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  • il y a 3 ans
Les Vraies Voix avec Pierre-Yves Martin, Joseph Thouvenel, Matthieu Hocque, Florent LEFEBVRE, secrétaire général du SIER IDF, délégué du syndicat central CFDT - Pôle Emploi, Antony Boussemart, co-président de l’Union Bouddhiste de France et Fred CAVAYÉ, réalisateur, scénariste et auteur français.

Retrouvez Les Vraies Voix avec Cécile de Ménibus et Philippe David du lundi au vendredi de 17h à 20h sur #SudRadio.
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##LES_VRAIES_VOIX-2023-08-02##

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News
Transcription
00:00:00 Les vraies voix de l'été Sud Radio 17h20, Frédéric Brindel, Judith Belaire.
00:00:06 Les vraies voix de l'été du mercredi, c'est nous ! Bonsoir tout le monde !
00:00:11 Bienvenue à tous dans cette émission qui promet !
00:00:16 Ce qui a été magnifique pendant toutes ces semaines, c'est ces trios qui se succèdent, les vraies voix.
00:00:24 Nous en avons découvert certains tout au long de ce mois de juillet et pour ce début août, ça continue.
00:00:31 Ça continue et on est encore avec vous jusqu'à vendredi, alors restez bien à l'écoute, évidemment.
00:00:36 Oui parce qu'après vendredi...
00:00:38 Non mais surtout pour nous écouter nous, évidemment !
00:00:41 Et puis pour être la vraie voix auditeur de Sud Radio, vous le savez, et si vous voulez jouer aussi avec une de nos vraies voix tout à l'heure, face aux deux autres,
00:00:48 vous appelez Zach au standard 0826 300 300, puis nos vraies voix du jour, Pierre-Yves Martin, qu'on connaît bien déjà,
00:00:56 Valeur sûre de l'émission.
00:00:58 Merci, merci.
00:00:59 Je dirais même valeur sûre, je dirais valeur repère.
00:01:02 Repère, attention, je ne sais pas ce que ça veut dire.
00:01:05 Et puis Joseph Toubnel, valeur sûre aussi, directeur de la rédaction de Capital Social et secrétaire confédéral de la CFTC.
00:01:14 C'est un peu son jour, et puis le petit nouveau, je le présente, c'est Mathieu Houck, secrétaire général adjoint du Think Tank, le millénaire.
00:01:28 Alors bienvenue Mathieu !
00:01:29 Merci pour l'accueil.
00:01:30 Il faut parler près du micro.
00:01:32 Comme ça on vous entendra bien.
00:01:34 Ils sont bien au millénaire, on connaît William They déjà, et Mathieu, motivé, c'est ça ?
00:01:41 Motivé et déterminé.
00:01:43 C'est le principal.
00:01:45 0826-300-300, vous nous appelez, vous réagissez, vous le savez, Sud Radio, parlons vrai.
00:01:50 On file au standard avec Olivier qui nous appelle de Bordeaux en Gironde.
00:01:54 Bonjour Olivier.
00:01:55 Bonjour à tous, merci de m'accueillir.
00:01:57 Bordeaux en Gironde, tiens.
00:01:59 C'est marrant ça, c'est marrant.
00:02:01 Il aime bien faire de la géographie Frédéric Vrindel.
00:02:03 Ça peut être en bouteille aussi.
00:02:05 Oui, avec modération, avec modération.
00:02:08 J'ai tendu une perche et Olivier l'a saisie.
00:02:10 Vous êtes des nôtres, Olivier.
00:02:14 Alors on a deux questions du jour, Olivier, auxquelles on va vous demander pour commencer de répondre un peu succinctement.
00:02:20 Et puis on reviendra dessus évidemment tout à l'heure.
00:02:22 Les deux questions qu'on pose sur Twitter, vous les auditeurs de Sud Radio, allez voter évidemment.
00:02:26 La première de notre débat de 17h30 sur la réforme du chômage.
00:02:30 Est-ce que vous trouvez juste, vous Olivier, de réduire la durée d'indemnisation des demandeurs d'emploi ?
00:02:36 Alors moi je la vis en fait la période du chômage.
00:02:38 Parce que comme je suis musicien et que c'est compliqué de faire mon intermittence,
00:02:42 je suis obligé de bosser à droite à gauche et après,
00:02:44 je me suis retrouvé au chômage.
00:02:46 Et je me suis retrouvé, c'est intéressant ça,
00:02:48 avec un paiement au chômage qui était en fait même en dessous du RSA.
00:02:53 Donc déjà, je le dis parce qu'il faut relativiser ce que ça peut vouloir dire être au chômage au SMIG.
00:02:58 Et après, moi je suis assez choqué.
00:03:01 C'est toujours les mêmes qu'on monte du doigt.
00:03:04 C'est-à-dire que les gens galèrent pour trouver du boulot, c'est mathématique, il n'y en a pas.
00:03:08 Quand on voit le nombre d'offres et le nombre de demandeurs, les maths sont très simples.
00:03:13 Donc à partir de là, pointer du doigt, ça veut un petit peu dire,
00:03:17 oui si vous ne trouvez pas de travail, c'est que vous n'en cherchez pas.
00:03:19 Ça c'est un discours assez fondational en fait.
00:03:22 D'accord. Et pour vous en fait, non quoi.
00:03:24 Non, non, c'est scandaleux.
00:03:26 Je pense qu'il faut aider les gens à vivre et pas les mettre dans le pétrin.
00:03:31 Et vous pensez comme nos auditeurs à 69% de non.
00:03:36 Ce n'est pas juste de réduire la délève.
00:03:38 D'accord, vous voyez, vous êtes un peu le porte-drapeau pour l'instant.
00:03:42 Pardonnez-moi, mais parmi mes passions, il y a aussi la musique.
00:03:45 Quel instrument vous jouez ?
00:03:47 Moi je chante.
00:03:49 Comme Frédéric Brindel ici présent.
00:03:51 On va faire un duo. Et guitare aussi.
00:03:54 D'ailleurs je vais peut-être vous faire pousser la chansonnette avant la fin de la semaine.
00:03:58 Oui, bien sûr. Et puis Olivier aussi nous accompagne.
00:04:01 Oui, je sais pas.
00:04:03 On adore quand on reprend sur notre animation, cher ami.
00:04:07 Et puis sinon à 18h30, une autre question du jour.
00:04:10 Sur les journées mondiales de la jeunesse catholique en l'occurrence,
00:04:15 est-ce que la religion peut jouer un rôle dans l'accompagnement de la jeunesse selon vous, Olivier ?
00:04:20 Ça c'est un vaste débat.
00:04:22 Moi je pense que la religion relève du privé en fait.
00:04:27 Je pense que c'est quelque chose qui est privé.
00:04:29 Je pense que ça peut faire du bien.
00:04:31 Que la spiritualité c'est important.
00:04:33 Mais je pense pas que la religion doit faire le rôle de l'État non plus.
00:04:36 C'est-à-dire que nous on a des engagements normalement envers notre jeunesse.
00:04:40 Et pour l'instant on les respecte pas.
00:04:42 Je pense que le monde qu'on prépare pour notre jeunesse précisément...
00:04:45 Donc après il y a beaucoup de gens qui vont se réfugier dans la religion.
00:04:48 Et ça c'est encore un autre problème.
00:04:50 Parce qu'on est pas dans la spiritualité.
00:04:52 Et donc moi je pense qu'il faut faire très attention à ça.
00:04:56 C'est-à-dire qu'il y a la citoyenneté.
00:04:58 On rentre dans les ordres quand on est citoyen aussi d'une certaine façon.
00:05:01 Je crois.
00:05:02 En tout cas on accepte de vivre ensemble, de respecter des lois, des codes.
00:05:06 Un savoir vivre ensemble, etc.
00:05:08 Donc finalement la religion ça peut être un plus.
00:05:11 Mais on a pas besoin de ça pour...
00:05:13 C'est privé.
00:05:14 Alors là vous êtes pas tout à fait dans la tendance de nos auditeurs
00:05:17 qui eux pensent à 68% que la religion peut jouer un rôle d'accompagnement dans la jeunesse.
00:05:23 Très bien. Olivier de toute façon tout à l'heure nous retrouve pour ses différents débats.
00:05:27 Et puis vous, vous continuez à parler vrai sur Sud Radio.
00:05:29 On vous le savait, on attend vos réactions. On aime vos réactions.
00:05:31 Et à chanter vrai aussi.
00:05:32 Et à chanter juste.
00:05:34 Vous allez voter sur Twitter et puis 0800 26 300 300.
00:05:38 Zach vous attend évidemment.
00:05:40 Et on commence avec le tour de table.
00:05:41 Première partie des vraies voix.
00:05:43 Vous regardez les actualités régionales ?
00:05:45 Pour un tour, finaux.
00:05:46 On pourrait faire des choses. On ne discute jamais business à table.
00:05:48 Je crois qu'on a vite tourné le sujet.
00:05:50 Il me demande mon avis sur l'actualité. Je file un demi-tour.
00:05:54 Le tour de table.
00:05:55 De l'actualité.
00:05:56 C'est en été. Et en été, il y a un premier tour de table très tôt.
00:06:00 Et celui qui commence en général donne la tendance.
00:06:03 Bon on va commencer par un habitué, par une valeur suivante.
00:06:05 C'est mieux.
00:06:06 Monsieur Pierre-Yves Martin.
00:06:07 Une valeur repère en fait.
00:06:08 Monsieur Pierre-Yves Martin, s'il vous plaît, vous êtes demandé à la table.
00:06:10 Êtes-vous là ?
00:06:11 Oui.
00:06:12 Alors, vaste question.
00:06:13 Oui.
00:06:14 Allons-y, Judith.
00:06:15 Le rayonnement de la France dans le monde est-il devenu une utopie ?
00:06:17 C'est ça votre sujet, Pierre-Yves Martin.
00:06:19 Oui, c'est ça.
00:06:20 En fait, je voulais aborder ce sujet parce que, déjà, ce qui se passe, la situation au Niger est assez éclairante.
00:06:27 Je vous rappelle combien la France est en train de perdre de son influence sur ce territoire.
00:06:33 Le deuxième élément, c'est que j'ai appris moi, quand j'étais gamin, que la France était la deuxième puissance maritime mondiale.
00:06:42 Et que c'est du coup un vrai statut à honorer et à gérer.
00:06:46 C'est bien complexe.
00:06:47 Le troisième élément, c'est que la dernière visite du président Macron en Nouvelle-Calédonie avait pour objectif, notamment, de réactiver ou de maintenir des éléments d'influence sur cette zone.
00:06:59 Et on a l'impression que, finalement, la France est en perte de vitesse, en perte d'influence.
00:07:05 Donc, du coup, je voulais partager avec les auditeurs et avec vous les vraies voix, trois questions.
00:07:09 Sans politiser le sujet.
00:07:13 Première question, est-ce que la France dispose d'une vision, d'une stratégie en matière d'affaires étrangères, de relations internationales ?
00:07:21 Et comme on n'entend pas beaucoup notre ministre des Affaires étrangères,
00:07:25 et c'est peut-être très bien comme ça, Madame Colonna, tout à fait.
00:07:29 En tout cas, l'élément de réponse, il n'est pas si évident.
00:07:32 Le deuxième point, c'est est-ce que la France a vraiment les moyens de cette posture de deuxième puissance militaire, maritime, pardon, mondiale ?
00:07:41 Et puis le troisième élément, c'est est-ce qu'elle en a l'envie ?
00:07:44 Parce que, finalement, ça suppose des tactiques, ça suppose que la France, comme la Chine peut le faire, comme la Russie peut le faire,
00:07:53 une certaine posture un peu agile, un peu souple pour identifier les déplacements de zones d'intérêt, de zones d'influence.
00:08:01 Et on a l'impression qu'on fait vraiment partie un petit peu du vieux monde. Voilà.
00:08:05 Et bien, on va commencer avec vous, Mathieu Hocq.
00:08:08 Est-ce que vous pensez donc que la France est en perte de vitesse et d'influence ?
00:08:13 Est-ce que c'est un problème d'envie, selon vous, ou un manque de stratégie ?
00:08:17 Je rejoins le constat qui vient d'être dressé, mais je serais peut-être moins décliniste que vous, et un peu plus optimiste.
00:08:25 Juste poser des questions. Vous noterez que vous êtes décliniste.
00:08:29 Non, peut-être pas décliniste, mais voilà, en tout cas, je le vois comme ça.
00:08:32 Parce qu'en fait, il y a plusieurs éléments. Moi, je suis d'accord avec vous pour le fait qu'il manque un cap, en fait, pour le pays.
00:08:37 On ne sait pas vraiment où on va.
00:08:38 Et moi, je trouve que notre stratégie diplomatique, elle souffre des deux écueils que l'on a dans notre pays globalement.
00:08:44 Le premier, c'est qu'on n'a pas de priorité. On ne sait pas trop si le tournant, en fait, que l'on veut prendre, c'est la zone indo-pacifique,
00:08:52 c'est la zone du Moyen-Orient, c'est la zone afrique subsaharienne.
00:08:55 Donc, on ne sait pas. Et en même temps, on ne fait pas de priorité.
00:08:58 Et le deuxième point, c'est que sur la question des moyens qu'on veut allouer, donc des leviers diplomatiques,
00:09:04 on est à la fois paralysé par l'Union Européenne, parce qu'on n'a pas de vision claire et on a des intérêts qui sont divergents.
00:09:10 Et on n'arrive plus à plaider une voie française pour une voie singulière française dans les institutions européennes vis-à-vis de l'Allemagne.
00:09:16 Et le deuxième point, c'est qu'on n'est plus en capacité d'activer les bons moyens, que ce soit militaires, diplomatiques, etc., pour pouvoir avoir nos ambitions.
00:09:24 – Joseph Touvenel, faire un choix de priorité d'une région, ça serait être un petit peu colonialiste aussi.
00:09:29 Mieux vaut être vague sur le...
00:09:30 – Je ne sais pas ce que ça veut dire être colonialiste.
00:09:32 Si, si, si. – Tu le savais.
00:09:34 – Je sais que j'ai été un peuple colonisé par les Romains, et ce n'était pas si mal après tout.
00:09:39 Ça a fait la Gaulle gallo-romaine, les Romains nous ont amené le vin, nous on leur a amené les tonneaux.
00:09:43 Vous voyez, on peut progresser. – Vous faites un prévisif pour la colonisation ?
00:09:46 – Je vais répondre à ce que disait Pierre-Yves Martin, il nous a dit que quand j'étais enfant, nous étions la deuxième puissance maritime.
00:09:53 Et il m'a donné une bonne nouvelle, nous sommes la première puissance maritime en surface.
00:09:56 Nous sommes passés, il y a un peu plus d'un an, devant les États-Unis, l'ONU nous a accordé des droits sur un certain nombre.
00:10:02 Et je crois qu'effectivement, c'est quelque chose, si on veut avoir un espoir pour la France,
00:10:10 quand on se dit la surface pour tout pays, la surface c'est l'avenir.
00:10:14 Eh bien, partons à la conquête paisible, respectueuse des fonds marins, mais partons à cette conquête,
00:10:22 rappelez-vous les Américains après-guerre, ils ont fait l'admiration du monde entier en disant "on va aller marcher sur la Lune".
00:10:28 Admiration des Américains, admiration du monde entier et surtout des découvertes dans tous les sens.
00:10:33 C'est-à-dire que, emmener un petit bonhomme sauter sur la Lune, ça a permis un développement fantastique.
00:10:39 La poêle Tefal par exemple, l'Airbag, il y a plein de découvertes, plein de choses.
00:10:43 – Donc là, ça sera redécouvrir nos océans, c'est ça ?
00:10:46 – Bien sûr, allons-y, on est partout sur la planète, première puissance mondiale, effectivement maintenant en surface.
00:10:52 On a des territoires, des départements outre-mer.
00:10:55 Eh bien allons-y, ne laissons pas tomber, on a encore un savoir-faire,
00:10:59 on a encore quelques entreprises de haute technologie,
00:11:03 c'est nous qui sommes les meilleurs pour les recherches en profondeur,
00:11:06 aujourd'hui encore, avec les records du monde.
00:11:08 Alors, utilisons ce savoir-faire et ce savoir-être, puis je vais vous donner une autre bonne nouvelle,
00:11:12 à la pause, je vous offre le dernier numéro de Capital Social, dont le dossier, c'est la France puissance maritime.
00:11:17 – Merci Joséphe Martin, Joséphe Pouvel, ils sont contents, voilà.
00:11:21 On a même le record d'apnée, je crois, donc ça c'est…
00:11:24 – Ça c'est Guillaume Neri a priori.
00:11:26 Vous avez bien raison d'avoir choisi Sud Radio et les vraies voix de l'été évidemment.
00:11:30 Bientôt, vous allez retrouver Félix Mathieu qui débarque avec ses trois mots dans l'actu,
00:11:33 puis n'oubliez pas, à 17h30, votre grand débat.
00:11:36 La question qu'on vous pose sur Twitter aujourd'hui, c'est, suite à la réforme du chômage,
00:11:40 est-ce que vous trouvez juste de réduire la durée d'indemnisation des demandeurs d'ampoula ?
