- il y a 3 ans
Les Vraies Voix avec Bernard Cohen-Hadad, Laurent Jacobelli, Karim Abed, Hubert OTT, député MODEM du Haut-Rhin, Laetitia Siccardi, coprésidente de la FCPE des Alpes Maritimes, Philippe Hauwiller, lieutenant-colonel, commandant des opérations de secours, Rémy ANDRÉ, météorologue Sud Radio, Patrick Samson, capacitaire du Zoo du bassin d’Arcachon.
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00:00:00 Les vraies voix de l'été Sud Radio 17h-19h Jean-Marie Bordry
00:00:04 Ecoutez c'est toujours plus agréable de commenter les vraies voix de l'été, de les commencer
00:00:08 pardon avec un temps estival au programme de ces vraies voix de l'été.
00:00:13 Malheureusement une tragédie sur laquelle nous allons devoir revenir dans quelques instants
00:00:16 évidemment sur Sud Radio.
00:00:18 Des débats, on va beaucoup débattre, on va retourner à l'école alors que l'école
00:00:21 est fermée pour les vacances et puis on va d'abord vous présenter nos trois vraies
00:00:24 voix du jour sur Sud Radio.
00:00:26 Nous sommes avec Bernard Cohen à dad.
00:00:28 Bonjour à vous.
00:00:29 Bonjour Jean-Marie.
00:00:30 Et bienvenue sur Sud Radio, vous êtes chef d'entreprise, président du Think Tank, Etienne
00:00:34 Marcel, tiens un des premiers maires de Paris mais qui a mal fini malheureusement pour lui.
00:00:38 Trop honnête.
00:00:39 Le pouvoir exécutif était encore plus brutal à l'époque, il faut quand même le dire
00:00:43 aussi.
00:00:44 Nous sommes avec Laurent Jacobelli également, bonjour à vous.
00:00:46 Bonjour.
00:00:47 Vous êtes député de La Moselle, porte-parole du Rassemblement National et nous sommes également
00:00:52 avec Karim Abed en duplex sur Sud Radio.
00:00:55 Bonjour à vous.
00:00:56 Et bienvenue Karim Abed.
00:00:57 Bonjour.
00:00:59 Bienvenue à vous sur Sud Radio.
00:01:01 Il y a peut-être un léger décalage à cause du courant, ce serait ironique dans la mesure
00:01:05 où vous êtes vous-même le secrétaire général de la CGT Énergie sur l'ouest de l'île
00:01:10 de France.
00:01:11 CGT Énergie pour vous, vous venez plutôt du côté du secteur gazier ou du secteur
00:01:15 électrique ?
00:01:16 Non, les deux, les deux.
00:01:21 Je suis secrétaire général sur l'énergie, donc c'est les industries électriques et
00:01:29 le gazier, donc dans l'ouest parisien.
00:01:33 Dans l'ouest parisien, on est bien d'accord.
00:01:34 On va essayer de vous retrouver avec une liaison un tout petit peu meilleure, au moins pour
00:01:38 le son.
00:01:39 On s'en occupe, on va vous retrouver.
00:01:40 Sachez qu'on est ravi en tout cas de vous accueillir.
00:01:43 Nous sommes au programme aujourd'hui avec un programme particulièrement chargé.
00:01:47 Vous avez tous été à l'école, personne n'a connu l'époque où on portait une blouse,
00:01:51 d'accord ?
00:01:52 Si, si, ben oui, je suis le plus vieux.
00:01:53 Écoutez Bernard Cohen, c'était bien ou pas ces blouses ?
00:01:56 Je ne regarde pas un souvenir impérissable.
00:01:58 Oui, effectivement, le seul souvenir que j'en ai, c'est sur le film "La guerre des boutons"
00:02:00 festival, chef d'oeuvre au cinématographique.
00:02:03 La vôtre était de couleur.
00:02:04 Vous aviez une blouse, c'était l'uniforme de l'époque.
00:02:06 C'est pour ça que je vous en parle.
00:02:08 Le ministre de l'Éducation nationale, le tout nouveau Gabriel Attal, veut instaurer
00:02:12 le port de l'uniforme à l'école.
00:02:14 En tout cas, dans le cadre d'une expérimentation dans les villes qui seraient volontaires.
00:02:18 Vous voudriez le porter ou vous voudriez que les enfants le portent ou pas, Bernard Cohen
00:02:21 et Adda ?
00:02:22 Ça fait partie du débat.
00:02:23 Ça fait partie du débat.
00:02:25 Je n'ai pas de religion.
