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  • il y a 8 heures
Mercredi 14 octobre 2026, retrouvez Pierre-Arnaud Coquelin (cofondateur, Wheere) dans SMART ÉCO, une émission présentée par Sibylle Aoudjhane.

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Transcription
00:04La géolocalisation est partout, mais elle montre ses limites lorsqu'il s'agit de localiser précisément un objet ou une
00:10personne quand elle se trouve à l'intérieur d'un bâtiment.
00:13C'est précisément sur ce terrain que travaille Weir, vous le prononcez comme ça ?
00:16On prononce plutôt Weir.
00:17Weir, d'accord. Une deep tech de Montpellier qui développe une technologie de géolocalisation capable de fonctionner aussi bien en
00:23intérieur qu'en extérieur.
00:25Donc, fondée en 2020, l'entreprise a déjà levé 20 millions d'euros et nourrit désormais une ambition spatiale avec
00:32à terme sa propre constellation de satellites.
00:35Pierre-Arnaud Coquelin, bonjour.
00:36Bonjour et merci beaucoup de m'inviter.
00:38Vous êtes donc cofondateur de Weir.
00:40Tout d'abord, on va revenir un peu sur cette technologie qui permet de géolocaliser avec précision à l'intérieur
00:47comme à l'extérieur.
00:48Quelles sont aujourd'hui les limites traditionnelles d'un GPS normal, technologiquement parlant ?
00:54Comment ça se passe ?
00:55C'est simple. Le GPS, c'est des signaux qui sont émis par les satellites qu'on reçoit sur Terre
00:59avec notre téléphone ou notre GPS de voiture.
01:02Il faut quatre satellites en vue pour avoir une position.
01:05Et la limite principale, c'est l'indoor.
01:08C'est-à-dire que les fréquences émises par les satellites GPS ne traversent pas les murs ou les toits.
01:12qui sont arrêtées par exemple par cette table ou le plafond.
01:16Et du coup, on ne peut pas les recevoir à l'intérieur, donc dans une gare, des pompiers en intervention
01:21dans un bâtiment, dans un hôpital, dans une usine.
01:24C'est ça la limite principale et peut-être une limite secondaire, c'est d'être métrique.
01:28La pression du GPS est de l'ordre du mètre, pas du centimètre.
01:31Ah oui, c'est beaucoup plus précis en fait que ce pourrait l'être.
01:34On peut être plus précis en tout cas.
01:35Et une troisième limite, c'est ce qu'on appelle le GPS denied.
01:37C'est-à-dire que c'est par exemple en Ukraine en ce moment, le GPS est brouillé.
01:41Et du coup, il faut trouver des solutions alternatives, comment se localiser, comment localiser un drone, un fantassin ou même
01:47dans des usines, quand le GPS est brouillé.
01:49C'est un peu les trois sujets liés au GPS, indoor, haute précision et les terrains militaires.
01:54Mais si il est brouillé, c'est parce qu'il y a quelqu'un d'externe qui a voulu brouiller
01:57?
01:57Ça s'appelle les Russes.
01:58Oui bien sûr, dans ce cas-là, mais si dans n'importe quelle autre situation géopolitique, ça veut dire qu
02:04'il faudrait avoir ses propres satellites à chaque fois ?
02:07Oui, c'est ça. Il y a plusieurs solutions. Il y a de remettre d'autres constellations de satellites qui
02:10émettent sur d'autres fréquences.
02:11Il y a aussi de mettre des émetteurs au sol.
02:13Et puis, il y a des technologies alternatives.
02:15Par exemple, le Rafale peut naviguer sans GPS pendant un quart d'heure.
02:18Il y a deux technologies des centrales inertiales.
02:20Donc vous, quelle technologie vous avez cherché à développer depuis 2020 ?
02:25Alors nous, on est un peu particuliers dans le domaine.
02:27Techniquement parlant, on fait ce qu'on appelle de la géolocalisation en VHF.
02:30Alors ça veut dire very high frequency, mais en fait, ça veut dire en basse fréquence.
02:35D'accord.
