- il y a 24 minutes
Le spatial, bouclier ou point faible ?
Nos satellites mesurent le climat, cartographient les catastrophes et sécurisent nos communications. Mais plus nous en dépendons, plus ils deviennent une cible. Le spatial peut-il nous rendre plus résilients s’il doit d’abord apprendre à l’être lui-même ? C’est la question au cœur de cette émission.
Pour en parler, Cécilia Severi Gay reçoit Pacôme Revillon, PDG de Novaspace, le commandant Julien Berrivin, du Centre opérationnel de la sécurité civile (COSC), et Jean-Daniel Testé, fondateur et vice-président d’Agenaspace.
Nos satellites mesurent le climat, cartographient les catastrophes et sécurisent nos communications. Mais plus nous en dépendons, plus ils deviennent une cible. Le spatial peut-il nous rendre plus résilients s’il doit d’abord apprendre à l’être lui-même ? C’est la question au cœur de cette émission.
Pour en parler, Cécilia Severi Gay reçoit Pacôme Revillon, PDG de Novaspace, le commandant Julien Berrivin, du Centre opérationnel de la sécurité civile (COSC), et Jean-Daniel Testé, fondateur et vice-président d’Agenaspace.
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00:03Bienvenue dans le Space Talk. Aujourd'hui, nos satellites mesurent le climat, cartographient les catastrophes et sécurisent nos communications.
00:11Mais plus évidemment nous en dépendons, plus ils deviennent une cible. Le spatial peut-il nous rendre plus résilients s
00:18'il doit d'abord apprendre à l'être lui-même ?
00:20C'est la question qu'on va poser à nos invités aujourd'hui. Pour en parler, j'ai à ma
00:24gauche, pas comme Revillon, PDG de Nova Space. Bonjour.
00:26Bonjour. Bienvenue sur le plateau de Smart Space. En face de vous, commandant Julien Berry, 20, centre opérationnel de la
00:32sécurité civile.
00:33Bonjour. Merci d'être avec nous aujourd'hui. Et puis à distance, on a Jean-Daniel Testé, fondateur et vice
00:39-président d'Agena Space. Bonjour Jean-Daniel.
00:42Bonjour.
00:43Merci d'avoir pris le temps de nous rejoindre pour ce talk sur la résilience.
00:47Alors, ce mot justement, on l'entend partout en ce moment. Un événement d'ailleurs sera dédié à la résilience
00:54d'ici quelques jours à Toulouse.
00:57Vous nous en direz un mot, pas comme, dans cette émission. Ça veut dire quoi concrètement la résilience ?
01:04C'est la capacité d'un système, d'un individu ou de toute structure qui peut exister, de se préparer,
01:12de faire face et puis de rapidement retrouver sa capacité de fonctionnement normal à l'issue d'une crise majeure.
01:19Et donc là, la résilience aujourd'hui en France, elle part de l'individu lui-même.
01:23Et c'est pour ça que la sécurité civile mène des grosses actions dans le domaine de la résilience du
01:29citoyen jusqu'à toutes les institutions étatiques qui, elles-mêmes, nécessitent la possibilité de pouvoir affronter des crises importantes.
01:40Et que vient faire l'espace là-dedans, Pacom ?
01:43En fait, dans ce contexte qui va être des phases vraiment amont de préparation, anticipation, prévenir les impacts que pourraient
01:49avoir des événements à caractère exceptionnel,
01:51la capacité de réaction, la capacité de restaurer, au moins restaurer certaines capacités critiques dans un premier temps et ensuite
01:58être sur la restauration au temps plus long.
02:00Donc le spatial, de toute façon, ne peut être qu'un élément support à l'ensemble de la chaîne de
02:05décision et d'action qui peut intervenir dans ce cadre.
02:07Mais par contre, de par sa capacité à être sur des sujets de positionnement, de temporalité, de collecte d'informations,
02:14voire de communication,
02:15il peut être présent sur tout un panel de besoins qui peuvent s'exprimer, qui peuvent être soit directement à
02:21la disponibilité de l'État,
02:22soit des individus, là encore, des autorités locales ou d'opérateurs d'infrastructures critiques aux besoins et en fonction des
02:27circonstances.
02:28Jean-Daniel, tester votre regard sur la résilience, est-ce que ça veut dire concrètement ce que ça signifie au
02:34travers du secteur spatial ?
02:35Et puis, revenons en détail un peu sur ces phénomènes exceptionnels dont on parle.
02:42Je suis complètement en phase avec ce qui vient d'être dit.
02:44Effectivement, la résilience, c'est la capacité d'encaisser un choc, une crise ou quoi que ce soit.
02:48Ça peut être une crise climatique, une crise plus artificielle qui est due à l'activité humaine.
02:54C'est clair, de l'encaisser et puis retrouver les capacités quasiment normales le plus rapidement possible.