00:02:27 Est-ce que ça va créer une égalité ou une inégalité supplémentaire ? Est-ce que
00:02:31 ça va permettre de mieux travailler ? Je pense qu'on va en débattre ensemble.
00:02:33 On va en débattre aussi avec vous.
00:02:34 Vous êtes plutôt pour.
00:02:35 Oui, oui, pour.
00:02:36 Nous avons fait une proposition de loi à l'Assemblée nationale sur ce thème.
00:02:39 Curieusement d'ailleurs, les équipes de M.
00:02:41 Attal l'avaient refusé à l'époque.
00:02:43 À l'époque, ben écoute, elles ont changé d'avis peut-être.
00:02:45 En tout cas, on va voir aussi et on va en parler avec Béranger qui nous appelle au
00:02:49 0826 300 300 depuis la Dordogne.
00:02:52 Bonjour Béranger.
00:02:53 Bienvenue à vous Béranger.
00:02:55 Bonjour à tous.
00:02:56 Bonjour les vrais voix.
00:02:57 Vous serez notre vraie voix du jour quand vous dites bonjour aux vrais voix.
00:03:00 Vous dites bonjour à vous-même aujourd'hui puisque vous allez nous accompagner pendant
00:03:03 un bon moment dans cette émission.
00:03:06 Tiens, vous venez d'où dans la Dordogne ? Périgord ?
00:03:07 Oui, Périgord, non, à Sarla plus exactement.
00:03:11 À Sarla, c'est magnifique.
00:03:12 Bon, il y a beaucoup de touristes en ce moment quand même, non ?
00:03:13 Oui, je ne dirais pas qu'il y en a trop, mais il y en a beaucoup.
00:03:17 Il y en a beaucoup.
00:03:18 Écoutez, en même temps, c'est tellement beau, Sarla, la Canada.
00:03:20 Ce serait dommage de ne pas y aller quand il fait beau.
00:03:22 On est d'accord ?
00:03:23 Oui, tout à fait.
00:03:24 Oui, oui.
00:03:25 Bon, qu'est-ce que vous pensez du port de l'uniforme à l'école de votre côté ?
00:03:27 Moi, il y a une petite notion qui me dérange dans l'uniforme.
00:03:32 Je suis plutôt favorable, je le dis dans le fait.
00:03:37 C'est cette appellation d'uniforme.
00:03:39 Parce que dans l'imaginaire collectif, uniforme, ça renvoie quand même à un uniforme militaire.
00:03:44 Ça rappelle un petit peu ces choses-là.
00:03:46 Si on appelait déjà ça simplement une tenue scolaire réglementaire, on va pas dire
00:03:50 qu'on a un nom.
00:03:51 En France, on est très forts pour trouver des noms et des acronymes.
00:03:54 Ça passerait déjà un petit peu mieux.
00:03:56 La deuxième remarque que je me permets, c'est que la tenue réglementaire, on a l'impression
00:04:05 que l'uniforme est là pour pallier les inégalités.
00:04:09 Le mot a été prononcé à quelques instants par un coup d'invité.
00:04:13 Mais il faudrait aussi s'attaquer aux inégalités elles-mêmes.
00:04:16 C'est-à-dire faire en sorte que des gamins qui, effectivement, des fois, portent sur
00:04:21 eux des tenues et des baskets, des pieds à la tête, valent plusieurs centaines d'euros,
00:04:27 alors que d'autres, effectivement, ont des problèmes financiers, des parents en particulier.
00:04:32 Il faut peut-être s'attaquer aussi aux vraies inégalités et pas seulement se contenter
00:04:37 de les masquer par une tenue scolaire.
00:04:39 On va en débattre avec vous et avec nos vraies voix sur Sud Radio.
00:04:43 Les inégalités aussi, le racket par moment, ça peut arriver, le harcèlement scolaire
00:04:47 et les atteintes, pourquoi pas, à la laïcité, notamment dans le cadre de l'école.
00:04:51 C'est un sujet auquel, pourquoi pas, pourrait répondre le port de l'uniforme à l'école.
00:04:57 Est-ce que c'est une bonne idée ou pas ? Vous votez sur Twitter et vous nous appelez
00:04:59 0 826 300 300, c'est au programme, dans le débat des vraies voix à partir de 17h30.
00:05:05 Mais tout de suite, malheureusement, direction Le Barin.
00:05:09 Les vraies voix Sud Radio.
00:05:12 Direction Le Barin, c'est le drame du jour.
00:05:16 11 corps ont été retrouvés dans ce gîte qui abritait notamment des personnes en situation
00:05:21 de handicap.
