00:00Ce qu'on s'aperçoit sur le terrain, c'est qu'aujourd'hui, il y a une forme d'hybridation.
00:05Ces différents groupes et ces différentes cultures se côtoient de plus en plus régulièrement
00:10dans les manifestations, dans les grands rassemblements, dans les opérations organisées par les soulèvements de la terre.
00:16Ce qui fait qu'on a de plus en plus de mal à établir des frontières très précises entre les
00:22différentes traditions militantes.
00:23Aujourd'hui, on voit bien que l'ultra-gauche, celle qui a fait de l'action directe,
00:28et donc du sabotage, de l'action violente, sa marque de fabrique qui était à l'origine la seule à
00:34la pratiquer.
00:35Aujourd'hui, il y a d'autres personnes, d'autres groupes militants qui le font.
00:38Et surtout, c'est peut-être ce qui est le plus inquiétant, il y a toute une partie de la
00:42jeunesse
00:42qui ne considère plus la violence politique comme un tabou.
00:47Il y a un sondage qui montre que 47% des 18-35 ans considèrent que la violence peut être
00:54légitime
00:54pour faire avancer ses idées et peut être nécessaire.
00:57– Ça ne veut pas dire qu'ils vont tous passer à l'action, mais ça veut dire qu'effectivement,
01:00petit à petit, on a des jeunes qui considèrent que la violence est un instrument politique comme un autre.
01:07Ils ont en plus appris, grâce aux réseaux sociaux, grâce à tout ce qu'on a vu ces dernières semaines,
01:14comment faire.
01:15C'est-à-dire qu'ils ont adopté des modes d'opération.
01:19– Bien sûr, et poussés par la France insoumise.
01:21– Et petit à petit, c'est ce qui fait qu'on a, au-delà des militants les plus durs,
01:26on a toute une galaxie de jeunes qui, souvent primo-activistes,
01:30vont eux aussi sombrer dans la violence, au moins ponctuellement.
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