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  • il y a 1 heure
Ce jeudi 22 octobre, Frédéric Simottel a reçu Julien Villeret, directeur de l'innovation chez EDF, Didier Sanz, journaliste Tech, et Jérôme Marin, fondateur de cafetech.fr. Ils se sont penchés sur la hausse des résultats de Meta portés par les publicités et l'IA malgré les défis judiciaires, puis sa condamnation à 25 milliards de dollars d'amende après le scandale Cambridge Analytica,
ainsi que la mise en arrêt d'une partie de l'internet mondial après la découverte de failles PHP, dans l'émission Tech & Co, la quotidienne, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au jeudi et réécoutez-la en podcast.

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00:01Tech&Co, la quotidienne, le débrief de la tech.
00:06Voilà, un débrief de la tech où on va parler des nouveaux, si on peut parler comme ça, des méta,
00:11des psychs et puis des anciens IBM.
00:14Et oui, je crois que le sujet était marrant suite aux résultats d'IBM, on verra ce que vous en
00:18pensez avec nos trois débriefeurs du soir.
00:21Julien Villerey, directeur de l'innovation chez EDF. Bonsoir Julien.
00:23Salut Frédéric.
00:24Merci d'être avec nous, on te retrouvera d'ailleurs, on le dit, au CES de Las Vegas, puisque le
00:29CES ce sera début janvier et tu nous fais l'amitié de venir sur notre plateau, nous parler un peu
00:34de tout ce que tu vois dans les allées.
00:35Avec nous également Didier Saenz, bonsoir Didier.
00:37Bonsoir.
00:38Merci d'être avec nous, journaliste tech.
00:40Alors Léa Benaïm qui est prévare l'émission a dit oui, si on va parler d'IBM, ça, ça fera
00:44plaisir à vous aussi.
00:45Et ça me fait plaisir aussi pour les quelques plus anciens que nous sommes.
00:48Et puis Jérôme Marat, bonsoir Jérôme.
00:49Salut Frédéric.
00:49Fondateur de CaféTech.fr, la newsletter que l'on vous conseille, à laquelle on vous conseille de vous abonner pour
00:56être au courant évidemment de toute l'actualité tech.
01:00Allez, on va démarrer tout de suite avec Meta, justement des résultats meilleurs que prévus.
01:08Alors on a beaucoup parlé pub, ça reste la vache allée de Meta, la maison mère de Facebook, d'Instagram
01:13qui affiche un chiffre d'affaires en hausse de 26% porté par des recettes publicitaires, je viens de le
01:18dire.
01:18Pourtant, les analystes semblent déçus malgré son modèle muse, malgré tout ce qu'ils ont annoncé.
01:24Les investisseurs semblent sceptiques sur leur percée de Meta dans le domaine de l'IA notamment.
01:30On écoute ce qu'en dit Anthony Morel et on revient.
01:32On revient juste après.
01:33On voit que la stratégie de Mark Zuckerberg commence à payer, c'est-à-dire rester solide sur ses appuis,
01:37sur son cœur de métier pour pouvoir financer la transition vers l'intelligence artificielle.
01:41Et c'est ce qu'on voit dans ces résultats, c'est-à-dire que sur le core business, en
01:45fait ça fonctionne très très bien, c'est-à-dire qu'ils ont une force de frappe absolument considérable.
01:493,6 milliards d'utilisateurs, près d'un être humain sur deux, qui utilisent chaque jour Facebook, Meta ou WhatsApp,
01:55c'est absolument énorme.
01:56Et ça, ça génère des revenus qui sont tout à fait considérables.
01:59Mais c'est vrai que ce trimestre, il a surtout été marqué, et c'est ça que regardent les investisseurs,
02:03par la remontada de Meta dans l'intelligence artificielle.
02:06Personne ne l'avait vu venir, ils avaient un gros coup de retard, et là ils ont sorti aux Etats
02:10-Unis pour l'instant Muse, leur application qui connaît un succès fulgurant.
02:14Muse Wonder également, qui est leur modèle d'intelligence artificielle de pointe, qui concurrence aujourd'hui ChildGPT ou encore Cloud,
02:21et ça, ça a porté l'entreprise en bourse.
02:23Se posent maintenant deux questions.
02:25D'abord, comment financer cette course Alia qui est très gourmande en capitaux ?
02:28Il faut des data centers évidemment, 135 à 145 milliards d'investissements rien que cette année.
02:33L'entreprise prévoit de lever plusieurs centaines de milliards de dollars dans les années qui viennent pour pouvoir continuer dans
02:38cette course et ne pas se faire distancer.
02:40Et puis il y a la monétisation, comment on gagne de l'argent avec cette intelligence artificielle ?
02:44Ça, ça va être la grande question pour les trimestres qui viennent.
02:46Gros bémol quand même dans ces résultats, il faut le noter, c'est toute la partie judiciaire avec un bénéfice
02:51net qui a été amputé de 10 milliards de dollars
02:53après avoir signé des accords avec plusieurs Etats aux Etats-Unis qui l'accusent d'avoir sciemment rendu ces plateformes
02:59addictives pour les adolescents.
03:01Et puis l'entreprise est aussi poursuivie par des milliers de familles et de districts scolaires, donc ça va probablement
03:06continuer.
03:07A noter aussi qu'hier, un juge de l'État du Nouveau-Mexique a infligé à l'entreprise une amende
03:11de 25 milliards de dollars.
03:13Donc là, c'est colossal.
03:14Alors là, c'est pour une affaire de protection des données liée au scandale Cambridge Analytica, vous savez, ça date
03:18de 2018.
