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NewsTranscription
00:00Et le procès du jour, aujourd'hui, 7 syndicats attaquent la préfecture de police en justice pour qu'elle publie
00:08enfin son arrêté d'interdiction et qu'ils puissent le contester.
00:12Qui doit décider du parcours des manifestations ? Est-ce que ce sont les organisateurs ? Est-ce que ce
00:20sont les pouvoirs publics ?
00:21On va en parler peut-être avec vous, Philippe David, mais d'abord la question à nos auditeurs.
00:28Qui doit décider des parcours des manifestants ? 40% votent les organisateurs, 60% les pouvoirs publics.
00:35Nathalie nous dit, depuis l'origine du monde, les parcours des manifestations autorisées sont décidés entre les pouvoirs publics et
00:42les organisateurs, car pour les deux, les mouvements de foule sont inadmissibles.
00:46Saladin nous dit les deux ensembles, est-ce que c'est possible de travailler en bonne intelligence ou alors c
00:51'est cuit ?
00:52Et Luc qui nous dit, le droit de manifester est un droit constitutionnel, les parcours ont des portées symboliques et
00:58doivent être respectés, les interdictions préfectorales ont des vis de forme et de fond.
01:02En tout cas, 7 syndicats ont saisi le tribunal administratif en référé, jeudi, hier 29 octobre.
01:10Ils demandent une publication de l'arrêté avant vendredi midi, donc c'était ce midi, pour pouvoir contester utilement.
01:16Le parcours demandé, Bastille-Nation, parcours proposé, porte de Bagnolet, porte de Charenton, selon l'intersyndicale, le piège tendu consiste
01:25à publier l'interdiction trop tard pour saisir le juge.
01:29Et moi je dis, avant de donner la parole à l'accusation, qu'évidemment, je crois que c'est au
01:34pouvoir public de décider, mais si jamais on accepte, on cède et qu'il y a de la casse,
01:39et bien c'est au groupe qui organise, partis politiques, syndicats, à prendre à leur charge les frais de casse.
01:45La parole est à l'accusation, un policier qu'on appelle monsieur l'avocat général, c'est rare, mais monsieur
01:51le policier avocat général.
01:53Non mais, il y a un problème, ce qu'a dit tout à l'heure notre intervenant, c'est évident,
01:57c'est qu'on se rend compte, dans ce qui se passe,
02:00effectivement il y a d'abord une concertation, les syndicats vont rencontrer la préfecture de police avec les techniciens pour
02:06définir un parcours.
02:06Le problème, c'est qu'on est rentré dans une dynamique de radicalisation, je parle des syndicats,
02:11quand vous avez madame Binet, la CGT, qui fait plus de la politique que du syndicalisme à protéger les ouvriers,
02:18on comprend très vite que lorsqu'elle va à la préfecture de police, comme elle n'aime pas les flics,
02:22et qu'elle est plutôt proche de LFI,
02:24effectivement, ça s'étendue les relations et les réunions.
02:26Donc, ce qui est dommage, c'est qu'encore une fois, qu'il y ait cette concertation qui ne se
02:30fasse pas de façon optimale,
02:32mais le résultat final, c'est le préfet, c'est l'État qui décide, c'est comme ça, il y
02:37a des lois, il y a des règles, c'est comme ça.
02:39Et c'est le préfet qui répond des conséquences, en plus.
02:41Oui, parce que quand ça se passe, on demande au préfet, on ne demande pas au syndicat, ils montrent ce
02:44marque, c'est ça.
02:45Donc les syndicats ont une responsabilité, on l'a dit, avec services d'ordre, etc.
02:49Ils organisent un parcours qu'ils proposent, et le préfet décide, avec les techniciens, de dire,
02:53on ne va pas aller là parce qu'il y a tel problème.
02:55Il y a toujours de bonnes raisons, il ne fait pas pour les emmerder, c'est ce qu'il a
02:58fait.
02:58C'est lui qui apprécie le risque, en tout cas.
02:59Quand on regarde les premières manifestations qui ont été proposées, là, c'était Nation, Bastille, République, Opéra, jusqu'à Concorde.