00:05:22 Elles n'ont pas échappé aux flammes, ces 11 personnes.
00:05:25 Nous sommes avec le député Modem de la circonscription où ce drame s'est produit.
00:05:29 Bonjour Hubert Rott.
00:05:30 Bonjour.
00:05:31 Vous êtes sur place.
00:05:32 Vous étiez il y a quelques instants encore avec la première ministre Elisabeth Borne.
00:05:36 C'est évidemment une scène de désolation à laquelle vous avez assisté.
00:05:39 Oui, un bâtiment qui était organisé sur deux niveaux, un rez-de-chaussée qui était
00:05:50 en mesure en tant que gîte d'accueillir des personnes, ainsi que l'étage avec sa
00:05:56 maîtrise.
00:05:57 Il faut savoir que l'étage ainsi que la mécanique étaient au-dessus, sous les combles.
00:06:04 Tout cela a disparu sous la violence des flammes.
00:06:10 Et donc il nous reste le rez-de-chaussée qui n'a pas été directement touché par
00:06:14 cet incendie.
00:06:15 Ce sont d'ailleurs les personnes qui étaient hébergées au rez-de-chaussée qui sont intégralement
00:06:23 saines et sauves ce soir, 12 personnes.
00:06:26 Et malheureusement, sur les 16 personnes qui étaient hébergées sur l'étage et dans
00:06:32 la mécanique, seules 5 ont réussi à s'extirper.
00:06:35 On peut l'imaginer la rapidité avec laquelle s'est propagé l'incendie.
00:06:41 Laurent Jacobelli qui est à côté de moi me fait remarquer à juste titre que j'ai
00:06:44 commis à l'absence.
00:06:45 Vous êtes député évidemment, Modem, du Haut-Rhin et non du Bas-Rhin puisque c'est
00:06:49 là qu'on se trouve.
00:06:50 Et j'imagine que l'émotion est énorme dans votre circonscription.
00:06:53 Oui bien sûr, heureusement c'est le genre d'actualité auquel nous ne sommes quasiment
00:07:01 jamais confrontés.
00:07:02 On est à Vinsenheim sur place.
00:07:08 Est-ce que vous connaissiez le gîte dans lequel étaient abritées ces personnes ?
00:07:12 Non, je ne connaissais pas précisément le gîte.
00:07:16 Mais je peux vous dire que le quartier résidentiel où le drame s'est déroulé est vraiment
00:07:29 un cadre tout à fait agréable et bien conçu.
00:07:35 C'était manifestement des personnes en situation de handicap originaire de Nancy, pas si loin,
00:07:42 qui étaient venues ici je suppose pour la période des vacances.
00:07:45 On a une certaine donnée.
00:07:46 11 morts donc.
00:07:47 Est-ce qu'on a une idée des raisons du déclenchement de l'incendie à ce stade, Hubert Roth ?
00:07:54 Tout ce que je peux vous dire c'est ce que m'a confié le colonel en charge des opérations,
00:08:00 le colonel pompier.
00:08:02 Exactement, qui commandait les opérations sur place.
00:08:04 Voilà, qui m'a confié que selon lui, un tel feu a dû couver un certain temps parce
00:08:13 que l'embrasement violent qui a dévoré les poutres et l'ensemble du colombage de
00:08:20 cette maison, dont une partie était vraiment conçue selon les traditions aldaciennes,
00:08:23 les poutres de cette Thaïlande ne partent pas là.
00:08:30 Donc il a dû y avoir une cause.
00:08:35 Il y a jusqu'à 80 sapeurs-pompiers qui ont dû être mobilisés.
00:08:39 Il leur a fallu plusieurs heures pour venir à bout des flammes.
00:08:44 On a des témoignages qui sont absolument saisissants.
00:08:47 Madame Sortey, sortez, ça brûle.
00:08:49 Heureusement, celle à qui on a dit cela a réussi à sortir.
00:08:52 Ce n'est bien sûr pas le cas de ceux dont on retrouve malheureusement en ce moment
00:08:55 même les dépouilles sur place.
00:08:57 J'imagine que les familles aussi des victimes sont prises en charge à ce stade, Hubert
00:09:00 Roth ? Ce sera ma dernière question.
00:09:01 Oui, je sais que étant sur place à La Forge, à l'endroit même du sinistre, je n'y
00:09:09 suis pas, mais je sais qu'au cœur de la ville, qui se situe à 2-3 km d'ici, parce
00:09:15 que nous sommes sur un lieu-ti, qui relève du banc communal de Winsenheim, je sais qu'une
00:09:22 salle de la ville a vocation à accueillir les familles.
