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Pierre Lellouche, ancien ministre et spécialiste des questions internationales, nous éclaire sur l’actualité de la semaine dans #FaceAPierreLellouche, tous les jeudis à 16h30, présenté par Pierre de Vilno.

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Transcription
00:00Également du côté de ce quartier de Paris où à la fois les CRS, les compagnies d'intervention de la
00:10police et de la préfecture,
00:11la BRAVEM, 70 000 policiers et gendarmes déployés sur tout le territoire, vous les voyez à l'image là,
00:17qui sont en train de contenir pour que cette manifestation reste sur la place de la nation
00:23et qu'il n'y ait pas de débordement sur les rues adjacentes, comme l'a dit Reda Bellach tout
00:27à l'heure,
00:28pour que des manifestants n'aillent pas dans d'autres quartiers de Paris pour ensuite faire d'autres débordements et
00:35d'autres tensions,
00:36alors qu'avec le jour qui tombe plus vite avec cette heure d'hiver, c'est bien la crainte que
00:42ces manifestations dégénèrent.
00:45Pierre Lelouch m'a rejoint, bonjour cher Pierre, merci d'être là comme tous les jeudis.
00:50Avant de commencer et parler des Etats-Unis, puisque effectivement Donald Trump a lui-même avoué un échec
00:58dans cette vague bleue des démocrates aux Etats-Unis, la France, je le disais tout à l'heure à nos
01:06invités,
01:07le monde regarde la France, les chaînes de télévision, que ce soit CNN, la BBC,
01:14et si toutes les chaînes d'information du monde ont ces images de la France en boucle,
01:19et évidemment ça n'a rien de bon, ça n'a pas de bonnes conséquences pour nous.
01:24C'est catastrophique d'abord, parce qu'on a vu que Trump s'est carrément moqué de la France en
01:28faisant campagne.
01:30Au Texas quand il a dit n'allez pas en France sauf si vous aimez la révolution.
01:33Voilà, que l'Amérique allait terminer comme ça à cause de l'immigration et différentes choses.
01:40Non, le plus grave c'est que la France est en train de rentrer en récession,
01:44c'est qu'elle est incapable de voter un budget, qu'on a été dégradé par les agences de notation,
01:51et qu'on est dans une situation incompréhensible, comment dire, de paralysie totale du système politique
01:59face à un animal, il y a de problèmes, et probablement à un moment assez proche
02:04où il va falloir venir au secours de la France, c'est-à-dire mettre de l'argent.
02:08Et les gens qui vont mettre de l'argent ne vont pas le faire gratuitement,
02:11ils vont demander aux Français de se serrer la ceinture, et ça va être féroce comme ça l'a été
02:16dans d'autres pays.
02:17Donc je ne comprends pas que la classe politique ne se rende pas compte de l'urgence.
02:22C'est incroyable de voir que le budget a été rejeté par la totalité.
02:27Totalité, c'est sans précédent.
02:30Donc à quoi on joue ? Le président de la République appelle à des magouilles politiques, faites déprimer, etc.,
02:36alors qu'on est dans une situation qui est au bord de l'insurrection,
02:39parce que ces manifestations, elles ont soi-disant des revendications sur, je ne sais pas quoi,
02:46le niveau de vie ou autre chose, mais on voit bien que c'est autre chose.
02:48C'est une situation de chaos entretenue pendant des mois,
02:52qui est en train de sacrifier le travail et la vie de tous les commerçants qui sont sur notre ville.
03:00Plus personne ne veut venir à Paris.
03:02Les annulations de partout, j'entends, les hôtels, les restaurants, c'est catastrophique.
03:07On est à un mois de Noël, et on est barricadé derrière des murs, des palissades de bois.
03:13C'est une horreur, et personne ne reprend le contrôle de cette situation,
03:17alors que la Constitution le permet, et que le bon sens le permettrait aussi.
03:22Donc on ne va pas continuer comme ça pendant des mois, parce que ce serait vraiment une situation...
03:28C'est intéressant ce que vous dites, vous dites que la Constitution le permet,
03:30c'est-à-dire qu'on peut dire stop à ce...
03:32Bien sûr, il y a une loi de 55 sur l'état d'urgence, bien sûr,
03:35qui donnerait des moyens plus importants, le police administratif notamment,
03:38et puis, s'il fallait passer à autre chose, il y a aussi des moyens de passer à autre chose,
03:45au cran au-dessus, je ne souhaite pas, naturellement, mais...
03:47Parce qu'on ne le fait pas, c'est quand même une grande interrogation pour se dire que...
03:52Parce que ce Président est cuit, c'est mort vivant, c'est le drame de cette affaire depuis deux ans.
03:57Il y a deux ans, quand il a perdu la dissolution, c'était la troisième défaite successive.
04:06Il avait perdu une législative, puis l'européenne, puis la législative qui a suivi la dissolution ratée.
