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  • il y a 1 heure
Ce webinaire présente les fichiers climatiques prospectifs élaborés par Météo-France dans le cadre d’une étude commandée par l’ADEME.

Yohanna Micheau, chargée d’études à Météo-France, explique les principes de la modélisation climatique, les données TRACC 2023 et les niveaux de réchauffement retenus pour la France : +2 °C, +2,7 °C et +4 °C.

La présentation détaille la méthode de construction de fichiers horaires pour les huit stations de référence de la RE2020, à partir des projections TRACC et du modèle régional AROME. Elle aborde également l’intégration de vagues de chaleur représentatives, ainsi que les limites et perspectives de ces données climatiques prospectives.

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Transcription
00:05Bonjour à tous et à toutes, je m'appelle Johanna Michoz,
00:09je suis chargée d'études à la direction des services météorologiques de Météo France
00:14et j'ai participé avec Clotilde Dubois, Raphaël Legrand et Céline de Saint-Aubin
00:20à la construction des fichiers climatiques prospectifs.
00:24Je veux bien qu'on passe à la slide suivante, merci.
00:26Donc, le cœur de cette présentation, ça va être de vous présenter notre contribution à Météo France
00:34dans le cadre de l'ARE 2020 avec la construction des fichiers climatiques de référence
00:38et également des fichiers climatiques prospectifs.
00:41Mais avant cela, je vais vous présenter l'établissement,
00:46donc quelles sont les missions de Météo France, en particulier sur le sujet du climat.
00:50Et donc, dans un deuxième temps, je vous présenterai rapidement les principes de la modélisation du climat.
00:58Slide suivant, merci.
01:00Donc, en ce qui concerne les missions de Météo France sur le sujet du climat,
01:05je veux bien qu'on passe, merci beaucoup.
01:06Donc, une mission essentielle de Météo France concerne le maintien de la mémoire du climat,
01:11ainsi que le suivi des évolutions actuelles et futures de celui-ci.
01:15L'activité de l'établissement repose en premier lieu sur la collecte,
01:20le contrôle et l'archivage des observations météorologiques.
01:23Donc, cette tâche est cruciale, car les observations représentent les données d'entrée
01:28pour tout travail en météorologie ou en climat.
01:32Les sources de ces observations sont multiples.
01:35Il y a les satellites, les réseaux de stations de mesure au sol,
01:38les bouées, les radiosondages, les capteurs embarqués sur les avions
01:43ou encore sur les navires.
01:45Et à titre d'illustration, vous pouvez voir sur la droite de la diapositive
01:49une carte qui présente la répartition des stations du réseau de Météo France
01:54à l'échelle du territoire métropolitain, donc les points bleus et rouges.
02:00Donc, Météo France s'attache également à faire progresser les connaissances.
02:04C'est pour cela que l'établissement est impliqué dans de nombreuses activités
02:07de recherche à l'international, notamment sur le climat.
02:11Les actions menées dans les centres de recherche de Météo France,
02:15comme le CNRM, permettent le développement de modèles dont nous discuterons
02:19un peu plus par la suite.
02:21Et grâce à cela, l'établissement est investi dans les exercices internationaux
02:26de modélisation, comme les exercices CEMIP, qui alimentent les travaux du GIEC,
02:30ainsi que dans la rédaction des rapports de ce groupe d'experts.
02:34Donc, le GIEC, c'est le groupe intergouvernemental d'experts pour le climat.
02:39Slide suivante, s'il vous plaît.
02:42Donc, il faut savoir que Météo France s'attache également à mettre à profit
02:47son expertise en climat pour délivrer des services aux acteurs du public et du privé.
02:52L'établissement prend à cœur de sensibiliser le public sur le changement climatique.
02:57Donc, cela passe par des actions de formation, par la publication de contenus
03:02accessibles au grand public sur le site Internet de l'établissement,
03:05ou encore par la participation des agents à des conférences, tables rondes
03:10ou webinaires comme celui d'aujourd'hui.