00:09:27 C'est logique.
00:09:28 Et d'ailleurs, on apprend aussi qu'une cérémonie religieuse va se dérouler à Winsenheim ce
00:09:34 soir à partir de 19h00 en l'église Saint-Laurent.
00:09:37 Merci Hubert Roth d'être intervenu dans des conditions pas faciles évidemment, sur
00:09:41 un lieu où on assiste à des choses absolument dramatiques.
00:09:45 Et bon, j'imagine qu'il n'y a pas grand-chose d'autre à dire à part l'émotion de tout
00:09:48 un chacun, Laurent Jacobelli ?
00:09:49 Non, mais évidemment, vous avez raison, c'est tragique et je pense qu'on peut être juste
00:09:53 choqué par ces images très violentes de flammes énormes qui ont pris ce bâtiment
00:09:58 par apparemment, selon les chiffres que j'ai pu lire, 11 personnes qui auraient péri.
00:10:03 On pense évidemment aux familles, à leur douleur, à leur tristesse.
00:10:08 On salue aussi le travail des pompiers, des gendarmes qui sont sur place.
00:10:11 Je crois qu'il y a 46 gendarmes pour mener l'enquête en ce moment.
00:10:14 Les forces de secours, la cellule psychologique qui a été mise en place, il faut le dire.
00:10:18 On peut critiquer parfois l'appareil d'État qui est trop lent.
00:10:21 Là, il semble qu'il a réagi vite.
00:10:22 Mais comme il a fait en tout cas et que tout le monde est présent.
00:10:25 Et voilà, maintenant c'est un drame terrible.
00:10:27 Il faudra attendre les conclusions de l'enquête.
00:10:29 Mais pour l'instant, je pense que c'est place à l'émotion et au soutien à tous
00:10:32 ceux qui luttent contre la douleur et contre les conséquences de ce drame.
00:10:35 Et on peut le dire.
00:10:36 D'ailleurs, la propriétaire de ce gîte a été entendue, brièvement en tout cas,
00:10:40 par les forces de l'ordre.
00:10:41 Elle était en état de choc et ça, c'est bien le moins.
00:10:43 Allez, restez avec nous sur Sud Radio.
00:10:45 On reprendra des nouvelles justement de ce dramatique incendie.
00:10:49 Dans à peu près une heure, on sera avec les forces de secours et notamment un présentant
00:10:53 des pompiers qui ont lutté d'arrache-pied contre ces flammes dans une heure.
00:10:56 D'ici là, restez avec nous.
00:10:57 Je le rappelle, notre premier débat, c'est à partir de 17h30.
00:10:59 Comptez de vous pour le retour du port de l'uniforme à l'école ou pour l'instauration
00:11:04 plutôt du port de l'uniforme à l'école.
00:11:06 Vous votez sur Twitter et vous nous appelez 0826 300 300.
00:11:09 Vous êtes prêts ? Vous êtes parents d'élèves ? Vous êtes ancienne élève ?
00:11:12 Comme tout le monde en veut vous entendre.
00:11:13 Tout le monde a la parole sur Sud Radio.
00:11:15 On va se retrouver dans un instant.
00:11:16 On va faire le tour des actualités qui ont été sélectionnées par nos vrais voix.
00:11:19 Les vraies voix de l'été Sud Radio.
00:11:22 17h19h.
00:11:23 Jean-Marie Bordry.
00:11:24 Les vraies voix de l'été sur Sud Radio qui débattent avec Bérangé au 0826 300 300.
00:11:29 Puis la Dordogne qui est notre vraie voix du jour.
00:11:31 Nous sommes également avec Bernard Cohen-Nadat, chef d'entreprise, président du Think Tank.
00:11:36 Etienne Marcel, le député de La Moselle et porte-parole du Rassemblement National Laurent
00:11:39 Jacobelli et le secrétaire général de la CGT Énergie, Ouest, Île-de-France, Karim
00:11:44 Abed.
00:11:45 On vous a retrouvé en ligne.
00:11:46 Karim Abed, vous êtes avec nous ?
00:11:47 Oui, tout à fait.
00:11:48 Bon, mais on a rétabli le courant sans mauvais jeu de mots.
00:11:50 Vous voyez comme quoi c'était peut-être une action coup de poing d'un syndicat.
00:11:54 Je ne sais pas.
00:11:55 C'est peut-être un sous-entendu que je fais.
00:11:56 En tout cas, on vous accompagne.
00:11:58 Vous nous accompagnez plutôt jusqu'à 19h.
00:12:00 Et tout de suite, je vous propose qu'on parle des actualités qui ont été retenues par
00:12:04 Bernard Cohen-Nadat.
