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  • il y a 1 heure
C’est une séquence historique pour les États-Unis et peut-être même pour le monde… La droite américaine de Donal Trump vient de perdre la majorité dans les deux chambres : le Sénat et la Chambre des représentants.Une défaite pour le Président américain obligé d’admettre la réussite des démocrates et le poids pesé par la guerre en Iran dans ce revers… alors que son vice-président J.D. Vance n’a par exemple jamais approuvé cette politique désormais tournée vers l’Internationale, plutôt que vers l’Amérique… Alors, Donald Trump aurait-il dû davantage suivre la ligne de son vice-président ? Quelles sont les conséquences d’un tel revers pour le parti républicain ? Et pour le monde, les conflits actuels, entrons-nous dans une nouvelle ère ? Rebecca Fitoussi et ses invités ouvrent le débat. Année de Production :

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Transcription
00:00J.D. Vance, la revanche d'une Amérique, un film écrit par Thomas Négaroff et réalisé par David Thompson et
00:05Christophe Astruc.
00:07Portrait d'un des hommes les plus proches de Donald Trump qui n'était pas vraiment favorable à cette politique
00:12tournée essentiellement vers l'international.
00:15Le résultat des mid-terms lui donne-t-il raison aujourd'hui ?
00:18Trump a-t-il affaibli son parti en choisissant de suivre la ligne Rubio plutôt que la ligne Vance ?
00:24Quelles leçons la droite américaine va-t-elle tirer de cet échec cuisant ?
00:28Vous l'avez compris, beaucoup de questions à se poser avec nos invités.
00:31Christian Cambon, bienvenue.
00:32Sénateur LR du Val-de-Marne, membre de la commission des affaires étrangères, commission que vous avez longtemps présidée.
00:38Envoyée spéciale pour les relations internationales du président du Sénat.
00:42Ludivine Gilli, bienvenue à vous également.
00:43Historienne, spécialiste des Etats-Unis, directrice de l'Observatoire de l'Amérique du Nord à la Fondation Jean Jaurès.
00:49Et vous venez de publier cet ouvrage, Etats-Unis, le vote confisqué 1776-2026 aux éditions de l'Aube.
00:56Gabriel Solence, bienvenue.
00:58Vous êtes chercheur en civilisation américaine à l'université Paris-Cité, spécialiste du parti républicain,
01:04auteur d'un article qui a attiré notre attention sur le site Atlantico.
01:08Rubio versus Vance, la guerre des Trumpistes aura bien lieu.
01:13Margot Haddad, bienvenue à vous également, journaliste et présentatrice sur LCI.
01:16Vous avez d'abord été journaliste aux Etats-Unis, ancienne reportère pour CNN International.
01:20Et vous publiez aujourd'hui ce livre aux éditions du CERF, Trump, une tentation française.
01:26Merci à tous les quatre d'être ici, au sein de la droite américaine.
01:30Jay Devens, dont on vient de faire la connaissance dans ce film,
01:33fait partie de ceux qui voyaient, je crois, d'un mauvais œil,
01:36ce virage international pris par Trump ces derniers mois.
01:38Et d'ailleurs, il ne s'est pas gêné pour le faire savoir au lendemain de ses midterms,
01:42à l'issue de ses élections, la raison pour laquelle nous avons perdu est la guerre, dit-il, la guerre
01:47en Iran.
01:48La cause principale de ce revers, Ludivine Gillie, serait-elle, cette guerre en Iran ?
01:53Comme le dit Jay Devens, a-t-il raison ?
01:55Je dirais oui et non.
01:57C'est-à-dire que les électeurs, de manière générale et républicains en particulier,
02:03ne se sont manifestement pas pressés aux urnes.
02:06En tout cas, ceux qui avaient voté pour Donald Trump en 2024, le 3 novembre,
02:11c'est ceux qui expliquent le tsunami démocrate.
02:17Les démocrates se sont mobilisés, les républicains se sont moins mobilisés.
02:21Est-ce qu'ils se sont démobilisés du fait de la guerre en Iran
02:25pour des raisons de désaccord sur la politique étrangère ?
02:28Je ne le crois pas.
02:30En revanche, est-ce qu'ils se sont démobilisés du fait des conséquences économiques de la guerre en Iran ?
02:36Oui, vous avez raison, il y a une nuance, bien sûr.
02:39Donc, c'est quelque part à cause de la guerre en Iran,
02:41parce que s'il n'y avait pas eu cette guerre,
02:44le baril de pétrole n'aurait pas flambé
02:46et les prix de l'essence à la pompe n'auraient pas causé autant de dégâts.
02:53Mais ce n'est pas que ça non plus.
02:54Bien sûr.
02:55Il y a d'autres raisons, évidemment.
02:56On a les droits de bonne, etc.
02:58Et puis, évidemment, on a eu une démobilisation des républicains.
03:03On a aussi eu une très forte mobilisation des démocrates.
03:06Et là, c'est en partie du fait de l'économie,
03:08c'est aussi en très grande partie du fait de la politique de Donald Trump,
03:12des abus de pouvoir, de la casse, domaine de la santé sociale, etc.
03:17Donc, c'est un peu l'ensemble qui a joué.
03:20Mais effectivement, sans la guerre en Iran,
03:23les républicains avaient eu une chance de sauver ces élections.
03:26On n'aurait peut-être pas vécu ce revers.
03:28Qu'est-ce que vous en pensez, Gabriel Solence ?
03:29Il a fâché son électorat, Donald Trump,
03:31en s'investissant à ce point sur l'international
03:33et en particulier dans cette guerre en Iran.
03:36Je partage complètement votre analyse.
03:37Je pense qu'il y a plusieurs types d'électorats
03:39qui ont été déçus par la politique de Trump
03:42durant ces deux premières années.
03:44Il y a déjà ceux à qui il avait...
03:45Ceux qui l'aimaient, c'est souvent très affectif
03:48et dans cette base électorale.
03:51Ceux qui espéraient en lui
03:53quelqu'un qui mettrait fin aux guerres
03:55et qui restaurerait un âge d'or,
03:57parce que c'est ça qu'il a promis.
03:58Il est arrivé avec un deuxième mandat
03:59qui était beaucoup plus prêt,
04:01qui était préparé avec des think tanks conservateurs
04:03durant la présidence de Joe Biden,
04:07avec des intellectuels.
04:09Il a parlé d'âge d'or.
04:10Il s'est entouré des grands patrons de la tech.
04:13Il a promis...
04:14Il parlait de régénérer l'Amérique
04:16avec une nouvelle frontière,
04:17la conquête spatiale,
04:19tout ça, ça parle avec cet imaginaire
04:20du XIXe siècle,
04:22l'esprit pionnier des Américains
04:25qu'il a évoqué lors de son discours inaugural.
04:28Donc, il a suscité de très grands espoirs.
04:30Et il a déçu.
