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Jeudi 22 octobre 2026, retrouvez Julien Tuffery (Codirigeant, Atelier Tuffery) et Émilie Benoit-Vernay (Directrice commerciale Europe, Shopify France) dans SMART ÉCO, une émission présentée par Sibylle Aoudjhane.
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00:08Bonjour à toutes et à tous, je suis ravie de vous retrouver pour une nouvelle émission de SmartEco,
00:12l'émission qui donne la parole à celles et ceux qui font l'économie, à retrouver tous les jours à
00:17l'antenne,
00:17mais aussi sur le site bismart.fr et puis sur toutes vos plateformes d'écoute.
00:21Et au sommaire aujourd'hui, nous nous tournons d'abord vers les commerçants qui expriment leurs inquiétudes à l'approche
00:27des prochaines semaines.
00:28Nous nous intéressons à leurs défis économiques, mais notamment aux défis du Made in France.
00:34Comment relancer une entreprise textile historique et rester compétitif face à la concurrence internationale ?
00:40Nous en parlerons avec Julien Tufferi, qui est co-gérant d'Atelier Tufferi, qui a récemment ouvert une première boutique
00:47parisienne.
00:47Puis, les entrepreneurs en tant que moteur de croissance, selon une récente étude de Shopify,
00:53les entreprises utilisant sa plateforme ont contribué à générer 1200 milliards de dollars d'activités économiques dans le monde en
01:01un an.
01:02Quels sont leurs leviers de croissance et comment le commerce en ligne s'accélère-t-il dans leur développement ?
01:07Nous en débattrons avec Émilie Benoît-Vernet, qui est directrice commerciale Europe chez Shopify,
01:12et Julien Tufferi.
01:13C'est parti, c'est SmartEco.
01:19Fondée en 1892 à Florac, en Lozère, Atelier Tufferi est l'un des pionniers du jean français.
01:25Après avoir failli disparaître face à la concurrence internationale,
01:28cette entreprise familiale connaît un nouveau développement sous l'impulsion de sa quatrième génération.
01:34Et en avril dernier, elle a même ouvert une première boutique à Paris.
01:39Pour comprendre les ressorts de cette renaissance et les défis d'une production de textiles françaises,
01:43je suis ravie d'accueillir Julien Tufferi, bonjour.
01:45Et bonjour.
01:45Vous êtes donc dirigeant, co-dirigeant de l'atelier Tufferi.
01:49Donc c'est plutôt, on va dire, dans les années 80 que l'atelier, le grand atelier familial ferme ses
01:54portes.
01:55Et est-ce que vous pouvez nous expliquer qu'est-ce qui vous convainc de reprendre l'entreprise familiale avec
02:01votre femme ?
02:02C'était en 2014 ?
02:03Oui, c'est ça. En 2014, on réfléchit à tout ça.
02:05En 2016, on reprend l'entreprise.
02:07Alors cette boîte, elle a carrément tout connu même de l'industrie textile française.
02:12Depuis mon arrière-grand-père, avec cette invention de ce pantalon en toile de Nîmes, parce qu'on est situé
02:16dans les Cévennes,
02:17non loin de cette fameuse ville qui a créé cette fameuse étoffe devenue célèbre, la fameuse toile de Nîmes.
02:23La période de mon grand-père, c'était la période d'après-guerre, les influences américaines,
02:26le prêt-à-porter qui apparaît, vraiment les très très belles années du textile à la française.
02:30Et pour le coup, mon père et mes oncles, eux, vont subir un peu la...
02:34Clairement, elle a traversé du désert, parce que, cher Sybille, il y a encore une quinzaine d'années de ça.
02:38Le Made in France n'avait pas démasse le vent en poupe.
02:41La fabrication française, on n'en parlait pas.
02:43C'était très normal de faire venir des containers remplis de fringues de l'autre bout de la planète.
02:49Donc mon père a connu quand même une période particulière.
02:52Mais là où c'est super, et je nuance un peu vos propos, c'est que ce qui, nous, nous
02:56a, pour le coup,
02:58sauvés au sens d'on a pu relancer, c'est qu'en fait, cette entreprise ne s'est jamais arrêtée
03:01de produire d'exil en France.
03:02Oui, elle s'est jamais arrêtée complètement.
03:03Exactement. Donc on a toujours conservé le savoir-faire, on a toujours conservé la machinerie.
03:07Ce qui nous a permis, il y a une grosse dizaine d'années de ça,
03:11dans cette optique un petit peu d'entrepreneuriat et surtout de donner du sens,
03:15de pouvoir reprendre évidemment cette boîte-là.
03:18Et la reprise de cette boîte-là, c'est intimement lié à un énorme défi entrepreneurial,
03:23mais aussi écologique.
03:24C'est-à-dire que nous, la mode, la mode mondialisée,
03:27chaque année, c'est triste, mais on est sur le podium des trois activités les plus polluantes au monde.
03:31Tout simplement parce qu'on produit beaucoup trop de vêtements et beaucoup trop loin.
03:34Et donc c'est pour ça que ça a retrouvé du sens de refabriquer ce produit hyper mondialisé,
03:40le jean, ici en France, dans les Cévennes.
