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  • il y a 2 minutes
Gilles Boyer, député européen Horizons, est revenu, dans l'Heure des pros, sur la campagne présidentielle, dont celle d'Édouard Philippe, qui traverse une phase décroissante dans les sondages : «En janvier, les choses vont se clarifier.»

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Transcription
00:00D'abord, aucune élection ne ressemble à une autre et franchement, les élections présidentielles passées nous enseignent ça.
00:05C'est-à-dire qu'à chaque fois qu'on appréhende l'élection qui vient à la lumière des élections
00:08passées, on se trompe.
00:10Et deuxième chose, nous sommes dans un moment où l'offre de candidats est absolument pléthorique.
00:14Je crois qu'il y a 40 personnalités qui se sont déclarées.
00:18Aujourd'hui, on en a une vingtaine qui sont testées dans les sondages avec à chaque fois une dizaine d
00:21'hypothèses.
00:22Et donc, l'offre n'est pas du tout cristallisée.
00:24Et quand on arrivera en janvier-février, qui est le moment où les Français se plongent dans l'élection, font
00:29leur choix,
00:30font leur sélection, l'offre en présence se précise.
00:32On aura comme à chaque fois 10 ou 12 candidats, j'imagine, à peu près quelque chose comme ça.
00:37Les Français hésiteront entre 1 ou 2 ou 3, mais pas entre les 10, pas entre les 12.
00:41Et l'offre sera clarifiée.
00:43Et à ce moment-là, je suis assez certain qu'on pourra préciser les choses
00:47et que la candidature d'Edouard Philippe pourra à nouveau se préciser et se renforcer.
00:52Ce que vous dites est exact sur les sondages.
00:55Je vous remercie de noter que nous ne sommes jamais prévalus des sondages
00:59dans la phase où ils étaient plus élevés.
01:01Parce que nous en connaissons la fragilité.
01:05Il suffit que 3 personnes changent d'avis dans un échantillon
01:07et tout d'un coup, on a l'impression que c'est un séisme.
01:09Voilà.
01:10Donc, je ne conteste pas la baisse.
01:12Je la mets aussi sur le compte de l'élargissement de l'offre.
01:14Parce qu'évidemment, plus il y a de candidats testés,
01:17et plus la part de chacun se réduit.
01:19Et je suis assez certain qu'en début d'année, tout ça va se préciser.
01:22Il n'y aura pas de primaire.
01:23Il ne souhaite pas une primaire de la droite et du centre, pour faire court.
01:28Écoutez, ceux qui veulent faire une primaire, ils feront une primaire.
01:31Moi, je pense qu'une primaire, elle a pour objectif de rassembler des personnalités politiques
01:35qui ont au moins 80% de valeur en commun et peut-être 20% de différence.
01:40Et une primaire, ça doit correspondre à un engagement des participants
01:44de soutenir sans réserve le vainqueur et de lui apporter ses électeurs.
01:48Aujourd'hui, ces conditions, elles ne sont pas réunies.
01:50Lorsqu'on veut réunir dans une même compétition
01:52quelqu'un qui est le pur produit du macronisme,
01:55qui défend le en même temps, comme Gabriel Attal,
01:57qui veut perpétuer le en même temps,
01:59il a dit qu'il voulait rassembler la droite et la gauche,
02:01et que vous voulez y ajouter David Lissnard,
02:03qui de son côté me semble plus proche d'une certaine union des droites,
02:07comment voulez-vous que les électeurs y retrouvent une forme de cohérence ?
02:10Donc moi, je pose ces questions.
02:11Une primaire, pourquoi faire ?
02:13Et surtout, quel en serait le résultat ?
02:14Et le résultat, c'est une chose, mais surtout l'efficacité
02:17au moment de sélectionner les candidats.
02:20Sous-titrage Société Radio-Canada

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