03:13Météo France contribue aux actions d'atténuation et d'adaptation.
03:16Donc, comme on l'a dit précédemment, son appui a été sollicité dans le cadre
03:22du PNAC 3, qui vise à renforcer la résilience des territoires et des populations
03:27aux impacts du changement climatique.
03:28Donc, une des actions consiste en particulier à la production des données météorologiques
03:34prospectives en cohérence avec la TRAC.
03:37Enfin, Météo France est en charge de la diffusion de l'information climatique et cela passe par
03:42la mise à disposition des fichiers de données brutes exploitables par les utilisateurs via
03:48des plateformes comme DRIAS ou DRIAS-O.
03:51La visualisation graphique du climat récent et des projections climatiques via Climat HD
03:57ou encore la réalisation d'études comme celle sur les fichiers climatiques pour la RE 2020.
04:04Slide suivante, s'il vous plaît.
04:07Donc, nous allons maintenant discuter du principe de la modélisation climatique.
04:11Donc, on va se poser la question de ce que sont les modèles de climat.
04:15Donc, un modèle de climat correspond à un ensemble de programmes informatiques sophistiqués
04:21qui représentent sous forme d'équations mathématiques simplifiées la compréhension
04:25que l'on a aujourd'hui du système climatique.
04:29Donc, cette définition sous-entend à juste titre que le développement et l'utilisation
04:34des modèles du climat font appel à différentes disciplines scientifiques comme la physique,
04:39l'informatique ou les mathématiques.
04:41Dans un modèle de climat, le système climatique est divisé en différentes composantes que
04:47vous pouvez voir schématisées sur cette diapositive.
04:49Donc, il y a l'atmosphère, il y a la biosphère ou la surface terrestre, il y a l'hydrosphère
04:56et la cryosphère ou les glaces de mer.
04:59Donc, le modèle de climat, il est capable de simuler les processus ayant lieu à l'intérieur
05:05de ces sphères comme le déplacement de la chaleur et de l'eau dans l'atmosphère,
05:09le mouvement et le mélange des courants océaniques ou encore les échanges de chaleur
05:14entre la surface terrestre et l'atmosphère.
05:17Slide suivante, s'il vous plaît.
05:20Donc, dans un modèle de climat, l'atmosphère est découpée en mailles,
05:25comme cela est illustré sur la gauche de cette diapositive.
05:29Chacune des mailles du modèle se caractérise par trois dimensions.
05:34Sa longitude, c'est-à-dire sa coordonnée géographique sur un axe d'est en ouest.
05:40Sa latitude, c'est-à-dire sa coordonnée géographique sur un axe nord-sud.
05:44Et son altitude ou sa profondeur.
05:47Le modèle discrétise aussi le temps en pas de temps.
05:51Et donc, une fois lancé par un utilisateur,
05:53le modèle de climat va calculer en chaque maille du globe
05:57la valeur d'une variable et de son évolution dans le temps
06:00en considérant un scénario d'émission de gaz à effet de serre.
06:04Donc, les scénarios d'émission de gaz à effet de serre
06:07correspondent à des trajectoires futures potentielles des gaz à effet de serre
06:11qui sont établis à partir d'hypothèses sur l'évolution de nos modes de vie.
06:15Donc, vous pouvez observer sur la droite de la diapositive
06:19un graphique qui présente plusieurs scénarios
06:21qui sont les scénarios RCP
06:23utilisés dans le cadre du cinquième rapport d'évaluation du GIEC.
06:27Donc, dans les RCP, il y a le pire des scénarios,
06:31le RCP 8.5 qui projette une augmentation des gaz à effet de serre d'ici à 2100.
06:36C'est celui que vous pouvez voir en rouge.
06:38Et il y a le moins pire, le RCP 2.6
06:41qui projette une réduction de nos émissions de gaz à effet de serre.
