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Le pouvoir d’achat au cœur des tensions économiques et politiques, des deux côtés de l’Atlantique. Aux États-Unis, les élections de mi-mandat interrogent le bilan économique de Donald Trump. En France, les mobilisations du 5 novembre et une nouvelle étude de l’Apec témoignent des inquiétudes autour des salaires et du coût de la vie. Alors que le budget 2027 poursuit son parcours parlementaire, quelles marges de manœuvre pour soutenir le pouvoir d’achat et la croissance ? Décryptage avec Isabelle Job-Bazille, directrice des Études économiques du Crédit Agricole, et Jean-Marc Daniel, professeur émérite à l’ESCP business school.

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Transcription
00:03Le pouvoir d'achat au cœur des tensions économiques et politiques et ceux des deux côtés de l'Atlantique.
00:09L'élection de mi-mandat aux Etats-Unis, mobilisation sociale en France, débat budgétaire,
00:14donc autant d'actualités qui ont un point commun, les préoccupations autour du coût de la vie et du pouvoir
00:19d'achat.
00:20Pour décrypter ces enjeux, nous recevons deux économistes. Isabelle Jobbasi, bonjour.
00:24Bonjour.
00:24Vous êtes directrice des études économiques au groupe Crédit Agricole.
00:28Merci beaucoup d'être avec nous. Nous, Jean-Marc et Daniel, bonjour.
00:31Bonjour.
00:31Vous êtes professeur émérite à l'ESCP Business School et puis vous êtes auteur de la dette publique.
00:36C'est Robin Desbois qu'on assassine aux éditions Odile Jacob.
00:40Alors, direction les Etats-Unis pour commencer avec les élections de mi-mandat.
00:45Isabelle, je me tourne vers vous tout d'abord.
00:48Quel bilan économique, en fait, est-ce qu'on peut dresser ces deux premières années de, enfin plutôt, de deuxième
00:54mandat de Donald Trump à la tête des Etats-Unis pour vous ?
00:59Alors, je dirais qu'il y a les promesses, les promesses non tenues et puis aussi le bilan.
01:03Et c'est des choses un petit peu différentes.
01:05Si vous regardez les promesses, si vous vous rappelez au moment de la campagne présidentielle,
01:09ce qu'avait promis en direction des Américains, ce qu'avait promis Trump, c'est de faire baisser, dès le
01:15lendemain de sa prise de fonction,
01:17de faire baisser les prix et donc de se débarrasser de l'inflation, notamment faire baisser les prix à la
01:27pompe
01:27et également baisser le coût du logement, donc avec des taux d'intérêt plus bas.
01:32Et là, il a tout faux. C'est là où il est sanctionné par les électeurs puisque l'inflation a
01:37accéléré.
01:37Elle est passée 3% en janvier 2025. On est à 3,7% en octobre 2026.
01:44Par ailleurs, si on regarde les prix à la pompe en particulier, on était à 3 dollars le galon.
01:51On est au-delà de 4 et c'est une moyenne. Il y a des Etats où c'est même
01:55plus élevé.
01:56Et puis, sur les taux d'intérêt, on a pris un point.
01:59On a, pour le taux moyen à 30 ans, c'est généralement la maturité pour les prêts immobiliers aux Etats
02:04-Unis.
02:04On est à 7%, là où on était à 6% au début de son mandat.
02:09Donc, de ce point de vue-là, voilà, c'est des promesses non tenues et qui ont été effectivement sanctionnées
02:14par les électeurs.
02:15Mais si on regarde plus globalement son bilan, le bilan économique n'est pas si mauvais.
02:34Le bilan macro.
02:34On parle beaucoup d'une croissance en cas, donc très inégalitaire.
02:38Et elle se fait sur une base étroite.
02:40Qu'est-ce qui tire la croissance aux Etats-Unis ?
02:42Essentiellement, ce cycle de la tech et le boom des investissements dans l'intelligence artificielle.
02:48Et par ailleurs, effectivement aussi la consommation.
02:51La consommation qui tire l'activité.
02:53Mais la consommation, en fait, elle est sur une base très étroite.
02:58Plutôt des ménages les plus aisés.
03:0020% des ménages les plus aisés font à peu près 50% de la consommation.
03:05C'est 30% en France.
03:06Pour vous montrer à peu près l'écart.
03:09Donc, 50%.
03:11Sachant que comment elle se nourrit, cette consommation ?
03:14Eh bien, d'effets de richesse.
03:16Et ça, c'est encore lié au boom de l'intelligence artificielle.
03:19On a des valorisations qui sont portées par les promesses de croissance,
03:24de gain de productivité liées à l'intelligence artificielle.
03:27Donc, ça gonfle le prix des actifs.
03:29Et donc, comme les ménages, et notamment les plus aisés, détiennent des actions,
03:34ils ont l'impression que leurs actifs épargnent pour eux.
03:36Donc, on a une baisse du taux d'épargne.
03:37Alors, certains puisent dans leur épargne.
03:39Pour ceux qui en ont, parce qu'il y a des problèmes de pouvoir d'achat.
03:42Mais les plus aisés, ils puisent dans leur épargne.