03:07Oui, traverser tout Paris, c'est pas possible.
03:09Il faut arrêter de déconner.
03:10Donc, à un moment donné, le préfet, il trouve un équilibre, là, il l'a dit, entre Porte-Bagnolet et
03:14Porte-de-Charenton.
03:15Bon, ça n'a plus ou ça n'a plus pas au syndicat, mais à un moment donné, il y
03:17a une autorité qui décide.
03:18Avec un risque d'attentat qui est visiblement en compte.
03:20Il y a tout un tas d'éléments que met un juge de position le préfet pour dire oui ou
03:24non, tout simplement.
03:26La parole est à la Défense, Kauter, Ben Mohamed.
03:28Écoutez, moi, je considère, et tu es un homme de loi, donc tu devrais aussi être en capacité de respecter
03:34la loi.
03:35Manifester est un droit constitutionnel.
03:37Et donc, il y a des syndicats qui manifestent, il y a des lycéens, il y a des agriculteurs, il
03:41y a des infirmières,
03:42il y a beaucoup de catégories de personnes qui, depuis des années, pour monter aux gilets jaunes et bien avant,
03:47sont insatisfaits de la politique qui est menée, qui ont des revendications sociales que, personnellement, je considère comme légitimes.
03:53Ensuite, je considère qu'envoyer toujours la police et éteindre le feu du gouvernement n'est pas la solution.
03:58Les réponses doivent être politiques et non sécuritaires et répressives.
04:03Ça, c'est mon point de vue.
04:04Et je considère que, tu vois, quand tu dis que c'est la loi, on doit vivre ensemble, on doit
04:09travailler ensemble,
04:10tu connais mes positions depuis très longtemps, on doit se parler, on doit négocier et on doit trouver des solutions
04:14ensemble.
04:15Ça, pour moi, c'est la colonne vertébrale de la République, de la démocratie et de notre société.
04:20Mais je n'ai pas de soucis pour aller dans ce que tu dis, mais si on n'y arrive
04:23pas.
04:23Et parce que, comme l'a dit un auditeur, on y arrive en fait.
04:26En fait, je veux dire, comme l'a dit M. Borloo, il y a deux jours, je suis de votre
04:31confrère, c'est notre pays, quoi.
04:33On est obligés de le vivre ensemble, en fait.
04:34Il n'y a personne qui ne va partir.
04:36Ni un tel, ni un tel, ni un tel.
04:38Si tu veux qu'une manifestation se passe bien, on a besoin des syndicats, des services et des policiers.
04:43Mais Bruno, on est obligés de se dire, en étant franc, que même quand c'est le préfet qui décide
04:48du parcours,
04:50des fois, ça se passe mal.
04:51Il n'y a zéro garantie, en fait.
04:58C'est pas du tout ce que j'ai dit, ma chère Catherine.
05:03J'ai dit qu'il fallait négocier ensemble et trouver un parcours, parce qu'y compris, moi j'ai organisé
05:06beaucoup,
05:07moi j'ai deux combats, l'école et le logement digne.
05:10Parce que je considère que quand on est un enfant de la République et qu'on n'a pas accès
05:13à une école, à une formation,
05:15et qu'on vit dans un taudis, c'est compliqué de se sentir faire partie de ce pays.
05:19Il n'y a pas de problème, mais ça...
05:21Non, mais j'ai l'habitude, malheureusement, ou heureusement, parce que j'aurais préféré faire autre chose,
05:25de manifester, d'être organisateur, et des fois simplement de participer.
05:28On a tous manifesté, je vous rassure.
05:29Sauf que, je veux qu'on trouve des solutions ensemble, parce que même quand on manifeste,
05:34nous, organisateurs, pour les fois où j'ai été organisatrice, il y a une symbolique dans le parcours aussi.
05:38Et il faut essayer de trouver un moyen...
05:41Mais bien sûr, c'est ce que disent les syndicats.
05:45Ils disent qu'effectivement, défiler à Bastille, à Nation, ou longer le périph' n'a pas le même poids politiquement.
05:53Mais quand on dit aux commerçants, ce n'est pas la même chose.
05:55Les commerçants qui se font casser tous les deux mois, ils en auront le bavard.