06:44Il apparaît en bleu.
06:46Diapositive suivante.
06:49Donc, Météo France dispose d'une chaîne de modélisation climatique
06:53que vous voyez présentée sur cette diapositive.
06:56Donc, cette chaîne se compose en premier lieu d'un modèle global
07:00qui couvre l'entièreté du globe
07:02avec une résolution horizontale de l'ordre de 150 km.
07:06Donc, ce modèle est appelé CNRM-ESM2.
07:09Il est utilisé principalement pour l'étude de phénomènes climatiques
07:13de grande échelle, comme l'étude des phénomènes océaniques
07:17El Niño et La Niña, dont on entend régulièrement parler.
07:21Pour des besoins plus spécifiques,
07:23Météo France dispose également de modèles à air limité
07:26ou modèles régionaux.
07:28Ces modèles couvrent une zone spécifique du globe terrestre.
07:31Et donc, on dispose du modèle régional Aladin
07:35à 12 km de résolution horizontale.
07:37Et depuis quelques années, du modèle à convection résolue à Rome
07:41qui atteint 2,5 km de résolution horizontale.
07:45Donc, ce dernier est utilisé notamment pour l'étude de phénomènes locaux
07:49comme les épisodes orageux.
07:51Slide suivante, s'il vous plaît.
07:54Donc, comme évoqué précédemment,
07:56Météo France contribue à la production des données météorologiques prospectives
08:00en cohérence avec la TRAC.
08:01Donc, la TRAC a été présentée précédemment,
08:05mais je vais revenir rapidement quand même dessus.
08:08Donc, elle est basée sur des niveaux de réchauffement
08:10plutôt que sur des horizons temporels
08:11et des scénarios d'émissions de gaz à effet de serre.
08:14Donc, cette nouvelle approche,
08:16elle a été présentée dans le rapport du GIEC
08:19sur les impacts d'un réchauffement mondial
08:21de plus 1,5 degré par rapport à l'air pré-industriel,
08:24qui est l'objectif fixé lors de la COP 21 à Paris en 2015.
08:29Donc, ce rapport utilise trois niveaux de réchauffement global
08:32par rapport à l'air pré-industriel,
08:34le niveau plus 1,5 degré monde,
08:37plus 2 degrés monde et plus 3 degrés monde.
08:40Sauf que, comme l'a dit Marie Carrega précédemment,
08:43le réchauffement climatique n'est pas homogène à l'échelle de la planète
08:46et donc des estimations ont été faites
08:48pour traduire ces niveaux de réchauffement global
08:51en niveaux de réchauffement France hexagonale.
08:53Donc, en France, on dispose donc de trois niveaux de réchauffement
08:59par rapport à l'air pré-industriel.
09:01Il y a le niveau France plus 2 degrés,
09:04France plus 2,7 degrés
09:05et France plus 4 degrés.
09:08Slide suivant, s'il vous plaît.
09:10Donc, le jeu de données de référence pour la TRAC,
09:12qui est développé, qui a été développé par Météo France,
09:16est appelé TRAC 2023.
09:18Il a été construit à partir de 17 couples
09:20de modèles de climat globaux et régionaux,
09:23produits dans le cadre d'un projet appelé Explore 2.
09:26Les données TRAC 2023 sont disponibles
09:29au pas de temps quotidien,
09:30à une résolution horizontale de 8 km.
09:33Elles sont ou seront mises à disposition
09:36sur différentes plateformes
09:37afin d'être directement interprétables
09:39par les acteurs de l'adaptation.
09:40Et donc, pour l'instant, il faut savoir
09:42que vous pouvez disposer de certains indicateurs
09:44sur le portail DRIAS, les futurs du climat.
09:49Donc, je vais vous présenter maintenant
09:51plusieurs diagnostics de changements climatiques
09:54disponibles dans le jeu de données TRAC 2023.