00:11:45 N'hésitez évidemment pas à voter, puis à nous appeler au 0800 26 300 300, on est là.
00:11:49 – C'est gratuit. – C'est gratuit, et on vous attend,
00:11:51 on est toujours ravis de vous entendre.
00:11:52 – Super, Zach, au répondre. – Voilà, super Frédéric Brindel, merci.
00:11:56 – Voilà, génial. – Elle est géniale votre présentation.
00:11:57 – À tout de suite. – Allez, à tout de suite.
00:11:58 Les vraies voix de l'été, Sud Radio, 17h20, Frédéric Brindel, Judith Beller.
00:12:04 Nous vous accompagnons que vous soyez en voiture, chez vous, c'est les vraies voix,
00:12:08 votre rendez-vous chaque jour de 17h à 20h avec Judith Beller à mes côtés.
00:12:13 Les vraies voix qui sont connues pour certains, Pierre-Yves Martin, c'est un habitué,
00:12:18 Joseph Touvenel aussi, mais alors Mathieu Hoque qui fait ses premiers pas.
00:12:22 Bienvenue encore une fois Mathieu Hoque dans cette émission, les vraies voix, c'est parti.
00:12:27 Les vraies voix Sud Radio.
00:12:29 – Les trois mots dans l'actu de Félix Mathieu, ça commence avec chapeau, céréales et accusations.
00:12:35 – Geneviève de Fontenay s'est éteint à l'âge de 90 ans, depuis des décennies,
00:12:39 elle chapeautait l'émisse France avant de s'en éloigner ces dernières années sur fond de conflits de valeurs.
00:12:44 40 000 tonnes de céréales détruites par la Russie, selon les autorités ukrainiennes,
00:12:48 l'armée russe frappe encore des infrastructures portuaires stratégiques pour les exportations.
00:12:53 Et puis complot contre l'État américain, troisième mise en accusation pour Donald Trump
00:12:58 depuis l'invasion du Capitole, mais l'ancien président entend faire de cette inculpation un argument de campagne.
00:13:03 Les vraies voix Sud Radio.
00:13:06 [Musique]
00:13:10 – L'émisse France défilait d'année en année, mais elle, elle était toujours là,
00:13:13 Miss Élégance 1957, devenue la patronne d'Émisse France à la mort de son mari,
00:13:18 Louis Poirot dit de Fontenay en 1981, mémoire vivante du concours.
00:13:24 – Regarde, Miss France 47, une très belle femme.
00:13:27 – La Miss d'Émisse, ou leur mère supérieure, diront certains,
00:13:30 quand Geneviève de Fontenay soustrait que telle ou telle épouse émue,
00:13:34 concours longtemps interdit aux femmes tatouées ou avec enfants,
00:13:37 ou de plus de 24 ans, ou de moins d'1,70 m, ou encore aux femmes...
00:13:40 – Oui, pas 80, 1,70 m, taille minimum à l'époque, avant que le règlement change,
00:13:45 c'était aussi interdit aux femmes nées hommes, aux trans, depuis son départ en 2010,
00:13:49 pour divergence de valeurs, Geneviève de Fontenay avait lancé un concours,
00:13:52 dissident Miss Prestige Nationale, avant d'y renoncer en 2015.
00:13:56 – Il faut être clairvoyant, on ne peut pas lutter contre la machine à fric de TF1,
00:14:01 et d'Andemol, bon, ils en font leur élection, il y a 8 millions de téléspectateurs,
00:14:06 ils dépensent 400 000 euros pour faire le zénith, l'aménager,
00:14:10 nous on n'a pas d'argent, on n'en a jamais eu.
00:14:12 – Elle avait boycotté le centenaire du concours en 2020,
00:14:14 fâchée avec sa successeur Sylvie Tellier.
00:14:17 – Elle m'invitait, je lui ai dit "vous êtes gonflée,
00:14:19 vous m'invitez à quelque chose qui m'appartient",
00:14:21 elle a volé ma vie, là, elle a volé, elle m'a volé quelque chose,
00:14:25 centenaire, ça ne pouvait convenir qu'à moi, papa à Sylvie Tellier.
00:14:29 – Autre grosse colère de la dame au chapeau sur Sud Radio,
00:14:33 quand les Miss avaient exigé et obtenu des contrats de travail.
00:14:36 – Quand vous voyez des gens qui n'ont pas d'argent,
00:14:40 qui n'arrivent pas à manger comme il faut, etc.,
00:14:43 les Miss qui veulent se faire payer pour faire l'élection de Miss France,
00:14:47 je n'arrive pas à comprendre un truc pareil.
00:14:54 Par contre, ils sont avec des milliardaires.
00:14:57 Bon, alors, c'est plus du tout ce que j'étais, vous savez, mais vraiment.
00:15:01 – Geneviève de Fontenay qui, pour autant, se consolait
00:15:03 en constatant sa célébrité toujours intacte dans cette autre archivina.
00:15:07 – Je ne peux pas faire un pas dans la rue, mais nulle part,
00:15:09 "Ah Geneviève, ah Geneviève, vous êtes une bonne image de la France,
00:15:14 vous n'avez pas cédé, vous ne fassez que des gros…
00:15:17 et les jeunes, les clochards, à la sortie des gares,
00:15:21 "Bonjour Madame de Fontenay, on peut faire une photo avec vous ?
00:15:23 Bien sûr, faites une photo avec moi."
00:15:25 Et après, je leur dis, "Bah écoutez, vous la vendrez, vous aurez des sous."
00:15:28 – Ah, la cote !
00:15:30 – Ah oui, elle était cash !
00:15:33 Côté politique, elle s'était engagée à plusieurs reprises,
00:15:36 sur tous les bords, plutôt à gauche plus souvent,
00:15:39 d'Arlette Laguillet à Florian Philippot tout de même,
00:15:42 mais en passant par Ségolène Royal.
00:15:44 Notez qu'à 21h sur Sud Radio, on va rediffuser
00:15:46 "Les clés d'une vie" de Jacques Pessis avec Geneviève de Fontenay.
00:15:49 Elle s'était confiée au micro de Jacques en 2017.
00:15:51 – Deuxième mot, Félix Mathieu, céréales, la Russie attaque
00:15:54 les infrastructures portuaires ukrainiennes du Danube.
00:15:57 – Des immeubles, des silos de stockage éventrés.
00:16:00 [Bruit de drone]
00:16:02 Les attaques de drones russes ont provoqué de gros dégâts
00:16:05 sur ces installations devenues cruciales pour les exportations de céréales.
00:16:08 Selon les autorités ukrainiennes, ces frappes ont endommagé
00:16:11 près de 40 000 tonnes de marchandises.
00:16:13 Pendant ce temps, depuis Lisbonne, le pape François
00:16:16 évoquait ses espoirs de paix en Ukraine et ailleurs.
00:16:18 – Avec un profond amour pour l'Europe, nous pourrions lui demander
00:16:24 où naviguez-vous si vous ne montrez pas au monde les chemins de la paix,
00:16:27 les moyens de mettre fin à la guerre en Ukraine
00:16:29 et aux nombreux autres conflits qui font couler tant de sang.
00:16:32 Il est troublant de lire que dans de nombreux endroits,
00:16:35 des fonds continuent d'être investis dans des armes
00:16:38 plutôt que dans l'avenir des jeunes.
00:16:40 Face à des problèmes communs, notre monde est divisé,
00:16:43 incapable de faire face ensemble à ce qui nous menace tous.
00:16:46 Injustice planétaire, guerre, crise climatique, migratoire,
00:16:49 tout cela semble aller plus vite que notre capacité,
00:16:52 notre volonté de faire face à ces défis de manière unie.
00:16:56 Voilà ce que lance le pape François depuis Lisbonne.
00:16:58 – Un petit tour de table de nos vrais voies, on va commencer avec vous Mathieu.
00:17:03 La fin d'un monde a priori avec ce genre d'action,
00:17:07 elle ne va pas s'améliorer quoi.
00:17:08 – Oui tout à fait, et moi ce qui me marque particulièrement
00:17:11 sur cet accord céréalier, c'est qu'il a été fait notamment
00:17:14 pour les pays du sud pour éviter de nouvelles émeutes de la faim.
00:17:17 On se souvient en 2005, 2008, des émeutes de la faim
00:17:21 dans certains pays d'Afrique, notamment parce qu'il y a
00:17:24 un certain nombre de pays d'Afrique, je pense à l'Égypte par exemple,
00:17:27 la RDC ou le Soudan, qui sont des pays qui ont entre 40 millions de personnes,
00:17:31 voire 100 millions pour l'Égypte, qui sont dépendants à 60 à 80%
00:17:35 du blé russe et/ou ukrainien, et qui de fait sont prisonniers
00:17:40 de cet accord et prisonniers du jeu de Vladimir Poutine en la matière.
00:17:43 – C'est terrible parce qu'il y a eu cet accord,
00:17:45 sous d'ailleurs la bienveillance de la Turquie,
00:17:48 qui a permis la relance du trafic maritime, en l'occurrence sur le céréal,
00:17:54 et puis Joseph Touvenel, Vladimir Poutine a remis un coup.
00:17:58 – Moi ce qui m'étonne le plus c'est l'étonnement, c'est la guerre.
00:18:01 Et la guerre c'est jamais bien, la guerre c'est jamais beau,
00:18:05 et ceux qui veulent la gagner prennent tous les moyens pour la gagner.
00:18:08 Donc ils prennent les moyens de la famine, parce que c'est ce qui a été dit,
00:18:12 effectivement la pression là-dessus, c'est à la fois la famine pour ces pays,
00:18:16 c'est peut-être une immigration encore plus importante,
00:18:19 parce que quand j'ai rien à manger qu'est-ce que je fais là-dessus ?
00:18:22 Vous avez évoqué Erdogan et la Turquie, qui lui, jouent avec l'immigration
00:18:28 et touchent des sommes fabuleuses de l'Europe en disant "j'ouvre ou j'ouvre pas le robinet",
00:18:33 parce que c'est la guerre, oui c'est ça, malheureusement la réalité de la guerre c'est celle-là.
00:18:37 – Pierre Martin, il va avoir un impact évidemment sur l'inflation ici aussi, vous pensez ?
00:18:42 – Ici je ne sais pas du tout, mais ça va avoir un double impact,
00:18:48 un premier impact c'est sur l'équilibre des forces présentes en géopolitique,
00:18:53 et le deuxième impact c'est qu'effectivement sur certains marchés il y aura un effet de spéculation
00:19:00 ou de rareté de l'offre et donc du coup une inflation.
00:19:04 Mais je ne sais pas si ça impactera directement nos marchés en France.
00:19:08 – En partie oui, puisqu'il y a l'Union Européenne
00:19:12 est aussi dépendante du blé ukrainien et du blé russe,
00:19:17 et d'autant plus que justement les capacités de production de la Russie
00:19:21 comme de l'Ukraine peuvent se renforcer aussi, même à très long terme,
00:19:26 avec le dégel des terres en Sibérie qui va leur ouvrir par exemple pour les Russes
00:19:30 une augmentation de leur production agricole, donc là-dessus l'Union Européenne,
00:19:34 parce qu'elle a sacrifié, elle a sabordé sa politique agricole commune au nom de l'écologie,
00:19:39 a effectivement se mis en difficulté vis-à-vis de...
00:19:42 – La France est exportatrice quand même, donc égoïstement on peut dire que pour la France
00:19:47 c'est pas trop mal, sauf que tout se joue aussi sur les marchés aux États-Unis
00:19:52 où on ne sait pas quels ont été les deals qui ont été passés,
00:19:55 et en fait on peut très bien avoir une production
00:19:57 et à un moment donné les cours ne sont pas liés à la production.
00:19:59 – Oui, on a l'habitude.
00:20:01 – Allez, troisième mot Félix Mathieu,
00:20:03 Donald Trump fait de sa nouvelle inculpation un argument de campagne.
00:20:07 – L'ancien président réagit par un message combatif à sa nouvelle inculpation au pénal,
00:20:11 mise en accusation pour ses tentatives d'inverser le résultat de l'élection présidentielle en 2020.
00:20:15 – We're gonna walk down to the Capitol.
00:20:18 [Cris de la foule]
00:20:20 – Avec les émeutes qui s'en étaient suivies,
00:20:22 "je n'ai jamais reçu autant de soutien"
00:20:25 assure le milliardaire en lettre capitale sur sa plateforme, son réseau social Trust Social.
00:20:30 Troisième mise en accusation, cette fois pour complot à l'encontre de l'État américain,
00:20:35 entrave à une procédure officielle atteinte aux droits électoraux,
00:20:38 un fait sans précédent pour un ancien chef d'État américain
00:20:41 et candidat donc à sa réélection pour l'année prochaine.
00:20:44 – Suite au prochain épisode quoi en fait, c'est un peu ça.
00:20:47 – Ce qui est fou c'est que quand on est condamné aux États-Unis,
00:20:49 on peut quand même devenir président quoi.
00:20:51 – Après être élu c'est autre chose, on verra.
00:20:54 – Allez vous restez avec nous chers auditeurs de Sud Radio,
00:20:58 le grand débat du jour il arrive évidemment,
00:21:01 et puis on sera toujours avec nos éditorialistes,
00:21:04 et puis vous pouvez aller voter sur Twitter ou nous appeler au 0800 26 300 300
00:21:08 pour réagir à notre antenne évidemment.
00:21:10 – Chauffez-vous, c'est le grand débat, ça arrive, on y va.
00:21:12 – Allez, à tout de suite.
00:21:13 – Les vraies voix de l'été Sud Radio, 17h20, Frédéric Brindel, Judith Belaire.
00:21:19 – C'est le moment que tout le monde nous envie,
00:21:22 oui il y a le débat de 17h30 sur Sud Radio,
00:21:25 tout le monde intervient, bien sûr les présentateurs,
00:21:28 les 3 vraies voix et vous les auditeurs de Sud Radio au 0800 26 300 300.
00:21:33 Vous pouvez dégainer votre téléphone et donner votre point de vue
00:21:36 en toute gentillesse, en toute bienveillance, mais muscler c'est possible.
00:21:40 Allez c'est parti, le grand débat du jour.
00:21:42 – Les vraies voix Sud Radio, le grand débat du jour.
00:21:45 [Musique]
00:21:47 – Vous êtes dans une belle merde, vous ne le savez pas encore,
00:21:51 mais vous êtes la génération Ninja, aucun revenu, aucun travail, aucun actif.
00:21:56 – À partir du 1er février, la durée d'indemnisation sera réduite de 25%
00:22:01 pour les nouveaux ayant droit, l'objectif c'est d'accélérer la reprise du travail
00:22:04 pour atteindre le plein emploi en 2027 et économiser jusqu'à 4 milliards d'euros par an,
00:22:09 selon l'Unedic.
00:22:10 – Si vous aviez travaillé 24 mois, au cours des 24 derniers mois,
00:22:14 vous étiez indemnisé pendant 24 mois.
00:22:16 Dorénavant, pour tous les nouveaux inscrits à Pôle emploi,
00:22:19 vous n'aurez plus droit qu'à 18 mois d'indemnisation.
00:22:21 – C'est complètement idiot, on cotise pour une assurance
00:22:24 et après on nous réduit nos droits à l'assurance.
00:22:26 [Musique]
00:22:31 – Et voilà, comme vous venez de l'entendre, c'est depuis hier le mardi 1er août
00:22:34 que les premiers effets de la nouvelle réforme de l'assurance sur masse
00:22:36 le font sentir, depuis le 1er février dernier, la durée d'indemnisation chômage.
00:22:40 De l'ensemble des nouveaux inscrits à Pôle emploi,
00:22:42 est réduite de 25% en raison d'une situation du marché du travail.
00:22:46 Jugé bonne par le gouvernement, soit un taux de chômage inférieur à 9%.
00:22:50 Un demandeur d'emploi qui a cotisé à hauteur de 24 mois,
00:22:52 comme vous venez de l'entendre, n'a plus droit qu'à 18 mois d'indemnisation chômage
00:22:57 contre 24 mois avant la réforme.
00:22:59 Un plancher minimal de 6 mois a toutefois été fixé pour la durée d'indemnisation.
00:23:03 Que pensez-vous de cette réforme ?
00:23:05 On vous pose la question, pardonnez-moi, sur Twitter,
00:23:08 sur cette réforme du chômage justement.
00:23:10 Est-ce que vous trouvez juste de réduire la durée d'indemnisation des demandeurs d'emploi ?
00:23:15 Vous êtes à l'écoute de Sud Radio, c'est un bon choix, l'antenne est ouverte,
00:23:18 vous le savez, c'est au 0800 26 300 300, n'hésitez pas à réagir.
00:23:21 Et on reçoit notre invité, Florent Lefebvre, qui est secrétaire général du SIER IDF
00:23:26 et délégué du syndicat central CFDT Pôle emploi.
00:23:30 Bonsoir.
00:23:31 - Bonsoir Florent Lefebvre. - Bonsoir.
00:23:33 - Merci d'être avec nous. Vous allez deviser avec nos trois vrais voix,
00:23:36 qui je le rappelle ce soir sont Pierre-Yves Martin, Joseph Touvenel et Mathieu Hocq.