03:00Et comme l'a dit PACOM, alors PACOM a employé le mot support en ce qui concerne l'importance de
03:05l'espace.
03:06J'irai encore un peu plus loin.
03:07Pour moi, l'espace est devenu essentiel.
03:09Essentiel pour anticiper et se préparer.
03:12On voit aujourd'hui avec la tempête, je ne me rappelle plus comment elle s'appelle ça,
03:15c'est Austin, c'est ça, ou Autine, je ne sais plus, la tempête en cours,
03:18où on la voit arriver, on la voit grossir.
03:21Donc, on a de quoi s'y préparer.
03:23Il y a les alertes qui sont faites aux populations.
03:25Donc, on est vraiment dans un cas concret qui est en train d'arriver sur l'ouest de la France.
03:29Et ça montre très bien à quoi sert le spatial, c'est-à-dire d'une part l'anticiper.
03:33Donc, on voit venir l'événement et on s'y prépare.
03:35Et puis, une fois qu'il s'est malheureusement déclenché, il y a des victimes, il y a des dégâts.
03:39Donc là, il faut retrouver le plus rapidement possible tous les moyens pour fonctionner normalement
03:44et retrouver une vie normale, secourir les populations en détresse, etc.
03:48Et le spatial est essentiel.
03:50Là, je vois le visuel, effectivement, sur les feux, les incendies.
03:54Alors, j'étais en première ligne, enfin en première ligne, je n'étais pas pompier,
03:57donc je n'étais pas vraiment en première ligne, mais disons en première ligne déconcernée
04:00puisque mon entreprise a dû fermer quasiment pendant une semaine à cause des incendies en région bordelaise.
04:06Donc, c'est clair qu'aujourd'hui, le spatial est un composant essentiel pour cette résilience
04:14et retrouver un fonctionnement normal le plus rapidement possible.
04:16À quel point vous êtes habitué à travailler avec le secteur spatial du côté de la sécurité civile ?
04:23Quelle part ces infrastructures ont dans votre quotidien, dans la façon dont vous travaillez autour de ces événements exceptionnels ?
04:28C'est important ce qui vient d'être dit parce que je pense que c'est vrai à l'heure
04:32actuelle,
04:32c'est-à-dire le spatial nous apporte quelque chose.
04:35Et puis, ce sera très certainement encore plus vrai dans les années qui viennent avec l'évolution de la technologie.
04:41Très concrètement, au sein de la sécurité civile, aujourd'hui, on mène le projet France 2030
04:46qui a pour objectif, avec deux consortiums industriels français,
04:51de travailler sur les risques feu de forêt et inondation.
04:55Et c'est très important, nous, qu'on soit impliqués dans ces projets-là
04:58parce que nous avons des besoins qui parfois ne dépendent pas que de nous.
05:04La crise, par exemple, a une temporalité qui n'est pas forcément évidente aujourd'hui pour les outils satellitaires.
05:09Mais par contre, les outils satellitaires peuvent nous aider, par exemple, dans la prévention de certains risques.
05:14Je pourrais vous donner un exemple.
05:16La prévention du risque feu de forêt, aujourd'hui, elle s'analyse selon certains critères.
05:20On peut parler de débroussaillement, on peut parler de proximité d'un point d'eau,
05:24on peut parler d'accessibilité à tout le bâti qui est à l'interface forêt-habitat.
05:28Et aujourd'hui, c'est un travail qui se fait tout au long de l'année,
05:35notamment en préparation de la campagne feu de forêt entre le 15 juin et le 15 septembre, en gros.
05:41Et dans cette préparation de cette campagne feu de forêt, l'apport du satellitaire est important.
05:48Puisque les images qui sont fournies par les satellites nous permettent d'analyser la situation de l'interface forêt-habitat
05:53pour aller peut-être cibler certains endroits qui nécessiteraient un peu plus de travail de la part des propriétaires
05:59pour s'assurer qu'en cas de feu, ils soient protégés.
06:01On pourrait avoir un bilan différent de celui qu'on a eu déjà très lourd cet été, par exemple,
06:06si on n'avait pas le spatial pour nous guider ?
06:09Aujourd'hui, ce n'est pas encore le cas.
06:12Parce que lorsqu'on a plusieurs heures nécessaires à l'acquisition d'une image,
06:18on n'est pas dans le tempo de la crise.
06:20On n'est pas assez agile.
06:21Alors c'est lié soit à des limites du nombre de satellites que nous avons au-dessus de nous
06:26et puis également de leur capacité technologique, de leur capteur.
06:30Et par contre, c'est important de travailler pour voir concrètement où nous en sommes aujourd'hui
06:34avec les consortiums et puis avec les pourvoyeurs de solutions.
06:39tenir à jour également l'évolution de la technologie, des technologies,
06:44pour pouvoir, le jour où c'est vraiment efficace opérationnellement,
06:47les intégrer dans notre organisation opérationnelle.