05:58Et t'as la 3 000 qui ont été cassés, plus avec les pilleurs.
06:02J'ai une question qui t'appelle, qui a décidé que RN serait à Orléans, par exemple ?
06:08Et qui s'est chargé du service d'ordre ?
06:12Moi, j'ai deux questions que je n'ai pas compris.
06:15Leur congrès, a priori, était prévu de très longue date,
06:18parce qu'un congrès de partis politiques, ça se fait longtemps.
06:21Et puis après, vous allez voir, telle ville veut de vous, telle ville veut pas de vous.
06:23Parce qu'on aurait pu l'interdire, comme on vient d'entendre.
06:27Certains l'avaient envisagé, mais ce n'était pas possible d'interdire le congrès.
06:31C'est la partie qui a été prévue depuis des mois.
06:33Non mais ensuite, est-ce qu'il y avait beaucoup d'agents ?
06:35Ah oui, il y avait beaucoup d'agents de force de l'ordre, etc.
06:37Parce que, moi, je n'ai encore pas compris comment ça avait été aussi peu castagnant.
06:41Parce qu'ils ont mis beaucoup, beaucoup de force de l'ordre.
06:44Je trouve ça très bien, mais je veux le dire.
06:45Il y avait 2 000 forces de l'ordre.
06:46Moi, je crois qu'une chose, fondamentalement, c'est qu'il y a une priorité, c'est les commerçants.
06:52Parce que, premièrement, on ne va pas autoriser...
06:55Oui, mais les autres vous opposeront de dire qu'il y a une autre priorité, c'est notre quotidien, en
07:00fait.
07:00C'est notre vie.
07:02C'est ce que disent les syndicats.
07:04Je réponds à ceux pour le quotidien, déjà, qu'il y a des élections dans 6 mois
07:07et qu'ils pourront s'exprimer sur leur quotidien.
07:09Ça, c'est le premier point.
07:11Mais le deuxième point, on ne va pas redonner le droit de manifester à la République,
07:15enfin, à Paris, en place de la République, évidemment,
07:17quand on voit les casques qu'il y a eu...
07:19Oui, surtout que c'est toujours dans le même coin.
07:21Voilà, surtout que c'est toujours dans le même coin.
07:22Vous savez, comme disait Coluche,
07:23pourquoi les manifestations ont toujours lieu entre la République et la Bastille ?
07:28Ils ne vont pas les faire entre la muette et la place de l'étoile.
07:32C'est là qu'ils habitent.
07:34Ils préfèrent aller.
07:35C'est pas faux, en plus.
07:37Et la raison, c'est que l'étoile est la veille, c'est ça.
07:39Mais le gouvernement a fait quand même pas mal de propositions.
07:43Il y a eu beaucoup de...
07:44En tout cas, il y a des premières négociations qui sont satisfaisantes pour certains.
07:48Alors, ça ne va pas assez loin,
07:50mais il y a quand même eu des choses qui ont été dites et promises.
07:54Vous savez, moi, depuis longtemps,
07:56je prends toujours l'exemple de Marseille,
07:57parce que je considère que cette ville,
07:59de par son histoire, sa population hyper cosmopolite,
08:02et par le mépris qu'elle subit par ceux qui la dirigent depuis tellement de décennies,
08:07c'est un peu le laboratoire de la France.
08:09Je considère que cette ville...
08:10Alors, on ne peut pas dire que le président de la République passe son temps à Marseille.
08:14On ne peut pas dire que...
08:15Alors, nous, on aimerait qu'il arrête de venir pour faire ses plaintes de com'
08:17et pour venir en week-end.
08:18Ah oui, mais bon...
08:19Non, non, mais...
08:20Oui, voilà, voilà.
08:21Je pense que les limous jours avaient bien aimé qu'ils viennent.
08:23Comme j'ai dit chez votre collègue Péricaudier-Gas en début de semaine,
08:26pas toutes les belles histoires d'amour sont belles, en fait.
08:28Il y en a qui sont...
