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Pour Louis Aliot, vice-président du RN, LFI "pousse à la division du pays et sont dans la violence".


Invité de BFMTV ce mardi 27 octobre, le maire RN de Perpignan est revenu sur la séance de questions au gouvernement houleuse qui a eu lieu plus tôt dans la journée.


Alors que le député RN Sébastien Chenu, parle de l'attentat raciste commis à Trappes et présente ses "condoléances" à la famille du jeune homme tué, les députés socialistes et écologistes quittent l'hémicycle. Il interpelle le Premier ministre en affirmant qu'une "démocratie s'écroule lorsqu'elle se communautarise" et se "barricade" et demande au gouvernement de "restaurer l'État de droit".


Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, dénonce l'absence d'un "réflexe d'unité républicaine pour défendre les valeurs de la République". "J'ai le souvenir d'attentats terroristes dans le passé" après lesquels "il y avait même un délai de décence, de dignité, dans lequel on pleurait les victimes, dans lequel on respectait le deuil des familles" ce qui "n'empêchait pas le débat démocratique". Le Premier ministre dénonce "un spectacle dans lequel tout sent la campagne présidentielle" et appelle au "sursaut". "Tout sent le recel politicien", ajoute-t-il.


S'adressant aux députés de gauche qui ont quitté l'hémicycle, Sébastien Lecornu déclare: "croyant combattre le racisme, précisément, vous êtes en train de faire le jeu de l'extrême droite, du Rassemblement national". "Vous devriez justement, précisément, être présents dans cet hémicycle, ne pas avoir déserté, mener le débat, défendre l'unité de la République".


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#RN #LFI #racisme #casseurs

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Transcription
00:00Bonsoir Lui Alliot.
00:01Bonsoir.
00:01Monsieur le maire, après monsieur le maire Karim Bouhamran, le maire de Perpignan, Lui Alliot, Rassemblement National, merci d'être
00:08avec nous.
00:09C'est un contexte nauséabond à dénoncer le Premier ministre Sébastien Lecornu en évoquant l'ambiance politique à la suite
00:15de l'attentat de Trappes.
00:17C'était d'ailleurs le feu cet après-midi, si j'ose dire, à l'Assemblée Nationale.
00:20Certains députés de gauche sont sortis, on va voir les images, pendant que votre collègue, en tout cas pendant que
00:26le député Sébastien Chenu s'exprimait.
00:28Mais en fait, de leur point de vue, vous n'êtes pas, vous n'êtes plus, et vous n'avez
00:32jamais été, c'est en doute pour certains, dans l'arc républicain.
00:35Qu'est-ce que vous répondez à ce qui est en train de prendre beaucoup de place dans le débat
00:41politique et médiatique, la digue républicaine, le cordon sanitaire ?
00:44Mais qui sont-ils pour dresser des cordons sanitaires ou des digues républicaines ?
00:49Ils n'incarnent pas la République.
00:51Depuis le 7 octobre, on a vu tous les jeux de mots douteux et les postures de monsieur Mélenchon et
00:57d'une certaine partie de la gauche.
00:58Et c'est eux qui sont en dehors du champ républicain et qui d'ailleurs poussent à la division du
01:04pays et sont dans la violence,
01:06vont manifester contre un parti politique constitutionnellement organisé, poussent à contester tous les résultats quels qu'ils soient.
01:16Donc moi je me dis que ces gens-là sont en fait des dangers pour la démocratie.
01:19Ce sont eux qui sont précisément dans une idéologie qui conteste même le fait démocratique.
01:26Le fait démocratique, c'est l'élection.
01:28L'élection, il y a une majorité et une opposition.
01:31Quand vous êtes dans l'opposition, vous avez des droits et des devoirs.
01:35Et quand vous êtes dans la majorité, la même chose.
01:37Après le mois de mai, quand nous serons aux affaires.
01:40Mais que vont faire tous ces gens-là ?
01:43– Dites-le, vous pensez qu'il va y avoir une délégitimation du scrutin si Marine Le Pen arrive au
01:48pouvoir ?
01:48– Non mais je pense qu'ils n'accepteront pas très certainement.
01:52– Donc ça va se traduire par quoi ? En cas où dans les rues ?
01:55– Sauf que le peuple est souverain.
01:57C'est le peuple qui décide.
01:59Ce n'est pas M. Mélenchon qui d'ailleurs décide si les journalistes sont valables ou pas.