06:49Être capable de les intégrer, ça va être un élément majeur, bien sûr.
06:51Le développement technologique, à aucun sens, si vous ne vous faites pas sa main dans la main...
06:54Et ça, c'est déjà un travail qui est en cours.
06:55Sur la préparation de la campagne Feu de Forêt 2026, par exemple,
06:58nous avons travaillé avec un modèle de propagation
07:02intégrant de l'image satellite et de l'intelligence artificielle
07:05au sein de nos postes de commandement sur le terrain en exercice.
07:09Et on commence à travailler avec en opération.
07:12Mais comme c'est des produits qui sont nouveaux,
07:15nous, c'est important de pouvoir les tester, les évaluer
07:18et puis ensuite suivre leur évolution.
07:21Pas comme c'est le sujet du Space Summit for Resident Futures,
07:23réunir les acteurs pour apporter une technologie résiliente, en fait.
07:27Réunir les acteurs, réunir les usages,
07:29donc faire cette rencontre entre acteurs,
07:31qui peut être sécurité civile, opérateur d'infrastructures critiques,
07:33responsable de territoire.
07:36Et avec les services, il y a déjà des services qui sont traduités,
07:39la navigation, tout le monde l'oublie,
07:40mais finalement tout le monde s'en sert sans même le mentionner.
07:43Mais quand même, c'est critique à la fois pour les utilisateurs
07:46qui sont face, qui comprennent où sont les lieux, les routes, etc.
07:48Enfin bref, il faut utiliser la navigation pour tous les acteurs,
07:50toutes les parties prenantes.
07:52Des sujets d'observation où là, on est vraiment effectivement
07:55devant un sujet technologique de passer de ce qu'on pourrait appeler
07:58du stratégique et de l'anticipation à une capacité dans le tactique
08:02qui va vers une multiplication du nombre de capteurs,
08:04possiblement pour avoir le temps de revisite, de mise à disposition.
08:07Donc là, on est vraiment sur des sujets d'innovation
08:09pour pouvoir avoir une utilité tactique.
08:12Et après, il y a la partie communication qui, là, sert déjà aujourd'hui.
08:15Alors la France, l'Europe, par la concentration des populations,
08:18l'utilisait relativement moins.
08:21Cela dit, si on regarde l'opérateur T-Mobile aux États-Unis l'an dernier,
08:24qui a été un pionnier d'utilisation,
08:25c'est un million d'utilisateurs qui ont reçu des informations
08:28sur leur smartphone directement par satellite
08:30dans les zones qui étaient coupées du réseau télécom classique l'an dernier.
08:34À Mayotte, quand l'essentiel du réseau télécom a été détruit,
08:37on a été déployé d'abord des terminaux satellitaires
08:40pour une première phase de restauration de première capacité critique.
08:43Voilà. Donc l'objectif du Salon, ça va être sans doute de partager
08:47sur ce qui existe déjà et des retours d'expérience, d'ailleurs,
08:49de différents acteurs, mais aussi comprendre
08:52ou mettre en perspective les priorités des prochaines années.
08:55Il y aura aussi les institutions européennes,
08:56l'Agence spatiale européenne, etc., qui seront là
09:00pour travailler à des solutions efficaces
09:02dans un espace qui a vocation aussi à être dual,
09:05allant probablement sur un sujet souverain et de défense
09:07et de sécurité civile et pour l'ensemble des parties prenantes.
09:11Juste un petit point sur la partie observation
09:12qui vient d'être dite par M. Revillon,
09:15on peut donner là aussi l'exemple de Mayotte.
09:17L'observation satellitaire et toutes les possibilités offertes
09:22en matière de prédiction météorologique
09:24nous a permis, par exemple, d'envoyer,
09:26de prendre la décision à un moment où on estimait
09:29que le pourcentage de chances que le phénomène passe sur Mayotte
09:31était suffisamment important.
09:33Ça nous a permis d'envoyer 110 personnes en détachement
09:35avant même que le cyclone passe sur l'île de Mayotte.
09:37Et donc, d'avoir la capacité, en plus des éléments locaux,
09:41de pouvoir intervenir plus massivement
09:44juste après le passage du phénomène.
09:46Et ça, c'est un bel exemple de ce que l'observation satellitaire
09:49peut nous permettre de faire aujourd'hui.
09:51Peut-être juste un exemple concret.
09:56Si on regarde le système de soutien à la sécurité civile européenne
10:00et si on regarde certains services existants
10:04comme le service Copernicus
10:05ou la charte pour la réponse aux désastres et catastrophes majeures,
10:09si on regarde à peu près le niveau d'utilisation 2015 et aujourd'hui,
10:13en gros, c'est entre un facteur 2 et 3
10:15en termes de multiplication entre l'usage qui en était fait
10:18et l'usage qui en est fait aujourd'hui.
