00:00Alors, on peut peut-être regarder ce qui s'est passé exactement.
00:04Anne-Claire Coudray rappelle à Édouard Philippe qu'il avait évoqué la sur-représentation des jeunes issus de l'immigration
00:10parmi les émeutiers.
00:11Celui-ci répond, il me paraît évidemment constatable que le modèle d'intégration connaît des ratés, connaît des imperfections.
00:19Oui, c'est un euphémisme, on appelle ça.
00:21Et que dans les images que nous avons vues des pillages, il y avait un certain nombre et un nombre
00:26important de jeunes Français,
00:27sans doute que je considère comme Français, issus de l'immigration, ce qui traduit un sujet que l'on doit
00:32regarder les yeux dans les yeux.
00:33Alors, on peut peut-être noter que c'est un tournant, il y a une résolution récente du camp d
00:39'Édouard Philippe d'oser parler du sujet de l'immigration.
00:43On l'a vu, ses soutiens comme Nathalie Doiseau, Maude Bregeon lui ont emboîté le pas,
00:47résultant sans doute de la prise de conscience que sans cet aveu, et sauf à mettre des œillères, vous savez,
00:52sur les yeux des Français,
00:53comme des chevaux de traits, ce qui est en pratique quand même pas très commode à faire,
00:56eh bien, on allait dérouler un tapis rouge à la présidentielle au RN.
01:01Mais Édouard Philippe n'est pas Éric Zemmour, et il faut préciser qu'il n'a pas dit tout ça,
01:05tout attraque.
01:06Il a commencé par des petites courbettes politiquement correctes, des circonlocutions précautionneuses en tournicotant autour du peu.
01:12Donc, il a commencé en disant, le modèle français, fondé sur l'intégration française républicaine,
01:17a produit des réussites exceptionnelles.
01:19Je le sais, je le vois tous les jours au Havre, souvent trop discrète d'ailleurs.
01:23Alors, qu'importe les circonlocutions, vous savez, Jean-Luc Mélenchon, il a trouvé son propos dégoûtant.
01:30Le constat, bientôt, va être décrété dégoûtant.
01:32Il faut comprendre que les circonlocutions, ça ne sert à rien.
01:35Il faut que chacun en prenne son parti.
01:38Et qu'importe aussi, et ça c'est quand même assez fou,
01:41que Jean-Luc Mélenchon lui-même ait reconnu cette origine migratoire.
01:44Mais oui, il a dit implicitement la même chose que Jean-Luc, que Édouard Philippe, pardon.
01:49Il avait accusé M. Lecornu, au début de ses manifestations violentes,
01:54d'avoir ordonné une répression avec une férocité irresponsable à l'arrière-goût raciste évident.
02:01Alors, vous voyez, à trop vouloir traiter tout le monde de raciste, il s'en mêle les pinceaux, Jean-Luc
02:05Mélenchon.
02:06Soit les émeutes ont un lien avec l'immigration, soit elles n'en ont pas.
02:09Mais des deux postulats, il faut en choisir l'un.
02:11Donc, il accuse lecornu d'être raciste quand ses policiers répriment des émeutiers.
02:15On comprend donc que pour lui, il y a un lien avec l'immigration.
02:18Mais quand Édouard Philippe dit qu'il y a un lien avec l'immigration, il est raciste.
02:21Mélenchon a le droit de le dire, pas Édouard Philippe.
02:23Mais la gauche ne s'embarrasse pas de logique.
02:25Ça, il faut vraiment le comprendre.
02:26La logique, c'est comme la vérité.
02:28C'est fasciste et raciste.
02:31Et à propos de vérité et de mensonge,
02:34TF1, qui défend sa journaliste, a raison, a aussi indiqué à l'AFP
02:37que l'entretien, le fameux entretien que, paraît-il,
02:40Jean-Luc Mélenchon, dit-il, a annulé pour ses déclarations dégoûtantes d'Édouard Philippe,
02:45avait été en fait annulé trois jours auparavant.
02:47Vous voyez ?
02:48Donc, le candidat et l'AFP, il avait prévu sa non-venue,
02:52il avait prévenu dès jeudi.
02:54Donc là, il a trouvé le prétexte trois jours plus tard.
02:56Encore une fois, répétons-le, la vérité est fasciste et raciste.
03:00– Sous-titrage ST' 501
03:01– Sous-titrage ST' 501