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  • il y a 3 ans
Les Vraies Voix avec Philippe Bilger, Françoise Degois et Sébastien Ménard.

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##LE_GRAND_DEBAT_DES_VRAIES_VOIX-2023-07-13##

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News
Transcription
00:00 Les vraies voix Sud Radio, le grand débat du jour.
00:04 Syndicats et représentants des patrons étaient reçus hier par la première ministre et le ministre du travail.
00:10 A la sortie à Matignon, l'ambiance s'est avérée détendue.
00:13 C'est le retour des discussions et c'est important.
00:16 La question donc que nous vous posons, cette concertation du gouvernement et des syndicats,
00:20 débouchera-t-elle sur une amélioration de la vie professionnelle des Français ?
00:23 - Bah toujours pas, hein, toujours 98% a priori.
00:26 - Je pensais que vous alliez nous faire écouter les déclarations.
00:29 - Ah pardonnez-moi ! - Parce qu'elle est sur le perron de Matignon.
00:34 - Eh bien oui, tout à fait, Charles Auditor.
00:36 Alors vous écoutez la déclaration d'Elisabeth Borne, effectivement, pardonnez-moi, chère Frédérique.
00:40 Sur le perron de Matignon, elle évoque donc cet agenda social.
00:44 - Donc aujourd'hui, on a donc un agenda social ambitieux, très dense, pour les prochains mois.
00:49 Et je pense que c'est important que les organisations syndicales et patronales
00:53 prennent toute leur part pour apporter des réponses aux préoccupations,
00:57 aux inquiétudes des salariés et des Français de façon générale.
01:01 - Alors, c'est de bonne augure ou pas, Philippe Bilger ?
01:05 - Alors on sent quand même qu'il y a des ouvertures dans ce monde brut.
01:08 - Oui, alors je me suis assez plaint, en général, de la conception étrange du syndicalisme en France,
01:14 qui considère que tout avantage doit donner l'impression d'être arraché au pouvoir, extorté à l'État.
01:23 Et là, je trouve que ce qui se passe, si ça débouche sur des effets positifs,
01:28 c'est une volonté de pacification.
01:31 Au fond, c'est comme ça que devrait fonctionner une démocratie.
01:35 Il n'est pas interdit à un pouvoir de prendre l'initiative de réunir les organisations syndicales
01:42 et de discuter avec elles pour convenir d'avancées communes.
01:46 - Réaction Françoise, alors ?
01:47 - Écoutez, moi je veux bien tout ce qu'on veut, mais vous n'êtes pas le père drôle de l'année, moi non plus.
01:52 Je veux bien qu'on fasse de la communication.
01:54 Je veux bien que tout le monde joue le jeu, y compris Sophie Binet et Marie-Lise Léon,
01:58 parce qu'elles débutent, elles arrivent dans le métier, même si elle a une grande expérience.
02:02 Voilà, tout ça, c'est vraiment charmant, passe-moi le sel, passe-moi le plavre, pour arriver à quoi ?
02:08 Pensez vraiment que le gouvernement d'Emmanuel Macron, pensez vraiment qu'Elisabeth Borne
02:13 va changer quelque chose, fondamentalement, à la façon dont ils ont tenu dans la tempête des retraites ?
02:18 La France entière leur disait arrêter, la France entière leur disait retirer ce texte,
02:23 la France entière leur disait recevoir les syndicats.
02:25 Au cœur de la crise, ce gouvernement et ce président n'ont pas bougé.
02:28 Mais pourquoi voulez-vous qu'ils bougent ?
02:30 Pourquoi vous voulez qu'ils bougent ? Sauf s'ils savent, dans leur sens,
02:33 je suis absolument désolé de vous dire, que tout ça, c'est de la flûte.
02:36 Vous verrez comment on aboutira.
02:38 Il y a la loi travail qui arrive, il y a les réformes qui arrivent,
02:41 on a Gabriel Attal qui commence déjà à perorer en expliquant qu'ils vont demander,
02:45 l'an prochain, encore plus d'efforts aux Français.
02:47 Donc arrêtez de nous saouler avec votre communication.
02:50 Bien sûr qu'il ne se passera rien, comme d'habitude.
02:52 Et oui, mon cher Philippe Bigère, toutes les réformes et tous les progrès sociaux
02:56 se sont toujours arrachés au combat.
