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  • il y a 3 ans
A la une de cette édition, un petit point sur la guerre en Ukraine et sur la destruction du barrage de Kakhovka.

Nous nous rendrons aussi en Pologne avec un sujet de nos correspondants sur les suspicions d’ingérence russe.

Nous reviendrons ensuite sur l’affaire de Carnac avec un maire qui a cru bon de détruire des menhirs pour construire un Monsieur Bricolage.

Et enfin, une page éco avec les magasins bio dans une mauvaise passe.

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00:00 [Générique]
00:20 Madame, Monsieur, bonsoir à la une de cette édition.
00:21 Un petit point sur la guerre en Ukraine et sur la destruction du barrage de Krakowka.
00:26 Nous nous rendrons ensuite en Pologne
00:27 avec un sujet de nos correspondances sur les suspicions d'ingérences russes.
00:31 Nous reviendrons après sur l'affaire de Karnak avec un maire
00:35 qui a cru bon de détruire des menhirs pour construire un monsieur bricolage.
00:39 Et enfin une page économie avec les magasins bio dans une mauvaise passe.
00:43 [Générique]
00:47 Et pour commencer, le point sur la situation en Ukraine
00:49 après la destruction du barrage de Krakowka.
00:52 Des milliers de déplacés,
00:53 cinq morts civiles dans les territoires sous administration russe
00:57 et un risque majeur en matière de mines.
00:59 Les menaces se multiplient après la destruction du barrage de Krakowka le 6 juin.
01:05 La Croix-Rouge interpelle les partis en présence d'un risque majeur
01:09 pour les populations civiles avec le déracinement des mines
01:12 semées pendant plus d'un an.
01:15 Côté responsabilité, Moscou et Kiev se renvoient la balle.
01:18 La Russie a ainsi affirmé devant la Cour internationale de justice
01:21 que l'Ukraine avait attaqué le barrage avec de l'artillerie.
01:24 De son côté, le président Zelensky s'est rendu dans la région de Kersaune
01:28 pour visiter un point d'évacuation, faire quelques photos
01:32 et injurier ses bailleurs de fond.
01:34 Le président ukrainien a en effet cru malin de dire qu'il était choqué
01:38 par l'absence d'aide internationale concernant le barrage.
01:41 Pour un chef d'État dont le pays est sous perfusion euro-américaine depuis un an et demi,
01:46 la critique est un peu gonflée.
01:47 Côté combat, des explosions seraient survenues dans la région de Luhansk,
01:51 sous administration russe,
01:52 ce qui accrédite la volonté de Kiev de multiplier les fronts,
01:56 peut-être pour lancer une offensive plus importante.
02:00 De ce côté aussi difficile d'y voir clair,
02:02 mardi, Volodymyr Zelensky affirmait que la contre-offensive
02:05 ne serait pas affectée du tout par l'explosion du barrage.
02:09 Or, les États-majors occidentaux estimeraient, eux,
02:12 que cela change la donne et bouleverse le calendrier de la fameuse contre-offensive.
02:17 Côté réactions internationales, les avis sont partagés.
02:20 De nombreux États ne se sont pas prononcés.
02:23 L'OTAN, par la voix de son secrétaire général Jens Stoltenberg,
02:26 a dénoncé un acte scandaleux qui démontre une fois de plus
02:29 la brutalité de la guerre de la Russie en Ukraine.
02:32 Les États-Unis ont immédiatement affirmé qu'ils avaient des éléments
02:35 pour prouver la culpabilité de Moscou.
02:38 Karine Jean-Pierre, porte-parole du président,
02:40 a même affirmé que la responsabilité était de toute manière celle de la Russie
02:44 puisque Moscou a déclenché la guerre.
02:46 Un raccourci un peu léger qui pourrait légitimer
02:48 des crimes de guerre d'une partie victime ou supposée telle dans un conflit.
02:53 Mais fait remarquable, le Royaume-Uni s'est lui montré prudent.
02:56 Ainsi, le gouvernement britannique s'est dit dans l'attente
03:00 de tous les éléments d'information disponibles.
03:02 Une discrétion qui détonne alors que Londres est parmi les plus durs soutiens de Kiev.
03:07 Après la France, c'est au tour de la Pologne de lancer une commission parlementaire
03:14 pour enquêter sur les influences russes.
