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La croissance américaine s'est nettement accélérée au troisième trimestre 2026, ressortant à 3,4 % en rythme annualisé en première estimation. Un chiffre supérieur au consensus des analystes, qui tablait sur 3,2 % après les 2,2 % enregistrés au T2. Cette dynamique reste portée par la résilience de la consommation des ménages et l'intensité des investissements des entreprises, notamment dans le secteur de la tech et des infrastructures IA.
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00:06Générique
00:10Deux invités avec nous ce soir pour décrypter les mouvements de la planète marché.
00:14Romain Haumont, économiste et stratégiste quantitatif chez Natixis IM.
00:18Bonsoir Romain.
00:18Bonsoir Pauline.
00:19Et Nicolas Sopel, stratégiste en chef de la banque privée Quintet.
00:22Bonsoir Nicolas.
00:23Bonsoir Pauline.
00:24Commençons Romain avec cette Banque Centrale Européenne.
00:27Alors deux actus dont une qui n'en est pas une, c'est le statu quo de la Banque Centrale
00:32Européenne.
00:32C'était largement attendu.
00:33La BCE a laissé ses taux, il les a maintenus, pardon, inchangés avec un taux de dépôt à 2,5%.
00:41La vraie info du jour, c'est plus ce départ de Christine Lagarde dont on se doutait un petit peu.
00:46Elle a annoncé son départ le 7 février 2027.
00:50Quels impacts on peut attendre Romain sur les marchés pour cette nouvelle course à la succession à la tête de
00:57la BCE ?
00:58Alors Christine Lagarde nous annonce qu'en effet qu'elle quitte ses fonctions avant la fin de son mandat
01:03pour officiellement prendre plus de liberté dans la parole publique
01:07et peut-être influencer un petit peu la situation politique française ou prendre un petit peu parti.
01:12Maintenant, est-ce qu'on s'attend vraiment à un changement de direction de la part de la BCE ?
01:17Pas vraiment.
01:18On a certes des changements au sein du directoire avec trois départs.
01:23Maintenant, la BCE, elle, reste quand même très viscéralement attachée, on va dire, à sa crédibilité.
01:32Bien sûr.
01:32Et cette crédibilité qu'elle cherche à défendre, Christine Lagarde nous a bien fait comprendre
01:36durant la conférence de presse qu'il y a sans doute encore quelques mouvements de restrictions monétaires à attendre.
01:43Au moins un, celui de décembre, qui est pricé ou attendu directement par le marché.
01:47Le marché attend peut-être encore une seconde hausse d'ici la fin du premier semestre 2027.
01:53Nous, on considère que, globalement, une dernière hausse serait peut-être suffisante
01:59pour asseoir la crédibilité de la BCE dans sa capacité à faire refluer l'inflation vers sa cible à moyen
02:05terme.
02:05Donc, une seule hausse au lieu de deux pricées aujourd'hui, c'est ça ?
02:08Exactement.
02:09Dans la mesure où on ne s'attend pas à des matérialisations vraiment d'effet de second tour.
02:14Et ça, c'est globalement ce que constate encore à l'heure actuelle aussi Christine Lagarde dans sa conférence de
02:21presse.
02:21Il y a cette tension énergétique qui perdure.
02:24On a le problème d'Ormouz, on a le problème des coûts de frais du pétrole,
02:27on a un problème de marge de raffinage qui continue à pousser, finalement,
02:31la composante énergétique dans les indices de prix à la hausse.
02:34Mais pour nous, on ne voit pas encore nécessairement ce choc énergétique
02:38se diffuser à l'échelle de l'inflation sous-jacente.
02:43Et finalement, ce qui est vital pour la Banque Centrale Européenne,
02:46ça va être les projections, notamment la dynamique des salaires pour 2027.
02:49Et ça, c'est quelque chose dont on va avoir connaissance,
02:53du moins la perception de la BCE lors de la réunion de décembre.
02:57– Oui, seul l'avenir nous dira, justement, Romain, sur ces effets de second tour,
03:00au final, parce que si le conflit au Moyen-Orient perdure,
03:04il y aura forcément plus d'inflation, plus de hausses des prix du pétrole,
03:08par exemple, qui pourront engendrer plus d'inflation.
03:11Donc on va rester attentifs, évidemment, à cette situation.
03:14Nicolas, vos commentaires sur ce départ de Christine Lagarde
03:17et puis sur sa conférence de presse qu'elle a donnée cet après-midi ?