00:23:41 Le gouvernement passe un peu en force, ça change quoi concrètement ?
00:23:46 Ça veut dire qu'aujourd'hui, celui qui entre à Pôle emploi
00:23:50 a moins de temps pour retrouver un travail, c'est ça l'idée ?
00:23:55 - Oui, oui, tout à fait, c'est ça l'idée.
00:23:59 C'est l'idée qui a été portée par le gouvernement et l'idée qu'on a essayé de passer.
00:24:06 C'est-à-dire que pour favoriser le retour à l'emploi,
00:24:09 aujourd'hui on diminue les droits des demandeurs d'emploi
00:24:11 pour forcer le demandeur d'emploi à retrouver un travail plus rapidement.
00:24:16 On verra bien si l'idée et la loi qui a été passée portera ses fruits.
00:24:23 Mais aujourd'hui, pour nous, l'organisation syndicale que je représente,
00:24:27 effectivement c'est une injustice puisqu'on fait porter, j'allais dire,
00:24:32 la recherche d'emploi et uniquement le fait de ne pas avoir un emploi
00:24:38 sur la faute du demandeur d'emploi.
00:24:40 Après c'est un point de vue du gouvernement.
00:24:43 - Concrètement, ça commence quand ?
00:24:45 Parce que des personnes qui sont par exemple au chômage aujourd'hui,
00:24:48 est-ce que ça leur change leur indemnité ?
00:24:51 Certains ont une date butoir, par exemple, est-ce que ça change ?
00:24:54 - Effectivement, comme vous l'avez dit tout à l'heure,
00:24:57 la loi date du 21 décembre 2022.
00:25:01 Elle a été appliquée à partir du 1er février 2023.
00:25:06 Mais comme il y a un décalage de 6 mois,
00:25:08 puisque tout à l'heure ça a été dit qu'il y avait un plancher minimum de 6 mois,
00:25:12 du minimum de chômage,
00:25:14 on va commencer à voir l'application et les effets de cette loi
00:25:19 6 mois plus tard, à partir du 1er février, donc à partir du 1er août.
00:25:23 Donc on va commencer à voir les effets de cette loi dans les jours qui suivent.
00:25:27 - Mathieu Hoque, ça veut dire que quand un demandeur d'emploi
00:25:31 ne trouve pas dans son secteur, par exemple,
00:25:33 parce qu'il est dans une région où il n'y a pas d'emploi disponible
00:25:35 dans le secteur où il recherche,
00:25:36 il va être obligé de se reconvertir, c'est l'injustice de plus ?
00:25:39 - Sur le cas que vous évoquez, effectivement, c'est plutôt une injustice.
00:25:43 Je pense que le gouvernement fait un pari macroéconomique.
00:25:47 Il fait le pari qu'a fait l'Allemagne lors des réformes Hartz au début de l'an 2000,
00:25:52 ou de ce qu'a fait le Royaume-Uni également,
00:25:54 c'est-à-dire réformer le marché du travail, puis l'assurance chômage
00:25:59 pour pouvoir inciter plus vite au retour à l'emploi.
00:26:02 En Allemagne, ça a apporté ses fruits, puisque l'Allemagne
00:26:05 était à un taux d'emploi autour de 60% en l'an 2000,
00:26:08 et 10 ans plus tard, ils ont 80%.
00:26:10 Pour donner un élément de comparaison, en France, nous, on est à 66% aujourd'hui.
00:26:14 Si notre taux d'emploi augmentait de 15 points,
00:26:16 on aurait plus de problèmes de dépenses publiques,
00:26:19 on serait beaucoup plus capable d'engranger de l'impôt,
00:26:22 d'engranger des comptisations sociales.
00:26:24 Là-dessus, c'est plutôt le pari macroéconomique que fait le gouvernement.
00:26:27 Par contre, il va être dépendant aussi du contexte macroéconomique
00:26:30 du monde occidental, parce qu'en l'an 2000,
00:26:33 il y avait des perspectives de croissance importantes.
00:26:36 Là, aujourd'hui, on est plutôt sur un modèle inflationniste.
00:26:40 Ce que dit la Première Ministre, qui a envoyé une lettre de cadrage
00:26:44 aux différents syndicats, il fallait s'y attaquer en période de chômage élevé,
00:26:48 parce que le niveau d'indemnisation doit être une condition incitative
00:26:51 du retour de travail. Donc, c'est parce que tout va bien qu'on y va.
00:26:54 - Joseph Toufnel, est-ce que vous pensez que tout va bien ?
00:26:57 - C'est la bonne question !
00:27:00 - Ce qui est très intéressant, c'est que la théorie semble séduisante.
00:27:03 La théorie, c'est la durée d'indemnisation modulée selon le marché du travail.
00:27:07 Il y a plus de boulot, on baisse. Ça, c'est très séduisant.
00:27:10 C'est le bon sens des énarques. Mais ça n'a aucun sens.
00:27:13 Je prends deux exemples.
00:27:16 Vous prenez la Vendée, 5% de taux de chômage,
00:27:19 c'est-à-dire que c'est le plein emploi depuis déjà plusieurs années.
00:27:22 De l'autre côté, vous prenez les Pyrénées-Orientales,
00:27:25 près de 12% de taux de chômage. Et vous appliquez la même règle nationale.
00:27:29 C'est un peu comme si on décidait qu'en France,
00:27:32 vu de l'ENA, vu du ministère des Finances, tout le monde chausse du 41,5%,
00:27:36 et donc tout le monde doit chausser du 41,5%.
00:27:39 Et bien, ce n'est pas ça. Il y a des problèmes géographiques,
00:27:42 il y a des problèmes qui sont liés aussi à des secteurs d'activité.
00:27:45 Il y a des secteurs d'activité qui embauchent,
00:27:47 et là il y a un vrai problème avec des entreprises qui n'arrivent pas à trouver.
00:27:51 Il faut vraiment se poser la question.
00:27:53 Et il y a d'autres secteurs d'activité où on n'embauche pas.
00:27:56 Mais il y a des gens qui ont des savoir-faire qui correspondent à des secteurs d'activité qui n'embauchent pas.
00:28:00 Donc en fait, mettre la même règle pour tout le monde,
00:28:03 pour moi c'est vraiment un non-sens.
00:28:06 Et troisième chose, on a les seniors.
00:28:08 Quand je me fais virer du monde du travail à l'âge de 55 ans,
00:28:11 on peut toujours venir me chanter "Vous allez prendre la retraite plus tard,
00:28:14 et vous allez retrouver du boulot parce que je diminue vos indemnités".
00:28:17 - C'est pas la même chose qu'à 35 ans.
00:28:19 - Ça fait des chômeurs qui ne sont plus indemnisés,
00:28:21 et ça fait des gens qui ont des droits à la retraite qui baissent,
00:28:23 parce que si je ne suis plus au chômage, j'ai mes droits à la retraite qui baissent.
00:28:26 - Pierre-Yves Martin, est-ce qu'il faudrait faire,
00:28:28 finalement, si on écoute ce qu'on entend autour de cette table,
00:28:31 il faudrait faire du sur-mesure, du cas par cas, en fait ?
00:28:33 Et c'est un peu compliqué quand même.
00:28:35 - Oui, c'est un peu compliqué, mais je suis complètement d'accord avec vous.
00:28:37 Je trouve que, je ne sais pas si la question est trop large,
00:28:41 et du coup, nécessiterait d'être affinée,
00:28:44 ou si il faut effectivement avoir cette approche de sur-mesure.
00:28:48 Effectivement, que ce soit en termes de séniorité,
00:28:52 que ce soit en termes de parcours, de compétences,
00:28:55 c'est compliqué de mettre la même règle pour, par exemple,
00:28:59 un ouvrier qui est sur un bassin d'emploi extrêmement compliqué,
00:29:04 et qui n'a pas d'autres compétences que celles qu'il a utilisées pendant 30 ans.
00:29:10 Et donc, du coup, il va y avoir un vrai sujet de réemployabilité,
00:29:14 avec un jeune qui sort d'un grand cabinet d'audit,
00:29:18 et qui réussit à avoir une rupture conventionnelle,
00:29:21 pour prendre le temps de vivre et de monter son projet, ou je ne sais pas quoi.
00:29:25 Donc, c'est extrêmement important d'avoir cette approche sur-mesure.
00:29:29 Après, l'autre élément, ça va peut-être faire grincer des dents,
00:29:33 et pardonnez-moi par avance, mais peut-être qu'il ne faut pas non plus
00:29:36 oublier la chance qu'on a d'être en France,
00:29:39 d'être le pays de la meilleure protection sociale,
00:29:42 et que peut-être qu'on n'est pas obligé de crier
00:29:45 avant même que quelque chose se soit passé.
00:29:48 Alors, Florent Lefebvre...
00:29:50 - Justement, pour rebondir un petit peu positivement,
00:29:53 vous aviez une question, cela dit, peut-être ?
00:29:55 - Oui, Florent Lefebvre, sur ce que viennent de dire nos trois vrais voix.
00:29:59 Est-ce qu'aujourd'hui, parce qu'il y a pénurie d'emplois dans certains domaines,
00:30:04 mais est-ce qu'aujourd'hui, on peut dire qu'il est facile de retrouver
00:30:07 un travail pour tout le monde ?
00:30:10 - C'est là la difficulté, c'est effectivement...
00:30:13 Vous l'avez bien dit, tout le monde l'a dit bien dit précédemment,
00:30:17 c'est-à-dire qu'effectivement, il y a une disparité,
00:30:20 une grande disparité des situations, que ce soit géographiques
00:30:23 ou même des situations, j'allais dire, personnelles des gens.
00:30:26 Il y a des métiers de dient-en-tention, ça a été dit tout à l'heure,
00:30:28 où effectivement, il y a une vraie recherche d'emploi,
00:30:30 où il est facile de trouver un employeur,
00:30:32 où même, j'allais dire, l'employé ou le futur employé
00:30:36 est en position de force pour aller chercher un employeur
00:30:39 dans des métiers de dient-en-tention, comme ce soit l'hôtellerie-restauration
00:30:42 ou alors dans des métiers beaucoup plus, j'allais dire, techniques
00:30:46 ou à des capacités, des métiers beaucoup plus recherchés,
00:30:49 comme quand on est infirmier, on peut choisir très bien
00:30:51 où est-ce qu'on veut aller travailler.
00:30:54 Il y a d'autres métiers où effectivement, l'employabilité est beaucoup plus faible
00:30:59 et là, on se trouve en réelle difficulté et en fait,
00:31:03 la question du projet professionnel se pose, à savoir se réorienter
00:31:06 sur des métiers où il y a des fortes tensions.
00:31:09 C'est cette grande disparité, j'allais dire, de situations
00:31:12 qui donne une difficulté à une réponse uniforme.
00:31:15 - Florent Lefebvre, pour rebondir justement sur ce que disait aussi
00:31:19 Pierre et Martin tout à l'heure, du point de vue un peu plus positif des choses,
00:31:22 on en parlait la semaine dernière chez Pôle emploi,
00:31:24 vous étiez là au mardi de l'emploi de la semaine dernière.
00:31:27 Chez Pôle emploi, vous avez mis en place un système de reconversion,
00:31:30 de suivi des formations, des reconversions professionnelles
00:31:33 qui peuvent permettre aux gens qui ne trouvent pas dans leur secteur
00:31:37 de suivre des formations pour se reconvertir un peu à tout âge aussi.
00:31:40 - Tout à fait. Mais je pense que, comme ça a été dit précédemment également,
00:31:45 l'objectif aujourd'hui, c'est d'inciter, pour ne pas dire forcer,
00:31:51 c'est d'inciter les demandeurs d'emploi à se réorienter en diminuant
00:31:54 le droit ou la durée d'indemnisation du chômage,
00:31:59 c'est d'inciter les demandeurs d'emploi à aller vers des filières
00:32:03 avec une plus grande employabilité.
00:32:06 Après, c'est sans tenir compte des difficultés personnelles
00:32:10 ou alors de la volonté tout simplement des demandeurs d'emploi.
00:32:15 Mais voilà, en tout cas, la volonté du gouvernement est d'inciter
00:32:19 fortement les demandeurs d'emploi à aller vers des métiers à forte employabilité.
00:32:23 - Bon, appelons un chat un chat. Ce débat, même s'il est excellent,
00:32:27 je trouve qu'on a une très très bonne idée, vraiment, je suis fier de nous.
00:32:29 - Bravo Frédéric Brandel, vous êtes parfait.
00:32:32 - Mais il ne date pas d'aujourd'hui. Depuis longtemps, on entend "faignante et au chômage".
00:32:36 Enfin bon, bref, vous savez ces fameuses phrases là.
00:32:38 Vous, les vrais voix qui êtes autour de nous, est-ce que vous avez la sensation
00:32:43 que cette loi va être incitative et qu'on a besoin d'être incité, Mathieu Hocq ?
00:32:49 - Je ne sais pas si cette loi sera incitative en tant que telle,
00:32:52 par contre, je souscris à ce que vous disiez sur le cas par cas qui est nécessaire.
00:32:56 Mais le problème, c'est que ce n'est pas le rôle de l'État de faire ça.
00:32:59 Le gouvernement, lui, il fixe un cap, il fixe une politique macroéconomique.
00:33:02 Les collectivités qui ont la compétence de la formation, de l'emploi, de la réinsertion,
00:33:07 c'est les régions et du développement économique, ce sont les régions et c'est aux régions aussi
00:33:11 de se saisir de leurs spécificités territoriales pour pouvoir faire de la dentelle
00:33:15 et pour pouvoir ensuite, après, affiner les politiques publiques
00:33:19 en matière de récupération et d'incitation au retour à l'emploi
00:33:22 par des différentes aides, etc. pour pouvoir justement aider nos compatriotes
00:33:26 en situation de chômage à pouvoir se réorienter, à pouvoir trouver un job
00:33:30 en accord avec leur formation.
00:33:32 - Pour nous donner votre avis au 0826 300 300, est-ce que franchement, c'est logique
00:33:37 que les indemnités soient raccourcies ou est-ce que finalement, c'est vraiment très dur
00:33:42 parce qu'aujourd'hui, c'est difficile de trouver un emploi ? 0826 300 300 ?
00:33:46 - Joseph Touvenel, c'est appel à l'emploi d'agir en fait, c'est ça ?
00:33:49 - On a vu que c'était complexe, mais réduire...
00:33:54 enfin, pensons à ceux qui sont vraiment dans la difficulté,
00:33:57 qui sont pour moi prioritaires.
00:34:00 Réduire leur temps d'indemnité, c'est réduire leur espoir de vie,
00:34:04 c'est les mettre dans des grandes difficultés, c'est les mettre dans les systèmes sociaux
00:34:09 où on va venir avec le RSA, etc.
00:34:12 Donc la solution, c'est effectivement lutter contre la fraude, parce qu'il y en a.
00:34:17 Notamment par des gens qui sont un peu au chômage et qui travaillent au black.
00:34:22 Responsabilité personnelle de ces personnes, responsabilité des entreprises.
00:34:25 Moi, quand je passe sur les quais de Seine en venant de ma banlieue,
00:34:28 devant un point P le matin, et que je vois 15 personnes qui sont là à attendre
00:34:33 pour être embauchées au noir, si je les vois depuis des années,
00:34:37 comment se ferait que les services de l'État ne les aient pas vus depuis des années ?
00:34:40 Ça veut dire que ça, c'est une concurrence déloyale pour les personnes du bâtiment
00:34:44 qui emploient légalement et qui payent les charges.
00:34:47 Il y a peut-être un combat prioritaire, là, avant de s'en prendre à ceux,
00:34:50 pour un certain nombre, qui ne trouvent pas d'emploi parce qu'il n'y en a pas dans leur région,
00:34:54 parce qu'ils sont trop âgés. C'est aussi les priorités.
00:34:58 Un mot sur ce que disait Mathieu tout à l'heure, l'exemple de l'Allemagne et l'exemple de l'Angleterre,
00:35:02 je n'ai plus les chiffres en tête, mais c'est très intéressant,
00:35:04 parce que quand ils ont pris des mesures, qu'est-ce qui se passe dans les statistiques ?
00:35:08 Il faut regarder les statistiques d'invidilité, ils ont explosé.
00:35:11 C'est-à-dire qu'ils ont vidé leur masse de chômeurs,
00:35:14 alors en Angleterre, c'est en millions, ça dépasse le million,
00:35:18 de personnes qui étaient au chômage, on réduit les droits, on renforce les trucs,
00:35:23 mais ces personnes deviennent invalides.
00:35:25 Donc c'est toujours à la charge de la société, sauf que là, c'est définitif, ils sont invalides.
00:35:29 En Allemagne, c'est le même jeu, quand on reprend les chiffres,
00:35:32 c'est très intéressant de les mettre en parallèle, les mesures ARTS,
00:35:35 et le nombre d'invalides, comment il explose.
00:35:37 J'ai pas cru comprendre qu'en Allemagne et en Angleterre,
00:35:39 tout d'un coup, il y a eu une pandémie qui nous a échappés et qui les a atteints.
00:35:43 Bon, obligation aussi de faire des économies, et c'est bien là le problème,
00:35:47 Pierre-Yves Martin, c'est que nous y sommes.