03:42Et c'est vrai que le sens, c'est un pli fondamental du made in France, j'imagine aussi pour
03:46les consommateurs.
03:46Comment est-ce que vous avez retravaillé le modèle économique du coup ?
03:50Parce que là, il ne pouvait plus du tout se baser, même si vous aviez quand même déjà les outils,
03:54il ne pouvait plus se baser sur le même modèle économique que ce qu'on connaît vos parents.
03:58Nous, on n'a transgressé devant rien.
04:00C'est-à-dire que, selon moi, il n'y aura de made in France et de made in France
04:04puissants et durables
04:06que si vraiment on fait les bonnes transitions.
04:08Dans la première des transitions, il y en a une qui est très simple,
04:10c'est que derrière Engine, c'est 75% de coût de revient, c'est la main-d'œuvre.
04:15Donc, si on veut être pertinent et nous développer pour le futur,
04:18ça passe par une chose, c'est asseoir des gens derrière une machine à coudre 8 heures par jour dans
04:21une manufacture.
04:22Et je pense, jusqu'à preuve du contraire, qu'en 2026, on n'assoit pas quelqu'un derrière une machine
04:26à coudre
04:26comme on le faisait dans les années 60.
04:28Donc, c'est pour ça que nous, l'humain, c'est vraiment placé en cœur, c'est magistral.
04:32C'est-à-dire qu'il n'y aura pas de made in France textile s'il n'y a
04:35pas de très grandes précautions qu'on met sur l'humain.
04:38Ça, c'est le gros pilier.
04:40Et le second, c'est tout ce qui va être les filières en amont de nous.
04:43C'est-à-dire que pour fabriquer un jean, il faut de la toile, pour la toile, il faut des
04:46fils, pour des fils, il faut de la fibre.
04:47Et toute cette réintégration des filières.
04:50Donc, nous, on a fait cet énorme travail aussi de verticaliser la chaîne de valeur.
04:53Mais du coup, il y a un énorme problème à notre démarche, c'est qu'entre le poids de l
04:57'humain et le poids du local sur la filière...
05:00Et surtout, cette filière, elle est en France.
05:02Et ouais, elle est très majoritairement en France.
05:04Sinon, c'est un peu d'Espagne, un peu d'Italie, mais très majoritairement en France.
05:07Du coup, on a des coûts de revient qui sont stratosphériques.
05:09Donc, en fait, pour pouvoir aller au max dans nos intentions éthiques,
05:16on n'a pas d'autre moyen que d'être nos propres vendeurs de la propre valeur que l'on
05:21génère
05:21par notre travail manufacturier.
05:24En gros, chez nous, je vous livre un peu notre secret économique, Sybille.
05:27Le modèle économique d'Atelier de ferie se porte plutôt très bien, tout simplement,
05:30parce que, c'est très simple, les mains qui fabriquent, nous, sommes aussi les mains qui vendent, nous.
05:35Donc, quand vous parliez de complètement bouleverser le modèle économique, c'est ça qu'on a fait.
05:39C'est vraiment supprimer tous les intermédiaires, en fait.
05:41Exactement. En fait, on n'a pas le choix.
05:42C'est-à-dire que le textile, ça fait 60 ans que le grand système de vente du textile mondialisé
05:50appauvrit la personne qui génère la valeur de ce produit.
05:53C'est-à-dire qu'aujourd'hui, dans un textile mondialisé, celui qui gagne le moins d'argent,
05:56c'est celui qui est derrière la machine à coudre.
05:57Si on veut, on m'a dit, une phrase puissante de main, je pense que ça, il va falloir complètement
06:00le disrupter.
06:00C'est ce qu'on a fait.
06:01Donc, vous avez trois boutiques sur le territoire français.
06:05Pourquoi est-ce que vous avez ouvert une boutique à Paris seulement en 2026 ?
06:09On pourrait se demander, parce que c'est vrai que c'est quand même la ville de la mode.
06:12En tout cas, c'est comme ça à l'international.
06:13Merci beaucoup pour cette question.
06:15Je ne m'y attendais pas et c'est super.
06:17Tout simplement parce que pour avoir une boutique brille, il faut qu'il y ait des produits à vendre à
06:22l'intérieur.
06:23Et pour qu'il y ait des produits à vendre à l'intérieur, il faut les fabriquer, ces produits.
06:26Et pour les fabriquer en France, il faut construire des manufactures, élaborer des filières.
06:30Donc, Paris n'est arrivé que dix ans après, tout simplement parce qu'il y avait des chantiers hyper prioritaires
06:35avant,
06:35qui étaient subis justement du vrai made in France,
06:37au sens de, il faut d'abord pouvoir confectionner avant de faire les gros malins à Paris.
06:44Là, l'enjeu principal, derrière aussi ce coût et ce prix de vente,
06:49c'est de convaincre les consommateurs.
06:51C'est eux qui font encore convaincre pour que le made in France puisse s'installer vraiment ?
06:55C'est clairement eux qu'il faut convaincre.
06:57Il n'y a pas aujourd'hui, il n'y aura de made in France que si,
06:59je parle souvent du pouvoir magique de la carte bleue.