04:14Bon, le bon sens, la dignité aurait signifié de partir à ce moment-là,
04:20et de donner une chance au pays, de se donner une nouvelle majorité,
04:22plutôt que ces magouilles du bloc central qui ne mènent à rien,
04:26et qui laissent prospérer une extrême gauche qui est en train de dominer la rue,
04:31en espérant ainsi bloquer le chemin de l'extrême droite, de l'autre côté, le Rassemblement National.
04:38C'est une situation sans précédent depuis la guerre d'Algérie, en réalité.
04:44C'est très très très sérieux ce qui se passe dans le pays.
04:46Alors que vous avez...
04:47Et on est dans une situation où il n'y a plus un sou.
04:49La dernière fois qu'il y a eu un truc comme ça, rappelez-vous, c'était pendant les Gilets jaunes,
04:54Macron, il a sorti 17 milliards d'euros.
04:57Là, les lycéens demandent, allez, donnez-moi 10 milliards,
05:02et puis halte à la sélection, et puis on arrêtera.
05:0510 des lycéens, les syndicats, c'est encore autre chose.
05:07On a promis 4 milliards sur le bâti, déjà, plus 1 milliard pour les infrastructures,
05:12donc 5, je ne sais pas où est-ce qu'on va les sortir.
05:14Je ne sais pas où ils vont les trouver.
05:15Et puis là, comme vous le voyez sur les images, il va falloir réparer les dégâts,
05:20on n'ose pas demander aux casseurs.
05:22On brûle des lycées, mais qu'est-ce que ça a à voir avec le droit de manifester,
05:26de brûler des lycées ?
05:27Mais qu'est-ce que ça a à voir ?
05:28Le droit de manifester, c'est très bien, encore faut-il que, d'abord,
05:32que ce soit encadré, comme ça l'a été par le passé.
05:34Là, on voit bien que tout ça est en marche vers le chaos,
05:38et que dès que ça s'arrête plus ou moins, le chaos va prendre toute sa place dans Paris.
05:43Mais c'est catastrophique pour le pays.
05:44Alors, évidemment, les Américains, Trump, on a fait des gorges chaudes,
05:49le ministre des Affaires étrangères français a dit que ce n'était pas bien,
05:53et qu'ils sont très contents que Trump ait perdu,
05:56parce que Macron avait dit « comment osent-il faire campagne sur le dos de la France ? »
06:01Le dos de la France, c'est lui qui l'a causé, le dos de la France.
06:04Il n'est pas là par l'effet du Saint-Esprit.
06:06Il y a beaucoup de gens qui souffrent, il y a une grande précarité,
06:09il y a beaucoup de gens qui ont du mal à boucler fin de mois,
06:11il y a un problème de la jeunesse qui cherche son avenir,
06:14et ce n'est pas Parcoursup et le Bac pour tous qui va donner la réponse.
06:18Il n'y a aucune réponse à des questions de fond.
06:20Donc, les gens sont dans la rue, il y a des agitateurs professionnels qui en profitent,
06:24et puis il y a ceux qui descendent des banlieues pour faire leur shopping de Noël.
06:29Donc, il faut que ça s'arrête.
06:31C'est grave parce qu'encore une fois, nous sommes complètement ruinés,
06:35qu'on va avoir besoin de trouver de l'argent,
06:39et donc la BCE va arriver, mais avec des conditions épouvantables, il faut le savoir.
06:43Et ça nous pend au nez.
06:44Ça nous pend au nez.
06:46On va parler effectivement des États-Unis tout de suite,
06:49alors que vous voyez ces images, et si vous le voulez bien,
06:52dès qu'il y a effectivement un événement important, bien sûr, nous irons sur place.
06:55Nos équipes sont toujours mobilisées.
06:58Là, vous avez Toulouse à droite et la place de la Nation,
07:01en tout cas la fin du cortège qui arrive, place de la Nation, sur la gauche.
07:04Et donc, nous irons.
07:05À propos de la BCE, c'est assez intéressant, parce que ça m'intéresse de savoir
07:09comment est-ce que vous avez apprécié, reçu, cette petite vidéo de Christine Lagarde,
07:15alors qu'en fait, elle avait un pansement sur la...
07:18Ce n'est quand même pas le meilleur moyen de dire, voilà, je quitte la BCE,
07:21maintenant je vais mes données.
07:22Pourquoi une vidéo, ça ?
07:23Est-ce qu'il y a beaucoup de...
07:24Il y a une petite musique, en tout cas, dans certains milieux,
07:27qui disent, mais vous comprenez, elle se prépare,
07:29parce que si la France va très très mal,
07:30et qu'à un moment donné, il va falloir envoyer les agents de la BCE
07:34pour faire le ménage là où les politiques n'ont pas su le faire en France,
07:37on va envoyer Christine Lagarde en émissaire.
07:39Oui, qui jouera une sorte de rôle de Jeanne d'Arc,
07:43elle connaît tout ce monde-là par cœur,
07:45elle sera là pour amortir...
07:46Donc c'est une hypothèse ?
07:47Moi, je la considère comme possible, oui.
07:51Elle a cette expérience internationale dans les milieux de la grande finance internationale
07:55qui, au moment d'une crise comme celle-là,
07:57elle peut servir d'amortisseur, si j'ose dire.