00:35:50 Le gouvernement n'a pas souhaité être un ponctionnaire,
00:35:54 mais il faut maintenant trouver de l'argent.
00:35:58 Oui, en fait, d'ailleurs, ça serait intéressant de savoir
00:36:02 quel est, dans leur étude, dans leur projection,
00:36:05 quel est le gain prévu, le gain estimatif,
00:36:09 savoir dans quel montant ça se chiffre.
00:36:13 L'autre élément, c'est peut-être de revenir...
00:36:16 Peut-être que le sujet, c'est pas tant la durée,
00:36:18 c'est pas 18 mois versus 24 mois,
00:36:20 parce qu'à la limite, si on renforce l'efficacité des différents acteurs
00:36:24 de l'emploi et du travail, et qu'on se dit qu'on devient plus efficace
00:36:28 pour former, dessiner des parcours adaptés
00:36:32 et permettre aux personnes chômeurs de retrouver un emploi,
00:36:36 et bien peut-être que 18 mois, ça suffira, j'en sais rien.
00:36:39 Peut-être qu'en fait, c'est pas un sujet de durée,
00:36:41 c'est peut-être un sujet de repenser la façon dont on accompagne...
00:36:45 - D'incitation, c'est ce qu'on disait tout à l'heure.
00:36:47 - ...ceux qui sont en recherche d'emploi, et comment...
00:36:49 Voilà, dans un contexte, quand même, qui est plus compliqué
00:36:51 pour répondre à votre première question, Frédéric,
00:36:53 dans un contexte où la relation au travail est en pleine révolution,
00:36:57 et qu'avec le Covid, on ne pense plus de la même façon,
00:37:01 on n'appréhende plus, et on ne valorise plus de la même façon le travail.
00:37:05 Donc du coup, le travail est moins prioritaire,
00:37:09 dans le champ des priorités de l'existence,
00:37:12 donc du coup, ça sera peut-être pas si incitatif que ça,
00:37:15 cette mesure de l'État.
00:37:17 - 0,826,300, allez-y, Joséphine.
00:37:20 - C'est pas un déficit, le dédicat.
00:37:22 C'est +4,3 milliards, le dernier chiffre.
00:37:24 - Donc, 0,826,300, vous pouvez nous appeler pour réagir
00:37:28 à ce que vous entendez sur la radio du Parlons Vrai,
00:37:31 Sud Radio, bien évidemment.
00:37:33 On est toujours avec Olivier de Bordeaux.
00:37:35 Olivier ?
00:37:36 - Oui, je suis toujours là.
00:37:38 - Alors, Olivier, vous, vous êtes chômeur, vous l'avez dit tout à l'heure,
00:37:40 et pas par choix, et en plus, vous vous touchez moins que l'URSA,
00:37:43 donc comment est-ce que ça vous fait réagir tout ce que vous venez d'entendre ?
00:37:47 - Moi, je crois qu'on a déjà une philosophie qui pose problème.
00:37:51 Je trouve que c'est un peu un effet d'annonce idéologique
00:37:55 qui pointe du doigt les gens qui sont déjà en difficulté.
00:37:59 Il y a même dans cette philosophie, à mon sens,
00:38:02 une arrogance et un mépris social des énarques qui nous pondent ces lois.
00:38:06 Alors ça, c'était pour le commentaire.
00:38:08 Pour ce qui est des économies, si on veut vraiment trouver de l'argent,
00:38:12 c'est pas compliqué en France.
00:38:14 On est devenu un paradis fiscal pour ultra-riches.
00:38:17 Ils payent 2% d'impôts, alors que nous, on en paye 50%,
00:38:20 les classes moyennes, donc déjà...
00:38:22 - Après, il y a toujours le problème que si on leur prend de l'argent, ils partent.
00:38:24 Donc c'est toujours le débat, Olivier.
00:38:26 - Ça, c'est un mythe.
00:38:28 Si on décide de les taxer, même s'ils partent, ils resteront.
00:38:32 Ça ne posera pas de problème.
00:38:34 Ça, c'est aux États-Unis.
00:38:36 Ça, on sait faire. Ce n'est pas forcément un problème.
00:38:38 C'est une remarque pour l'argent.
00:38:40 Bon, après, moi, déjà, je voudrais vous faire remarquer
00:38:44 que 4 mois dans la vie de quelqu'un qui est dans la précarité, c'est long.
00:38:47 C'est long, c'est important, et ça représente beaucoup.
00:38:50 Quand on est dans la précarité et qu'on cherche du travail,
00:38:53 c'est compliqué aussi de se conditionner, d'être bien pour trouver du travail.
00:38:56 Souvent, on conseille aux gens qui sont déjà en poste de trouver un travail
00:38:59 parce que, précisément, ils n'ont pas cette pression-là.
00:39:01 Mais on l'a quand on est au chômage.
00:39:03 C'est-à-dire que c'est compliqué.
00:39:05 Moi, aujourd'hui, j'ai 56 ans.
00:39:07 Je sais que c'est mort.
00:39:09 Je suis désolé. J'envoie 250 CV. Je sais que c'est mort.
00:39:12 C'est comme ça. Voilà.
00:39:15 - Vous cherchez dans votre domaine d'activité,
00:39:18 qui est le monde du spectacle, ou vous ouvrez ?
00:39:21 - Non, non. Le monde du spectacle, je suis précaire dedans,
00:39:24 mais c'est le seul où je trouve à travailler, moi, en fait.
00:39:27 Et moi, j'ai une licence, j'ai fait un master.
00:39:30 Je suis diplômé, en plus. C'est pas forcément la question.
00:39:33 Il y a des statistiques RH. Moi, j'ai fait des études RH.
00:39:36 Justement, il y a des statistiques RH qui expliquent clairement
00:39:39 que la première discrimination dans l'embauche, c'est l'âge.
00:39:42 Voilà. C'est un fait. C'est comme ça.
00:39:44 Donc après, dans quelle société on veut vivre ?
00:39:47 Et comment, si on n'arrive pas à... Parce que c'est pareil pour l'emploi.
00:39:50 Moi, j'y vais régulièrement. La formation professionnelle,
00:39:53 tout ça, c'est bien gentil, mais ils n'ont pas de moyens.
00:39:56 Si on veut se faire payer une vraie formation,
00:39:59 il n'y a pas de moyens. Voilà. Il y a des limites.
00:40:02 Il y a des limites sur les... Et on est nombreux.
00:40:05 Puisque je peux entendre, à un moment donné,
00:40:08 donc oui, il faut tout repenser, mais en l'état,
00:40:11 alors qu'on n'a pas vraiment fait une réforme des moyens
00:40:14 qu'on met pour aider les gens à trouver du travail,
00:40:17 c'est encore une nouvelle discrimination qui va encore frapper
00:40:20 les plus précaires. - Bon, sur Pôle emploi, justement,
00:40:23 il y a quelqu'un qui peut vous répondre. - Oui, Florent Lefèvre. Ce qu'on entend un peu
00:40:26 dans les propos d'Olivier, c'est déjà du mécontentement
00:40:29 et du malaise face à cette arrogance et ce mépris social.
00:40:32 C'est lui qui dit ça des énarques qui veulent dégéfirer
00:40:35 une énième fois. Également, le problème du moyen,
00:40:38 des moyens mis en œuvre pour les formations.
00:40:41 - Oui, de toute façon, aujourd'hui, malheureusement,
00:40:44 effectivement, c'est un discours qu'on entend et qui est entendable
00:40:47 et qu'on entend, j'allais dire, de plus en plus à l'accueil
00:40:50 de Pôle emploi, puisque aujourd'hui, vous avez pu le voir,
00:40:53 malheureusement, il y a de plus en plus, j'allais dire,
00:40:56 Pôle emploi est le récipient d'air du mal-être social
00:40:59 et du mal-être sociétal, j'allais dire, de demandeurs d'emploi.
00:41:02 Et donc, aujourd'hui,
00:41:05 quand on n'arrive pas à résoudre ces problèmes-là,
00:41:11 qu'est-ce qu'on fait ? On vient à l'accueil de Pôle emploi
00:41:14 comme des différents services publics et on exprime un mal-être
00:41:17 et souvent, ça s'exprime par, j'allais dire, une augmentation
00:41:20 des incivilités ou des agressivités parce que, voilà,
00:41:23 c'est le trop-plein qui fait déborder le vase et de temps en temps,
00:41:26 ça débouche, malheureusement, sur des drames comme on l'a pu le voir.
00:41:29 Mais c'est parce qu'on n'est pas en capacité de répondre
00:41:32 aux précarités sociales comme ça a pu être exprimé
00:41:35 beaucoup de fois. Et effectivement,
00:41:38 Pôle emploi fait au mieux, fait au mieux avec les moyens qu'il a
00:41:41 et avec... Après, on peut toujours s'améliorer,
00:41:44 tout le monde peut s'améliorer et l'institution peut et doit s'améliorer.
00:41:47 Après, je ne sais pas si l'amélioration passe
00:41:50 par forcément la digitalisation
00:41:53 comme le veut aujourd'hui la grande tendance actuelle.
00:41:58 – Oui, alors, nous avons la présence dans nos trois vrais voix
00:42:01 d'un syndicaliste, Joseph Touvenel.
00:42:04 Si on résume la situation comme ça, vous aviez une très bonne situation,
00:42:08 vous devenez seigneur, plus de 50 ans, ça va être très difficile
00:42:11 de retrouver un travail, sauf si vous acceptez de déménager
00:42:14 à l'autre bout de la France, sauf si vous acceptez de faire
00:42:17 moitié moins chaque mois en rentrée d'argent. C'est un peu ça l'idée ?
00:42:20 – C'est pour ça qu'il y a un certain Emmanuel Macron qui avait déclaré
00:42:23 « Jamais, jamais nous ne toucherons l'loi sur la retraite,
00:42:27 on demandera aux gens de travailler plus longtemps
00:42:29 tant qu'on n'aura pas à régler le problème des seniors ».
00:42:31 Eh bien, le jour où il a réglé le problème des seniors,
00:42:33 effectivement, on pourra revoir sur ces mesures.
00:42:35 C'est encore une promesse politique totalement inconséquente.
00:42:38 – C'est ce que vous mettez dans la balance, les syndicats ?
00:42:40 Alors, vous parlez uniquement au niveau de votre syndicat,
00:42:42 mais il y a une inter-syndicale quand même.
00:42:44 – Moi, ce que je pense, c'est sur l'unédic, confions la responsabilité
00:42:49 vraiment aux partenaires sociaux, c'est-à-dire patronat-syndicat,
00:42:52 que l'État nous laisse gérer nos affaires pour ce qui est des salariés du privé.
00:42:56 Parce que quand on les gère, on peut s'engueuler tous les 3 ans,
00:42:59 tous les 4 ans, mais c'est pas mal fait.
00:43:01 Regardez les retraites, il y a une caisse de retraite obligatoire
00:43:03 pour tous les salariés du privé, sur complémentaire du privé.
00:43:07 Pas un déficit, pas un emprunt, 70 milliards de réserve.
00:43:11 C'est géré par qui ? Par les partenaires sociaux.
00:43:13 Que l'État nous laisse gérer nos affaires et nous laisse gérer l'emploi,
00:43:17 notamment, et le chômage, peut-être qu'on sera plus efficace
00:43:20 si on l'est pour les retraites, il n'y a pas de raison
00:43:22 qu'on ne le soit pas pour le travail.
00:43:24 - Merci à vous tous.
00:43:26 - Pierre-Eve Martin, que l'État laisse complètement les partenaires sociaux gérer,
00:43:30 c'est un peu une utopie totale, non ?
00:43:32 - Non, non, pas forcément. Je suis assez d'accord.
00:43:34 - C'était pourtant la base au départ, mais c'est vrai que ça peut devenir une utopie.
00:43:37 - En tout cas, l'État n'a pas encore complètement démontré
00:43:41 sa capacité à être un bon gestionnaire, mais peut-être ça va venir à l'avenir.
00:43:45 Je trouve que c'est, en termes de tissu social et de représentativité,
00:43:49 je trouve ça plutôt intéressant ce concert de partenaires sociaux.
00:43:53 Mais dans lequel l'État doit quand même donner
00:43:57 une ligne de conduite, un principe directeur.
00:44:00 - Bon, c'est l'heure de jouer, hein ? Allez, remercions Florent Lefèvre,
00:44:03 secrétaire général du SIRIDF, délégué du syndicat central CFDT à Pôle emploi.
00:44:10 Merci pour vos éclairages.
00:44:12 - Et vous, ne partez pas trop loin, on vient avec le quiz de l'actu sur Sud Radio.
00:44:15 A tout de suite.
00:44:16 - Les vraies voix de l'été Sud Radio, 17h20, Frédéric Brindel, Judith Beller.
00:44:22 - Et à 17h54, qu'est-ce qu'on fait ?
00:44:24 - On s'amuse, on joue, on quiz !
00:44:27 - Le quiz de l'été, c'est tout de suite. Le quiz de l'actu aussi.
00:44:31 On va donc, 0800 26 300 300, si vous voulez réagir, jouer avec nos vraies voix.
00:44:37 D'ailleurs, Olivier, vous êtes toujours avec nous.
00:44:40 - Je suis toujours avec vous.
00:44:41 - Alors Olivier, va falloir choisir une des trois vraies voix pour jouer.
00:44:44 - Oui, vous avez le petit nouveau Mathieu Hocq, qui semble solide, facile.
00:44:49 - Très cultivé.
00:44:50 - Vous avez l'éternel Joseph, qui comme son nom l'indique, nous amène sur des cieux inexpérés.
00:44:57 Et puis la classe, Pierre-Yves Martin, on l'a déjà tous dit, ça.
00:45:01 Allez-y, choisissez Olivier.
00:45:03 - Alors c'est quand même pas très paritaire votre histoire, je dis ça au passage.
00:45:06 - Oui, alors...
00:45:07 - Moi je suis là moi !
00:45:08 - Vous avez tout à fait raison, Judith est là, effectivement.
00:45:11 - Mais je joue pas.
00:45:12 - Et ben voilà.
00:45:13 - Je m'excuse, mais qui vous dit que je suis un homme ?
00:45:15 - Non, mais c'est intéressant ce que vous dites Olivier, mais je vais vous faire un aveu.
00:45:19 Je vais vous faire un aveu.
00:45:21 Nous avons donc effectivement une liste de vraies voix, mais il se trouve qu'en ce moment,
00:45:27 nos vraies voix femmes sont toutes en vacances.
00:45:29 Vraiment, je vous l'assure.
00:45:31 - Et comme on aime bien avoir des gens en studio, c'est comme ça que ça marche mieux,
00:45:36 on fait pas de zoom sur nos vraies voix, donc résultat, vous n'avez que moi,
00:45:39 mais je ne jouerai pas avec vous Olivier, je suis désolée.
00:45:41 - Alors choisissez Olivier, mais c'était important de le préciser, allez-y.
00:45:44 - Bon, bon, alors c'est pas un choix par dépit non plus.
00:45:46 Je vais choisir Mathieu.
00:45:48 - Ah, vous êtes sûr de le dire.
00:45:50 - On le sent bien ce Mathieu.
00:45:52 Donc Mathieu et Olivier, vous faites l'équipe A,
00:45:54 et puis Pierre-Yves et Joseph vous faites l'équipe B.
00:45:58 Allez, c'est parti, question A.
00:46:00 - Allez, tadam, tadam.
00:46:02 - Alors c'est un spécial département, attention.
00:46:04 Vous connaissez des départements de France, allons-y.
00:46:06 - Ah, géographie, c'est pas moi qui pourrais vous aider, heureusement que je joue pas avec vous.
00:46:10 Alors, quelle ville est la préfecture de Lalier ?
00:46:13 - Moulins.
00:46:14 - Non, qu'est-ce qu'on vient de dire ?
00:46:16 Pierre-Yves, on vient de dire, quand on pose à l'équipe A...
00:46:19 - De quoi il faut tricher ?
00:46:20 - Avant, on avait le droit de tricher.
00:46:22 - Mais avec vous, c'est pas possible.
00:46:24 - Je le dis hors antenne, et évidemment, boum,
00:46:28 Pierre-Yves, pourtant c'est la rigueur et tout ça.
00:46:30 Vous le saviez, Olivier ?
00:46:32 - Non, je ne le savais pas.
00:46:33 - Bon, d'accord, vous le saviez, Mathieu ?
00:46:34 - Je l'avais.
00:46:35 - Il l'avait, Mathieu, donc ça fait 1 à 0.
00:46:37 - Excellente réponse de l'équipe B.
00:46:39 - 1 à 0 pour l'équipe A.
00:46:41 C'est maintenant à l'équipe...
00:46:42 Ben si, maintenant justement, mais vous n'avez rien compris, Pierre-Yves.
00:46:45 C'est à l'équipe B.
00:46:47 - Je fais mon mauvais caractère.
00:46:49 - J'ai vu les chonchons, monsieur.
00:46:51 C'est parti, top.
00:46:52 Quelle ville est la préfecture de la Creuse ?
00:46:56 Vous pouvez parler, Pierre-Yves.
00:46:59 - Si vous voyez leur tête, vous qui écoutez la radio, c'est vraiment...