04:32Et il a déçu.
04:33À la fois sur les trahisons
04:34qui ont été vécues, je pense,
04:35de manière personnelle,
04:37sur la guerre en Iran, notamment,
04:39où là, symboliquement,
04:41l'électorat dit non,
04:42on a voté pour l'inverse
04:44et pour des raisons économiques.
04:45Donc, là, très concrètement,
04:48ils ont vécu les conséquences
04:51dans leur porte-monnaie.
04:52– Un vote sanction ?
04:53Vous l'analyseriez comme ça aussi,
04:55Christian Cambon ?
04:56– Oui, je pense que, quelque part,
04:57il y a une dimension de tromperie
04:59que ressent l'électorat de Donald Trump.
05:02Parce que, comme vous le dites très justement,
05:04ce deuxième mandat,
05:05qui était quand même un exploit,
05:06car c'est assez rare dans l'histoire américaine
05:08de voir des présidents
05:09qui se font réélire après un échec.
05:11Et il y avait des engagements très formels.
05:14America first, ça voulait dire quelque chose.
05:16Ça parle du reste, globalement,
05:18à beaucoup de citoyens dans tous les pays,
05:20quand on dit « mon pays d'abord ».
05:21Et aux États-Unis,
05:22ça voulait bien dire ce que ça voulait dire.
05:24Et je crois que, successivement,
05:25au cours de deux années,
05:29cette politique de Trump,
05:30assez agressive,
05:31les droits de douane
05:32qui ont considérablement créé des difficultés
05:34aux États riverains,
05:39cette désindustrialisation
05:40qui, finalement,
05:43marque beaucoup
05:44les populations américaines.
05:47Nous, on a toujours une vision
05:48un petit peu déportée
05:49de ce qu'est l'Amérique
05:50en allant à New York,
05:51à San Francisco,
05:52à Los Angeles.
05:53La réalité américaine,
05:54quand on y va,
05:55moi, j'étais dans l'Ohio
05:56il n'y a pas si longtemps,
05:57quand on voit la réalité,
05:58c'est terrible.
05:59C'est quelque part,
06:00c'est frappant, du reste.
06:01Ça se voit physiquement.
06:02Et il me semble que
06:04c'est cette désillusion.
06:05C'est une leçon
06:06pour nombre de responsables politiques
06:08du monde entier.
06:09Je crois que c'est pour ça
06:09que cette élection
06:10est beaucoup commentée.
06:12Je crois que c'est ce décrochage,
06:14c'est-à-dire que vous aviez dit ça
06:14et que vous faites le contraire.
06:15On se demande même
06:16pourquoi il n'a pas senti venir,
06:18Donald Trump.
06:18On voyait dans les sondages
06:19que ça commençait à décrocher.
06:20Il a, dans son entourage,
06:21et on le voit dans le film,
06:22un J.D. Vance
06:22qui n'était pas tout à fait favorable
06:23à cette ligne.
06:24Et pourtant, il a continué.
06:26Alors, Donald Trump,
06:27je pense sincèrement
06:28qu'il s'y attendait.
06:29D'ailleurs, tous les présidents
06:35ont un référendum
06:36contre le président en place.
06:38Et souvent, donc, le Congrès,
06:40pas forcément juste
06:42la Chambre des représentants
06:43ou le Sénat,
06:43mais normalement,
06:45ça passe du côté de l'opposition.
06:47Donc, réellement,
06:49on ne s'attendait pas
06:51à ce tsunami bleu,
06:54parce qu'il y avait encore
06:55du débat autour du Sénat,
06:56par exemple,
06:57mais il y avait la possibilité
07:00d'avoir une alternance
07:01au moment de ces élections
07:02de mi-mandat.
07:03Mais quand on parle
07:04de l'électorat
07:05de Donald Trump,
07:06c'est très difficile
07:07de percevoir
07:08ce qu'est l'électorat
07:09de Donald Trump.
07:09Quand on le voit
07:10sur le terrain,
07:11notamment lors
07:11de la présidentielle,
07:13vous ne comprenez pas
07:14et vous avez du mal
07:15à comprendre
07:15comment un seul homme
07:16comme Donald Trump
07:17a réussi ce brassage électoral,
07:19c'est-à-dire de changer
07:20la sociologie électorale,
07:22d'avoir autant
07:22les évangéliques blancs
07:23que les classes populaires,
07:25que les fortunes,
07:26les fortunes de la tech,
07:27qui ont voté pour lui
07:29et l'ont soutenu.
07:30Donc, quand vous avez
07:31un électorat aussi large,
07:32c'est difficile
07:33de ne pas décevoir
07:34une partie de son électorat.
07:36Par définition,
07:36c'est volatile, en fait.
07:37Oui, et puis,
07:38la frange qui est identitaire,
07:40qui est incarnée
07:41par la mouvante
07:42J.D. Vance,
07:43souverainiste,
07:44elle n'est pas
07:45la même frange
07:46que les classes populaires
07:47qui ont cru
07:49à America First,
07:50à Make America Great Again.
07:51Et d'ailleurs,
07:52dans les sondages,
07:53quand vous regardez
07:53les électeurs
07:55qui s'identifient
07:56dans le mouvement MAGA,
07:58eh bien,
07:58le noyau
07:59n'a pas vraiment changé,
08:00puisque 98%
08:02de cet électorat MAGA,
08:04qui s'identifie
08:05comme MAGA,
08:06allaient voter
08:06pour un candidat
08:07soutenu par Donald Trump.
08:09Et quand vous expliquez ça,
08:10vous voyez qu'il y a
08:10encore une base solide,
08:12une base solide
08:13qui s'identifie
08:14à Donald Trump,
08:15mais aussi
08:16qui s'identifie
08:16à un mouvement
08:17qui est
08:18Make America Great Again
08:19et qui dépasse
08:20la personnalité
08:20de Donald Trump.
08:21Intéressant.
08:22Lorsque ce film est réalisé,
08:24J.D. Vance est encore
08:24très influent
08:25auprès de Donald Trump,
08:26mais un certain
08:27Marco Rubio
08:28est en train
08:29de se faire
08:30une place de choix.
08:31Marco Rubio,
08:32secrétaire d'État,
08:32ancien candidat lui-même
08:34à la présidentielle,
08:35justement très tourné
08:35vers l'international,
08:36vers le monde.
08:37Entre l'un et l'autre,
08:38le cœur de Trump
08:39a, semble-t-il,
08:40balancé quelque temps,
08:41puis il a fait son choix
08:42avec les conséquences
08:43que l'on connaît aujourd'hui
08:43et qu'on analyse
08:44depuis tout à l'heure.
08:45On va en parler
08:45juste après cet extrait.
08:46Écoutez.
08:47À ce moment-là,
08:49ça se joue entre
08:49J.D. Vance et Marco Rubio.