08:29Il y a des femmes qui sont sous l'emprise d'un pervers narcissique,
08:32et là, je considère que Marseille est sous l'emprise d'un pervers narcissique
08:35qui se sert d'elle pour ses plans de communication,
08:37mais nous, dans nos rues, dans nos écoles...
08:38Alors, c'est peut-être un peu fort de traiter le président de la République de pervers narcissique.
08:42J'y vais, j'y vais...
08:42Mais il est supporteur de l'OM, c'est peut-être pour ça.
08:44Oui, c'est bien, mais c'est peut-être pour ça qu'on perd aussi.
08:46Peut-être qu'il devrait arrêter de nous supporter.
08:48Donc, non, mais tout ça, c'est...
08:50Vous regardez depuis bien avant lui.
08:51Enfin, pardon.
08:52C'est déboutade, tout à fait.
08:53C'est déboutade, mais parce qu'en fait, il n'y a rien qui avance.
08:56Moi, j'ai vu un plan Marseille annoncé en 2021.
08:59Enfin, pardon, mais il y a quand même de l'argent qui a été...
09:02Oui, il y a de l'argent.
09:03Depuis 10 ans, Marseille, il y a plein de villes aujourd'hui qui pourraient se plonger.
09:07J'aimerais bien en avoir un petit peu, un petit morceau marseillais.
09:10Mais vous voyez, quand on abandonne une habitation normale, nos maisons,
09:15si on ne fait pas de travaux pendant 35 ans et qu'après, on injecte une grosse partie,
09:18s'il y a un million d'euros à faire, on envoie 500 000 euros,
09:20on dit, oh, on a envoyé 500 000 euros.
09:21Eh bien, là, c'est pareil, en fait.
09:22Cette ville, moi, j'ai des rats.
09:24Mon fils est là.
09:24Quand il était en première année de maternelle, j'ai porté plainte à l'ARS.
09:27Parce que dans la salle où des petits de maternelle dormaient, il y avait des rats.
09:31C'est de ça qu'on parle en sagesse.
09:35Malheureusement, mais c'est pas normal.
09:37Paris, Marseille, Orléans, Voyeurs.
09:39J'ai vécu 25 ans à Toulouse, vous voyez des rats devant la gare maternelle.
09:43Mais vous vous rendez compte ?
09:44Je veux dire, on a du retard dans tout, partout.
09:47Alors, là, on digresse.
09:48Pardon, on digresse.
09:49Sur cette mobilisation, et ce que je voulais vous dire tout à l'heure,
09:52c'est que depuis trois semaines que ces mobilisations sont en marche,
09:57si je puis dire, avec des guillemets,
10:00il y a quand même eu des avancées du gouvernement.
10:03Donc, pourquoi cette manifestation doit toujours être aussi violente que celle du 17 octobre ?
10:09Et c'est ça, notre question.
10:11Mais moi, je considère qu'aujourd'hui...
10:11Ça aurait dû apaiser certains de dire,
10:14oui, effectivement, ils nous entendent, et ils commencent.
10:17Alors, moi, je ne défends personne.
10:18Je regarde ce qui avait été proposé.
10:20D'accord, on est loin du compte, mais quand même...
10:22Je considère qu'aucune manifestation ne doit être violente.
10:25Très sincèrement.
10:26Moi, j'ai manifesté, je n'ai jamais rien cassé,
10:28je n'ai jamais rien brûlé, je n'ai jamais...
10:29Voilà, j'en ai fait des manifs, et je crois que je ne suis pas la seule.
10:31Comme vous l'avez dit, on a tous manifesté.
10:33Il y a d'autres formes.
10:35D'abord, la violence, elle n'est pas que dans les manifs.
10:37Elle est partout dans notre société.
10:38C'est pour ça que les gens se lèvent et vont dans la rue.
10:40Ça ne fait plaisir à personne de faire la grève pendant trois jours, quatre jours,
10:43et que ça soit impacté dans son panier repas.
10:45Au départ, il y a des violences que certains subissent plus que d'autres.
10:49Ce n'est pas de la victimisation, c'est une réalité.
