00:00 Un précieux ravitaillement que le maire de Liman attend chaque semaine.
00:04 Près de 5000 colis alimentaires, une bouffée d'oxygène en provenance de Kramatorsk.
00:09 Une fois qu'on les reçoit, il faut qu'on les redistribue dans toute l'agglomération.
00:14 L'armée russe a beau avoir quitté la ville en septembre, le front reste tout proche, à une vingtaine de kilomètres plus à l'est.
00:21 Je demande formellement aux habitants de ne pas revenir à Liman, car le front est toujours tout prêt.
00:26 S'il vous plaît, restez où vous êtes, ne revenez pas ici, on n'a plus les capacités.
00:31 Les rares habitants que nous croisons, des retraités pour la plupart, sortent chercher de quoi manger sans s'attarder.
00:38 On a de l'électricité et de l'eau seulement quelques fois par jour. Vous voyez bien que tout est détruit autour de nous.
00:45 Et c'est sous ce lac gelé que les pompiers puisent les réserves d'eau pour remplir, au compte-gouttes, des citernes de fortune.
00:54 35 pompiers sont restés pour aider la population. Et faute de logement, Vitaly, le commandant de la caserne, a dû aménager un dortoir sur place.
01:04 Là, on a dix gars qui dorment et vivent ici, dans la caserne. Et si un autre pompier veut revenir travailler à la caserne, on lui fera de la place.
01:12 Sa femme et ses enfants sont partis à l'ouest, mais lui a tenu à rester sur place pour aider les habitants.
01:18 Il y a un mois, un missile a ravagé cet immeuble. On est venu pour éteindre l'incendie causé par la frappe.
01:24 Il y a eu de nombreux blessés, heureusement pas de morts. Mais il n'y a pas un seul immeuble dans toute la ville qui n'ait pas été touché par les Russes.
01:31 Limane, une ville en sursis, détruite à 90% occupée pendant sept mois, puis pilonnée sans relâche, est aujourd'hui menacée par l'offensive ennemie.
01:42 Limane, ville déserte, un quart seulement des habitants restent encore ici. Et avec la peur d'une avancée russe imminente, ceux qui le peuvent encore désertent la ville.
01:52 Merci.
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