03:19Donc vraiment, ce qu'on voit, c'est que Meta est quand même en train de payer assez lourdement les
03:23erreurs de son passé.
03:24– Alors on va parler de tous ces sujets.
03:25On reviendra dans un instant sur l'amende de Meta, 25 milliards, même si on gagne sur un trimestre,
03:30même si le chiffre d'affaires est de 64 milliards sur un trimestre, 25 milliards, on est quand même toujours
03:35ennuyé de les payer.
03:36On reviendra dessus, mais je voulais vous écouter un petit peu sur ces résultats.
03:40La pub reste toujours, reste évidemment le moteur du groupe.
03:44– C'est plus que le moteur, c'est l'activité économique quasiment unique de Meta aujourd'hui,
03:48même si le storytelling dit, on va vers l'IA, on fait de l'IA, et c'est vrai,
03:52ils font beaucoup de choses sur l'IA, et entre autres, ils crament beaucoup de capex,
03:55mais le moteur et encore plus vraiment la carrosserie et tout ce qu'il y a autour,
04:00globalement, ça reste la pub.
04:02Ce qui est très intéressant, ceci dit, c'est qu'ils ont quand même toujours la force d'avoir un
04:05effet réseau,
04:06un effet club extrêmement important.
04:07Tout le monde utilise les applis de Meta, que ce soit WhatsApp, Instagram, Facebook, etc.
04:11Ça, c'est extrêmement puissant.
04:12Et ils ont réussi à mettre l'IA.
04:14Au service de la pub.
04:15Et donc, ils arrivent à alimenter leur moteur publicitaire avec l'IA.
04:19Ça, c'est très fort.
04:20Après, est-ce que ça vaut 150 milliards de capex, donc d'investissement par an ?
04:23Aujourd'hui, ce n'est pas démontré.
04:26– Jérôme ?
04:27– Non, mais oui, les résultats sont très bons, et ça, mais j'ai envie de dire,
04:31c'est un peu comme Tesla, tout le monde, enfin les investisseurs,
04:33en tout cas, ne s'intéressent plus aux ventes de voitures.
04:35À Meta, finalement, on ne s'intéresse plus vraiment de savoir combien ils gagnent,
04:38combien de chiffres d'affaires ils font avec la pub, avec leurs réseaux sociaux.
04:42Alors, si ça baisse fort, là, ça…
04:44– On voit, la marge opérationnelle est quand même baisse de 20%,
04:46donc on voit quand même qu'il y a des petites alertes.
04:48– Mais globalement, aujourd'hui, ce qui intéresse sur Meta,
04:51c'est, comme disait Julien, pardon, c'est le capex,
04:54c'est combien ils dépensent dans l'IA.
04:55Alors, il y a Muse, donc l'assistant personnel, l'IA…
04:59– Qui était plutôt bien perçu, là-dessus, on est repris, on se le sent.
05:01– Oui, qui a fait 10 millions de téléchargements,
05:03Marc Zuckerberg dit que 25% des gens achètent avec Muse.
05:06Pour l'instant, en tout cas, c'est un beau succès d'estime,
05:08c'est un succès technologique, parce qu'il y a un an,
05:10Meta était complètement à la ramasse dans l'IA.
05:12Aujourd'hui, ils ont rattrapé le retard,
05:14ils sont même au niveau d'un Open AI, d'un Anthropik, d'un Google.
05:19Donc là, au niveau technologique, ils ont rattrapé le retard.
05:21Au niveau de la monétisation de l'IA, aujourd'hui,
05:22on se pose toujours la question de comment ces investissements colossaux
05:26vont être monétisés.
05:26On se rappelle qu'ils avaient investi des dizaines et des dizaines de milliards
05:29dans le Metaverse, qui n'a jamais été monétisé.
05:32Et donc, la question, c'est de savoir comment le Meta va pouvoir monétiser cet IA.
05:36– 135 à 145 milliards d'investissements.
05:39– Voilà, alors il n'y a pas que l'IA, mais il y a beaucoup d'IA dedans.
05:43Et la piste qu'évoque maintenant désormais Marc Zuckerberg
05:47pour gagner de l'argent, c'est d'utiliser Muse, donc cet agent,
05:50et de prendre des commissions à chaque fois que des gens
05:51vont acheter leurs courses, ou peu importe.
05:54Voilà, mais c'est à démontrer, c'est un potentiel qui reste à démontrer.
05:57Et l'action, je suis de 5%, parce qu'elle avait quand même aussi beaucoup monté
05:59grâce à Muse, mais à voir, voilà.
06:01Et c'est un peu wait and see avec Meta aujourd'hui dans l'IA.
06:05– Oui, alors…
06:06– Oui, effectivement, Meta a besoin d'argent de plus en plus,
06:12et il a fait valoir Zuckerberg à ses actionnaires
06:15c'est-à-dire qu'il fallait vraiment s'armer face à la concurrence
06:19de plus en plus impitoyable.
06:21Pas seulement les modèles asiatiques, open source, dont on parle souvent,
06:26mais surtout les investissements qui ont été faits chez Google,
06:28enfin chez Alphabet, chez OpenAI,
06:31chez Anthropik, qui ont fait des levées récemment,
06:35ou qui vont en faire, ou qui sont sur le point…
06:37– Tout le monde attend l'entrée en bourse de l'entrée en bourse.
06:40Donc il a vraiment besoin de cash pour pouvoir financer des investissements dans l'IA.