03:16 Une décision controversée prise à quelques mois des prochaines élections législatives
03:21 qui s'annonce indécise de l'analyse de nos correspondants en Europe centrale.
03:25 Si la Pologne est connue pour être la nation européenne
03:28 ayant historiquement les relations les plus difficiles avec la Russie,
03:32 l'annonce fin mai de la création d'une commission d'enquête parlementaire
03:35 sur les influences russes en Pologne a quelque peu surpris.
03:38 Sortie un peu de nulle part, cette commission mise en place
03:41 par le gouvernement conservateur du Parti droit et justice, le PIS,
03:45 a pour vocation d'enquêter sur les influences russes en Pologne
03:48 durant les 15 dernières années, c'est-à-dire durant la période 2007-2022.
03:53 La loi établissant cette commission prévoit d'ailleurs la possibilité d'empêcher
03:57 une personne qui aura été de connivence avec la Russie
04:00 d'exercer une fonction publique pendant une période maximale de 10 ans.
04:03 Cette disposition est de toute évidence anti-constitutionnelle
04:07 puisqu'elle ne respecte pas la séparation des pouvoirs
04:09 et qu'en principe, même en première instance,
04:12 une commission parlementaire ne peut pas prononcer de sanction.
04:15 Alors que les prochaines élections législatives polonaises
04:17 auront lieu à la fin de l'année 2023 et s'annoncent particulièrement serrées et indécises,
04:23 nombreux sont ceux qui voient dans cette manœuvre une volonté de nuire
04:26 au chef de l'opposition libérale, Donald Tusk,
04:29 qui a été Premier ministre de la Pologne de 2007 à 2014,
04:33 puis président du Conseil européen de 2014 à 2019.
04:37 Aujourd'hui, revenu en politique nationale à la tête de la plateforme civique,
04:41 Donald Tusk espère remporter les prochaines législatives
04:45 en vue de faire tomber le PiS.
04:46 L'objectif politique de cette commission,
04:49 dont la période d'enquête commence justement en 2007,
04:52 c'est-à-dire au moment où Donald Tusk est entré en fonction
04:54 à la tête du gouvernement polonais,
04:56 pourrait être de démontrer la connivence de Tusk avec la Russie,
04:59 notamment sur les décisions stratégiques prises durant son mandat
05:02 concernant la politique énergétique de la Pologne.
05:05 L'autre dossier très sensible sera assurément de savoir pourquoi Donald Tusk,
05:10 lorsqu'il était Premier ministre,
05:11 a laissé à la partie russe l'enquête sur la catastrophe aérienne de Smolensk de 2010,
05:17 qui avait coûté la vie notamment du président polonais de l'époque, Kaczynski.
05:21 Même si cela reste en l'état de la spéculation,
05:23 il sera également intéressant de voir si les nationalistes de Konfédération,
05:27 qui pourraient bien jouer un rôle de pivot dans la formation du prochain gouvernement,
05:31 seront également ciblés par cette commission.
05:34 S'ils ne sont en principe nullement liés à la Russie,
05:36 à laquelle ils sont très hostiles,
05:38 il pourrait éventuellement leur être reproché leur très vive critique exprimée
05:42 à l'endroit du soutien inconditionnel apporté par le gouvernement polonais à l'Ukraine.
05:46 Attaquer Konfédération serait d'autant plus indispensable pour le PIS
05:50 que les nationalistes ont tendance à mordre sur leur électorat
05:53 et contribuent ainsi à leur affaiblissement.
05:55 L'annonce de cette commission a immédiatement fait réagir à Bruxelles et Washington.
06:00 La Commission européenne, qui prive déjà la Pologne de ses fonds européens,
06:03 a d'ores et déjà lancé une procédure d'infraction contre la Pologne,
06:06 tandis que le département d'état américain a lui aussi exprimé ses inquiétudes
06:10 quant au fait que cette commission parlementaire polonaise
06:13 pourrait être utilisée pour empêcher un candidat de l'opposition
06:16 de se présenter aux prochaines élections.
06:18 Il est amusant de constater que ni Bruxelles ni Washington
06:21 ne s'étaient particulièrement émus de l'enfermement sans jugement durant trois années,
06:25 de 2016 à 2019, d'un ancien député polonais, Mateusz Piskorski,
06:30 ce dernier étant soupçonné, probablement à juste titre,
06:34 de coopération avec la Russie dans le cadre de ses activités politiques.