03:44Ils consomment beaucoup.
03:46Du coup, c'est eux qui soutiennent la consommation.
03:49Donc, vraiment, la question, c'est une croissance inégalitaire
03:53et qui se fait sur une base très étroite liée au boom de l'intelligence artificielle.
03:57En fait, du coup, Jean-Marc Daniel,
03:59Donald Trump paye les conséquences d'une croissance des inégalités,
04:02tout simplement, au sein du pays ?
04:05Non, je ne crois pas. Je crois que les Américains, sur les inégalités,
04:07ce n'est pas leur souci premier.
04:09D'abord, sur la croissance, moi, j'ai une lecture de la croissance.
04:13Alors, ce n'est pas uniquement dans ce cas des Américains,
04:16mais je considère que la consommation, c'est assez inerte, en réalité.
04:19Ce qui est vraiment déterminant, c'est la façon dont la politique budgétaire est menée.
04:23Or, là, on a atteint des niveaux de déficit budgétaire, absolument.
04:27Faramine, on a 2 000 milliards de dollars de déficit budgétaire,
04:29on a 26% du PIB, alors que parmi les promesses,
04:32il y avait effectivement le redressement,
04:33avec l'introduction spectaculaire dans l'activité administrative d'Elon Musk,
04:38et qui devait couper dans les dépenses et tout ça.
04:41Et quand on regarde ces dépenses budgétaires,
04:44effectivement, ça distribue de l'argent,
04:45mais en regard, il n'y a pas la production.
04:47Et donc, la conséquence de ça, c'est que vous avez ce mécanisme de déficit jumeau
04:51qui est la grande caractéristique de l'économie américaine.
04:53C'est-à-dire, désormais, le déficit commercial
04:55est de 100 milliards de dollars par mois.
04:58Tous les mois, l'Amérique est à ça.
04:59Donc, ce déficit commercial, il part vers la Chine,
05:02qui est censé être le grand ennemi, le rival.
05:05Et donc, effectivement, le bilan de Trump, c'est la croissance chinoise.
05:13C'est-à-dire, en partie, parce que la croissance chinoise elle-même ralentit,
05:17et puis c'est la croissance européenne aussi.
05:19Le peu de croissance européenne qui reste,
05:20c'est effectivement par les exportations,
05:23et essentiellement vers les États-Unis.
05:25La deuxième remarque que je ferais, c'est que dans les promesses,
05:27il y avait effectivement la baisse des prix,
05:29mais d'emblée, dans son discours,
05:32à partir du moment où il annonçait qu'il allait mettre des droits de douane,
05:34il ne pouvait pas à la fois dire qu'il allait faire baisser les prix,
05:36et faire augmenter les prix par l'intermédiaire des droits de douane.
05:39Parce que les droits de douane, ce sont les Américains qui les paient.
05:43Et concrètement, il y a un économiste américain assez célèbre,
05:47qui est Nicolas Grégory Mankiw,
05:48qui dit, en plus, pour en revenir à la façon dont la population américaine interprète ça,
05:53il dit, quand on met des droits de douane sur les produits chinois,
05:55parce que c'est l'ennemi, c'est ma secrétaire qui les paie.
05:57Parce qu'elle, elle achète des produits chinois.
05:59Il dit, moi, Nicolas Grégory Mankiw,
06:01je bois du Chablis, j'ai une voiture qui est une...
06:03Je peux acheter aussi des choses américaines.
06:05Il prend les droits de douane quand même, même sur le Chablis,
06:07il a dit, il y a des droits de douane.
06:08Je prends des droits de douane, je ne sais pas.
06:11Non, mais sur les produits américains, en tout cas,
06:13de plus haute valeur ajoutée, en tout cas,
06:15il n'y a pas forcément autant de droits de douane.
06:16Mais lui, il dit, je n'achète même pas américain, moi, j'achète européen.
06:19Et donc, le véritable arbitrage qui s'est fait dans le pouvoir d'achat,
06:21c'est entre les droits de douane sur l'Union Européenne,
06:24qui s'adressent effectivement à la classe aisée,
06:27et qui, donc, bois du Chablis, est habillé par Hugo Boss, Roland Dodi,
06:32et puis la secrétaire qui, elle, achète des produits chinois.
06:35Or, au nom du patriotisme, au nom de la nécessité d'être en rivalité avec la Chine,
06:40il a matraqué, normalement, les droits de douane sur les produits chinois,
06:45et il a plus ou moins épargné, ça a été assez confus.
06:48Et la deuxième chose qui me frappe dans ces élections,
06:51c'est que, quand on regarde au niveau local,
06:54les gouverneurs républicains s'en sont pas trop mal sortis.
06:57En particulier, il y a une conquête récente en Nouvelle-Angleterre,
07:02le Vermont, un gouverneur républicain,
07:05le Vermont, c'est la quintessence de l'intelligentsia branchée américaine,
07:10bon, il continue à voter républicain.
