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Interview de Sarah Knafo sur France Info : «Ce ne sont pas des questions, ce sont des accusations», estime Olivier de Lagarde

Tous les jours, actualité, débats et bonne humeur rythment L'Heure des pros. Ce jeudi, Pascal Praud revient sur l'interview de Sarah Knafo sur France info.

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Transcription
00:00Parlons-en de Sarah Knafo, puisque hier vous vous êtes passé par cette maison à France Info.
00:04J'y ai passé quelques-unes.
00:06Je précise que d'habitude l'interview est faite par Agathe Lambret et qui n'a pas ce ton-là
00:10qu'avait la jeune femme hier qui s'appelle...
00:13Audrey Tison.
00:14Audrey Tison, vous l'avez connaissée peut-être Audrey Tison.
00:17Bon, bah écoutez, elle est passée à une forme de célébrité avec cette interview et puis le monsieur qui interrogeait...
00:24Simon Le Baron.
00:25Simon Le Baron.
00:26Même si vous me permettez de dire que les messages qui visent ces journalistes ne sont pas acceptables parce qu
00:30'ils sont ciblés, même si on peut critiquer leur travail, ils ont été ciblés aussi.
00:34Et c'est jamais une bonne chose.
00:35Nous, on peut dire...
00:36Je suis d'accord avec vous.
00:38Je suis d'accord avec vous, nous savons ce que c'est, nous sommes habitués, eux ils ne sont pas
00:41habitués et effectivement ils n'ont pas...
00:43Rien ne mérite l'acharnement.
00:44Voilà, vous avez parfaitement raison de le dire.
00:47Et simplement, nous passons ces séquences parce qu'elles font sens sur l'espace médiatique, c'est bien évidemment.
00:52Donc voyons la première question qui est posée à Sarah Knafo.
00:58Bonjour.
00:58Et bonjour Sarah Knafo.
00:59Bonjour, bonjour à vous deux.
01:01Représentante d'un parti dirigé, peut-être s'il obtient ses 500 parrainages, représentés à nouveau à la présidentielle par
01:07un candidat multicondamné pour incitation à la haine raciale.
01:10Entre autres, ce sont les faits.
01:12Est-ce que vous, Sarah Knafo, vous condamnez l'attentat justement raciste de Trappes lors duquel un homme de 26
01:18ans a été tué et 4 personnes grièvement blessées dont une fille de 11 ans ?
01:21Donc une fille de 11 ans.
01:22Attention, vous nous prenez pour qui ?
01:24Vous pensez qu'on fait des appels aux meurtres ? Vous pensez qu'on est contents quand des Français meurent
01:27en France ?
01:27Qu'est-ce que c'est que cette question ?
01:29Évidemment qu'on le condamne.
01:30C'est une question parce que vos tweets ont été assez laconiques ces derniers jours.
01:34Vous avez surtout visé la réaction d'Emmanuel Macron.
01:37Alors est-ce qu'aujourd'hui, que dites-vous aujourd'hui de cet attentat ? Comment vous le qualifiez ?
01:42Est-ce que c'est un attentat raciste ?
01:43Qu'est-ce que vous appelez laconique, madame ? Puisque j'ai fait un tweet personnellement qui faisait 6 paragraphes.
01:47Il faut en faire combien ?
01:48Avez-vous utilisé le terme raciste dans ce tweet, madame Macron ?
01:51Je pose une question puisqu'on m'accuse d'avoir fait un tweet laconique.
01:54Le premier tweet, la honte et le déshonneur avec une vidéo d'Emmanuel Macron.
01:57Et le second juste après, une demi-heure.
01:58Le second, soirée tragique, notamment vous mettez...
02:01Lisez-le en entier pour que vos auditeurs comprennent que ça n'était pas laconique. Lisez-le en entier, madame.
02:05Vous voulez que je le lise ? Une minute.
02:07Comment vous interprétez-vous ? Vous avez travaillé dans cette stade.
02:10Alors je vais vous dire, c'est une interview qui est très intéressante parce que les questions ne sont pas
02:15des questions.
02:16En fait, les questions sont des postures.
02:17Quand vous êtes journaliste à Radio France, il y a une chose que vous redoutez en priorité.
02:23C'est qu'on puisse vous traiter d'être complaisant par rapport au Rassemblement National ou Sarah Knafo ou le
02:30fascisme ou le nazisme.
02:31Alors là, si vous vous êtes traité d'être complaisant...