10:20Ce qui témoigne d'une part du nombre d'événements qui le nécessitent
10:23et là où les États vont avoir besoin d'un support
10:25et qui va de pair aussi avec une extension
10:28de la capacité de ces services respectifs.
10:30J'en ai à tester, vous vouliez ajouter un mot à ces remarques ?
10:34Juste pour compléter un petit peu
10:35ce que vient de dire le commandant tout à l'heure,
10:38c'était particulièrement intéressant
10:39parce que c'est un parcours qu'en tant que militaire,
10:41on a fait il y a quelques années aussi.
10:43Ce n'est pas pour dire qu'ils sont en retard,
10:44mais simplement que, comme l'a dit Pacom,
10:46c'est qu'il faut échanger l'expérience un petit peu.
10:47C'est-à-dire qu'on a eu exactement le même constat
10:50il y a quelques années en disant
10:52que les données spatiales, c'était très utile,
10:55mais il n'y en avait pas suffisamment,
10:57en tout cas la fréquence n'était pas suffisamment élevée
11:00pour pouvoir les utiliser directement sur le terrain.
11:02Alors aujourd'hui, on a beaucoup progressé dans ce domaine-là.
11:04On a fabriqué, on a demandé aux industriels
11:07qui eux aussi ont fait beaucoup de progrès
11:08de produire des stations de plus en plus miniaturisées
11:12pour pouvoir recevoir la donnée au plus près.
11:14Alors pour nous, c'est du combattant,
11:15mais pour les pompiers aussi, c'est les combattants du feu
11:17ou les combattants, en tout cas ceux qui sont sur le terrain
11:20pour aider les populations.
11:21Donc je pense que les progrès vont très vite dans ce domaine-là.
11:25En une génération, moins d'une génération,
11:27puisque je dirais grosso modo,
11:29c'est qu'on a commencé à utiliser l'image satellitaire
11:31dans la fin des années 90,
11:33et on a eu, d'une façon générale,
11:35et on l'a utilisé au plus près du besoin du combattant militaire
11:40à partir de 2010 à peu près.
11:45Donc c'était vraiment distribué sur le terrain.
11:47Donc les progrès sont allés très vite,
11:49et aujourd'hui, les constellations en particulier,
11:51on va revenir sur le sujet de l'observation,
11:53on parlera des télécommunications aussi,
11:55mais bon, sur l'observation,
11:56les constellations de toute nature
11:57sont capables de nous offrir une répétitivité de la surveillance
12:01qui est tout à fait compatible du besoin militaire tactique,
12:05on dirait.
12:06Et je pense, mais bon, ça, je pense qu'il faut
12:08que chacun fasse son chemin et fasse son expérience aussi,
12:11compatible aussi d'un suivi de situations,
12:14de crise, quelles qu'elles soient.
12:16C'est vrai qu'il y a la question du changement climatique,
12:19des conflits aussi, en fait,
12:20l'avenir est incertain sur plusieurs niveaux,
12:23et dans tous les cas, on a besoin de soutien infrastructures.
12:25Vous parliez de prioriser.
12:27Quelle serait, peut-être pour vous,
12:30la priorité à donner pour faire éclore
12:32une infrastructure solide et résiliente ?
12:36Ce n'est pas très évident à dire
12:39quelle doit être la priorité.
12:41Ce qui est certain, c'est que le changement climatique
12:42nous met face à des défis qui sont colossaux.
12:45Si on y ajoute nos propres activités
12:47et donc les risques technologiques,
12:50on a là aussi
12:53beaucoup de domaines dans lesquels
12:54on doit être résilient.
12:57Je pense que ce qui est important,
12:59et là, c'est aussi mon expérience de militaire un petit peu,
13:02c'est la souveraineté.
13:03La priorité est à donner, je pense, à la souveraineté.
13:05C'est vrai, on parle de constellations,
13:07on parle d'avoir un soutien technologique,
13:09mais en Europe, on est un petit peu en décalage.
13:11On se rend compte que dans le contexte dans lequel on évolue,
13:12il peut y avoir des actions de certains
13:14qui peuvent nous priver de certaines données.
13:17Encore trop.
13:18entre satellites qui ont été détectés,
13:21notamment de la part de la Russie.
13:22Donc ça, ce sont des faits qui sont très clairs,
13:26qui sont relatés assez régulièrement aujourd'hui.
13:29Mais les solutions souveraines,
13:31on en parle souvent,
13:31on en parlait au sommet du spatial,
13:33on en parle souvent sur ce plateau-là,
13:34elles ne sont pas encore là
13:36pour vous apporter une donnée européenne ou française.
13:40Et puis ensuite, ce qui était important,
13:41qui était dit à l'instant,
13:42c'était la capacité à pouvoir amener l'information
13:45dans le bon timing, dans le bon tempo,
13:47jusqu'à l'endroit où elle est la plus utile.
13:50Et c'est là où c'est le travail qu'on mène
13:52avec les consortiums industriels
13:53et puis avec le CNES,
13:55qui est notre principal...
