00:00Il y a une difficulté pour le gouvernement, c'est qu'il y a eu du retard à l'allumage
00:03et qu'il apparaît aujourd'hui en décalage de phase d'une certaine manière avec le mouvement social.
00:08La date du 17 octobre avait été posée de longue date.
00:11On savait qu'il y avait deux questions qui étaient sur la table.
00:13Depuis le départ, il y avait la question du pouvoir d'achat qui était posée
00:16et notamment la question de l'essence et du diesel.
00:19Et de l'autre, il y avait la colère lycéenne et étudiante qui était en train de monter progressivement.
00:24Le gouvernement aurait pu désamorcer en amont du 17 octobre,
00:27ce qui nous aurait épargné toute la séquence.
00:30Il n'a pas voulu lâcher à ce moment-là.
00:32Mais lâcher quoi ? De l'argent ? Il n'en a pas ?
00:35Lâcher un petit peu peut-être sur le fond.
00:37Parce que depuis, il a bien été obligé non seulement de lâcher,
00:39mais de reconnaître qu'il y avait un problème de fond.
00:41Je parle de deux questions.
00:42La première pour les jeunes de Parcoursup.
00:45La deuxième de la mise en place de la réforme de M. Blanquer au lycée.
00:49Le gouvernement a été obligé de reconnaître les difficultés qu'il y avait dans la mise en œuvre
00:53et de l'un et de l'autre.
00:54Donc il a été obligé de dire qu'il allait falloir reculer.
00:57Il l'aurait fait en amont.
00:59On se serait peut-être évité cet épisode.
01:01De la même manière, sur la question du pouvoir d'achat et de l'essence,
01:05le président de la République a dit qu'il allait débloquer des stocks stratégiques.
01:10Mais tout ça a visé de mi-novembre.
01:13Ce qui fait que les Français n'ont rien vu arriver.
01:15Et donc la colère n'est pas retombée.
01:17Et donc là, cette conférence sociale aujourd'hui tombe un petit peu tard, peut-être.
01:21Si vous pouvez me le permettre.
01:22Et prendre l'interrogation avec quels résultats.