10:28Et surtout, les grenades
10:29qui posent des problèmes,
10:30c'est parce que les gens les ramassent.
10:32Mais quand il y a une grenade au sol,
10:33on ne va pas la ramasser.
10:35C'est quand même le B.A.B.
10:36mais quand les gens vous chargent,
10:38qu'est-ce que vous faites ?
10:39Qu'est-ce que vous faites ?
10:40Il y a des canons à eau,
10:42il y a des lacs où j'ai...
10:42Oui, on les utilise aussi.
10:44Pour moi, franchement,
10:44utiliser une grenade sur des populations civiles,
10:46enfin, moi, ça me choque.
10:47J'ai le droit de dire que ça me choque.
10:48Non, parce qu'il y a des casseurs.
10:49Excuse-moi, ma chère.
10:51De désincerclement,
10:51c'est sur les casseurs.
10:53Moi, je suis fan de foot
10:54et à une époque,
10:55la police a fait son travail
10:56sur les hooligans à Paris.
10:57C'était il y a 30 ans.
10:58Non, mais c'est fini, ça.
11:00Je dis qu'aujourd'hui,
11:01avec toutes les caméras
11:02qu'on a dans nos commerces,
11:04devant nos commerces,
11:04comment est-il possible
11:05qu'on ne soit pas en capacité
11:06d'identifier ces gens ?
11:07D'abord, il n'y en a pas partout.
11:08Mais on ne peut pas !
11:09Tu le sais bien !
11:09Ils viennent régulièrement
11:10toutes les semaines.
11:10Tu as vu comment ils sont habillés ?
11:12D'abord, ils sont beaucoup pour identifier.
11:16Ensuite, ils passent devant un procureur
11:18et certains ressortent.
11:19Voilà.
11:21Éric qui est policier,
11:22qui a été policier aussi, peut-être.
11:23Vous pouvez réagir.
11:25S'il vous plaît,
11:26ce que je voulais déjà dire
11:27est revenir sur le cas du château d'âme.
11:29On est dans un état de droit.
11:31Mais justement,
11:32moi, je vais lui retourner cet argument-là.
11:34Est-ce que vous ne croyez pas
11:35que les commerçants
11:36qui veulent simplement gagner leur vie,
11:39continuer à essayer de tenir ce pays à flot,
11:41ils n'ont pas le droit
11:42de travailler tranquillement tous les week-ends ?
11:45Moi, qui paye mes impôts et tout,
11:47je n'ai pas le droit de pouvoir aller en ville,
11:49faire mes courses le week-end ?
11:51Aujourd'hui, tout ça,
11:52on ne peut plus le faire.
11:54Vous n'avez pas entendu
11:55ce que j'ai dit, monsieur, tout à l'heure.
11:56J'ai un soutien indéfectible
11:57envers les gens qui veulent vivre tranquillement
11:59et nos commerçants en particulier.
12:01Je l'ai dit à plusieurs reprises
12:02sur ce plateau et ailleurs.
12:03Mais comment on fait ?
12:05Comment on fait quand on reste la rue
12:07à toute cette racaille-là ?
12:10Écoutez tout à l'heure
12:11ce que je vais dire
12:11dans quelques minutes
12:12concernant ma carte blanche.
12:14C'est un début de solution, je pense.
12:15Vous verrez.
12:17Non, mais je crois que le problème de fond,
12:21le vrai problème de fond,
12:22c'est que pour revenir au débat,
12:24il faut interdire que les visages soient masqués.
12:26Parce que je trouve que la Halloween,
12:28c'est vraiment,
12:29c'est parti sur des réseaux,
12:30des boucles télégrammes, etc.
12:31Et ceux qui nous opposent.
12:32Et pendant le Covid,
12:33c'était un autre moment.
12:35Le Covid, c'était un autre moment.
12:38D'ailleurs, je tiens à dire
12:38qu'on n'a pas du tout envie
12:39de leur vivre non plus.
12:40Mais ça, c'est que mon point de vue.
12:41Mais ceux qui disent
12:43c'est une atteinte aux libertés,
12:45bientôt on va nous faire la même chose
12:46pour le carnaval, etc.
12:48Je dis que le propos
12:49est scandaleux, outrancier.