08:01Bon, on verra.
08:01Et compte tenu de l'émiettement de ce qu'on appelle le bloc central,
08:05elle a peut-être une carte à jouer entre les deux favoris actuels,
08:11c'est-à-dire Mme Le Pen et Jean-Luc Mélenchon.
08:13Elle a peut-être cette carte à jouer.
08:15Alors, parlons des États-Unis, et parlons aussi des conséquences,
08:18parce que, en fait, tout avait commencé par le tourbillon Trump,
08:22le Groenland, le Venezuela, l'annexion du Canada,
08:26et puis finalement, voilà ce résultat pour les démocrates.
08:31qui, eux, ont fait le ménage aussi chez eux.
08:33Alors, Trump, il perd pour s'auto-infliger.
08:36Il lui-même avait dit que le président des États-Unis
08:39devait arrêter les guerres sans fin et s'occuper du pouvoir à achat.
08:42Bon, ben, qu'est-ce qu'il a fait ?
08:43Il a fait exactement l'inverse.
08:45Il a engagé l'Amérique dans une guerre ratée contre l'Iran,
08:49qui a provoqué un choc énergétique mondial
08:52et le doublement des prix du pétrole et de l'énergie aux États-Unis.
08:56Résultat des courses, le petit peuple qui avait voté Trump,
09:00le milliardaire, ben, il est cocu et la guerre est très impopulaire.
09:05Donc, il perd pour des raisons qu'il avait lui-même identifiées.
09:09Ajoutez à cela un certain nombre de travers incroyables,
09:13notamment les conflits d'intérêts multiples de lui-même et de sa famille,
09:18qui utilise la politique étrangère comme le moyen de gagner beaucoup d'argent.
09:212 milliards d'euros l'année dernière, quand même.
09:25Et puis, par moments, on s'interroge sur son état mental.
09:31Quand on passe son temps à discuter de l'arche grandiose qu'il veut construire,
09:37le dernier discours de sa campagne, c'était sur le plan d'eau devant le Lincoln Memorial
09:42pour dire combien il avait, lui, travaillé pour que les algues soient nettoyées.
09:47Ensuite, il a expliqué qu'il avait changé l'herbe devant la Maison-Blanche
09:50parce que l'herbe, c'est comme les humains, ça meurt, donc il faut changer l'herbe.
09:53Donc, il parle de son héliport devant la Maison-Blanche.
09:56C'est surréaliste.
09:58Le soir, d'une défaite majeure.
10:01Mais, bon, il est comme ça, Trump.
10:03Maintenant, à la différence du système constitutionnel français,
10:08Trump n'est pas mort.
10:10Le président de la République française, on l'a dit tout à l'heure,
10:12dès lors qu'il n'a pas de majorité parlementaire, il est impuissant.
10:16On rebascule dans un système parlementaire.
10:18Sauf que cette fois-ci, malheureusement, il n'y a plus de majorité.
10:21Mais pendant les cohabitations, sous Mitterrand, par exemple,
10:25il y avait une majorité de droite, le pays était tenu par la droite.
10:28Et l'inverse, sous Jospin, quand Jospin était le premier ministre de Chirac.
10:32Ça fonctionnait comme ça.
10:33Aux États-Unis, quand le président perd les deux chambres,
10:36il continue à gouverner par décret.
10:39Il n'est bloqué que sur la partie financière, c'est important.
10:43C'est le vote d'une douzaine de lois budgétaires.
10:46Ça a un impact, bien sûr.
10:48Mais, en fait, même sur les droits de douane, si on regarde bien,
10:53alors que la Cour suprême vient de rappeler que c'est le Parlement qui a le droit de taxer,
10:59donc c'est lui qui tient les droits de douane,
11:01en vérité, il y a des exceptions.
11:03Il y a des sections qui sont réservées à la sécurité nationale
11:06ou aux manœuvres non loyales des adversaires des États-Unis.
11:11Et dans ce cas-là, le président peut maintenir les droits de douane.
11:14Donc, les droits de douane, à mon avis, il ne les changera pas,
11:16ni vers l'Europe, ni vers l'Asie, ni vers le Canada ou le Mexique.
11:21Je n'y crois pas.
11:22Après, il reste les questions stratégiques.
11:25Et les guerres.
11:25Alors, les guerres, il faut quand même les financer.
11:27Et là, le Parlement a un certain pouvoir.
11:32Le Congrès.
11:32Donc, il faut voir ce qui va se passer.
11:34La rumeur publique, c'est qu'il serait sur le point d'attaquer à nouveau en Iran.
11:39En profitant de cet espace de deux mois avant l'installation du prochain Parlement,
11:44le prochain Parlement ne lui fera aucun cadeau.
11:45Vous allez voir des actions dans tous les sens,
11:47de destitution du ministre de la Défense,
11:50des actions en tout genre contre Kouchner, son gendre,
11:54et les affaires de Kouchner.
11:57J'arrête Kouchner.
11:58Et puis, sur la guerre...
11:59Je ne suis pas Bernard, c'est pour ça que je...
