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  • il y a 37 minutes
Vendredi 6 novembre 2026, retrouvez Jean-Francis Dusch (directeur de la gestion en dette infrastructure, Edmond de Rothschild) et Xavier Petet (Partner, Corporate Department, Paul Hastings) dans DEALMAKERS SHOW, une émission présentée par Mathieu Meffre.

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Transcription
00:15Bonjour à tous, bienvenue sur le DealMakers Show, une édition un petit peu spéciale comme vous le voyez.
00:19Nous sommes en délocalisation directement à la 10e édition de l'Infrawick, cet événement de place organisé par Paris Europlace
00:26qui réunit des dirigeants, des investisseurs, des institutionnels de toute l'Europe pour venir échanger sur l'avenir des infrastructures.
00:34Nous sommes en direct du ministère de l'Economie et des Finances à Bercy et on a le plaisir de
00:38recevoir avec Tom Lofenburger.
00:40Bonjour Tom. Bonjour Mathieu.
00:41On a le plaisir de recevoir à ma droite Xavier Petet, partenaire au sein de Paul Hastings. Bonjour Xavier.
00:46Bonjour Mathieu.
00:47Vous êtes un avocat qui vient de la transaction plutôt private equity mais qui a également développé toute une practice
00:53sur les infrastructures.
00:54Absolument. Déjà je vous remercie de m'accueillir sur ce plateau. J'ai commencé effectivement ma carrière comme avocat transactionnel
01:02private equity
01:04historiquement dans un cabinet que j'ai quitté qui était Clifford et aujourd'hui je suis chez Paul Hastings
01:08où je dirige les activités énergie et infrastructures sous l'angle M&A.
01:13On a une équipe d'une petite dizaine de personnes avec un associé qui couvre le volet projet, financement et
01:19droit public
01:20et nos collaborateurs. Donc c'est une pratique qu'on a démarré il y a presque deux ans maintenant.
01:26Presque deux ans. Et donc on a l'avocat qui fait du M&A, qui touche à l'equity mais
01:30je comprends qu'il y a aussi le financement derrière évidemment.
01:32Absolument.
01:32Puisque du coup notre autre invité c'est Jean-Francis Duche. Bonjour Jean-Francis.
01:36Bonjour.
01:36Vous êtes CEO d'Edmond Rothschild UK et vous êtes également le Head Infra Worldwide.
01:40Voilà.
01:40Pour Edmond Rothschild Asset Management. Et donc vous, vous êtes plutôt orienté évidemment sur la dette.
01:47Orienté sur la dette pour l'instant.
01:49Pour l'instant.
01:49Voilà.
01:50Ah.
01:50C'est la punchline numéro un. Mais on gère 7 milliards et demi sur de la dette infra. On a
01:57une activité aussi de conseil parce qu'on structure aussi des projets.
02:01Mais le focus c'est sur la dette infra. Et on a lancé ça il y a une dizaine d
02:09'années. On est parti de zéro. Et donc on continue de croître.
02:14On est sur une stratégie européenne mais on s'étend un peu sur Moyen-Orient. On va regarder un peu
02:18ce qu'on peut faire aux Etats-Unis.
02:20Et on a trois stratégies. Une senior investment grade et une de dette junior sub-investment grade. Et une un
02:26peu de support à la croissance.
02:28Puisque voilà. Infra Week c'est aussi tous les nouveaux projets. Toutes les nouvelles tendances.
02:33Merci beaucoup.
02:33Merci de nous inviter.
02:34Donc vous, vous êtes chez Edmond depuis 2004. Et vous avez lancé il y a une dizaine d'années cette
02:39partie-là. Déjà 7 milliards AEM. Des investissements dans une vingtaine de pays.
02:43Vous avez des secteurs forts. On va y revenir dessus pour parler justement des tendances. Et moi je voulais commencer
02:49peut-être par vous faire un petit parallèle avec le private equity.
02:52Finalement plus classique sans parler des infras directement. Mais on voit une correction côté PE effectivement depuis quelques années. Il
03:00y a eu une chute des valos. Il y a eu un durcissement sur les levées dans tous les secteurs.
03:06Est-ce que dans l'infrastructure on ressent la même chose ? Première question. Ou est-ce que c'est
03:10différent et c'est peut-être plus résilient au vu des thématiques exogènes à la finance qu'on connaît bien
03:16?
03:16Xavier, Jean-Francis. Je peux commencer ? Allez vas-y. Je dirais que effectivement c'est la classe d'actifs
03:23que constituent les infrastructures est probablement plus résiliente que celle plus généraliste du private equity.
03:29Je dirais qu'il faut quand même distinguer deux choses. Il y a la collecte de fonds et les levées
03:33que les fonds d'infrastructures arrivent à sécuriser. Et ensuite il y a l'exécution des transactions qui sont deux
03:39volets importants.
03:40Sur les collectes de fonds il y a effectivement une grande résilience. On a vu qu'il y a des
03:43levées de fonds assez massives sur les grandes franchises KKR, Ardian, IQT, Infravia.
03:52Des dizaines de milliards d'euros qui ont été levés. Donc c'est un constat plutôt très positif. Même s
03:57'il faut un tout petit peu le nuancer parce que c'est quand même des levées de fonds qui ont
04:00pris plus de temps
04:00que ce qui était habituel en la matière. On a des levées de fonds qu'on dirait plus de 30
04:07-34 mois pour KKR, ça a été assez long.