07:12Et donc, là où les républicains ont perdu, c'est au niveau national,
07:18c'est-à-dire que c'est véritablement Trump qui a été désavoué,
07:21et je pense que dans le désaveu, il y a la personnalité de Trump,
07:24le personnage apparaît effectivement à la fois confus,
07:27à la limite du malhonnête, parce qu'il y a tout un tas d'activités
07:30qui sont des activités que l'on peut qualifier de tendancieuses,
07:34et puis à la limite, pas du dictateur,
07:37mais enfin, il essaie de faire des choses...
07:39Mais du népotisme !
07:40Du népotisme !
07:41En l'occurrence, c'est vrai que quand on regardait les priorités,
07:46il y avait effectivement les questions de pouvoir d'achat,
07:48mais aussi le rejet de Trump était lié à la corruption,
07:50et donc au népotisme, puisque eux, les Américains se serrent la ceinture,
07:55et on voit un enrichissement à milliards des proches de Trump et de sa famille.
08:01Donc il y a eu aussi toute la question autour du népotisme,
08:03et là où Jean-Marc a raison, c'est vrai que le vrai problème des Etats-Unis,
08:07c'est les twins déficits, les déficits jumeaux,
08:12et ça veut dire que, simplement, les Etats-Unis vivent au-dessus de leurs moyens,
08:15ils n'épargnent pas suffisamment, ils consomment trop,
08:18et ça, pour le coup, Trump n'a pas résolu,
08:21il pensait le résoudre avec des droits de douane,
08:24mais les droits de douane ne font en rien,
08:26ne relèvent pas le taux d'épargne des ménages américains.
08:28– Et puis aussi, il paye les conséquences d'une politique internationale,
08:31dont les conséquences sont quand même...
08:32– Exactement, bien évidemment, il avait bien évidemment dit
08:34qu'il n'allait pas aller, errer dans des guerres lointaines, etc.,
08:38et il a déclenché une guerre au Proche-Orient, enfin au Moyen-Orient.
08:41– Et justement, sur cette droits de douane,
08:42c'est vrai que la promesse était qu'il y ait plus de production sur le territoire,
08:47une politique aussi industrielle, ça, ça n'a pas eu de conséquences positives.
08:50– Non, on ne voit rien du tout, alors il y a quelques...
08:52Alors, ils aiment bien, ils portent, là, il y a Audi qui a annoncé
08:54qu'ils allaient faire une usine aux Etats-Unis,
08:56donc il y a quelques années, enfin d'éléments anecdotiques qui soutiennent, voilà.
09:01Mais franchement, quand on regarde les chiffres,
09:03non, on ne voit rien, absolument rien,
09:05en termes de réindustrialisation liée à ces droits de douane,
09:07on ne voit rien du tout au niveau des chiffres.
09:09– Ce qui est intéressant dans cette réindustrialisation,
09:11c'est que quand General Motors a rapatrié son usine du Mexique
09:15pour la Caroline du Sud,
09:17les gens ont dit, vous allez créer combien d'emplois ?
09:19– Ben zéro !
09:20– Les gens de General Motors se disent, écoutez,
09:22mais dans une usine automobile, maintenant, c'est zéro,
09:25il n'y a plus d'emplois, les seules personnes qui travaillent un peu,
09:28c'est les gens qui gardent le site pour éviter qu'il y ait effectivement
09:31des détériorations et qu'on porte atteinte à ces robots
09:34qui font la création de richesses,
09:35mais il n'y a plus d'emplois derrière.
09:37– Non, non, non, c'est...
09:39Aujourd'hui, pour des questions de compétitivité,
09:42souvent, lorsqu'ils rapatrient,
09:44compte tenu des niveaux de salaire,
09:45ils sont obligés de robotiser à fond,
09:49et donc, oui, on peut rapatrier la production,
09:51mais on ne rapatrie pas les emplois.
09:53– Cette nouvelle majorité démocrate, pour vous,
09:56ça va avoir un impact positif ou neutre
09:59sur l'économie et aussi les entreprises européennes
10:04qui peuvent avoir un échange ?
10:05– J'ai l'impression que ça va être plutôt de l'immobilisme.
10:10– Oui, est-ce que ça change quelque chose pour l'Europe ?
10:12– Alors, pour l'Europe, on ne sait pas,
10:16parce que de toute façon, ils gardent quand même,
10:18qu'ils conservent au cours des deux ans,
10:19le président américain conserve beaucoup de pouvoir
10:22sur toutes les questions diplomatiques.
10:25Il s'est arrogé la politique commerciale,
10:28normalement, qui est de la responsabilité du Congrès,
10:31mais on voit bien que, dès qu'il peut bypasser le Congrès,
10:34au travers de ses executive orders,
10:37donc ses décrets présidentiels,
10:40donc il peut continuer à agir de la sorte,
10:44en même temps, s'il a besoin de budget,
10:46il faudra que ça passe par le Congrès,
10:47et là, le Congrès va voter contre.
10:51– C'est ça, ça pourrait avoir comme conséquence
10:53l'immobilisme aussi américain ?
10:55– Oui.
10:56– C'est généralement pas très bon pour l'économie.
10:58– Donc, ça ne va pas changer.