09:57Donc, pour commencer, voici quelques informations
09:59concernant les températures moyennes.
10:01Je vais vous présenter uniquement les résultats médians,
10:04qui sont ceux que l'on observe sur la carte
10:07que vous voyez ici au centre de la figure.
10:10Donc, pour rappel, la médiane du jeu de données TRAC 2023,
10:13c'est le point milieu, entre guillemets, des données,
10:16de sorte que 50 % des modèles simulent
10:19des valeurs inférieures ou égales à la médiane
10:21et 50 % simulent des valeurs supérieures
10:24ou égales à celles-ci.
10:26Donc, pour le niveau de réchauffement,
10:27plus de degrés, on observe peu de variations spatiales
10:31des températures moyennes en France.
10:32À plus de 2,7 degrés, la moitié sud de la France
10:36ainsi que les régions de l'Est
10:37sont affectées par un réchauffement plus important
10:40que les régions qui bordent l'Atlantique
10:43entre la Bretagne et le nord de la France.
10:45Et à plus 4 degrés, on observe que les régions
10:48de haute altitude et les régions montagneuses,
10:51comme les Pyrénées, le Massif central et les Alpes,
10:53connaissent un réchauffement plus important
10:55que les régions de plaine.
11:00Donc, dans cette deuxième partie,
11:02je vais vous parler des températures extrêmes.
11:05Donc, je vous présente sur cette diapositive
11:07un graphique à bulles.
11:09Donc, ce graphique présente sous forme de bulles
11:11les vagues de chaleur qui ont été observées en France
11:14sur la période 1976-2005.
11:17Donc, ces vagues de chaleur sont caractérisées
11:19par leur intensité que l'on peut lire sur l'axe des Y
11:22et leur durée sur l'axe des X.
11:25Comme le montre cette figure,
11:27entre 1976 et 2005,
11:29la vague de chaleur la plus longue
11:30a duré environ 24 jours
11:32et la plus intense, celle de 2003,
11:35a atteint un peu plus de 29 degrés Celsius.
11:38Et donc, dans ce contexte,
11:39on peut se demander ce que projette la TRAC,
11:42le jeu de données TRAC 2023.
11:45Je veux bien... Merci.
11:47Donc, voici un autre graphique à bulles
11:49dans lequel sont présentées les vagues de chaleur
11:51qui sont simulées par le modèle climatique
11:53EC Earth RCA4
11:55en période historique, en gris,
11:58dans une France à plus de degrés en jaune,
12:00à plus de 2,7 degrés en orange
12:03et à plus 4 degrés en rouge.
12:05Donc, cette figure met en évidence
12:07une augmentation de la fréquence d'occurrence
12:09des vagues de chaleur
12:10ainsi qu'une augmentation de leur durée,
12:12intensité et sévérité.
12:15Donc, par exemple,
12:16on observe que les épisodes les plus longs
12:17en période historique,
12:19qui sont de l'ordre de 15 jours,
12:21dépassent 30 jours dans une France
12:22à plus de 2,7 degrés
12:24et 60 jours dans une France
12:26à plus 4 degrés Celsius.
12:28Par rapport à la période de référence,
12:30l'intensité augmente d'environ 3 degrés
12:33dans une France à plus de 2,7 degrés
12:36et d'environ 6 degrés dans une France
12:38à plus 4 degrés.
12:40Donc, on va passer maintenant
12:42donc aux fichiers climatiques.
12:45Dans un premier temps,
12:46je vais vous parler des fichiers climatiques
12:47de référence.
12:48Donc, ces fichiers couvrent
12:50la période historique 2000-2018,
12:52ils sont disponibles à l'échelle
12:54de huit stations définies
12:56comme représentatives
12:57des zones climatiques
12:58de France métropolitaine
13:00par la réglementation environnementale
13:01RE 2020.
13:03Donc, vous pouvez visualiser
13:04sur la droite de cette diapositive
13:08les stations et la zone climatique
13:11auxquelles elles appartiennent.