02:03Je l'ai vu insulter l'une de vos équipes et faire des raisonnements sur d'autres.
02:07Donc on voit bien que là aujourd'hui, ils sont dans une dérive totalitaire.
02:12Ça correspond tout à fait à ce qu'ils sont sur le fond idéologique.
02:15– Ce qui est incroyable, c'est que vous vous renvoyez en miroir inversé exactement les mêmes mots.
02:19– Mais nous n'attaquons personne.
02:20Nous n'attaquons personne.
02:21– Il reproche la violence de vos mots.
02:23– Non mais ça c'est du bidon ça.
02:25– Qui déboucherait une finée sur la violence des actes.
02:27– La violence des mots, on le voit très bien.
02:29– D'avoir armé idéologiquement le suspect.
02:31– M. Mélenchon a passé son temps à faire ça.
02:34Même mon prédécesseur à cette chaise-là, donc le maire socialiste,
02:38a reconnu que M. Mélenchon était le pire finalement opposant
02:42qu'il pouvait y avoir au Rassemblement national.
02:45Parce qu'en fait, il dessert soi-disant la cause de la gauche.
02:47Donc on voit bien que même à gauche, M. Mélenchon est un épouvantail.
02:51Donc, et vous avez un sondage cet après-midi, à 70% je crois les Français considèrent que c'est
02:57un danger pour la démocratie.
02:59– Mais il est en train de s'installer, en tous les cas c'est l'idée que certains veulent
03:03diffuser.
03:03L'idée lui a lieu qu'avec vous, au pouvoir, on arriverait véritablement à des face-à-face.
03:11– Mais ils sont minoritaires, ils peuvent dire ce qu'ils veulent.
03:15À Perpignan, quand j'ai gagné, certains tenaient ce genre de discours.
03:19Eh bien, on gère la mairie, il ne s'est rien passé de particulier.
03:22Et à Perpignan, les Perpignanais de toutes conditions, de toutes origines, de toutes religions,
03:28sont traités de la même manière.
03:30Comme demain, quand nous aurons le gouvernement de la France,
03:33nous traiterons l'ensemble du peuple français, dans toute sa diversité.
03:38– Donc vous n'êtes pas inquiet si vous remportez le scrutin d'un quelconque troisième tour électoral
03:43que certains prédisent…
03:45– Mais ils tenteront de s'agiter dans certaines villes.
03:48Mais le tréfonds du pays, la grande majorité des Français, sera derrière nous.
03:54C'est ça le plus important.
03:55– Comment mener campagne ?
03:56À Orléans, on a eu souvent M. le maire, Serge Grouard,
03:59qui a dit que, véritablement, la ville s'est transformée en blocus
04:02pour que vous puissiez tenir votre congrès.
04:04Vous imaginez, là, pendant des mois, qu'à chaque meeting,
04:07important, il faille sécuriser à ce point ?
04:09– Mais elle se tient…
04:10D'abord, Orléans, c'était en même temps que des manifestations.
04:14– Tu n'as pas échappé.
04:15– Partout en France.
04:16– Oui, oui.
04:16– Donc, je veux dire, ce qui s'est passé à Orléans,
04:18entre guillemets, pour le Rassemblement National,
04:20en fait, ça s'est passé tous les samedis, depuis deux samedis maintenant,
04:23partout en France.
04:25Et qui est à la manœuvre systématiquement
04:26pour semer la perturbation dans les rues ?
04:29Eh bien, les mêmes qui, sous couvert de défense des valeurs démocratiques,
04:33poussent à l'agitation dans les rues, à la perturbation et au chaos,
04:37c'est-à-dire la gauche et l'extrême-gauche.
04:39Mais les Français le savent, vous savez.
04:40Moi, je suis assez étonné de voir l'intelligence,
04:45vraiment, face à cette situation,
04:48de personnes qui sont très loin de la politique.
04:50Ils voient bien qui fait l'agitation.
04:52Ils voient bien qui respectent la règle démocratique.
04:56Et je peux vous dire qu'aujourd'hui, dans le peuple français,
05:01beaucoup, aux élections présidentielles,
05:03vont durement sanctionner celles et ceux qui perturbent la démocratie aujourd'hui.
05:08Venons-en, lui Alliot, précisément, ensuite, de l'attentat raciste de Trappes.
05:12Il a été dit clairement par le procureur
05:14qu'aucun tract politique n'a été trouvé dans la voiture de suspect.
