00:00Ce qui me sidère, si vous voulez, c'est qu'on en soit encore à hurler à chaque fois qu
00:06'un responsable politique
00:07fasse le lien entre la politique d'immigration et la montée des violences dans notre pays.
00:12Je crois qu'il y a un tiers des interpellés qui est de nationalité étrangère.
00:16La quasi-totalité de la délinquance de rue dans notre pays est évidemment liée à notre incapacité à maîtriser l
00:21'immigration.
00:21Bon, écoutez ce qu'avait dit Edouard Philippe sur ce sujet et qui avait fait polémique, entre guillemets.
00:29Nous vivons dans une France qui est crispée, dans une France qui est violente.
00:35Et je suis convaincu que nos concitoyens veulent retrouver l'unité nationale.
00:39Je suis convaincu que nos concitoyens veulent retrouver le visage de la France dont ils sont fiers.
00:43C'est-à-dire une France qui sait intégrer à sa population des gens qui viennent d'horizons incroyablement variés,
00:50mais une France qui est implacable sur le respect de ses valeurs.
00:54Le racisme tue, quel qu'il soit.
00:57L'antisémitisme tue, et nous le savons.
01:00Et il faut donc que nous disions clairement que l'antisémitisme, le racisme, quel qu'il soit, tue.
01:08Le racisme blanc, le racisme anti-blanc a tué Acrépole.
01:11Le racisme, dans toutes ses formes, finit toujours par tuer.
01:17Et la République, ça n'est pas ça.
01:19La République, ce n'est pas la couleur de peau.
01:22La République, ce n'est pas les origines.
01:23La République, ce n'est pas la religion.
01:25La République, c'est vouloir vivre ensemble.
01:28Être rassemblés par des valeurs et par un projet.
01:30Parlons de ces valeurs.
01:32Parlons de ces projets.
01:33Luttons contre le racisme et contre l'antisémitisme.
01:35D'où qu'ils viennent, je le redis.
01:37Et notre pays s'en portera mieux.
01:38C'est intéressant de voir comment cette petite phrase, simplement, d'Édouard Philippe, a déclenché d'abord dans les médias.
01:44Et beaucoup d'hommes politiques suivent les médias.
01:47Aujourd'hui, ils pensent que les médias reflètent la réalité.
01:50Donc, ils s'alignent sur certains médias.
01:52Moi, ce que je trouve très intéressant, c'est que le principal enseignement de cette polémique autour d'Édouard Philippe,
01:56c'est qu'il ne sera jamais adoubé par la gauche.
01:59Il faut qu'il ait bien ça en tête.
01:59Parce que, depuis le début de sa candidature, on comprend qu'il veut à la fois ménager la droite et
02:04ménager la gauche,
02:04dans une hypothèse d'un second tour.
02:06Il n'aura jamais les faveurs de la gauche.
02:08Quoi qu'il fasse, quoi qu'il dise, à chaque fois, on viendra lui chercher des poux.
02:12Parce qu'il y aura toujours deux, trois remarques à faire sur son positionnement.
02:15Donc, qu'il en tire toutes les conséquences.
02:18Et qu'il assume enfin d'être dans le positionnement idéologique qui, à mon avis, est le sien.
02:21De droite, centre-droite éventuellement.
02:23Mais qu'il arrête de vouloir plaire absolument à la gauche et au milieu médiatique de gauche.
02:27Qui, de toute façon, ne lui le rendra jamais.
02:29Oui, mais il pense à une logique de second tour.
02:31C'est-à-dire qu'il pense au coup d'après.
02:33S'il est en effet face à Marine Le Pen, il faut qu'il puisse avoir le front républicain avec
02:38lui.
02:38Et donc, on le vote des personnes de gauche.
02:41En effet, il est fort probable qu'il n'y ait pas de mobilisation de la gauche pour un candidat
02:45du Bloc central en cas de second tour.
02:47Et que personne n'aille voter ni pour Marine Le Pen, ni pour un Édouard Philippe, par exemple.
02:51Mais là où je vous rejoins, c'est qu'en effet, il n'arrive pas à avoir le soutien de
02:56la gauche.
02:56Mais il n'est pas non plus crédible à droite.
02:58Parce qu'il a le bilan qui est le sien.
03:00Donc, c'est pour ça que c'est très compliqué pour Édouard Philippe, en effet, d'avoir une assise solide
03:06et de continuer à percer.
03:08Moi, je pense qu'il y a un vrai sujet, quand même, aussi sur la capacité d'incarnation d'idées
03:14nouvelles.
03:14Et c'est pour ça que David Lissnard progresse dans les sondages.
03:17C'est parce que David Lissnard arrive avec une manière de parler qui est franche, qui est celle de quelqu
03:21'un qui est au contact des Canois.
03:26Il dit Canois, des Canais.
03:28Canois, des Canais, des Canais, c'est bien ça.
03:28Canois, des Canais, des habitants de Cane sont des Canois.
03:30Et de ses administrés.
03:32Et je trouve que c'est rafraîchissant.
03:34Et ça fait du bien, même d'un point de vue démocratique, de pouvoir avoir quelqu'un qui parle de
03:38ce qu'il vit concrètement dans sa ville.
03:39Et ça, ça manque énormément au débat politique aujourd'hui.
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