00:12:05 Buenas tardes, amigos.
00:12:06 Mais maniez-vous le tronc, on va bientôt se mettre à table.
00:12:09 Vous connaissez l'histoire de la femme qui va acheter un meuble chez IKEA ?
00:12:11 Non, taisez-vous.
00:12:12 Taisez-vous, taisez-vous parce que là, ça va…
00:12:14 Le tour de table de l'actualité.
00:12:16 Le tour de table de l'actualité.
00:12:17 Est-ce que vous avez sélectionné comme actualité ? Vous avez raison, vous êtes chef d'entreprise
00:12:20 Bernard Cohen-Nadat.
00:12:21 C'est la difficile réimplantation de l'activité économique dans les quartiers oubliés de
00:12:26 la République.
00:12:27 Alors c'est quoi les quartiers oubliés de la République pour vous ?
00:12:29 Déjà, c'est tous les quartiers, ce qu'on appelle, politiques de la ville, c'est-à-dire
00:12:32 les quartiers les plus désœuvrés, où il y a moins de richesse, où il y a des bêtises
00:12:36 sociales, où il y a moins de commerce.
00:12:37 Ce qu'on appelle malheureusement aussi les quartiers sensibles par moments.
00:12:40 Les quartiers sensibles.
00:12:41 Et c'est à la fois un coup de gueule.
00:12:42 Moi, je n'étais extrêmement blessé lorsque j'ai vu fin juin, début juillet, des commerces
00:12:49 incendiés, pillés, alors que nos commerçants, nos artisans, nos indépendants jouent un
00:12:55 rôle sociétal dans ces quartiers-là.
00:12:57 C'était paupériser ce qui est déjà pauvre.
00:12:59 Et là, ça a été vraiment un sentiment d'injustice parce que les commerces qui ont
00:13:03 été pillés incendiés ne sont pas encore ouverts aujourd'hui.
00:13:06 Vous savez, il faut des mois, une fois qu'un commerce a été pillé incendié, surtout
00:13:11 pour le remettre en fonction et en activité.
00:13:14 On a mis des hommes et des femmes au chômage, on a créé de la paupérisation.
00:13:19 Et puis, paradoxalement, on a oublié qu'on a besoin d'activités humaines et marchandes
00:13:25 dans ces quartiers-là.
00:13:26 Et qu'il faut faire en sorte que, on peut-être, on change d'interlocuteur dans ces banlieues,
00:13:32 dans ces quartiers prioritaires pour faire en sorte que l'activité revienne.
00:13:36 Change d'interlocuteur, c'est-à-dire ?
00:13:37 C'est-à-dire qu'il me semble que ce qu'on a vécu jusqu'à présent est un échec des
00:13:42 politiques de la ville.
00:13:43 Je l'ai écrit dans la revue politique et parlementaire.
00:13:44 Je crois que tout le monde est d'accord.
00:13:45 Il faut quand même avoir le courage de le dire.
00:13:47 C'est pas de dire qu'il suffit de taper dans un vin-ballon pour mobiliser les jeunes.
00:13:50 Mais alors maintenant, au-delà de ça, vous êtes chef d'entreprise.
00:13:53 Comment on fait pour dire à des chefs d'entreprise ou d'autres entreprises, ouvrez quelque chose
00:13:59 dans ces quartiers ?
00:14:00 Comment on fait pour les aider ?
00:14:01 Déjà, il faut faire en sorte qu'il y ait un dialogue entre les entrepreneurs, les
00:14:07 municipalités, l'ensemble de l'activité commerciale.
00:14:12 Parce que vous avez vu qu'un certain nombre de ces centres commerciaux sont paupérisés
00:14:16 depuis un certain nombre d'années.
00:14:17 Il l'était depuis longtemps.
00:14:18 Il faut faire en sorte que les bailleurs jouent le jeu aussi des loyers modérés.
00:14:22 C'est-à-dire qu'ils ne jouent pas le jeu aujourd'hui ?
00:14:24 Bien sûr que non.
00:14:25 Écoutez, bien sûr que non.
00:14:26 Je peux vous le dire, je le vis également moi dans un certain nombre de quartiers.
00:14:30 Et ça, ce n'est pas acceptable.
00:14:31 Il faut faire en sorte que nos entrepreneurs puissent employer de la proximité, c'est-à-dire
00:14:37 des jeunes, faire des stages.
00:14:38 Une capacité aussi que l'on mette dans ces quartiers-là, ce que j'appelle l'entreprise
00:14:43 4.0, du numérique, des start-up, que l'on mette de la culture.