00:47:02 - Attendez, Olivier, c'est pas encore à vous.
00:47:03 Vous allez peut-être pouvoir leur prendre le point.
00:47:05 - Non, non.
00:47:06 - Bon, enfin, la Creuse.
00:47:07 Mais je ne comprends pas, pour quelqu'un qui défend les territoires français,
00:47:10 Joseph, tout venait là, quand même.
00:47:12 - Les territoires pleins, pas plus important.
00:47:13 - Tout le monde n'est pas bon en géographie comme vous.
00:47:15 - Alors, l'équipe B peut répondre.
00:47:17 Olivier...
00:47:18 - Guérez.
00:47:19 - Guérez, Olivier, superbe.
00:47:20 - Bravo.
00:47:21 - Et ça vous fait deux points, parce que vous avez pris les points de l'autre équipe.
00:47:24 - Ce qui n'est pas très fair-play, d'ailleurs.
00:47:26 - C'est comme ça, c'est comme ça.
00:47:28 Nous sommes durs, exigeants, et c'est ce qui fait notre renommée, Julie.
00:47:32 - C'est excellent.
00:47:33 - Allez, équipe A.
00:47:34 - Quel département porte le numéro 88 ?
00:47:37 - L'équipe A, Olivier et Mathieu.
00:47:40 - Les Vosges.
00:47:41 - Oui, les Vosges.
00:47:42 - Les Vosges, super.
00:47:43 - Incroyable, quel cul de changer.
00:47:45 - Vous aviez raison de choisir Mathieu.
00:47:48 - Cette jeunesse, vraiment.
00:47:49 - Bon, mais ils n'ont pas dit leurs derniers mots, l'équipe B, Joseph et Pierre-Yves.
00:47:54 Attention, top.
00:47:55 Quel département porte le numéro 79 ?
00:48:00 - L'Aude-Savoie.
00:48:03 - L'Aude-Savoie.
00:48:04 - Non, non, non.
00:48:05 - Allez, Pierre-Yves, Pierre-Yves, Pierre-Yves.
00:48:08 Allez-y, Pierre-Yves.
00:48:09 - C'est pas le Charente-Marie, tout d'un coup.
00:48:11 - C'est à côté, c'est à côté, c'est à côté, vous n'êtes pas loin, allez-y.
00:48:14 - Poitou.
00:48:15 - Non, Poitou, c'est pas un département.
00:48:17 Vous n'êtes vraiment pas très très fort.
00:48:19 Alors, vous pouvez prendre la main, Olivier et Mathieu, c'est à vous.
00:48:22 - Les Deux-Sèvres.
00:48:23 - Les Deux-Sèvres, oui, bien sûr.
00:48:24 - Merci.
00:48:25 - Les Chamois-Niortais.
00:48:26 Vous êtes en train de mettre la plus grosse correction de l'histoire de notre mois.
00:48:30 - On peut dire parlons-vrai ou c'est une grosse branlée.
00:48:32 - C'est ce qu'on appelle parler vrai, effectivement.
00:48:35 On ne peut pas dire mieux.
00:48:36 Allez, équipe A pour l'honneur.
00:48:37 - Dans quel département français se trouve la ville de Vienne ?
00:48:41 - Ne me dites pas en Autriche, parce qu'on a bien dit département français.
00:48:46 - Département.
00:48:47 - Allez-y, Olivier.
00:48:48 - C'est dans le limousin.
00:48:50 - Non, c'est pas dans le limousin.
00:48:52 Mathieu ?
00:48:53 - Euh, la Haute...
00:48:54 Non, c'est...
00:48:55 - Non, non, allez, l'équipe B, vous pouvez reprendre deux points là-dessus.
00:49:00 Vienne.
00:49:01 Une fois, deux fois...
00:49:02 Franchement, Joseph, je suis surpris.
00:49:05 - C'est un peu impressionné, géographiquement.
00:49:07 - Vienne, qui est aussi une sous-préfecture, comme l'est la Tour du Pin.
00:49:12 - C'est pas Haute-Loire ou Drôme ?
00:49:14 - Non, c'est Lisers.
00:49:16 Zéro point.
00:49:17 Et enfin, pour l'honneur, la troisième et dernière question pour l'équipe B.
00:49:21 Dans quel département français se trouve la ville de Charleville-Mézières ?
00:49:24 Si vous ne répondez pas, vous avez zéro, vous serez les seuls dans ce cas-là.
00:49:28 - Vous allez redoubler.
00:49:29 - Les Ardennes.
00:49:30 - Oui.
00:49:31 - Bravo !
00:49:32 - Il vous l'a mis comme ça, sur le bout de la langue.
00:49:36 C'est très bien.
00:49:37 Bravo aux victoires d'Olivier, notre auditeur, avec Mathieu.
00:49:40 Excellent choix.
00:49:41 Il ira loin ce Mathieu.
00:49:42 - On aime bien Mathieu.
00:49:43 - Merci Mathieu.
00:49:44 - Allez, vous qui venez de nous rejoindre sur Sud Radio, vous êtes tombés dans le quiz,
00:49:48 mais ça continue juste après.
00:49:49 Déjà, bienvenue.
00:49:50 Et puis, un petit programme pour l'heure qui suit.
00:49:52 Le tour de table de l'actu des vraies voix.
00:49:54 18h30 aussi, le coup de projecteur.
00:49:56 Notre débat qui reprend la question qu'on vous pose sur Twitter.
00:50:00 - Année mondiale de la jeunesse, la religion peut-elle jouer un rôle dans l'accompagnement
00:50:04 de cette dite jeunesse ? N'hésitez pas à voter et réagir 0800 26 300 300.
00:50:08 - Allez, il est 18h, on se dépêche.
00:50:10 - Allez, c'est parti.
00:50:11 - Il est 18h, on se dépêche.
00:50:12 - Les vraies voix de l'été Sud Radio, 17h20, Frédéric Brindel, Judith Beller.
00:50:17 - Eh bien, où que vous soyez et quoi que vous fassiez, vous êtes...
00:50:20 - Et qui que vous soyez.
00:50:21 - Voilà, vous avez bien raison d'avoir choisi votre radio, Sud Radio.
00:50:26 On est avec nos éditorialistes.
00:50:28 Yves Martin qui est consultant, Joseph Touvenel qui est directeur de la rédaction de Capital
00:50:32 Social et secrétaire confédéral de la CFTC et Mathieu Hauck qui est secrétaire général
00:50:37 adjoint du Syntank le millénaire.
00:50:39 Bref, valeurs sûres qui vont nous éclairer, qui vont débattre et qui vont prendre part
00:50:45 à cette émission qu'on appelle "Les vraies voix".
00:50:47 - Oui, et puis bravo.
00:50:50 - Amen.
00:50:51 - Ça c'est fait.
00:50:52 - C'était beau, c'était beau.
00:50:54 - Et puis n'oubliez pas la question du jour qu'on vous pose pour notre débat de 18h30,
00:50:57 on vous la rappelle, journée mondiale de la jeunesse, la religion peut-être jouer un
00:51:00 rôle dans l'accompagnement de la jeunesse.
00:51:02 Vous dites oui à 72%, n'hésitez pas à continuer à aller voter.
00:51:06 Et puis surtout à réagir au 0826 300 300, puis tout de suite ça clique sur les réseaux.
00:51:11 - Les vraies voix Sud Radio, ça fait du clic sur les réseaux sociaux.
00:51:15 - Vous aimez bien quand je le dis en anglais ?
00:51:17 - Oui, je vibre.
00:51:18 - Allez, la disparition de Geneviève de Fontenay entraîne une pluie d'hommages, même chez
00:51:23 ceux avec qui elle était plutôt en froid a priori.
00:51:25 - Félix Mathieu.
00:51:26 - Une icône du patrimoine français, on n'était pas toujours d'accord, mais j'ai toujours eu
00:51:31 beaucoup de respect pour Geneviève, indique Sylvie Tellier.
00:51:34 - Pardon ?
00:51:35 - Sylvie Tellier, qui se souvient sans doute du centenaire du concours Miss France.
00:51:38 - Centenaire, ça ne pouvait convenir qu'à moi, pas à Sylvie Tellier.
00:51:42 Elle a volé ma vie, là, elle a volé.
00:51:44 Elle m'a volé quelque chose.
00:51:46 - T'as qu'y donner.
00:51:47 - Allez, elle est rancune, c'est comme tout, ça passe.
00:51:50 - Geneviève de Fontenay.
00:51:51 - Elle est follow quand même, c'est son hommage.
00:51:53 - Calmons-nous les vrais voix.
00:51:55 - Geneviève de Fontenay a su…
00:51:56 - Ok, je dis plus rien.
00:51:58 - C'est, l'heure est aux hommages, l'heure est aux hommages.
00:52:01 Geneviève de Fontenay a su mettre en avant les femmes, leur indépendance.
00:52:04 Elle a fait basculer le destin de nombreuses d'entre elles.
00:52:07 Salut d'un incommuniqué, la présidente de la société Miss France, Alexia Laroche-Joubert.
00:52:12 - On ne peut pas lutter contre la machine à fric de TF1 et d'Andemol.
00:52:17 - Voilà, Geneviève de Fontenay, elle avait son petit caractère, écrit Jean-Pierre Foucault.
00:52:22 Elle a tenu haut et fort son poste de patronne de Miss France, souligne celui qui justement
00:52:27 animait ses soirées d'élection de Miss France sur TF1 en sa compagnie.
00:52:31 Autre hommage, celui de la Première Ministre, femme de caractère, Geneviève de Fontenay
00:52:35 incarnait une vision de l'élégance, une certaine image de ce que devait être la France.
00:52:40 L'époque a changé, mais elle a su rester dans le cœur de nombreux Français, écrit Elisabeth Borne.
00:52:45 L'époque a changé, allusion sans doute à sa mise en examen en juin dernier pour injure
00:52:50 et incitation à la discrimination transphobe. Geneviève de Fontenay acceptait mal le nouveau
00:52:55 règlement qui notamment prend en compte le genre de l'état civil des candidats et non
00:52:59 plus leur sexe de naissance. En tout cas, vu ces nombreux désaccords avec d'anciennes
00:53:03 Miss, par exemple sur le sujet conflictuel des photos des nudés, le Gorafi ose cette
00:53:09 blague, conforément à ses dernières volontés. Les cendres de Geneviève de Fontenay seront
00:53:14 jetées au visage de Valérie Becq.
00:53:16 - C'est ce qu'on appelle un hommage rock'n'roll, mais peut-être qu'elle aurait aimé aussi.
00:53:21 - Je ne suis pas sûre.
00:53:22 - Vous étiez fan des vraies voix du personnage ?
00:53:25 - Vous étiez fan Mathieu Hoc ?
00:53:27 - Fan je ne sais pas, mais disons qu'elle incarnait une certaine idée du pays, une
00:53:30 certaine idée de l'élégance française. Elle a réussi à créer un concours qui est
00:53:35 devenu un concours populaire et qui a suscité l'intérêt des Français. Donc pour ça,
00:53:39 on peut y rendre hommage.
00:53:40 - Joseph Toudel, est-ce qu'elle aurait dû accepter les trans dans le concours Miss France
00:53:44 Joseph Toudel ?
00:53:45 - Elle fait ce qu'elle veut, enfin maintenant elle ne le fait plus, mais elle est libre de
00:53:48 penser ce qu'elle veut.
00:53:50 - Moi je ne peux plus tenir cette émission, je suis désolé.
00:53:54 - J'arrive Martin.
00:53:56 - C'était quoi déjà la question ?
00:53:59 - Est-ce qu'on aurait dû mettre des trans dans le concours de Miss France ?
00:54:01 - Non je ne pense pas, mais par contre, moi je garderais de cette personne, non pas l'image
00:54:07 ou le symbole de l'élégance à la française, parce que pour moi elle ne l'incarne pas trop,
00:54:12 désolé, mais plus comme un esprit déterminé.
00:54:17 Non mais c'est encore plus profond ce que je dis ! Je ne me focalise pas sur la paillette,
00:54:23 je vais dans la profondeur de l'esprit.
00:54:25 - Oui vous avez raison, allez autre sujet !
00:54:28 - Excusez-moi, une question, est-ce que quelqu'un veut dire quelque chose de salopissant ?
00:54:33 - Ce qui est intéressant, c'est qu'elle correspond à l'évolution de la société française.
00:54:38 Quand elle a lancé les Miss France, une partie de la société française considérait que
00:54:43 mettre des jeunes femmes en maillot de bain et les présenter devant tout le monde,
00:54:47 c'était vraiment de la déliquescence, etc.
00:54:50 Et puis la société évolue et elle devient la vieille réactionnaire.
00:54:53 C'est assez intéressant je trouve à observer.
00:54:56 - C'est très positif ! Allez autre sujet à propos des réseaux sociaux !
00:55:01 - S'il vous plaît un autre sujet !
00:55:03 - Pardon on va arrêter de rigoler sinon les auditeurs n'entendent plus rien.
00:55:06 - L'agence France Presse, arrêtez Frédéric Brindel !
00:55:09 L'agence France Presse assigne Twitter, rebaptisé X, en justice.
00:55:13 - La FP assigne le réseau social afin d'obtenir des éléments qui lui permettraient de négocier
00:55:19 une rémunération pour l'utilisation de ses contenus sur la plateforme, sur X.
00:55:23 L'agence France Presse regrette le refus manifeste de Twitter, tout récemment renommé X,
00:55:28 d'entrer en discussion pour mettre en oeuvre le droit voisin de la presse.
00:55:32 C'est ce qu'indique le communiqué de l'agence de presse.
00:55:35 Elle saisit donc aujourd'hui le tribunal judiciaire de Paris en référé, afin, je cite,
00:55:38 "qu'il soit enjoint à Twitter de lui communiquer conforément à la loi
00:55:42 l'ensemble des éléments nécessaires à l'évaluation de la rémunération qui lui est due".
00:55:46 Alors le droit voisin du droit d'auteur a été étendu aux plateformes numériques
00:55:50 en 2019 par une directive européenne.
00:55:52 En clair, il permet aux journaux, magazines, agences de presse de se faire rémunérer
00:55:56 lorsque leurs contenus sont réutilisés sur Internet par des grandes plateformes numériques,
00:56:00 souvent par exemple via des extraits d'articles associés à une photo qui vient d'eux.
00:56:05 Après une longue bataille judiciaire, plusieurs médias français, dont l'AFP,
00:56:08 ont obtenu à partir de 2021 une rémunération pour l'utilisation de leurs contenus auprès de Google.
00:56:13 Certains éditeurs sont aussi parvenus à un accord de licence
00:56:16 pour l'utilisation de leurs contenus avec Facebook.
00:56:19 Concernant Twitter, rien de tel. Alors en juillet, trois groupes de presse français,
00:56:22 déjà Le Monde, Le Figaro et Les Echos le Parisien,
00:56:24 avaient assigné en référé Twitter pour des raisons similaires.
00:56:27 Pour ce qui est de l'agence France Presse, des discussions avec Facebook sont en cours.
00:56:31 La négociation avec les autres plateformes, LinkedIn ou bien TikTok,
00:56:34 a été confiée à une société des droits voisins de la presse,
00:56:37 un organisme de gestion collective qui est chargé de collecter et de répartir
00:56:41 les sommes obtenues entre ses différents membres.
00:56:43 - Thierry, très intéressant. - Merci Frédéric.
00:56:45 - Suite au prochain épisode, parce que X, toute la...
00:56:47 - Ce que j'ai compris de ce que vous disiez. - Très très court, Joseph.
00:56:49 - Ce que disait Frédéric, c'est que le sujet, c'était des comptes nus sur X avec licence.
00:56:53 - Voilà. - C'est tout bon ?
00:56:54 - Oui, c'est bon. - Vous avez raison, c'était très court et très efficace.
00:56:57 - J'ai beaucoup aimé. - On est en pleine forme ce soir.
00:57:00 - Dans un instant, le tour de table, ça promet rien.
00:57:02 - 0826 300 300, le tour de table approche.
00:57:04 Donc vous pouvez nous appeler pour réagir et pour discuter, avec nos vraies voix évidemment.
00:57:08 Puis continuez surtout à voter sur Twitter.
00:57:11 On vous rappelle la question, journée mondiale de la jeunesse,
00:57:13 la religion peut-elle jouer un rôle dans l'accompagnement de cette dite jeunesse ?
00:57:17 A tout de suite.
00:57:18 Soudradio, c'est le 0826 300 300.
00:57:21 Si vous êtes en train de conduire, faites attention,
00:57:24 mais n'oubliez pas que vous pouvez nous écouter en toute sécurité sur notre application mobile.
00:57:27 - Oui, d'autant que pour écouter la radio, il n'y a pas besoin de prendre le téléphone.
00:57:30 - Voilà. - Donc, pas de problème en voiture.
00:57:32 - Qu'est-ce que c'est à 18h18 ?
00:57:34 - Ah, le tour de table. - Bravo !
00:57:36 - C'est partant pour un deuxième tour !
00:57:40 - Non, il faudrait sérieusement penser à grandir la table.
00:57:42 - Aventure, aventure !
00:57:44 - Le tour de table. - De l'actualité.