05:17Il y a eu un correctif du journal Le Monde.
05:20Est-ce que le correctif est à la hauteur de la désinformation ?
05:23À vous de le dire.
05:23Ben non, évidemment.
05:24C'est-à-dire ?
05:25Il fallait déjà l'inventer, le tract qui n'existe pas.
05:28Ils ont précisé que ce sont des sources qui l'auront dit.
05:30Oui, oui.
05:31Alors, donc, ils font n'importe quoi.
05:32Ils racontent n'importe quoi.
05:33Mais derrière, ça aurait dû faire la une de leur journal en disant
05:36« On s'est trompé ».
05:37Vous estimez que certaines personnes, maintenant,
05:39beaucoup de Français, sont convaincus qu'il y avait des tracts du RN
05:42dans la voiture du suspect ?
05:43Bien sûr.
05:43Surtout que derrière, ça a permis, après l'article du Monde,
05:47à toute une batterie de politiciennes de gauche et d'extrême-gauche
05:50de nous insulter.
05:51Madame Aubry, la première, qui est allée dire
05:53« Marine Le Pen a du sang sur les mains ».
05:56Est-ce qu'elle s'est excusée de ce tweet-là ?
05:58Elle ne s'est pas excusée.
05:59Et derrière, vous avez tous les autres qui l'ont fait.
06:01Donc voilà.
06:02En fait, la gauche, c'est une partie des médias,
06:05une partie du monde de politique, une partie des syndicats.
06:07Tout ça, ça joue en réseau.
06:09Aujourd'hui, c'est le RN qui est en quelque sorte le bouc émissaire.
06:14Mais ce qu'il faut regarder, c'est que pour l'instant,
06:17ils sont ultra minoritaires.
06:19C'est ça qui est important.
06:20Ils parlent, ils s'agitent, mais ils sont minoritaires.
06:23Est-ce que légitimement, des journalistes qui, clairement,
06:25ne seraient pas de votre bord devraient s'inquiéter ?
06:28Donc, si vous arrivez au pouvoir ?
06:29Parce qu'il y a des subventions pour certains journaux.
06:31Est-ce que vous estimez qu'il faudrait les remettre en cause ?
06:34Mais la presse est libre.
06:35La presse doit vivre de ses lecteurs ou de son audimat.
06:39C'est le cas pour les chaînes d'information.
06:43Vous y avez des actionnaires et de la publicité.
06:46Un certain nombre de titres de la presse écrite ne vit ou vit grâce aussi aux subventions publiques,
06:53c'est-à-dire à l'argent du contribuable.
06:55Pourquoi le monde, aujourd'hui, bénéficie de 29 millions d'euros de subventions ?
07:01Vous vous interrogez sur la suite.
07:05Qu'ils vivent de leur lecteur.
07:07Je pense que c'est un argent que l'on pourrait économiser pour affecter sûrement d'autres choses
07:11beaucoup plus utiles que de permettre à certains journalistes de faire de la politique politicienne.
07:17Je voudrais vous faire écouter le maire de Trappes, M. Alliot,
07:22qui parle, lui, d'une digue républicaine.
07:25Il en a parlé, d'ailleurs, dans l'hémicycle, qui est le cœur battant de la démocratie.
07:30Et précisons les choses, c'est-à-dire dans le débat politique et dans le débat médiatique également.
07:34Écoutons-le.
07:36Je demande que l'on soit capable de tenir pied à pied la digue républicaine
07:40face à ceux qui, à longueur d'antenne, racontent n'importe quoi,
07:44développent des théories complotistes et mensongères comme celle du grand remplacement.
07:47Je demande qu'on puisse, du ministre de la République jusqu'au commentateur de plateau,
07:52éviter de détailler, de donner libre cours à la parole raciste.
07:56Ils sont pour le contrôle de l'information.
07:59De certaines paroles qui pourraient tomber sous le coup, en tout cas, du condamnation.
08:02Oui, mais qui dit que la parole est bien ou n'est pas bien, c'est lui.
08:04C'est l'Union soviétique.
08:07C'est les adversaires qui sont autorisés à parler ou pas,
08:11en fonction de ce qu'ils pensent, lui.
08:13Mais c'est qui ce monsieur, à part d'être le maire d'une ville comme je le suis moi
08:16-même ?
08:17C'est pas ça, la démocratie.
08:18Vous estimez qu'il n'a pas de légitimité à porter ?