03:21– Alors je vais répondre un petit peu comme Christine Lagarde.
03:23On va aborder la politique monétaire dans un premier temps
03:26et laisser les questions de succession dans un deuxième temps.
03:30Bon, grosso modo, en accord avec Romain,
03:32nous attendons, nous aussi, une hausse de la part,
03:36c'est ce que nous attendions avant le meeting,
03:37une hausse de la part de la BCE avant la fin de l'année,
03:41donc c'est-à-dire au mois de décembre,
03:43vu confortée par Christine Lagarde,
03:48parce que ce que nous avons entendu de la part de Christine Lagarde,
03:53un message relativement nuancé.
03:55Moi, ce que j'ai retenu, c'est qu'elle a parlé à un moment
03:58des rendements obligataires suite à une question,
03:59parce que c'était peut-être plus de questions,
04:01je m'attendais à plus de questions justement sur l'impact
04:05de cette hausse des rendements obligataires
04:07qu'elle a signifiée et qui était à l'échelle globale
04:11et non pas seulement, par exemple, à la France.
04:14Mais elle a dit, c'est vrai que si les rendements obligataires
04:16n'avaient pas été à ce niveau,
04:19le no-hike, c'est-à-dire la décision de ne pas remonter les taux,
04:23a peut-être pu être différente.
04:24Mais ce qui veut dire que peut-être pour le mois de décembre,
04:28évidemment, si tout reste égal par ailleurs
04:31et que les rendements restent à ces niveaux-là,
04:33on pourrait peut-être se poser la question
04:34de que ferait la BCE à ce moment-là.
04:38Mais comme elle l'a dit en répétant les mots
04:41de Kevin Warsh d'hier,
04:43information riche, la période à venir va être très riche
04:45en informations, donc on garde cette approche
04:50meeting par meeting, ça, aucune surprise,
04:52mais c'est vrai qu'on a les mid-terms,
04:54qu'on a potentiellement de nouveaux développements
04:57au Moyen-Orient, donc c'est vrai qu'on a
04:59un scénario de politique monétaire
05:02qui est très dépendant d'une évolution du conflit.
05:07Est-ce que, par exemple, de nouvelles attaques sur l'Iran
05:10pourraient faire remonter encore plus
05:12les coûts du pétrole ?
05:13Certainement, notamment, comme on l'a dit,
05:15c'est sur les coûts de transport et d'assurance
05:18que commence à se jouer cette hausse des prix.
05:21Donc voilà, beaucoup de choses à regarder
05:25pour nous tenir occupés d'ici les vacances de Noël,
05:29mais dans tous les cas, une hausse,
05:33je pense qu'on est tous d'accord là-dessus,
05:36et normalement, une période de pause pour 2027,
05:40ce qui veut dire que le marché, peut-être sur price,
05:43surestime un peu les hausses potentielles,
05:46un peu comme aux Etats-Unis, par ailleurs,
05:47ce qui pourrait offrir quelques opportunités
05:50dans le marché à un moment ou à un autre.
05:52Oui, aux Etats-Unis, c'est sûr qu'on a vu
05:55les pricing de hausse qui ont été assez volatiles
05:58ces derniers mois pour une hausse ou non
06:01des taux de la Réserve fédérale,
06:02selon les données qui sortaient au fur et à mesure,
06:06le rapport sur l'emploi, l'inflation, etc.,
06:09des pricing qui ont été très très volatiles.
06:12Romain, au final, la Banque centrale américaine,
06:16la Réserve fédérale, a laissé ces taux inchangés.
06:19Là aussi, c'était quand même anticipé
06:20depuis plusieurs semaines ce statu quo.
06:22Qu'est-ce qu'il fallait retenir de la communication
06:26de Kevin Warch hier ?
06:29À quoi il faut faire attention ?
06:31Il a sous-entendu une hausse des taux le 9 décembre
06:34à la prochaine réunion, sans fermer la porte
06:37justement selon les données.
06:39On parlera après des données qui sont sorties
06:40aujourd'hui, évidemment.
06:42Mais qu'est-ce qu'il faut retenir justement
06:45de sa communication à Kevin Warch ?
06:47En synthèse, on pourrait considérer
06:49qu'il est urgent d'attendre.
06:50C'est comme le cas pour la Banque centrale européenne.
06:53On a ces tensions énergétiques,
06:54mais je voulais revenir sur ce que vous disiez,
06:56c'est-à-dire que globalement,
06:56ces tensions énergétiques, maintenant,
06:58ça fait presque, en mars 2027,
07:00ça fera un an qu'on sera dans ce contexte
07:04et cet environnement volatil.