02:35Pour la faire simple, les GPS émettent des ondes un peu similaires au Wi-Fi et au Bluetooth, qui sont
02:40plutôt en haute fréquence,
02:42qui vont donner une bonne précision, mais se faire arrêter facilement par les obstacles, facilement brouillables, etc.
02:47Et nous, on fait un choix technologique assez opposé.
02:50On se met en basse fréquence, un peu sur les fréquences de la radio FM ou des talkie-walkie,
02:54qui, elles, vont traverser très facilement un grand nombre d'obstacles, par exemple 50 mètres de béton.
02:59Par contre, c'est des technos plus durs à maîtriser, et notamment en spatial, c'est quelque chose qui a
03:04été assez peu fait.
03:05Et donc ça, ça fonctionne aujourd'hui grâce à des antennes, pas encore grâce à des satellites ?
03:09Oui, c'est ça. C'est une solution qu'on a inventée en 2020.
03:12Donc le sujet de départ, c'est comment je fournis de la géolocalisation indoor,
03:16donc comment je veux localiser une personne ou un objet à l'intérieur d'un grand espace.
03:21Donc disons, on va prendre un aéroport.
03:23Je veux localiser des personnes, des valises, des objets.
03:26Et je ne veux pas remettre des petits beacons un peu partout, des petites balises Wi-Fi ou autres.
03:30Je veux juste, disons, quatre antennes autour du site à traquer, et que tout l'aéroport soit traqué.
03:35En fait, avant Weir, il n'y avait pas vraiment de solution technologique à ce problème.
03:38Donc nous, on a résolu ce problème en inventant une solution en basse fréquence.
03:42On met donc juste quatre antennes autour de l'aéroport.
03:44Tout le site est traqué.
03:46D'accord.
03:46Ça, c'est ce qu'on a inventé en 2020.
03:49On a mis cinq ans à le développer, à le faire vraiment fonctionner.
03:51Oui, c'était difficile en termes de R&D de développer ça.
03:55Oui, une trentaine de personnes, à peu près 15 millions d'euros de R&D.
03:58D'accord.
03:5830 personnes pendant cinq ans, pour passer de l'idée, on va dire, au vrai produit commercialisable.
04:03Là, on commence à le commercialiser depuis quelques mois et ça marche plutôt bien.
04:06Et effectivement, la suite de l'histoire, c'est de dire, bon, ce serait encore mieux
04:10si on n'a plus besoin d'installer aucune antenne et qu'on est localisé partout,
04:14dedans et dehors, sans antenne.
04:15Et pour ça, il faut envoyer les satellites.
04:17Donc cette même technologie, peu ou prou, est assez simple à porter dans des satellites
04:22et va marcher de la même façon.
04:24À quel besoin ça répond ?
04:25Vous avez parlé des aéroports.
04:26Est-ce que, alors, quelle entreprise vous visez ?
04:30Et même, est-ce que ça peut avoir un gain économique pour ces entreprises ?
04:34Il y a trois grands secteurs.
04:35Donc il y a le secteur du B2B.
04:37Dans le B2B, l'industrie, c'est nos premiers clients.
04:40Donc le client de base, c'est une usine, on va dire, un sous-traitant de l'automobile
04:44qui va avoir des AGV, donc des petits robots qui se promènent,
04:47qui va suivre des pièces détachées au cours de leur cycle de fabrication,
04:51qui va suivre du matériel partagé.
04:54Il y a entre 100 et 10 000, on va dire, objets ou personnes à traquer sur site.
04:58Le site va faire à peu près 10 à 100 hectares, donc au maximum 1 km².
05:03Ça, c'est le client type.
05:05Il va payer à peu près 200 000 euros.
05:07On va lui mettre quatre antennes.
05:08Il va mettre des trackers sur tout ce qu'il veut traquer.
05:11Globalement, il va gagner d'un côté en productivité en général.
05:13Oui.
05:15Deuxièmement, moins de pertes.
05:17Et troisièmement, des questions de sécurité quand on cherche à traquer les personnes,
05:19les trailleurs isolés, les zones dangereuses.
05:22Ça, c'est tout le secteur B2B.
05:23Ça va être aussi bien dans l'industrie que finalement, dans les transports, ça va être la même chose dans
05:27une gare, un aéroport.