00:14:47 On ne peut pas avoir des zones de non-droit qui sont des zones tout simplement de vandalisme
00:14:53 ou de drogue.
00:14:54 Et en tout cas qui n'ont plus de commerce ou alors de service public, c'est important
00:14:57 de le dire.
00:14:58 Il y a des écoles qui ont brûlé aussi.
00:14:59 Ça a été des scènes notamment dans l'ouest de l'île de France où vous êtes, Karim
00:15:03 Abed.
00:15:04 Oui, oui, tout à fait.
00:15:05 Nous, on a une agence complète, Denedis par exemple à Nanterre, qui a totalement brûlé
00:15:11 les véhicules avec Denedis.
00:15:14 Après, moi je ne veux pas faire de polémique là-dessus parce que moi-même, jeune de quartier,
00:15:21 habitant en Seine-Saint-Denis, je connais la situation.
00:15:26 Ça fait 40 ans que j'habite à Épinay-sur-Seine et je connais très très bien.
00:15:30 J'habite à Orgemont, quartier de 20 000 habitants sur une ville de 60 000 habitants.
00:15:38 Donc je connais très très bien la situation.
00:15:40 Aujourd'hui, ça fait 30 ans, on ne trouve pas qu'on ne met pas ce qu'il faut dans les
00:15:45 quartiers populaires.
00:15:46 Moi, je rejoindrai, je ne rejoins pas souvent des patrons, mais là pour le coup, je peux
00:15:53 le rejoindre sur…
00:15:54 Je suis un patron social, vous savez.
00:15:56 Alors ça va, on va y arriver.
00:15:57 Bernard Cohen a dit que c'était avec nous.
00:15:59 Sur différents points, je vais le rejoindre.
00:16:01 C'est-à-dire que bon, je vous donne un exemple où j'ai un ami qui est pharmacien, qui s'est
00:16:09 installé et on a sur les 20 000, on est en manque, on a un désert médical.
00:16:15 Deux médecins veulent s'installer, des amis, un médecin qui veut s'installer.
00:16:19 La mairie ne fait rien, alors que le bailleur social aussi ne fait rien pour pouvoir que
00:16:28 ces amis-là, médecins, s'installent pour une population qui a besoin en plus de soins.
00:16:34 On n'aide pas les médecins à s'installer alors qu'il y a des médecins volontaires
00:16:39 pour s'y installer ? C'est ça que vous êtes en train de nous dire, en tout cas là
00:16:41 où vous habitez ?
00:16:42 Tout à fait.
00:16:43 C'est incroyable.
00:16:44 C'est une réalité.
00:16:45 C'est une réalité aujourd'hui.
00:16:46 Aujourd'hui, on a des gens qui ont envie de s'installer parce qu'ils viennent de
00:16:51 ces quartiers-là.
00:16:52 Ils ont envie de rendre le fait qu'ils ont pu aller à l'université, le fait qu'ils
00:16:58 ont pu bénéficier de l'aide aux devoirs, le fait qu'ils ont pu bénéficier de pas
00:17:03 mal de choses.
00:17:04 Et aussi les études de médecine sont difficiles en plus, il faut le dire.
00:17:06 Tout à fait.
00:17:07 Et donc, ces gens-là aujourd'hui se battent.
00:17:11 Moi, j'ai l'ami qui a ouvert aujourd'hui, qui a pu reprendre la pharmacie, une grande
00:17:16 pharmacie à Orgemont à Épinay, qui a dû mettre 120 000 euros sur la table pour rénover
00:17:23 la pharmacie, la grandir et s'installer.
00:17:26 Il n'a eu aucune aide.
00:17:27 C'est-à-dire que voilà, ça c'est inadmissible.
00:17:30 Et aujourd'hui, quand on va toquer à la porte du maire, il s'en fout complètement.
00:17:35 Voilà, le bailleur s'en fout complètement.
00:17:38 Alors là, on va pas...
00:17:39 - Donc ce que vous nous dites en tout cas, c'est que dans les quartiers où vous êtes
00:17:42 vous, il n'y a pas tant d'aide que ça.
00:17:44 Et en tout cas, ceux qui pourraient en avoir besoin n'en disposent pas nécessairement.
00:17:46 On va en reparler, rester avec nous justement là-dessus.
00:17:49 Karim Abed, Laurent Jacobelli.
00:17:51 - Je ne dis pas que ce n'est pas vrai, mais enfin, les chiffres semblent indiquer le contraire.