00:57:46 - Alors nos trois vraies voix ce soir, nous vous le rappelons,
00:57:48 sont Mathieu Hoque, Pierre-Yves Martin et Joseph Touvenel.
00:57:51 C'est à vous, Joseph Touvenel, hommage aux familles de nos soldats en mission à l'étranger,
00:57:55 comme les 1600 qui sont au Niger, d'ailleurs.
00:57:59 - Oui, parce qu'au Niger, tout peut basculer du jour au lendemain.
00:58:02 Sur nos théâtres d'opération, on a des soldats, des soldats qui meurent,
00:58:07 donc on a un pas, je pense, à ces consciences,
00:58:10 qu'ils sont toujours marqués.
00:58:13 Quand on a l'opération et quand on en sort, on fait quatre mois ou six mois,
00:58:17 donc on est marqué psychiquement, on est marqué souvent physiquement.
00:58:20 Quand on rentre en France, il y a un décalage qui s'est fait avec les familles,
00:58:27 il y a un décalage aussi pour les familles,
00:58:29 il y a notamment beaucoup de campagnes ou de femmes de militaires
00:58:34 qui ont été enceintes, qui ont accouché en l'absence de leur mari ou de leur compagnon.
00:58:38 C'est pas facile à vivre, il faut refaire les choses.
00:58:42 Il y a des enfants qui ont eu des joies scolaires, des joies sportives,
00:58:46 qui n'ont pas pu les partager avec leurs parents, leurs mères.
00:58:49 C'est moins fréquent, c'est souvent leur père.
00:58:53 Et je trouve qu'il faut qu'on pense à ce traumatisme, ces risques,
00:58:57 cette difficulté qu'ont les familles qui restent, les militaires évidemment,
00:59:01 mais aussi tous ceux qui restent à l'arrière.
00:59:03 Je leur dis merci parce qu'ils nous protègent,
00:59:05 ils sont au service de la nation, ils sont aux ordres de la nation.
00:59:08 Ils peuvent en mourir, mais de toute façon,
00:59:11 la tâche est toujours très difficile, notamment psychologiquement.
00:59:14 - Vous avez envie de réagir.
00:59:16 Je ne sais pas comment relancer ce très bel hommage, Mathieu.
00:59:19 - C'est un très très bel hommage.
00:59:21 Et puis pour le coup, je suis complètement en accord avec ce que vous dites.
00:59:25 Le pays a besoin de ces hommes et de ces femmes qui vont mourir
00:59:32 ou qui vont justement préserver les intérêts français
00:59:35 dans les régions du monde les plus à risque.
00:59:38 Vous avez raison de rappeler que la famille et l'entourage d'un point de vue plus global
00:59:42 comportent une dimension très importante pour ces personnes-là.
00:59:45 Moi j'en connais des personnes qui se destinent à ce type de carrière-là.
00:59:49 C'est tout à fait louable.
00:59:51 Et il faut rappeler quand même que tous les auditeurs,
00:59:53 c'est que ces personnes-là viennent se battre pour la France,
00:59:56 pour vaincre le totalitarisme islamique,
00:59:59 pour vaincre différents autres courants de pensée
01:00:02 qui ne correspondent pas à notre vision du monde universaliste.
01:00:05 - Pierre-Yves Martin.
01:00:06 - Pas facile à gérer au niveau psychologique, Pierre-Yves.
01:00:09 J'ai juste un exemple à vous donner.
01:00:11 Il y a un homme qui est militaire et il ne parle jamais de son travail.
01:00:15 Il n'avait jamais évoqué ce qu'il avait vécu.
01:00:17 Il a fait l'Afghanistan, il a fait le Mali, etc.
01:00:20 Puis un jour on a pris le temps d'en parler.
01:00:22 C'était quelques années après et tout est sorti.
01:00:25 Là aussi il y a un accompagnement psychologique de nos militaires,
01:00:28 Pierre-Yves Martin a assuré.
01:00:30 - En fait il y a un impact psychologique qui se fait en deux temps.
01:00:32 C'est pendant la situation militaire, pendant l'intervention
01:00:35 et puis après lorsqu'on revient dans la société "civile"
01:00:40 et comment on gère la relation qu'on a avec les autres.
01:00:43 Entre eux, c'est trop pénible pour moi d'en parler
01:00:47 et d'ouvrir la porte des émotions pour raconter ce que j'ai vécu ou ce que je vis.
01:00:51 Et en même temps la nécessité de continuer à vivre.
01:00:55 Je ne suis pas sûr qu'il y ait un accompagnement psychologique de premier plan
01:01:00 pour ces familles et pour ces militaires.
01:01:03 Je pense qu'on pourrait faire un petit peu mieux.
01:01:06 Je pensais notamment à ces français qui sont arrivés cette nuit du Niger.
01:01:14 Et en fait, juste ça, psychologiquement ça doit être un petit peu compliqué.
01:01:19 On s'éloigne un peu de votre sujet, pardonnez-moi.
01:01:21 Mais ça doit être un peu compliqué de se retrouver comme ça
01:01:23 avec un tee-shirt, un pantalon et c'est tout.
01:01:26 Avec tout à reconstruire, de l'incertitude, etc.
01:01:30 J'espère qu'il y a des cellules psychologiques
01:01:32 mais je n'ai pas entendu parler ce matin de cela en tout cas.
01:01:36 Les armées ont fait des gros problèmes là-dessus.
01:01:38 Quand quelqu'un revient d'OPEX, il y a un sas de décompression qui est organisé.
01:01:44 On ne rentre pas directement.
01:01:46 Il y a un suivi qui est effectué.
01:01:50 Après, rien n'est parfait.
01:01:52 Mais effectivement, vous avez raison, les populations civiles qui rentrent
01:01:55 elles sont laissées elles-mêmes bien souvent.
01:01:57 Je ne crois pas qu'il y ait vraiment un suivi là-dessus avec un traumatisme.
01:02:00 Je quitte un pays auquel j'étais forcément attaché quand j'y vivais.
01:02:04 Mathieu Hocq, votre thème c'est le jour du dépassement
01:02:07 pour une écologie du progrès aujourd'hui.
01:02:09 Je dis juste pour les auditeurs qu'on a un jour en moins sur le dépassement
01:02:14 en question justement de notre utilisation des ressources.
01:02:17 Donc c'est pas mal mais c'est très très peu
01:02:19 parce que je crois qu'il faudrait une vingtaine de jours par an, si j'ai bien compris
01:02:22 pour qu'on arrive à ne pas dépasser les 2 degrés et tout le toutime
01:02:27 dans les années qui viennent.
01:02:29 C'est à partir d'aujourd'hui.
01:02:31 C'est à partir d'aujourd'hui, à partir de ce soir.
01:02:32 C'est-à-dire qu'en fait, aujourd'hui marque le jour du dépassement pour la planète.
01:02:35 C'est-à-dire que ce soir, l'humanité aura épuisé toutes les ressources renouvelables
01:02:40 que la Terre a à offrir pendant une année.
01:02:42 Et là-dessus, ça veut dire qu'on est en août et non pas en décembre.
01:02:47 Donc ça veut dire qu'on surconsomme trop les ressources.
01:02:50 Et ça se traduit du coup en conséquence sur les gens avec deux points.
01:02:55 C'est le réchauffement climatique avec le scénario de 2 degrés
01:02:57 qui se confirme d'ici 2050.
01:02:59 Et le deuxième point, c'est sur la perte de la biodiversité
01:03:04 puisqu'on a plus d'un million d'espèces du vivant qui risquent de disparaître.
01:03:08 Après, face à cela, il y a beaucoup de gens qui utilisent ce jour du dépassement
01:03:11 qui est devenu un peu un jour marketing,
01:03:14 qui permet de faire un peu de l'écologisme, notamment écologisme punitif,
01:03:19 et qui viennent nous expliquer qu'il faut du coup de la décroissance
01:03:22 et que donc de fait, il faut réduire drastiquement nos capacités de production
01:03:26 pour pouvoir repousser ce jour du dépassement le plus loin possible.
01:03:31 Or, nous nous pensons qu'effectivement, il faut plutôt renaître avec une écologie du progrès,
01:03:34 c'est-à-dire une écologie qui n'ajoute pas une crise économique aux crises environnementales
01:03:39 pour pouvoir justement, par le progrès, par les avancées scientifiques,
01:03:43 par les progrès technologiques, aller de l'avant et pouvoir surmonter l'ensemble des défis environnementaux.
01:03:47 - Quand vous dites "nous nous pensons", c'est bien sûr le think tank, le millénaire que vous représentez.
01:03:51 - Tout à fait.
01:03:52 - Joseph Touvenel, on sait que cette date est variable aussi en fonction des pays.
01:03:57 On sait que la France, je crois que c'est le mois de mai, et que d'autres sont avant, d'autres sont après.
01:04:01 Donc c'est compliqué de se positionner sur le global comme ça, justement.
01:04:04 - Et puis on sait aussi qu'on voudrait bien voir comment c'est calculé.
01:04:07 - Il paraît que c'est de mieux en mieux calculé, et que c'est pour ça qu'on a un jour de...
01:04:11 - J'adore ces démonstrations scientifiques.
01:04:14 Alors aujourd'hui, c'est quasiment 12h48,
01:04:18 et quand on essaye de savoir "mais vous calculez comment, quels sont vos critères, quels sont..."
01:04:22 Oui, alors c'est pas exactement ça, mais quand même...
01:04:25 Alors, moi je suis d'accord avec Mathieu, faisons attention à la planète, à l'environnement,
01:04:30 c'est du bon sens.
01:04:33 Arrêtons la surconsommation pour rien,
01:04:37 c'est du bon sens aussi.
01:04:39 C'est ce que faisait très bien...
01:04:41 Par exemple, je viens de Fontenay, quand elle était à un dîner,
01:04:44 elle terminait le dîner, il y avait du pain, elle prenait le pain,
01:04:50 elle le mettait dans son sac,
01:04:52 et elle disait "mais parce que moi on m'a appris, on laisse jamais se perdre du pain,
01:04:57 et je le mangerai demain mon petit déjeuner".
01:04:59 C'était l'ancienne France.
01:05:01 Et bien après tout, on en revient à ces gestes qui sont pas...
01:05:04 - Les feuilles, si on a utilisé des feuilles, on peut les récupérer de l'autre côté aussi.
01:05:09 - C'est ce que vous faites vous.
01:05:11 - Moi je fais ça à chaque fois.
01:05:12 - Après il y a cette espèce d'anti-science, alors que moi je suis pas du tout un scientiste,
01:05:16 mais je note que la science, rien n'est figé.
01:05:19 On invente, on évolue, on a un problème,
01:05:22 généralement on arrive à le résoudre, plus ou moins rapidement,
01:05:26 et là il n'y a aucune confiance.
01:05:28 On se dit "mais les choses sont figées", et donc on fait des démonstrations mathématiques,
01:05:32 comme ce savant anglais au 19ème siècle qui avait fait un calcul superbe,
01:05:36 oui au 19ème siècle qui avait fait un calcul superbe,
01:05:38 c'était qu'à Londres, vu l'augmentation de la population,
01:05:42 et notamment des déplacements avec la traction à cheval,
01:05:45 il avait calculé que dans les années 20, on pourrait plus circuler à Londres,
01:05:48 parce qu'il y aurait une masse de crottins telle que c'était impossible.
01:05:51 Sauf qu'on a inventé l'automobile.
01:05:53 - Bon.
01:05:54 - Comment assurer derrière ce plaidoyer, Pierre-Yves Martin ?
01:05:58 - Je sais pas ça, mis à part le faire le petit rigolo, je ne sais pas trop ce que je pourrais faire.
01:06:03 Non, mais en fait, moi je suis un peu ennuyé parce que
01:06:08 j'ai pas une conscience écologique aussi développée que les nouvelles générations, en tout cas.
01:06:16 Je pense pas être un mauvais bougre,
01:06:18 mais c'est pour ça que du coup votre propos sur le bon sens,
01:06:23 peut-être revenir à deux, trois trucs de bon sens,
01:06:25 et pas non plus électriser toutes les démarches...
01:06:31 - Et puis, Mathieu a parlé d'écologie punitive, je crois que ça c'est vraiment un point central de la réflexion.
01:06:36 - Et bien merci à vous trois, et merci Mathieu pour ce thème.
01:06:40 Dans quelques instants, vous les auditeurs de Sud Radio, vous le savez,
01:06:44 à 18h30 précis, c'est le coup de projecteur des vraies voix, si on arrive à être pile à l'heure.
01:06:47 Donc je vais me dépêcher pour des annoncés.
01:06:50 On vous rappelle tout de même la question qu'on peut sur X Twitter,
01:06:53 journée mondiale de la jeunesse, la religion peut-elle jouer un rôle dans l'accompagnement de cette jeunesse justement ?
01:06:58 Vous appelez au 0800 26 300 300 pour réagir, Sud Radio c'est votre radio, restez à l'écoute.
01:07:04 Les vraies voix de l'été Sud Radio, 17h20, Frédéric Brindel, Judith Beller.
01:07:10 - Et je vais vous la faire à chaque fois Frédéric Brindel, qu'est-ce que c'est à 18h30 ?
01:07:13 - Ah là, là, là, ça va débattre, c'est le coup de projecteur.
01:07:16 - Bravo ! Allez c'est parti !
01:07:17 Les vraies voix Sud Radio, le coup de projecteur des vraies voix.
01:07:21 - Et oui, c'est bien ça, le coup de projecteur des vraies voix, c'est à 18h30,
01:07:24 si vous avez des questions, si vous souhaitez partager avec nous et avec nos vraies voix,
01:07:27 le standard de Sud Radio c'est le 0800 26 300 300 et l'excellent Zach est là pour vous répondre.
01:07:32 Et puis nos vraies voix sont toujours là, Pierre-Yves Martin qui est consultant,
01:07:35 Joseph Touvenel, directeur de la rédaction de Capital Social et secrétaire confédéral de la CFTC,
01:07:40 Mathieu Hoque, secrétaire général adjoint du Think Tank le millénaire.
01:07:43 Et puis c'est parti pour une petite mise en contexte.
01:07:46 - Les jeunes catholiques de tous les continents, dont 45 000 français,
01:07:51 se rassemblent cette semaine à Lisbonne au Portugal.
01:07:54 Cette journée marque l'arrivée aujourd'hui donc, sur place du pape François, dont la mission sera scrutée.
01:08:00 Il devrait aborder les thèmes chers à cette génération, tels que le réchauffement climatique,
01:08:04 l'usage des réseaux sociaux, mais aussi la délicate question des violences sexuelles sur mineurs au sein d'une église catholique.
01:08:11 La religion séduit-elle notre jeunesse à en croire cette mobilisation ?
01:08:18 Peut-être, oui, mais en tout cas nous posons la question.
01:08:20 Le christianisme, l'islam, le judaïsme, le bouddhisme jouent un rôle plus ou moins actif dans la société ?
01:08:27 Aussi nous vous posons cette question.
01:08:29 La religion peut-elle jouer un rôle dans l'accompagnement de la jeunesse ?
01:08:34 Quelle est la tendance pour l'instant ?
01:08:36 - La tendance des auditeurs de Sud Radio c'est oui à 72%.
01:08:40 - Bon, nous accueillons Anthony Boussmar, qui est coprésident de l'Union Bouddhiste de France.
01:08:47 Anthony Boussmar va dans un instant nous éclairer, mais avant, un message, Judith, qui tourne.
01:08:55 - Oui, il y a un message qui tourne actuellement sur tous les réseaux sociaux.
01:08:58 Il a été posté par le footballeur français champion du monde Olivier Giroud.
01:09:02 Il s'adresse aux jeunes catholiques présents en journée mondiale de la jeunesse.
01:09:06 On sait qu'il est très féru et plein de foi, Olivier Giroud.
01:09:09 - Écoutons-le.
01:09:10 - Salut à tous, c'est Olivier Giroud.
01:09:12 Alors voilà, vous êtes arrivés à Lisbonne pour ces JMJ.
01:09:15 Je vous promets d'être des jours magnifiques avec des jeunes qui viennent du monde entier.
01:09:19 Je ne peux pas être physiquement présent avec vous, mais je pense beaucoup à vous.
01:09:23 40 000 Français réunis par la foi en Jésus.
01:09:25 Que vous êtes beaux, vous qui annoncez la bonne nouvelle.
01:09:29 Vous êtes un signe d'espérance, une chose que je sais et qui est sûre.
01:09:33 Dieu vous attend et il veut parler à chacun de vous.
01:09:36 N'ayez pas peur de l'écouter et de lui parler, donc de prier.
01:09:41 - C'est impressionnant.
01:09:43 On peut peut-être préciser d'ailleurs sur la vidéo qu'il porte une croix.
01:09:47 C'est un message très religieux de la part d'Olivier Giroud,
01:09:52 rappelons-le, l'avance entre l'équipe de France.
01:09:55 Avant d'aller voir Anthony Boussmar, le coprésident de l'Union Bouddhiste de France,
01:09:59 peut-être un tour avec nos vrais voix ?
01:10:01 - Oui, bien sûr.