06:47Alors effectivement, Muse a plutôt bien marché,
06:50donc c'est plutôt encourageant pour cette stratégie-là.
06:54Maintenant, ça suppose aussi de revoir un peu la structure financière de l'entreprise.
07:02J'ai appris que, notamment, l'une des idées pour obtenir ce financement,
07:07c'était d'ouvrir des actions sans droit de…
07:09– Des classes C, oui.
07:11– Sans droit de vote et qui vont être splités.
07:13– Alors pour la petite histoire, il paraît que c'est ce qui aurait absolument insisté
07:16pour que ce soit sans droit de vote, de manière à ce que lui,
07:19il n'ait pas de difficulté, sachant qu'il a 60% des droits de vote,
07:24alors qu'il ne possède que 13% des actions.
07:26C'est assez bizarre comme ratio.
07:32Et il a expliqué aussi que, comme il était menacé de…
07:39Puisque la Californie a un projet de loi pour taxer les riches
07:46et qu'il se sent particulièrement visé,
07:48il a expliqué aussi qu'il avait vraiment besoin d'argent
07:51et qu'il s'engageait à rester le plus longtemps possible
07:55et qu'à la fin de son contrat, il obtiendrait des…
08:00Comment dirais-je ?
08:00Une compensation qui lui permettrait de payer le fameux impôt sans les riches.
08:04Pour la petite histoire.
08:05– Non, juste pour…
08:06Il y a un chiffre dont on n'a pas évoqué,
08:08c'est le cash flow, donc le flux de trésorerie,
08:10qui est passé négatif.
08:11– Moins de 2 milliards alors qu'il était de plus de 15 milliards.
08:13– Moins de 2 milliards alors qu'il était de plus de 15 milliards.
08:15– En fait, juste pour expliquer ce que ça veut dire,
08:17ça veut dire que tout l'argent que Facebook,
08:18enfin que Meta génère aujourd'hui avec la publicité notamment,
08:21est dépensé immédiatement dans des plus de data centers.
08:24Et ça c'est nouveau, parce que Meta a passé en négatif,
08:27Google est passé cet été en négatif,
08:29Amazon est passé en négatif,
08:30c'est des entreprises, alors Amazon peut-être,
08:31mais Google et Meta c'est des entreprises qui généraient
08:33beaucoup, beaucoup, beaucoup de cash
08:34et qui aujourd'hui ne génèrent plus de cash
08:36et qui ont besoin de s'endetter, c'est fou.
08:38– Julien, est-ce qu'il y a une inquiétude selon toi
08:40de la concurrence aussi,
08:42c'est-à-dire la croissance publicitaire d'un TikTok,
08:44la petite croissance publicitaire des moteurs de Geni
08:48mais qui vont commencer à en générer,
08:50mais pour l'instant ça reste petit,
08:51mais est-ce que là, il y a un petit signal faible
08:54qui est regardé selon toi par les analystes aussi ?
08:57– Alors je pense que dans la réaction du marché là,
08:59non, objectivement, parce que ça reste encore une fois
09:01une machine d'une puissance absolument colossale,
09:04moi je crois vraiment que ce que craint le marché à ce stade,
09:07c'est vraiment de mettre ses capex,
09:09et effectivement ses flux de trésorerie négatif
09:11en regard d'une activité qui certes performe bien,
09:15mais ne permet pas de compenser,
09:17ne serait-ce que les investissements.
09:18je veux dire, on ne peut pas se rendre compte quand même
09:20que ces boîtes qui génèrent des dizaines de milliards
09:23de profits purs par an,
09:24pour certains il y a des centaines de milliards,
09:26aient besoin de s'endetter pour payer leurs investissements.
09:29C'est en fait la première fois dans leur histoire.
09:31Il faut mettre Amazon de côté,
09:33parce qu'Amazon ils ont des infrastructures physiques,
09:34très lourdes, etc.
09:35Mais sinon que ce soit Apple, Google ou Meta,
09:37c'est la première fois de leur histoire.
09:39– Apple ne s'endette pas par contre.
09:40– Alors Apple a fait un choix effectivement différent,
09:42mais ce que je veux dire c'est que c'est quand même très très nouveau,
09:45et donc je pense qu'il y a quand même cette inquiétude de se dire
09:47est-ce que 150 milliards après 150 milliards,
09:50donc voilà, peut-être qu'on arrivera aux trillions à la fin,
09:54est-ce que tout ça, un jour, ça rapportera assez ?
09:57– Parce qu'en plus qu'ils ont du mal à monétiser tout ça,
10:00ils se demandent, Muse, est-ce qu'on le monétise,
10:01et puis combien on va le faire payer ?
10:03Est-ce que nos agents IA, on va les faire payer aux entreprises ?
10:06– C'est aussi la pression de la concurrence, c'est ça,
10:08c'est qu'on ne peut pas faire à l'inverse
10:11de ce qui se pratique chez les concurrents, c'est tout.
10:13– Et personne n'a trouvé le modèle encore aujourd'hui de monétisation,
10:16comme tu disais très justement,
10:17et c'est peut-être le lien avec le sujet d'après sur l'amende.
10:20– Et puis on y arrive.
10:22– On arrive sur un sujet aussi de confiance,
10:24c'est-à-dire que plus on utilise l'IA sur des données personnelles,
10:28plus on a besoin d'avoir la confiance,
10:30confiance en l'entreprise à qui on confie sa carte bancaire
10:34pour que l'agent aille acheter pour soi,
10:36l'accès à toutes ces données, etc.
