00:00Alors là, c'est pas un livre personnel, c'est de gouverner.
00:03C'est gouverner, en fait, c'est prendre les Français par la main et leur dire
00:05voilà ce qu'on va faire si jamais vous faites confiance à Marine Le Pen
00:07et du coup, vous êtes chef du gouvernement.
00:10Ça a l'air de vous laisser dubitatif.
00:11Non, moi je pense à Charles de Gaulle en 58.
00:14Quand il est arrivé, de Gaulle, les mesures étaient rudes.
00:18C'était très rude. Il a pris les Français à témoin.
00:20Parce qu'il faut du courage politique, mais il faut aussi du courage civique.
00:24Et les Français n'en ont pas beaucoup du courage civique, depuis des années.
00:27Ils écoutent les marchands de promesses, mais ils veulent rien changer.
00:29La réforme, c'est pour les autres.
00:31Bon, la réforme, c'est pour les autres.
00:33Bon, la retraite, à mon avis...
00:3517 novembre.
00:36Oui, quand je veux bien, la retraite, mais...
00:38Il y en aura pour en parler.
00:40Il faut travailler plus et plus longtemps.
00:42Il faut être plus nombreux à travailler.
00:43Il faut être plus nombreux à travailler, surtout.
00:44Voilà, il faut être plus nombreux à travailler.
00:45Et travailler plus tôt.
00:47Et c'est l'intérêt de notre réforme des retraites, c'est qu'on encourage le travail...
00:49J'entends bien, mais il y a un peu de démagogie, peut-être, de votre part,
00:52sur cet âge de la retraite, de ne pas vouloir le reculer.
00:54C'est un choix de société.
00:55C'est pas de la démagogie.
00:57C'est que nous, on pense qu'effectivement, quand vous avez commencé à travailler
00:59d'entre 17 et 20 ans, vous pouvez partir à la retraite
01:01avec 40 annuités à 60 ans.
01:02Et au-delà, 42 annuités, 62 ans, de façon progressive.
01:05C'est un choix de société.
01:07Il n'empêche que...
01:07Vous savez quel est l'âge du premier job pérenne en France ?
01:1227 ans.
01:13Exactement.
01:13Oui, c'est trop tard.
01:14Non, c'est trop tard.
01:15Donc, en fait, l'intérêt, c'est de conditionner votre âge de départ à la retraite
01:18à votre âge d'arrivée sur le marché du travail.
01:20Et on pense...
01:21Mais je regardais ce qu'a fait De Gaulle.
01:24Le franc, il l'a dévalué.
01:25Donc, de 17% à l'époque.
01:27Donc, le pouvoir d'achat des Français à l'époque, ça a été quand même rude.
01:29Ils l'ont pris.
01:30Il y a eu des impôts...
01:31Vous savez combien étaient les impôts sur les sociétés avec De Gaulle ?
01:34En 58 ?
01:3550%.
01:36Aujourd'hui, je pense que ça doit être à...
01:3825.
01:39À 30.
01:40Oui, je crois que c'est à 25.
01:41Bon.
01:41Il a augmenté les impôts sur les revenus, sur les hauts revenus.
01:46Il y a eu une queue...
01:47Et alors, évidemment, les fonctionnaires n'ont pas été augmentés.
01:49Le prix du blé, par exemple, les agriculteurs, il leur a dit
01:52« Ben, ça n'augmentera pas, etc. »
01:53Ça a été très rude.
01:55Très rude, ce qu'a fait De Gaulle.
01:56Mais il y avait une France qui acceptait ça.
01:59Un courage civique.
02:00Et à côté de ça, il a eu la vision de faire du nucléaire, un bijou français.
02:04Il a lancé...
02:05Un peu après.
02:06Certes, mais il y avait quand même un...
02:08Non, mais ce que je veux vous dire, c'est qu'il y a un courage civique.
02:11Et qu'aujourd'hui, je vous dis, les efforts...
02:13La réforme, c'est pour les autres.
02:14Non, enfin, les Français, il y a un Français sur trois qui est à 100 euros le 10 du mois.
02:20Pascal Proulx, c'est déjà la catastrophe.
02:22Les Français sont exsangles.
02:23Là, il fait froid depuis une semaine.
02:24Donc, maintenant, ils hésitent entre se chauffer, dîner et se balader.
02:28Et on va marquer une pause.
02:30On est déjà très en retard.
02:31Mais il y a des gens qui ne vont pas chez le dentiste.
02:33Beaucoup.
02:34Bien sûr.
02:34Parce qu'ils ne sont pas remboursés.
02:35Bien sûr.
02:36Les lunettes.
02:37Enfin, je veux dire, c'est bien sûr.
02:38Bon, il est 9h50.