08:51Les grands donateurs
08:52sont divisés.
08:53D'un côté,
08:53il y a ceux
08:53pour qui la priorité,
08:55c'est la politique internationale.
08:56Eux veulent tous
08:57Marco Rubio.
08:58Ils le trouvent
08:59expérimenté
09:00et compétent.
09:01En face,
09:02vous avez J.D.
09:03qui est plus isolationniste.
09:04Il accorde
09:05peu d'importance
09:05à l'Ukraine.
09:06Il dit qu'il comprend
09:07cette cause
09:07mais qu'on ne doit plus
09:08dépenser notre argent
09:09là-bas.
09:10C'est leur problème.
09:12Laissez-les
09:12s'en occuper eux-mêmes.
09:14Et cette vision politique
09:15se rapproche
09:15plus de celle de Trump.
09:18Si je schématise
09:19un petit peu,
09:20on peut se dire
09:20que finalement,
09:21Donald Trump
09:22a choisi la ligne
09:23Marco Rubio
09:24plutôt que la ligne
09:25J.D. Vance,
09:26on peut le dire comme ça,
09:27ces derniers mois en tout cas.
09:28Alors,
09:28ces derniers mois,
09:29peut-être plus.
09:31Je pense que
09:32même Marco Rubio
09:33est quand même
09:33plus modéré
09:34et plus prudent
09:35que Trump
09:36sur la politique étrangère.
09:38Il est présenté
09:38plutôt comme
09:39un nationaliste agressif.
09:40Alors,
09:40ce n'est pas un néoconservateur
09:41à mon sens
09:42mais ça reste quelqu'un
09:43qui est plus interventionniste
09:44que J.D. Vance
09:45qui lui est
09:45beaucoup plus
09:47isolationniste par principe.
09:48Il met toujours en avance
09:49son expérience
09:50dans la guerre en Irak
09:52et sur toutes les morts
09:53inutiles
09:53que ces guerres
09:54ont causées.
09:55Oui,
09:55c'est très bien dit
09:55dans le film ça d'ailleurs.
09:56On comprend qu'il ne veut
09:57plus se tourner vers
09:58l'international,
09:58il est américano-centré.
09:59C'est ça,
10:00c'est plus une question
10:00de principe.
10:03Mais Trump,
10:03j'ai l'impression
10:04que sur l'Iran,
10:05surtout,
10:05on n'en a fait
10:05qu'à sa tête.
10:06Il y avait quand même
10:07une ligne
10:08qui a été mise en place
10:10notamment par
10:11la Heritage Foundation
10:12qui est un think tank
10:13très proche
10:13de l'administration
10:14Trump 2
10:15à propos de la politique étrangère
10:17sur la reprise en main
10:19du continent américain,
10:21l'hémisphère occidentale
10:22tel qu'il l'appelle,
10:23via une réactivation
10:24de la doctrine Monroe
10:24pour à la fois
10:26stabiliser le continent
10:28latino-américain
10:30et lutter contre
10:31l'influence chinoise
10:31sur le continent américain.
10:32Donc un recentrage
10:34hémisphérique
10:35qui était manifesté
10:37dans les documents
10:37stratégiques officiels
10:38de l'administration
10:39Trump 2.
10:39Il y avait une sorte
10:40de grande stratégie
10:41et Trump a rejeté
10:44tout ça d'un revers
10:45de la main
10:46pour la guerre en Iran,
10:47ce qui, à mon avis,
10:49a pris tout le monde de court,
10:50même Marco Rubio.
10:51Mais c'est quand même
10:52un peu surprenant.
10:53Alors moi, j'entends
10:53que Donald Trump
10:54n'en fasse qu'à sa tête,
10:54on a un petit peu l'habitude
10:56effectivement depuis
10:56quelques années,
10:57mais enfin,
10:57qu'est-ce qui explique
10:58ce virage vers l'international,
11:00en particulier vers Proche
11:01et Moyen-Orient
11:02et en particulier vers l'Iran ?
11:04Pour moi,
11:04ce n'est pas forcément
11:05un virage vers l'international.
11:07En fait,
11:09il faut se garder
11:11d'analyser
11:13ou de tenter
11:13d'analyser
11:15les faits,
11:16gestes et actions
11:18de Donald Trump
11:20avec un prisme
11:21de cohérence.
11:22D'accord.
11:23Mais vraiment,
11:24en fait,
11:26la cohérence
11:27que je vois
11:27dans les actions
11:28de Donald Trump,
11:29c'est l'égo,
11:31l'argent
11:32et le pouvoir.
11:34D'accord.
11:35Mais pas de politique...
11:38Parce qu'il avait deux lignes.
11:39Il a Rubio d'un côté,
11:41Vance de l'autre,
11:41l'un qui est plutôt
11:42tourné vers l'international,
11:43l'autre vers l'Amérique.
11:45Il choisit une ligne.
11:46J.D. Vance
11:48n'est pas isolationniste
11:50au sens strict du terme.
11:53Il est non-interventionniste,
11:55c'est-à-dire qu'il est opposé
11:57à l'envoi de troupes
11:59et à l'immigration
12:00des États-Unis
12:01dans des conflits
12:02qui, à son avis,
12:04ne regardent pas
12:04les États-Unis.
12:05Effectivement,
12:06il a été marqué
12:07par sa participation
12:09à la guerre en Irak.
12:10Donc, il ne veut pas
12:11des morts
12:12qui n'auraient rien à voir
12:14avec les intérêts
12:15des États-Unis.
12:16En revanche,
12:17discours de Munich,
12:19ça, c'est de l'interventionnisme.
12:21Donc, en fait,
12:22J.D. Vance,
12:23il est très intéressé
12:23par les questions internationales.
12:25Il a une idéologie
12:29réactionnaire,
12:30ultra-conservatrice,
12:32catholique,
12:32qu'il veut promouvoir
12:34à l'étranger.
12:35D'accord.
12:35Donc, c'est un interventionnisme.
12:38Aussi, il ne se désintéresse pas
12:39à des questions du monde.
12:41Il ne veut pas envoyer
12:43les GIs
12:45n'importe où,
12:46n'importe comment.
12:47Là où je vous rejoins,
12:48effectivement,
12:49c'est que ça n'est pas
12:49la même ligne
12:50que celle de Marco Rubio.
12:52Marco Rubio
12:52est plus vat en guerre
12:54sur certains points.
12:55Mais Marco Rubio
12:56n'était pas favorable
12:57à la guerre en Iran non plus.
12:58Non plus.
12:59Les échos qu'on a eus
13:00de la manière
13:01dont ça s'est décidé,
13:02c'est Netanyahou
13:04qui a emporté le morceau
13:05dans le bureau ovale.
13:06Et la grande majorité
13:08des personnes
13:09qui étaient
13:10dans l'entourage
13:10de Donald Trump
13:11à ce moment-là
13:13l'ont incité
13:14à ne pas y aller.