00:17:55 Parce que ces quartiers ont depuis plusieurs décennies, 30 ans, été l'objet de beaucoup
00:17:59 d'attention, 100 milliards d'investissements.
00:18:01 Donc on ne peut pas dire qu'ils sont vraiment oubliés de la République.
00:18:04 - Ils sont peut-être tombés au mauvais endroit.
00:18:05 - Peut-être, mais surtout qu'il est étonnant que ceux qui demandent plus de moyens, plus
00:18:09 d'aide, mettent le feu à ces mêmes services publics lorsqu'ils sont installés, attaquent
00:18:13 les commerçants ou les dévalisent lorsqu'ils s'y installent.
00:18:16 Et donc on ne peut pas avoir tout et son contraire.
00:18:19 Moi, j'aimerais dire quand même aussi que dans ma circonscription en Moselle, la ville
00:18:23 qui a été le plus attaquée pendant les émeutes, dont la mairie a été ravagée,
00:18:27 c'est la ville de Famec, qui est celle où le maire fait le plus pour ses quartiers,
00:18:30 presque exclusivement seulement pour ses quartiers, à coups d'aide sociale, à coups de, on va
00:18:35 dire parfois même de laxisme.
00:18:36 Et donc on voit bien au final qu'il y a une décorrélation entre cette violence, qui est
00:18:42 une forme de haine de la France et de la République, et les investissements qui peuvent être faits.
00:18:46 Je ne dis pas qu'il ne faut pas faire d'investissement.
00:18:47 Je dis qu'il y a décorrélation.
00:18:49 Et c'est même encore plus grave aujourd'hui.
00:18:50 Parce que dans cette même circonscription, moi je repense à ce magasin d'électroménagers
00:18:54 qui a été attaqué à Clouanges, qui est une petite ville en dehors de ces quartiers-là.
00:18:58 Parce que ces quartiers sont sortis et ont attaqué même des commerces en dehors.
00:19:01 - Alors ces quartiers, ce n'est pas tous les quartiers qui sont sortis, c'est des émeutiers
00:19:04 qui sont sortis des quartiers.
00:19:05 - Des émeutiers, vous avez raison de le préciser.
00:19:06 - Mais ce n'est pas toute la population, loin, très loin, sans faute.
00:19:08 - Vous avez tout à fait raison de le préciser.
00:19:09 Mais donc ça veut bien dire qu'il y a décorrélation.
00:19:11 Donc je pense qu'il faut arrêter avec ce mythe qui est que parce qu'il n'y a pas assez
00:19:15 d'investissements, certains créent des émeutes.
00:19:18 Non, bien évidemment.
00:19:19 D'ailleurs, il y a d'autres quartiers, des quartiers ruraux, des quartiers de désindustrialisation
00:19:23 où il n'y a pas assez d'investissements et où les gens ne font pas d'émeutes.
00:19:25 Donc je ne dis pas qu'il ne faut pas investir, je dis qu'il faut arrêter de corréler les
00:19:28 deux.
00:19:29 - Bernard Cohen, vous allez répondre Karim Abed juste après.
00:19:33 - On ne parle pas d'investissement social, M. le député.
00:19:35 Je crois que...
00:19:36 Moi, j'ai vécu dans un quartier, dans le 93, je sais ce que c'est que la pauvreté.
00:19:41 Vous connaissez la formule de Camus.
00:19:43 On est un certain nombre à ne pas supporter qu'on parle de la pauvreté, autrement qu'en
00:19:46 connaissance de cause.
00:19:47 Je sais ce que c'est que la difficulté, je sais quel est l'engagement des commerçants,
00:19:52 des artisans qui se retrouvent avec des marges réduites et pourtant qui créent de la vie
00:19:56 dans ces quartiers pour les familles monoparentales, les seniors qui sont là.
00:20:00 Karim parlait de ce pharmacien.
00:20:02 Si le pharmacien n'est pas là pour marquer la posologie sur une boîte de médicaments,
00:20:08 souvent on ne sait pas, y compris moi-même.
00:20:10 Donc vous voyez...
00:20:11 - Vous êtes d'accord là-dessus.
00:20:12 - Non, mais je ne dis pas le contraire.
00:20:13 Moi, ce que je dis, c'est que l'argent est allé au mauvais endroit et qu'une façon
00:20:18 de faire sortir les quartiers de ces oublis, c'est faire en sorte de remettre de l'activité
00:20:24 économique au centre et que l'argent et la promesse républicaine soient justement employés.
00:20:28 - Mais pour ça, il faut de la sécurité aussi.
00:20:29 Il faut y amener à nouveau l'ordre républicain.