08:20Il est un maire comme je suis un maire.
08:22Il dit ce qu'il veut, moi je dis ce que je veux.
08:24Et j'espère pouvoir encore dire ce que je veux encore longtemps
08:28et pas que, sous couvert de la censure d'un élu comme lui,
08:34on puisse nous contraindre à ne pas évoquer certains problèmes.
08:39Mais la question, Lui Alliot, est-ce que la violence de certains mots,
08:42est-ce que le constat, il y avait un débat ici même entre Charles Aloncle,
08:46qui a été nommé porte-parole de la campagne de Marine Le Pen,
08:49et Rocaia Diallo ?
08:50Elle affirme que dire que des hordes de sauvages,
08:54c'est ce qui a été dit par certains,
08:56en parlant de ceux qui ont pillé et cassé d'origine étrangère
09:00lors des différents mouvements,
09:02eh bien ça tombe sous le coup du racisme.
09:04Et que ça ne doit pas être dit,
09:06que ça peut armer idéologiquement certains esprits
09:08qui en passeraient donc par des actes horribles.
09:11– Non mais c'est assez trop facile de dire ça,
09:13parce que le discours contre les patrons
09:15peut aussi inciter un certain nombre de gens
09:16à aller flinguer des patrons,
09:17parce qu'ils ne sont pas contents du régime social.
09:20– Le racisme est un délit, non, il est puni par le racisme.
09:22– Eh bien justement, ça c'est intéressant,
09:23parce que si c'est un délit,
09:25il y a des plaintes, il y a des lois, il y a des juges.
09:28Et si Mme Diallo considère qu'il y a des paroles
09:31qui sont racistes,
09:33eh bien elle saisit les juges,
09:35et les juges condamnent ce genre de propos.
09:37Mais on ne va pas sanctionner a priori des discours,
09:40parce que ça s'arrête où ?
09:42Demain, on n'aura plus le droit de parler juste d'immigration.
09:45– Ce qui est reproché à l'ancien Premier ministre François Bayrou
09:48qui a parlé de submersion migratoire,
09:50et il est également cité effectivement.
09:52– Mais heureusement qu'on peut dire ce qu'on veut quand même en démocratie.
09:54Ce serait quand même un comble
09:56que l'on s'assure les mots.
09:58Et si vous dépassez le cadre qui est autorisé par la loi,
10:02eh bien vous êtes sanctionné par un tribunal.
10:04– D'ailleurs on note que sur le grand remplacement,
10:06vous ne reprenez pas cette théorie.
10:07– Exactement, mais pour dire si demain on censure a priori,
10:12on n'est plus dans un régime démocratique.
10:14– Dites-moi, si on continue comme ça dans quelques mois,
10:16et s'il y a ce second tour entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen,
10:19mais dans quel état va être la France ?
10:20– Non, moi je crois que le peuple français est tout à fait conscient de cela,
10:24et qu'il saura rappeler à ces gens-là
10:27qu'ils sont minoritaires et qu'ils doivent respecter
10:29la parole et le vote de la majorité.
10:32Moi j'y crois beaucoup, parce que là aujourd'hui ils s'agitent,
10:36ils ont avec eux l'orchestre d'une certaine presse qui les met en avant,
10:41mais très honnêtement, moi tous les jours dans ma ville et ailleurs,
10:45je vois des gens…
10:45– Ce n'est pas du tout le climat qui est ni politique ni médiatique.
10:48– Exactement, moi je vois des gens qui me disent,
10:49laissez-les parler, au mois de mai ce sera à votre tour,
10:53et derrière vous pourrez enfin dérouler votre programme.
10:56Beaucoup de gens disent ça, eux, clairement ils sont minoritaires.
10:59– Mais vous pouvez affirmer aujourd'hui la France apaisée
11:02comme l'affiche qui avait été montrée après les pillages
11:07et les scènes de saccage, notamment lors du samedi 17 octobre,
11:10il avait été publié par le compte du Rassemblement de l'instant,
11:12la France apaisée.
11:14Qui peut le croire quand on voit l'opposition antagoniste
11:17entre les deux formations politiques
11:18qui aujourd'hui pourrait s'affronter dans quelques mois ?
11:21Qui peut croire qu'une France apaisée en sortirait le 2 mai, monsieur Aguille ?
11:24– On est dans une situation particulière de contestation sociale forte.