07:02Nous, les citoyens, nous, les consommateurs, je nous y mets dedans.
07:05Avec nos actes d'achat, on peut clairement décider de la société qu'on a envie d'avoir à demain.
07:10Enfin, très clairement.
07:11Vous savez qu'il se vend 80 millions de jeans en France par an.
07:14De jeans. Je ne parle même pas de la chemise en jean, juste le jean.
07:17Sur ces 80 millions, pardon, il y en a 10 millions qui sont vendus à plus de 120 euros TTC
07:21chaque année en France.
07:22D'accord.
07:22Et fabriqués à l'autre bout de la planète.
07:24Donc, c'est pour ça que le made in France, ça peut être un tout petit effet papillon.
07:29Ne serait-ce que si quelques pourcentages de la population décident demain de flécher leur achat d'un jean
07:34qu'ils achètent déjà à pouvoir d'achat équivalent vers une entreprise française,
07:38demain, on crée des milliers d'emplois sur les territoires.
07:41C'est-à-dire que pour rester compétitif, en fait, il faut surtout convaincre ceux qui mettent déjà...
07:44Parce que vos jeans, ils sont autour de 130...
07:46Ouais, 139 euros, ça commence.
07:48Il faut convaincre ceux qui mettent déjà cet argent-là dans des jeans de marques, notamment américaines, ou alors...
07:54Ça, je dis toujours, c'est le défi de notre génération, nous, la quatrième.
07:59C'est-à-dire que ces gens qui mettent déjà ce pouvoir d'achat-là dans des jeans, dans des
08:03jeans made in très loin,
08:04mettez-les dans des jeans en France.
08:05En plus, ces jeans, ils sont beaux, ils sont super résistants, ils sont hyper confortables, on vous les réparera.
08:10Donc, en gros, sur le coût d'usage, je veux dire...
08:13Enfin, un jean made in France, si vous allez le porter 10 ans parce que je vous le réparerai,
08:16au coût d'usage, il est moins cher qu'un jean de la fast fashion.
08:18Donc, eux, c'est la priorité.
08:20Et ensuite, pour la suite, il faudra vraiment aller aussi expliquer qu'acheter du made in France,
08:25peut-être qu'à l'instant T, c'est un peu plus cher, c'est clair.
08:27Mais par contre, encore une fois, sur le coût d'usage, ça coûte moins cher.
08:30Et puis, j'avais fait ce petit calcul, cher Sybille, sur 100 euros que vous laissez qu'une entreprise comme
08:35la nôtre,
08:35un atelier, enfin une marque qui est fabricante en France,
08:38sur 100 euros que vous laissez chez nous, il y a 92 euros qui sont directement injectés dans l'économie
08:42française,
08:43sur toute la filière dont on vient de parler.
08:44C'est hyper important, en fait.
08:46Est-ce que le modèle de votre entreprise, il est développable à grande échelle ?
08:50Ou pour que ça tienne, justement, il faut garder cette petite échelle
08:54où vous êtes très proche de votre producteur, de vos salariés ?
08:57Alors, c'est un peu des deux.
08:59C'est-à-dire que c'est sûr qu'aujourd'hui, la stature du made in France
09:05et le développement du made in France passera par, déjà, le premier levier clé, c'est de moins consommer.
09:09C'est sûr qu'aujourd'hui, changer demain pour ces 80 millions de pantalons en se disant
09:14qu'on a trois ans pour qu'il soit fait en France, en fait, ce n'est juste pas possible,
09:16je pense.
09:17Sur les capacités de production, il n'y a pas débat, ce n'est pas possible.
09:20Donc, consommons moins, consommons mieux.
09:22Et surtout, tout le développement de notre entreprise est basé sur la duplication des sites.
09:29Stratégiquement, quand vous ouvrez une manufacture, il faut la faire la plus grande possible,
09:33il faut y mettre le plus de shift possible, tournant en 3.8.
09:36Moi, d'un point de vue management, on n'y croit pas beaucoup, tout simplement,
09:39parce qu'encore une fois, ce poids de la main-d'oeuvre est quand même très important.
09:42On doit être irréprochable d'un point de vue management.
09:45Donc, pour le coup, tout ce qu'on a fait depuis dix ans, c'est de pouvoir processer tout le
09:50système
09:50pour pouvoir le dupliquer et donc créer des antennes un petit peu partout.
09:54Merci beaucoup, Julien Tufierry.
09:55Vous restez avec nous, bien sûr, la part de l'e-commerce joue aussi un rôle important
09:59et on va tout de suite en parler, c'est le débat éco.
10:05Les entreprises jouent un rôle essentiel dans le dynamisme économique,
10:09la création d'emplois, le développement des territoires.
10:12Selon une récente étude de Shopify, les entreprises utilisant sa plateforme
10:17ont contribué à générer 1200 milliards de dollars d'activités économiques dans le monde sur un an.
10:22Un dynamisme notamment porté par l'essor du commerce en ligne.
10:26Pour comprendre ces chiffres et les leviers de croissance des entrepreneurs,
10:29je suis ravie d'accueillir Émilie Benoît-Vernay.
10:31Bonjour.
10:32Bonjour.