05:29Dans le médical, les hôpitaux, c'est un peu les mêmes gains.
05:33Productivité, sécurité.
05:34J'équipe plusieurs bâtiments.
05:35Ça, c'est tout un secteur.
05:36C'est quand même un marché de quelques dizaines de milliards d'euros, la géologue, dans ces secteurs-là, en
05:40fonction des études.
05:41Dans le médical, ils auraient besoin de tout géocaliser ?
05:44Oui, il y a pas mal de besoins dans les hôpitaux.
05:46Ils suivent des prothèses, suivent les lits, suivent les patients.
05:49Alors, il y a une question de ROI.
05:50Mais en soi, il y a pas mal de besoins.
05:52D'accord.
05:52Donc, en B2B, c'est un marché de 20 à 50 milliards en fonction des études.
05:56Ensuite, il y a un deuxième marché qui est un peu particulier, toujours B2B, c'est la défense.
06:00Avec ces histoires de GPS denied.
06:02Traquer quand le GPS ne marche plus, traquer dedans, traquer sans l'ennemi puisse brouiller, etc.
06:08Pareil, quelques dizaines de milliards.
06:09Et puis après, le pactole, c'est le B2C.
06:11C'est tout simplement d'être dans l'iPhone, d'être dans la Tesla, d'être dans les smartwatchs.
06:16Donc, en fait, là où il y a actuellement des GPS, ça ne marche pas dedans.
06:20Donc, apporter ça dedans et faire des deals avec Apple ou Xperia.
06:23Et ça, ce n'est pas encore le cas.
06:24Ça, ce n'est pas le cas.
06:25Et c'est ce qu'on cherche à faire une fois qu'on aura nos satellites en orbite.
06:28Alors, justement, vous avez levé depuis votre création près de 20 millions d'euros.
06:33Là, la dernière en date, c'est 2026, 8,5 millions.
06:36C'est pour toucher cette troisième catégorie que vous avez toute ?
06:41Presque.
06:42Ces 8 millions, ils seront ciblés pourquoi ?
06:45Oui, alors c'était déjà pour finir la R&D terrestre.
06:48D'accord.
06:48Effectivement, pour aussi finir notre premier satellite, parce que notre premier satellite sera en orbite en février 2027, dans 4
06:54mois.
06:55En gros, il est terminé, il est livré, il passe chez SpaceX.
06:59Sur le partir de SpaceX, il sera tiré par Falkenheim en février.
07:02Donc, il y a un peu de l'argent qui va là-dedans, quelques millions.
07:05Et après, c'est pour préparer la suite.
07:07Donc, la suite, c'est deux choses.
07:08C'est accélérer commercialement sur les déploiements terrestres.
07:10En fait, on veut quand même prouver qu'il y a un marché en vendant notre solution terrestre au maximum
07:15pour montrer aux investisseurs que même s'il y a un ticket de 200 000 euros d'entrée, nos clients
07:21sont prêts à payer.
07:22C'est un morceau de notre histoire quand même.
07:24Et l'autre morceau, effectivement, c'est de préparer nos prochains satellites.
07:27Alors, on en tire un en février, ensuite on en tirera cinq fin 2028.
07:32Et on commence à préparer ce qu'on appelle les sous-systèmes.
07:34C'est-à-dire, on fabrique l'antenne, on fabrique la pellule, etc.
07:37Pas le satellite en lui-même, mais tout ce qui va dedans.
07:40Donc là, vous êtes développé en France.
07:45Créer une innovation de rupture en France, ça a été compliqué pour vous ?
07:48Est-ce que vous avez senti qu'il y avait un écosystème qui voulait vous soutenir ?
07:51Au-delà, parlons d'abord de l'écosystème avant de parler du financier.
07:56Oui, bien sûr.
07:57Alors, je pense que c'est facile et c'est difficile en même temps.
08:00Alors, c'est quand même ma troisième entreprise dans la tech.
08:02Je connais un peu le sujet.
08:03Je pense que créer de la bonne technologie en France, ça se fait assez bien.