13:13Donc, il faut savoir que pour chacune
13:16de ces stations,
13:16les fichiers climatiques de référence
13:17se composent d'une liste
13:19de paramètres météorologiques,
13:21notamment la température de l'air
13:23à 2 mètres,
13:23l'humidité relative à 2 mètres,
13:25la hauteur des précipitations, etc.
13:30Donc, diapositive suivante, s'il vous plaît.
13:37Donc, vous pouvez voir sur cette diapositive...
13:41Non, juste avant, s'il vous plaît.
13:46Donc, sur cette diapositive,
13:48je vous présente un exemple
13:49de chronique horaire
13:50de température de l'air à 2 mètres
13:52qui compose le fichier climatique
13:54de la station de Marignane
13:56qui est située en zone climatique H3.
13:59Je n'ai pas la bonne slide.
14:01Oui, Christophe,
14:02c'est la slide suivante.
14:07Petit problème.
14:08Merci.
14:11Super, merci.
14:14Donc, sur cette figure,
14:16vous pouvez voir l'année météorologique type
14:19en condition moyenne
14:21qui apparaît en bleu clair
14:23et l'année avec une vague de chaleur
14:26qui apparaît en bleu foncé.
14:27Donc, je vais vous présenter rapidement
14:30quelques détails sur la méthodologie
14:32qui a été mise en place
14:33pour construire ces années type.
14:34Donc, pour le fichier
14:36représentatif de conditions moyennes,
14:38mois par mois,
14:39les observations les plus représentatives
14:41du climat moyen de 2000 à 2018
14:43ont été recherchées
14:45et les mois sélectionnés
14:46ont ensuite été rassemblés
14:48afin de reformer une année.
14:50Pour le fichier qui contient
14:51un épisode extrême chaud,
14:53un épisode représentatif du climat
14:55de 2000 à 2018 a été inséré
14:57dans l'année météorologique type
14:59en condition moyenne.
15:00Donc, vous pouvez voir
15:01dans le cas de Marignane
15:02que c'est un épisode extrême chaud
15:05qui a eu lieu
15:06lors de la vague de chaleur de 2003.
15:09Slide suivante, s'il vous plaît.
15:18Donc, vous devez savoir cela
15:20mieux que moi,
15:21mais ces fichiers climatiques
15:23de référence sont disponibles
15:25sur le site RTRE Bâtiments
15:27avec le lien cliquable
15:29présenté ici.
15:31Slide suivante, s'il vous plaît.
15:39Slide suivante, s'il vous plaît.
15:40Non, c'est celle juste d'avant.
15:49Il y a un petit lag
15:50pour les deux diapos,
15:51mais ça arrive.
15:53D'accord, je prends un peu d'avance.
15:55Donc, en 2024,
15:57l'ADEME a passé commande
15:59auprès de Météo France
15:59d'une étude complémentaire
16:01à celle réalisée en 2019
16:03sur les fichiers climatiques
16:04de référence.
16:06Et l'objectif de cette étude,
16:07c'était de construire
16:08des fichiers climatiques prospectifs
16:10qui constituent donc
16:11une adaptation des fichiers
16:12climatiques de référence
16:13au climat futur.
16:15Donc, le cahier des charges
16:16de cette étude
16:18prévoyait que les fichiers
16:19climatiques prospectifs
16:21soient basés sur la TRAC.
16:23Sauf que, du fait du pas
16:25de temps quotidien
16:26du jeu de données TRAC 2023,
16:29celui-ci n'était pas suffisant
16:30pour construire
16:31les fichiers climatiques prospectifs.
16:33Donc, pour atteindre
16:34le pas de temps horaire,
16:36nous avons utilisé
16:37de manière combinée
16:38les projections TRAC
16:392023 et des projections
16:41du modèle régional
16:42à Rome.
16:44Slide suivante,
16:45s'il vous plaît.