04:09Donc en fait il y a en tout cas une sophistication de la part des LPs et il y a
04:14aussi une sélection qui a été accrue.
04:17Alors les investisseurs de fonds, les LPs, donnent des allocations de plus en plus importantes à l'infra.
04:23Il y a une vraie volonté d'accroître leur exposition sur ce secteur-là. Mais c'est vrai que les
04:31acteurs qui se démarquent sont ceux qui ont un track record
04:34qui a fait ses preuves, qui ont des équipes qui sont là depuis longtemps, etc. Donc les grands fonds d
04:39'infra qui eux arrivent à lever des fonds facilement.
04:41Enfin facilement, plus longs, mais ils arrivent à leurs objectifs de closing. Là où c'est peut-être plus éclaté,
04:48plus fragmenté dans les fonds un peu plus mid-cap.
04:51Et donc ça, c'est le premier constat sur les levées de fonds, sur l'exécution des transactions. C'est
04:56aussi un peu plus nuancé pour plusieurs raisons.
04:59Je pense qu'effectivement, comme vous le disiez, le secteur est plus préservé par rapport à ce qu'on a
05:04pu voir dans le réajustement qui a eu lieu dans le private equity.
05:09Mais ça reste dépendant de beaucoup de facteurs, de l'alignement en réalité de plusieurs choses, des vendeurs, des acheteurs,
05:17du calendrier, du risque, etc.
05:19Donc en fait, on a quand même une exécution des transactions. Ce n'est pas parce que l'argent est
05:24disponible que les deals se font.
05:25Donc il y a ça aussi qu'il faut prendre en compte. Et notamment les grosses opérations de large cap,
05:30par définition, elles sont sporadiques.
05:33Donc quand il y en a, le marché va bien. Quand il y en a moins, c'est plus compliqué.
05:37Et il y a aussi un dernier point, et après je laisserai la parole à Jean-Francis, qui est celui
05:41de la rencontre entre l'acheteur et le vendeur sur le prix.
05:43Et ça, c'est des sujets de valorisation qui sont effectivement très importants. Les attentes des vendeurs ne sont pas
05:48forcément ce que sont prêts à payer les acheteurs.
05:51Et donc il y a un alignement qui n'est pas toujours évident, mais qui, la bonne nouvelle, c'est
05:56que dans l'infrastructure, ça ne se passe plutôt pas trop mal.
05:59Merci Xavier. Donc des instits sélectifs, mais qui mettent, mais sélectifs.
06:04Peut-être des tickets de plus en plus importants dans un nombre d'acteurs de moins en moins important.
06:08Des transacts qui se font, mais effectivement avec un alignement à trouver.
06:12Mais au final, Xavier nous dépeint un tableau assez positif de cette classe d'actifs. Jean-Francis.
06:16Non, mais je pense que je suis aligné avec ce que vient de dire Xavier.
06:21Peut-être si on repart de l'investissement, on va le faire dans l'autre sens.
06:26Côté déploiement, il faut peut-être distinguer ce qui s'est passé pour les acteurs qui investissent en fonds propres
06:31et des acteurs comme nous qui faisons de la dette.
06:33Je pense qu'il y a eu un petit réajustement de valeur, de valorisation sur le volet fonds propres.
06:38Il y a eu des facteurs, l'inflation, une correction, les taux d'intérêt, etc.
06:42Et peut-être aussi des fonds qui, sur des stratégies core, core plus, étaient un peu contraints en termes de
06:49rendement qu'ils devaient atteindre sur ce qu'on appelle les trophies assets, sur lesquels il y a une guerre
06:54des prix.
06:55Mais je pense que ça se réajuste d'ailleurs au moment où on se parle.
06:59Côté dette, ça a été probablement sur l'investissement sur les portefeuilles plus résilient.
07:02Les réajustements étaient plus mécaniques.
07:04Il y a eu le dénominateur facteur, comme on l'appelle, qui fait qu'avec la hausse des taux d
07:09'intérêt, on a des valorisations sur les portefeuilles de dette qui reflétaient d'ailleurs paradoxalement pas la qualité de crédit.
07:15C'est-à-dire si on valorisait en valeur comptable, on était à 100%.
07:18Quand on fait ce qu'on appelle un mark to market avec des formules qui peuvent être subjectives d'ailleurs,
07:24là on pouvait se retrouver avec des baisses de valo.
07:26Mais ça, je pense que les investisseurs l'ont compris.
07:29Les portefeuilles ont bien résisté parce qu'on a tout pris.
07:32On s'est pris quand même le Covid et là, on peut tous dire qu'on a la boule de
07:35cristal et qu'on anticipe les risques.
07:37Le Covid, on ne pouvait pas le prévoir.
07:39Et c'est là que je pense que les bons asset managers, comme Edmond Rothschild, ont eu des portefeuilles très
07:46résistants.
07:49Après, on a eu de l'inflation, on a eu des coûts de l'énergie qui ont monté, qui ont
07:52baissé.
07:53On a des conflits, on a une instabilité politique qui peut créer des problèmes sur l'approvisionnement en matière première,
07:57le développement des projets.
07:59Mais je dirais que ça passe.
08:00Et peut-être que l'avantage qu'on a, c'est, je te rejoins, classe infra, ça reste résilient.