07:05Et en fait, les effets de base ont commencé
07:07à jouer aussi sur les agrégats d'inflation.
07:09Et si on n'a pas de diffusion
07:10de cette inflation énergétique
07:12dans l'inflation sous-jacente,
07:13on va revenir mécaniquement vers des taux d'inflation
07:15qui sont plus proches de la cible
07:17que ce soit de la BCE ou de la Réserve fédérale.
07:19D'accord.
07:19Maintenant, M. Warch doit composer
07:21avec une économie américaine
07:23qui, quand même, montre certains signes de surchauffe,
07:27surtout des surchauffes localisées,
07:29notamment dans l'investissement.
07:30On commence à voir des effets,
07:33finalement, inflationnistes localement
07:35sur certaines composantes de l'inflation,
07:38rattachées notamment à cette tension
07:40sur l'investissement colossal dans les data centers.
07:43Et donc, on comprend très bien
07:44que M. Warch veut attendre,
07:46dans la mesure où on ne voit pas
07:47cette inflation se diffuser,
07:49mais il y a quand même
07:50quelques petits chocs exogènes
07:51qui interviennent dans cette inflation.
07:53Maintenant, on peut quand même parler du PCI
07:55qui a été publié cet après-midi.
07:57Quand on regarde la proportion de biens du PCI
08:00à avoir une variation mensuelle négative
08:02depuis trois mois,
08:03eh bien, il y a une proportion
08:04de l'ordre de 24%
08:05et ça s'accroît par rapport au mois dernier.
08:08C'est-à-dire que finalement,
08:09on a quand même des tensions désinflationnistes
08:10qui se matérialisent dans l'agrégat de prix.
08:12Et si vous voulez, M. Warch doit composer
08:15avec des dynamiques qui sont tout à fait contradictoires
08:17et dichotomiques au sein même de l'indice des prix.
08:19Et on comprend que finalement,
08:21après cette hausse potentielle de décembre
08:23qui a quand même été un petit peu téléphonée
08:24et que le marché, finalement, lui aussi anticipe,
08:27on comprendrait mal de voir une fête
08:30qui serait restrictive sur le début de l'année 2027.
08:33Et donc, dans sa communication,
08:34il a dû jongler avec notamment,
08:36et c'est quelque chose qu'on attend tous,
08:38les résultats de ces fameux groupes de travail
08:40qui sont censés intervenir en décembre
08:42où on s'interroge sur le choc de productivité
08:45rattaché à l'IA,
08:46où on s'interroge finalement peut-être
08:48à un changement de paradigme
08:49dans le cadre de la politique monétaire.
08:51Et enfin, peut-être la dernière chose
08:53qu'il faut rappeler de la prise de parole
08:55de M. Warch,
08:55c'est qu'on va diminuer finalement
08:57le nombre de réunions
08:58où on va avoir un vote
09:00concernant la politique monétaire.
09:01Donc, on a normalement
09:03huit rendez-vous du FOMC par an.
09:05On va passer toujours à huit rendez-vous
09:08l'année prochaine,
09:08mais il n'y aura que sept rendez-vous
09:09durant lesquels on va voter.
09:11Et il y aura un rendez-vous
09:12qui sera dédié à la stratégie
09:13de politique monétaire de long terme.
09:15Mais là, on ne votera pas une hausse,
09:17une baisse ou un statu quo.
09:18Exactement.
09:18Et en 2028, il nous a annoncé
09:20qu'il n'y aura plus que six réunions
09:21durant lesquelles on votera.
09:23Et il y aura deux réunions
09:24qui seront...
09:25Alors, c'est un objet encore
09:26assez diffus, assez abstrait,
09:27où peut-être qu'on aura
09:28des conclusions partielles
09:29quant à la production
09:32d'une politique monétaire nouvelle
09:33dans ce cadre nouveau,
09:34où c'est peut-être aussi
09:35simplement un moyen
09:36de réduire finalement
09:37le nombre de FOMC.
09:40La loi fédérale impose
09:41au moins quatre réunions par an.
09:43Donc, on a un M. Warch
09:44qu'on sent un petit peu,
09:47on va dire,
09:50qu'on sent vouloir sans doute
09:52diminuer encore une fois
09:53cette forward guidance
09:54et cette communication
09:55qu'il considère excessive
09:57avec le marché à l'heure actuelle.