11:00Là où vraiment, il y aura probablement des choses
11:02qui vont être faites,
11:03c'est que le Congrès a un pouvoir d'enquête.
11:06Et on sent que là, il y a un peu de revanche,
11:08j'imagine, du côté des démocrates,
11:11qui ne vont pas se gêner pour faire un certain nombre.
11:13Je ne pense pas du tout à une mesure de destitution,
11:15parce qu'il faut la majorité des deux tiers
11:17au Sénat, ils n'entendront pas.
11:19Mais en revanche, le pouvoir d'enquête,
11:21notamment sur les affaires de corruption,
11:23de conflits d'intérêts, etc.,
11:25oui, probablement qu'on va en avoir à foyer.
11:28– Oui, je pense effectivement
11:29que ça va être deux ans de guérilla à l'américaine,
11:34avec de la procédure, énormément de procédure.
11:36C'est un pays de chicanier.
11:38C'est ce que disait Janet Yellen
11:39quand elle a quitté la réserve fédérale.
11:41Elle a dit, je croyais que c'était un pays de pionniers,
11:43c'est un pays de chicanier ce pays.
11:44Et donc, on passe son temps à faire des procès.
11:47Mais en revanche, il y a quand même deux choses
11:49qui peuvent avoir des conséquences.
11:51On le voit bien, le prix du pétrole a déjà baissé.
11:53C'est-à-dire, il y a cette idée
11:54que la politique extérieure américaine
11:57sera moins internationniste,
11:58et qu'on finira par trouver un équilibre,
12:01même bancal, notamment au Proche-Orient.
12:03Et donc, le prix du pétrole aurait vocation
12:05à se stabiliser.
12:06Et la deuxième chose, c'est que traditionnellement,
12:08les démocrates sont plutôt libre-échangeistes.
12:10Alors, c'est historique.
12:11Lincoln avait été élu.
12:12Lincoln, donc, le fondateur du Parti républicain,
12:14enfin, le premier président à porter l'éthique
12:16à la républicaine, avait un programme,
12:18avant tout, il était un programme protectionniste.
12:20Et les démocrates se sont opposés à ça.
12:23Jusque à aujourd'hui, c'est-à-dire,
12:24les derniers présidents démocrates ont été,
12:26Clinton était très libre-échangeiste.
12:28C'est lui qui avait organisé, relancé,
12:30notamment les accords de libre-échange
12:32aux Atlantiques.
12:33Obama aussi a essayé de relancer le libre-échange.
12:37Donc, on peut espérer que la partie
12:39strictement protectionniste, en tout cas,
12:42théorisée comme étant la solution,
12:43va être mise en seconde, en retrait,
12:47par rapport à ce qu'on a vécu pendant deux ans.
12:49Après, les démocrates peuvent essayer
12:50de la jouer fine.
12:52En l'occurrence, ils peuvent très bien proposer
12:55un certain nombre de législations
12:56qui vont dans le sens, justement,
12:58d'amélioration du pouvoir d'achat.
13:02Et donc, s'il y a un veto du président,
13:05parce qu'ils ont en ligne de bire,
13:07quand même, les présidentielles,
13:09donc c'est de dire, vous voyez,
13:10nous, on essaye, en fait,
13:11tant faire se peut, on essaye
13:12de vous redonner du pouvoir d'achat,
13:13de faire des mesures, etc.
13:14Mais il y a le veto.
13:16Et alors, du coup, pour s'opposer au veto,
13:18il faut une majorité des deux tiers,
13:20pareil au Congrès.
13:21Et à ce moment-là,
13:22ils peuvent mettre entre les mains
13:25des Républicains la responsabilité,
13:27si ces derniers ne votent pas
13:30pour détourner, contourner le veto présidentiel.
13:33Et ça, ça peut coûter cher
13:34à un moment donné aux Républicains.
13:36Donc, ça va, exactement,
13:38ça va être un peu des chicaneries,
13:41ça va être un peu tendu.
13:43On retourne en France,
13:45cette fois-ci, on parle aussi du pouvoir d'achat.
13:47Donc, dans les actualités de la semaine,
13:48c'est l'Association pour l'emploi des cadres
13:50qui publie aujourd'hui une étude révélant
13:52une baisse de 3,6% du salaire réel des cadres
13:56en un an.
13:57Donc, une rémunération brute médiane
13:59qui recule pour la première fois depuis 2010.
14:02Est-ce que ça, Jean-Marc Daniel,
14:03c'est nouveau que ça atteigne
14:07cette partie-là de la société des cadres privés ?
14:10Que c'est vraiment une baisse du pouvoir d'achat
14:12qui touche une beaucoup plus large population
14:15qu'avant ?
14:15Oui, enfin, c'est pas tout à fait nouveau.
14:18C'est-à-dire que, quand vous regardez
14:19comment tout ça fonctionne,
14:20en réalité, c'est le salaire à l'embauche
14:21qui est moins important qu'à une certaine époque.
14:24Donc, aucun individu n'a subi une baisse
14:28de son salaire personnel.
14:29Il peut avoir subi...
14:30Non, c'est une rémunération
14:31qui n'a pas forcément été élevée.