01:10:02 Mathieu Hocq, est-ce que cette religion catholique aujourd'hui
01:10:05 pense qu'elle peut jouer un vrai rôle dans l'accompagnement
01:10:08 même de cette jeunesse défavorisée dont on entend beaucoup parler en ce moment ?
01:10:11 - Tout à fait.
01:10:13 Je le pense tout à fait dans la mesure où on a aussi atteint
01:10:16 un point de déchristianisation du pays qui est vraiment
01:10:19 au plus bas depuis l'histoire de France.
01:10:23 Moi j'ai un chiffre qui me parle beaucoup,
01:10:26 enfin qui m'a sensibilisé, c'est que
01:10:28 dans les années 60, il y avait encore 30 à 40 millions de Français
01:10:31 qui allaient à la messe tous les dimanches,
01:10:33 alors qu'aujourd'hui c'est 2 millions à peine de Français qui vont à la messe.
01:10:37 C'est-à-dire que les jeunes générations, et les moins jeunes aussi,
01:10:40 se sont détournés de la religion.
01:10:42 Or par contre, on voit qu'au début du XXIe siècle,
01:10:45 le renouveau du fait religieux, ce qu'avait prédit André Malraux,
01:10:48 que le XXIe siècle serait religieux ou ne serait pas,
01:10:51 est à l'œuvre, spirituel, effectivement,
01:10:54 est à l'œuvre et pour ce faire, du coup,
01:10:57 les différents catholiques pratiquent la religion davantage.
01:11:03 Et là-dessus, je pense que c'est un point qui est important,
01:11:06 parce que ça permet de favoriser le lien social,
01:11:08 l'engagement, l'amour entre les gens, donc je trouve que c'est plutôt positif.
01:11:11 Par contre, au niveau de la nation, de l'État, c'est pas suffisant,
01:11:14 il faut aller vers d'autres formes aussi d'engagement.
01:11:17 Il y a une initiative du président de la République,
01:11:19 à laquelle je crois pour le coup, qui est mal faite,
01:11:21 mais qui devrait être développée, c'est le SNU,
01:11:23 Service National Universel, qui permet aussi,
01:11:26 s'il est vraiment universel, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui,
01:11:28 il est basé uniquement sur la base du volontariat,
01:11:30 permettrait à chaque jeune de pouvoir renouer
01:11:33 avec une source d'engagement au-delà de la religion,
01:11:36 au-delà du privé, mais au niveau de la nation.
01:11:39 - Joseph Touvenel, ce désamour que constate effectivement Mathieu Hoque,
01:11:43 et qu'on constate tous pour la religion catholique,
01:11:45 est-ce que votre avis, c'est pas aussi à cause de toutes les histoires
01:11:48 dont on a entendu parler de prêtres pédophiles, tout simplement ?
01:11:51 - Alors, ce qui est très intéressant pour les JMJ,
01:11:54 les jeunes français qui y vont, ils sont un peu plus de 40 000,
01:11:57 41 000 je crois, de la mienne filiale.
01:11:59 - Alors oui, il y avait un chiffre de 41 000 et 45 000, voilà.
01:12:03 - Eux, quand ils sont interrogés, ils ne s'intéressent pas du tout
01:12:09 au fonctionnement interne de l'Église institution humaine.
01:12:12 C'est pas leur truc.
01:12:14 Ils condamnent évidemment ce qui a pu se passer avec les horreurs,
01:12:18 qui sont condamnables au sein de l'Église ou ailleurs,
01:12:20 parce qu'il n'y a pas qu'au sein de l'Église, mais ça n'excuse rien.
01:12:23 C'est-à-dire, à mon sens, moi qui suis catholique, encore plus grave
01:12:26 quand ce sont des gens d'Église à qui on doit avoir une totale confiance.
01:12:30 Eux disent "non, ce qui nous intéresse, c'est se retrouver
01:12:36 dans des périodes à la fois de joie, de solidarité,
01:12:40 entre jeunes de tous les continents, pour les JMJ,
01:12:42 et en même temps des périodes de silence, de paix, d'adoration.
01:12:47 59% de ces jeunes français voient l'Église comme un phare
01:12:51 qui montre le chemin dans les ténèbres.
01:12:53 Et ça, je trouve ça très beau et très intéressant.
01:12:55 Et sur la pratique, ce que disait Mathieu est tout à fait exact.
01:12:58 Et dans le même temps, pour les jeunes qui vont aux JMJ,
01:13:01 24% nous disent qu'ils vont à la messe tous les jours ou presque,
01:13:05 pas une fois par semaine.
01:13:07 Et en 2011, il n'était que 6%.
01:13:09 C'est-à-dire qu'on voit qu'il y a une minorité chrétienne et catholique
01:13:14 qui ressort dans les nouvelles générations,
01:13:17 qui est de plus en plus attachée aux fondamentaux de l'Église.
01:13:20 On l'a vu avec le pèlerinage de Chartres, qui a surpris tout le monde.
01:13:24 On le voit avec le JMJ quand ils nous disent
01:13:26 qu'ils sont 24% allés à la messe tous les jours.
01:13:29 Moi, je dois avouer que je vais à la messe, mais pas tous les jours.
01:13:31 - Revenons à notre question.
01:13:33 Est-ce que, finalement, cette religion peut accompagner notre jeunesse ?
01:13:37 - Pierre-Yves Martin, pour recevoir la lumière de Dieu.
01:13:40 - Je suis là !
01:13:42 On pensait à vous, justement.
01:13:44 - Il n'y a pas de moyen.
01:13:46 On a justement notre invité, qu'on va faire réagir juste après,
01:13:48 Anthony Boussmar.
01:13:50 On vous entend quand vous réagissez à l'antenne, cher Mathieu.
01:13:52 Donc on va refaire un tour.
01:13:54 On va en parler avec Anthony Boussmar, qui lui, est bouddhiste.
01:13:56 Mais bon, il y a le bouddhisme, il y a effectivement les religions en général.
01:13:59 Il y a aussi la République, qui a ce rôle de matrice,
01:14:04 qui est là aussi pour aider, mettre dans la lumière
01:14:08 ces jeunes citoyens, etc.
01:14:10 Même si ce n'est pas toujours le cas, finalement.
01:14:12 Est-ce que la religiosité, c'est toujours une solution ?
01:14:14 - Je pense qu'en fait, tout dépend, par religion,
01:14:18 tout dépend du cycle de maturité et de développement de la dite religion.
01:14:23 Par exemple, le catholicisme, on ne peut pas dire,
01:14:27 en tout cas en Europe, on ne peut pas dire que ça soit une force
01:14:30 en ascension auprès des différentes populations.
01:14:36 On ne peut pas dire que ça soit une organisation agile
01:14:40 qui se réinvente et qui appréhende l'avenir différemment, etc.
01:14:44 - Même s'il y a du monde à Lisbonne aujourd'hui.
01:14:46 - Et s'ils ont fait tomber la dictature soviétique sur la moitié de l'ordre ?
01:14:50 - Oui, c'était en 89.
01:14:53 - Oui d'accord, ce n'est pas si vieux dans l'histoire.
01:14:55 - Je dis juste...
01:14:57 - Attendez, laissez terminer ce que vous faites.
01:14:59 - La foi religieuse...
01:15:00 - Joseph Touvenel, est-ce qu'on peut laisser Pierre-Emmanuel Martin
01:15:02 terminer ce qu'il est en train de dire ?
01:15:03 - Je veux souligner que c'est dans la paix.
01:15:04 - Oui, mais vous allez pouvoir le faire après.
01:15:05 Allez-y Pierre-Emmanuel Martin, on vous écoute.
01:15:07 - Non, non, je veux juste dire que, en fait, sur ces éléments-là,
01:15:11 sur cette situation-là, en tout cas en France et en Europe occidentale,
01:15:14 aujourd'hui, il y a des religions qui sont plus exposées et plus lisibles que d'autres.
01:15:24 Et que du coup, ces religions-là ont peut-être un rôle à jouer,
01:15:27 ou jouent déjà un rôle.
01:15:29 Mais je ne suis pas persuadé que la religion...
01:15:31 Nous, on a quand même un sujet, c'est qu'on est dans un environnement laïc.
01:15:36 Et d'ailleurs, c'était un des sujets des Vraies Voix il y a quelques semaines.
01:15:40 Et donc du coup, il y a aussi une équation à prendre en compte
01:15:43 par rapport à ce principe de laïcité auquel chacun tient.
01:15:47 - Alors, nous sommes donc avec Anthony Boussmar,
01:15:49 qui est coprésident de l'Union Bouddhiste de France.
01:15:51 Anthony Boussmar, vous avez, avec vos confrères des différentes religions présentes en France,
01:15:58 joué un rôle dernièrement, on en parlait en rentaine, sur les fameuses émeutes.
01:16:04 Il y a eu un communiqué et les religions ont souhaité, à cette occasion,
01:16:09 accompagner les jeunes appelés au calme.
01:16:11 Qu'en s'agissait-il exactement ?
01:16:13 - Alors déjà, bonsoir et merci de m'avoir invité.
01:16:17 - Bonsoir, bienvenue.
01:16:18 - Je suis ravi de pouvoir intervenir dans votre émission.
01:16:22 D'abord, pour répondre déjà à la question, je suis à 100% convaincu
01:16:26 que les religions ont leur rôle à jouer dans la société,
01:16:30 et pas uniquement vis-à-vis des jeunes,
01:16:32 mais d'une manière générale, vis-à-vis de toute la société.
01:16:37 Par rapport à votre lancement, oui, effectivement,
01:16:44 nous avons tous, responsables des cultes en France,
01:16:49 qui sommes réunis dans cette structure informelle
01:16:53 que l'on a appelée la conférence des responsables des cultes de France, la CRCF.
01:16:58 Nous avons, le 30 juin, publié un communiqué appelant, en fait, à la paix.
01:17:06 - Et ça, ça concerne les six grandes religions présentes en France,
01:17:11 donc l'islam, le judaïsme, le christianisme, le bouddhisme, etc.
01:17:15 - Tout à fait. Nous nous réunissons régulièrement,
01:17:20 plus quand l'actualité l'impose,
01:17:24 mais par rapport à tous les faits de société actuels,
01:17:27 tous les débats de société,
01:17:29 que ce soit la fin de vie, que ce soit la bioéthique,
01:17:32 que ce soit, là en l'occurrence,
01:17:36 les violences et les émeutes dans ce que l'on appelle les quartiers ou les territoires.
01:17:44 Et je suis convaincu que nous avons, tous, responsables religieux,
01:17:49 notre part à jouer.
01:17:51 Nous sommes des religieux, nous sommes également des citoyens,
01:17:54 et à ce titre, nous avons un lien également particulier
01:17:59 avec tous les composants de la société.
01:18:01 - Les auditeurs de Sud Radio, 0826-300-300,
01:18:04 vous réagissez à ce que disent nos invités et nos vrais voix.
01:18:07 - Et d'ailleurs, on a Olivier qui nous appelle de Bordeaux, qui est toujours là.
01:18:11 - Je suis toujours là.
01:18:13 - Olivier, selon vous, est-ce qu'on peut être citoyen et très religieux ?
01:18:17 - Citoyen et très religieux ? Oui, bien sûr.
01:18:21 En fait, ça dépend aussi comment on approche la religion.
01:18:24 La religion, il faut quand même dire aussi les choses,
01:18:27 c'est aussi un refuge, parce qu'on a une société qui est violente,
01:18:30 et qui ne permet pas à vivre ensemble digne de notre République.
01:18:33 Au départ, il faut faire ce constat, il y a beaucoup de gens qui vont en religion aussi,
01:18:37 parce qu'ils ne retrouvent pas dans la République
01:18:40 un certain nombre de choses qu'ils devraient retrouver.
01:18:43 Donc si la religion peut offrir ça à ce moment-là, moi je ne suis pas contre.
01:18:48 Mais la religion, elle accompagne, mais elle endoctrine aussi.
01:18:52 Le religieux, il cherche aussi à influencer des sujets citoyens.
01:18:56 - C'est une question d'actualité dans les banlieues, rappelons-le,
01:19:00 avec une religion qui est mise en cause de par son investissement politique,
01:19:04 qui est l'islam en l'occurrence.
01:19:07 - Oui, l'avortement c'est les cathos, après chacun ses cheveux de bataille.
01:19:11 Et c'est là où je vous dis justement, qu'à un moment donné,
01:19:15 ça devrait être du registre du privé, la spiritualité, moi je suis contre.
01:19:19 Si les gens veulent se réunir et fêter entre eux, ça ne me pose aucun souci.
01:19:24 Par contre, je pense que nous, on devrait être capables aussi, la République,
01:19:28 d'offrir ça au niveau des citoyens.
01:19:31 Et ça, c'est quelque chose qu'on ne sait plus faire.
01:19:33 Et pourtant, c'est une ferveur qui date de la Révolution française.
01:19:37 On plantait des arbres de la liberté, on faisait des fêtes pour les nouveaux citoyens.
01:19:41 Parce que "citoyens" voulait dire quelque chose à ce moment-là,
01:19:44 on était passé de sujet à citoyen.
01:19:46 Donc les gens avaient conscience de ce que voulait dire la citoyenneté.
01:19:49 Aujourd'hui, la citoyenneté, malheureusement, les gens ne la connaissent plus.
01:19:54 Donc il y a une perte de repères, et il y a aussi une fuite vers le religieux psychothérapeute.
01:19:59 Donc je pense qu'il ne faut pas se méprendre aussi sur l'analyse du fait religieux.
01:20:04 - Merci Olivier.
01:20:05 Mathioc, je voudrais que vous nous donniez votre définition de la laïcité,
01:20:09 pour qu'on comprenne comment la religion s'insère dans la République française.
01:20:13 - La laïcité, c'est la loi 1905, donc en fait c'est la séparation des églises,
01:20:18 pas non, que de l'église catholique, des églises et de l'État.
01:20:21 Et donc à ce titre-là, en tant qu'individu, on a bien évidemment le droit de pratiquer notre foi
01:20:27 dans l'espace privé, mais dès lors qu'on arrive vis-à-vis des autres personnes
01:20:32 dans l'espace public, au niveau de l'État, on doit effectivement se plier à cette règle commune.
01:20:41 - Mais beaucoup de religions jouent un rôle auprès des jeunes.
01:20:46 On a parlé des catholiques, juste peut-être pour Anthony Boussmar,
01:20:50 vous, vous avez une démarche particulière concernant les jeunes dans la religion du bouddhisme.
01:20:55 - Oui, alors je voudrais quand même apporter ma pierre à la notion de laïcité,
01:21:01 puisque j'ai l'impression quand même qu'il y a souvent un malentendu au niveau de cette laïcité.
01:21:07 La laïcité, c'est effectivement la séparation des églises et des États,
01:21:11 mais ce n'est pas la négation des religions.
01:21:15 Et autant, effectivement, dans la loi de 1905, il est spécifié que la croyance,
01:21:24 et pas la religion, c'est la croyance, doit rester dans la sphère de l'intime, du privé,
01:21:30 autant dans la loi également, il est également dit qu'elle peut s'exprimer dans l'espace public
01:21:36 à condition de ne pas troubler l'ordre public.
01:21:40 Voilà, donc ça c'était peut-être une précision nécessaire à apporter.
01:21:44 Le bouddhisme est neuf en fait, dans notre pays, c'est les années 60.
01:21:50 Donc c'est présent dans notre pays depuis les années 60,
01:21:56 toujours en phase de développement.
01:21:59 Par rapport aux jeunes, on va pas...
01:22:04 - Vous n'avez pas une politique, pardonnez-moi, mais appelons un chat un chat aussi quand même,
01:22:09 vous n'avez pas une stratégie de développement par rapport à la jeunesse ?
01:22:14 - Il n'y a aucune veilléité de convaincre, de convertir qui que ce soit.
01:22:21 D'ailleurs, nous avons plein de représentants d'autres traditions spirituelles
01:22:27 qui viennent assister à des harcèlements, que ce soit des catholiques, des juifs,
01:22:31 des musulmans un petit peu moins, mais il y en a aussi.
01:22:34 Et ils viennent prendre ce qui peut leur apporter quelque chose à un instant T,
01:22:41 et après peuvent très bien retourner dans leur tradition sans que ça pose au moins de problèmes.
01:22:47 Le Dalai Lama d'ailleurs le dit, si vous avez une tradition spirituelle qui vous est déjà propre,
01:22:52 aucune raison de vous convertir, vous avez déjà tout ce qu'il faut.
01:22:55 Par contre, si des outils proposés par le bouddhisme peuvent apporter quelque chose,
01:23:00 dans ce cas-là, utilisez-les et tout va très bien.
01:23:04 Donc aucune veilléité de convertir qui que ce soit, aucune démarche prosélite,
01:23:10 et donc à fortiori aucune démarche à destination particulièrement de la jeunesse.
01:23:14 Si la jeunesse est intéressée, elle vient.
01:23:18 Il est vrai que pour l'instant, c'est quand même plutôt une démarche
01:23:22 que l'on retrouve chez des personnes adultes qui ont déjà un certain vécu.
01:23:28 Et qui sont au cadre d'une autre spiritualité, effectivement.