09:58Oui, c'est sûr qu'il l'avait dit,
09:59ça, depuis le début de son mandat,
10:01qu'il voulait réduire
10:02la communication.
10:03Mais si jamais
10:05il réduit, du coup,
10:06le nombre de réunions,
10:07Nicolas,
10:08quel serait l'impact ?
10:10Qu'est-ce que ça changerait
10:11vraiment
10:11s'il y a moins de réunions
10:12où on vote
10:13sur les taux, au final ?
10:15Pour nous,
10:16il ne va pas falloir se tromper
10:18un petit peu
10:18sur nos attentes.
10:21Non, c'est totalement
10:22en lien avec
10:23ce qu'il voulait,
10:25moins de forward guidance.
10:26Alors, ce qui est surprenant,
10:27parce qu'il avait totalement
10:28télégraphié
10:28la hausse de septembre,
10:33les récentes sorties
10:34des membres de la Fed
10:35étaient aussi,
10:36montraient
10:36qu'il n'y allait rien se passer
10:38maintenant.
10:38Donc, à voir comment
10:39ce changement se met en place.
10:41Parce qu'on a un marché
10:42qui est quand même
10:42vraiment dépendant
10:44des discours
10:45des banquiers centraux.
10:48Abandonner la forward guidance.
10:50Peut-être voir comment,
10:52par exemple,
10:52la BCE
10:52pourrait réagir
10:54sous,
10:55avec
10:56un ou une nouvelle
10:58présidente
10:58de la BCE.
10:59Parce qu'aujourd'hui,
11:00il était très clair
11:00que Mme Lagarde a dit
11:01que la direction
11:03est très claire
11:03pour le mois de décembre.
11:06Donc,
11:06ça rajoutera
11:07un petit peu
11:08d'incertitude
11:09dans le marché.
11:10Peut-être,
11:11voilà,
11:13à mon sens,
11:13ça augmentera
11:14un petit peu
11:14la volatilité
11:15de ces attentes
11:17de politique monétaire
11:18qui,
11:19comme vous le disiez
11:19tout à l'heure,
11:21sont très volatiles.
11:22Oui,
11:23très volatiles,
11:23on l'a vu,
11:24on verra en décembre,
11:25même si la hausse
11:26des taux,
11:27pour l'instant,
11:27semble assez pricée
11:29par le marché.
11:30Un mot
11:31de ce chiffre romain,
11:33c'est le chiffre
11:34de la croissance américaine
11:35du troisième trimestre.
11:37La première estimation,
11:39plus 3,4%.
11:41C'est la plus forte croissance
11:43sur un trimestre
11:45jamais enregistré,
11:45je crois,
11:46et supérieure
11:47aux attentes
11:48post-Covid
11:50et supérieure
11:51aux attentes
11:52de 3,2%
11:53qui étaient déjà
11:53des attentes
11:54assez solides
11:55de croissance.
11:56Comment on explique
11:57ce chiffre
11:58qui intervient
11:59après un chiffre
12:00déjà révisé
12:01à la hausse
12:01de 2,4%
12:02au premier semestre
12:04de cette année ?
12:05Quand on analyse
12:05ce chiffre,
12:06on n'est pas du tout
12:07face à des contributions
12:08dites des composantes
12:09volatiles
12:09qui seraient du stockage
12:11ou des effets techniques.
12:12on est vraiment sur
12:13un chiffre
12:15de création
12:16de valeur ajoutée
12:16qui est porté
12:17par une demande interne
12:18extrêmement robuste.
12:19Vous avez bien évidemment
12:21l'investissement
12:21dont on a parlé
12:22qui contribue
12:23pour plus de 3%,
12:25me semble-t-il,
12:25en point de pourcentage
12:26à cette création
12:27de valeur ajoutée,
12:28absorbée finalement
12:29par la balance nette
12:32commerciale
12:32à travers les imports
12:33qui a grévé
12:34finalement ce chiffre
12:36de l'ordre
12:36de plus de 3% également.
12:37Mais derrière,
12:38quand on regarde
12:39le reliquat,
12:40on a une consommation
12:40des ménages
12:41qui contribue
12:42de plus de 2%
12:43à cette création
12:44de valeur ajoutée,
12:45on a une contribution
12:46aussi de la dépense publique
12:48qui réapparaît
12:49de manière un petit peu
12:50significative
12:50de l'ordre de 0,8
12:51et on a globalement
12:53un effet de stock
12:53qui va peut-être
12:54être lissé
12:55lors des prochaines estimations.