14:33Donc, pas forcément...
14:34Elle augmente moins vite que l'inflation.
14:36Elle augmente moins vite que l'inflation.
14:38Donc, on perd du pouvoir d'achat.
14:39On perd du pouvoir d'achat.
14:40Et en plus, les gens qui rentrent
14:41sur le marché du travail avec des diplômes,
14:42maintenant, sont moins bien rémunérés
14:44que les gens qui sont entrés
14:46il y a 2-3 ans sur le...
14:47Sur le même poste.
14:48Sur le même poste.
14:49Donc là, il y a une perte de valeur,
14:51non pas seulement de pouvoir d'achat,
14:52mais il y a une vraie perte de valeur affichée.
14:54Sauf qu'aucun individu ne s'en insère soit
14:56à titre personnel.
14:57Simplement, on arrive...
14:58Par rapport aux espérances que l'on avait.
15:00Ce qui est intéressant dans cette affaire,
15:02c'est qu'effectivement,
15:07le discours sur la formation,
15:09sur les diplômes,
15:10sur la nécessité, effectivement,
15:11d'améliorer le niveau de formation
15:13pour avoir la garantie
15:13d'avoir un pouvoir d'achat qui se maintient,
15:15se heurte à la réalité.
15:16Et donc, c'est en partie pour ça
15:19que les étudiants et les lycéens
15:21sont dans la rue.
15:22C'est-à-dire qu'indépendamment
15:23de leurs revendications
15:25qui sont en moyenne assez confuses
15:26voire contradictoires,
15:28et dont on peut penser
15:29que ce n'est peut-être pas la peine
15:30de mettre le pays à feu et à sang
15:31pour améliorer la propreté des toilettes.
15:34Mais il y a derrière tout ça
15:35une angoisse.
15:35C'est une angoisse réelle.
15:37C'est-à-dire qu'il n'y a plus de croissance.
15:39Comme il n'y a plus de croissance,
15:41on ne peut pas distribuer du pouvoir d'achat.
15:43On a masqué ça pendant des années
15:45en distribuant du pouvoir d'achat
15:46par l'endettement.
15:48Et maintenant, on arrive à un moment où...
15:49Et en disant qu'il faut être plus formé
15:50pour avoir un réel et un réel,
15:52et finalement, on n'a pas les conséquences...
15:54Et puis, il y a un petit peu
15:55d'intelligence artificielle
15:56qui arrive en lui.
15:58On est dans le grand mensonge.
15:59On vous a dit...
16:00Alors, il y a l'intelligence artificielle
16:02qui arrive.
16:02Et alors, je pense que les gens
16:03n'en ont pas conscience,
16:04mais il y a une concurrence
16:06indépendamment de l'intelligence artificielle
16:07qui commence à apparaître
16:08avec les pays émergents,
16:09les pays du Sud.
16:10La dernière Assemblée Générale
16:11de la Banque Mondiale,
16:14le président de la Banque Mondiale,
16:16a rappelé que d'ici à 10 ans,
16:18il y a 1,2 milliard de jeunes
16:20qui vont apparaître
16:21sur le marché du travail
16:22dans les pays du Sud.
16:23Et il dit,
16:24nous avons, d'après nos préjections,
16:26à peu près la certitude
16:27que l'économie telle qu'elle est
16:29à l'heure actuelle
16:29peut créer 400 millions d'emplois.
16:31Donc, il y a 800 millions de personnes
16:33qui vont se déverser
16:34sur le marché mondial du travail.
16:36400 millions d'emplois
16:37sur le marché mondial du travail ?
16:38Oui, pour ces gens-là.
16:39C'est-à-dire, en face
16:40de 1,2 milliard de personnes
16:42qui vont arriver,
16:42essentiellement des jeunes
16:43qui quittent par exode rural
16:46les campagnes africaines,
16:48qui quittent les campagnes...
16:49Et dans les questions aussi...
16:50Et dans les questions aussi...
16:51Et dans les questions...
16:52Et ces gens-là
16:52ont reçu une éducation
16:53qui est une éducation
16:54qui est de plus en plus développée.
16:56Qualité, qualitative, oui.
16:57De plus grande qualité.
16:58Et donc, on le voit en Inde,
17:00c'est-à-dire qu'en Inde,
17:01le ministre de l'Éducation
17:02a démissionné cet été
17:04parce qu'il y a tout un tas
17:05de jeunes diplômés indiens
17:07qui disent
17:07qu'on ne trouve pas de travail.
17:09Donc, nos jeunes diplômés,
17:11ils sont en concurrence
17:12avec l'intelligence artificielle,
17:14avec les diplômés de Megalore
17:16et avec des diplômes
17:17dont, effectivement,
17:19ils sont eux-mêmes
17:19en concurrence avec eux-mêmes.
17:21Donc, c'est une problématique mondiale,
17:23en fait.
17:24cette inadéquation,
17:26éducation,
17:28salaire
17:28et donc pouvoir d'achat.
17:29Oui, oui.
17:29Et donc, la réponse,
17:30ce serait de trouver le moyen
17:31de faire davantage de croissance.