13:15Donc,
13:15Donald Trump
13:16n'en a fait qu'à sa tête.
13:18Moi, ce qu'on m'a dit
13:18sur le terrain,
13:19c'est que c'est la guerre
13:20de Marco Rubio
13:20à l'instant T.
13:22C'est-à-dire qu'au départ,
13:23c'est Marco Rubio
13:24qui pousse en ce sens
13:25parce qu'il veut
13:27avoir un schéma victorieux
13:29pour faire ça à Cuba.
13:31Et moi,
13:32c'est ce qu'on m'a dit
13:32du côté des conseillers
13:34de la Maison-Blanche.
13:35En tous les cas,
13:35je ne sais pas
13:36si c'est du spin ou pas,
13:37mais du côté
13:38des conseillers
13:39de la Maison-Blanche,
13:40c'était de dire
13:40que c'est Marco Rubio
13:41qui a poussé,
13:42qui a chauffé à blanc
13:43Donald Trump
13:43sur cette guerre
13:44avec Benjamin Netanyahou
13:45pour y aller.
13:46Et après,
13:48en fait,
13:48le problème,
13:49c'est que Marco Rubio
13:50voulait y aller à fond
13:51et ne pas faire de pause,
13:52alors que Donald Trump
13:53a fait cette pause,
13:54ce qui n'a pas permis
13:55d'atteindre les objectifs
13:57notamment sur le nucléaire.
13:58Était-il atteignable ?
14:00C'est un gros point
14:01d'interrogation.
14:02On le voit à l'heure actuelle
14:03avec notamment
14:04la stratégie de l'Iran
14:05pour ne pas rendre
14:07ces 440 kilos
14:08d'uranium enrichis.
14:09Mais que la stratégie initiale,
14:12c'était d'avoir
14:12un schéma victorieux,
14:14un peu comme les Russes
14:15ont cru à une invasion
14:16éclair de l'Ukraine,
14:17c'est-à-dire d'avoir
14:18une victoire
14:19et de pouvoir montrer
14:22ce schéma
14:22sur la scène internationale
14:23et de faire la même chose
14:24du côté de Cuba.
14:25Et là,
14:27la réalité,
14:28c'est que quand vous parlez
14:28de J.D. Vance,
14:29je suis totalement d'accord
14:30avec vous,
14:31il y a de l'interventionnisme
14:32avec le Heritage Foundation
14:33de Kevin Roberts,
14:34Kevin Roberts que j'interview
14:35dans ce livre
14:36et qu'il me dit
14:37de manière très claire
14:38qu'il a repris foi
14:39en la France
14:40en rencontrant
14:41Éric Zemmour.
14:42Éric Zemmour a été
14:43la personnalité politique
14:44qu'ils ont invité
14:45à Washington
14:46pour notamment parler
14:47de cet effacement
14:49civilisationnel
14:49au sein de l'Europe
14:50qui est notamment
14:51dans la note
14:52de sécurité nationale
14:52qu'a publiée
14:53J.D. Vance.
14:54Christian Combon,
14:55moi naïvement
14:56en tant que non-experte
14:57j'ai vu en Donald Trump
14:58un peu de bouche
14:59père et fils
15:00comme s'il avait voulu
15:01à son tour
15:02marquer l'histoire du monde
15:03marquer l'histoire des guerres
15:05c'est difficile
15:06de s'expliquer
15:06cette intervention
15:07quand on n'est pas expert
15:08comme vous évidemment.
15:09Je pense qu'effectivement
15:12Donald Trump
15:13a une très haute idée
15:14de lui-même
15:15et de la trace
15:15qu'il va laisser
15:16aux Etats-Unis
15:17du reste
15:17je remarque
15:18que dans les déclarations
15:19qu'il vient de faire
15:19dans ce cadre
15:20absolument incroyable
15:21du chantier
15:22de sa future salle de balle
15:24il dit
15:25je sais que
15:27la guerre en Iran
15:29est une des causes
15:30de la défaite
15:31mais s'il avait fallu
15:32faire autrement
15:33je...
15:34Eh oui
15:34on a fait la même chose
15:35je me fais la même chose
15:36Mais est-ce que paradoxalement
15:37en perdant la majorité
15:38dans les deux chambres
15:39il n'est pas
15:39justement plus libre
15:41et seulement libre
15:42sur l'international
15:43Donald Trump
15:43est-ce que c'est pas
15:44précisément maintenant
15:45dans ce domaine
15:45qu'il va pouvoir agir
15:46sans la majorité
15:48dans les deux chambres
15:48non Gabriel Solence ?
15:51Il y a le budget quand même
15:53D'accord
15:53donc il ne pourra pas
15:54faire ce qu'il veut
15:55Il y a le budget
15:56de la défense
15:56c'est-à-dire les 1500 milliards
15:57mais l'entrée en vigueur
16:00du congrès
16:01c'est seulement
16:01le 3 janvier 2027
16:02donc c'est pas tout de suite
16:03donc là il a deux mois
16:04avec l'ancien congrès
16:05où il pourrait
16:06notamment
16:06continuer à utiliser
16:08les budgets
16:09qui ont déjà été
16:11votés
16:11et ça vous pouvez pas
16:12revenir là-dessus
16:13maintenant la question
16:14c'est les 1500 milliards
16:15qu'il a demandé
16:16pour le prochain budget
16:18notamment sur la défense
16:19et là il faut
16:19des crédits en plus
16:20parce que là
16:21quand on voit
16:21l'état de l'armée américaine
16:24qui reste assez forte
16:25mais en termes de munitions
16:27et en termes d'armement
16:28et donc
16:30là vous avez
16:31un véritable questionnement
16:32c'est-à-dire qu'il peut y avoir
16:33une marge de manœuvre
16:34sur l'argent
16:35sur le long terme
16:37mais en termes de décision
16:39la décision
16:40elle revient à Donald Trump
16:41et c'est-à-dire
16:42même en termes de loi
16:43il l'a dit tout de suite
16:45la première photo
16:46qu'a publiée Donald Trump
16:47sur son réseau social
16:48True Social
16:49après avoir perdu
16:50notamment la chambre
16:51des représentants
16:52c'est la casquette rouge
16:53pas avec Maga
16:54mais avec marqué veto
16:56parce qu'il sait
16:57qu'il a le dernier mot
16:58ça peut être contré
16:59par le Sénat
17:00mais ça n'arrive presque jamais
17:01et oui
17:01d'où ma question
17:02est-ce qu'un Donald Trump
17:03dos au mur
17:03un peu fâché
17:04un peu vexé aussi
17:05par ses résultats
17:06pourrait finalement
17:07être encore plus
17:07va-t'en-guerre
17:08qu'il ne l'a été
17:09jusqu'ici
17:09Gabriel Solence ?