08:06Et quand on fait de la dette, on encadre les risques.
08:08Donc on va dérisquer, dérisquer au maximum sur un certain profil de risque.
08:12Et ça nous aide à pouvoir, je dirais, présenter à nos investisseurs des portefeuilles stables.
08:17Sur les levées de fonds, même constat.
08:20Je pense que les infrastructures, avec tout ce qui est transition énergétique, digitalisation, décarbonation, transformation,
08:29ça c'est probablement un des gros thèmes, la transformation des infrastructures pour s'adapter à toute l'évolution des
08:34technologies.
08:35Tout ça a fait que la classe d'actifs en elle-même continue de générer des allocations plus importantes.
08:42Après, est-ce que ça va sur la dette ? Est-ce que ça va sur les fonds propres ?
08:45Mais je pense que les investisseurs voient toujours ça comme une classe d'actifs avec préservation de capital et différents
08:50niveaux de risques et de rendement.
08:52Allez, une petite question. On a la chance de vous avoir, Jean-Francis.
08:55Vous avez levé le dernier en 2023 ?
08:58Oui.
08:59Nous sommes bientôt en 2027 ?
09:01Oui.
09:02Comment ? Alors, on n'a pas mis de disclaimer et on n'a pas de prospectus ou quoi que
09:06ce soit.
09:06Mais quand on envisage la prochaine levée de fonds, est-ce qu'on va débloquer des outils supplémentaires ?
09:13Est-ce qu'on va avoir un focus spécifique pour aller chercher cette sursouscription qu'on aime bien avoir quand
09:19on lève ?
09:19C'est un mix.
09:21On va se concentrer sur nous parce que tu as mentionné tellement de noms, sauf nous.
09:25Je te laissais la primeur pour le faire.
09:28Je dirais que la période couvre deux vintage.
09:33Et sur les deux, avec un environnement différent, on a levé 2,5 milliards en agrégé.
09:38Et là, on finit la levée du vintage 6.
09:40Et voilà, on est à 2 milliards plus.
09:43On va finir à 2,5.
09:44Donc, c'est plutôt une bonne performance.
09:47Par contre, on lance déjà le 7 parce qu'on doit s'assurer qu'il y a toujours des opportunités
09:52d'investissement.
09:53Donc, on est toujours en fundraising.
09:54Et donc là, sur le 7, on espère bien sûr faire mieux.
10:00Et pour nous, faire mieux, c'est l'introduction effectivement d'une nouvelle stratégie sur la dette, de croissance.
10:06Mais sans oublier ce qu'on a fait jusqu'à présent.
10:08C'est-à-dire qu'il faut croître les deux premières stratégies de dette senior et junior.
10:12Avoir une stratégie de croissance qui est un relais qui apporte une solution d'investissement pour les emprunteurs.
10:18Mais également une solution en termes de produits d'asset management pour nos investisseurs.
10:23Et qui répond à un appétit qu'ils ont pour plus de risques.
10:25Et aussi des durations un peu plus short.
10:27Et on va regarder aussi.
10:29Il se passe des choses.
10:31L'Europe a toujours été un peu pionnière en infrastructures.
10:34Mais le Moyen-Orient, ce qui se passe aux Etats-Unis, c'est intéressant.
10:38Donc, on est en train de préparer ça.
10:41On a quelques questions justement sur l'international.
10:43Mais je passe la parole à Tom.
10:45Oui, bien sûr.
10:45Si on parle aussi d'autres tendances de marché, c'est aussi les secteurs forts.
10:49Alors, je te demande, dans quelle mesure la course au data center pour assurer le bon développement de la chance
10:53artificielle
10:54redessine l'écart de l'investissement dans l'infra ?
10:58Je pense qu'effectivement, c'est un peu le hot topic.
11:00Les data centers aujourd'hui boostés à l'IA, ça crée énormément d'opportunités.
11:05C'est un sous-secteur qui aujourd'hui se dénote de toute la classe d'actifs.
11:13Ce qui est intéressant, c'est qu'il y a aussi un data center et une infrastructure digitale, ça repose
11:20aussi beaucoup sur des besoins en énergie.
11:22Donc, en fait, on est un petit peu à la frontière entre l'énergie, le numérique.
11:28Ça pose tout un tas de sujets de souveraineté, etc.
11:30C'est un marché qui bouge beaucoup.
11:32Il y a différents modèles économiques qui coexistent.
11:35Les data centers de proximité, la colocation, l'IA avec les clusters de GPU, etc.
11:41Avec des modèles de risque assez différents.
11:45Ce qui, je pense, va départager un peu le jeu, notamment de ces NeoCloud ou de ces ComputeCo
11:53qui commencent maintenant à commercialiser de la puissance de calcul, ça va être la robustesse des contrats,
11:57à quel point les revenus sont sécurisés sur un nombre d'années suffisantes,
12:02avec des clients, un ou des clients finaux qui sont engagés sur une période de temps assez longue.
12:08Parce qu'en fait, et je laisserai bien sûr chacun partager là-dessus,
12:12mais la valorisation aujourd'hui qu'on fait de ces revenus futurs est quasiment prise comme étant en réalité un
12:23acquis.
12:25Ce qui va être vraiment important, c'est de voir à quel point le système est robuste.