12:00Je faisais quand même une précision pour ceux qui se disaient
12:04« Mais qu'est-ce qu'il fout là ? »
12:05Vous avez raison.
12:06Oui, vous avez raison.
12:09Voilà, j'étais sur le point encore de faire une blague.
12:11Non, on va s'arrêter là.
12:12Non, on va s'arrêter là.
12:14Mais en tout cas, sur la guerre, il est embêté parce qu'il faut la financer.
12:18Voilà, donc il serait tenté de la finir,
12:22de prendre cette revanche et de dire...
12:25Le problème, c'est qu'il n'est pas du tout sûr
12:29que s'il recommence des frappes, qu'il aboutisse à renverser le régime de Téhéran.
12:34À mon avis, c'est même l'inverse parce que du côté de Téhéran,
12:36ils sont archi, archi prêts à subir une nouvelle attaque.
12:40Et on a vu le jour même du vote,
12:42qui coïncide avec le 47e anniversaire de l'affaire des otages américains,
12:47souvenez-vous, de l'ambassade des États-Unis.
12:49Alors, à Téhéran, il y a deux jours, ils ont brûlé des drapeaux israéliens et américains.
12:54Ils ont mis un énorme panneau disant qu'ils allaient tuer Donald Trump.
12:59Et on est dans cette situation.
13:01Donc, à mon avis, il n'y a plus de chance qu'ils redémarrent la guerre.
13:05Mais il y a d'autres gens qui sont très bien informés,
13:07qui pensent le contraire.
13:08Donc, je ne sais pas ce qu'il y a.
13:09Alors, allons faire un tour du côté, pardonnez-moi, de la Place de la Nation,
13:12puisque c'est là que le cortège parisien afflue.
13:16Nos collègues sont sur place.
13:17Racontez-nous.
13:19Oui, exactement.
13:19Les premiers manifestants sont arrivés ici, Place de la Nation.
13:23Il faut savoir que la place est vraiment extrêmement encadrée par les forces de l'ordre.
13:27Il y a des CRS tout autour de la place,
13:28et même qui cadrillent l'intérieur de la place.
13:30C'est-à-dire que les manifestants ne peuvent pas accéder à l'intérieur de la Place de la Nation.
13:34Donc, ils sont sur le rond-point tout autour.
13:36Alors, ce qu'on observe ici, c'est des champs antifascistes.
13:40On a vu quelqu'un que j'ai de la CGT avec un drapeau palestinien.
13:44Donc, voilà, c'est l'ambiance qui règne ici.
13:46Pour l'instant, c'est à ses bonnes enfances.
13:49Et en fait, c'est autour, au-delà des revendications,
13:52parce qu'on a vu quelques panneaux avec des revendications pour l'éducation.
13:54On en voit un.
13:55C'est vrai qu'on en voit peu.
13:56C'est surtout des revendications antifascistes propres à l'extrême gauche.
14:02Et voilà.
14:02Donc, pour l'instant, ça se passe dans le canne.
14:03C'est extrêmement encadré avec, je vous le disais,
14:06tous les CRS autour et à l'intérieur de la place.
14:09Pour éviter que les manifestants assiègent un petit peu la place de la nation.
14:14Si beaucoup cherchent...
14:15Dites-moi ce que fait la CGT avec un drapeau palestinien.
14:18Oui, c'est ce que j'allais vous dire.
14:20Un drapeau aux bolivariens vénézuéliens pour protéger contre l'impérialisme américain.
14:24Je veux bien.
14:25Ou Cuba, la malheureuse Cuba qui est en train de crever de faim,
14:28mais qui a encore un régime communiste.
14:30Je veux bien que la CGT soit cohérente idéologiquement.
14:33Mais que vient faire Gaza ?
14:36Même pas l'Organisation de libération de la Palestine, qui est reconnue.
14:40Mais Gaza, c'est quand même encore tenu par les gens du Hamas.
14:44Donc qu'est-ce que ça vient faire ?
14:46Mais est-ce que les manifestants, pour certains, comprennent le conflit ?
14:50Est-ce qu'ils comprennent de quoi il s'agit exactement ?
14:53Il s'agit là, c'est comme le collègue qui dit à l'instant,
14:56des manifestations antifascistes.
14:58Qu'est-ce que ça veut dire aujourd'hui, antifascistes ?
15:00Tous ceux qui ne sont pas d'accord avec eux sont des fascistes par définition.
15:03Donc on est quand même dans une situation assez compliquée.
15:06Vous avez vu comment a été traité Glucksmann ?
15:08Qui a été sorti de la manifestation.
15:10D'abord hué, ensuite sorti, et ce n'est pas la première fois d'ailleurs.
15:14Donc là, il y a des gens qui ont envie de rejouer 1793.
15:18Il manque juste la guillotine, mais ils l'ont sorti par le passé.
15:22Ils vous parlent d'éradiquer des chaînes de télévision,
15:25des organes de presse, des journalistes qui ne pensent pas comme eux.
15:28Mais c'est ça le fascisme, le vrai fascisme, c'est l'intolérance.