08:08Il y a quand même un bon niveau, quoi qu'on dise et quoi qu'en disent les manifestants aujourd
08:12'hui, par exemple.
08:13Il y a de la bonne technologie disponible.
08:16Il y a des bons ingénieurs.
08:17Il y a quand même un tissu de sous-traitants qui n'est pas si mauvais.
08:21Donc, finalement, passer de l'idée à la réalisation à des coûts relativement maîtrisés,
08:26je trouve que moi, ça se fait bien.
08:27Il y a la compétence qu'il faut et les motivations.
08:30Effectivement, le problème de la France dans la tech, c'est plutôt le passage à l'échelle.
08:34Donc, faire un MVP, oui.
08:36Faire un proto, oui.
08:36Faire les premières ventes sur le secteur français, ça se fait.
08:39Et après, le passage à l'échelle, c'est deux sujets.
08:41Il y a un sujet financier, mais pas que.
08:42Il y a d'abord un sujet commercial.
08:44C'est-à-dire qu'on joue sur un petit marché, la France.
08:48Et donc, souvent, le premier blocage, ce n'est pas tant le lever des fonds.
08:51C'est d'avoir des gros contrats commerciaux avec des grosses entreprises
08:56en adressant un marché plus gros que la France.
08:57Par exemple, l'Europe ou les États-Unis.
08:59Donc là, ça peut peut-être nous aider d'avoir cette vision européenne,
09:03en tout cas, de s'adresser directement à un marché européen.
09:05En théorie.
09:06En pratique, je pense que c'est plus facile pour un Américain de vendre à tous les États américains
09:10que pour un Européen français de vendre à tous les États européens.
09:13C'est évident.
09:14Mais en même temps, pour moi, la première barrière du scaling pour une boîte de tech française,
09:18c'est d'adresser effectivement le marché européen de façon massive,
09:21comme un Américain adresse tous les États-Unis.
09:24Et puis après, effectivement, la deuxième barrière.
09:26Après le commercial, du coup.
09:26Voilà, le financier, classique, money, money.
09:30C'est sûr que pour scaler, il y a un peu deux types de boîtes dans la tech.
09:33Il y a des entreprises qui vont lever à les 10, 20, jusqu'à 50 millions.
09:37Pour moi, c'est une première catégorie largement finançable en France et en Europe.
09:40Maintenant, on a l'écosystème de fonds qui vont suivre sur des séries A, séries B, jusqu'à 50 millions.
09:46Puis après, il y a un peu la deuxième catégorie dans laquelle nous, on rentre.
09:49Notre programme spatial, c'est à peu près 150 millions, à lever d'ici 2029.
09:54Et là, c'est un peu un cran au-dessus.
09:56Alors, dans l'IA, dans le quantique, qui sont des domaines ultra phares,
09:59il y a des fonds qui sont prêts à venir mettre, comme Mistral, etc., 100, 200, 300 millions.
10:04Dans un domaine qui est New Space comme le nôtre, c'est en vogue,
10:08et pas forcément au point de lâcher des tickets à 100 millions.
10:11Donc là, je pense qu'on ne trouvera pas les financements uniquement en France et en Europe.
10:14Effectivement, il faut aller chercher un peu d'argent aux Etats-Unis.
10:17Et là, vous avez créé un partenariat avec New Space pour développer vos satellites.
10:22New Space, c'était aussi des satellites.
10:24Donc, vous créez le vôtre et aussi il y a un partenariat avec New Space ?
10:29Comment ça se passe exactement ?
10:30Nous, on a inventé un système de géolocalisation.
10:32Et matériellement parlant, c'est une boîte en métal, tout simplement,
10:35qu'on met à l'intérieur d'un satellite.
10:38Ça, c'est notre invention.
10:38C'est le système qui est porté par le satellite.
10:40Le satellite lui-même, on l'achète.
10:42D'accord, mais ce n'est pas vous qui le recevez au sein de votre entreprise.
10:45De la même façon que le satellite lui-même, il va être tiré par une fusée qui n'est pas
10:48la nôtre,
10:49qui est en l'occurrence SpaceX.
10:49Donc, on utilise quand même tout un tas de systèmes et de partenariats déjà existants.