12:33Alors, déjà en citoyen, Jean-Francis citoyen, je vais être gentil avec toi parce que mon fils étudie le droit
12:41et il paraît qu'AI, ça va tuer les jobs de juniors.
12:44Donc, j'espère que vous allez gérer ça intelligemment.
12:47Mais plus sérieusement...
12:49Ça, c'est l'offre de stage suivra.
12:52Voilà, mais AI, oui, c'est ça.
12:54Non, AI en fait, déjà je pense qu'il faut aussi se rappeler, nous on finance l'infrastructure, le data
12:59center.
13:00Ça ne veut pas dire, alors bien sûr qu'on va analyser le contenu, est-ce qu'il y a
13:03des contrats,
13:04est-ce qu'on est sur un hyperscaler colocation.
13:07Mais il ne faut pas oublier qu'on n'est pas là vraiment pour faire le contenu,
13:11c'est l'infra qu'on met en place et ses clés.
13:13Moi, ce que je trouve fascinant en fait avec toute cette histoire de l'AI,
13:17c'est que ça a accéléré une conviction qu'on avait dès qu'on a lancé notre plateforme de dette
13:21infra.
13:22C'est la convergence, l'interconnectivité des infrastructures.
13:26Tu as raison, data center, énergie.
13:29Donc, ça s'inscrit dans la transition énergétique.
13:31Ça pousse le stockage par batterie quand on a une centrale d'énergie renouvelable.
13:35On regarde le EV charging.
13:38Finalement, on finance un cloud.
13:40L'opération, c'est un mini cloud qui gère tout le trafic, la provision.
13:45Et ça aussi, c'est assez fascinant de voir comment tout s'interconnecte.
13:49Et je dis qu'on est vraiment arrivé, quand j'ai commencé dans les infras,
13:53on parlait de, il y a longtemps, il y a 30 ans,
13:56on parlait des smart cities au bout d'un moment, pas tout de suite d'ailleurs.
14:00Ça, c'était à l'époque de Bouygues.
14:01Voilà, la grande époque.
14:04Mais je vais me concentrer sur Edmond Rothschild aujourd'hui.
14:08Mais en fait, c'est ça.
14:09On parle vraiment des smart cities depuis 10 ans.
14:11Et là, on a un exemple concret d'interconnectivité
14:15où le développement énergétique, transition, transformation,
14:19même les infras sociales.
14:20On a financé un hôpital récemment.
14:22Le grand jeu, c'était d'améliorer la performance énergétique de cet hôpital
14:28et aussi d'avoir des équipements modernes
14:31pour anticiper le diagnostic de cancer, etc.
14:35Et ça consomme beaucoup de data.
14:38Donc, il faut aussi voir, on pense beaucoup à tous les hyperscalers,
14:41à toutes les sociétés qui sont dans les AI.
14:43Et c'est essentiel de les supporter.
14:45Mais on a toujours des besoins concrets de services publics
14:49qui sont consommateurs de données.
14:52Et justement, quand on parle de services publics,
14:53on parle aussi, bien sûr, de souveraineté.
14:55Est-ce que cette course de data center,
14:57ce n'est pas aussi la chance pour l'Europe
14:59d'avoir sa carte, sa pleine carte pour la souveraineté
15:01et de la jouer pleinement ?
15:04Alors, oui, c'est une bonne question.
15:06Je pense déjà que la souveraineté...
15:08Moi, j'essaie de ne pas trop le...
15:10Enfin, je pense qu'il ne faut pas être trop binaire sur ces sujets-là.
15:12Parce qu'en réalité, la souveraineté, c'est très important.
15:14Il y a la souveraineté physique,
15:15avoir des sites en France avec des raccordements en France.
15:19Il y a la souveraineté de la data,
15:21quel est le cadre réglementaire et législatif.
15:23Il y a la souveraineté logicielle,
15:25la souveraineté des équipements.
15:26La réalité, c'est qu'aujourd'hui, en France,
15:28on n'est pas au niveau de nos concurrents américains
15:33ou chinois sur les puces, sur les GPUs,
15:36sur les équipements, etc.
15:38Donc, je pense qu'on ne peut pas...
15:39Enfin, en tout cas, il ne faut pas confondre
15:41souveraineté et autonomie.
15:43Il faut avoir une souveraineté choisie, justement,
15:45et notamment...
15:45Souveraineté choisie.
15:46Et la souveraineté, je pense,
15:48sur laquelle il y a beaucoup à faire
15:49et qu'il y a beaucoup qui est fait,
15:51c'est la souveraineté financière et économique.
15:53C'est-à-dire qu'en fait...
15:54Et là, pareil, je pense qu'il ne faut pas opposer
15:57attractivité française et besoin en capitaux étrangers,
16:00qui est quand même assez nécessaire dans le dispositif,
16:02avec un protectionnisme
16:04ou en tout cas avec une maîtrise
16:09sur la chaîne de valeur.
16:10Et je pense que ce qui est important,
16:11c'est qu'on arrive à maîtriser
16:13au travers de sujets de gouvernance
16:15et de...
16:17Comment dire ?
16:17De contrôles qui sont faits par Bercy,
16:20justement, sur les investissements étrangers,
16:22avec la mise en place de conditions
16:24ou d'engagements qui sont pris
16:26par les investisseurs étrangers.