11:28– En fait dites-moi, on est loin pour l'instant, je l'espère et ça va durer,
11:31de la contestation des Gilets jaunes quand même,
11:34qui avait été sur le terrain beaucoup plus violente à un moment donné.
11:39Donc moi je pense qu'il y a cette contestation sociale,
11:42elle va très certainement durer,
11:44ce sont forces politiques au gouvernement d'y répondre,
11:47mais si la France insoumise et ses alliés veulent continuer
11:52à s'agiter de la sorte, ils continueront et nous on continuera
11:56à dérouler notre programme pour l'avenir du pays
11:59et pour évidemment l'apaisement des tensions et le renouveau de la France,
12:04tout simplement.
12:04– Parlons-en, parce que Marine Le Pen lors du congrès à Orléans
12:08a appelé un gouvernement d'union nationale, si vous l'emportez,
12:12mais avec qui, à lui, à lui, et quelle personnalité pourrait vous rejoindre naturellement ?
12:17Parce que vous avez souvent tendu la main, souvent vous n'avez pas eu de réponse d'ailleurs.
12:21– C'est vrai, on a souvent tendu la main et on nous n'a répondu que par le mépris
12:25bien souvent.
12:26Mais aujourd'hui il y a beaucoup de personnalités politiques
12:30qui d'ailleurs se présentent à ces élections, qui auront à choisir au deuxième tour.
12:35Et dans un deuxième tour, Marine Le Pen tendra la main pour asseoir une majorité.
12:42Et dans cette majorité, il y aura des gens qui, au premier tour, n'étaient pas avec nous.
12:48C'est normal, c'est le jeu démocratique.
12:50– Et vous leur avez déjà envoyé des signaux ?
12:52– On discute avec beaucoup et j'espère qu'on discutera avec encore plus demain
12:56car non seulement il faut réunir une majorité, mais demain il faut gouverner la France,
13:01relever la France qui aura été quand même mise dans un état lamentable
13:06par M. Macron et par tous les gens qui l'ont soutenue.
13:09– Non mais si je vous pose la question, parce que très souvent, d'ailleurs tout le temps,
13:11Marine Le Pen a toujours dit que le RN, s'il gagne, il gagnerait seul.
13:16Donc qu'est-ce qui a fait changer justement votre candidate
13:19qui maintenant affirme qu'il faut un gouvernement d'Union nationale ?
13:21– La situation est grave, la situation est dramatique économiquement, socialement.
13:27et je pense qu'il va falloir non seulement se retrousser les manches,
13:32mais se mettre dans un grand rassemblement pour arriver à gagner la bataille pour l'avenir.
13:39Et dans cette bataille-là, eh bien moi je vois tout un tas de gens qui peuvent nous rejoindre.
13:44– David Lysnard ? – Oui, David Lysnard.
13:46– Oui, mais même localement, vous avez beaucoup d'élus locaux aujourd'hui
13:49qui sont en déshérence un peu orphelins des partis politiques
13:53qui aujourd'hui ne représentent plus grand-chose
13:56et qui sont prêts à travailler avec nous pour l'avenir.
13:58On l'a déjà fait localement, il faudra le réussir nationalement.
14:02– En attendant, je parle au maire que vous êtes,
14:05les différents maires sont inquiets de ce qui va se passer déjà ce samedi.
14:09Le président de la République a dit « plus jamais » le 17 octobre,
14:12d'une voix affirmée, d'un ton assuré, vous y croyez ?
14:15– Il a dit tellement de choses depuis qu'il est élu
14:16qui n'ont jamais été suivis des faits,
14:19que ce n'est pas sur la parole de M. Macron que je me base moi,
14:22c'est plutôt sur les décisions qui sont prises par l'autorité policière
14:26et en l'occurrence les maires aussi.
14:28Moi je vois dans ma ville, c'est la collaboration
14:31entre la police nationale, la préfecture, la police municipale
14:34et le parquet qui permettent de s'en sortir.
14:37Mais très honnêtement, on ne va pas jouer à ça
14:39pendant encore je ne sais pas combien de week-ends.
14:42– À qui le dites-vous ? Parce que ça c'est des manifestations,
14:44des rassemblements, des mobilisations.
14:46– Parce que sinon on va tuer tout le commerce de centre-ville.
14:48Donc moi je veux bien que les gens manifestent
14:49et qu'ils manifestent dans le calme,
14:51mais ils ne sont pas obligés de venir casser systématiquement
14:53au centre-ville pour gêner qui en fait ?