02:58 - Pas toujours. - Mais toujours, toujours.
03:00 - Donnez-moi une réforme. - On peut en placer une.
03:02 - C'est de la flûte ou c'est une volonté de pacification tout ça, Sébastien Mélin ?
03:05 - C'est évidemment une volonté de pacification.
03:08 C'est, je dirais, la conséquence de ce qu'on a pu, et les uns et les autres,
03:12 commenter et moi-même critiquer pendant, je dirais, les échanges avortés
03:20 de la loi sur la loi retraite.
03:23 Donc effectivement, le gouvernement fait ce qu'il avait dit.
03:25 C'est-à-dire que depuis la réforme des retraites,
03:29 le gouvernement disait "on va passer à l'étape suivante
03:33 qui consiste à améliorer les conditions sociales des travailleurs et travailleuses français".
03:38 C'est exactement ce qui avait été, quelque part, annoncé.
03:42 Aujourd'hui, je suis ravi de savoir que Philippe Villegers soigne aussi son macronisme.
03:46 - Evidemment, je fais exprès de provoquer Philippe. - Je comprends bien.
03:51 - La idée, c'est que tout ne peut pas, effectivement, se résumer
03:55 à des confrontations stériles et à... - Stériles ?
04:00 - Je suis désolé, François, mais tu es dans un procès d'intention avant même...
04:05 - Tu sais, Stébastien Ménard, on va en reparler dans trois mois
04:09 et tu diras "t'avais raison parce que je suis instruite par l'expérience".
04:13 Mais vous êtes arrêté de nous vendre le progrès social !
04:17 - Peut-être qu'on peut apprendre de ses erreurs.
04:20 Peut-être qu'effectivement, on les a tous dénoncés autour de cette table.
04:23 C'est-à-dire de la droite à la gauche, voire de près de gauche.
04:26 On a tous dit que ce gouvernement s'y était pris comme un pied.
04:31 Voilà, sur la réforme des retraites.
04:33 - On ne dit rien, on est le 13 juillet. - Il est 17h36.
04:37 - On se donne rendez-vous dans trois mois, tout le monde devant,
04:39 debout, parce qu'évidemment, c'est les portes qui vont se fermer.
04:42 - J'ai une réaction à vous faire écouter quand même.
04:45 À la sortie de cette fameuse réunion de Matignon, où je pense
04:49 que ça a été un peu plus calme qu'autour de cette table.
04:51 Je précise, chers auditeurs, d'ailleurs, que si vous entendez régulièrement
04:54 c'est Françoise de Gois qui tape sur la table.
04:58 - Je l'exprime ! - Réaction, donc, positive.
05:02 - Ma passion n'est pas une faute de goût.
05:04 - Ah non, c'est pour ça que je suis ici. - C'est pour ça qu'on aime aussi Françoise de Gois.
05:09 - Si on les a dans le casque, ça peut poser un problème éventuellement.
05:12 - Alors, puisque nous nous aimons tous, écoutons la réaction de Marie-Lise Léon,
05:16 la secrétaire générale de la CFDT.
05:18 - Une réunion utile, qui nous permet enfin d'avoir quelques actes posés.
05:24 On a un gouvernement et un président de la République qui a beaucoup souhaité,
05:29 qui a beaucoup parlé sur les enjeux de changement de méthode.
05:33 Donc là, on a eu quelques éléments de réponse, donc c'était important qu'on ait des actes.
05:37 Les actes posés, c'est qu'il y aura bien l'ouverture d'une négociation,
05:41 ou de plusieurs négociations, ça reste encore à définir à la rentrée.
05:45 - Ah, une ouverture enfin, Philippe Billard.
05:47 - Mais là où je ne comprends pas, Françoise, on peut douter de la bonne volonté
05:54 ou du caractère d'Emmanuel Macron dans les promesses qu'il tient,
05:58 mais là je ne vois pas l'intérêt du gouvernement de réunir les organisations syndicales,
06:05 de permettre à la représentante de la CFDT d'annoncer des perspectives qui ne sont pas déplaisantes.
06:13 On n'aurait pas de raison d'en douter en soi.
06:16 - On pourrait être content quoi.
06:17 - Non, mais moi je suis désolé, j'entends votre filipique, ma chère amie, on peut être content mais...