06:38 En ce qui concerne la nouvelle commission parlementaire polonaise,
06:41 il semble en réalité relativement peu probable que la possibilité d'interdire
06:45 un opposant de se présenter aux prochaines élections prévues pour la fin de l'année soit utilisée.
06:50 En revanche, cette commission pourrait fort bien être utilisée
06:53 comme un outil de campagne électorale par le PIS,
06:55 afin de jeter le discrédit sur son opposant principal, Tusk,
06:59 et sur les gêneurs nationalistes de Konfederacja.
07:02 La manœuvre n'est pas sans risque, puisqu'elle a provoqué
07:04 une grande mobilisation de l'opposition libérale, qui s'est unie pour l'occasion,
07:08 et a même reçu le soutien de l'ancien président polonais, Lesz Wawensa.
07:13 Dans les sondages, le PIS est toujours en tête,
07:15 mais n'est jamais parvenu à repasser au-dessus de la barre des 40%
07:19 depuis la deuxième vague Covid de fin 2020, très impopulaire chez les Polonais.
07:24 Sauf qu'avec 35% des suffrages, le PIS ne disposerait pas de la majorité absolue à la diète
07:29 pour constituer un gouvernement, et serait ainsi contraint de chercher des partenaires de coalition.
07:34 Or, en dehors des nationalistes de Konfederacja,
07:37 il n'y a pas de partenaire potentiel pour le PIS.
07:40 De l'autre côté, les partis libéraux n'auront pas non plus forcément la tâche facile
07:43 pour gouverner ensemble, dans l'éventualité où le PIS n'obtiendrait pas cette majorité absolue.
07:48 Bref, une période potentiellement instable s'ouvre en Pologne,
07:51 et la commission sur les ingérences russes pourrait bien constituer un coup de poker du PIS
07:56 pour essayer de garder les manettes en polarisant le débat électoral.
08:00 Difficile toutefois de prédire à l'avance ce qui en ressortira,
08:03 et comme on dit en Pologne, on verra le résultat au lavage.
08:06 Retour en France et direction la Bretagne,
08:12 et le Morbihan plus précisément, à Karnak, où la destruction de 39 bénirs
08:16 pour construire un magasin de bricolage fait polémique,
08:19 élément d'explication avec Renaud de Bourleuf.
08:21 Un site notifié sur une liste indicative de l'UNESCO, parti en poussière.
08:25 En août 2022, le maire de Karnak, petite commune de 4000 habitants,
08:29 a accordé un permis de construire à la société Monsieur Bricolage pour un nouveau magasin.
08:33 Le 2 juin, Christian Obels, correspondant du laboratoire de recherche archéologie et architecture de l'université de Nantes,
08:38 a révélé que le chantier était situé sur un site comprenant 39 bénirs multimillénaires
08:43 détruits pour les besoins du magasin.
08:45 Ces bénirs faisaient partie des 397 mégalithes des rives de Karnak et du Morbihan,
08:49 inscrits sur une liste indicative de l'UNESCO.
08:51 Élu maire en 2014, sans appartenance politique, Olivier Lepic s'était représenté en 2020
08:55 en faisant campagne notamment sur la préservation du patrimoine local et environnemental.
08:59 Deux ans plus tard, 39 bénirs présents sur le sol breton depuis 7000 ans étaient détruits.
09:04 Plus étonnant encore, le maire Lepic est président de l'association Paysages de Mégalithes,
09:08 qui gère la candidature des paysages de Mégalithes de Karnak et des rives du Morbihan au patrimoine mondial de l'UNESCO.
09:13 À l'occasion de l'officialisation d'une candidature à l'UNESCO, il affirmait à propos des Mégalithes de Karnak, je cite,
09:19 « Si ça, ça ne parle pas à l'humanité, et si ça n'a pas une valeur universelle exceptionnelle, je ne sais pas ce qu'il y en a. »
09:23 Au mois de mai déjà, cet élu avait été sous le feu des projecteurs et s'était attaqué à des militants catholiques de l'association Civitas,
09:29 qui s'étaient mobilisés pour empêcher un concert électro dans l'église de son village.
09:32 Mais le maire de Karnak n'est pas seulement élu, il est également et surtout secrétaire général de l'entreprise au service du numérique Capgemini,
09:38 dont il est aussi membre du comité exécutif.
