00:00...
00:07Magnifique !
00:08Un peu de poésie !
00:10Alors je vais être sincère avec vous, je ne sais pas de quoi on parle ce matin.
00:13Ah ! Écoutez, comme tout à l'heure, on a parlé, on a reçu Rejmanehia Poète,
00:17je me suis dit quelle place la poésie est là dans la musique, dans le monde.
00:22Et donc je me suis dit, quels poètes ont été repris ?
00:26On vient d'écouter Léo Ferré qui a repris Les Fleurs du Mal, bien évidemment.
00:30Et évidemment de Baudelaire, là je vous emmène découvrir Lui Saragon, justement, avec Bernard Lavillier.
00:36Tout est affaire de décor, changer de lit, changer de corps, à quoi bon ?
00:40Puisque c'est encore moi qui moi-même me trahis, moi qui me traîne et m'éparpille.
00:47Ceci est un extrait du poème de Lui Saragon, Est-ce ainsi que les hommes vivent ?
00:52Un poème extrait de son rocueil, le roman inachevé publié en 1956
00:56et qui porte en lui les blessures de l'histoire, les désillusions, la violence des hommes
01:01et cette interrogation douloureuse sur notre humanité.
01:04Bernard Lavillier, le chanteur, s'empare de ces mots pour leur donner une nouvelle résonance musicale.
01:10Avec sa voix grave et habitée, il fait entendre toute la colère, la tendresse et la révolte
01:15compte tenu dans les vers de Lui Saragon, une rencontre entre deux artistes
01:20qui partagent une même attention au destin humain, aux injustices et aux fractures du monde.
01:25Moi je buvais tous ici, les hommes vivent, et leurs baisers au loin, les suivent.
01:43C'était un temps déraisonnable, on avait mis les mains aux étables,
01:48on faisait des chats dans le sable, on brûnait les loups, on déchiait.
01:52Tout changeait de pôle, des poules, la vie s'était tellement drôle,
01:56moi je lui tenais mal mon rôle, c'était de décomprouver.
02:26C'est vrai que c'est réussi.
02:29Le texte était déjà magnifique, alors bon, voilà, si on rajoute une jolie musique, effectivement.
02:34Alors on prend la direction de l'Espagne maintenant, là où le poète Federico García Lorca
02:40écrit une valse que des décennies plus tard, un immense musicien allait faire résonner
02:46aux quatre coins du monde.
02:47Et oui, c'est Cohen bien évidemment qui va reprendre ce très beau texte de Federico García Lorca,
02:52bien évidemment poète et dramaturge espagnol, et qui laisse derrière lui
02:56une œuvre profondément marquée par le désir, la mort, l'amour et la liberté.
03:00Parmi ces textes, Pequeno Vals Bienes, extrait du recueil Poeta in Nova York,
03:06qui va connaître une destinée musicale exceptionnelle.
03:09En 1986, Leonard Cohen s'empare de ce poème et l'adapte en anglais,
03:14sous le titre Take This Walls.
03:17Il en compose la musique et lui donne une couleur singulière,
03:20une valse mélancolique presque envoûtante,
03:22où la poésie de Lorca rencontre l'univers grave et sensuel de Cohen.
03:27Le résultat est magnifique.
03:28Les images surréalistes du poète espagnol traversent les frontières
03:32et les langues sans perdre leur mystère.
03:34On écoute Cohen.
03:59Les images surréalistes du poème et l'adapte en anglais,
04:04les images surréalistes du poème et l'adapte en anglais.
04:05Les images surréalistes du poème et l'adapte en anglais,
04:15Les images surréalistes du poème et l'adapte en anglais,
04:35Les images surréalistes du poème et l'adapte en anglais,
04:38les images surréalistes du poème et l'adapte en anglais.
04:45Take this wall, take this wall, take this wall, sit in time.
04:53Marc Cohen, ça, voici, reconnaissable, qui nous a quitté, malheureusement, il y a quelques temps déjà.
04:59Direction de l'Orient, à présent, parce que ça ne s'arrête pas à l'Occident, bien entendu, la poésie
05:05musicalisée, on va l'appeler comme ça,
05:07avec une rencontre entre un poète persan du XIe siècle et une voix qui a marqué à jamais l'histoire
05:15de la musique arabe.
05:16Vous avez reconnu bien, évidemment, Oum Keltoum. Et là, je vous emmène découvrir les Roubaillettes d'Oumar Al-Khiyam, mathématicien,
05:24philosophe et poète persan,
05:25qui est connu pour ces Roubaillettes, donc ces quatre ans qui interrogent le temps qui passe, la fragilité de la
05:31vie, l'amour, le destin et le mystère de l'existence.
05:34Des siècles plus tard, ces vers vont connaître une formidable renaissance dans le monde arabe.
05:39Grâce à Oum Keltoum, en 1950, la grande diva s'associe au poète Ahmed Rami, qui avait traduit et adapté
05:45les quatre ans en arabe,
05:47et au compositeur, bien évidemment, Riyad Sambaté.
05:50Ensemble, il donne naissance à une œuvre monumentale, Roubaillette Al-Khiyam, mais ce ne sera pas le seul poète qu
05:56'elle chantera.
05:56Il y a aussi Abu Firas Al-Hamadani, un poète du XIe siècle.
06:02Elle le chantera en 1964 pour le classique Raka Asiyad-Dame.
06:07On écoute, Oum Keltoum.
06:26On écoute, Oum Keltoum.
06:40...
07:34Sous-titrage FFP.
07:57C'est vrai qu'on l'aurait écouté pendant des heures, comme ça, et d'ailleurs c'est pas pour
08:01rien si ces concerts duraient aussi longtemps, bien entendu.
08:05C'est même presque difficile de s'en séparer tout de suite, parce que la matinale c'est terminé, en
08:11tout cas pour aujourd'hui. Merci beaucoup Ilham Brada, c'était le Coin Culture.