15:30C'est l'absence de dialogue et l'intimidation par la violence.
15:34Et c'est ça qui se passe, la violence.
15:36Violence contre les journalistes,
15:38violence contre les gens qui ne sont pas d'accord,
15:39et violence contre ces malheureux commerçants
15:41qui gagnent leur vie.
15:43Et moi, ça me fend le cœur quand je vois des gens
15:45qui n'ont que ça, qui ont travaillé toute leur vie,
15:47qui voient leur stock disparaître,
15:50qui ne vont pas être remboursés.
15:52Je discutais l'autre jour avec une pharmacienne
15:54qui me disait qu'elle avait
15:578000 balles de panneaux
16:00et à chaque fois qu'il faut les démonter en paix,
16:03c'est 600 euros de plus.
16:04Qu'elle était assurée à hauteur de 14 000 euros
16:07pour un stock chez elle de 400 000 euros.
16:10Donc, si la pharmacie est braquée
16:12et que quelqu'un s'en va avec les 400 000,
16:14elle n'est pas remboursée, l'entreprise est en faillite.
16:17On est chez les fous, là.
16:19Qu'est-ce que ça a à voir avec le niveau de vie ?
16:24Et vous avez raison de dire que les manifestants,
16:27aujourd'hui, sont violents,
16:29que les journalistes sont attaqués
16:30et que pendant ce temps,
16:32il y a une pétition contre plusieurs chaînes,
16:36dont la nôtre, en particulier la nôtre,
16:39et que, à cela, d'abord la ministre de la Culture,
16:44devant la représentation nationale,
16:48a dit qu'un débat était légitime
16:50et qu'il va y avoir un débat à l'Assemblée nationale là-dessus.
16:53– Venant de la part d'une ancienne journaliste.
16:55– Venant de la part de celle qui a été journaliste au point.
16:58– J'ai connu à l'époque où j'étais éditorialiste au point,
17:02au début de ma carrière,
17:03j'avais le grand plaisir à travailler
17:04avec des gens merveilleux comme Claude Imbert.
17:08Madame Pégard était journaliste au point
17:11et Madame Pégard, aujourd'hui, est ministre de la Culture,
17:13ne défend pas les journalistes.
17:15C'est quand même consternant.
17:16– En tout cas, nous allons retourner place de la nation
17:19du côté, justement, du cordon de CRS.
17:22Collègues, racontez-nous.
17:23– Oui, nous sommes juste à côté d'un cordon de la Bravem,
17:28vous la voyez.
17:28Ils sont positionnés au coin d'une rue,
17:33entre la rue du Faubourg Saint-Antoine
17:36et la place de la nation.
17:37Ils sont accompagnés également de forces de police
17:41et des gendarmes aux villes
17:42qui faisaient l'ouverture du cortège tout à l'heure,
17:45qui sont décasqués.
17:46Mais on voit quand même, malgré tout,
17:48que toutes les forces de police qui pourraient intervenir,
17:51elles sont prêtes à s'engager place de la nation.
17:56Les gens continuent d'arriver place de la nation.
17:58Ça fait une demi-heure maintenant que l'avant du cortège est arrivé.
18:02Donc, le cortège n'a pas fini d'arriver.
18:05Mais tout le monde est prêt, en tout cas,
18:07s'il faut intervenir dans les prochaines secondes.
18:09Vous voyez donc les forces de police et puis surtout la Bravem,
18:13les policiers motorisés qui sont très mobiles.
18:20Justement, de CNews qui est placé,
18:23accorté du cordon de CRS sur cette place de la nation
18:27où il y aura la fin de ce cortège
18:30qui était parti de la République
18:32alors qu'il y avait eu un itinéraire Bastille-Concorde
18:35qui avait été refusé par la préfecture de police.
18:38Et malgré ça, il y a quand même eu des tensions
18:41sur la rue de Rivoli tout à l'heure.
18:4470 000 policiers et gendarmes qui sont mobilisés.
18:47On demande, Pierre Lelouch, à 70 000 policiers et gendarmes
18:51d'être présents désormais à chacun de ces jours.
18:55Que ce soit le samedi, maintenant on est jeudi,
18:57peut-être qu'à un moment donné ça va être un mardi,
18:5970 000 qui aient des vacances, des congés, des quoi que ce soit.
19:03Je veux dire, les forces de l'ordre,
19:04à un moment donné, pour qu'ils soient efficaces,
19:06il faut qu'ils soient aussi reposés.
19:08Voilà aujourd'hui l'état du pays
19:10et ces 70 000 policiers et gendarmes qui sont mobilisés
19:13parce que quand Emmanuel Macron est allé à Marseille,
19:16il a dit que le 24 octobre était désormais le modèle.
19:20Et le modèle, c'est 70 000 policiers et gendarmes.
19:21Le modèle, c'est quand ça s'arrête.
19:23C'est une France apaisée,
19:25pas une France qui est en train de sombrer dans n'importe quoi.
19:29C'est invraisemblable ce que dit le président de la République.
19:32Invraisemblable.
19:32Le modèle n'est pas le 24.