01:23:31 - Joseph Touvenel, ce dont on entend parler aussi, c'est du prosélitisme,
01:23:36 dans la bouche d'Anthony Boussmar, sur les trois grands monothéismes,
01:23:39 il y en a deux qui sont très clairement prosélites, la chrétienté et l'islam,
01:23:43 ce qui n'est pas du tout le cas dans la religion juive, puisque c'est très compliqué de se convertir.
01:23:47 Donc finalement, être prosélite en république, est-ce que ça ne pose pas problème quand même ?
01:23:51 - Premier point, la laïcité. Je vais revenir à la définition de celui qui l'a inventé
01:23:55 il y a un peu plus de 2000 ans, il s'appelle Jésus-Christ.
01:23:58 "Rendre à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu."
01:24:01 Donc la laïcité, c'est une invention chrétienne.
01:24:04 Ça a changé la face du monde. Sauf si quelqu'un peut me dire que dans l'ensemble
01:24:08 des populations mondiales avant, quelqu'un avait séparé le spirituel du temporel.
01:24:14 Je ne crois pas. Et toute la chrétienté se bâtit, avec des erreurs aussi,
01:24:19 parce que c'est humain, toute la chrétienté se bâtit là-dessus,
01:24:23 en affirmant aussi quelque chose, "tu es un autre moi-même,
01:24:27 et chaque être humain est un être sacré."
01:24:29 Ça aussi c'est nouveau. C'est nouveau d'affirmer l'égalité totale
01:24:33 des uns et des autres, quelle que soit notre origine,
01:24:37 et ça c'est une vraie force, et bien ça, cette force-là,
01:24:41 je pense qu'il est bon de pouvoir la partager avec tout le monde, y compris avec des jeunes.
01:24:44 On peut appeler ça du prosélytisme, et ce que je trouve bien, j'ai envie de le partager.
01:24:48 - Ce qui est pas mal, c'est quand ça devient de l'ocuménisme aussi.
01:24:50 - Est-ce que vous pouvez répondre à la question, est-ce que c'est pas compliqué d'être prosélyte en République quand même, Jonathan ?
01:24:54 - Je sais pas ce que ça veut dire, être prosélyte.
01:24:55 - Ben, prosélyte, c'est vouloir convertir les autres à sa propre religion.
01:24:57 - Est-ce que je le suis à ce moment-là, aujourd'hui ?
01:24:59 - A priori un petit peu, pour moi, mais...
01:25:01 - Bon, ben alors, c'est pas mal.
01:25:03 - Pierre-Yves Martin, Pierre-Yves Martin.
01:25:05 - Pourquoi vous montrez les doigts comme ça ?
01:25:06 - Parce que pour bien vous faire comprendre que c'est à vous que je m'adresse.
01:25:09 - Ah d'accord !
01:25:10 - Parce qu'il avait pas compris.
01:25:11 - Le monsieur te dit d'intervenir.
01:25:13 - Parce que Pierre-Yves Martin était un peu loin de la chaise.
01:25:15 - Du micro, vous voulez dire.
01:25:17 - Ben du coup, il y a plein de questions, alors je prends quelles questions ?
01:25:22 - Prenez celle qui vous tient à cœur, à savoir sur l'histoire de la République et du prosélytisme.
01:25:27 - Oui, est-ce qu'on peut être prosélyte en République ?
01:25:29 - Ben, je pense qu'on l'est, naturellement.
01:25:33 - Après, ça dépend des personnalités, mais il y a effectivement une sensibilité par rapport aux religions.
01:25:39 - Mais aujourd'hui, chacun donne son avis, chacun veut embarquer, chacun veut convaincre.
01:25:45 - Il y a quand même un enjeu de vouloir partager ses convictions et d'avancer par rapport à ça.
01:25:52 - À la différence près, je distinguerais l'univers de l'école et l'univers du reste de la République.
01:26:01 - Je trouve que pour moi, le vrai sujet, il n'est pas sur les trottoirs, il n'est pas dans la rue de tous les jours.
01:26:07 - Le vrai sujet, il est dans l'école.
01:26:08 - Et donc, le point d'attention, il est par rapport à ça, pour faire en sorte que nos jeunes têtes pensantes puissent s'épanouir et grandir intelligemment et avec justesse.
01:26:19 - Et vous ne vouliez pas répondre, en plus, parce que c'était génial, de ce que vous venez de dire.
01:26:23 - Comme quoi, on ne peut jamais désespérer.
01:26:26 - Vous ne nous décevez jamais, Pierre-Yves Martin.
01:26:28 - Mon cher Frédéric.
01:26:29 - Merci beaucoup.
01:26:30 - Merci, Anthony Boussmarck, au président de l'Union Bouddhiste de France.
01:26:34 - Donc, on est d'accord, les auditeurs de Sud Radio disent non ?
01:26:38 - Les auditeurs de Sud Radio, ils pensent que si, si, ils pensent que la religion peut aider, peut accompagner notre jeunesse.
01:26:46 - Ils disent oui à 73%, mon cher Frédéric.
01:26:48 - Voilà, mais c'était très intéressant de vous écouter tous les deux.
01:26:50 - Est-ce que je peux ajouter juste quelque chose ?
01:26:52 - En 10 secondes, Anthony.
01:26:53 - En 10 secondes, la preuve que les religions ont leur rôle à jouer, c'est que pendant la période de confinement,
01:26:59 s'il y a bien une orientation vers laquelle se sont dirigés les personnes pour trouver un soutien à ce phénomène tout à fait inexplicable et inexpliqué à l'époque,
01:27:09 c'est la religion.
01:27:11 - Allez, ce sera le mot de la fin.
01:27:12 - Merci.
01:27:13 - Merci beaucoup.
01:27:14 - Vous restez avec nous, les vrais voix, et vous restez avec nous, vous, auditeurs de Sud Radio, parce qu'on va faire du bonheur.
01:27:19 - Ah oui, c'est les 5 minutes de bonheur.
01:27:21 - 0800 26 300 300. N'hésitez pas à nous appeler à tout de suite.
01:27:25 - Vraies voix de l'été Sud Radio, 17h20, Frédéric Brindel, Judith Belaire.
01:27:30 - Va chercher bonheur, Frédéric.
01:27:33 - Je vais la faire à chaque fois, je l'adore.
01:27:35 - Je suis content qu'on ait choisi ce terme pour cette rubrique de 18h50 de votre rendez-vous de 18h50,
01:27:42 précisément consacré à ces moments privilégiés de l'été.
01:27:45 S'il y a une activité qui reprend de plus belle en cet été Mossade, c'est bien le cinéma.
01:27:50 Un 7ème art porté par des films à succès du quasi jamais vu à cette époque de l'année.
01:27:55 Voici les actualités heureuses de ce début août qui nous amène ce soir dans les salles sombres.
01:28:00 - C'est subjectif la comédie, Meuret.
01:28:03 - Imaginons un instant que vous soyez un homme malhonnête.
01:28:05 - Imaginons.
01:28:06 - Dans certaines circonstances, un producteur pourrait gagner plus d'argent avec un four qu'avec un succès.
01:28:10 - C'est décidé, je vais devenir franc.
01:28:13 - Et je crois avoir trouvé alors qu'il est le secret de mon bonheur.
01:28:17 - Une vie tranquille et retirée du monde à la campagne.
01:28:20 - J'ai le repos, la nature, les livres, la musique.
01:28:24 - Et on reçoit Fred Cavaillé, le réalisateur.
01:28:27 - Bonsoir Fred, bienvenue.
01:28:29 - Oui merci beaucoup, bonsoir Judith.
01:28:31 - Bonsoir, bienvenue Fred, très joli prénom.
01:28:33 - Oui, oui, tout à fait.
01:28:36 - Alors Fred, un petit point pour nos auditeurs quand même.
01:28:39 - Vous avez fait votre premier long-métrage en 2008 qui a cartonné, c'était pour elle.
01:28:43 - C'était un thriller avec Vincent Ladon et Diane Kruger.
01:28:45 - Vous avez fait "A bout portant" mais "À coule pas" avec Vincent Ladon et Gilles Lelouch.
01:28:49 - Vous avez aussi fait de la comédie "Radin" avec Danny Boon.
01:28:52 - Et puis bientôt votre long-métrage qui va sortir en 2024, "Les chèvres".
01:28:57 - Donc autant dire que vous êtes très actif dans le cinéma.
01:28:59 - Alors Fred Cavaillé, on vous reçoit aujourd'hui pour faire un petit point justement.
01:29:03 - Bon, on est le mercredi, on est jour de sortie.
01:29:05 - C'est jour de cinéma.
01:29:06 - Et du coup, faire un petit point sur cet engouement qui reprend pour le cinéma français actuellement.
01:29:12 - On observe un retour en salles, dans les salles obscures.
01:29:16 - Ce qui doit vous rassurer quelque part, parce que la tendance n'était pas vers ça.
01:29:20 - Oui, c'est une très bonne nouvelle après ce qu'on a traversé avec la pandémie et le temps que ça a mis à reprendre.
01:29:27 - Mais après, vous savez, je pense que ce qui fait aller au cinéma, c'est les films qui sont proposés.
01:29:32 - C'est vrai que depuis six mois, il y a une proposition de films qui donne envie aux spectateurs d'aller en salles.
01:29:39 - Là, même le mois dernier, par exemple, je crois que ça a battu des records.
01:29:42 - C'est-à-dire qu'il y a des films français et américains qui donnent envie aux gens de se déplacer pour aller en salles.
01:29:48 - Et ça, c'est bien parce que c'est vrai que toute la profession, on était un peu inquiet.
01:29:52 - C'est très bien les plateformes qui sont comme ça un autre vecteur pour voir du cinéma.
01:29:58 - Mais on avait un petit peu peur quand même que ça prenne de la place.
01:30:01 - Et là, on se rend compte que l'offre est là et alléchante.
01:30:05 - C'est-à-dire que quand il y a des films, comme je disais, qui donnent envie de se déplacer, les gens y vont en nombre.
01:30:10 - Et sur cette offre en question, il y a deux films, et après on passera le micro aux vrais voix pour vous poser des questions.
01:30:16 - Il y a deux films qui sont très différents, qui sont sortis le même jour, je crois.
01:30:19 - C'est "Barbie" et "Openheimer".
01:30:21 - Donc, comme vous dites, il en faut pour tous les goûts pour que ça marche.
01:30:24 - Parce que je crois qu'ils cartonnent les deux en même temps, au box-office.
01:30:27 - Oui, ça aussi, c'est rassurance.
01:30:29 - Ça, c'est vraiment rassurance.
01:30:30 - C'est vraiment rassurance, c'est-à-dire que deux types de films différents peuvent aussi rencontrer le public et sans se faire concurrence.
01:30:36 - Mais vous savez, quand il y a une proposition comme ça qui donne envie d'aller en salle, je disais, les gens y vont.
01:30:42 - Après, ce qui est compliqué, c'est savoir ce qui donne envie d'aller en salle.
01:30:45 - Et ça, on le sait le jour de la sortie.
01:30:47 - Il n'y a pas de solution miracle, a priori.
01:30:49 - Non, non, non, non, non, non.
01:30:50 - Effectivement, ce mercredi, le jour de sortie, ce n'est pas le jour préféré des réalisateurs.
01:30:54 - Ça peut être énerveilleux comme délire.
01:30:57 - C'est le jour où vous transpirez un peu plus.
01:30:59 - Évidemment, Fred Cavallé, les vrais voix ont plein de questions à poser.
01:31:03 - On commence par Pierre-Yves Martin.
01:31:05 - On change de sens, tiens.
01:31:06 - Oui, parce qu'il a posé la...
01:31:07 - Il a exprimé un intérêt.
01:31:09 - Oui, bravo, il est gentil.
01:31:10 - Bonjour Fred.
01:31:11 - Bonjour.
01:31:12 - Moi, je voulais savoir, je vous ai bien écouté.
01:31:14 - Est-ce que, pour vous, le fait que le cinéma français se porte bien ou se porte nettement mieux,
01:31:21 vous dites que c'est dû au fait qu'il y a une offre attrayante, construite intelligemment,
01:31:27 et qui répond aux attentes des différentes populations.
01:31:30 Est-ce qu'il n'y a pas autre chose qui peut être expliquée,
01:31:35 notamment par rapport à cette sortie de Covid,
01:31:39 et puis à cette relation qu'on a avec les plateformes ?
01:31:42 Est-ce qu'il n'y a pas eu quelque chose de particulier qu'on pourrait expliquer, analyser ?
01:31:47 - Oui, c'est sûr, les gens ont envie de sortir, et le cinéma reste, en termes de sortie, un spectacle accessible.
01:31:55 C'est vrai que même si c'est un certain budget, si une famille entière va en salle,
01:32:00 mais ça reste quand même moins cher que le théâtre et moins cher que plein d'autres choses.
01:32:05 Donc je dirais que c'est un ensemble de choses.
01:32:08 Après tout ce qu'on a traversé, forcément, on a envie de ressortir,
01:32:13 et il y a l'offre qui est là en ce moment.
01:32:15 Tout ça fait que, vous savez, en temps de crise, le cinéma ne connaît pas la crise.
01:32:21 C'est terrible, mais c'est un des rares secteurs qui est rarement impacté.
01:32:27 Et là, c'était la première fois que c'était impacté autant.
01:32:30 Donc c'est aussi pour ça qu'on a eu un peu la trouille.
01:32:32 - Allez, question de Joseph Touvenel.
01:32:34 - Oui, vous ne pensez pas non plus que le système français d'avance sur recettes et les différents soutiens,
01:32:38 ça permet quand même grandement de soutenir le cinéma.
01:32:41 Quand je regarde le cinéma italien, qui est un cinéma de grande qualité, qui s'est écroulé,
01:32:46 je suis content dans mes impôts quand ils sont utiles.
01:32:48 Et là, je reconnais qu'il y a une utilité.
01:32:50 Ça permet de maintenir tout un secteur qui est un secteur à la fois industriel...
01:32:55 - Oui, surtout que ce n'est pas vos impôts qui payent tout ça.
01:32:58 C'est ce qui est ponctionné sur les entrées.
01:33:01 C'est-à-dire que si un film américain fait 20 millions d'entrées,
01:33:03 ça va permettre peut-être à trois ou quatre films français de le faire.
01:33:07 C'est pour ça qu'on a un système qui doit vraiment perdurer.
01:33:09 Parce qu'on est les seuls à avoir ça.
01:33:12 C'est-à-dire que le succès des uns permet de faire des films peut-être un peu plus fragiles
01:33:17 et qui vont rencontrer un public, mais peut-être moins nombreux.
01:33:22 Tout ça, c'est qu'on a envie dans le monde entier.
01:33:25 Vous prenez Vitali, c'était quand même un cinéma extraordinaire.
01:33:28 Et s'ils avaient eu le même système que nous, il y en aurait toujours.
01:33:31 Il y a encore des films italiens formidables, mais...
01:33:33 - Mais Mathieu, allez, très rapidement, juste pour la petite intervention de Mathieu.
01:33:37 - C'est une question de prospective.
01:33:39 On sait qu'il y a une économie de l'attention à une bagarre
01:33:42 entre les différents acteurs culturels, notamment avec l'arrivée des plateformes.
01:33:46 Est-ce qu'à moyen terme, vous êtes inquiet pour l'industrie du cinéma ?
01:33:51 - Non, je pense que si on propose des films qui valent le coup d'aller en salles,
01:33:55 les gens continueront à aller en salles.
01:33:57 Et après, ça doit se compléter.
01:33:59 C'est-à-dire que ce qui est intéressant, plus il y a de fenêtres de diffusion,
01:34:01 plus ça permet d'avoir du financement pour faire des films.
01:34:03 Et je dirais que ce qui va se passer, c'est qu'on fera des films à grand spectacle
01:34:07 qui auront une vie en salles et après, qui auront une vie sur les plateformes.
01:34:10 Un peu comme la télévision, il y a 10 ans,
01:34:13 enfin même il y a 40 ans, on a eu peur que la télévision tue le cinéma.
01:34:16 Et ça n'a fait qu'aider à faire des films.
01:34:18 Et je pense que les plateformes, ça va être la même chose.
01:34:20 - Super ! Ligne de cinéma !
01:34:22 - Merci Fred Cavallé. Je rappelle que vous êtes réalisateur
01:34:24 et que votre prochain film, restez bien là, les auditeurs, c'est en 2024,
01:34:28 et ça sera "Les Chèvres".
01:34:30 Merci de votre intervention aujourd'hui sur Sud Radio, Fred.
01:34:32 - C'était un plaisir.
01:34:34 - Avec plaisir, à bientôt.
01:34:36 Merci à nos 3 vrais voix du jour.
01:34:38 - Ils ont été excellents.
01:34:40 - Pierre-Yves Martin, le consultant,
01:34:42 Joseph Touvenel, directeur de la rédaction de Capital Social
01:34:45 et secrétaire confédéral de la CFTC.
01:34:48 - Et Mathieu Hocq, du think tank le millénaire, le petit dernier.
01:34:51 - Il était excellent.
01:34:53 - Il a bien fait sa première, on l'adore.
01:34:55 - On a encore mangé le chronomètre.
01:34:57 - Comme d'habitude, les vrais voix, les voix voix qui entreprennent,
01:35:00 qui entreprennent, c'est tout de suite. Restez là.

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