12:51Quand on n'a rien à se reprocher,
12:54on se promène à visage découvert.
12:56Et pendant le Covid,
12:57souvenez-vous,
12:58l'obligation du masque,
12:59c'était une atteinte à la liberté aussi.
13:01Oui.
13:01Et maintenant, on veut tous les mettre.
13:03Oui, mais le truc dingue dans le Covid,
13:05c'est qu'on nous le faisait mettre
13:06sur des plages,
13:06même si on était tout seul
13:07et qu'il n'y avait personne
13:08un kilomètre à la ronde.
13:09Donc là, c'était quand même...
13:10La loi,
13:10la loi, c'est bien beau, les amis.
13:12Mais quand vous avez 50 mecs
13:15masqués, casqués,
13:15comme sont les casseurs,
13:16je parle des blagues blagues,
13:17je ne parle pas des manifestants,
13:18qu'on soit bien précis.
13:20Expliquez-moi,
13:21s'il y a un mec
13:21qui a la solution,
13:22qu'il nous la donne,
13:22qu'il l'envoie au ministre intérieur,
13:23je peux même faire le messager,
13:25comment il met le mec
13:26pour interpeller 50 mecs
13:28à la fois qui sont des mecs
13:30des bastonneurs en plus,
13:31qui sont cagoulés.
13:32Expliquez-moi ce qu'on vous fait.
13:32Là, je greffe le problème.
13:34Oui, mais c'est pareil.
13:35Ça se greffe.
13:36Imaginez-vous demain
13:37quelqu'un, un casseur
13:39qui a un masque de blanche neige
13:41avec son petit sac à dos,
13:42sa hache et ses trucs.
13:43Ça va être bien,
13:44on va pouvoir rigoler.
13:45C'est sûr.
13:45Ça, c'est le premier sujet.
13:47Deuxièmement,
13:47moi, je suis peut-être
13:48un peu rétro,
13:49mais j'ai franchement mal
13:50à ma France
13:50quand je vois des centaines
13:52de policiers reculer
13:54devant une horde
13:55de...
13:55Oui, pour éviter
13:55d'aller au contact.
13:56Mais parce qu'ils ont horde
13:57des centaines de policiers reculés.
13:59Non !
13:59Je suis désolé,
14:00c'est pas la France.
14:01Il y a eu une scène
14:01qui m'a catastrophée
14:03en bas de la cannebière.
14:04J'avoue qu'elle m'a effrayée.
14:07Moi, je peux m'interposer
14:08quand j'estime
14:09que la situation n'est pas juste
14:10et que c'est des enfants
14:11de 14 ans
14:11qui sont un peu malmenés,
14:13on va dire ça comme ça.
14:15Je peux le faire,
14:15je peux dire à la police
14:16là, vous allez trop loin.
14:17Mais à la fois,
14:18il y a eu une scène le 17
14:19en bas de la cannebière
14:19qui m'a horrifiée
14:21où je vois des agents de police,
14:23où je vois des camions reculer
14:25et se prendre des pavés
14:26dans la tête.
14:26C'est pas normal,
14:27c'est pas acceptable non plus.
14:28Alors, c'est pour ça.
14:29Tu vois, on peut dire les deux, en fait.
14:30Mais c'est pour ça,
14:31pour te répondre,
14:32pourquoi,
14:33parce que tout le monde
14:33nous prône l'Allemagne,
14:35l'Angleterre, etc.
14:36Parce que l'Allemagne
14:37et l'Angleterre,
14:38quand ça va au carton,
14:39c'est-à-dire,
14:39ils vont au corps à corps.
14:40Et il y a un nombre
14:41de blessés considérable.
14:42C'est pour ça qu'on a
14:43ces fameux trucs
14:43de désencerclement.
14:44C'est pour tenir à distance,
14:45pour pas que les mecs
14:45nous assaillent,
14:47bim, bim,
14:47on les repousse.
14:48Évidemment,
14:48parfois,
14:49il y a l'accident qui arrive.
14:51Merci beaucoup, Eric,
14:52d'avoir témoigné ce soir.
14:55Merci beaucoup.
14:55Vous restez avec nous.
14:56On fait une petite pause.
14:57On revient dans un instant
14:58avec les cartes blanches
14:59de nos vraies voix.
15:00A tout de suite.

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