19:34Le modèle, c'est la manifestation tranquille,
19:38style 1er mai de l'époque,
19:40encadré par le service d'ordre de la CGT.
19:43La police regarde,
19:44les gens ont le droit de manifester.
19:46C'est clair, net et précis,
19:47ça s'arrête, on rentre chez soi.
19:48Là, on n'est pas du tout dans cette épure.
19:50On est dans une épure de chaos,
19:52de création d'un chaos permanent dans le pays
19:54au moment où le pays est extrêmement affaibli,
19:58affaibli,
19:59aux mains de la finance internationale,
20:01il faut appeler des choses comme ça,
20:03parce qu'ils nous donneront de l'argent
20:05ou ils ne nous donneront pas.
20:06Ça, c'est intéressant.
20:06Il va falloir demander,
20:08mais regardez comment ça fonctionne
20:11le système de la BCE en cas de crise.
20:13C'est de l'argent que mettent les autres États
20:15pour aider un État membre de la zone euro.
20:20Mais ça revient à quoi ?
20:21Ça revient à demander aux chauffeurs de taxi de Berlin
20:24de bien vouloir payer la retraite
20:26du chauffeur de taxi de Paris.
20:28Mais il n'en a rien à faire,
20:29le chauffeur de Berlin ou l'ouvrier de Berlin.
20:32Il a ses propres problèmes.
20:33Il y a un gouvernement très faible dans ce pays-là aussi
20:36qui va direct à une crise au mois d'avril.
20:39Si vous voulez, ce qui frappe,
20:40et on va terminer sur une note internationale,
20:42mais qui n'est pas gaie du tout,
20:43quand on regarde la situation américaine,
20:45c'est-à-dire un système de canard boiteux,
20:48lame duck, comme ils disent là-bas.
20:50Une cohabitation enchaînée.
20:51Oui, si on veut.
20:53Une cohabitation instable avec un président instable
20:56et une chambre où il y a des forces nouvelles
20:58qui se manifestent,
21:00notamment de gauche dure aux États-Unis
21:02pour la première fois depuis les années 50.
21:04Donc vous avez une incertitude massive sur le plan politique
21:08de ce côté-là de l'Atlantique
21:10et vous traversez l'Atlantique,
21:11vous tombez sur quoi ?
21:12La situation française qui étonne le monde entier
21:16par la crise, la profondeur de la crise
21:19et la ruine économique.
21:20Une Allemagne qui ne va pas bien du tout
21:22et une coalition qui ne tient pas,
21:24qui ne tiendra probablement que jusqu'aux élections
21:27du mois d'avril.
21:28Une situation en Angleterre qui est guère mieux.
21:31En Espagne, une situation aussi extrêmement bousculée.
21:35Un problème migratoire qui touche toute l'Europe
21:37et un problème économique qui la touche aussi.
21:39Donc jamais depuis un demi-siècle,
21:43et ça fait beaucoup d'années que je travaille sur ces questions,
21:45je n'ai jamais vu une situation
21:47d'aussi grande faiblesse des deux côtés de l'Atlantique.
21:50C'est ça votre note positive ?
21:51Non, non, je n'ai pas dit positif.
21:52En tout cas, je voudrais qu'on aille rejoindre
21:56nos collègues sur le boulevard Voltaire à Paris
21:59où effectivement le cortège se poursuit
22:01pour arriver place de la Nation.
22:09Direction place de la Nation,
22:11il y a encore plusieurs personnes qui sont place de la République,
22:15plusieurs milliers de personnes qui attendent
22:17de marcher direction place de la Nation.
22:21Énormément de monde dans ce boulevard qui est très long.
22:25Ce qui nous a vraiment marqué avec mon collègue sur place,
22:28c'est ces nombreux agents de sécurité privés
22:31qui se trouvent devant les enseignes de magasins,
22:34des magasins qui se sont barricadés,
22:36mais qui ont tout de même fait appel
22:38à des agents de sécurité privés
22:40qui sont là pour éviter les pillages,
22:42pour éviter de nouvelles dégradations,
22:44puisque c'est déjà un boulevard
22:46qui a été victime le 17 octobre
22:48de nos guillages,
22:49qui portent encore les stigmates
22:51de cette mobilisation,
22:53de ces mobilisations qui durent depuis plusieurs semaines.
22:56Alors vous le voyez dans ce cortège,
22:57tout se passe bien,
22:59les agents de sécurité des syndicats
23:01prennent bien évidemment les choses en main,
23:03puisqu'ils sont nombreux à assurer la sécurité du sortège.
23:07C'était notamment le compromis demandé par Laurent Munez,
23:12c'était une sorte de garantie pour le ministre de l'Intérieur,
23:14qu'il y ait ce service de sécurité important
23:17pour organiser cette manifestation,
23:19notamment sur quelques itinérats
23:21qui passent dans le centre de Paris.
23:24Vous le voyez donc,
23:24c'est milliers de personnes qui défilent
23:26et qui progressent en direction de la place de la nation.
23:29On espère une dispersion
23:30qui se passera dans de bonnes conditions.