10:32Vous êtes directrice commerciale Europe de Shopify et Julien Tufierry.
10:36Merci de rester avec nous.
10:37Vous êtes co-dirigeant d'atelier Tufierry.
10:40Je me tourne vers vous, Julien Tufierry, parce que c'est vrai que les commerçants ont quand même
10:45énormément pris la parole cette semaine, il y avait une actualité forte.
10:49Et vous êtes récemment exprimé sur votre inquiétude sur LinkedIn face aux risques de dégradation des commerces.
10:55Vous avez notamment subi déjà une expérience pareille en 2023.
11:01Est-ce que là vous êtes inquiet ? Est-ce que vous comptez mettre en place des choses pour vous
11:06prémunir de protéger les risques ?
11:07Oui, on est inquiet. Je pense que si aujourd'hui vous trouvez un commerçant qui n'est pas inquiet,
11:11présentez-moi-le, parce que ça nous fera du bien de l'entendre.
11:13Oui, on est inquiet. On est inquiet sur les dégradations, mais surtout on est inquiet sur ce contexte économique plutôt
11:17global
11:18qui est quand même là, qui s'est fort.
11:20On savait, on avait anticipé que l'hiver ne serait pas bon.
11:23Oui.
11:23Bon, mais là, ça commence très tôt et ça va être un peu dur.
11:27Et à côté de ça, c'est très frustrant parce que je trouve quand même parfaitement légitime que les gens
11:32descendent un petit peu dans la rue
11:33pour exprimer aussi le mécontentement.
11:34Par contre, de la tomber dans l'extrême de la casse, c'est un peu plus dur là.
11:39Oui, pour votre boutique que vous avez ouverte.
11:41Oui, pour la boutique. Mais au-delà de ça, on ne va pas la jouer trop égoïste.
11:45La boutique, c'est presque une anecdote.
11:47Moi, ce qui me fait mal, c'est ce contexte un peu global, cette homorosité, les gens les uns contre
11:52les autres.
11:53Moi, ce n'est pas ça la France que je veux et la France de ce pourquoi on est devenu
11:57entrepreneur.
11:58Donc, charge à nous de remettre du positif et le commerce, c'est quand même une source de rencontres, d
12:04'émotions, de vie des territoires.
12:06Donc, on va s'atteler à cette tâche avec les bouchées doubles.
12:10Oui.
12:11Émilie Benoît-Fernay, on va revenir sur cette étude.
12:13Mais c'est vrai qu'au-delà de ces dégâts matériels, qu'est-ce que ça représente concrètement pour les
12:19entrepreneurs, cette situation, ce qu'ils ont vécu pour certains d'entre eux ?
12:23Je pense que derrière chaque commerce impacté, derrière, il y a des entrepreneurs, ce qu'on crée, cette boutique, ce
12:29commerce.
12:29Et puis, il y a aussi tout l'écosystème autour, les emplois indirects, les emplois directs, les emplois induits.
12:35C'est-à-dire que l'activité générée par un entrepreneur, ça va au-delà de sa propre boutique.
12:40Ça implique les fournisseurs, ça implique les communautés, les territoires, les familles qui vivent aussi autour de ces créations d
12:48'entreprises.
12:48Moi, c'est aussi à ça que je pense. C'est-à-dire que dans ce contexte un petit peu
12:51tendu, difficile, on sait que l'entrepreneuriat, le reprenariat, les TPE et les PME en France sont vraiment créatrices de
12:59valeurs.
13:00Et du coup, il faut qu'on les protège parce que c'est elles, aujourd'hui, qui sont la source
13:03d'énergie et de croissance de la France.
13:10Justement, sur votre étude, vous appelez ça l'effet entrepreneur. Est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que ça
13:15veut dire ?
13:16Et puis aussi, derrière le mot entrepreneur, qu'est-ce qu'on met ? Parce que c'est vrai que
13:18c'est assez large, l'entrepreneur.
13:19Oui. Alors justement, les entrepreneurs, ça peut être quelqu'un qui décide de commencer une activité ou de reprendre une
13:26activité.
13:27Je viens, on est un exemple parfait.
13:29Ça peut être aussi des personnes qui décident de garder une entreprise d'une certaine taille parce que ça correspond
13:35à leur valeur, ça correspond à leur modèle.
13:37Et en ce sens, ils vont toujours rester dans cette taille de PME.
13:40Mais en fait, c'est formidable parce que ce sont ces PME qui sont vibrantes et ce sont ces PME
13:44qui créent de la valeur autour.
13:47Cette étude qu'on a réalisée, du coup, elle quantifie au niveau mondial, mais particulièrement aujourd'hui, sur l'objet
13:54qui nous intéresse, sur le marché français,
13:56c'est que tous les marchands, les commerçants qui utilisent Shopify en France, la valeur qu'ils ont créée.
14:03Et du coup, ça représente 21 milliards d'euros de création de valeur et 115 000 emplois.
14:09Pour vous donner un petit peu un référentiel, on avait conduit cette même étude il y a 4 ans.
14:14Et aujourd'hui, on a une croissance d'à peu près 240% de ces chiffres parce qu'on sent
14:18que cette force vive, elle est là.
