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  • il y a 36 minutes
Dans son roman "Septentrionale", l’écrivain palestinien Karim Kattan raconte la disparition d’un pays sans jamais nommer explicitement la Palestine ou Israël. Un choix littéraire qu’il nous explique où l’imaginaire permet de raconter une expérience universelle : celle de la perte de son chez-soi.

Un livre aussi urgent que bouleversant, couronné du prix du roman français 2026 des Inrockuptibles.
Transcription
00:00C'est un choix que j'ai fait pour plein de raisons, mais peut-être je peux en mentionner une
00:05qui est assez importante pour moi, c'est que le septentrional c'est un récit d'un effondrement, du crépuscule
00:12d'un endroit, et du deuil qu'on peut ressentir quand son chez-soi va disparaître.
00:17Évidemment, ça moi je l'écris bien sûr à partir du fait que je suis palestinien, mais c'est une
00:21expérience aussi qui a de plein de manières différentes et partagé par toutes sortes de gens différents, et donc par
00:26l'imaginaire je pense qu'on peut atteindre une forme de général, en fait on peut aussi lire le livre,
00:32on peut lire le livre et y voir Palestine-Israël, c'est possible, mais on peut aussi y voir une
00:36myriade d'autres situations, et donc pour moi l'imaginaire il permet de détendre en fait l'amplitude du pays
00:42dont il est question.

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