17:11il peut par exemple
17:12pour ce qui est de l'Iran
17:13essayer d'y aller
17:14de la manière forte
17:16pour régler la question
17:17une bonne fois pour toutes
17:19pour essayer d'aller
17:19encore plus vite
17:20pour derrière
17:22sauver les élections
17:23de 2028
17:24si vraiment
17:25il est rationnel
17:25et qu'il pense
17:27à l'avenir
17:27il ne faut pas oublier
17:28non plus la question
17:29de l'Amérique latine
17:30la question de l'Amérique latine
17:31était censée être centrale
17:32en politique étrangère
17:34pour l'administration
17:35de Trump 2
17:35c'était vraiment
17:36dans leurs documents stratégiques
17:37ça avait aussi des questions
17:39ça touchait aussi
17:40à des questions intérieures
17:41puisque
17:41telle qu'il l'a concevée
17:43leur politique
17:43en Amérique latine
17:44cette nouvelle doctrine Monroe
17:45était censée stabiliser
17:47le continent latino-américain
17:48pour les questions
17:50des flux migratoires
17:51pour la question
17:52du trafic de drogue
17:53donc des choses
17:55qui touchent
17:55pas uniquement
17:56la politique étrangère
17:58mais aussi
17:58la politique intérieure
17:59et surtout
17:59son cœur d'électorat
18:01et je pense
18:02qu'il pourrait être tenté
18:03de revenir
18:04à des dossiers
18:05plus proches
18:06géographiquement
18:07des Etats-Unis
18:07comme par exemple Cuba
18:08reprendre à main
18:09le dossier vénézuélien
18:10par exemple
18:11en tout cas
18:11il pourrait ne pas s'arrêter
18:13qu'est-ce qui va se passer
18:14dans ces deux années à venir
18:15pour Donald Trump ?
18:16un facteur
18:18qu'on connaît
18:20concernant Trump
18:20c'est son imprévisibilité
18:22on a une impossibilité
18:24absolue
18:25de savoir
18:25ce qu'il fera
18:26de savoir
18:27ce qu'il croira même
18:28parce qu'il change d'avis
18:29et du jour au lendemain
18:31il ne sera pas porté
18:32à faire la même chose
18:33il n'y a pas de ligne
18:33en fait chez Donald Trump
18:34il n'y a pas de colonne vertébrale
18:36et donc
18:38savoir ce qui se passera
18:40ça va dépendre
18:41à la fois
18:41de ce qu'il voit
18:43ce qu'il a envie de faire
18:45de ce que lui disent
18:46les gens
18:46et puis de ce qu'il sent
18:48aussi
18:50se passer
18:51au sein de l'opinion
18:52ces dernières heures
18:54on a vu monter
18:55du côté
18:56du parti républicain
18:59une fronde
19:00contre le ministre
19:01de la défense
19:03Pitexet
19:04qui serait
19:05la victime
19:07sacrificielle
19:08idéale
19:08pour certains
19:09parce que
19:09ça permettrait
19:10de faire porter
19:11le chapeau
19:11à une personne
19:13et ça
19:15ça ne serait pas
19:15sans impact
19:16sur la politique
19:19étrangère
19:19ensuite
19:20pourquoi ?
19:21parce que
19:22c'est le ministre
19:23de la défense
19:24qui s'en charge
19:26aujourd'hui
19:27les démocrates
19:28n'ont pas dit
19:29s'il lancerait
19:31ou pas
19:31une procédure
19:32de destitution
19:32contre Donald Trump
19:34en revanche
19:35il se dit
19:35qu'il pourrait
19:36cibler Pitexet
19:38sauf que
19:39si Donald Trump
19:40se débarrasse
19:41de Pitexet
19:41avant
19:42ou menace
19:43de le faire
19:43ou l'incite
19:44à démissionner
19:45avant une telle procédure
19:46ça rebattra l'écart
19:48de manière assez significative
19:49je dis
19:49c'est très intéressant
19:50ce que vous dites
19:50parce que
19:51dans mon ouvrage
19:52quand je parle
19:53à des membres
19:53du congrès républicain
19:55ils me disent
19:56on ne critique
19:57jamais le président
19:58on critique
19:59son entourage
20:00quand on veut
20:01la tête du président
20:02quand on veut
20:03la tête du président
20:04on critique
20:05notamment les ministres
20:06ceux qui l'ont nommé
20:07pour qu'eux
20:08sautent à la place
20:09du président
20:09pour envoyer
20:10un message
20:10comme quand
20:11on n'est pas d'accord
20:11à l'intérieur
20:12du parti républicain
20:13mais quelles conséquences
20:13pour le monde
20:14Christian
20:15comment
20:15du résultat
20:16de ces meetings
20:17alors je sais
20:18que c'est une question
20:18large
20:19mais
20:20j'ai trois heures
20:21vous avez
20:23quelques minutes
20:23pour l'Ukraine
20:25par exemple
20:26pour Israël
20:26on sait qu'à la veille
20:27de ces midterms
20:28Donald Trump
20:29a fait part
20:29d'un accord
20:30selon lequel
20:30il ne donnerait plus
20:32l'aide militaire
20:33à Israël
20:33d'à peu près
20:344 milliards
20:35de dollars
20:35par an
20:36c'est une question
20:38évidemment
20:39complexe
20:40déjà
20:41deux choses
20:44il y a quelques jours
20:45lorsque
20:46Donald Trump
20:47a annoncé
20:47qu'il allait
20:48de nouveau
20:48rouvrir des hostilités
20:50contre l'Iran
20:52un certain nombre
20:53de renseignements
20:53ont été publiés
20:54selon lesquels
20:55les chefs militaires
20:56lui avaient dit
20:57de bien réfléchir
20:57parce que malgré tout
20:58il y a un certain nombre
20:59de moyens militaires
21:02qui commencent à s'épuiser
21:03parce qu'une guerre
21:04contre l'Iran
21:05ce n'est pas une promenade
21:05de santé
21:06donc il faut avoir
21:07les moyens
21:08pour taper
21:08et taper fort
21:09parce qu'entre temps
21:10on sait très bien
21:11que les Iraniens
21:12appuyés par la Corée
21:13appuyés du Nord
21:14et par la Chine
21:16se sont remusclés
21:17et sont très attentifs
21:18à ce qui risque
21:19de se passer
21:20par ailleurs
21:21l'annonce assez surprenante
21:22de la suspension
21:23de 3 milliards
21:24800 millions
21:24je crois
21:24de dollars
21:26à Israël
21:27la veille
21:27ou l'avant-veille
21:27du scrutin
21:28c'est un petit peu
21:30le dos au mur
21:30on se dit
21:31on va essayer
21:32de donner satisfaction
21:34pour éviter le désastre
21:35et je pense que
21:37là aussi
21:37ce n'est pas
21:38sans conséquence
21:39c'est lié aussi