10:38Évidemment que Facebook, Meta en général,
10:40n'est pas réputé comme étant une entreprise
10:44à qui on peut faire confiance de ce point de vue-là,
10:46confère la question de l'amende.
10:47– Et je reviens, alors justement,
10:48on va passer à ce sujet de Meta condamné
10:50à verser 25 milliards de dollars au Nouveau-Mexique,
10:53après le…
10:54Alors il faut revenir à quelques années auparavant,
10:56ce scandale Cambridge Analytica,
10:58d'utilisation de données à l'insu des utilisateurs,
11:01on se souvient,
11:02Mark Zuckerberg entendu, auditionné par les sénateurs,
11:07par le Congrès américain,
11:08puis quelque part,
11:09on avait l'impression qu'il ne comprenait pas trop,
11:12il disait « mais moi je suis là pour que les gens parlent, pour échanger ».
11:15– Et Mark Zuckerberg, la première réaction qu'il a eue,
11:16donc c'était en 2016 après l'élection de Donald Trump,
11:18il a dit « il faut être complètement fou,
11:19c'est pour croire que les réseaux sociaux
11:21ont pu influencer une élection ».
11:22C'est sa première réaction.
11:23Alors aujourd'hui,
11:25enfin voilà,
11:26dix ans après,
11:27on se dit « c'est lui qui était complètement fou
11:28de croire l'inverse en fait ».
11:29– Alors là aujourd'hui,
11:30cette amende,
11:31elle aurait pu être beaucoup plus importante,
11:33parce que quand ils ont calculé
11:34dix fois plus,
11:36elle aurait pu atteindre plus de 200 milliards de dollars,
11:41là il s'arrête à 25 milliards,
11:44alors ce que certains disent,
11:46oui,
11:46et là c'est pas un excès punitif maximal,
11:49et d'ailleurs ce sera l'argument clé,
11:51parce qu'il y a un appel évidemment dans tout ça,
11:53on ne va pas s'arrêter là
11:54et payer rubis sur l'ombre,
11:56on va aller chercher ça.
11:57On voit quand même une stratégie risquée aussi
12:01de Zuckerberg,
12:03parce qu'ils vont négocier avec certains États,
12:05mais le Nouveau-Mexique,
12:06oui…
12:07– C'est le seul, il me semble,
12:09trompez-moi si je dis des bêtises,
12:10mais il n'y a que le Nouveau-Mexique maintenant
12:11qui est en procédure judiciaire contre Méta,
12:14les autres ont tous abandonné.
12:15– Ils ont abandonné avec 18 milliards d'un milliard.
12:17– Voilà, avec des indemnités,
12:19ce qu'ils appellent des accords financiers entre eux,
12:21qui ont permis d'abandonner les poursuites,
12:23mais le Nouveau-Mexique a décidé d'aller jusqu'au bout
12:26et apparemment ça lui a réussi.
12:28– Et jamais un État américain n'a obtenu autant.
12:3025 milliards, c'est…
12:31– Non mais on parle de X millions de chefs d'accusation.
12:36– Oui, oui, oui.
12:37– Jérôme ?
12:38– Non mais effectivement,
12:39le Nouveau-Mexique était un peu précurseur
12:41ou à la pointe du combat contre Méta.
12:43Ce qui est intéressant,
12:44c'est de voir que pendant longtemps,
12:45Méta n'a jamais été inquiété aux États-Unis.
12:47Il y avait beaucoup d'amendes en Europe
12:48pour le RGPD, pour les choses comme ça.
12:50– Là, il y a les jeunes.
12:52– Exactement, et là, c'est en train de se retourner contre eux.
12:54Et là, ils sont dans une position
12:55où ils sont en train de se défendre.
12:56Alors, ils ont accepté de payer 18 milliards
13:00pour trouver un accloir à l'amiable
13:01sur la dépendance des jeunes.
13:03Il y a des procès qui sont encore en Californie,
13:06à Los Angeles,
13:07ou alors ils ont été condamnés par une utilisatrice.
13:10Et donc maintenant, ça ouvre la voie
13:11à de nouveaux procès de chaque utilisateur
13:13pour aller attaquer Méta
13:14pour en dire, moi, quand j'étais jeune,
13:15vous m'avez mis dans une situation de dépendance.
13:17Et donc, il y a ces 25 milliards.
13:18Ce qui est quand même assez fou dans cette histoire,
13:20c'est que Cambridge Analytica,
13:20c'était il y a dix ans quand même.
13:22Et qu'on revient quand même dix ans après.
13:23– Quand tu as dit 2016, j'étais surpris.
13:25– Ah oui, c'est l'élection de 2013, c'est 2016.
13:27Et le scandale éclate en 2018.
13:28Mais l'élection de 2013, c'est 2016.
13:32Et dix ans après, il n'y a pas de prescription.
13:35Finalement, ça va coûter 25 milliards.
13:36Je trouve ça assez fou comme histoire.
13:39– Julien ?
13:40– Non, ce que je disais tout à l'heure,
13:42c'est que finalement, la donnée personnelle,
13:43qui est l'actif principal de ces sociétés,
13:45c'est le cas de Méta, c'est le cas de Google aussi,
13:47devient, pour la première fois à cette échelle-là,
13:50une liabilité juridique, comme on dit en bon français,
13:52c'est-à-dire vraiment un risque juridique majeur
13:54pour ce type d'entreprise.
13:56Et évidemment, on sait qu'à partir du moment
13:57où un procès peut être gagné et aller jusqu'au bout,
14:00ça peut donner des idées à d'autres.