16:27Et je pense qu'il faut encadrer ça
16:29d'une manière qui soit satisfaisante
16:30pour les actifs stratégiques essentiels à la France.
16:34Mais il faut aussi accueillir,
16:36comme on le fait d'ailleurs en France,
16:37les capitaux étrangers
16:38pour pouvoir mettre une pièce dans le dispositif.
16:41Donc je pense que c'est important
16:42d'avoir la vision complémentaire des deux.
16:44Et on le voit, je crois que Bercy a rendu public
16:47les chiffres des soumissions
16:51au contrôle des investissements étrangers
16:52de l'année dernière.
16:53Je crois qu'il y a eu plus de 400 transactions.
16:55Un peu moins de la moitié des transactions
16:57ont fait l'objet,
16:58ont été entourés de demandes de conditions
17:00et d'engagement pris par les investisseurs étrangers.
17:03Et c'est une bonne chose.
17:04Pour autant que ça ne freine pas
17:05le déploiement des capitaux étrangers
17:09au service de la souveraineté française.
17:11Bien sûr.
17:12Et ça, Jean-Francis,
17:13quand on est investisseur,
17:15et il y a tout le sujet des FDIs Controls
17:17qu'on connaît,
17:18donc les contrôles des investissements étrangers,
17:20mais qui est dans un environnement mouvant,
17:22car politique,
17:23avec énormément de choses
17:24qui ne sont pas financières,
17:26qui ne viennent pas de vos modèles,
17:27ni de votre stratégie d'investissement,
17:29parce qu'effectivement,
17:30ça tient compte de la géopo.
17:32Comment on arrive à investir dans un segment
17:34où les règles du jeu peuvent changer sur l'exit ?
17:37Parce que moi,
17:38j'ai vu plein de fonds défense se lancer en private equity.
17:41La question,
17:41comment on va gérer l'exit demain
17:43si jamais j'ai que trois acheteurs potentiels autorisés ?
17:46Ce n'est pas facile comme question.
17:49Moi, je voulais avoir votre avis d'investisseur
17:50sur ce sujet, justement.
17:52Alors,
17:53la pierre ouète pour nous,
17:55c'est de dire,
17:55un, c'est du fixed income,
17:56donc on n'a pas de sortie.
17:58C'est vrai.
17:58Et on va probablement être remboursé
18:02avant qu'on se pose les questions,
18:03effectivement,
18:04de vrai exit.
18:05Et c'est une question large.
18:06C'est une question de,
18:07est-ce que l'environnement juridique peut changer ?
18:11Et on a des façons de se protéger.
18:14Ça, c'est tout l'encadrement de rive.
18:15Je dirais que d'un point de vue
18:16d'un investisseur en dette,
18:21on va avoir des protections.
18:23On va pouvoir préserver le capital.
18:25On va pouvoir presque se dire,
18:27voilà,
18:27si la sortie,
18:28l'exit se fait pas,
18:29nous,
18:30on préserve le capital de nos investisseurs.
18:32Mais une fois qu'on a dit ça,
18:34c'est presque une vision cynique
18:35de la question.
18:37La réalité,
18:37c'est qu'on veut aussi mettre
18:38des structures de dette
18:41qui soient pérennes,
18:42qui assurent la sustainabilité
18:44de l'actif lui-même.
18:46Donc, je pense que là,
18:47c'est une question de travailler
18:48en confiance
18:49avec les investisseurs
18:50en fonds propres.
18:52Se dire qu'il y a un moment
18:53où on va être peut-être en...
18:55On parle des clauses de revoyure,
18:57je parlais,
18:57quand on était au bon vieux temps
18:58des PPP.
18:59Mais être capable de s'asseoir.
19:01Se dire aussi que,
19:02finalement,
19:03sur le jeu infra,
19:04les investisseurs,
19:05les fonds de private equity infra
19:07apportent la majorité du capital.
19:10Nous,
19:11on va apporter la majorité
19:13du capital au sens sur un projet,
19:16parce que c'est l'everage
19:17et on va amener 60,
19:1870, 80.
19:19Donc, c'est là,
19:20on doit se dire aussi
19:20qu'on est backé
19:21par le même type d'investisseurs.
19:23Et c'est là,
19:23donc,
19:23que je pense
19:24qu'on peut travailler
19:25en intelligence,
19:27être conscient.
19:28Et c'est pour ça,
19:28même dans la structure
19:29de l'équipe,
19:30vous avez fait référence
19:31à comment on a lancé
19:32notre activité.
19:33On conseille la personne publique.
19:35Vous avez fait référence
19:36à mon passé
19:37chez le Mine Orange.
19:39Ben voilà,
19:39dans notre équipe,
19:40on a des gens
19:40qui sont ingénieurs,
19:42qui comprennent les actifs.
19:43Parce que mettre
19:43un covenant financier
19:44en soi-même,
19:45on n'est pas là
19:45pour faire du corpo,
19:46on n'est pas dans un jeu
19:47de pur marché financier
19:48ou de structuration financière.
19:50Également,
19:51comprendre,
19:51on parle d'actifs régulés,
19:53comment fonctionne
19:54le régulateur ?
19:55Comment ça peut se passer
19:56dans 5-10 ans ?
19:57On peut avoir
19:57des clauses parfaites
19:58juridiquement,
19:59elles ne sont pas...