21:40à la déstabilisation
21:41de Netanyahou
21:42dont on ne sait toujours pas
21:43à l'heure où on parle
21:43si ce sera lui
21:44qui conduira
21:45à la destinée d'Israël
21:46donc on est vraiment
21:47entré dans un monde
21:48très incertain
21:49alors quel sera
21:50le pouvoir
21:51du nouveau congrès
21:53sur ces conflits-là
21:54sur ces conflits-là
21:55y compris budgétaire
21:56parce que comme toujours
21:56il y a quand même
21:57des sommes très importantes
21:58en jeu
21:58ça on est un peu tôt
22:00pour le dire
22:01mais disons que
22:02cette élection
22:03qui est commentée
22:04par le monde entier
22:05va avoir des incidences
22:07ne serait-ce que
22:08pour faire quand même
22:09vaciller un peu
22:10la personnalité
22:11de Donald Trump
22:12qui faisait l'actualité
22:13au jour le jour
22:14tous les jours
22:14vous parlez de Donald Trump
22:15et alors on peut penser
22:16qu'il se fera un peu plus discret
22:17c'est pas sûr
22:17bah écoutez c'est pas sûr
22:18et d'un autre côté
22:19moi je suis assez de votre avis
22:20c'est pas la fin du trumpisme
22:22non plus
22:22d'abord il faut savoir
22:23que monsieur Obama
22:24je crois qu'il avait perdu
22:2412 sénateurs
22:25lui il en a perdu 5
22:26c'est pas non plus
22:27faut remettre les choses
22:28en perspective
22:28et c'est quelqu'un
22:29qui renaît à lui-même
22:30avec une grande
22:32avec une grande activité
22:33alors justement on y vient
22:35ce qu'on découvre aussi
22:36un peu dans ce film
22:37c'est le niveau de division
22:38du camp républicain
22:39pour certains
22:40même Vence
22:41n'est pas assez à droite
22:42on va écouter Nick Fuentes
22:44le représentant
22:45de la frange
22:46la plus radicale
22:47à propos de J.D. Vence
22:48dans le film justement
23:08Alors Ludivine Gillil
23:09le trumpisme
23:09n'est peut-être pas mort
23:10mais il est quand même
23:11dépassé par sa droite
23:12et son extrême droite
23:13non ?
23:14Alors
23:16on est probablement
23:17au début de la fin
23:18du trumpisme
23:19à mon avis
23:20Pourquoi ?
23:21Parce que
23:22pas parce que
23:23ce qui a porté
23:25Donald Trump
23:25au pouvoir
23:26serait mort
23:27mais le trumpisme
23:29dans le sens
23:30où
23:30ce que vous disiez
23:32tout à l'heure
23:32en fait
23:33Donald Trump
23:34a réussi
23:35cet exploit
23:36de fédérer
23:37autour de lui
23:38une coalition
23:39qui ne
23:41qui ne peut pas
23:42tenir ensemble
23:43rationnellement
23:44ça ne peut pas tenir
23:45et pourtant
23:45il a fait tenir
23:46tout cela ensemble
23:47D'accord
23:48et mon analyse
23:50c'est qu'en fait
23:52seul Donald Trump
23:53est capable
23:54de faire tenir
23:54tout cela ensemble
23:55et qu'un J.D. Vence
23:58ça ne fonctionnera pas
24:00un Marco Rubio
24:02ça ne fonctionnera pas
24:03alors est-ce que
24:05Marco Rubio
24:06pourrait être
24:06élu président
24:07des Etats-Unis ?
24:08Peut-être
24:08en 2028
24:09je n'y crois pas
24:10mais on en est
24:11encore loin
24:13mais ce qu'on voit
24:15aujourd'hui
24:16ce qu'on voyait
24:17déjà avant
24:18c'est
24:19ce sont des forces
24:20extrêmement fracturées
24:22au sein du parti républicain
24:23la différence
24:24entre avant Donald Trump
24:26et le mouvement
24:27autour de Donald Trump
24:28c'est que lui
24:29les fait tenir ensemble
24:30et il fait tenir
24:31toutes ces
24:32chapelles
24:33toutes ces chapelles
24:34ensemble
24:35notamment parce qu'il est
24:36Donald Trump
24:37chacun y trouve son intérêt
24:38le seul dénominateur commun
24:40il est un dénominateur commun
24:42et surtout
24:43en étant Donald Trump
24:44en étant à la tête
24:45de ce mouvement
24:46MAGA
24:47il apporte
24:48la base MAGA
24:51autour de cette base MAGA
24:53on a d'autres chapelles
24:54qui n'adhèrent pas forcément
24:55mais qui y trouvent
24:56un intérêt politique
24:57rationnel
24:58etc
24:59un successeur
25:00à Donald Trump
25:01sera-t-il capable
25:02de fédérer
25:03autour de sa personne
25:04parce qu'il y a vraiment
25:05une adhésion
25:05à Donald Trump
25:07je n'y crois
25:08il y a quelque chose
25:08d'affectif
25:08comme vous le disiez
25:09tous au début d'émission
25:10oui
25:10moi ce que je veux dire
25:11à ce point de la discussion
25:12c'est que
25:13ceux dont on n'a pas encore parlé
25:14ce sont les démocrates
25:15et moi c'est ce qui me fait dire
25:16que le trumpisme
25:17n'est pas totalement
25:18enterré
25:18parce que
25:20l'Amérique
25:21qui vient de surgir
25:22à travers ces élections
25:23de manière assez massive
25:25montre un camp démocrate
25:26quand même
25:27excessivement
25:27non pas divisé
25:28mais en tous les cas
25:30assez dispersé
25:31on voit
25:31un premier sénateur musulman
25:33M. Abdel el-Sayed
25:35dans Michigan
25:35on voit
25:37on voit un chrétien
25:40un séminariste
25:42au Texas
25:43on voit
25:45un homosexuel
25:45qui du reste
25:46ne s'en est pas vanté
25:47mais c'est un fait
25:48on voit des femmes
25:48amérindiennes
25:49beaucoup de femmes
25:50et on voit
25:51celui qui
25:52au niveau du camp démocrate
25:53va réussir
25:54à réunir tout le monde
25:56n'est peut-être pas
25:57non plus encore
25:57sorti des limbes
25:58et donc
26:00il se peut
26:01qu'un successeur
26:03que ce soit
26:03Evans ou Rubio
26:04chacun
26:05dans leurs différences
26:06parce que leur parcours
26:06le film le montre bien
26:07c'est des parcours
26:08très différents finalement
26:09mais on voit bien
26:10qu'il suffirait
26:12peut-être
26:13je dis peut-être
26:13on est au stade
26:14des hypothèses
26:15et dans deux ans
26:16c'est deux siècles
26:16en politique
26:17et surtout internationale
26:18et surtout avec Trump
26:18mais il suffirait peut-être
26:20effectivement de revenir
26:21au pouvoir d'achat
26:22de sortir de cette guerre
26:23etc.