23:34Oui, c'est effectivement à la tombée de la nuit.
23:37Merci beaucoup collègues
23:38que la crainte est plus grande
23:39et comme elle le disait,
23:41il y a effectivement ces commerçants
23:43qui ont demandé à des agents de sécurité
23:45qui ne sont pas gratuits,
23:48qui ne sont pas du tout prêts en considération
23:50par les assurances.
23:52Votre pharmacienne est dans ce cas-là.
23:55Exactement, c'est la ruine des rues entières
23:58qui sont condamnées.
24:00Alors imaginez,
24:02des touristes ne viennent plus,
24:03si c'est pour voir Paris dans cet état-là,
24:04les gens ne viennent plus.
24:05Il y a des détournements d'ailleurs,
24:07des petites blagounettes
24:08qui circulent sur les réseaux sociaux
24:10qui sont en fait,
24:11c'est de la tragicomédie.
24:12Ou de l'interférence extérieure,
24:14ce n'est pas exclu non plus.
24:14Oui, alors aussi,
24:16mais vous avez quand même...
24:17Il y a des gens qui vont profiter
24:18de ces situations
24:20de grandes vulnérabilités
24:22pour essayer de les aggraver.
24:24Ah oui, avec effectivement...
24:25On n'a pas que des amis à l'extérieur.
24:27On n'a pas que des amis à l'extérieur
24:29et en tout cas, effectivement,
24:30c'est ces agents de sécurité privée
24:32maintenant qui coûtent de l'argent
24:33et qui, comme le disait
24:36notre collègue sur place,
24:38voilà, c'est la norme aujourd'hui,
24:40c'est le modèle,
24:41au lieu, comme vous le disiez,
24:43de faire référence à quelques textes
24:46qui permettraient de mettre fin
24:48à la, pour appeler la chianlie,
24:50c'est ce que disait quand même
24:51un grand homme dans ce pays.
24:53Oui, une partie comme ça,
24:55il va falloir probablement passer
24:57par l'état d'urgence.
24:59Et il faut absolument remettre en place
25:02la loi anticasseur abolie par Mitterrand,
25:05la loi de 70,
25:06abolie par Mitterrand 82,
25:09qui permettait de bloquer,
25:12d'inculper tous ceux
25:13qui sont liés à une opération de violence
25:15au lieu de les chercher un par un
25:16et de ne pas les punir,
25:19ce qui est le cas aujourd'hui.
25:20Donc ça ne fonctionne pas.
25:21Aujourd'hui, on a un système pénal
25:22qui ne fonctionne pas
25:23par rapport à la hauteur
25:26des provocations,
25:27de déstabilisation.
25:28C'est une déstabilisation
25:29de la République qui est en cours.
25:31Il faut appeler un chat un chat.
25:32Alors, à Toulouse,
25:33vous voyez sur la droite de l'écran,
25:35on a mis en place deux engins.
25:38D'abord, le blanc,
25:39c'est le lanceur d'eau.
25:41Et d'ailleurs, il est en place,
25:42il lance de l'eau juste derrière lui.
25:45J'ai cru repérer un centaure
25:46également de la gendarmerie.
25:48Donc voilà, action à Toulouse
25:50avec ses canons lanceurs d'eau
25:54de la gendarmerie.
25:56On a vu ce que ça donnait dernièrement.
25:57Ça ne suffit malheureusement pas toujours
26:02à disperser la foule
26:04et ses manifestants.
26:06Est-ce que c'est manifestants d'ailleurs
26:07qui vont se donner rendez-vous
26:08pour samedi prochain ?
26:09On ne sait pas.
26:09Mais en tout cas,
26:12on verra à la fin de cette journée
26:15comment est-ce que c'est...
26:16Voilà, vous voyez ce...
26:18C'est enjeu de la gendarmerie également.
26:20Je ne comprends pas une chose,
26:21c'est qu'on n'interdise pas
26:22la manifestation, tout simplement.
26:23Certains vous disent
26:24que ce n'est pas constitutionnel.
26:25Oui.
26:26Non, mais alors ça se plaide.
26:27Quand on est dans une situation
26:28comme ça, ce n'est pas évident que...
26:30En fait, on peut interdire
26:31des manifestations
26:32quand elles portent préjudice
26:34à l'ordre public.
26:36Absolument.
26:36Portent atteinte à l'ordre public.
26:37Et donc là, il faut motiver.
26:40Ben oui, l'État de droit
26:41ne peut pas servir
26:42à organiser le chaos dans le pays.
26:44Ce n'est pas possible.
26:45Ou alors, ce n'est pas l'État de droit.
26:46C'est lâché en lit.
26:47Oui, c'est lâché en lit.
26:48Alors que vous avez des images
26:51sur CNews de Toulouse,
26:53à gauche,
26:53où effectivement vous avez
26:55ce canon lanceur d'eau.
26:57Et à Bordeaux, à droite,
26:59où là aussi,
27:00les forces de police,
27:01ah, on les voit à l'instant,
27:03qui chargent
27:03et qui se mettent en place
27:05au centre de Bordeaux
27:08pour effectivement...