14:02Donc c'est quand même un risque absolument majeur.
14:03Mais encore une fois, je le redis,
14:04je pense que le vrai risque pour Méta,
14:06c'est de remettre sur la table le fait
14:07qu'ils ont joué, pour le dire poliment,
14:10avec les données personnelles de leur utilisateur,
14:11et que dans un monde agentisé, avec de l'IA,
14:14ça peut être, pour le grand public,
14:16mais évidemment aussi pour l'entreprise,
14:17mais surtout pour le grand public,
14:18un point vraiment de perte de confiance
14:21qui peut être très mauvais pour leur business.
14:23Je regardais, le juge, il devait arbitrer.
14:26Il arbitre entre les 35-40 milliards
14:28demandés par l'État
14:29et les 3,5 milliards demandés par Facebook.
14:33Après, il y a tout l'appel qui va être mis en place.
14:35Ce qu'il a dit, le juge, c'est super intéressant.
14:38Dans son verdict, il disait que
14:40les pénalités se justifiaient
14:42par le nombre extraordinaire d'infractions délibérées,
14:45par leur durée,
14:45l'implication des dirigeants de Facebook
14:48et le caractère intentionnel et systématique
14:50de ces fausses déclarations.
14:52Donc, ils ne vont pas reculer.
14:55Voilà.
14:56Et puis, l'Américain, notamment, intéresse.
14:58C'est vrai que quand on regarde
14:59tous les mécanismes juridiques,
15:00il y a la loi d'État sur les pratiques déloyales,
15:03pour comment le juge arbitre aussi.
15:05J'avais lu un article dans le Washington Post
15:08qui était hyper intéressant,
15:10comment le juge apporte ses arguments pour tout ça.
15:13C'est complètement dingue.
15:15Et puis derrière, Facebook, il dit
15:16« Oui, mais en fait, c'est une taxe
15:18sur les libertés d'expression. »
15:19Voilà, c'est toujours pareil.
15:20Et c'est pour ça que je revenais sur
15:23quand Mark Zuckerberg a été entendu par le Congrès.
15:26Mais au départ, on voit qu'il est un peu perdu.
15:29Enfin, vous vous souvenez ?
15:31Il se dit, mais il est déconnecté
15:34par rapport à ce qu'on lui reproche.
15:35Il ne comprend pas qu'on lui reproche.
15:36Il y a aussi attention à le premier amendement,
15:39en particulier de la Constitution américaine
15:41et de la Cour suprême.
15:41C'est-à-dire que là, quand même,
15:42le risque était tellement important,
15:44il faut se souvenir au début du risque
15:45qu'ils encouraient avec tous les États
15:47qui les attaquaient,
15:48que si le sujet remontait à la Cour suprême,
15:50c'est toujours évidemment faire référence
15:52à la Constitution.
15:53C'est la meilleure protection juridique aux États-Unis.
15:55Juste pour rebondir sur ce que tu disais
15:56sur Mark Zuckerberg au Congrès,
15:58je ne sais pas s'il était vraiment si innocent.
16:00Au tout début ?
16:00Oui, je ne sais pas.
16:01Parce qu'en fait, moi aussi, au début,
16:03j'étais à San Francisco à l'époque,
16:04donc j'ai suivi l'affaire de très près.
16:06Au début, je croyais un peu l'histoire
16:08de Mark Zuckerberg,
16:09parce que Mark Zuckerberg,
16:09c'est un peu un grand utopiste.
16:12Oui, mais pas un naïf.
16:14Pas un naïf, c'est-à-dire...
16:15Mais essayant de comprendre
16:16ce qu'on lui reprochait en disant...
16:18Mais en fait, on s'est rendu compte,
16:19après, qu'il savait tout.
16:20Et que Sheryl Sandberg,
16:21qui était à l'époque la numéro 2,
16:22donc la directrice opérationnelle
16:24de Facebook à l'époque,
16:25elle savait tout aussi.
16:26Et qu'eux, ils disaient
16:27oui, on ne savait pas
16:28et on n'a pas compris que c'était...
16:29Mais en fait, il savait tout.
16:31Et donc, c'était un peu aussi
16:31un jeu de dupes.
16:33En tout cas, moi, c'est comme ça
16:34que je l'interprète après.
16:35Et moi, pendant très longtemps,
16:35j'ai cru, le discours de Mark Zuckerberg,
16:37qu'il a été dépassé,
16:38qu'il n'avait jamais...
16:39Au départ.
16:40Au départ.
16:41Mais en fait, on s'est rendu compte
16:42qu'après, non, il n'était pas dépassé,
16:43qu'il y avait des alertes
16:43qui étaient remontées jusqu'à lui
16:44et qu'il avait juste décidé
16:45de les ignorer, en fait.
16:47N'oublions pas comment
16:48il a monté Facebook.
16:49C'est en arnaquant un peu
16:51les deux frères qui avaient créé...
16:52Enfin, voilà, qu'on fasse
16:53notamment un bon film.
16:54Je ne sais plus comment s'appelait
16:55le film.
16:56The Network, non ?
16:57The Network, oui.
16:58Qui est pas mal du tout.
16:59Enfin, voilà, qui retrace
17:00un peu romancé tout ça,
17:01mais ça retrace parfaitement.
17:03Je voulais qu'on revienne aussi
17:04avec vous.
17:04Alors, on en a parlé hier soir
17:05dans Tech & Co.
17:07C'est hier, c'est quand même...
17:08Il y a eu un gros coup de semence
17:10sur le monde Internet
17:11avec des failles qui ont été...