17:33C'est-à-dire...
17:34Augmenter le gâteau.
17:35Augmenter le gâteau.
17:35Pour pouvoir le redistribuer,
17:37il faut d'abord qu'il augmente.
17:38Pour augmenter le gâteau,
17:39il faut être plus productif
17:40et travailler plus.
17:41Et là, Isabelle,
17:42c'est en fait le cercle vicieux
17:43parce que forcément,
17:43si moins de pouvoir d'achat,
17:45c'est moins de capacité
17:46ensuite à consommer,
17:48moins de...
17:49Enfin, les entreprises
17:49qui ont de moins en moins
17:50de clients.
17:51Donc, voilà,
17:52c'est un cercle vicieux
17:53qui est difficile à retourner.
17:54Alors, ça dépend.
17:55Si on travaillait plus...
17:57Voilà, on gagnerait...
17:58Normalement, on pourrait...
17:58On aurait plus de pouvoir d'achat.
18:00On gagnerait plus
18:01et on aurait plus de pouvoir d'achat.
18:02Mais moi, je veux être
18:02un peu aussi terre à terre.
18:04Si vous regardez en France,
18:06si on regarde justement
18:07ceux qui ont perdu
18:07du pouvoir d'achat
18:09plus ou moins
18:10suivant les catégories,
18:12en France,
18:13le SMIC est indexé
18:15à l'inflation.
18:16Alors, il n'est pas tout à fait
18:17indexé à l'inflation.
18:18C'est un calcul
18:19où vous prenez
18:20l'évolution des prix observés
18:22pour les 20%
18:23les plus modestes
18:24puisqu'on sait que
18:24le panier de consommation
18:26est différent.
18:27Notamment, ils consomment
18:27plus d'énergie,
18:28ils consomment plus
18:29d'alimentation.
18:30Donc, si ces prix augmentent plus,
18:32on prend ça en compte.
18:34Donc, c'est indexé à ça.
18:35Et puis, s'il n'y a pas d'inflation,
18:36on regarde plutôt
18:36les gains de pouvoir d'achat
18:37des salaires ouvriers
18:39et des employés.
18:41Mais en tout cas,
18:41si on regarde
18:42dans les différentes périodes
18:43de tensions inflationnistes
18:44ces derniers temps,
18:45donc on a eu post-Covid
18:46et puis avec la guerre en Ukraine
18:48et puis maintenant
18:49ce que l'on connaît,
18:50normalement, le SMIC conserve,
18:52enfin on maintient
18:53le pouvoir d'achat
18:54des gens qui perçoivent
18:56le SMIC
18:57ce qui est à peu près
18:5812% de la population.
19:02Après, ensuite,
19:03ce sont les entreprises
19:03qui décident
19:04et il y a souvent
19:06un décalage d'ailleurs
19:07entre la remontée des prix
19:08et puis les hausses de salaire
19:10parce que simplement
19:11vous ne renégociez pas
19:12vos salaires tous les mois.
19:13Donc, on verra ça
19:14au niveau des négociations
19:16collectives de fin d'année
19:17ou au niveau
19:18de chacune des entreprises
19:19les hausses de salaire
19:21ou générales
19:22ou individualisées
19:25notamment pour les primes
19:27et on pourra faire le bilan.
19:28Aujourd'hui,
19:29ce que l'on voit
19:29par exemple pour les cadres,
19:30c'est effectivement
19:31on a une inflation en moyenne
19:32sur l'année
19:352026
19:35qui va être autour
19:36de 2,2%
19:40or, sur 2026
19:42c'est des augmentations
19:43de 2025
19:44et en 2025
19:45il n'y a que
19:45ce qu'il disait
19:46un cadre sur deux
19:48a eu une augmentation.