27:10On suit les images en direct.
27:12Et je ne sais pas
27:13si notre correspondant
27:14est en ligne,
27:15mais en tout cas,
27:16voilà ce qui se passe à Bordeaux.
27:19Alors, racontez-nous.
27:20Je l'entends.
27:27Racontez-nous, on vous écoute.
27:30Écoutez, la même station
27:31était très calme.
27:32Ça a duré une petite heure et demie
27:35avant la fin du rassemblement
27:37où effectivement des groupes
27:39ont cherché à aller
27:40à l'apprentement en fait.
27:41De l'ordre,
27:42ils se sont dirigés vers le centre.
27:44Ils étaient sur le société
27:45de par de l'ordre.
27:46Ils ont tenté de rentrer
27:47dans la rue de Céthonne.
27:48Vous savez,
27:48c'est pour la rue de Céthonne
27:50qui a été au grand Vavie
27:51dans la manifestation du 17.
27:55Et les forces de l'ordre
27:56sont intervenues
27:57très rapidement
27:58pour les empêcher,
27:59pour empêcher les manifestants
28:00de rentrer dans ce fête.
28:04Oui, le pauvre,
28:05il est en train
28:06de réciter les gaz lacrymogènes.
28:08Merci, collègue.
28:09On a bien compris
28:10la gravité de la situation.
28:12C'est sûr.
28:12Oui, bien sûr.
28:13En tout cas, voilà.
28:14Merci de nous avoir donné
28:15ces premiers éléments
28:16effectivement
28:16avec cette manifestation
28:18à Bordeaux
28:19qui avait commencé
28:20dans le calme
28:20et qui maintenant,
28:22alors c'est ce qu'on se disait
28:23tout à l'heure
28:23avec toutes les équipes
28:24et les invités,
28:25c'est que c'est à la tombée
28:26du jour,
28:27à la tombée de la nuit
28:29que, évidemment,
28:30c'est, regardez là,
28:32ces personnes qui prenaient
28:33un café tranquillement
28:34en terrasse
28:34et qui maintenant
28:35vont devoir également
28:35quitter ces lieux.
28:37Voilà le quotidien,
28:39presque, j'allais dire,
28:40des Français aujourd'hui.
28:41Il y a un incendie, là.
28:42On ne sait pas trop
28:43ce qui se passe.
28:44Là, c'est dans un appartement.
28:45Est-ce que c'est une...
28:47Est-ce que c'est un engin
28:49qui a atterri dans un balcon ?
28:51Voilà ce qui se passe
28:53aujourd'hui à Bordeaux
28:55alors que vous avez pu suivre
28:56également des tensions
28:58tout à l'heure à Toulouse,
29:00à Lyon également.
29:01Je rappelle qu'à Toulouse,
29:04le lycée Tournefeuille
29:06a été en partie détruit
29:07par un incendie également
29:08au début de matinée.
29:10Je vous rappelle également
29:11que la grille du lycée
29:12César Baggio à Lille
29:13a été incendiée ce matin.
29:16Voilà les choses à déplorer
29:18aujourd'hui avec également
29:21un jeune homme,
29:22un lycéen
29:22qui a été poignardé
29:23à proximité d'un établissement
29:24bloqué à la Courneuve
29:25en Seine-Saint-Denis.
29:27Voilà ce qu'il...
29:27Et à Lille,
29:28un lycée qui a brûlé
29:30qui aurait pu déclencher
29:31une explosion de gaz
29:32monumentale.
29:32Voilà.
29:33C'est le lycée Baggio.
29:34C'est le lycée Baggio
29:35et on s'est servi du gaz.
29:36C'est pour ça que les flammes
29:37étaient très très rapides.
29:39Une histoire de fou.
29:40Tandis que vous voyez
29:40ces tensions maintenant
29:42très vives à Bordeaux
29:44où on est obligé d'évacuer
29:47alors que sur la droite
29:49de l'écran,
29:51vous avez ces images
29:52à Toulouse
29:52avec ces centaures
29:54de la gendarmerie
29:55et ce lanceur d'eau.
29:57Voilà ce qu'on pouvait dire
29:59à ce stade.
30:01Leur approche
30:01pour laisser la main
30:04à Laurence Ferrari
30:05qui va s'installer
30:05dans quelques instants
30:06pour Punchline.
30:09Et sur ces images,
30:10nous allons nous quitter.
30:13Effectivement,
30:13images de désolation
30:14comme on l'a dit
30:15avec Pierre Lelouch
30:16d'une France
30:17qui est observée
30:18par les médias
30:20du monde entier,
30:21par CNN,
30:22par la BBC.
30:24Et voilà ce qu'on pouvait dire
30:26à ce stade.
30:27Laurence Ferrari,
30:28c'est à vous
30:28pour la suite
30:29de cette édition spéciale.
30:31Merci beaucoup Pierre.
30:31On se retrouve
30:31pour cette édition spéciale
30:33sur CNews
30:33consacrée à la fin
30:34des manifestations.
30:35contre l'éducation.

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