06:23 - Non, non, c'était une question.
06:24 - Qu'est-ce qu'on se fout de la communication sur le perron un 13 juillet ?
06:27 Non mais sérieusement, vous n'avez pas l'impression qu'on vous refait le truc à chaque fois ?
06:32 Ces réunions avec les syndicats, je les ai vues 10 fois déjà !
06:36 - Mais qu'est-ce qu'on fait, on arrête tout le dialogue social !
06:38 - Oui, je n'ai pas dit qu'on arrêtait le dialogue social, ce n'est pas ce que je dis,
06:42 mais en faire l'alpha et l'oméga et nous expliquer que enfin les négociations repartent,
06:46 ça n'est pas vrai parce que les lois vont continuer de tomber,
06:49 parce que la réforme de l'assurance chômage est déjà là,
06:52 parce que finalement la machine Macron, la machine libérale, si vous voulez, elle avance.
06:57 Donc là, tout le monde est absolument policé et je suis ravi que tout le monde se parle,
07:01 on est dans un pays civilisé, mais la réalité c'est qu'est-ce qu'ils ont eu ?
07:05 Ils ont eu des dates et peut-être une ou deux constatations,
07:08 quand on va rentrer dans le dur, on en reparlera dans 3 mois,
07:11 vous verrez que quand on va rentrer dans le dur,
07:13 parce que ce gouvernement ne veut pas faire de réforme sociale, voilà,
07:16 et parce que ce président a démontré que quand il a une idée, il va jusqu'au bout de son idée.
07:21 - Donc il y a 4 ans, il va rien, pendant 4 ans, il se passe rien ?
07:24 - Mais qu'est-ce que vous voulez ? Il est crépusculaire ce quinquennat,
07:26 expliquez-moi ce qui va se passer, on a une France qui se casse...
07:28 - Mais qu'est-ce qu'on fait pendant 4 ans ?
07:30 - Mais j'en sais rien, il faut qu'il trouve lui la solution politique, vous comprenez bien que...
07:33 - Bah c'est peut-être là qu'elle est non ?
07:34 - Mais arrêtez, la France est à jeu, complètement bloquée,
07:36 mais vous êtes quand même, honnêtement, vous êtes tout à fait naïf de penser que là...
07:40 - Mais ça va, naïf, ça va, ça va, je sais qu'on trouve chose à l'essentiel.
07:45 - Que la solution politique réside dans une rencontre d'humeur, en fait, il y a même moins.
07:49 - Non, mais c'est pas la rencontre binaire, c'est l'ouverture, c'est le principe d'ouverture,
07:57 c'est la méthodologie qui peut pivoter aussi, il y a que les abrutis qui ne changent pas d'avis.
08:01 - François, respect du dialogue social, c'est à Sébastien, c'est à Sébastien.
08:06 - Est-ce que les négociations étaient vraiment fermées déjà ?
08:08 - Non, non, il n'a pas commencé surtout.
08:10 - Est-ce que c'était vraiment fermé ces négociations ou est-ce qu'ils ont quand même continué à discuter ?
08:14 - Je pense que quoi qu'on puisse en dire et quoi qu'il puisse se raconter sur les différents médias,
08:20 le nôtre aussi, évidemment que les ministres, les parlementaires échangent avec les centrales syndicales,
08:27 que toutes ces personnalités échangent de manière formelle et informelle
08:31 et que, évidemment, la prise de parole de la patronne de la CFDT à la sortie de Matignon,
08:38 personne ne lui parle dans l'oreillette, je ne peux pas croire que c'est Dussopt, Véran ou Macron himself
08:43 qui lui parle dans l'oreillette, les gens sont contents de pouvoir travailler, de pouvoir ouvrir un débat.
08:50 - Mais c'est pas bon fait !
08:51 - Mais c'est pas bon fait !
08:52 - Mais t'es bon fait, t'as fait la même chose que moi comme conseiller !
08:54 Non, Sébastien Lénard, arrête maintenant !
08:56 - Ne révélez rien de votre vie privée, respective, tous les deux !
08:59 - Je suis désolé de vous le dire, que ces propos qui sont échangés sur les perrons de Matignon
09:03 sont tentés de trois concertations, évidemment entre les centrales syndicales,
09:06 - Mais pas toujours !