09:40 Entre 2000 et 2004, il a été associé au sein du cabinet Jacques Attali & Associés,
09:44 et associé du fonds d'investissement Attali & Associés Venture.
09:47 Un homme qui a donc eu des responsabilités, et qui n'a pas agi de manière incrédule.
09:51 Désormais, il se défaut sur la Direction Régionale des Affaires Culturelles, la DRAC,
09:54 dans la mesure où le permis de conduire est accordé par la mairie et les services de l'État.
09:57 Dans la foulée, la DRAC de la région Bretagne a publié un communiqué,
10:00 affirmant que des fouilles avaient été effectuées sur le site, mais qu'aucun vestige archéologique n'avait été découvert.
10:05 Le communiqué fait toutefois état d'un ensemble complexe d'interprétations,
10:09 avec des blocs implantés profondément dans la terre, avec les marques d'une usure en position dressée depuis très longtemps.
10:13 La fouille effectuée par la suite n'a pas donné lieu à des découvertes.
10:16 Ainsi, lorsque la ville de Carnac a été saisie d'une demande de permis de construire,
10:19 le terrain n'a pas été répertorié sur les zones de présomptuos archéologiques.
10:22 Juridiquement, l'atteinte à un site ayant une valeur archéologique ne peut pas être établie.
10:26 Une page économie à présent avec le bio qui connaît la crise.
10:33 L'inflation fragilise la filière et les fermetures d'enseignes se multiplient.
10:37 Bio c'est bon, biocop, naturalia, les grands groupes bio sont contraints de fermer des enseignes les unes après les autres.
10:44 C'est plus de 200 magasins bio qui ont fermé en 2022 en France, faute de clients.
10:50 Après des années de croissance pour le secteur de l'alimentation bio,
10:54 celui-ci subit un déclin accéléré suite à la crise du Covid.
10:58 Les enseignes connaissent des baisses de chiffre d'affaires pouvant aller jusqu'à 10% par an.
11:03 Et les fermetures de magasins s'enchaînent.
11:05 En 2022, Biocop a dû fermer environ 40 magasins sur 700,
11:10 après avoir enregistré une baisse de 5,6% de son chiffre d'affaires.
11:14 Et 2023 n'apparaît guère plus prometteur.
11:18 Naturalia a de son côté connu une baisse de 7,8%.
11:22 Plusieurs raisons sont avancées.
11:23 A première vue, le basculement semble coïncider avec la réouverture des restaurants suite à la crise sanitaire.
11:29 Les consommateurs auraient reporté leur budget bio vers d'autres dépenses, en loisirs ou même sur d'autres types de distributeurs.
11:36 Plus récemment, et cela s'apparente aujourd'hui à la principale difficulté de la filière,
11:41 l'inflation galopante semble avoir frappé de plein fouet le secteur.
11:45 Une augmentation généralisée des prix provoquant une baisse importante du pouvoir d'achat pour les ménages,
11:50 qui expliquerait ainsi le choix d'une alimentation moins onéreuse.
11:55 A cela s'ajoute une perte de confiance des consommateurs dans la qualité des produits dits bio.
11:59 Ils préfèrent se tourner vers les circuits courts et les produits locaux
12:03 qui ne sont pas nécessairement issus de l'agriculture biologique.
12:07 La filière patite également d'une confusion chez le consommateur avec des labels tels que HVE,
12:14 haute valeur environnementale ou zéro résidu de pesticides,
12:18 qui s'approprient les codes du label bio sans être bio pour autant.
12:22 On constate ainsi une forte baisse de la demande,
12:25 accentuée par la baisse des assortiments bio dans la grande distribution.
12:29 Le consommateur change ses pratiques et se détourne des produits labellisés bio.
12:34 Face à ces difficultés, le marché des produits issus de l'agriculture biologique peine à soutenir la concurrence.
12:41 Les tentatives pour éviter le naufrage,
12:43 telles que l'alignement sur les pratiques de la grande distribution en proposant des prix plus attractifs,
12:47 ne se sont pas révélées assez concluantes.
12:50 L'explosion des factures d'énergie, presque multipliée par 10, ne vient guère améliorer la situation.
12:56 Les enseignes des petits réseaux sont les plus touchées
12:59 et se retrouvent contraintes à la fermeture, mais elles ne sont pas les seules.