10:51Moi, je dénonce depuis bien longtemps, depuis que j'ai le micro en main,
10:55qu'aujourd'hui, malheureusement, au-delà des 10 millions de pauvres
10:58qu'il y a dans notre pays, qui vivent et qui survivent
10:59avec des minima sociaux et des fois rien,
11:02il y a des gens qui travaillent aujourd'hui dans notre pays,
11:05et leur nombre est malheureusement de plus en plus important,
11:07et qui n'arrivent plus à se loger correctement,
11:09à se chauffer correctement, à se nourrir correctement,
11:11à partir en vacances, etc.
11:12Et c'est ces gens-là qu'il faut écouter.
11:15En étant dans la rue et en revendiquant,
11:19c'est ce qu'ils veulent, mais pas en cassant.
11:21Moi, je suis contre toute forme de casse, en fait.
11:23Pour que tu puisses être écouté, ces gens,
11:24ce que tu dis, tu as tout à fait raison,
11:26il faut que la sécurité soit en place,
11:28et que nos policiers soient capables
11:30de prendre en charge tous ces casseurs
11:32qui profitent, je parle des Black Blocs,
11:34eux, ils sont contre l'impérialisme,
11:37le capitalisme, etc.
11:38Et puis les casseurs, ces deux gens-là,
11:40ces deux troupes-là,
11:41c'est de... je ne sais pas comment les appeler...
11:43De groupes de personnes.
11:44Tous les syndicats de police,
11:46c'est genre qu'on peut les coincer.
11:48Je ne sais pas ce qu'on attend.
11:48Avec les guillemets, il faut les neutraliser
11:50pour que ceux qui ont besoin de manifester
11:52puissent le faire.
11:53Moi, je vais rebondir sur ce qu'elle dit, madame.
11:54Comment est-il possible qu'une manifestation à Auris,
11:56comme celle du RN à Orléans,
11:58soit passée sans accro ?
12:00Et comment est-il possible que des infirmières,
12:03des agriculteurs, des lycéens qui manifestent,
12:04ce soit le carreau dans notre pays ?
12:06Comment on peut sécuriser...
12:08Non, non, non, non.
12:08Ils sont pas dans la rue.
12:09Les RN, ils ont fait ça.
12:10Ils ont fait ça.
12:11Ils ont fait ça.
12:12Non, non, attendez, on ne peut pas tout mélanger.
12:13Là, on parle d'un regroupement,
12:15d'un congrès dans un espace fermé.
12:18Et là, on parle de 800 000 personnes.
12:20Enfin, on n'est pas non plus dans le même truc.
12:22Ceux qui sont dans la rue ne sont pas ceux-là.
12:24Et surtout, il y a quand même une chose à comprendre,
12:26c'est qu'il y avait un palais des congrès
12:27qui, à mon avis, devait être...
12:29Sécurisé.
12:31Ils ont laissé les manifestants dans un coin...
12:34Oui, c'est ça, c'est ça.
12:35Mais je crois qu'avec un espace de défilé extrêmement restant.
12:39Mais là, le problème, c'est que les manifs,
12:41c'est à Paris, c'est à Marseille, c'est à Poulouse,
12:42c'est à Bordeaux, c'est à Stadeau.
12:44Mais est-ce que ces manifestants doivent se désolidariser
12:47de ces violences, en fait ?
12:49Mais ceux désolidarisent...
12:50Non, mais non, je ne suis pas d'accord avec vous.
12:52Ils sont ensemble dans la rue.
12:53C'est ça, c'est ça.
12:55Ça n'est pas comment tu interprètes.
12:57Je pense que ceux qui viennent manifester...
12:59Encore un moment, je pense que les casseurs,
13:01ce n'est pas leur tasse de thé non plus.
13:03Même si certains disent...
13:04Pour certains.
13:05Pour certains vont te dire...
13:06Ils sont obligés de casser, c'est-à-dire les autres, pas nous,
13:09pour que nous, on soit entendus.
13:10C'est ça, quand on leur demande de parler.
13:12Moi, je trouve qu'il y en a beaucoup qui restent.
13:15Donc, si vraiment, ça n'était que des gens
13:17qui voulaient manifester pour une cause,
13:19ils s'en iraient quand on leur dirait de partir.