12:57Il n'en demeure pas moins
12:57que ce qui nous intéresse
12:59vraiment c'est
12:59la consommation des ménages
13:01et l'investissement
13:01des entreprises
13:02et ce cycle
13:03de demandes
13:04ultra robuste
13:04nous rend tout à fait
13:06optimistes
13:06quant à la trajectoire
13:08de croissance
13:09des Etats-Unis.
13:10On a un acquis
13:11de croissance
13:11donc si finalement
13:12on n'avait aucune croissance
13:13au quatrième trimestre
13:14de cette année
13:15on a déjà un acquis
13:16de croissance
13:16de 2,2%
13:17pour les Etats-Unis
13:18pour toute l'année
13:20sans compter
13:20le quatrième trimestre.
13:22C'est-à-dire que finalement
13:23on est face
13:23à une économie américaine
13:24qui continue à délivrer
13:26qui investit
13:27et qui fait face
13:28à des gains de productivité
13:29tout à fait majeurs.
13:30Justement sur les investissements
13:32des entreprises
13:33ça nous fait une transition
13:34pour parler
13:35justement des entreprises.
13:36Un mot d'Alphabète Nicolas
13:39Alphabète qui perd 13%
13:41au moment où on parle
13:42après avoir fait état
13:44de résultats inférieurs
13:45aux attentes
13:46est-ce que cette sanction
13:47du marché
13:48selon vous
13:49est justifiée ?
13:51Ça efface 500 milliards
13:52de dollars
13:53là juste
13:55à l'ouverture des marchés
13:56est-ce que cette sanction
13:57est justifiée
13:58pour des résultats
13:59légèrement inférieurs
14:00aux attentes de marché ?
14:02Oui des chiffres
14:02qui font tourner la tête
14:03bien évidemment.
14:05Alors ces résultats
14:06sont très intéressants
14:07et la réaction de marché
14:09l'est tout autant
14:11parce que en fait
14:12bon voilà la question
14:13c'est pas nouveau
14:14que se pose le marché
14:15actuellement
14:15c'est autant de dépenses
14:17dans l'IA
14:19si on va peut-être
14:20avec l'IPO d'Entropique
14:23de voir quelle est
14:24la rentabilité future
14:26de ces entreprises.
14:28Donc ce qui s'est passé
14:30avec Alphabète
14:30c'est que les revenus
14:32liés à la publicité
14:34sur les moteurs
14:36de recherche
14:36a été en baisse
14:38parce qu'effectivement
14:38vous tapez votre petite recherche
14:39et vous avez tout de suite
14:40une réponse générée
14:41par l'IA.
14:43Donc ça réduit
14:44un petit peu
14:45ses revenus
14:46alors que
14:47les dépenses prévues
14:48par Alphabète
14:49restent encore
14:49considérables.
14:50Bon maintenant
14:51peut-être que la réaction
14:53est sûre
14:53exagérée
14:54parce qu'au final
14:54les revenus
14:55générés par le cloud
14:56par les serveurs
14:57restent très solides
15:00au même titre
15:00que ceux de Microsoft
15:02mais néanmoins
15:03le marché s'interroge
15:05sur cette capacité
15:07à financer
15:09ses dépenses
15:09quand vous estimez
15:11que
15:11je ne sais plus
15:12quelle boîte
15:14de conseils
15:15a estimé
15:16qu'il fallait
15:16à peu près
15:17entre 6 et 7
15:18trilliards de dollars
15:18entre maintenant
15:19et 2030
15:20pour financer
15:20les data sectors
15:21il va falloir y arriver
15:23et ça veut dire
15:23que peut-être
15:24par an
15:24il faudrait
15:25au moins
15:262 trilliards
15:27de revenus
15:28et pour le moment
15:29on en est encore loin.
15:31Donc peut-être
15:32un peu plus
15:32de sélectivité
15:33dans ce marché
15:34néanmoins
15:35on le voit
15:36avec les chiffres
15:36de la croissance
15:38c'est l'IA
15:39qui porte
15:40cette croissance.