13:03 Bio C'est Bon, qui avait été racheté par Carrefour en 2020,
13:06 annonce également des fermetures malgré les protestations et pétitions portées par les clients.
13:12 Carrefour envisage une réorientation stratégique pour ses magasins en faillite,
13:17 notamment en transformant certains magasins en Carrefour City, et ce dans plusieurs villes.
13:21 Récemment, c'est le magasin de la rue Ballard du 15e arrondissement de Paris qui a été voué à ce sort.
13:27 Cette réorientation pose cependant quelques problèmes juridiques.
13:30 En effet, la signature du bail de la rue Ballard, par exemple, impliquait la vente de produits biologiques.
13:36 Au-delà de la distribution, ce sont aussi des milliers d'agriculteurs français qui sont touchés.
13:41 Après avoir quitté l'agriculture conventionnelle,
13:44 ils déplorent désormais un soutien insuffisant de la part de l'État.
13:47 Et passons à présent à l'actualité en bref.
13:56 Attaque au couteau à Annecy, jeudi matin.
13:58 Un individu coiffé d'un turban a agressé des enfants âgés de 2 à 3 ans
14:02 sur une aire de jeu à proximité du lac d'Annecy.
14:04 Quatre enfants et deux adultes ont été blessés.
14:07 Les pronostics vitaux de trois personnes, dont deux enfants, sont engagés.
14:10 L'assaillant interpellé, âgé de 32 ans, prénommé Abdalmassy, est un chrétien de Syrie.
14:15 Il vivait depuis 2013 en Suède, où il avait déjà obtenu le statut de réfugié
14:19 avant de faire sa demande d'asile en novembre 2022.
14:22 Une demande très surprenante dans la mesure où il était régulier
14:25 du point de vue du droit de l'Union européenne.
14:27 Un déni de démocratie selon l'opposition.
14:31 Ce jeudi, le groupe Lyotte, Liberté, Indépendance et Outre-mer
14:35 a retiré sa proposition d'abrogation de la réforme des retraites.
14:38 Le texte était vidé de sa substance alors que, la veille,
14:41 la présidente de l'Assemblée nationale, Yael Broun-Pivet,
14:44 avait déclaré que ses amendements d'abrogation
14:46 seraient déclarés irrecevables financièrement.
14:50 Le député de la Meuse, Bertrand Panchet, président du groupe Lyotte,
14:53 dénonce ce qu'il nomme une attaque puissante contre le Parlement
14:57 et fustige, je cite, la minorité présidentielle.
15:00 Les oppositions se sont largement plaintes.
15:02 Marine Le Pen parle, elle, d'une rupture démocratique majeure.
15:06 Les groupes de la NUP ont confirmé le dépôt d'une motion de censure
15:09 en début de semaine prochaine.
15:11 Enfer sécuritaire.
15:14 Mercredi, le Sénat a donné son accord pour l'activation à distance
15:17 des caméras et micros des téléphones dans le cadre d'une enquête judiciaire.
15:21 C'est au cours de la première lecture du projet de loi de justice
15:24 que la Chambre hôte a validé cet élément du projet
15:27 porté par le ministre Éric Dupond-Moretti.
15:30 La mesure prévoit d'autoriser le déclenchement à distance
15:33 des ordinateurs et autres appareils connectés à l'insu des personnes visées.
15:36 Dans un premier temps, la géolocalisation en temps réel
15:40 serait mise en place pour certaines infractions
15:42 et l'activation des micros et caméras serait envisagée
15:45 pour un panel très large avec les affaires terroristes
15:48 mais aussi la délinquance et la criminalité organisées.
15:50 Infertilisation des Français.
15:53 Nouvel épisode.
15:54 Le ministre de la Transition écologique entend utiliser
15:57 tous les moyens pour prévenir les plus fragiles face aux canicules.
16:00 Au programme distribution de tracts, pas très écolo,
16:03 pour avertir la population en collaboration avec la Poste,
16:05 installation de pièces rafraîchies dans les écoles et les crèches,
16:09 un peu de flicage aussi avec des registres communaux
16:12 pour inscrire les personnes dites fragiles,
16:14 pour ajouter au ridicule, les boutonneux du Service national universel, le SNU,
16:18 pourront être mobilisés pour faire la prévention.