16:47Donc, sur l'aspect
16:49méthodologique,
16:50la mise en œuvre,
16:51enfin, la méthode
16:51qui a été mise en œuvre
16:52pour la construction
16:54de ces années
16:55météorologiques
16:55type représentatives
16:57de conditions moyennes
16:57se résume comme cela.
16:59Donc, mois par mois,
17:00on a recherché
17:01dans les simulations
17:02à Rome
17:02ce qui ressemble
17:03le plus à ce que l'on
17:04attend dans une France
17:05plus chaude,
17:06selon les données TRAC 2023,
17:07en considérant quatre paramètres
17:10qui sont des paramètres
17:11d'intérêt pour le secteur
17:12du bâtiment,
17:14à savoir la température
17:15de l'air,
17:15l'humidité relative,
17:16le rayonnement solaire
17:17et le vent.
17:18On a ensuite rassemblé
17:20tous les mois
17:20afin de reformer une année.
17:22Donc, cette méthodologie-là
17:23a été mise en œuvre
17:25sur chacun des trois niveaux
17:26de réchauffement TRAC
17:27et pour chaque station
17:28de référence.
17:29Slide suivante,
17:30s'il vous plaît.
17:31Donc, chacune des années
17:32météorologiques type
17:33possède une version
17:34qui comprend
17:35une vague de chaleur.
17:37Donc, dans cette étude,
17:38la vague de chaleur
17:39est vue ici
17:40comme un objet
17:41qui possède
17:42des caractéristiques.
17:43Donc, un début,
17:45une fin et donc
17:46une durée
17:46et une position calendaire,
17:48une intensité atteinte
17:50au plus fort de l'événement
17:51et une intensité globale
17:52intégrée sur la durée
17:54de l'épisode
17:55que l'on appelle
17:55donc sévérité.
17:56Vous pouvez voir
17:57donc ces différentes
17:58caractéristiques
17:59sur la figure à droite
18:00de cette diapositive.
18:02Donc, pour chaque niveau
18:03de réchauffement
18:04et chaque station
18:05de référence,
18:06la vague de chaleur
18:07a été choisie
18:07comme la vague de chaleur
18:09à Rome
18:09dont la sévérité
18:11est la plus proche
18:12de la vague de chaleur
18:14médiane
18:14parmi les 5%
18:15des vagues de chaleur
18:16les plus sévères
18:17du jeu TRAC 2023.
18:19Donc, une fois choisie,
18:21elle a été intégrée
18:21dans l'année type
18:22en condition moyenne
18:23en respectant
18:24le calendrier de survenue,
18:26ce qui n'était pas le cas
18:27dans les fichiers climatiques
18:28de référence.
18:30Slide suivante,
18:31s'il vous plaît.
18:32Ce qu'il faut savoir,
18:33c'est qu'il est un peu difficile
18:35d'observer les différences
18:36entre les chroniques,
18:37surtout si on regarde
18:38les années en condition moyenne
18:41parce que les différences
18:43sont très légères.
18:45Par contre,
18:46si on observe,
18:47si on regarde
18:49les vagues de chaleur,
18:51on observe des différences
18:53assez marquées.
18:55Donc, notamment,
18:55on observe que la vague de chaleur
18:57au niveau de réchauffement
18:58plus 2 degrés
18:59est plus courte
19:00que celle au niveau
19:01de réchauffement
19:01plus 2,7 degrés
19:03et plus 4 degrés.
19:04Et on voit également
19:05que la sévérité
19:07de la vague de chaleur
19:08qui correspond
19:09au cumul des degrés
19:11sur la durée de la canicule
19:12est plus élevée
19:14au niveau de réchauffement
19:15plus 4 degrés
19:16qu'au niveau
19:16plus 2
19:17ou plus 2,7 degrés.
19:24Pour mieux vous montrer
19:26les différences
19:26entre les températures
19:29sur les années
19:30en condition moyenne,
19:31j'ai représenté cela
19:32sous forme de distribution.