13:21C'est toujours le moment de dispersion
13:25qui est un problème.
13:25Toujours moi, le 17, je voulais manifester
13:27avec les mamans de Marseille en colère,
13:28c'est mon association.
13:30Et quand j'ai vu, dès le matin, à 8h,
13:32les blocages, les cassages,
13:34je ne peux pas prendre des femmes
13:35qui sont en extrême insécurité dans leur vie
13:38et les amener...
13:39Tragiles, oui.
13:39Oui, mais je ne suis pas allée.
13:40Bien sûr.
13:41Parce que je ne peux pas les mettre...
13:42C'est du bon sens.
13:42Parce que moi, j'ai l'habitude des manifs,
13:44mais elles, non.
13:45Elles, elles sont en détresse absolue.
13:46C'est du bon sens.
13:47Et j'ai pris le parti de ne pas amener
13:49en front de ligne des mamans
13:51qui cumulent les violences et les misères.
13:54Tous les manifestants, entre guillemets, normaux,
13:56qui revendiquent...
13:57Parce qu'à la fin, on devrait avoir le droit
13:59de manifester.
14:00Ces femmes sont en extrême difficulté.
14:03Est-ce qu'on peut répondre à cette question ?
14:05Une fois qu'on a dit tout ça,
14:06est-ce que qui doit décider ce parcours des manifestants ?
14:09Sachant que le principe, quand même,
14:11c'est que chacun puisse faire sa manifestation,
14:14mais en sécurité.
14:16si la sécurité n'est pas à 100%,
14:19est-ce que ça n'est pas, finalement,
14:21au pouvoir public de décider ?
14:24Philippe, qu'est-ce que vous en pensez ?
14:25Moi, je pense, je l'ai dit,
14:27ça m'a fait rire certains,
14:28que par exemple, à Paris,
14:29ceux qui voulaient faire les manifestations
14:31à l'opéra La Place de la Concorde,
14:33moi, je mettrais les manifestations
14:35dans le bois de Vincennes
14:36ou dans le bois de Boulogne.
14:37Là, il n'y a rien à casser.
14:38Mais c'est vrai.
14:39Mais attendez, mais c'est vrai.
14:39Dans un tunnel, il va dans l'eau.
14:42Sous le tunnel de l'Avance.
14:43Excusez-moi, mais à Toulouse,
14:45vous faites ça au parc de la Ramée,
14:46il y a quelques joggeurs,
14:47ils changeront leur truc,
14:48parce que, pour les commerçants,
14:50vous avez vu comme ce qu'on va devoir payer
14:52entre les réparations dans nos impôts
14:54et dans nos primes d'assurance.
14:56Moi, je préfère qu'on manifeste
14:57au bois de Boulogne.
14:58Désolé de le dire.
15:00643 sociétés fermées
15:01à la suite du 17 octobre.
15:03Je vous signale.
15:062488 commerces et sociétés attaquées.
15:08Ça fait 15 000 personnes au chômage.
15:11C'est ça.
15:11Mais où vit-on ?
15:13Et la question, c'est ça.
15:14C'est qu'au bout de moments,
15:16pour les commerçants,
15:17pour la vie économique,
15:18ce n'est plus supportable.
15:19Parce que les commerçants,
15:20ce qu'on oublie,
15:21c'est que les assureurs
15:22ne vont plus vouloir les assurer.
15:23Aussi.
15:23Au bout d'un moment.
15:24Et donc, quand on va avoir
15:25des centres-villes morts
15:26où il n'y aura plus un commerce,
15:28là, on dira,
15:29il faut aller dans les grandes surfaces.
15:30Bah oui.
15:32Il y a déjà, malheureusement,
15:33dans notre pays,
15:33parce qu'il y a Marseille,
15:34beaucoup de centres-villes
15:35qui sont déjà morts,
15:37qui ont été tués
15:37par les grandes surfaces,
15:38notamment à Marseille.
15:39C'est pas les grandes surfaces.
15:40Oui, par le pouvoir d'achat,
15:41mais aussi par les grandes surfaces.
15:43Vous avez raison.
15:44Merci beaucoup.
15:45Vous restez avec nous
15:46dans un instant.