14:56Mais pour gêner, pour perturber le monde économique
14:58et pour créer des situations qui sont intenables à l'avenir.
15:02Et j'ajoute que ça concerne systématiquement d'ailleurs
15:04une première partie de cortège qui se passe bien la plupart du temps
15:09et en fin de cortège des casseurs
15:11qui doivent être connus des services de police
15:13et qu'il faudra mettre hors d'état de nuire.
15:15– Je crois que ça a commencé à être fait,
15:17eh bien il faudra continuer à le faire.
15:19– Mais sur les tracés, c'est peut-être une bonne nouvelle,
15:21enfin relative bonne nouvelle dans tout cela,
15:23c'est-à-dire que le président de la République a dit lui-même
15:25plus de tracés dans les centres-villes,
15:27notamment à Perpignan.
15:29– Oui, c'est ce qu'on a fait.
15:30Mais le résultat c'est que évidemment,
15:32quand vous empêchez les gens de rentrer au centre-ville,
15:34il y a quand même des forces de police autour
15:36et il n'y a pas plus de monde qui vient fréquenter le centre-ville.
15:39Donc il va falloir retrouver…
15:41– Donc c'est des villes mortes qui sont en train, entre guillemets,
15:43qui sont en train d'être organisées… – Exactement, parce que non seulement
15:44quand on casse, c'est une ville morte,
15:46mais quand on empêche de rentrer dans les centres-villes
15:48pour qu'il n'y ait pas de perturbations,
15:49c'est aussi des difficultés pour les commerces.
15:51– Mais alors qu'est-ce qui doit être mis sur le premier plan ?
15:54C'est la liberté de travailler, de commercer si je puis dire,
15:56ou la liberté de manifester qui est quand même…
15:58– Il faut concilier les deux,
16:00mais on peut très bien aller manifester à des endroits
16:02où précisément on ne risque pas de perturber le monde.
16:05– Le dispositif aussi important, aussi conséquent,
16:08ne permet pas à des villes…
16:09On avait le maire hier de Marseille qui nous disait
16:11« Si ça continue comme ça, ma ville est transformée en blocus sécuritaire ».
16:14– Oui, mais il faut qu'il parle avec ses amis de l'extrême-gauche
16:18pour savoir ce qu'ils veulent faire à l'avenir.
16:20Moi, je sais que les mesures ont été prises chez nous,
16:22le préfet a interdit le centre-ville,
16:25il y a un couvre-feu,
16:26et la dernière fois, ça s'est bien passé,
16:28sauf à la fin de la manifestation où ça a un peu dégénéré,
16:31mais il n'y a pas eu de casse.
16:32Après, il y a des violences,
16:33il y a des appels au meurtre,
16:35il y a des appels à l'insurrection,
16:36tout cela doit être condamné lourdement.
16:39Parce qu'une fois que ces gens-là auront été condamnés en prison,
16:43eh bien, ils ne recommenceront pas, tout simplement.
16:44– Les commerçants de Perpignan et d'ailleurs ont été largement éprouvés.
16:49– Bien sûr.
16:49– Nous avions Valérie Pécresse,
16:50la présidente de la région Île-de-France,
16:52ici même, qui a parlé de la manière dont ils vont être dédommagés.
16:56Il y a le projet casseur-payeur, M. le maire, au Sénat.
17:02Si un individu est pris dans un attroupement,
17:05y compris même s'il était présent,
17:08eh bien, il sera tenu pour responsable.
17:11– S'il casse, oui.
17:13Si vous le prenez sur le fait en train de casser une vitrine,
17:15il faut qu'il paye la vitrine.
17:16Voilà, ça me paraît tout à fait évident.
17:18– S'il est insolvable,
17:19certains disent qu'il faut étendre finalement la sanction,
17:22ne pas seulement s'en prendre aux allocations familiales ou logements,
17:24mais aller jusqu'au RSA, vous êtes d'accord également ?
17:26– Ah oui, je suis d'accord.
17:27Et s'il est mineur de responsabiliser ses parents
17:29qui paieront la casse de leurs enfants ?
17:32Ce qui est déjà le cas, d'ailleurs,
17:33ce qui existe déjà dans notre droit.
17:35Il n'y a pas besoin de rajouter.
17:36Mais encore une fois, encore faut-il que ce soit fait.
17:38Voilà.
17:39Mais je remarque que dans les dernières comparutions
17:42qu'il y a eu et condamnations,
17:43il y a un peu plus de sévérité.