14:21Un élément intéressant aussi, on va en parler peut-être tout à l'heure avec Julien, mais dans cette étude,
14:26on a quantifié le commerce transfrontalier.
14:29Parce que c'est une opportunité aussi pour nos PME, pour nos TPE de pouvoir s'exporter à l'étranger.
14:34Et en 4 ans, ça a augmenté par 4 la part du commerce transfrontalier de ces entrepreneurs commerçants en France.
14:42Comment est-ce que vous expliquez ce poids croissant de l'entrepreneuriat dans ce tissu économique ? Parce que c
14:47'est énorme ces chiffres en 4 ans.
14:48Oui, alors je pense que déjà aujourd'hui, le contexte étant difficile, les gens se disent comment je vais faire,
14:56qu'est-ce que je vais faire.
14:57Et la technologie est un petit peu rentrée aussi dans le paysage en offrant des outils qui permettent de se
15:06concentrer sur sa marque, son produit, son activité, commerce
15:09et être vraiment au cœur de son métier en se disant la technologie n'est plus un frein, n'est
15:14pas un frein.
15:14Oui, ça y est, c'est vraiment rentré, il n'y a plus trop de pédagogie à faire maintenant, la
15:17technologie, on sait s'y tourner.
15:20On sait s'y tourner aussi des outils, notamment Shopify, qui depuis le début a été pensé, conçu, ça fait
15:2620 ans qu'on existe pour et par un entrepreneur
15:29qui a quand même créé Shopify pour vendre des snowboards en ligne au Canada, il y a très longtemps, et
15:34ne trouvant pas de moyens de pouvoir le faire,
15:37a codé ce logiciel Shopify qui est devenu cet outil de commerce extraordinaire.
15:42Donc du coup, la technologie, aujourd'hui, elle fournit les bons outils pour que les commerçants se disent, en fait,
15:47je peux vendre en ligne,
15:48je peux vendre à l'international, je peux unifier mes ventes entre ma boutique physique, ma boutique en ligne, etc.
15:55Et puis, il y a aussi l'IA qui change un petit peu la donne avec tout ce que ça
15:58apporte, je suis sûre qu'on va y revenir ensemble.
16:00Bien sûr, on va revenir sur l'IA.
16:02Comment est-ce que, quelle place à l'e-commerce, vous, dans votre business, vous avez dû forcément tout mettre
16:07en place, c'était pas...
16:08Ouais, alors vous savez, je sors toujours ça, mais au moins ça a le mérite de poser le contexte.
16:14Je fabrique dans le département le plus isolé, le plus rural de France, le produit le plus mondialisé.
16:20Et aujourd'hui, ce qui est génial, depuis le fin fond de nos Cévennes, alors de nos certes, de nos
16:23magnifiques Cévennes, mais bon, Cévennes quand même,
16:26on envoie avec une facilité déconcertante des jeans partout sur la planète.
16:31De vous envoyer un colis à Paris ou l'envoyer à Melbourne, du coup, avec nos outils digitaux, notamment Shopify,
16:37en fait, c'est exactement la même chose pour nous.
16:40Recevoir une commande d'un client de Melbourne ou la recevoir de quelqu'un de Marseille, c'est exactement la
16:45même chose.
16:46Donc pour nous, ça, ça a été clé, tout simplement, parce qu'en fait, la digitalisation de nos territoires, de
16:53nos activités et de nos manufactures,
16:56ça a permis de faire ce que je vous disais un peu tout à l'heure, c'est-à-dire
16:58de créer ce pont direct économique entre un consommateur final
17:02qui achète directement à son producteur, sans aucune barrière, sans aucun intermédiaire.
17:06C'est la première chose que vous avez mise en place, enfin une des premières ?
17:08Oui, c'est la première chose, tout simplement, parce qu'en fait, quand on a, je vous le disais un
17:11petit peu tout à l'heure,
17:12mais quand on a dimensionné notre modèle avec l'implication éthique qu'on y a mis sur le côté écologique
17:17et humain,
17:18on s'est retrouvé devant un mur qui a été le coup de revient du produit.
17:21Donc on s'est dit, avec ce produit qui coûte quand même très cher à tout produit en France,
17:25si on reste dans la structuration classique de tous les intermédiaires, en fait, ça fera des produits soit hors de
17:31prix,
17:31ou alors il faudra renier dans notre éthique, hors de question.
17:33C'est pour ça que la vente directe, ça a été la clé, et évidemment la digitalisation aussi, parce qu
17:37'on est sur un territoire rural.
17:38Et c'est votre premier canal de distribution ?
17:40C'est notre premier canal de distribution, alors là, il est très challengé,
17:44parce que nous, on croit quand même aussi énormément à la cross-canalité, et notamment à la relation physique.
17:49D'accord, pour développer en fait toutes ces manières de vendre, en fait.
17:53Et que ce soit à la manufacture, dans les Cévennes, on reçoit énormément de personnes.
17:57On a la boutique de Montpellier qui marche très bien, et la boutique de Paris.
18:00Donc avec ces boutiques physiques quand même, qui trouvent un super rôle au digital,
18:04c'est à peu près entre le physique et le digital, on est à peu près moitié-moitié.