16:21 Enfin, des SMS de prévention seront envoyés
16:24 et des messages diffusés dans les transports.
16:27 Si vous avez aimé la période Covid, vous aimerez l'été de la prévention.
16:30 Brigitte Auxcour, à peine relaxée pour l'agression du chocolatier trônieux à Amiens,
16:36 un jeune homme de 20 ans, a été interpellée mardi
16:38 lors de la manifestation contre la réforme des retraites
16:41 alors qu'il se trouvait au milieu d'un groupe portant casque et gants coqués.
16:45 Il a été interdit de paraître à Paris lors des trois prochains mois.
16:48 Il pourra toujours se reposer au touquet.
16:51 Nouvelle accusation de corruption au PS.
16:55 La présidente socialiste du Conseil départemental des Pyrénées-Orientales,
16:58 Emeline Malherbe, est placée sous contrôle judiciaire
17:01 avec interdiction de sortir du territoire national.
17:03 Elle a été mise en examen le 16 mai pour favoritisme,
17:06 corruption passive, trafic d'influence, passif et prise illégale d'intérêt.
17:10 L'affaire n'a été révélée que cette semaine.
17:13 Elle et son mari sont soupçonnés d'avoir bénéficié de ristournes
17:16 pour des travaux réalisés à leur domicile
17:18 par des entreprises travaillant également pour l'office HLM du département
17:22 qu'elle a présidé elle-même de 2015 à 2021.
17:25 Elle a cependant indiqué que cela n'effecterait pas son mandat.
17:29 Xavier Niel, dans ses œuvres, le patron de l'opérateur français Free,
17:34 affiche sur Twitter sa fierté de proposer Internet pour que, je cite,
17:38 "tout le monde puisse communiquer librement, apprendre et créer plein de trucs".
17:43 L'occasion pour des internautes de lui rappeler les remontrances faites il y a deux ans
17:47 par le Centre canadien de protection de l'enfance.
17:50 Selon une enquête, Free hébergerait volontairement ou involontairement
17:54 la moitié des contenus pédopornographiques recensés.
17:57 Une piqûre de rappel pour l'individu Niel,
18:00 qui a été mis en détention provisoire en 2004 pour proxénétisme aggravé
18:04 avant de bénéficier d'un enlieu.
18:08 Marlène Schiappa touche le fond, mais creuse encore.
18:10 Auditionnée mercredi au Sénat dans le contexte d'une enquête parlementaire
18:14 sur le fond Marianne, Sébastien Jalet, ancien directeur de cabinet de Marlène Schiappa,
18:18 lorsque celle-ci était ministre déléguée chargée de la citoyenneté,
18:22 a affirmé que l'association SOS Racisme se serait vue retirer 100 000 euros de subvention
18:27 sur intervention du ministre Schiappa.
18:29 Une révélation contraire à ce que Marlène Schiappa a toujours prétendu,
18:33 clamant qu'elle n'intervenait pas dans l'attribution
18:36 ou dans la non-attribution d'une subvention pour une association éligible au fond Marianne.
18:40 Encadré la tiermondisation, des élus écologistes parisiens
18:45 souhaitent expérimenter l'usage de barbecues électroniques en libre-service
18:49 dans le 18e arrondissement.
18:51 Ils ont déposé un vœu allant dans ce sens auprès du Conseil de Paris,
18:54 vœu qui a été voté tard lundi soir.
18:57 Des élus s'insurgent contre cette proposition qu'ils jugent démagogique et clientéliste.
19:02 En effet, les écologistes encouragent à manger moins de viande,
19:05 mais veulent en même temps favoriser la prolifération de barbecues
19:08 à destination de certaines populations.
19:10 Les États-Unis lancent l'alerte sur la variole du singe.
19:15 En mai, les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies,
19:18 Agence fédérale américaine de protection de la santé publique,
19:21 s'inquiètent sur une possible recrudescence à l'approche de l'été
19:25 de la maladie affectant principalement les hommes homosexuels.
19:28 La saison à venir est en effet l'occasion de nombreux festivals et autres rassemblements,
19:32 augmentant les contacts peau à peau, qui seraient l'un des vecteurs de la fameuse variole du singe.
19:38 La ville de New York est devenue irrespirable.
19:42 La Big Apple est actuellement recouverte d'un brouillard jaune-orange
19:46 dû à la fumée des incendies canadiens.
