00:00Oui, oui, je pense aussi à toutes ces victimes collatérales à Marseille ou ailleurs du trafic de drogue, par exemple.
00:07Je me souviens de cette étudiante qui était avec l'ordinateur, Soukayla, et qui l'a payé de sa vie
00:12parce que des trafiquants...
00:15C'est encore un autre contexte.
00:16Oui, mais si vous voulez, pour répondre à votre question, et je crois que Gérald Darmanin l'avait même dit
00:20de cette manière-là...
00:21Il n'y a plus d'endroit safe.
00:22Voilà, il avait dit, l'ancien ministre de l'Intérieur à l'époque, il avait dit qu'il n'y
00:28a plus aucun endroit en France où on peut être tranquille.
00:31Et c'est vrai qu'on se balade dans une rue, on va à une manifestation, on peut être victime
00:38d'actes terroristes, islamiques.
00:41Enfin, je le disais avec gravité tout à l'heure, mais je le pense vraiment, Julien, il faut vraiment, vraiment
00:47appeler au calme et au respect des uns et des autres demain.
00:50Parce que demain, il y a cette nouvelle mobilisation très forte appelée par les syndicats et très corsetée par le
00:58pouvoir, puisque seules les manifestations autorisées pourront se dérouler.
01:01Il y a aussi demain le congrès du RN à Orléans, avec...
01:06Ça me dit les hâches.
01:08Et ce drame abominable arrive la veille de tout cela.
01:12Voilà, vous avez un scénario qui se dessine, mais je vais prier pour qu'il ne se réalise pas.
01:17Mais vous avez un scénario qui se dessine, qui est une augmentation en réalité de la violence demain.
01:22Alors, il y a 70 000 policiers sur place.
01:25Je ne sais pas si la doctrine du maintien de l'ordre...
01:28Alors, c'est la question que j'allais poser, et pourquoi pas à notre amitié syndicaliste policier.
01:31C'est à l'aune de ce qui s'est passé, est-ce qu'il faut revoir le dispositif ?
01:35Est-ce qu'on peut repenser éventuellement le dispositif de sécurité ?
01:39Je vous laisse poursuivre, Éric, pardon, je vous ai interrompu, je me tournerai vers Éric.
01:42Voilà, vous avez quand même les ingrédients d'une nouvelle flambée de violence.
01:49Alors, le ministre de l'Intérieur se veut rassurant.
01:51Le président de la République s'est mis en première ligne en recevant à 15h, je crois, les lycéens.
01:57Oui, d'ailleurs, c'est vrai que cette actualité est passée un petit peu à côté, parce que forcément, on
02:01est sur autant de choses.
02:02J'entends ce que dit Éric Revelle, mais la responsabilité aujourd'hui de tous les politiques, et notamment ceux qui
02:09sont candidats à l'élection présidentielle,
02:11c'est de dire que personne, à part le tireur, n'est responsable de ce qui s'est passé.
02:17Il n'y a qu'un seul responsable de ce meurtre, de cet assassinat, de cet attentat, c'est le
02:22tireur lui-même.
02:24Et Éric dit, attention, demain, il faut peut-être renforcer le dispositif de sécurité.
02:28Ça signifie qu'une partie des Français voudraient se venger, mais se venger...
02:32Non, ça veut dire que ça va irriguer la société, dans un sens ou dans un autre, et qu'on
02:37ne peut pas, quand bien même il n'y a aucun lien à faire avec le mouvement social, on ne
02:42peut pas l'éluder.
02:43Il n'y a aucune vengeance à avoir, puisqu'il n'y a, et il faut le redire, qu'un
02:46seul responsable, c'est le terroriste lui-même, qui est désormais entre les mains de la justice.
02:50Et donc la justice, à n'en pas douter, va faire son travail, et j'espère le condamner très très
02:54lourdement.
02:55J'espère d'ailleurs qu'il ne sortira jamais de prison.
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