19:50Donc, de manière mécanique
19:51il y a une perte
19:53et globalement
19:56si on fait référence
19:57à l'épisode
19:59récent
19:59d'inflation
20:00post-Covid
20:02et donc
20:03au moment
20:03du déclenchement
20:04de la guerre en Ukraine
20:05donc on a une inflation
20:06si vous vous rappelez
20:07qui a plafonné
20:08autour d'un peu plus
20:09de 6% en France
20:10je crois que c'était
20:11autour d'octobre
20:132022
20:15donc le SMIC
20:16même
20:17comme on était
20:18dans une inflation
20:19qui accélérait
20:20et bien il y a eu
20:21de manière
20:21même infra-annuelle
20:23il y a eu
20:23des revalorisations
20:24du SMIC
20:25donc le SMIC
20:26a bien suivi
20:27en revanche
20:28il a fallu
20:30plus de temps
20:31pour les autres salaires
20:32de suivre
20:33et on a rattrapé
20:34au niveau global
20:35on a rattrapé
20:36le niveau de salaire réel
20:37de 2019
20:38qu'en 2024
20:39donc vous voyez
20:40ça met un peu de temps
20:42et par ailleurs
20:43pas toutes les catégories
20:44effectivement
20:45les cadres
20:46ont été probablement
20:48ceux
20:48qui ont
20:49enfin
20:50ou il y a encore
20:51en 2026
20:51je crois qu'aujourd'hui
20:52ils sont encore
20:53à un niveau légèrement inférieur
20:54en termes de salaire réel
20:56que ce qu'on avait
20:57en 2019
20:57parce que les entreprises
20:59ont plutôt fait des efforts
21:00sur les salariés
21:02les plus vulnérables
21:03à l'inflation
21:05alors même
21:05qu'on sait que
21:07les cadres
21:07normalement
21:08ils ont plus d'épargne
21:09ils peuvent puiser
21:10un peu plus dans leur épargne
21:12pour traverser
21:13ces périodes
21:13un petit peu plus inflationnistes
21:14donc il y a eu des choix
21:15qui ont été faits
21:16mais globalement
21:17si on voulait
21:17que tout le monde
21:18regagne du pouvoir d'achat
21:19le seul moyen
21:20effectivement
21:21c'est d'augmenter le gâteau
21:22et c'est de travailler plus
21:23d'autant plus que
21:25dans l'inflation
21:26l'inflation des années 60
21:27par exemple
21:27on pouvait considérer
21:29que c'était
21:30une partie du tissu économique
21:32qui prenait du pouvoir d'achat
21:34sur une autre partie
21:34du tissu économique
21:35alors que là
21:36le pouvoir d'achat
21:37est ponctionné
21:38par l'extérieur
21:38c'est-à-dire que le gâteau
21:40non seulement
21:41le gâteau augmente très peu
21:42mais en plus
21:42la part du gâteau
21:43qui part à l'extérieur
21:44au travers du choc pétrolier
21:45au travers de l'augmentation
21:46ça croit
21:47donc le gâteau
21:48disponible pour les salariés
21:49et pour les français
21:51d'une façon plus générale
21:52est plutôt en train de diminuer
21:54c'est-à-dire
21:54il s'accroît assez peu
21:55et la partie qui est ponctionnée
21:57par l'extérieur
21:57a tendance à s'accroître
21:59si on regarde
21:59dans la composante
22:00de l'inflation
22:01dans la composante
22:02de l'inflation
22:03donc les chiffres d'octobre
22:05les hausses
22:05du prix d'énergie
22:06c'est 24%
22:07c'est ce qui fait l'inflation
22:09si on regarde
22:09les autres prix
22:10non
22:10même les produits
22:11manufacturés
22:12baissent
22:12on a des baisses de prix
22:14mais on a 25
22:15enfin quasiment
22:16on a 24% d'inflation
22:17sur un an
22:18sur les prix d'énergie
22:18effectivement la plus grosse part
22:20on la paye aux producteurs
22:21à l'extérieur
22:22parce que quand on paie
22:24quelque chose
22:24à quelqu'un
22:24qui augmente ses prix
22:25ce quelqu'un est content
22:26sauf qu'en l'occurrence
22:28ce quelqu'un
22:28il nous est extérieur
22:29donc véritablement
22:31le pays là souffre
22:32et donc là
22:33la proposition
22:34enfin plusieurs propositions
22:36de
22:38futures
22:38de candidats
22:39en tout cas
22:39c'est de travailler plus
22:40ça ça semblerait être
22:42l'axe
22:43oui oui
22:43ce que je trouve intéressant
22:45dans le débat
22:45qui a lieu à l'heure actuelle
22:46c'est que
22:46un
22:47il est à peu près admis
22:48qu'il va falloir travailler plus
22:49il y a un an
22:50François Bérou disait
22:51il allait falloir supprimer
22:52deux jours de congé
22:53tout le monde allait pousser
22:53des cris d'orfraie
22:54je pense qu'il le dirait
22:55aujourd'hui
22:56les gens ne seraient pas contents
22:57mais ce serait un scandale
22:58moins net et moins clair
22:59plus audible
23:00plus audible
23:01il y a un certain nombre de gens
23:02qui commencent à dire
23:02écoutez le fait de l'avoir reporté
23:04la réforme des retraites
23:05la réforme
23:06a été une aberration
23:07parce qu'il faut véritablement
23:09réfléchir à un départ
23:10vers 65
23:11voire 67 ans
23:13et ce qui me frappe aussi
23:14c'est que
23:15le discours sur
23:16ma priorité
23:17c'est l'emploi
23:18a totalement disparu
23:19c'est-à-dire l'idée
23:20qu'il va falloir
23:22faire un effort
23:23et en particulier
23:24jusqu'en 2007
23:27certains candidats