18:07Émilie, justement, on parlait de technologie,
18:09quelles sont les innovations qui ont vraiment permis d'accélérer cette vente en ligne ?
18:14Parce que c'est quand même quelque chose de présent depuis assez longtemps,
18:17mais finalement, est-ce qu'il y a des technologies qui ont vraiment changé la donne ?
18:19Je pense que ce qui est très important de distinguer, c'est la vente en direct,
18:22via la vente par des formules type Marketplace, etc.,
18:26qui sont aussi pertinentes pour certains.
18:29Mais la réalité, c'est qu'aujourd'hui, pouvoir permettre à un commerçant de rester indépendant,
18:34d'être propriétaire de sa donnée, de sa data client, etc.,
18:38et d'être en contact direct avec ses clients, que ce soit en physique ou en magasin,
18:43c'est ça vraiment qui change un petit peu les choses,
18:45et c'est ce que Shopify veut faire,
18:47c'est-à-dire donner la meilleure technologie à tous,
18:49pour qu'on ait une multitude et une diversité d'entrepreneurs,
18:53et non pas quelques gros mastodontes qui dominent et écrasent un petit peu le reste.
18:59Je pense que la force de Shopify, c'est d'avoir permis aux commerçants
19:03de rencontrer son client là où il est.
19:05Donc, c'est-à-dire, il va le rencontrer soit, par exemple, sur les réseaux sociaux.
19:09Shopify était précurseur dans toutes les intégrations avec les plateformes sociales,
19:13pour permettre aux consommateurs de rencontrer leur marque,
19:16et d'avoir aussi un échange émotionnel, parce que dans ces marques qui vendent en direct,
19:19il y a vraiment une relation forte entre le consommateur et la marque.
19:23Vendre en physique, on a aussi des modules qui permettent de vendre en magasin.
19:27Vendre sur les marketplaces, pour ceux qui le souhaitent, avec des intégrations.
19:31Aujourd'hui, les nouveaux canaux agentiques aussi,
19:33qui permettent aux marques d'aller apparaître sur les canaux agentiques,
19:38et du coup, aller à la rencontre du consommateur.
19:41En fait, il faut se dire, où est le consommateur ?
19:43Comment je viens à sa rencontre ?
19:45Et ensuite, comment je lui propose l'expérience d'achat la plus fluide via le digital ?
19:49C'est notre parti pris.
19:51Est-ce qu'il y a de plus en plus de personnes qui se tournent vers le e-commerce,
19:53surtout dans ces temps de difficultés économiques,
19:56où, du coup, on peut peut-être toucher des territoires
19:58qui, eux, n'ont pas ces difficultés-là,
20:01et justement, peut-être lisser des inégalités entre territoires économiques ?
20:04Je pense que c'est très, très complémentaire.
20:07Il y a quelques années, moi, je parlais beaucoup de l'avènement des digital native brands,
20:10toutes ces marques qui ont émergé online, 100% online,
20:14et aujourd'hui, la plupart de ces marques,
20:16elles ont ouvert un point de vente physique.
20:17Et le processus inverse ?
20:19Oui, parce que c'est complémentaire, et parce que ce n'est pas la même chose,
20:21et parce qu'en fait, ça correspond aussi à l'attente du consommateur
20:24de pouvoir, à un moment, venir essayer son jean,
20:27avoir un échange avec les personnes en boutique.
20:30Donc, pour moi, les deux sont vraiment complémentaires.
20:32Chaque commerçant voit ce qui correspond à son business model et à sa marque,
20:35mais ce n'est pas un déport du physique vers le digital, et vice-versa.
20:39Comment est-ce que vous avez fait, Julien, pour développer la connaissance
20:45à l'international de la marque ?
20:47Parce que c'est vrai qu'il y a un site, peut-être que tout le monde ne se dit
20:49pas
20:49« Tiens, je vais aller découvrir des jeans. »
20:51Non, non, mais justement, ça faisait partie aussi des raisons
20:54pour lesquelles on a basculé sur Shopify.
20:56C'est d'avoir, encore une fois, Émilie l'a très bien dit,
20:59enfin, chacun son job, quoi.
21:00Mon job, c'est de fabriquer des beaux jeans,
21:01que mes équipes soient super entourées de bienveillance,
21:05qu'on puisse être bon en communication,
21:07et après, il faut absolument qu'on puisse avoir des outils
21:10qui nous aident à valoriser le travail.
21:12Donc, dans les critères pour lesquels on a choisi Shopify,
21:17à l'époque, c'était « il faut qu'on dorme la nuit, en fait. »
21:19Il faut qu'on puisse se dire « ok, c'est serein »
21:21et qu'il n'y ait n'importe qui, aux quatre coins de la planète,
21:23qui, à 4 heures du matin, pour nous, pas pour eux,
21:27commande un produit, en fait, ça doit le faire.
21:28Pareil sur les traductions instantanées,
21:31pareil sur le calcul des devises, pareil sur tout ça.