17:45Mais un certain nombre de gens
17:47qui sont venus perturber les manifestations
17:49doivent être mis, je le répète, hors d'état de nuire,
17:52en prison.
17:52Et une fois qu'ils seront en prison, ça calmera les autres.
17:54– Plus de sévérité, donc comme l'a dit le ministre de la Justice,
17:57peine de prison ferme pour certains
17:59qui même n'avaient pas de casier judiciaire.
18:01Là, vous félicitez une réponse
18:03à la hauteur de la gravité des faits ?
18:05– Mais ils sont obligés, sinon c'est l'anarchie
18:07et il n'y a plus de règles.
18:09C'est la loi de la jungle.
18:10Donc la justice, je crois, petit à petit,
18:12prend la mesure du chaos et de la violence
18:14qu'il y a dans nos rues
18:15et elle adapte ses décisions
18:18à la gravité de la situation.
18:20C'est normal.
18:21Et les Français le demandent.
18:22Il ne peut pas y avoir une justice,
18:24je veux dire, qui ne soit pas en adéquation
18:26avec ce que veut le peuple,
18:28car je rappelle que la justice
18:28rend ses décisions au nom du peuple.
18:30– Mais vous, au pouvoir,
18:31c'est la question qu'on se pose, lui, à Lio,
18:33le contexte social ne va pas disparaître d'un coup.
18:36Les revendications ne vont pas disparaître.
18:39Que feriez-vous face à de telles revendications
18:41aussi protéiformes ?
18:42Vous avez la vie chère,
18:43vous avez l'impossibilité de se loger pour certains,
18:46de se chauffer pour d'autres,
18:47les lycéens et tout qui s'agrège
18:49avec les gilets jaunes.
18:50Comment est-ce qu'on peut dire à un seul gouvernement
18:52de répondre à tout cela par une seule issue politique ?
18:55– D'abord, s'il y a une alternance politique,
18:58ça changera déjà beaucoup de choses dans l'esprit.
19:00Ensuite, sur le pouvoir d'achat,
19:01je crois qu'on a développé maintenant
19:02depuis de nombreuses années
19:03ce que nous voulons très vite
19:05sur la baisse d'un certain nombre de taxes
19:07et notamment de la TVA
19:08pour faire baisser les prix,
19:10ce qui redonnera du pouvoir d'achat.
19:12Sur l'énergie, c'est pareil.
19:14Sortir du fameux marché de l'accord européen
19:17pour baisser là aussi la tension
19:18sur le marché de l'énergie
19:19et permettre aux Français
19:21de pouvoir se chauffer cet hiver
19:22parce qu'on y arrive là
19:23et beaucoup de Français ne se chaufferont pas.
19:25Bref, il y aura beaucoup d'actions positives
19:28économiques aux bénéfices
19:30de l'emploi et du pouvoir d'achat
19:32qui permettront de faire baisser la pression.
19:34Et après, on s'occupera de tout le reste.
19:36De la sécurité, du problème pénitentiaire,
19:39de l'immigration, de l'économie,
19:42de la fiscalité.
19:43Enfin, je veux dire,
19:44le chantier est immense
19:45car M. Macron aura laissé
19:46un champ de ruines derrière lui.
19:48Eh bien, on se mettra au travail
19:49pour relever tout ça.
19:50Si vous arrivez au pouvoir,
19:51avec toujours le ticket
19:53tel qu'il a été annoncé à Orléans,
19:55Jordan Bardella, Premier ministre,
19:56quoi qu'il arrive.
19:57Exactement, Jordan Bardella, Premier ministre,
19:59avec une feuille de route
20:00qui aura été celle dictée
20:03par la Présidente de la République
20:04et on déroulera ce programme
20:06qui, je pense,
20:07est de nature à relever la situation.
20:09Et vous-même,
20:10quel rôle vous voyez dans tout cela ?
20:11À part celui de la campagne, évidemment.
20:13Écoutez, moi, là,
20:14pour l'instant,
20:14je suis mobilisé
20:15pour cette campagne électorale
20:16et pour faire gagner Marine.
20:18Voilà.
20:19Par ailleurs,
20:20je m'occupe de la ville de Perpignan
20:21et de la communauté urbaine
20:24qui n'est pas non plus
20:25une mince affaire.
20:27Et voilà.
20:27Après, on verra
20:28ce que veulent, d'ailleurs,
20:30ce que veulent
20:30et Marine
20:31et Jordan Bardella
20:33pour l'équipe
20:34qui dirigera la France.
