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  • il y a 1 semaine
Dans son édito du 31/08/2026, Thomas Bonnet revient sur la campagne d'Édouard Philippe pour la prochaine présidentielle.

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Transcription
00:00La politique Edouard Philippe était conviée hier par Gérald Darmanin à Tourcoing, dans le Nord.
00:06Un événement censé entériner le soutien du ministre de la Justice, soutien au candidat Horizon à la présidentielle.
00:12Thomas Bonnet, Edouard Philippe a essayé de se montrer moins rigide qu'à son habitude.
00:17Et qu'est-ce qu'on fait dans le Nord ? On mange des frites.
00:18Oui, c'était effectivement l'objectif d'Edouard Philippe avec des images qui, disons-le, valent mieux que de longs
00:24discours.
00:24Il avait fait tomber la veste, la cravate pour le tablier, vous le voyez, afin de se muer en gérant
00:30de friterie.
00:31Regardez ces images qui étaient donc prises hier à Tourcoing.
00:36Alors les ficelles de la communication sont un peu grosses.
00:38Edouard Philippe, on l'a compris, il veut jouer sur la fibre populaire, du nom du mouvement d'ailleurs, de
00:42son hôte du jour.
00:44Alors c'est pas sans nous rappeler la même scène, version Donald Trump.
00:47Le McDo avait remplacé à l'époque la baraque à frites.
00:51Le tablier était noir, mais l'idée c'est la même.
00:53Ma collègue d'ailleurs, Elodie Huchard, qui était sur place, a noté que Gérald Darmanin s'était chargé de mettre
00:59du sel sur les frites cuites par Edouard Philippe.
01:02Je trouve là une bonne analogie politique des rôles de chacun.
01:06Gérald Darmanin veut relever un peu la campagne d'Edouard Philippe.
01:08Et il veut mettre plus de quantité.
01:09Plus de quantité, plus de sel.
01:10Vous estimez que la campagne d'Edouard Philippe manque de saveur.
01:13C'est un peu fade, c'est un peu fade.
01:15En effet, c'est une campagne sans enthousiasme pour l'instant.
01:18Écoutez bien comment Gérald Darmanin justifie son ralliement à Edouard Philippe.
01:22Notre situation est telle que nous ne pouvons pas nous permettre de nous diviser.
01:27Nous ne pouvons pas avoir plusieurs candidats au premier tour.
01:31Nous devons avoir un seul candidat au premier tour.
01:35Edouard est le futur, je l'espère, chef de famille.
01:40On comprend bien que c'est la position dans les sondages d'Edouard Philippe qui guide les ralliements.
01:44Ses alliés pourraient vanter, je ne sais pas, ses qualités humaines, ses qualités politiques.
01:48Non, il souligne son avance dans les enquêtes d'opinion.
01:50C'est un peu comme si Edouard Philippe était frappé du syndrome du candidat par défaut.
01:54On est passé du meilleur d'entre nous pour qualifier à l'époque Alain Juppé.
01:58Au, c'est le mieux placé pour gagner pour qualifier Edouard Philippe.
02:01Alors, il y a aussi un parallèle qu'on peut dresser d'ailleurs entre Alain Juppé et Edouard Philippe.
02:05Il y a dix ans, pile, Alain Juppé, c'était le grand favori dans les sondages.
02:09On connaît la suite.
02:10Il a été, Edouard Philippe, aux premières loges de la déconvenue de son mentor.
02:14On pourrait donc se dire qu'il a tiré les leçons.
02:16Mais au contraire, on assiste à peu près aux mêmes choses, c'est-à-dire une campagne assez immobile,
02:22avec peut-être cette impression d'être déjà arrivé.
02:24Et alors, il y a une différence quand même, c'est qu'Edouard Philippe ne fera pas campagne dans une
02:28primaire de la droite.
02:30Mais il aurait tort, à mon avis, d'enjamber un peu rapidement ses concurrents.
02:33À vouloir trop temporiser, Edouard Philippe donne parfois l'impression d'être figé.
02:36Il faudrait un peu plus que quelques frites pour casser son image.
02:39Vous voyez beaucoup de similitudes entre Alain Juppé et Edouard Philippe ?
02:42Oui, en fait, ce que je disais, c'est qu'Edouard Philippe, en effet, a vu de près la campagne
02:46d'Alain Juppé.
02:47Et donc, il pourrait avoir tiré les leçons.
02:48Mais il y a un proche d'Edouard Philippe qui me confie il y a quelques semaines
02:50qu'il craignait justement ce syndrome Alain Juppé, ce syndrome de l'immobilisme, de ne pas prendre trop de risques.
02:56Je vous donne un exemple.
02:56Hier, Gérald Darmanin parle de son moratoire sur l'immigration, pour donc suspendre l'immigration de trois ans.
03:01Il est validé par une majorité de Français.
03:03Edouard Philippe dit non, on a besoin d'immigration de travail, on a besoin des étudiants étrangers,
03:07en fait, à trop vouloir être modérés dans la nuance.
03:10Attention à ne pas perdre peut-être son avance.
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