15:44Pour 2027
15:46ces dépenses
15:47par contre
15:48sont attendues
15:48en baisse
15:49alors d'un point
15:49de vue nominal
15:50elles vont continuer
15:51à augmenter
15:52mais c'est le rythme
15:54de changement
15:54entre 2026
15:56et 2025
15:56le rythme
15:57pour les 5
15:58hyperscalers américains
16:00c'était pas loin
16:00de 90%
16:01l'an prochain
16:02on ne sera plus
16:03qu'à 40%
16:04voilà peut-être
16:05un petit recul
16:06il faudra voir aussi
16:07l'impact
16:08que ça aura
16:08parce que
16:09comme Romain l'a dit
16:10tous ces investissements
16:11ont été un petit peu
16:13ont été effacés
16:15dans les chiffres
16:16de la croissance américaine
16:17par ses importations
16:18parce que les américains
16:19ils apportent du hardware
16:20qui vient notamment d'Asie
16:22donc toute cette thématique
16:23de l'IA
16:24avec potentiellement
16:26un ralentissement
16:27mais une croissance
16:28toujours positive
16:28des CAPEX
16:31c'est vraiment
16:32la chose à surveiller
16:33si en 2026
16:34on a regardé
16:35le prix du pétrole
16:36comme la seule variable
16:37macroéconomique
16:38je pense qu'en 2027
16:39la variable macroéconomique
16:40qu'il faudra regarder
16:41sera évidemment
16:41les dépenses
16:42des sociétés
16:46bien sûr
16:47vos commentaires
16:49Romain
16:50sur les résultats
16:51d'Alphabet
16:52peut-être qu'on peut dire
16:52aussi un mot
16:53de Microsoft
16:54de réactions
16:56différentes
16:57évidemment
16:57on a Alphabet
16:59qui plonge de 13%
17:00Microsoft
17:00qui ne gagne
17:01que 2%
17:02peut-être un mot aussi
17:03justement
17:03sur ces réactions
17:04de marché
17:05on sent une petite nervosité
17:06de la part des investisseurs
17:08lorsqu'on a
17:09cette croissance bénéficiaire
17:11qui manque les attentes
17:12on a une correction
17:13qui est assez rapide
17:14et radicale
17:15maintenant
17:15ce n'est pas que
17:17à l'heure actuelle
17:18les entreprises
17:19du secteur de la technologie
17:20qui finalement
17:21apportent le plus
17:22de croissance bénéficiaire
17:23quand on regarde
17:24à l'heure actuelle
17:26les publications
17:26on est environ
17:27à la moitié
17:27des entreprises
17:29du S&P 500
17:29qui ont publié
17:30et c'est aussi le cas
17:31en Europe
17:32la moitié
17:32on a quand même
17:33une croissance bénéficiaire
17:35en glissement annuel
17:35aux Etats-Unis
17:36de l'ordre de 25%
17:37en agrégé
17:38et on a finalement
17:4034% en Europe
17:41et quand on regarde
17:42quels sont les secteurs
17:43qui supportent
17:43cette hausse
17:44on a bien évidemment
17:45le secteur énergétique
17:46mais on a globalement
17:47aux Etats-Unis
17:48l'entièreté des secteurs
17:49qui supportent cette hausse
17:50de la croissance bénéficiaire
17:51et en Europe
17:52à part celui finalement
17:54de l'immobilier
17:55qui est à la traîne
17:57nécessairement
17:58étant donné le contexte
17:59sur les taux
17:59et bien on a aussi
18:00également beaucoup de secteurs
18:01qui contribuent à cette hausse
18:03et donc en fait
18:03on assiste finalement
18:05à un momentum
18:05qui est quand même
18:06plus global
18:07et moins resserré
18:09autour de l'IA
18:11et des entreprises
18:12du secteur
18:13de la technologie.
18:14Alors quels autres secteurs
18:16on peut regarder
18:17d'ici la fin d'année
18:19d'un point de vue macro
18:21aussi romain ?
18:22Ça peut être
18:23qu'est-ce que vous regardez
18:24chez Natixis
18:26d'ici la fin d'année
18:27mais aussi
18:27surtout pour les années à venir
18:29dont l'année 2027
18:30en termes de secteurs
18:32de thématiques
18:33d'investissement
18:34aussi peut-être
18:35en termes de marché
18:37alors je pense
18:37on n'a pas trop parlé
18:38de marché obligataire
18:39aujourd'hui
18:40mais ça mérite peut-être
18:41une certaine attention
18:43également.
18:44Dans une approche
18:45d'allocataire classique
18:47cross-asset
18:47sur plusieurs géographies
18:48nous on a tendance
18:49à rester quand même
18:50surexposé finalement
18:51au marché risqué
18:52equity
18:52dans sa globalité
18:53dans la mesure
18:54où on a quand même
18:55un cycle de croissance
18:56qui va sans doute
18:57continuer à percoler
18:58sur 2027.