09:07 - Nous en avons un à vous suggérer !
09:09 Réunion constructive pour certains, pas forcément pour d'autres.
09:12 Écoutez Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT.
09:15 Les communicants de l'Elysée voulaient nous vendre aujourd'hui un pacte,
09:18 nous avons refusé ce festival de langue de bois et exigé des actes concrets.
09:22 Je relève toutefois avec intérêt que la première ministre a enfin fait preuve
09:28 d'un frémissement d'autonomie face au patronat,
09:30 en annonçant un cadrage gouvernemental sur l'emploi des seniors et sur l'usure professionnelle.
09:35 Cela reste timide, mais nous l'encourageons à continuer sur cette voie.
09:39 - C'est d'autant plus timide ! Excusez-moi Sophie Binet, je...
09:42 - Sophie, moi ? Oui, c'est elle.
09:44 - Elle vous a appelée Sophie ?
09:46 - Non, non, j'ai dit Sophie Binet, vous m'avez...
09:48 Excusez-moi de vous le dire, mais Sophie Binet a tout à fait raison sur le plan de communication.
09:52 Et en plus de ça, je vois bien qu'Elisabeth Boivre frémisse,
09:54 mais combien de temps va-t-elle frémir ?
09:56 - Elle reconnaît l'ouverture ! Sophie Binet reconnaît l'ouverture !
09:58 - Mais c'est pas le problème de cela !
10:00 - Mais François...
10:01 - Ça sert à quoi d'ouvrir une porte pour te la reclaquer dans le pic de nos cotoncès ?
10:04 - Non, mais François, Philippe Bilger...
10:05 - Attendez, attendez, on se calme, on laisse, on s'entend parler. Philippe Bilger.
10:09 - François, là où nous sommes d'accord avec vous, je pense que Sébastien l'admettra,
10:14 on n'attend pas une solution politique de cette rencontre, vous l'avez évoqué.
10:19 Mais on peut espérer que dans ces rencontres,
10:22 une forme de minimalisme aboutira à des réformes faciles à faire,
10:28 ou à des avancées qui ne sont pas bouleversantes, je vous l'accorde.
10:31 C'est tout de même... ça ne veut pas dire qu'on est naïf.
10:35 Je ne crois pas une seconde qu'il va y avoir une révolution sociale grâce à ces rencontres.
10:40 Mais vous ne pouvez pas nier qu'elles représentent un léger progrès de dialogue
10:46 avec un pouvoir qui est prêt à faire quelques avancées.
10:49 - Non seulement je le nie, mais je le réprouve,
10:52 parce que je redis que tout ça est une mise en scène, une forme de mystification.
10:56 Vous savez tous très bien que la seule personne qui décide dans son bureau,
11:00 c'est Emmanuel Macron, à la question très abrupte et très bonne de Frédéric Brindel,
11:04 "Qu'est-ce qu'on fait pendant 4 ans ? On ne fait rien justement."
11:07 - Mais c'est pas vrai !
11:08 - Vous n'êtes pas si naïf que ça finalement !
11:10 - Mais arrêtez !
11:11 - Vous nous appelez, chers auditeurs...
11:13 - 0826 300 300.
11:15 - C'est l'heure des auditeurs. 0826 300 300, le standard de Sud Radio.
11:18 N'oubliez pas que vous pouvez aussi voter sur Twitter.
11:21 Simon, vous nous appelez de Perpignan, Simon, dans les Pyrénées-Orientales. Bonjour !
11:28 - Oui, bonsoir, bonjour, bonsoir à toute l'équipe.
11:32 - Bonsoir !
11:33 - Pour une fois, je suis très heureux de pouvoir le dire,
11:36 je suis 100% d'accord avec Françoise de Gaulle.
11:39 - Magnifique !
11:41 - C'était donc vous, Simon, c'est son cousin !
11:45 - Allez-y, Simon !
11:47 - Je ne partage pas ses idées, l'ONS s'en fout.
11:49 Simplement, elle a raison, parce que de toute façon,
11:51 ils nous ont prouvé par le passé leur insincérité systématique,
11:54 pour ne pas dire le mensonge.
11:56 Et effectivement, là, ils essaient de recréer un lien,
11:59 pour créer, je ne sais pas, une action sociale,
12:03 et dire on se rapproche des syndicats,
12:05 pour éviter justement qu'il y ait une résurgence des actions passées.