19:35Vous pouvez voir en bleu
19:36la distribution
19:37relative
19:39au fichier climatique
19:40de référence
19:41sur la période 2000-2018.
19:43En jaune,
19:44les fichiers climatiques
19:45prospectifs
19:46pour le niveau
19:46de réchauffement
19:47France plus 2 degrés.
19:48En orange,
19:49France plus 2,7 degrés
19:51et en rouge,
19:52France plus 4 degrés.
19:55Il faut savoir
19:56que la distribution
19:56des températures
19:58peut être assimilée
19:58à la fréquence
19:59d'occurrence
20:00des valeurs de température.
20:01Comme vous le voyez ici,
20:03la distribution
20:04de la température
20:05se décale vers la droite
20:07à mesure que l'on considère
20:08un niveau de réchauffement élevé,
20:09c'est-à-dire
20:10vers des valeurs plus chaudes.
20:11Vous voyez bien
20:12qu'entre les différents
20:13niveaux de réchauffement,
20:14la température augmente.
20:17Slide suivante,
20:18s'il vous plaît.
20:18On arrive à la fin
20:20de cette présentation.
20:21Pour conclure,
20:22je vais discuter
20:24des limites
20:25et des perspectives
20:26des fichiers climatiques
20:27prospectifs.
20:28Le cahier des charges
20:29de cette étude
20:30nous a contraints
20:31à construire
20:32les fichiers climatiques
20:32prospectifs
20:33pour les huit stations
20:35de référence
20:35de la réglementation
20:36environnementale
20:37RE 2020.
20:38Cependant,
20:39nous pouvons nous interroger
20:40sur la pertinence
20:41de l'utilisation
20:42de ces zones climatiques
20:43en climat futur.
20:44En effet,
20:45la hausse des températures
20:46devrait entraîner
20:47un changement
20:48dans la répartition
20:49des zones climatiques
20:50à l'échelle
20:51de la France métropolitaine,
20:52notamment.
20:53Et donc,
20:53il pourrait être intéressant
20:55de les revoir
20:55à l'avenir.
20:56Une autre limite
20:57est que cette étude
20:59s'appuie sur
21:00plusieurs projections
21:01TRAC,
21:02mais une seule simulation
21:04à haute résolution
21:05à Rome.
21:06Donc,
21:07il conviendrait
21:07d'augmenter
21:08le nombre de projections
21:09à haute résolution
21:10utilisées
21:10afin de réduire
21:12les incertitudes.
21:15Et donc,
21:15cette limite
21:16pourra être réduite
21:17à l'avenir
21:18grâce à l'utilisation
21:19des données
21:20du socle métropole
21:21qui fourniront
21:22dès 2026
21:24un ensemble
21:24de projections climatiques
21:25à haute résolution.
21:27Et à ce moment-là,
21:29cela nous permettra
21:30d'engager des développements
21:31afin d'estimer
21:32les incertitudes
21:33sur les valeurs
21:33qui composent
21:34les fichiers
21:35climatiques prospectifs.
21:36Enfin,
21:38il faut savoir
21:38qu'aujourd'hui,
21:39nous pouvons envisager
21:40dans un cadre commercial
21:41de produire
21:42ces fichiers
21:43climatiques prospectifs
21:44à l'échelle
21:45d'autres communes
21:46de France métropolitaine.
21:48Donc,
21:48je vous remercie
21:49pour votre attention.
21:50Sur la slide suivante,
21:52passez
21:52les références
21:54bibliographiques
21:55que j'ai utilisées
21:55pour la construction
21:57de ces diapositives.
21:58Et voilà.
22:05sur la slide suivante,
22:06je vous remercie
22:07de la suite.
22:07Sous-titrage Société Radio-Canada
22:08de la suite.
22:08Sous-titrage Société Radio-Canada

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