13:58Interlocuteur, finalement.
13:59C'est le conducteur de ce projet.
14:03C'est justement d'arriver progressivement
14:05sur la base des évolutions technologiques
14:07à ces objectifs-là.
14:09À la fois, développer les bons produits
14:13qui arrivent au bon moment et au bon endroit.
14:16Alors, j'ai un fait là qui est intéressant,
14:18on en a cité plusieurs.
14:19En 2022, il y a une cyberattaque sur un satellite
14:22qui a coupé 5800 éoliennes.
14:25Et je trouve que c'est assez parlant.
14:27Ça nous montre que l'espace,
14:28peut-être le maillot en faible, en fait,
14:31dans ce chemin-là d'accès à l'énergie,
14:33aux ressources, ici sur Terre.
14:35Je pense que la première chose,
14:37pour revenir à un commentaire de Jean-Daniel
14:39un peu plus tôt,
14:39c'est que c'est une infrastructure critique.
14:41Donc, quand on parle d'infrastructures critiques,
14:44transports, télécoms, etc., énergie,
14:46c'est aussi une infrastructure critique,
14:48d'où le fait qu'elle soit attaquée
14:49dans le contexte,
14:50dans des environnements contestés ou malveillants.
14:53Comme toute infrastructure,
14:55elle peut avoir ses points de faiblesse.
14:57Donc, en l'occurrence, à l'époque,
14:58cette attaque de cybersécurité.
15:00Mais hier, un certain nombre de sites Internet
15:01à travers le monde étaient aussi en panne
15:04à cause de cyberattaques.
15:05Donc, il va rester un risque permanent.
15:06L'accès à nos comptes en banque aujourd'hui.
15:08L'accès à nos comptes en banque.
15:09Quand on regarde aussi des théâtres
15:11comme le Moyen-Orient,
15:12des stations sols satellitaires
15:13ont été ciblées même physiquement
15:14par des attaques, en l'occurrence de missiles,
15:17pour rendre impossible l'accès
15:20à un certain nombre de moyens satellitaires.
15:21Donc, oui, la résilience même
15:23des moyens satellitaires
15:24est la garantie d'accès
15:25par la topologie dans l'espace,
15:27le nombre de satellites,
15:28la redondance par les dispositifs sols
15:31et la partie cyber, nécessairement,
15:33va faire partie des questions clés aussi
15:36pour que le spatial soit une infrastructure critique
15:38et de confiance
15:39le jour où la crise intervient.
15:41Ça, c'est un problème, Jean-Daniel Testé,
15:43que vous avez pu déjà identifier.
15:45Vous parliez de cet usage dual
15:46et puis de l'aspect militaire.
15:48Assez tôt, dans ces conversations-là,
15:50je sais que ça fait quand même un petit moment
15:52qu'on parle de l'intérêt du spatial
15:54dans la défense,
15:55mais aussi de sa fragilité
15:57pour soutenir le secteur de la défense.
15:59On a sous-estimé...
16:00L'espace est sous-estimé, je ne pense pas,
16:03parce qu'on a très, très rapidement
16:05pris conscience
16:06qu'on était dépendants du spatial.
16:08Alors là, je parle pour les opérations,
16:09mais c'est vrai,
16:10et PACOM vient de le dire
16:11et le commandant aussi,
16:12sur tous les autres usages,
16:14je dirais beaucoup plus civils
16:15que l'usage strictement militaire.
16:18Donc on a rapidement pris conscience
16:19qu'on était dépendants,
16:20mais que cette dépendance
16:22avait un mauvais côté,
16:23c'est que comme les systèmes spatiaux,
16:25au départ, ont été conçus
16:26pour être sans protection particulière,
16:29ils sont vulnérables,
16:30ils sont fragiles,
16:31ils sont fragiles,
16:32donc ils sont vulnérables.
16:32Donc maintenant,
16:33l'effort, je dirais,
16:35sans trahir de secret militaire du tout,
16:37mais il faut quand même
16:37bien prendre conscience
16:38que nous,
16:40enfin les militaires,
16:41ont identifié ce risque
16:42et l'effort essentiel aujourd'hui,
16:45outre le renouvellement
16:46des capacités stratégiques
16:48dont on a parlé tout à l'heure,
16:50la navigation,
16:51l'observation,
16:52les télécommunications en particulier,
16:53un effort particulier
16:55est apporté
16:55à tout ce qui est protection
16:57de ces moyens-là,
16:57la mise en sécurité
16:59et de l'investigation
17:01sur tout ce qui pourrait être
17:02comme menace,
17:03tout ce qu'ils pourraient rencontrer
17:04comme menace dans l'espace.
17:05Ça veut dire quoi concrètement ?
17:07Concrètement, Jean-Daniel,
17:08qu'est-ce que ça veut dire ?