26:24pour recentrer
26:25une Amérique
26:26qui finalement
26:26est assez constante
26:27parce que
26:28ce qu'ont fait ressortir
26:30les élections
26:31il faut aller chercher
26:31du côté d'Obama
26:32et tout ça
26:33America First
26:33ça ne date pas d'hier
26:34et ça ne date pas
26:35de M. Trump
26:35donc c'est un phénomène
26:37qui fait bouger ce pays
26:39et quand
26:40Vence
26:40vient secouer
26:41les Européens
26:42à Munich
26:43en leur disant
26:43ça commence à bien faire
26:44vous allez payer
26:45pour votre défense
26:45ou quoi
26:46parce que nous
26:46on va s'en aller
26:47et je pense que
26:48là c'est une des conséquences
26:49que nous devons tirer
26:50il y a vraiment
26:51une prise de conscience
26:52de l'Europe
26:52de l'Occident en général
26:54non américain
26:55sur ce qui va se passer
26:56mais on n'en a peut-être
26:57pas fini avec tant
26:58ne serait-ce que
26:59parce qu'il n'y a pas
27:01ne ressort pas
27:01dans l'immédiat
27:02une autre équipe
27:03susceptible de faire l'union
27:05avec des démocrates
27:06qui sont
27:06que je trouve
27:07quand même
27:07assez dispersés
27:08assez divers
27:10Gabriel Solence
27:10il est dans quel état
27:11le camp républicain
27:12aujourd'hui
27:12au lendemain
27:13de ces midterms
27:14je pense qu'il est dévasté
27:15mais je pense
27:16qu'il y a encore
27:17des ressources
27:18il y a encore
27:18beaucoup d'argent
27:19pour faire de nouvelles campagnes
27:20il y a des très gros donateurs
27:21alors on a vu
27:22que ça ne faisait pas tout
27:23mais
27:25je pense qu'ils attendent
27:26vraiment l'après Trump
27:27et je pense que
27:28l'après Trump
27:30peut fonctionner
27:31encore
27:31peut continuer à rassembler
27:32je ne partage pas totalement
27:34votre analyse là-dessus
27:36parce que je pense
27:37qu'il est aussi théorisé
27:38par toute une mouvance
27:40conservatrice
27:40en dehors
27:41de la structure même
27:42du parti républicain
27:43par des think tanks
27:44comme la Heritage Foundation
27:45le Clermont Institute
27:47qui ont
27:48soit transformé
27:50dans un discours
27:50après la révolution
27:52de Trump
27:52pour coller
27:54à cette nouvelle donne
27:55soit qui ont porté
27:56cette révolution
27:57il y a le
27:57America First Policy Institute
27:59Mais il se réincarné
28:00par qui
28:00c'est après Trump ?
28:01Il y a Vince
28:02et il y a Rubio
28:03pour moi c'est Vince
28:04qui l'incarne le plus
28:06on va dire
28:07parce qu'il a une dimension
28:08à la fois
28:09charnelle
28:09personnelle
28:10à l'Amérique profonde
28:11qu'il a
28:13exprimée dans son livre
28:14Hillbilly Elegy
28:14qui a été mine de rien
28:16un grand succès
28:17On le voit comme
28:18mettons le potentiel
28:19candidat des républicains
28:20Je pense qu'il est
28:21le principal candidat
28:24même s'il ne fait pas
28:25l'unanimité
28:25il n'a pas le charisme
28:27de Donald Trump
28:27ça c'est sûr
28:28mais Marco Rubio
28:28il n'en a pas non plus
28:29alors ce sera aux électeurs
28:30à la primaire à le décider
28:31mais je pense que
28:32les grands donateurs
28:34même les intellectuels
28:36conservateurs
28:36avec lesquels
28:38G.D. Vance
28:39dialogue beaucoup
28:40plus que Marco Rubio
28:43attendent
28:44Vance
28:44parce que c'est lui
28:45qui semble avoir
28:46le plus formulé
28:47une suite
28:49à Trump
28:50de manière
28:51la plus approfondie
28:52Et ces résultats
28:52des midterms
28:53sont probablement
28:53renforcés
28:54Margot Haddad
28:55Moi je fais un pas de côté
28:56c'est-à-dire que
28:57le trumpisme
28:58je pense qu'il dépasse
28:59la personnalité de Trump
29:00et que c'est en fait
29:00une méthode politique
29:01Vous avez dans cette méthode
29:04l'attaque des institutions
29:05l'attaque des médias
29:07la critique de l'état profond
29:08et des thèmes qui reviennent
29:10le thème du déclin
29:11de l'immigration
29:12qui sont des thèmes
29:13sur lesquels
29:14vous avez
29:15une sorte
29:17de mouvement politique
29:19critique des élites
29:21qui gravite autour
29:23de cela
29:24et parfois
29:24il s'incarne
29:25par la mouvance identitaire
29:27parfois il s'incarne
29:28par des indépendants
29:30qui recherchent
29:30en fait
29:31une grandeur nationale
29:32de l'Amérique
29:32où est-ce qu'elle va
29:33s'incarner
29:34par qui
29:35et face à cela
29:37vous avez donc
29:38une Amérique
29:39qui reste
29:39pour moi
29:40trumpiste
29:41dans le sens où
29:41ça reste
29:42une Amérique politique
29:44avec cette méthode
29:45politique là
29:45j'ai pris un pari
29:47sur un autre plateau
29:49en disant que
29:50ce parti républicain
29:52pourrait être
29:52potentiellement incarné
29:53par une personnalité
29:54et moi je l'ai prise
29:55hors du champ politique
29:56j'ai dit
29:56Tucker Carlson
29:57qui est ce fameux
29:59podcasteur
30:00ancienne star
30:00de Fox News
30:01qui a vivement
30:02critiqué Trump
30:03qui était proche de Trump
30:04qui a marqué sa division
30:05qui pourrait être
30:05le troisième homme
30:06et qui pourrait être
30:07cet homme
30:08qui émerge
30:08sur la scène nationale
30:10parce qu'il rallie
30:12toute cette méthode là
30:13c'est-à-dire
30:14cette critique
30:15des médias
30:16dont il a fait partie
30:17cette critique
30:18des institutions
30:19cette critique
30:20de l'état profond
30:20de ces territoires
30:21oubliés
30:22qui a invisibilisé
30:24la société
30:25d'une certaine manière
30:26et il porte cette voie là
30:28au milieu
30:29je pense d'un Marco Rubio
30:30et d'un Jay Devens
30:31vous avez des personnalités
30:32et la politique américaine
30:33est aussi belle pour ça
30:34c'est-à-dire qu'elle permet
30:35de faire émerger
30:36des profils
30:37qui ne sont pas
30:38dans la mouvance politique
30:41normale
30:41c'est quelque chose
30:42qu'on ne voit pas
30:43forcément en France
30:45mais qu'on voit
30:45aux Etats-Unis
30:46ce que je comprends
30:47en tout cas
30:47et ce sera un peu
30:48la conclusion de ce débat
30:49c'est que finalement
30:50alors qu'on est en train
30:51de dire que le parti
30:52républicain américain
30:53est à terre
30:54après un revers
30:55absolument historique
30:56finalement pourrait rebondir
30:57pour conclure
30:58il peut toujours rebondir
30:59je pense qu'il est quand même
31:00dans un sale état
31:01aujourd'hui
31:02les élus
31:03qui sont en poste
31:04aujourd'hui
31:05au sein du parti républicain
31:06doivent se positionner
31:07par rapport à Donald Trump
31:08se positionner
31:09par rapport à l'après-Trump
31:11savoir s'ils veulent
31:13accrocher leur radeau
31:14au Titanic
31:14qui est en train de couler
31:15ou pas
31:17c'est loin d'être neutre
31:18Donald Trump
31:19a remporté
31:20l'élection présidentielle
31:21d'un point
31:21par rapport aux démocrates
31:22qui s'étaient démobilisés
31:24par rapport à 2020
31:25en 2024
31:27là on a vu
31:28ce que ça donne
31:28une mobilisation démocrate
31:30donc
31:31la messe est loin
31:32d'être dite
31:33dans la perspective
31:34de l'élection de 2028
31:35question comment
31:36pour conclure ?