18:59On préfère le style cyclique
19:01on préfère le style
19:02de croissance finalement
19:03même si maintenant
19:04les secteurs
19:05finalement le style
19:07croissance versus value
19:09la frontière devient
19:10de plus en plus ténue
19:11parce qu'on considère
19:12l'énergie comme étant
19:13de la value
19:13alors que c'est l'énergie
19:14qui porte la cote
19:15néanmoins
19:16on cherche vraiment
19:17à se surexposer
19:18sur les marchés d'action
19:20et puis on a toujours
19:21une petite préférence
19:22pour le marché equity
19:23américain
19:24on est quand même
19:25encore une fois
19:26très positif également
19:27sur tout ce qui va être
19:28marché asiatique
19:29Japon
19:29ou Asie émergente
19:31qui finalement
19:32continue à absorber
19:34cette demande
19:34adressée par les Etats-Unis
19:36mais pas que
19:36par la Chine
19:37et par l'Europe
19:38et quand on considère
19:40finalement cette approche
19:41multi-assets
19:42on va plutôt
19:43en termes de marché
19:44de dette
19:45essayer de privilégier
19:46plutôt la dette
19:47d'entreprise
19:47que la dette souveraine
19:49dans la mesure
19:49où on considère
19:50qu'en 2027
19:51on n'a pas que
19:52les mid-terms
19:53la semaine prochaine
19:54on va également avoir
19:55finalement plusieurs
19:56échéances électorales
19:58notamment en Europe
19:58en Italie
19:59en Espagne
20:00en France
20:01et bien
20:02on considère
20:02que la volatilité
20:03associée notamment
20:04à la partie longue
20:05de la courbe
20:06des taux
20:06va ne pas rémunérer
20:08autant qu'il le faudrait
20:10l'investisseur
20:11donc on essaie
20:12finalement de continuer
20:13à être constructif
20:14sur des durations courtes
20:15et privilégier
20:16le crédit d'entreprise
20:18plutôt qu'au total
20:19en relatif
20:20finalement
20:21la dette
20:22la dette souveraine
20:23Nicolas
20:23vos commentaires
20:24sur les thématiques
20:25que vous regardez
20:27également chez vous
20:28et peut-être
20:28un mot justement
20:29de cette dette souveraine
20:31on n'en a pas trop parlé
20:32mais on rappelle
20:33que le rendement français
20:35à 10 ans
20:35a touché les 5%
20:37et allé au-delà
20:38de 5%
20:38la semaine dernière
20:404,90
20:41aujourd'hui
20:42assez volatile
20:434,80 en séance
20:444,90
20:45mais c'est surtout
20:46ce spread aussi
20:46franco-allemand
20:47qu'on surveille
20:48qui touche à nouveau
20:50les 160 points de base
20:51aujourd'hui
20:52alors un commentaire
20:53sur les thématiques
20:54et sur ce marché
20:54obligataire européen
20:56qu'on surveille
20:57justement
20:57en vue de ce que
20:58Romain évoquait
20:59les différentes échéances
21:01à commencer d'ailleurs
21:02j'y pense en parlant
21:03par les élections
21:04anticipées en Espagne
21:05qui vont arriver vite
21:06le 29
21:07juste après
21:07les mid-terms
21:09de la semaine prochaine
21:10aux Etats-Unis
21:11Oui
21:12un agenda
21:13pardon
21:13politique
21:14très chargé en Europe
21:15pour revenir
21:15tout d'abord
21:16sur la
21:16on va dire
21:17sur l'allocation générale
21:18plutôt risk on
21:19risk of
21:19c'est-à-dire
21:19sur l'exposition
21:21au risque
21:22tout comme
21:23Romain
21:24nous restons
21:25légèrement
21:26surexposés au risque
21:26c'est-à-dire
21:27nous privilégions
21:29les actions
21:29par rapport
21:30aux obligations
21:31simplement parce que
21:32la croissance reste positive
21:34avec évidemment
21:35une préférence
21:36aussi pour
21:37les Etats-Unis
21:38c'est un marché
21:39en tout cas
21:40sur le marché
21:40action
21:41un marché
21:41qui reste
21:42de qualité
21:44sur l'obligataire
21:46sur l'obligataire
21:46c'est là
21:46que ça devient
21:48intéressant
21:48et pour le débat
21:49très enrichissant
21:51aussi
21:51d'une certaine façon