17:09Est-ce que ça veut dire
17:09qu'aujourd'hui,
17:11les acteurs qui envoient
17:11leurs satellites
17:12quand ils sont critiques,
17:13ils ont déjà des normes
17:14à respecter pour être,
17:16je ne sais pas,
17:16plus résistants aux brouilleurs,
17:17par exemple,
17:18moins susceptibles à être...
17:20Il y a des évolutions technologiques.
17:21C'est des besoins
17:22qui sont en compte.
17:23Absolument,
17:23c'est des besoins
17:24de protection et de sécurité,
17:25je dirais d'autoprotection.
17:27Ce que vous voulez dire,
17:28c'est typiquement ça,
17:29c'est l'autoprotection.
17:30C'est-à-dire que les systèmes
17:32de télécommunication
17:33sont résistants,
17:34enfin, sont prévus,
17:35en tout cas les militaires,
17:36mais de plus en plus
17:37des civils aussi
17:37parce qu'ils sont utilisés,
17:38ils ont des utilisations duales
17:40et ils ont des utilisations critiques
17:42comme ça a été abordé tout à l'heure
17:43pour le sauvegarde
17:45et le soutien aux populations.
17:46Donc, il faut aussi les protéger.
17:47Donc, ces systèmes-là
17:48sont conçus
17:49pour être complètement
17:52résistants
17:52à un certain nombre d'agressions.
17:53Vous avez parlé tout à l'heure,
17:54c'était très juste,
17:55mais c'est un cas très intéressant
17:57de la cyberattaque sur Viasat.
17:59La cyberattaque,
18:00effectivement,
18:01elle a touché l'espace
18:02parce que c'est une constellation
18:04de satellites de communication
18:05qui a été endommagée,
18:07on va dire comme ça,
18:07mais l'attaque,
18:08elle s'est passée au sol.
18:09C'est-à-dire qu'il y a eu
18:09une faille sur les systèmes sol
18:11et c'est le sol qui a été attaqué
18:12et qui a perdu un petit peu
18:15le contrôle des satellites.
18:16Donc, l'attaque s'est passée au sol.
18:18Dans l'espace,
18:19pour l'instant,
18:20on a ce que j'appellerais
18:22simplement des tentatives
18:23ou des manœuvres d'intimidation.
18:27Bon, on a parlé la semaine dernière
18:29contre le système ISAI
18:31qui est un système d'observation radar
18:32qui sert beaucoup
18:33les Ukrainiens en opération.
18:35Donc, les Russes l'ont menacé,
18:37ils ont proché un satellite
18:38à quelques mètres
18:39d'un satellite ISAI,
18:41ce qui n'est pas tellement amical
18:42et qui peut être même dangereux
18:43pour les deux objets.
18:45Donc, on a ce genre de choses,
18:47mais on n'a pas clairement
18:48dans l'espace aujourd'hui,
18:49mis à part des activités
18:51d'espionnage avérées.
18:52On n'a pas d'activité hostile
18:54et déclarée.
18:55On a simplement
18:55des manœuvres d'intimidation.
18:58On en a de plus en plus.
18:59Donc, ça nous met la puce
19:01à l'oreille en disant
19:01que s'il y en a de plus en plus,
19:02c'est qu'un jour,
19:03dans un contexte mondial
19:06beaucoup plus conflictuel,
19:07et il est déjà pas mal conflictuel,
19:09mais encore plus conflictuel
19:10qu'il n'est aujourd'hui.
19:11Et là, je ne veux pas faire
19:12le mauvais Kassan
19:12en me donnant plus de détails
19:15sur comment ça pourrait
19:16devenir plus conflictuel
19:17sur Terre.
19:18Je pense que chacun peut imaginer
19:20ce qu'il peut y avoir derrière.
19:21Donc, dans un contexte
19:23plus conflictuel que ça,
19:24on pourrait imaginer
19:25qu'effectivement,
19:26dans l'espace,
19:27il y aurait des manœuvres
19:28beaucoup moins,
19:29je dirais,
19:30qui iraient beaucoup plus loin
19:32dans l'agression.
19:34Et tout ça,
19:35comme je disais tout à l'heure,
19:36c'est quelque chose
19:36qu'on prend en compte
19:37pour connaître,
19:39les anticiper,
19:39un petit peu comme on le fait
19:40au sol sur d'autres choses,
19:42on essaie d'anticiper
19:42un petit peu
19:43ces activités,
19:45je dirais,
19:47inamicales
19:47pour s'en protéger,
19:49soit directement,
19:51soit avec des moyens
19:51qu'on se prépare à déployer
19:53justement pour protéger
19:54les satellites dans l'espace.