19:48 100 millions d'Américains seraient affectés par ces incendies.
19:51 Pendant quelques heures, la ville est devenue la plus polluée du monde.
19:54 On ne voyait même plus la statue de la liberté.
19:57 Les masques vides, eux, ont fait leur réapparition.
20:00 Le sport a lui été annulé dans les écoles publiques en raison de la toxicité de l'air.
20:05 Et voilà, c'est bientôt la fin de cette édition.
20:11 Dans un instant, un zoom du jour et immédiat,
20:14 mais tout de suite, mes libertés politiques avec François Abiot de Lockner.
20:16 C'est la fin de cette édition.
20:18 Merci de votre fidélité.
20:19 A demain. Bonsoir.
20:21 [Musique]
20:38 Ça y est, ma décision est prise, elle est irrévocable.
20:41 Personne ne me fera changer d'avis.
20:43 Je vais prendre ma carte au Parti socialiste.
20:46 Enfin, à condition que ce parti existe encore.
20:49 Et ça, il va falloir que je le vérifie de ce pas.
20:52 Vous allez me dire, pourquoi prendre aujourd'hui sa carte au Parti socialiste
20:57 qui n'a pas vraiment le vent en poupe ?
20:59 Tout simplement parce que le Parti socialiste
21:02 a beaucoup plus le vent en poupe que vous l'imaginez,
21:05 puisqu'il a le vent en pouponnie.
21:08 Bon, ce que je raconte est un peu compliqué
21:10 et je vais donc essayer de m'expliquer simplement.
21:14 Un socialiste de la première heure, un certain Pouponnie,
21:18 est devenu une figure du Parti socialiste
21:20 au moment où ce parti avait le vent en poupe,
21:23 était aux commandes de la France,
21:25 brillait de tout son éclat grâce aux fous furieux des fonds de culottes.
21:30 Je veux parler évidemment de Dominique Strauss-Kahn.
21:32 Or, Pouponnie et Strauss-Kahn sévissaient tous les deux à Sarcelles
21:37 et étaient "copains comme cochon",
21:39 expression parfaitement appropriée à Strauss-Kahn en l'occurrence,
21:43 puisque côté cochonaille, le Dominique époustouflait la France
21:47 et même les États-Unis.
21:49 Monsieur Pouponnie, longtemps maire de Sarcelles,
21:53 toujours socialiste de son État,
21:55 vient de nous parler tout récemment à la télévision de l'immigration
22:00 à travers son expérience de Sarcelles.
22:03 Et là, et là, et tralala,
22:08 il a osé parler du grand remplacement.
22:17 Incroyable mais vrai,
22:19 le pote à Strauss-Kahn a osé parler du grand remplacement à Sarcelles
22:23 en expliquant tout simplement que lui, Pouponnie,
22:27 le pote au mec qui est un fou furieux des fonds de culottes,
22:30 lui qui avait passé toute sa vie à Sarcelles,
22:32 il avait purement et simplement assisté au grand remplacement de population.
22:36 Oui, croix de bois, croix de fer, si je mens, je vais en enfer,
22:41 Pouponnie a bien parlé du grand remplacement.
22:44 Attention, que les choses soient claires,
22:47 ce bon vieux socialiste, après avoir expliqué
22:50 qu'il avait assisté au grand remplacement de population à Sarcelles,
22:54 a immédiatement expliqué que ce grand remplacement était parfaitement acceptable
22:58 et que les gens de Sarcelles qui le déploraient
23:01 devaient accepter ce changement de population.
23:03 Point Ackbar.
23:05 Finalement, compte tenu de cette soumission du socialiste Pouponnie
23:10 au grand remplacement, je crois qu'il est préférable
23:13 que je ne prenne pas ma carte au Parti Socialiste.
23:16 Et finalement, compte tenu du demi-million d'immigrés
23:19 qui s'installent chaque année en France,
23:22 je pense que la situation que l'on peut constater à Sarcelles
23:25 sera très vite la situation que l'on pourra constater
23:28 dans la France tout entière, petits villages compris.
23:32 Je ne vois plus qu'une seule solution,
23:34 que ma tante Gertrude, ma conseillère politique préférée,
23:37 devienne président de la République et stoppe tout nette cette folie.
23:42 Je vous souhaite une très bonne soirée.
23:44 [Musique]

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