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  • il y a 24 minutes
Le tribunal administratif suspend l'arrêté de la préfecture de police de Paris qui interdisait le parcours de la manifestation parisienne entre Bastille et Nation. Interrogé sur la suspension, par le tribunal administratif de Paris, de l'arrêté de la préfecture de police de Paris qui interdisait le parcours de la manifestation parisienne entre Bastille et Nation, Laurent Nuñez annonce que la préfecture va "faire appel". Audience prévue à 22h ce 30 octobre.

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Transcription
00:00Pourquoi vous n'y voyez pas aussi une volonté de vous protéger ?
00:03De vous protéger des casseurs ?
00:04Des casseurs ?
00:05Ou de protéger aussi les commerçants ?
00:07Ça fait 20 ans que je manifeste, je n'ai jamais été accrissée par un casseur.
00:10Par contre, j'ai trois plaintes à l'EGPN.
00:11Donc moi, c'est plus me protéger de la police que des casseurs, personnellement.
00:14Mais dites pas non !
00:15Mais dites pas non !
00:18On a un gendarme sur ce plateau.
00:19Non, attendez, excusez-moi, juste le mépris.
00:21Parce que là, vous parlez des manifestants.
00:22Quel mépris, madame ?
00:23Je vous ai écouté tout à l'heure, vous avez dit, quand madame Darfeu vous a posé la question,
00:26est-ce que vous allez manifester sur les tracés, vous avez indiqué, vous avez les tracés par ?
00:30Est-ce que vous pouvez me laisser finir ma trace ?
00:32Effectivement, si vous êtes en infraction, la police a fait son travail, madame.
00:36Non, pas les manifestations, je parle de vous.
00:38Je vous ai écouté, madame, tout à l'heure, en venant sur la route, je vous ai écouté vos points.
00:43Vous avez clairement dit sur ce plateau que, lorsque madame Darfeu vous a posé la question,
00:48est-ce que vous allez manifester sur le tracé ?
00:50Vous avez indiqué, non, moi je manifesterai à Paris.
00:53Oui, chère madame, si vous allez manifester là où il y a un couvre-feu,
00:56vous finirez face à des policiers qui vont vous signifier le fait que vous n'êtes pas
01:02dans un endroit où vous pouvez être, point.
01:04Enfin, je dirais à un moment, moi, quand madame Darfeu me pose la question,
01:07est-ce que la décision de justice me plaît ?
01:09Non, elle ne me plaît pas, je suis républicain, je vais réfléchir.
01:11Et si, dans quelques heures, ce tracé est confirmé, c'est comme ça, je m'y plierai.
01:18Je peux répondre, juste par rapport au mépris, moi dans les manifs, il y a mon père qui a plus
01:23de 60 ans,
01:24qui est artisan, qui trime au quotidien et qui est épuisé et qui va manifester.
01:28Moi, quand je vois mon père qui, à une fin de manifestation, est blessé à la tête,
01:31pisse le sang, tombe au sol et que les flics ricanent, l'empêchent de sortir parce qu'on est nassé.
01:36Vous ne savez pas ce que c'est d'être violenté par la police en manifestation.
01:39Donc, il y a un moment, là, vous avez un mépris et mon père ne va pas me dire que
01:42c'est un dangereux casseur,
01:44je ne sais pas quoi.
01:45Donc, oui, j'ai peur de la police.
01:46Je ne parlais pas de votre papa, je parlais de vos propos.
01:47Ce sont des milliers de personnes.
01:49Vous avez peur de la police ?
01:50J'ai peur, oui, et j'ai peur de la propre vie, en fait, en manifestation.
01:53Mais est-ce la bonne solution, du coup, d'aller manifester demain, là où ça n'est pas autorisé,
01:57si vous avez peur ?
01:58Parce que, même quand c'est autorisé, il y a eu, depuis le début du mouvement,
02:028 éborgnés, 5 amputés, 2 visages fracassés, 14, bien sûr, graves,
02:06et 1 mort dans le silence médiatique le plus total.
02:08Et combien de policiers blessés ?
02:10Eh bien, je voudrais bien savoir, d'ailleurs, les vraies blessures,
02:12il me semble qu'il n'y a pas eu de déborgnés.
02:13Non, mais c'est vrai, c'est des faux blessés, les policiers.
02:14Alors, ils se gazent eux-mêmes, ils s'envoient des grenats eux-mêmes.
02:17Je voudrais qu'on entende le chiffre exact des blessures.
02:21Non, des blessures précises.
02:22Parce que, nous, moi, je peux vous dire, les blessures précises.
02:24Vous êtes médecin, donc, du coup, vous allez pouvoir faire un diagnostic.
02:26Non, mais entre un déborgné et quelqu'un qui a un bleu, excusez-moi, il y a une différence.
02:29Alors, pour le coup, on ne sait pas exactement quelle est la nature des blessures de force de l'ordre.
02:33C'est bien le problème, en fait.
02:34Une blessure, c'est toujours une blessure de trop, madame.
02:35Ce qui ne veut pas dire un bleu, excusez-moi, parce que moi, c'est quand même un livre, j
02:38'ai un bleu.
02:39Vous vous rendez compte de la banalisation de la violence physique que vous faites ?
02:42Un bleu, ce n'est pas grave.
02:44Mais pardon, madame, ce sont des pères et des mères de famille.
02:47Ces policiers, vous savez combien ils gagnent, madame ?
02:49Et donc, vous parlez du pouvoir d'achat, mais vous êtes, pardon, vous êtes d'un égoïsme terrible.
02:55Et vous expliquez que finalement, quand une fille va voir son papa avec un petit bleu, ça ne va pas
03:01lui faire quelque chose.
03:02Vous pensez que ces policiers qui ont des enfants, des cœurs qui battent, quand ils voient leurs parents, leur mère
03:08ou leur père avec des bleus,
03:09et vous, vous banalisez ça en disant, mais ce n'est pas grave.
03:12Donc, les trois plaintes à l'IGPN que j'ai, alors donc, pour vous, c'est aussi grave, mais par
03:17contre, un policier qui est papa, lui, ce n'est pas grave.
03:18Je voudrais qu'on entende le pouvoir des policiers.
03:22Non, mais juste, donc les trois plaintes que j'ai déposées à l'IGPN et qui n'ont jamais été
03:25suivies.
03:26Mais madame, je ne suis pas magistrat, ces magistrates ont fait le choix de ne pas suivre.
03:28Donc, les bleus des policiers, c'est que je ne vais pas se démanifester.
03:30Chloé, on en...

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