21:53c'est vrai qu'à ces niveaux
21:54de rendement
21:54on pourrait commencer
21:55à se dire
21:56bon pourquoi
21:57prendre un risque
21:58pourquoi prendre
21:59tant de risques
22:00alors on va séparer
22:02d'un point de vue
22:03régional
22:04les Etats-Unis
22:05et on va dire
22:06l'Europe
22:08les élections
22:09de mi-mandat
22:09de la semaine prochaine
22:10aux Etats-Unis
22:11bon laisse à penser
22:12que les républicains
22:13perdront le contrôle
22:15du congrès
22:16en tout cas
22:16au moins
22:17des chambres
22:18du congrès
22:18donc le soutien fiscal
22:21devrait être modéré
22:23d'un point de vue
22:23d'implémentation
22:24ça va être compliqué
22:25avec un congrès
22:27divisé
22:27ou
22:29totalement démocrate
22:30donc
22:31on va dire
22:32que
22:34le vent contraire
22:35qui pourrait venir
22:36de la fiscalité
22:37enfin de la politique
22:38fiscale américaine
22:39peut-être est en train
22:40de s'estomper
22:41ce qui est vraiment
22:42le sujet
22:43du marché obligataire
22:44européen
22:45évidemment
22:45du marché obligataire
22:46français
22:47parce que
22:48évidemment
22:48comme l'a dit
22:49Madame Lagarde
22:49tout à l'heure
22:50tous les rendements
22:50obligataires
22:51à travers le monde
22:52ont augmenté
22:53en tout cas
22:54notamment
22:54sur les pays
22:57développés
22:58mais la France
22:59a sous-performé
23:00parce que
23:00il y a le risque
23:02politique
23:02d'une élection
23:03budgétaire
23:04parce qu'on a le budget
23:05donc je crois
23:06c'est avant le 17 décembre
23:08il me semble
23:08faire passer
23:09dans un contexte
23:11d'élections
23:12l'an prochain
23:13avec
23:14alors c'était pas nouveau
23:15mais c'est vrai
23:15que ça fait la une
23:17des journaux
23:17je me souviens
23:18la une du monde
23:19de dire
23:19120%
23:20ou 119 exactement
23:21de PIB
23:23pour la dette
23:24française
23:24avec un déficit
23:25aux alentours
23:26de 5%
23:27d'ailleurs
23:28Madame Lagarde
23:28l'a aussi dit
23:29tout à l'heure
23:30c'est vraiment
23:30les choses
23:31à surveiller
23:31donc voilà
23:32peut-être que si
23:33au sein du marché
23:34obligataire
23:35a privilégié
23:36les Etats-Unis
23:37sur la partie souveraine
23:38par rapport à l'Europe
23:38par contre sur la partie
23:39corporate
23:40sur la partie crédit
23:41d'entreprise
23:42c'est un peu différent
23:42le marché est plus
23:43de qualité en Europe
23:44parce que le marché
23:46s'interroge justement
23:48sur ses financements
23:49en dépenses américaines
23:50et toute cette réaction
23:52de marché
23:53qu'on voit
23:53liée à l'IA
23:54l'a potentiellement
23:56un impact
23:56sur le crédit
23:57que dire d'oracle
24:00qui est à la limite
24:02de la dette
24:03je ne sais plus
24:04comment on le dit
24:04en français
24:04mais la junk
24:05voilà
24:06si jamais
24:06il y avait
24:07une baisse
24:09de la note d'oracle
24:10quel impact
24:10ça pourrait avoir
24:11et sur le investment grade
24:12et sur le high yield
24:13donc voilà
24:14c'est peut-être
24:15la partie du crédit
24:16qu'on va laisser
24:17de côté
24:18pour le moment
24:20on va rester
24:21en tout cas
24:22un petit peu plus exposé
24:24au crédit européen
24:25beaucoup de mouvements
24:27de marché
24:28à surveiller
24:29pour cette fin d'année
24:29pour l'année
24:312027
24:31merci beaucoup messieurs
24:32Nicolas Sopel
24:33stratégiste en chef
24:35de la banque privée
24:36Quintet
24:37et Romain Aumont
24:38économiste et stratégiste
24:39quantitatif
24:40de Natexys IM
24:41merci à tous les deux
24:43d'avoir été sur ce plateau
24:45merci à vous
24:45de nous avoir suivis
24:47et on se retrouve
24:48demain en direct
24:49à midi et demi
24:50sur Bsmart
24:51à midi et demi
24:57pour voir
24:58ce que vous avez
24:58de l'avoir