10:55Notre invention, c'est la boîte qui émet les ondes.
10:57Et puis, de l'autre côté, le récepteur, la petite carte électronique qui va recevoir ces ondes,
11:01qui sera dans le téléphone et qui permet d'avoir le géologue.
11:03Donc, comme vous disiez, il y a des mastodontes américaines dans le secteur du spatial.
11:08Là, il y a eu le sommet international de l'espace qui a eu lieu à Paris il y a
11:12quelques semaines.
11:13Qu'est-ce que vous avez ressenti quand vous y étiez ?
11:15Est-ce que la France essaie de se créer une place digne de ce nom dans le secteur ?
11:21Oui, alors, à nouveau, le constat, il est un peu le même que pour la technologie.
11:23À Toulouse, on a quand même un très, très gros écosystème spatial, des belles compétences.
11:27Donc, nous, on le reçoit. Moi, je ne viens pas du spatial.
11:29Je me demandais si on a réussi à tout faire en local.
11:32Et la réponse, c'est oui.
11:33Il y a avec le CNES, qui est là-bas, avec tous les sous-traitants,
11:37U-Space, Mechano-Eddy, etc.
11:38On a plein de sous-traitants qui sont quand même très forts.
11:41Donc, d'un point de vue techno, on a ce qu'il faut.
11:44Par contre, je pense que le sommet, l'intérêt de ce sommet,
11:47c'est d'essayer de nous replacer sur la carte,
11:49enfin, de replacer la France et l'Europe,
11:50sur la carte internationale du space, et en particulier du new space.
11:54C'est-à-dire que, historiquement, il y a très, très longtemps,
11:57le spatial, c'était américain et russe.
11:58En gros, Kennedy, l'émission Apollo.
12:01Oui.
12:02Puis nous, on a eu...
12:03Après, l'Europe est quand même une...
12:03Voilà, l'Europe a même devenu leader.
12:06Avec Ariane, qui, à un moment donné, était le premier lanceur au monde.
12:08En fait, on a fait une petite erreur, il y a maintenant 15 ans,
12:12c'est qu'on n'a pas cru dans ce qu'on appelle le new space.
12:14En fait, le new space, si vous le savez,
12:17mais il y a trois types d'orbites, globalement, pour nos satellites.
12:19Il y a des orbites dites basses, à 600 km,
12:21des orbites à 20 000 km,
12:22et puis des orbites géostationnaires.
12:25En fait, le new space, c'est le fait de mettre les choses en orbite basse,
12:28comme Starlink, le système d'Elon Musk,
12:30et de faire des lanceurs, donc des fusées adaptées à ça,
12:32des satellites adaptées à ça.
12:34En gros, ça vaut dix fois moins cher que le reste.
12:35Faut-il encore le faire ?
12:37Et en fait, l'Europe n'a pas trop fait le pari du new space il y a 15 ans.
12:41Elon Musk, par exemple, l'a fait, a créé SpaceX,
12:45et en fait est archi-leader à 95% du marché.
12:48Et maintenant, en Europe, on est quand même pas mal à la ramasse.
12:51Donc nous, par exemple, on est obligés de faire la queue, entre guillemets,
12:55devant les bureaux de SpaceX, pour avoir notre petit ticket,
12:58pour avoir le droit à le lancer.
12:58Et en fait, c'est le cas de tout le monde.
13:00Donc l'intérêt de ce sommet, c'est de redonner, je pense, une impulsion,
13:05une visibilité à la France et à l'Europe là-dessus,
13:07et de dire, ok, le space est à nouveau important, à nouveau stratégique,
13:11mettons des moyens,
13:12et essayons d'avancer dans cette direction-là du new space.
13:14C'est-à-dire qu'on a tout le vivier nécessaire,
13:17tous les cerveaux, mais maintenant, c'est la conquête du new space.
13:20Tout remettre en marche.
13:21Merci beaucoup Pierre-Arnaud Coquelin.
13:23Je rappelle que vous êtes cofondateur de WIR.
13:25Merci beaucoup d'avoir été avec nous.
13:26Et tout de suite, on passe à la deuxième parole du dirigeant.

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