19:59Donc,
20:00c'est là qu'il faut
20:01qu'on travaille
20:02en intelligence,
20:02qu'on s'asseye
20:03et qu'on structure
20:04chaque projet
20:04un peu au cas par cas
20:06et en se disant
20:07que oui,
20:08l'environnement
20:09va évoluer
20:09et un gestionnaire
20:11d'actifs intelligents
20:12doit être capable
20:12d'expliquer
20:13à ses investisseurs
20:14que ce n'est pas forcément
20:16ce qu'on a,
20:17mais par contre,
20:17on a une solution.
20:18Et c'est d'autant plus important
20:20qu'on vire
20:21et en introduisant
20:22une subtilité,
20:23tous ces sujets
20:24d'indépendance,
20:25de sécurité,
20:26de souveraineté,
20:28ça a transformé
20:29toutes les infras,
20:30un peu le jeu d'infras
20:31en infras essentielles
20:32vers des infras critiques.
20:33Et ça aussi,
20:34ça change la façon
20:35dont on doit
20:36structurer les financements,
20:38que ce soit
20:38fonds propres
20:38ou dattes.
20:41Justement,
20:41sur cet aspect
20:42d'infrastructures critiques,
20:43un autre secteur phare
20:44de l'investissement
20:45dans l'infras,
20:45c'est évidemment
20:45la transition énergétique.
20:47Est-ce que vous observez
20:48un backlash
20:48justement dans l'investissement
20:50de cette classe d'actifs ?
20:51Je prends la question.
20:56La transition énergétique
20:57et plus spécifiquement
20:58le renouvelable,
20:59c'est un marché
21:00qui a été un petit peu
21:00chahuté,
21:01qui est compliqué.
21:03C'est un marché
21:03qui reste quand même,
21:04qui est une
21:05qui représente
21:08une proportion importante
21:08des investissements
21:09dans les infrastructures.
21:12C'est un marché
21:13qui aujourd'hui,
21:15pour continuer à exister
21:17et pour croître,
21:18a besoin de se consolider.
21:20Et c'est d'ailleurs
21:20la tendance de marché
21:21qu'on observe aujourd'hui.
21:23Moi, je suis notamment
21:24intervenu sur l'opération
21:25de rapprochement
21:25entre JP2E
21:26et Général du Solaire,
21:28qui sont deux grands acteurs,
21:30qui sur une base combinée
21:32représentent plus de 1,2 gigawatt
21:34de capacité installée
21:36et presque 15,
21:38je crois,
21:40en développement.
21:41C'est des sujets
21:43sur lesquels
21:44les acteurs
21:44vont devoir consolider
21:45et mutualiser
21:47leurs ressources
21:47parce qu'il va falloir
21:50se diversifier
21:51sur les technologies.
21:52Aujourd'hui,
21:52le solaire,
21:53on voit,
21:53le soleil,
21:54il brille que
21:55pendant une certaine
21:56période de temps.
21:56et après,
21:58ce que je veux dire,
21:58c'est que l'énergie
22:03qu'on produit
22:04n'est pas
22:05sur le même timing
22:06que celle qu'on consomme.
22:07Donc,
22:07il va falloir trouver
22:08des sujets de flexibilité,
22:10de stockage
22:11avec les batteries.
22:11Donc,
22:11il va falloir se diversifier
22:12sous l'angle technologique
22:13et se diversifier aussi
22:15sous l'angle géographique
22:17parce qu'il va falloir
22:19pénétrer de nouveaux marchés,
22:20etc.
22:22Et cette démarche-là
22:23ne peut se faire
22:23que sur une base
22:25de consolidation
22:26parce que les petits acteurs
22:27vont avoir du mal
22:28à absorber
22:29les besoins en financement,
22:31les besoins en ressources,
22:32etc.
22:33Donc,
22:33je pense que c'est un marché
22:34qui va très fortement
22:35se consolider,
22:36ce qui est déjà en train
22:37de se faire.
22:40Mais ça reste un marché
22:41qui est porteur
22:42et en France,
22:42on a quand même de la chance
22:43d'avoir un mix énergétique
22:45bas carbone
22:46et qui est aussi,
22:48on le disait,
22:49essentiel à d'autres segments
22:50des infrastructures,
22:51le numérique,
22:52etc.
22:52Donc,
22:53ça reste un...
22:53Et vous,
22:54Jean-Francis,
22:55ça fait certainement écho
22:56à votre troisième stratégie
22:57qui est croissante,
22:58donc on en parlera,
23:00cette consolidation.
23:01La question de l'ESG
23:02chez vous,
23:02en tout cas,
23:03quand on parcourt
23:04la littérature
23:05sur votre site,
23:06quand on regarde
23:07votre doc,
23:07l'ESG est prégnant.
23:09Il n'y a pas de retour
23:10en arrière
23:10côté de Mont-Drochil,
23:11l'ESM ?
23:12Non,
23:12il n'y a pas de retour
23:13en arrière.
23:13Après,
23:13les infrastructures,
23:14ça a toujours été...
23:15Bien sûr.
23:16...ESG,
23:16après,
23:17on met un label.
23:18C'est comme la transition énergétique.
23:20Elle est essentielle,
23:22elle est en cours,
23:24mais c'est une thématique
23:26presque du passé
23:27en termes d'infrastructures
23:28qu'il y a de 20,
23:3030 ans.