02:34C'est pas la même chose, pardonnez-moi, d'être complaisant par rapport au Rassemblement National ou le nazisme.
02:38Mais je pourrais le reprocher aussi.
02:39Oui, parce que moi aussi, je n'ai pas envie que quelqu'un soit complaisant avec le nazisme.
02:43Vous avez compris qu'on est rapidement traité de nazi désormais dans la société médiatique.
02:49Or, donc du coup, comme vous craignez cette complaisance, vous ne faites pas des questions, vous faites des accusations.
02:55Et à la limite, peu importe derrière la réponse, ce qui est important, c'est l'accusation.
02:59Et d'ailleurs, voyez Simon le Baron, qui est un bon journaliste, que je connais bien, il lit son truc,
03:04il l'a écrit à l'avance, etc.
03:06Parce qu'il ne veut surtout pas qu'on puisse le critiquer après.
03:10Et je peux vous dire un truc, c'est qu'après cette interview où le service public ne sort pas
03:15grandit,
03:16je peux vous dire qu'il a été félicité probablement par ses collègues de Radio France, en disant, c'est
03:21bien, tu l'aurais rentré dedans.
03:22Mais même en garde à vue, les questions ne sont pas posées comme ça.
03:25Je ne suis pas en vous dire. Et là, je parle de ce que je sais.
03:29Même les gardes à vue, ce n'est pas possible.
03:32Moi, si je suis avocat et qu'on pose des questions comme ça à mon client, je vais dire, on
03:36va changer de ton tout de suite.
03:38Voilà, vous posez vos questions, mais là, ce ne sont pas des questions.
03:41Alors, écoutez, là, vous venez de me donner une idée.
03:44Je pense que Sarah Knafou, maintenant, quand elle va faire des interviews, il faut qu'elle vienne avec son avocat.
03:49Et avec vous. Parce que moi, je vous prends comme avocat.
03:52C'est Hervé Matou a fait ce concept sur le sport où il fait des questions en forme de garde
03:58à vue.
03:58Je crois que Thierry Ardisson avait fait également ça.
04:01Mais je suis d'accord avec vous. Je ne pense pas qu'ils adhèrent.
04:04Je ne pense pas que M. Le Baron soit un homme d'extrême-gauche.
04:07Ils ont la trouille.
04:08Je disais ça hier soir et tout le monde n'était pas d'accord.
04:10Gilles William pensait qu'ils adhéraient à l'extrême-gauche.
04:13Pas du tout. Je pense que c'est vous qui avez raison.
04:15Ils ont la trouille.
04:16C'est de la psychologie. Ils ont peur. Ils se couchent.
04:19Ils ne veulent surtout pas d'ennuis dans la rédac.
04:23C'est pas leur truc. Ils n'aiment pas avoir des cours d'extrême-droite.
04:27Mais d'extrême-droite, Mme Knafou, il faut définir un jour ce qu'est l'extrême-droite.
04:31Et en plus, ils n'ont pas lu le bouquin.
04:33Et en plus, ils n'ont pas lu le bouquin.
04:34Deuxième passage. Je vous propose d'écouter hier.
04:36C'était sur France Avo.
04:37Alors, ça a fait parler quand même.
04:40Je crois que c'est Clément Garin.
04:42Je peux le citer. Je ne cite pas souvent.
04:44Mais je peux le citer parce que lui a dit que France Avo s'était excusé.
04:47Il est assez offensif sur France Avo.
04:51Et France Avo a démenti.
04:52Il y a eu un communiqué de France Avo qui apporte son soutien aux deux journalistes.
04:56Et visiblement, il y a peut-être eu d'autres dirigeants qui ont pu présenter leurs excuses.
05:01Mais ça a fait beaucoup agir.
05:02Il y a eu des papiers dans Le Parisien, etc.
05:03Parce qu'au-delà du fond, sur la forme, et je parle sous votre contrôle, Olivier,
05:08ce n'est pas un bon exercice d'interview.
05:09Parce qu'en effet, il n'en ressort rien.
05:11Alors qu'il y avait possibilité de poser des questions.
05:12Vous pouvez poser des questions qui dérangent.
05:13Oui, mais ce n'est pas le but.
05:14Je pense que c'est Olivier.
05:15C'est dommage.
05:16La bonne analyse, c'est Olivier qui l'a.
05:18C'est ça, la bonne analyse.
05:20Comme toujours.
05:20Mais bien sûr, c'est lui.
05:21Par contre, ce principe-là, désormais.
05:22Évidemment.
05:23Deuxième passage avec Sarah Knafou.
05:26Continuez.

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