12:08 Et simplement, c'est de la foutaise.
12:11 Et comme le dit très honnêtement Philippe Bézières aussi,
12:16 c'est qu'ils vont nous donner des miettes, comme d'habitude.
12:19 Ils ne s'intéressent pas de toute façon aux travailleurs,
12:21 ils ne s'intéressent qu'aux patrons.
12:23 Donc, il faut toujours favoriser le patronat,
12:26 et les travailleurs, de toute façon,
12:28 ils continueront à avoir les miettes,
12:31 ils continueront à payer pour les autres,
12:33 et voilà ce qui va se passer.
12:34 On n'attend rien sur 4 ans, parce que de toute façon,
12:36 ça fait déjà 11 ans qu'on a mis M. Macron aux affaires,
12:40 et c'est pas en 4 ans qu'il va modifier quoi que ce soit.
12:43 L'ONS s'en fout.
12:44 Au contraire, il va laisser la chose dans l'état,
12:49 et laisser un peu courir,
12:50 parce que maintenant, de toute façon, il a passé ce qu'il voulait faire,
12:52 il a passé ce qu'il voulait passer pour pouvoir dire à l'Europe
12:55 "Regardez, je suis un réformateur".
12:57 Maintenant, il va passer 4 ans,
12:59 et effectivement, 4 ans, vous livre avec des réformettes,
13:03 des textes de loi, des choses sans intérêt.
13:05 - Merci Simon.
13:06 - Merci Simon de Perpignan.
13:07 - Vous continuez ? Attendez.
13:08 - On remonte un petit peu ?
13:09 - Oui, on remonte un petit peu vers Montpellier.
13:11 Vous pouvez toujours nous appeler, je le rappelle, chers auditeurs,
13:13 0826-300-300.
13:14 On est toujours avec Philippe de Montpellier.
13:16 Et Philippe, alors, Simon, il nous disait que finalement,
13:18 c'est toujours des miettes pour les travailleurs.
13:20 Qu'est-ce que vous en pensez, vous ?
13:21 - Moi, je veux rester résolument optimiste,
13:25 parce qu'il y a des syndicats qui brûlent des pneus
13:28 et qui font griller des saucisses,
13:30 donc cela, je pense qu'on ne peut pas en attendre grand-chose.
13:32 - Pardon ?
13:33 - Vous n'aimez pas les saucisses ?
13:34 - Non, c'est un maltranspère, il est temps de faire un circuit,
13:36 tout ça.
13:37 - Tous les syndicats font griller des saucisses,
13:39 y compris la CFZT, mon vieux.
13:40 - Allez-y, finissez.
13:41 - Oui, l'épisode très bien, d'ailleurs.
13:43 - Je pense qu'il faut refaire un bisou à Françoise,
13:46 elle est très agacée.
13:47 - Non, pas du tout.
13:48 - Pas du tout.
13:49 - Je suis absolument éclatée de rire,
13:51 parce qu'elle mange des saucisses.
13:54 - Je rigole de ces clichés débiles.
13:56 - Non, mais Philippe a beaucoup d'humour, je trouve.
13:59 - Allez-y, Philippe de Montpellier.
14:01 - De l'humour, je ne sais pas, mais je vais être optimiste,
14:04 parce que vous avez des syndicats qui, je pense,
14:06 et je crois quand même en la bonne volonté de l'homme,
14:09 il y a des solutions à apporter,
14:11 et aujourd'hui, on a besoin de solutions,
14:13 et pas de révolutions.
14:14 La révolution, ça suffit, on voit ce que ça coûte,
14:17 on voit ce que ça donne comme image à la télé,
14:19 donc je pense qu'il y a des syndicats
14:21 qui peuvent faire avancer les choses.
14:23 Certes, des miettes, mais si on commence par 10 mètres,
14:26 des miettes, on peut peut-être avoir la baguette par la suite.
14:29 - Est-ce que les miettes font la baguette ?
14:31 - Françoise, vous rigolez,
14:33 moi je trouve que c'est très construit ce que dit Philippe.
14:35 - Sébastien Ménard, s'il vous plaît, s'il vous plaît.
14:39 - Je te rappelle que l'un de tes anciens camarades de jeu,
14:44 à savoir Michel Sapin, au moment où le chômage augmentait,
14:46 parlait de légère inflexion.