23:31Mais c'est vrai,
23:32l'ESG est essentiel
23:33dans sa globalité.
23:34Et je pense que
23:35ce qui nous rappelle aussi
23:36l'actualité,
23:37c'est que l'ESG,
23:38il ne faut pas l'oublier,
23:39l'élément de gouvernance.
23:41Et c'est vrai,
23:43beaucoup de gens
23:44qui rejoignent mon équipe
23:45sont attirés
23:46par l'engagement
23:46qu'on avait dans l'ESG.
23:48Et un engagement,
23:48je dirais,
23:49excusez-moi l'anglicisme,
23:51mais genuine.
23:51Ce n'est pas juste
23:52pour dire que c'était la mode.
23:53Il y a 20 ans,
23:54on était déjà engagé dessus.
23:56Donc ça, c'est une chose.
23:57Mais après,
23:57c'est vrai que
23:58trouver des solutions,
23:59des produits
24:00qui permettent d'agir,
24:02de supporter
24:03le développement,
24:04c'est essentiel.
24:05Et la transition énergique,
24:06tu l'as dit,
24:06Xavier,
24:07il y a plein de thèmes,
24:08notamment de nouvelles technologies
24:09pour que ça soit efficace,
24:11pour qu'in fine,
24:12puisqu'on est au ministère
24:13du budget et des finances,
24:15que l'usager
24:16paye un prix qui est correct
24:19pour l'énergie,
24:20c'est essentiel.
24:20Mais ce que je dirais,
24:21c'est que vraiment,
24:22pour nous,
24:22la transition énergétique,
24:24c'est ce qui va permettre
24:25tout le processus actuel
24:27qui est le présent et le futur
24:29de transformation
24:31globalement
24:32de tous les secteurs
24:32de l'infrastructure.
24:34Merci beaucoup.
24:35Merci, Jean-Francis.
24:36Il nous reste quelques minutes.
24:38On vous avait demandé
24:39à tous les deux
24:39de préparer un petit peu
24:40le deal de votre vie.
24:41On commence par Xavier
24:43et on terminera par vous.
24:44Pasé Xavier.
24:46C'est vrai que c'est assez difficile
24:47de sélectionner un deal
24:49comme étant le deal de votre vie
24:50parce que
24:51tous les deals sont uniques
24:52en réalité.
24:53Et ce qui, je pense,
24:54reste prégnant
24:56dans le souvenir qu'on en a,
24:59c'est les éléments d'intensité
25:01qui sont liés au deal.
25:03Au début,
25:03j'ai pensé à un deal
25:04qui était le deal
25:04d'acquisition par Vivendi
25:05de GVT au Brésil,
25:07un opérateur télécom brésilien
25:10pour lequel j'ai passé
25:11beaucoup de temps
25:11à Sao Paulo,
25:12sur lequel on avait
25:13plein de rebondissements.
25:14C'était une boîte cotée
25:14avec un autre candidat,
25:17Telefonica,
25:18qui se livrait
25:19à une bataille de prix,
25:20etc.
25:20Donc, j'ai pensé
25:21à celui-là.
25:21Mais je pense que celui
25:22qui m'a le plus marqué
25:23en réalité
25:24et qui a le plus contribué
25:26à faire de moi
25:27l'avocat en infrastructure
25:28que je suis aujourd'hui,
25:29c'est l'acquisition
25:31par KKR de Corianz,
25:33le réseau de chaleur.
25:35Donc, l'acquisition historique,
25:36le premier buyout
25:36qui a été fait par KKR
25:37auprès de A2A,
25:38un groupe italien.
25:39Et là, de la même manière,
25:40c'est un deal
25:41sur lequel on a négocié.
25:42En fait,
25:43on est parti à la base
25:44à Milan
25:45pour une journée de négo
25:46qui s'est convertie
25:47en une semaine complète
25:48de négo
25:48avec des journées
25:50qui se terminaient
25:50de plus en plus tard.
25:51On a fini la négo
25:52sur une nuit blanche
25:53du vendredi au samedi matin.
25:54On a signé le deal
25:55le samedi matin
25:57avant de repartir à Paris.
25:58Et ça, c'est vrai
25:59que c'est des moments
26:00un peu intenses.
26:01Alors, il y a l'exaltation
26:03de la négo, etc.
26:05Mais il y a surtout
26:05l'oeuvre collective.
26:06On est enfermé
26:07avec nos clients
26:07dans un cabinet d'avocats
26:09pendant 5 jours.
26:11Donc, ça crée tout de suite
26:12des liens avec ses clients.
26:14Ça permet de débloquer
26:15des situations
26:16qui sont autrement
26:17difficiles à gérer.
26:18Et je trouve qu'on a perdu
26:20avec le Covid,
26:21avec les Zooms,
26:21les Teams, etc.
26:23Cette dimension
26:23de faire des deals
26:25en face-à-face.
26:27Mais on ne l'a pas
26:27complètement perdu.
26:28Et là, je pense aussi
26:29à un autre deal
26:30qui me vient là
26:30qui est le deal Nicolin
26:32sur lequel on a conseillé
26:33Morgan Stanley Infrastructure Partners
26:34dans l'acquisition
26:35des activités de collecte
26:36de déchets
26:37du groupe Nicolin.
26:38Et de la même manière,
26:39ce n'était pas à Milan,
26:40c'était à Paris.