23:28proposaient pour lutter
23:29contre le chômage
23:30de réduire la durée
23:31du temps de travail
23:31plus personne n'arrive
23:33maintenant sur
23:33les plateaux politiques
23:35en disant
23:35on va passer aux 32 heures
23:36pour réduire le chômage
23:37et donc là
23:38on a encore 3 minutes
23:40et 30
23:40pour parler justement
23:41de ce rejet
23:42à l'unanimité
23:43du volet recettes
23:44du budget 2027
23:47vous en pensez quoi
23:49encore une incertitude
23:50budgétaire
23:51qui
23:51voilà
23:52c'est
23:52ah non non
23:53c'est anecdotique
23:54les politiques politiques
23:55ils s'amusent
23:56ils font plus de dépenses
23:57tout le monde sait bien
23:58que ce budget
23:59n'a absolument
24:00encore un avenir
24:00il sera totalement
24:02basculé
24:03bousculé
24:03remis en cause
24:04dans 6 mois
24:05oui et puis ça passera
24:07soit par les ordonnances
24:08soit par le 49-3
24:10mais aujourd'hui
24:11ils s'amusent
24:12quand on regarde
24:13les débats
24:14qui sont assez lunaires
24:15où on rajoute
24:16de la dépense
24:17et on a plutôt tendance
24:18à réduire les impôts
24:19alors qu'on a quand même
24:20des métriques budgétaires
24:22qui sont plus qu'inquiétantes
24:23avec un défi
24:24il y avait un pape
24:25à propos de Napoléon
24:26qui disait
24:26comédiente
24:27comédiente
24:29tragédienne
24:30voilà
24:32bon en tout cas
24:33et là
24:34pour terminer
24:34les mesures
24:35les plus urgentes
24:36ce serait
24:36quand on parle
24:37justement
24:37de ce pouvoir
24:38d'achat
24:39qui baisse
24:39etc
24:41ces possibilités
24:41aussi
24:42ces perspectives
24:42d'emploi
24:43ça c'est
24:44une des plus grandes
24:45craintes
24:45pour les prochaines
24:45années
24:46je pense que
24:47la bonne solution
24:48ce serait
24:48effectivement
24:48d'augmenter
24:49la quantité
24:49de travail
24:50donc de réfléchir
24:51au fait
24:51que le chômage
24:52est en train
24:52de réaugmenter
24:53donc de se poser
24:53la question
24:54pourquoi on n'est pas
24:55arrivé alors que
24:55nos voisins
24:55ont plutôt réussi
24:57à réduire le chômage
24:58et atteindre
24:58nos voisins
24:59on avait réussi
24:59on avait réussi
25:00ils l'ont en train
25:01et puis se poser
25:03la question
25:04de sortir
25:04de ce débat
25:05sur les retraites
25:05qui est
25:06espèce de
25:06c'est le sparatin
25:08du capitaine
25:08donc les retraites
25:09on en parle
25:10on en parle
25:10on n'arrive jamais
25:11à s'en défaire
25:11donc résoudre le problème
25:12une bonne fois pour toutes
25:13après il ne faut pas
25:14nier le fait
25:14qu'il peut y avoir
25:16une urgence sociale
25:16en termes de pouvoir
25:17d'achat
25:17et ce qui est bien
25:19ce que l'on n'a pas fait
25:20au moment du précédent
25:21choc
25:21on a fait des mesures
25:22généralisées
25:23on avait fait
25:24ces boucliers tarifaires
25:25qui ont été
25:25sur l'électricité
25:26le gaz
25:27qui ont été extrêmement
25:28coûteux
25:28et qui ont coûté très cher
25:29aux finances publiques
25:30là aujourd'hui
25:31on voit bien
25:31qu'on fait des mesures
25:32alors il faut les compenser
25:33aussi par des hausses
25:35de recettes
25:35ou des baisses
25:36d'autres dépenses
25:37mais des mesures
25:37très ciblées
25:39sur les ménages
25:40les plus vulnérables
25:41à l'inflation
25:42et en particulier
25:43à l'inflation énergétique
25:44et par ailleurs
25:45si on doit dépenser
25:46un peu sous
25:47prenons des mesures
25:48de nature structurelle
25:49c'est à dire
25:50qu'aujourd'hui
25:51ce que nous montre
25:53la crise que l'on vit
25:54c'est une dépendance
25:55vis-à-vis des énergies fossiles
25:56donc
25:57et d'ailleurs
25:58le signal prix
25:59fonctionne bien
25:59c'est à dire
26:00que la consommation
26:03de carburant
26:03a fortement chuté
26:05sur l'année
26:07et on a
26:08une augmentation
26:09des achats
26:10de véhicules électriques
26:11même une très franche
26:13accélération
26:13donc c'est plutôt
26:14aller vers
26:15des mesures structurelles
26:16qui font qu'on va réduire
26:17nos dépendances
26:18des énergies fossiles
26:19pour aller
26:20vers une énergie
26:21décarbonée
26:22et là
26:22l'énergie décarbonée
26:23on l'a
26:24au travers du nucléaire
26:25Isabelle Jebasi
26:26merci beaucoup
26:27d'avoir été avec nous
26:27vous êtes directrice
26:28des études économiques
26:29du groupe Crédit Agricole
26:30Jean-Marc et Daniel
26:31professeur émérite
26:32à l'ESCP Business School
26:34auteur de la dette publique
26:36c'est Robert Desbois
26:37qu'on assassine
26:37chez Odile Jacob
26:38merci beaucoup à tous les deux
26:39d'avoir été présents
26:40pour notre grand débat éco
26:41et merci à vous toutes et tous
26:42de nous avoir suivis
26:42c'était Smartéco
26:43Sous-titrage Société Radio-Canada
26:47Sous-titrage Société Radio-Canada

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