14:48 - Et bien si tu crois pas que je me suis pas moqué de Michel Sapin à cette époque !
14:51 - Parenthèse fermée, Sébastien Ménard répond à Philippe de Montpellier.
14:55 - Il est d'accord, Ménard, bien sûr.
14:57 - Mais, Françoise !
14:59 - Moi je vais dire à Philippe qu'on a des raisons d'espérer,
15:02 dans la mesure où quand on décide de changer de méthode,
15:06 c'est-à-dire qu'on est dans l'écoute, qu'on est dans le partage,
15:08 qu'on est dans la co-construction,
15:10 j'ai la faiblesse de croire que ça peut aboutir en tout cas
15:13 à des choses différentes.
15:15 Voilà. D'autant que ça n'a pas toujours été le cas,
15:17 et encore une fois, c'est la troisième fois que je le dis dans cette émission,
15:20 nous l'avons tous ensemble, collégialement et unanimement,
15:23 critiqué pendant la réforme des retraites.
15:25 Donc là c'est une bonne nouvelle.
15:27 Le gouvernement est au travail, avec les syndicats,
15:29 les uns et les autres vont pouvoir échanger, travailler, et proposer.
15:33 Et peut-être, et je dis bien peut-être, j'ai aucune certitude là-dessus,
15:36 on pourra faire avancer, en tout cas améliorer,
15:39 les conditions sociales dans ce pays.
15:41 - Mais vous dites que ça ne sert à rien les syndicats !
15:43 - Non non non, déjà dit que ça ne sert à rien !
15:45 - Moi c'est notre premier auditeur,
15:47 je voudrais très aimablement dire à Simon
15:51 que ce qui me gêne c'est la détestation de Macron en bloc,
15:54 et la suspicion, pour n'importe quoi,
15:57 d'une sorte d'hypocrisie et de simulacre.
16:03 C'est tout même un petit peu gênant,
16:06 de la part d'un citoyen qui a évidemment le droit de s'exprimer,
16:09 d'être si négatif par principe.
16:12 Ça me perturbe !
16:14 - Mais non mais Philippe, excusez-moi !
16:16 - Emmanuel Macron ferait quelque chose de bien,
16:19 qu'on ferait peut-être les uns et les autres capables de dire que c'est mauvais !
16:23 - Bon, excuse-moi, alors d'abord,
16:25 alors excuse-moi, quand il fait des choses bien, je le dis,
16:28 je l'ai toujours défendu sur l'Ukraine, c'est pas vrai,
16:30 sur l'Ukraine je le défends, je l'ai défendu sur Naël,
16:32 sur sa première réaction, donc arrêtez ce cinéma,
16:35 deuxièmement, oui absolument,
16:37 mais non mais Philippe, vous n'arrivez pas,
16:39 si vous passez votre année à dire qu'il est insincère
16:41 et qu'il fait de la conne !
16:43 - C'est pas vrai, il progresse !
16:45 - Ecoutez-vous, Françoise a la parole !
16:47 - Comment est-ce que vous pouvez taper Simon,
16:49 enfin gentiment griffer Simon en lui disant
16:51 "je comprends pas, mais vous êtes le premier
16:53 en permanence à dénoncer l'insincérité" ?
16:55 - Mais par là, Françoise !
16:57 - Mais est-ce que vous pouvez imaginer que nous sommes instruits
16:59 par l'expérience, bon sang de bois !
17:01 Arrêtez de penser que nous faisons des procès d'intention,
17:03 Emmanuel Macron ça fait six ans qu'il gouverne,
17:05 il refait toujours la même chose !
17:07 Je fais un grand débat, vous savez où ils sont ?
17:09 Les déléances du grand débat,
17:11 elles servent à caler les meubles dans les sous-préfectures en France !
17:13 - C'est fini, c'était très bien ce débat !
17:15 - Ce débat de passion est passionnant,
17:17 mais on va être obligés de revenir,
17:19 en parlant de la Sûre Soude Radio avec nos vrais voix, bien sûr !
17:21 Et puis juste dans quelques instants,
17:23 c'est le quiz !
17:25 - On va jouer !
17:27 - Restez là, chers auditeurs !
17:29 A tout de suite !

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