20:34Mais on est loin de là.
20:36Quel signal est envoyé
20:38par le choix du porte-parole
20:39de la campagne Charles à l'oncle
20:40qui fait plutôt partie,
20:41même si c'est un allié,
20:42du parti d'Éric Ciotti ?
20:45Est-ce que c'est...
20:46Généralement,
20:46les porte-parole de campagne,
20:47ce sont les plus proches,
20:49évidemment.
20:49Là, c'est un allié
20:52qui rentre
20:52et qui porte
20:53ce porte-parole-là.
20:55Comment il faut-il l'interpréter ?
20:56Au mythique de campagne
20:57de Marine
20:58à Orléans dimanche,
20:59il y avait trois prises de parole.
21:01Éric Ciotti,
21:02Jordan Bardella et elle.
21:04Donc, c'est un allié
21:05important
21:05pour cette campagne électorale.
21:07Et donc, c'est normal
21:07qu'il ait des porte-parole
21:09au sein même
21:09de la campagne de Marine.
21:10Avec des concessions,
21:11avec des choses
21:11qui sont acceptées
21:12pour améliorer les choses
21:14sur le plan économique
21:15avec M. Ciotti, oui.
21:16On discute beaucoup
21:17sur le plan économique,
21:18sur le plan de la décentralisation aussi.
21:21Et je crois qu'Éric Ciotti,
21:23qui est aussi un maire
21:24comme je le suis,
21:25a des choses pragmatiques
21:27à faire entendre.
21:28Et ces choses-là,
21:29je pense qu'elles sont entendues.
21:30Est-ce que c'est par Éric Ciotti
21:31également
21:32que ces mains tendues
21:33à la droite
21:33vont être davantage
21:35affirmées et assumées ?
21:36Ce serait normal.
21:37Il était président des LR.
21:39Il a voulu faire...
21:39Mais est-ce qu'il y a des contacts
21:40très concrets,
21:41par exemple,
21:41avec qui ?
21:42Pourquoi cette réticence
21:43à le dire ?
21:43Peut-être que M. Ciotti
21:44vous le dira.
21:45Je pense que c'est prématuré
21:46que pour l'instant,
21:47la campagne doit se dérouler
21:49et les accords
21:50ou les alliances
21:51se feront après.
21:52Des accords et des alliances
21:53donc avec des personnalités
21:54qui probablement
21:55sont candidats aujourd'hui.
21:57Je l'espère.
21:58Il y a un gouvernement
21:59de l'Union nationale
22:00qui pourrait aller
22:00donc au-delà de la droite ?
22:03Au-delà de la droite,
22:04ça me paraît difficile
22:04quand vous voyez
22:05la mentalité de la gauche.
22:06Mais en tout cas...
22:07On va parler du centre-droite.
22:08Toutes celles et ceux
22:09qui sont attachés
22:10aux valeurs de la France,
22:13aux valeurs démocratiques
22:14et républicaines
22:14de notre pays,
22:15à son histoire
22:16et, je vais dire,
22:18un programme
22:18de renouveau national,
22:20tous ceux-là
22:20seront appelés
22:21à jouer un rôle.
22:22Et pour conclure,
22:23M. Alliot,
22:23parce que là,
22:23nous parlons
22:24de perspectives lointaines,
22:25si vous l'emportez
22:26encore une fois,
22:27quand on a vu
22:27le spectacle aujourd'hui
22:29à l'Assemblée nationale.
22:30Véritablement.
22:31Le Premier ministre
22:31qui parle d'atmosphère
22:32nauséabonde.
22:33Certains,
22:34la plupart,
22:34qui se rejettent
22:35la responsabilité
22:36les uns sur les autres
22:36après un tel acte
22:38aussi horrible.
22:39Vous pensez
22:39qu'on peut avoir
22:40encore six mois
22:41de campagne présidentielle
22:42entre guillemets
22:43démocratique,
22:44normale,
22:44à la hauteur
22:45de la gravité
22:46de la situation
22:46pour les Français ?
22:47Il y aura des débats.
22:47Ils seront plus ou moins vifs
22:49mais ça fait partie
22:50de la confrontation démocratique.
22:53Mais donc sera.
22:53À l'arrivée,
22:54il y aura une majorité.
22:57Merci Luallio.
22:58Merci d'avoir été
22:59notre invité.

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