21:36Donc, ça faisait partie, encore une fois, de se dire
21:37« tiens, ce n'est pas parce qu'on est au fin fond de la Lozera
21:39qu'on ne peut pas être sous-doté d'un outil puissant, digital,
21:44qui puisse nous permettre, en fait, de, tout simplement,
21:46de vendre un produit top et hyper innovant, quoi. »
21:49Et vous ne souffrez pas du côté un peu manque de proximité ?
21:52Parce que c'est vrai que ces personnes-là,
21:53qui sont à l'international, ils ne vont jamais connaître, peut-être…
21:56Mais vous savez, quelqu'un qui est au fin fond de Tokyo,
21:58il n'est pas à Paris tous les jours, quoi.
21:59Donc, c'est là où c'est intéressant.
22:00C'est que quand ils commandent du fin fond de Tokyo,
22:03quand ils voient Paris ou la France,
22:04c'est le point sur le planisphère, c'est le même, en fait.
22:07Et c'est là où c'est hyper intéressant.
22:08C'est que nous, pour le coup, ça nous a vraiment permis
22:11de faire sauter un peu un verrou psychologique
22:13en disant « ce n'est pas parce qu'on n'est pas à Paris
22:14que ça ne va pas marcher, en fait. »
22:15Et c'est ça qui est hyper intéressant.
22:17Et je pense que, vraiment, si on raisonne un peu plus
22:20de manière structurelle pour nos sociétés,
22:21ça presse un peu que les grandes villes se dépeuplent un peu, quand même.
22:24Parce qu'entre le réchauffement climatique,
22:25entre la surdensité des centres urbains,
22:28c'est pour ça que l'outil digital, c'est le formidable outil
22:31de développement des territoires, enfin, à nos yeux.
22:33Et ça, ça rebâque quand même des cartes.
22:36Ça va même jusqu'à remplir les écoles, les villages, en fait.
22:39Tout simplement, parce que des boîtes comme la nôtre,
22:40on n'a même plus peur de nous dire « développons-nous dans la ruralité. »
22:44Et c'est, pour le coup, hyper agréable d'y vivre aussi.
22:47Donc, l'international, ça va apporter...
22:48Ça va permettre de soutenir aussi des petites entreprises,
22:51tout simplement, en France.
22:52Tout à fait.
22:53De se dire qu'aujourd'hui, un commerçant français, un marchand,
22:57il peut aller étendre sa zone de chalandise,
23:00c'est un petit peu le terme consacré,
23:03avec la même facilité,
23:05pouvoir aussi, tout ce qui va avec,
23:07donc seulement se faire connaître,
23:09et ensuite pouvoir facilement expédier,
23:11gérer les taxes, etc.
23:14Le côté territoire est hyper important.
23:17Je pense, moi, je viens de Bretagne,
23:18je suis aussi attachée à mon territoire,
23:20et j'ai échangé cette semaine avec les personnes
23:22qu'ont repris Luminor, Sylvain et ses trois associés.
23:25Luminor, c'est une manufacture de mailles
23:27basée à Guidel, en Bretagne.
23:29Ils l'ont repris en 2018,
23:30un petit peu une démarche similaire,
23:33avec 23 employés.
23:35Aujourd'hui, ils en ont 53.
23:36C'est formidable, d'entendre des choses comme ça.
23:38Et eux aussi, ils s'exportent,
23:40avec les États-Unis, le Japon,
23:41sur ces produits premium français.
23:45C'est difficile de se faire connaître sur Internet,
23:48parce que c'est vrai qu'il y a une pléthore de sites
23:50pour se démarquer,
23:51surtout quand on voit les marques de luxe
23:53qui ont un budget considérable sur le marketing.
23:56Comment est-ce que vous faites ?
23:56C'est sûr que pour nous,
23:58un constat d'humilité,
23:59nous, les millions d'euros,
24:01on les met évidemment en priorité
24:03dans l'outil productif.
24:04Enfin, il n'y aura pas, encore une fois,
24:05ce que je disais tout à l'heure,
24:06il n'y aura pas de Made in France
24:08puissant, désirable et fort
24:09s'il n'y a pas des investissements massifs
24:11sur les territoires,
24:11dans les manufactures.
24:12Donc, on est toujours un peu frustrés
24:13parce qu'on n'a quand même pas des marges
24:15qui sont exceptionnelles,
24:16donc il faut qu'on fasse des arbitrages.
24:18Bien, il faut qu'on soit malin.
24:19Aujourd'hui, il existe quand même
24:22pas mal d'outils qui puissent nous permettre
24:23aussi de rivaliser avec les plus gros,
24:26notamment sur la création de contenu.
24:28Par contre, derrière...
24:28C'est des réseaux ultra dynamiques.
24:30Oui, c'est des réseaux dynamiques.
24:31Après, c'est sûr que c'est hyper monétisé aujourd'hui
24:33et il y a un peu une règle d'or.
24:35Au plus, vous insistez dans l'Ads,
24:37au plus, vous avez des répercussions dans les pubs.
24:40Voilà, là, il y a des équilibres encore à trouver.
24:41C'est bien, mais d'où l'intérêt aussi, nous,
24:43grâce aussi à des bons outils digitaux,
24:45de vachement fidéliser nos clients.
24:48Un client fidèle, c'est un client qui est super
24:49parce qu'on n'a pas à réinvestir l'acquisition
24:51de ce nouveau client.