31:37le camp républicain
31:38est à terre
31:39mais
31:39on voit
31:40nous nous vivons en politique
31:42quand on
31:43prend une défaite
31:44on se la prend
31:45en pleine figure
31:45et puis après
31:46on essaie de réfléchir
31:47pour voir comment on s'en sort
31:48on digère et on rebondit
31:49ça marche ou ça ne marche pas
31:50il n'y a pas
31:51de solution miracle
31:52mais je pense que
31:53d'abord
31:54la personnalité même
31:55de Trump
31:56elle est quand même
31:56elle ne vous laisse pas indifférent
31:57il vous insupporte
31:59enfin vous n'êtes pas neutre
32:00et c'est quelqu'un
32:01qui a montré
32:02encore une fois
32:03par sa réélection
32:04incroyable
32:04comment il sait
32:06lui-même rebondir
32:07et en appliquant
32:09ce vieux principe
32:10qui est le sien
32:11on est à terre
32:12on attaque
32:13et il va attaquer
32:14il va attaquer
32:14peut-être le congrès
32:15je ne sais pas comment
32:16il va s'y prendre
32:16mais enfin il va
32:17en tous les cas
32:18tenter de reprendre l'initiative
32:19et pour ses successeurs
32:22au jour d'aujourd'hui
32:22c'est assez difficile
32:23même si les sondages
32:24placent plutôt Vence devant
32:26Rubio a quand même
32:27il a le milieu hispanique
32:28c'est 70 millions
32:29je crois
32:29de gens qui
32:3170 millions
32:32américains
32:32sont d'origine hispanique
32:33donc ça compte
32:35ça ne va pas être neutre
32:36pour le reste du monde
32:37c'est beaucoup d'incertitudes
32:39pour nous tous
32:40et on le voit bien
32:41du reste dans les réactions
32:42un peu gênées
32:43de tout le monde
32:44enfin on ne voit pas très bien
32:45ce qui va se passer
32:46mais je pense
32:48qu'on va vivre
32:48deux années
32:50assez passionnantes
32:51j'espère qu'elles ne seront pas terribles
32:52parce que si on retourne
32:53à la guerre
32:54si sa manière
32:54de dépasser
32:56la défaite
32:57qu'il vient de subir
32:58c'est de passer à l'attaque
33:00ça peut aussi entraîner
33:01beaucoup de problèmes
33:02il y a quelqu'un
33:03qui ne doit pas être content
33:03c'est M. Poutine
33:04pour l'instant
33:04c'est un autre débat
33:06et c'est un autre débat
33:06Gabriel Solence
33:07pour conclure
33:09oui je pense que
33:10je pense que le parti républicain
33:12peut encore se relever
33:12mais à deux conditions
33:14que l'inflation recule
33:16qu'il arrive à sauver l'économie
33:18pour restaurer
33:19le récit des débuts
33:21par rapport à ce nouvel âge d'or
33:23par rapport à
33:25toute l'idéologie
33:26America first
33:27pour laisser la porte
33:29ouverte à Vence
33:30pour une campagne
33:31qui ne soit pas trop
33:33souillée
33:34par toutes ces bêtises
33:37et que le parti républicain
33:38sache tirer les bonnes leçons
33:40de ce qui s'est passé
33:42là-dessus
33:43il peut
33:44il peut se relever
33:46il ne faut pas oublier
33:46quand on regarde
33:47plus finement
33:48le résultat des élections
33:49qu'il n'y a pas que
33:50des personnes qui sont élues
33:51il y a aussi des sondages
33:53il y a aussi des référendums
33:55à l'échelle locale
33:55à l'échelle des états
33:56et dans beaucoup de cas
33:58dans les états
33:58qui sont passés démocrates
33:59on voit que les résultats
34:01au référendum
34:01sont en fait très conservateurs
34:03donc il y a des gens
34:04qui ont voulu faire
34:05un vote sanction
34:05contre Trump
34:06et contre ce parti républicain
34:08qui les a trahis
34:08mais qui restent conservateurs
34:10donc l'idéologie je pense reste
34:11malgré ce revers
34:12en quelques mots
34:13il ne faut pas oublier non plus
34:15la division
34:15au sein des démocrates
34:17il y a deux ans
34:17il y a un congrès
34:18qui va être majoritairement
34:21démocrate
34:21ça peut être un cadeau
34:23empoisonné
34:24pour les démocrates
34:24également
34:25parce qu'ils peuvent être
34:25accusés de
34:27si les choses ne bougent pas
34:28du fait que
34:29l'Amérique
34:30ne puisse pas
34:31dépasser
34:32ses clivages politiques
34:34qu'ils n'arrivent pas
34:34à prendre de décisions
34:35notamment pour guérir
34:36l'Amérique
34:37au niveau du congrès
34:38et ça ça peut être
34:38un argument de taille
34:39pour les élections présidentielles
34:40avec les républicains
34:41et ils peuvent se déchirer
34:42entre eux
34:43c'est ce qu'on disait
34:43tout à l'heure
34:44merci infiniment
34:44à tous les quatre
34:45d'avoir participé
34:46à cet échange
34:46merci à vous
34:47de nous avoir suivis
34:47comme chaque semaine
34:48émission et documentaire
34:49à retrouver en replay
34:50sur notre plateforme
34:51publicsénat.fr
34:52à très bientôt
34:52merci beaucoup

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