00:00Je donne la parole à Grégoire Doubigny qui est sur le plateau.
00:02Alors il n'est pas membre du gouvernement,
00:05mais j'entends bien cette colère et on entend cette colère à Grégoire Doubigny
00:10lorsque elle dit « mais vous avez dit qu'il n'y a pas de place en prison ».
00:13Ce n'est pas de votre faute, vous êtes en train de reprendre en fait ce que disent
00:17les membres du gouvernement qui eux ont les moyens d'agir et ne font rien, c'est bien cela ?
00:21Effectivement, alors je voudrais dire à cette dame avec ma voix monocorde
00:25que je suis tout à fait d'accord avec elle et que je partage son indignation
00:28et que mon métier justement c'est d'aller voir les responsables politiques de tous bords,
00:32je dis bien de tous bords, pour durcir la législation et pour créer ces places qui manquent
00:37puisque notre rôle c'est évidemment d'analyser, nous ne dépendons pas de l'État,
00:41nous ne recevons aucune subvention publique de l'État, je ne suis pas membre du gouvernement,
00:45mais nous mettons tout en œuvre pour analyser les blocages
00:48et pour ensuite pousser les responsables politiques à dépasser ces blocages.
00:51Et nous allons d'ailleurs dans les prochaines semaines sortir un livre blanc d'une centaine de pages
00:56qui va décrire en détail tous les chantiers qu'il faudra mettre en œuvre sur l'immigration
01:01pour que ces drames cessent et pour que nous passions de l'indignation à l'action.
01:07Oui, et Grégoire Dobény, c'est vrai que ce n'est pas de votre faute,
01:11vous êtes en train d'essayer de trouver des solutions,
01:13non mais bien sûr, vous n'êtes pas au gouvernement,
01:15mais on entend cette indignation et le fait que cette femme se dise
01:18mais voilà, il y a un décalage entre la répétition des actes sur le terrain,
01:25la répétition de ces vies qui sont en danger en France
01:28et une certaine inaction, une certaine lenteur effectivement
01:32que vous pouvez d'ailleurs vous observer autour de vous.
01:35Ah mais oui, bien sûr, il y a ce sentiment
01:38qu'en fait nous tournons en rond depuis des années,
01:42malgré les majorités successives au pouvoir,
01:45malgré les lois qui sont votées,
01:46mais la raison est simple, c'est que nous sommes aujourd'hui
01:48face à un blocage institutionnel avec des droits fondamentaux
01:52qui sont aujourd'hui inscrits dans la Constitution,
01:54dans les traités européens, dans des accords internationaux,
01:57il va falloir dans la grande discussion démocratique
01:59qui s'annonce pour les élections présidentielles 2027,
02:01avoir un programme clair et enfin déverrouiller ces blocages
02:05pour avoir une vraie politique d'immigration,
02:08c'est-à-dire choisir qui rentre et choisir qui part du territoire national.
02:11Merci, peut-être un message WhatsApp ?
02:13Oui, un petit message WhatsApp, Sandra est en colère,
02:15colère que nous partageons tous ces pensées
02:17à tous ces jeunes Français et Françaises
02:19qui sont morts à cause de tous ces OQTF.
02:22Et merci à vous, Christine.
02:23Merci beaucoup, je vous embrasse très fort.
02:25Gabrielle Cluzel, avant de marquer une pause et de recevoir notre invité.
02:28Non, mais je crois que madame a résumé l'indignation générale,
02:30parce que c'est vrai que même l'exposé du constat,
02:33même par ceux qui n'y sont pour rien,
02:35nous indigne, parce qu'on se dit, mais ce n'est pas possible,
02:38ça défie l'entendement,
02:40que nous restions dans une telle situation.
02:42Évidemment, on a eu raison de citer Philippine,
02:44et il y en a d'autres qui ont été victimes de ces OQTF.
02:48Et on se dit, mais jamais le son n'est tiré de rien.
02:52Et pourtant, un simple bon sens dicte des solutions.
02:57Et pour ça, il faut arriver à se détacher des chaînes
02:59qui sont des chaînes de tous ordres politiques, juridiques,
03:02et même psychologiques, qui nous enferment.
03:05Demain, en salle, sort le film Carlo Acutis,
03:09sain pour notre temps, en exclusivité dans le studio d'Europe 1.
03:14Nous recevons la mère de Carlo Acutis,
03:17à Antonia Salsano, tout de suite sur Europe 1.
03:21Et vous pourrez aussi échanger avec notre invité au 01,
03:2380, 20, 39, 21, 11h-13h.
03:26A tout de suite avec Christine Kelly sur Europe 1.