26:40Mais on s'est retrouvé
26:41en Réunion à 11h un vendredi.
26:43On a quitté la Réunion
26:44à midi le samedi.
26:45On avait signé le deal
26:46et ça s'est fait.
26:47On a pu le faire.
26:48Et pareil,
26:48c'est un auction
26:49assez compétitif.
26:50On a pu le faire
26:51parce qu'on était tous
26:51dans la même salle
26:52et qu'on a tous œuvré
26:53à ce que le deal se fasse.
26:54Et ça, je pense
26:55que c'est un trait important
26:56dans les deals
26:57et qu'il faut préserver
26:58à tout prix.
26:59Merci Xavier.
26:59Xavier Petet,
27:00donc partenaire
27:00au sein de Paul Hastings
27:01pour ces deux,
27:03trois dossiers
27:03que vous avez réussi
27:05à identifier
27:07et de nous en parler.
27:08Jean-Francis Duche,
27:09le dossier,
27:11le deal
27:11de votre carrière.
27:13Alors,
27:14on a toujours
27:15des deals
27:15qui sont plus beaux
27:16les uns que les autres.
27:17On a son premier deal
27:18parce que c'est la première fois
27:20et puis c'est le premier deal
27:21dans un secteur
27:22et puis c'est le deal
27:23le plus complexe.
27:24Je pense,
27:25et je vais répondre,
27:26mais ce qui est important,
27:28c'est ça,
27:29c'est l'aventure humaine
27:30qui sous-tend ces deals.
27:32Et quand on travaille
27:32dans le domaine
27:33des infrastructures,
27:34c'est de voir
27:34ce qui se passe.
27:35Et pas plus tard
27:36qu'il y a une semaine,
27:38je suis allé sur un site
27:39où on finance une centrale,
27:41je produis de l'énergie
27:42renouvelable
27:42avec du déchet.
27:44Et je disais,
27:45c'était génial en fait
27:46de voir les gens,
27:47voir comment ils définissent
27:48le projet,
27:49comment ça s'opait.
27:50On était avec quelques-uns
27:51de nos investisseurs
27:52et qui étaient passionnés
27:53en fait par ce qu'ils voyaient,
27:54parce qu'ils disaient
27:54voilà, c'est concret.
27:55Et ça, je pense qu'on doit le faire,
27:56on doit montrer aux gens
27:57qu'on est un peu dans une,
27:59quand je dis mission,
28:00mais qu'on supporte,
28:01on va dire,
28:02une mission
28:03qui est vraiment
28:03de préparer notre planète,
28:05de la réparer,
28:06de l'améliorer,
28:06de préparer les générations
28:07du futur.
28:08Mais finalement,
28:09le plus beau projet,
28:10parce qu'on pense projet,
28:10on pense deal,
28:12voilà,
28:12on n'a fait que des deals
28:13après des deals.
28:14Mais finalement,
28:14le plus beau projet,
28:16c'est quand Edmond Rothschild
28:17m'a demandé de monter
28:19cette activité infra
28:21et qu'un jour,
28:22j'ai pu parler
28:22avec notre CEO
28:24Ariane de Rothschild
28:25et dire,
28:25voilà, j'ai une idée,
28:26on va faire de la dette d'infra.
28:27Il est temps,
28:28on a fait du conseil,
28:29il faut qu'on mobilise,
28:30on a une activité
28:30de gestion d'actifs,
28:32on a des clients
28:33qu'on peut convaincre.
28:34Et finalement,
28:35aventure humaine,
28:36c'est dire,
28:36ok, banco,
28:36je te fais confiance.
28:38Et on a pu mobiliser
28:39des équipes,
28:40on a pu mobiliser
28:41tous nos collègues,
28:42des investisseurs
28:44et surtout une équipe
28:45qui chaque jour
28:46fait des projets
28:46et moi,
28:47je les regarde,
28:47je les envie
28:47parce que maintenant,
28:48on gère plus la plateforme
28:49et je me dis,
28:50ah, j'aurais adoré
28:51travailler sur ce deal.
28:52Mais ça,
28:53c'est vraiment pour moi
28:53le plus beau projet
28:54parce que c'était
28:55une conviction,
28:56on n'avait rien
28:57et on a monté
28:58quelque chose de tangible.
28:59Et dix ans après,
29:00c'est 7 milliards AEM.
29:01Voilà,
29:01je vous parle maintenant.
29:02Voilà,
29:03et l'année prochaine.
29:03Et à toi aussi,
29:04Xavier.
29:05Et on refera
29:05et on fait le match retour
29:06l'année prochaine
29:07pour voir un petit peu
29:08où vous en êtes.
29:09En tout cas,
29:09merci infiniment.
29:09Absolument, merci.
29:10Jean-Francis,
29:11CEO Edmond Rothschild UK,
29:13Global Aid,
29:13Infra & Structured Finance
29:15au sein d'Edmond Rothschild AM
29:16et Xavier Petet.
29:17Merci beaucoup,
29:17partner chez Polastings.
29:19Merci Tom.
29:19Merci à vous,
29:20cher public.
29:20On se retrouve
29:21dans très peu de temps
29:22pour un nouvel épisode
29:23du DealMaker Show,
29:24la suite de vos programmes
29:25dans un instant
29:25sur BeSmart4Change.
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