17:15qui ont été déclarées
17:18sur le langage PHP.
17:19Le langage PHP,
17:20qui est un langage de programmation
17:21des sites Internet.
17:22Alors, en fait,
17:23c'était des failles
17:23qui étaient connues
17:24depuis pas mal...
17:25Enfin, depuis quelques mois.
17:26Mais voilà, c'est des hackers éthiques
17:27qui les gardaient un peu
17:29sous le manteau,
17:30qui approchaient les entreprises
17:31en disant, voilà un peu
17:32ce qu'il faut changer.
17:33Et puis là, il y en a une
17:34qui est...
17:34Une puis deux qui sont sorties
17:36du chapeau,
17:37qui ont été déclarées.
17:38Et là, ça a été panique générale
17:39à tel point qu'on a vu,
17:41chez nous, l'ANSI,
17:43débrancher des sites,
17:44les mettre hors ligne.
17:45Alors, ça a créé
17:46un petit climat de panique
17:47parce qu'évidemment,
17:48en ce moment,
17:49quand on entend la Finlande,
17:50les Pays-Bas
17:50qui débranchent les sites
17:51ont dit, ça y est,
17:52c'est les Russes
17:53qui prennent la main.
17:54Chez nous, on s'imagine
17:55avec tous les événements
17:56des 17-18 octobre,
17:57ça y est, des extrémistes
17:58ont pris la main.
17:59Enfin voilà,
17:59il y a eu ce petit climat de panique.
18:00L'ANSI, en tout cas chez nous,
18:02a rassuré,
18:03a en tout cas dit,
18:04c'est nous qui avons mis
18:06tout ça en ligne.
18:06Comment il faut regarder ça, Julien ?
18:09Moi d'abord,
18:09un chiffre qui m'a beaucoup frappé
18:10que j'ai découvert
18:11en creusant ce sujet-là,
18:13c'est que 70%
18:14des sites web dans le monde
18:15sont codés en PHP.
18:16Alors ça,
18:18donc potentiellement,
18:1970% des sites internet
18:21dans le monde
18:21sont atteints
18:22par cette vulnérabilité.
18:23Donc ça, j'ai découvert,
18:24parce que moi,
18:25PHP, c'est un métalangage
18:26de quand j'étais jeune.
18:27Aujourd'hui, on parle Python,
18:28on parle JavaScript.
18:29Non, en fait,
18:30il reste encore.
18:31Alors évidemment,
18:31WordPress est le principal
18:33outil qui utilise du PHP.
18:35Donc, WordPress est très développé,
18:36évidemment,
18:37il y en a beaucoup.
18:37Voilà, 70%,
18:38ça m'a beaucoup frappé.
18:40Évidemment,
18:41c'est l'effet de l'IA
18:42sur la cybersécurité.
18:43Je crois que c'est assez évident
18:43et on le sait,
18:44on en parle souvent,
18:45mais les modèles d'IA
18:48mettent vraiment,
18:50transforment complètement,
18:51finalement,
18:51le paradigme,
18:52comme on dit,
18:53de la cybersécurité
18:54et que là,
18:55on n'est plus dans des systèmes
18:56où on se protège
18:58incrémentalement
18:59de menaces
19:00que l'on connaît,
19:01que l'on voit venir.
19:03En fait, non,
19:03là, on voit bien
19:04qu'on peut,
19:05à tout endroit
19:05et à toute instance,
19:06qui n'était pas accessible
19:08ou atteignable,
19:09puisqu'on connaissait
19:09ces failles depuis longtemps,
19:10maintenant, ça l'est.
19:11On le voit d'ailleurs
19:12dans plein d'autres domaines
19:13avec l'IA.
19:13On le voit
19:14avec les mathématiques,
19:14des emplois célèbres récents
19:16qui font que des problèmes
19:17qu'on cherchait à craquer
19:18depuis très très longtemps
19:19sont craqués
19:20par l'IA en quelque sorte.
19:21Notre médaille-fils
19:22du Godimini-le-Copin
19:23qui dit
19:24que ma quinzaine
19:25de travaux de recherche,
19:26ça a été un peu asséché
19:27par Sétia
19:28pour venir sur ce sujet-là.
19:32Jérôme,
19:32comment tu regardes ça ?
19:33Il y a aussi le fait,
19:34ce qu'il faut rappeler
19:34aux entreprises,
19:35c'est qu'il faut patcher,
19:35patcher,
19:36regardez vos sites.
19:38Moi, je suis allé regarder,
19:39j'ai demandé ici
19:40à nos spécialistes
19:41si effectivement,
19:41on continue à utiliser
19:42des choses en PHP.
19:43On a encore des petits bouts
19:45qui circulent.
19:45Orange,
19:46l'opérateur Orange,
19:47rien à voir avec la panne d'hier,
19:48Orange aujourd'hui
19:49a arrêté un certain nombre
19:50de sites
19:50parce qu'ils étaient codés
19:51encore en PHP.
19:52Il faut rappeler
19:53que ça concerne
19:54les opérateurs,
19:54pas les utilisateurs.
19:56Ça arrive avec HTML
19:57ou avec des problèmes
19:59qu'il pourrait y avoir
20:00sur un site web.
20:01Mais il faut patcher
20:01et c'est vrai qu'auparavant,
20:03là où on avait
20:03des patrons informatiques
20:04qui mettaient quelques jours,
20:07quelques heures,
20:08quelques mois parfois
20:09à patcher
20:09parce qu'aujourd'hui
20:11avec l'IA,
20:11ça va tellement vite,
20:12les pirates peuvent très vite
20:13profiter de ces failles.