19:56Par contre,
19:56on va rester sur une équation
19:58qui va rester la même,
19:59c'est-à-dire
19:59un besoin de souveraineté,
20:01mais avec des volumes capacitaires
20:03qui peuvent être
20:04ce qu'ils peuvent être,
20:05et aucun pays ne pourra posséder
20:06tous les moyens satellitaires
20:07au même niveau,
20:08et à un coût
20:09qui permette aussi
20:10l'investissement
20:11et ensuite
20:12qu'il soit déployable
20:14en termes de services
20:14dans les opérations,
20:15etc.
20:16Il y a eu énormément
20:17de discussions
20:17sur le nouveau programme
20:19qui est plus de connectivité
20:20européen,
20:20Iris Carré.
20:22L'une des conditions
20:23de la démocratisation
20:24du système
20:25et du fait
20:25qu'il puisse être utilisé
20:26pour tout un cas d'usage,
20:28y compris par exemple
20:29la sécurité civile,
20:30les pompiers,
20:31dépendra aussi
20:32de la capacité
20:32à développer des terminaux
20:34à des coûts
20:35qui soient d'abord
20:36techniquement compatibles
20:37des besoins d'usage
20:38et à des coûts
20:39qui permettent
20:40avec une construction
20:42suffisamment de masse
20:43pour ces produits
20:44d'être à des coûts
20:45d'investissement
20:45pour les pays respectifs
20:46européens
20:47qui voudront les utiliser,
20:49que ça puisse être
20:50des milliers,
20:51des dizaines de milliers
20:51de déploiements
20:52pour la partie,
20:53pourquoi pas,
20:53défense,
20:54civile,
20:54etc.
20:55Donc il y a des conditions
20:56qui sont aussi
20:56le coût d'accès
20:57à la ressource
20:57en plus du fait
20:58qu'elle soit disponible,
20:59qu'elle soit multiple,
21:00Ça, ça peut être un choix,
21:01c'est aussi l'importance
21:02d'alerter aussi
21:04les institutions,
21:05les politiques
21:06sur l'intérêt
21:07d'investir
21:07dans ces solutions-là,
21:09de les privilégier,
21:09privilégier les budgets
21:10aussi qui se tournent
21:11vers l'est.
21:12Ça, c'est un rôle
21:13que vous avez aussi
21:13à la sécurité civile
21:14d'aller alerter
21:16et informer
21:17sur votre besoin à vous
21:18et l'importance
21:19d'aller développer
21:20ces solutions souveraines.
21:21Oui, c'est complètement
21:23notre rôle
21:23et on a le devoir
21:24de le faire,
21:24c'est-à-dire qu'on doit
21:26mettre à la disposition
21:27de tous ces prestataires
21:31de services
21:31et de tous ces spécialistes
21:33de la technologie spatiale
21:34nos besoins,
21:36de manière à ce que
21:37les développements
21:38qui soient faits ensuite
21:40puissent aboutir
21:41un jour
21:42à des outils
21:42réellement opérationnels.
21:44Et je rejoins complètement
21:44ce qui a été dit
21:45juste avant
21:45par M. Testé,
21:46c'est qu'on n'a plus
21:48aujourd'hui de projets,
21:50y compris côté sécurité civile,
21:51menés sans l'aspect
21:52protection de nos données,
21:55protection de nos outils,
21:57souveraineté de l'information
21:59de manière à garantir,
22:01parce que c'est un incontournable
22:03de notre métier,
22:04de manière à garantir
22:05que les réactions
22:06qu'on aura
22:07et que les actions
22:07qu'on prendra
22:08seront adaptées au contexte.
22:11Pas comme tout à l'heure
22:12vous parliez des priorités,
22:13vous n'étiez pas forcément
22:15sûr de vouloir prendre
22:16une direction
22:17parce qu'il y a beaucoup
22:18de besoins pour l'instant.
22:19Les télécommunications
22:20quand même,
22:21on le comprend,
22:22c'est assez primordial,
22:24surtout quand on commence
22:25à se poser la question
22:26technologiquement
22:27d'aller vers du
22:27direct-to-device
22:29par exemple.
22:30Il y a plein de choses
22:31quand même
22:31de ce côté-là
22:32de la communication
22:32par satellite
22:33qui peut être...
22:34Ah, en fait,
22:35j'allais dire oui.
22:36De toute façon,
22:38et là,
22:38c'était plutôt
22:39dans le cadre
22:40de zones de conflit,
22:41le fait que des data centers
22:44soient empêchés
22:45ou des moyens
22:45de communication,
22:46etc.,
22:46peuvent impacter
22:47directement ou indirectement
22:48tout un tas d'usages
22:50au niveau des entreprises,
22:52des citoyens,
22:53etc.
22:53Donc, clairement,
22:54ça fait quand même
22:55partie des priorités
22:56pouvoir communiquer
22:57dans un sens ou un autre
22:58ou disséminer des alertes
22:59puisque ça peut être
23:00de la communication
23:01en mode dissémination
23:02ou vraiment être capable
23:04de communiquer
23:05avec un tiers.
23:05Ça fait partie des besoins.