24:52C'est ça.
24:52D'où le fait que dans son expérience digitale,
24:54notamment, ou même physique,
24:55il n'y ait eu aucune accroche
24:57pour juste qu'il puisse se dire
24:58qu'est-ce que c'est facile, en fait,
25:00de commander un jean en ligne.
25:02Émilie, alors, est-ce que l'IA va tout changer ?
25:05C'est vrai que votre étude révèle
25:06que les visites issues de l'intelligence artificielle
25:09convertissent 80% mieux
25:11que celles provenant des moteurs
25:12de recherche traditionnels sur Shopify.
25:14Donc ça, c'est une révolution
25:15qu'on est en train de vivre.
25:16Je pense qu'aujourd'hui, ce qui est très clair,
25:18c'est que ce qu'on appelait le search,
25:20la recherche, c'est-à-dire la découverte,
25:23comment une marque va rencontrer,
25:25enfin, le consommateur va rencontrer la marque.
25:27Le type de jean.
25:27Exactement.
25:28Aujourd'hui, ça se déporte sur les agents agentiques.
25:31Les gens disent, oh, je cherche, etc.
25:33La réalité, c'est que ce n'est pas forcément accessible
25:35pour tout un chacun de se dire
25:37comment je vais faire en sorte
25:38que mon catalogue est correctement structuré
25:40pour que je puisse apparaître dans ces moteurs.
25:43Comment je vais être pertinent ?
25:44Comment je vais réussir à tenir
25:46à la cadence de l'innovation
25:48qui, globalement, toutes les semaines,
25:50il y a des nouvelles choses qui arrivent ?
25:52Et nous, là, Shopify,
25:53on est vraiment en plein dans notre mission.
25:55C'est-à-dire que nous, on investit
25:56toute notre technologie et notre innovation
25:59pour être très en avance
26:01sur ces phases agentiques, IA, etc.
26:03Et ensuite, le mettre à la disposition
26:05des commerçants de toute taille
26:07pour que chacun ait aussi sa chance
26:10dans cette course à l'innovation,
26:12notamment au travers du commerce agentique.
26:15Est-ce que pour que l'IA agentique
26:16puisse trouver la marque,
26:18ça ne passe pas par une pub ?
26:20Ça passe par quoi ?
26:21Non, ça passe par des catalogues
26:23qui sont structurés d'une certaine façon.
26:24Nous, on a co-développé avec Google
26:26ce qu'on appelle
26:26le Universal Commerce Protocol
26:28qui est la façon, justement,
26:30dont ces modèles vont lire
26:32les données produits
26:33et la façon dont elles sont structurées.
26:35Et voilà, Shopify va faire de lance
26:37sur tout ce travail qui est fait
26:39qu'ensuite, du coup,
26:40on met à disposition des commerçants
26:42de toute taille.
26:43Vous êtes...
26:45Qu'est-ce que ça vous...
26:46Non, c'est le gros défi.
26:48Comment vous réagissez à cette IA
26:50qui va peut-être...
26:51Non, moi, l'IA, je vois ça...
26:52Enfin, j'ai tendance à voir ça
26:53d'un bon oeil.
26:54Alors, en espérant...
26:54Aujourd'hui, c'est quand même
26:55un espèce de marasme.
26:56On ne sait pas trop
26:57où on va, en fait.
26:58Je pense que même,
26:58on en parlait avec Émilie,
26:59il n'y a aucune solution claire
27:00en disant que c'est ça
27:01qu'il faut faire.
27:01Donc, on est très, très, très en veille.
27:04Et l'idée, c'est que je me dis
27:05que ça va être super
27:06parce que l'IA va vraiment
27:07pouvoir pousser les critères
27:09d'évaluation de la marque.
27:10Et là, pour le coup,
27:10on a quand même, nous,
27:11des choses à prouver,
27:12des choses à raconter.
27:14Ce sera largement mieux,
27:16je pense,
27:17que juste trois mots-clés
27:18un peu bien travaillés
27:19qui font ressortir une marque
27:20qui n'est pas forcément
27:21hyper, avec beaucoup de véracité.
27:22En espérant que ce soit
27:23les bons critères
27:23qui soient surpoussés.
27:25Et surtout ça,
27:25et surtout les critères
27:26de la monétisation.
27:27Enfin, aujourd'hui,
27:28c'est super,
27:28personne n'en parle.
27:29Mais à un moment donné,
27:29je pense qu'il va y avoir
27:30des gros systèmes
27:31qui vont se mettre en place.
27:32Et j'espère juste
27:32que pour ressortir en tête
27:35à l'IA
27:35sur des choses véritables,
27:37il ne faudra pas non plus
27:38sortir un énorme carnet de chèques.
27:40Merci beaucoup Julien Tufferi.
27:42Je rappelle que vous êtes
27:42co-dirigeante de l'atelier Tufferi,
27:44Émilie Benoît-Vernet,
27:45directrice commerciale
27:46Europe de Shopify.
27:47Merci à vous deux
27:48d'avoir participé
27:49à notre échange
27:50et merci à vous tous
27:50et de nous avoir suivis.
27:52C'était SmartEco.