20:15Moi, je trouve
20:16ce qui est intéressant,
20:16déjà, il faut bien rappeler,
20:17ce n'est pas des pirates
20:18qui ont trouvé ces failles,
20:19c'est des programmes
20:20qui sont destinés
20:21à chercher des failles.
20:22Finalement,
20:23ça a marché
20:23comme ça devait marcher.
20:24Le problème,
20:25si j'ai bien suivi,
20:26c'est que ça a été dévoilé
20:27trop tôt.
20:28Et donc,
20:28comme c'est dévoilé trop tôt
20:29avant que le correctif
20:31soit mis en place,
20:31c'est là où ça crée
20:32un moment de panique
20:34et qui fait que tout le monde
20:35a préféré débrancher
20:36ces sites plutôt
20:37que de se faire attaquer.
20:39Je voyais que
20:41plusieurs organismes
20:42de cybersécurité
20:42disaient qu'il y avait
20:43des milliards de roquettes
20:44pour essayer d'aller
20:45exploiter ces failles
20:46sur des sites Internet.
20:48Cloudfair,
20:48on dit que très vite
20:49ils ont repéré
20:50plein d'attaques.
20:51Et Amazon aussi.
20:52Et du coup,
20:53c'est un peu
20:55le nouveau paradigme
20:56dans lequel on va vivre.
20:57On a ces outils
20:58qui sont capables
20:58de détecter des failles
21:00qui existent
21:00depuis des dizaines d'années.
21:01Ça a été
21:02dix ans,
21:03une dizaine d'années
21:03parce qu'on l'a remarqué
21:04dans les anciennes versions
21:05de PHP.
21:07Ça permettait
21:07de prendre la main
21:09à distance
21:09sur des bases de données,
21:10des choses comme ça.
21:11Et du coup,
21:11aujourd'hui,
21:11on est capable
21:11de détecter des failles.
21:12Donc, c'est extrêmement bien
21:13pour se dire
21:14qu'on va pouvoir les patcher
21:15avant que quelqu'un découvre.
21:16Là où ça devient dangereux,
21:18c'est si ça a découvert
21:19par quelqu'un d'autre.
21:21Donc, c'est pour ça
21:21qu'il y a tous
21:22ces garde-fous
21:23qui sont mis en place
21:24pour s'assurer
21:25que ce soit
21:27GPT 5.6
21:28qui a été utilisé,
21:30mais que ce soit
21:30Claude,
21:30que ce soit Gemini,
21:31que ce ne soit pas
21:32utilisé par des mauvais acteurs
21:33qui, eux,
21:34veulent trouver des failles
21:34pour les exploiter
21:35avant qu'elles soient patchées.
21:36C'est un moyen, Didier,
21:37de bien tirer
21:40la sonnette d'alarme
21:40aussi auprès des entreprises
21:42ou des sites institutionnels.
21:44Oui, oui, oui.
21:46Effectivement,
21:47on a un problème général
21:49qui est de sous-estimer
21:52les risques informatiques,
21:54les cyberattaques.
21:54On l'a vu,
21:55surtout la France
21:55est particulièrement exposée
21:57à ce sujet-là.
21:57Les frigos dans les supermarchés.
21:59Les frigos dans les supermarchés,
22:02les hôpitaux,
22:04les services publics,
22:06Pôle emploi,
22:07France Travail, etc.
22:08Bon, bref.
22:09Donc là,
22:11c'est du concret.
22:12Voilà ce que je veux dire.
22:13C'est qu'on n'attend pas
22:15que ça arrive.
22:15On a détecté
22:16qu'il y avait un problème.
22:17C'est vrai que ce sont des failles
22:18qui datent d'il y a une dizaine d'années
22:19qui n'ont apparemment
22:21jamais été exploitées.
22:22Donc, c'est bien
22:23de les découvrir
22:24avant que quelqu'un puisse
22:26effectivement les exploiter.
22:27On va peut-être voir
22:27les petits chevaux de trois
22:28se réveiller à droite à gauche.
22:30Pour l'instant,
22:32oui, vraiment.
22:33Mais,
22:34donc, c'est bien
22:35qu'il y ait eu
22:35un tel retentissement
22:38sur cette affaire-là
22:39parce que ça fait prendre
22:40conscience aussi aux gens
22:41que des situations
22:43aussi basiques
22:45que celles à un site PHP.
22:47Maintenant,
22:47tout le monde,
22:48tu dis 70%,
22:49c'est la fourchette basse.
22:51Entre 70 et 80%,
22:52à mon avis,
22:53du web,
22:53c'est du PHP.
22:55Effectivement,
22:55des trucs aussi courants
22:56que ça
22:56peuvent être menacés
22:58et c'est bien
22:58effectivement
22:59qu'il y ait des outils
23:00qui nous permettent
23:01de détecter les failles
23:02avant qu'elles soient exploitées.
23:03Surtout qu'on a regardé
23:04hier soir
23:04avec Philippe De Vos
23:05qui était à votre place,
23:06il a regardé
23:07les investissements
23:08de la communauté
23:09de développeurs PHP
23:11dans PHP.
23:12Je crois que c'est
23:12700 000 dollars
23:14ou 700 000 euros.
23:15Les gens n'investissent plus
23:16dans PHP
23:17donc ce n'est même pas maintenu
23:18et tout ça.
23:19Il y a toujours des bénévoles,
23:21c'est l'open source.