23:07On parlait aussi
23:08des systèmes d'aide
23:09mais la France
23:10se projette aussi,
23:11intervient dans ses territoires
23:12d'outre-mer,
23:13soutient aussi des pays tiers
23:14tout comme on a été soutenus
23:15au cours de l'été
23:16dans le cadre du mécanisme européen.
23:17Donc, il faut être capable
23:18de se projeter,
23:19soi-même être capable
23:20de communiquer
23:20plus ou moins
23:21quel que soit le théâtre
23:22dans lequel
23:24les forces impliquées,
23:26les unités
23:27vont être amenées
23:28à intervenir
23:29et d'autre part
23:30dans les besoins basiques
23:31aujourd'hui
23:31de communication
23:32pour pouvoir repérer
23:33des personnes,
23:34aller les assister,
23:35etc.
23:36Savoir où ils sont,
23:37pourquoi,
23:37effectivement,
23:38est aussi extrêmement important
23:40pour pouvoir intervenir
23:42de façon efficace
23:42sans que je prétends
23:44être un professionnel.
23:44Les systèmes de navigation
23:45sont indispensables.
23:47Et donc, typiquement,
23:49sur nos propres moyens,
23:52dans le projet
23:53réseau radio du futur,
23:54RRF,
23:55qu'on appelle chez nous,
23:56qui est en cours
23:56de déploiement,
24:00cet aspect
24:01résilience du réseau,
24:02il est incontournable
24:03et il est pris en compte.
24:06Lorsqu'une catastrophe
24:07se présente,
24:08on a parlé tout à l'heure
24:08de Mayotte,
24:10déploiement du module Phoenix
24:12qui permet d'aller créer
24:13une bulle réseau
24:14là où toutes les infrastructures
24:15ont été impactées
24:17par un phénomène.
24:19Et puis, bien évidemment,
24:20toutes les réflexions
24:21menées autour de
24:22lorsque je n'ai plus
24:23de communication,
24:24comment je peux fonctionner.
24:25Et donc,
24:26dans les procédures d'alerte
24:27que nous avons,
24:27par exemple,
24:28au sein du centre opérationnel
24:29de la sécurité civile,
24:30on a des modes dégradés.
24:32Soit les systèmes marchent
24:33et on peut les utiliser
24:34de manière quotidienne
24:35conformément à ce qu'on fait.
24:37Soit on est empêché
24:38et donc on a la possibilité
24:39d'aller chercher
24:40d'autres systèmes,
24:41radio,
24:42diffusion radio
24:42avec une convention
24:43avec Radio France,
24:44par exemple,
24:44qui permet d'aller diffuser
24:46des messages radio
24:47malgré les difficultés.
24:49Et on peut tout à fait
24:50imaginer que le satellite
24:50vienne,
24:52et c'est déjà le cas en partie,
24:53vienne pallier
24:55à des difficultés
24:56de communication.
24:56Et ça dépend des désastres.
24:57Sachant que les événements
24:58qui interviennent,
24:59y compris en France
25:00et en Europe,
25:01sont de plus en plus violents.
25:02Mais si on regarde,
25:02par exemple,
25:03le Japon qui a déployé
25:04à cause de tremblements de terre,
25:05beaucoup de solutions,
25:06ils ont aussi,
25:07et ça fait partie de la résilience
25:08quand on parle de prévention,
25:10prépositionné maintenant
25:10un certain nombre de terminaux
25:12dans des sites de secours
25:13ou dans lesquels
25:15les personnes peuvent se rendre
25:16en cas d'alerte.
25:17Des opérateurs télécoms
25:18ont déjà déployé
25:19aussi des unités mobiles
25:20qui peuvent déployer
25:21de façon adéquate
25:21avec du satellite
25:22ou autre chose.
25:23Donc il y a aussi
25:24dans la phase préparatoire
25:26ou certaines sociétés d'énergie
25:28qui commencent à prépositionner
25:29aussi des sites de communication
25:30à travers le réseau de distribution
25:32au cas,
25:33en cas de besoin.
25:34Voilà,
25:34c'est un de la sécurité civile.
25:35On a des équipements satellitaires
25:36qui sont déjà prépositionnés
25:38sur l'ensemble du territoire
25:39de manière à pouvoir pallier
25:40en cas de besoin.
25:41L'idée demain,
25:42ce sera de démocratiser
25:43ces solutions-là,
25:44qu'elles soient accessibles
25:45à tous
25:45pour servir la résilience
25:47ici sur Terre.
25:48Merci à tous les trois
25:49d'avoir pris le temps
25:50de discuter avec nous
25:50de cet enjeu important
25:52pour l'avenir
25:54de nos infrastructures
25:55aussi ici sur Terre.
25:57On enchaîne quant à nous
25:58avec la dernière partie
25:59de cette émission,
26:00Ils font l'espace.
26:00d'avoir regardé cette émission.
26:00C'est parti.