23:22Oui, mais bon,
23:23tu vois,
23:23c'est une technologie
23:24qu'on s'attendait.
23:25Enfin, moi,
23:26je suis comme toi,
23:26je pensais qu'il y allait
23:28que ça s'éteignait gentiment.
23:29Mais voilà,
23:30que ça s'éteignait gentiment
23:31or pas du tout.
23:33Ça veut dire
23:33qu'il y a ce côté
23:36signat de l'âme
23:37et je trouve bien
23:38de t'avoir avec nous,
23:39Julien,
23:39je rappelle,
23:40tu es directeur
23:41de l'innovation
23:41chez EDF.
23:43Oui, évidemment,
23:43quand on est
23:44une entreprise
23:45comme EDF
23:45où il faut tout sécuriser,
23:46on s'en doute,
23:47mais de rappeler
23:48à toutes les entreprises
23:48que même si on n'a pas
23:50charge
23:51comme peut l'avoir EDF,
23:54oui,
23:54des frigos
23:54dans un supermarché.
23:56Exactement
23:56et il faut se souvenir aussi
23:58qu'il y a des fondamentaux
24:00de la sécurité
24:01et là,
24:02je ne parle pas
24:02de la grande cybersécurité
24:03et du grand crime organisé
24:05mais un frigo connecté
24:07dont on n'a pas changé
24:07le mot de passe par défaut
24:08ou un appareil d'échographie
24:10dans un hôpital
24:11dont on n'a pas changé
24:12le mot de passe par défaut
24:13qui en général
24:13est admin-admin
24:14et bien ça expose
24:16à des failles de cybersécurité
24:17totalement basiques
24:18et bien c'est le cas aujourd'hui
24:19d'un pourcentage
24:20très important
24:21de ces appareils.
24:22En l'occurrence,
24:22sur la question de Danfoss,
24:23enfin des frigos,
24:24on a une partie...
24:26Danfoss étant la société danoise
24:28qui...
24:28On a une partie de ces sujets
24:30donc évidemment des choses de base.
24:31La deuxième,
24:31c'est que les infrastructures numériques
24:33c'est devenu aujourd'hui
24:34quelque chose
24:35d'absolument fondamental.
24:36Donc un langage de programmation,
24:38un serveur, etc.
24:39c'est une infrastructure numérique
24:40qui fait tourner,
24:41enfin pour la plupart des entreprises,
24:43qui fait tourner quasiment
24:44l'intégralité du business.
24:45Donc revoir régulièrement
24:46ces infrastructures,
24:47les faire auditer
24:48par des gens de l'externe,
24:50ne pas croire forcément toujours
24:52sur parole
24:53ce que dit la personne en charge,
24:55etc.
24:55Tout ça,
24:55c'est des bonnes pratiques
24:56assez basiques
24:57mais qui ne sont pas faites
24:58dans beaucoup d'entreprises.
24:59Les grandes entreprises en général
25:00sont plutôt bien équipées.
25:01Celles de taille moyenne
25:02et petite,
25:03beaucoup moins.
25:03Mieux vaut pas dire
25:04que courir...
25:06Que guérir et courir.
25:08Et puis dans le cas
25:08de ce qui s'est passé
25:09avec PHP,
25:10mieux vaut couper
25:11que subir.
25:12Pour la petite histoire,
25:13PHP c'est quand même
25:14un langage qui a...
25:15C'est en 94...
25:18Dans les années 90.
25:19Les années 90.
25:22Au départ,
25:23c'était programme
25:24home personal.
25:24C'était un développeur...
25:25Personal homepage.
25:26Homepage, là.
25:27C'était un développeur...
25:28Tu sais d'où il était
25:29ce développeur ?
25:30Non.
25:30Du Grand Enland.
25:32C'est un type dans son coin,
25:33sur le Grand Enland
25:34qui avait codé ce machin-là
25:35pour faciliter
25:37ses homepages
25:38et ensuite,
25:38ça a été repris
25:39par des développeurs
25:41qui l'ont fait sa croissance.
25:44Bon,
25:44mais en tout cas,
25:45ça a un peu agité le monde
25:46et ça a encore donné
25:47un coup de ce monde.
25:48Enfin,
25:48moi,
25:48je trouve que ce qui est intéressant
25:49là-dedans,
25:50c'est tous ces petits coups.
25:51C'est toutes ces petites alertes.
25:52On a eu des frigos,
25:53enfin,
25:53pour la France,
25:56de rappeler que la cyber,
25:58c'est vraiment quelque chose.
25:59Cette hygiène numérique,
26:01on doit tous en être
26:02parfaitement conscients.
26:04Allez,
26:04on va marquer une courte pause
26:06et on va revenir,
26:07tiens,
26:08on va parler
26:09du retour encourageant
26:12ou pas d'IBM
26:13au premier plan,
26:14de DeepSync
26:14qui lève 15 milliards de dollars.
26:16Et puis,
26:16on ira juste à côté.
26:17On recevra des gens
26:19du Paris Games Week
26:19en toute fin d'émission,
26:21mais on en parlera aussi
26:22entre nous
26:22pour voir un peu
26:23l'état de santé
26:24du jeu vidéo.
26:25Allez,
26:25c'est tout de suite,
26:26on marque une courte pause.
26:27On se retrouve juste après.
26:28On est ensemble
26:28jusqu'à 20h30.
26:32Tech & Co,
26:33la quotidienne
26:34sur BFM Business.
26:35Sous-titrage Société Radio-Canada
26:36Sous-titrage Société Radio-Canada
26:36Sous-titrage Société Radio-Canada

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