00:20:30 - Il faut de l'ordre, je dirais même de l'ordre.
00:20:32 - Tout le monde est d'accord pour avoir de l'ordre.
00:20:33 - Mais oui, un commerçant ne s'installera pas s'il pense qu'il peut être dévalisé
00:20:37 du jour au lendemain, qu'on peut mettre le feu à sa boutique.
00:20:39 Il faut donc arriver dans un environnement plus sûr que républicain.
00:20:41 - Quand on dit qu'un commerçant ne s'installera pas, ce sont des commerçants qui sont aussi
00:20:44 de ces quartiers.
00:20:45 - Mais les premières victimes des émeutes sont les gens qui habitent les quartiers où
00:20:48 ont lieu ces émeutes.
00:20:49 - Mais justement, Karim Abed, vous vouliez réagir.
00:20:51 - Oui, non, mais la démagogie du FN, je la connais, reconnais, reçasse.
00:20:57 Voilà, les banlieues égales immigration, immigration égale voilà.
00:21:01 - Alors, on n'a pas encore parlé de ça.
00:21:02 - On la connaît par coeur.
00:21:03 - Il se trouve que vous avez raison, mais je ne l'avais pas dit.
00:21:06 - La rengaine du FN, on la connaît par coeur.
00:21:08 - Alors, ça s'appelle Eren.
00:21:09 Je pense que pour avoir un débat un peu intelligible et un peu intéressant, il faut sortir des
00:21:13 caricatures si vous en êtes d'accord.
00:21:14 - Bon, vous, sortez des caricatures donc déjà d'une part, puisque aujourd'hui, comme moi
00:21:22 je suis entièrement d'accord avec aujourd'hui le patron qui est sur votre plateau.
00:21:29 - On vous appellera par simplicité le patron, mais bon, je suis un petit patron, Karim Abed,
00:21:35 allez-y.
00:21:36 - Et qui a raison, l'argent n'a pas été mis à bon escient et au bon endroit, je suis
00:21:45 désolé.
00:21:46 Les gens qui créent ces émeutes-là, etc. c'est une minorité.
00:21:51 La majorité dans ces quartiers populaires, ils ont envie de s'en sortir.
00:21:54 C'est ces gens des quartiers populaires qui prennent le premier train à 5 heures du matin
00:22:00 pour faire le ménage dans les bureaux, pour aller remplir les rayons des supermarchés,
00:22:06 etc.
00:22:07 Donc il faut arrêter de stigmatiser un peu les quartiers populaires.
00:22:10 Aujourd'hui, les quartiers populaires, ils ont envie de travailler, ils ont envie de
00:22:17 s'en sortir.
00:22:18 - Et comment on assure, alors peut-être pour avancer dans ce sujet, peut-être juste le
00:22:22 conclure, non pas qu'on n'y reviendra pas plus tard, mais comment on assure dans ce
00:22:25 cas-là la sécurité dans ces quartiers, parce que c'est un sujet, tout le monde le disait
00:22:28 d'ailleurs, les premières victimes sont ceux qui grandissent de la sécurité.
00:22:31 - Pas de police de proximité.
00:22:32 Nous à l'époque, on avait une police de...
00:22:34 Moi aujourd'hui j'ai 53 ans.
00:22:36 À l'époque, on avait une police de proximité, mais on se connaissait.
00:22:40 C'est-à-dire que les policiers nous connaissaient, on se connaissait entre nous, on arrivait
00:22:44 à discuter.
00:22:45 C'était une vraie police de proximité qui, voilà, quand tu as fait vraiment une connerie,
00:22:54 ben voilà, il n'y a pas de souci par rapport à ça.
00:22:56 Mais au moins, il y avait une discussion, c'était pas des cow-boys qui arrivaient comme
00:23:01 aujourd'hui la BAC et qui ramassent tout le monde.
00:23:05 Et en plus, ces gens-là connaissent les habitants de ces quartiers et ils ne cessent de leur
00:23:13 demander leur pièce d'identité 3-4 fois par jour.
00:23:16 - Ça c'est l'autre problématique effectivement des contrôles d'identité qui sont souvent
00:23:21 d'écrire un mot, Laurent Jacobolim, juste un mot.
00:23:24 100 milliards, c'est tout ce que n'a pas eu le monde agricole, tout ce que n'ont pas
00:23:30 eu les zones qui ont souffert de désindustrialisation et pourtant pas de violence.
00:23:34 Donc une fois encore, le problème est à chercher ailleurs.
00:23:36 - Allez, on va parler d'autre chose et on va justement parler d'éducation.
00:23:39 C'est peut-être aussi à la source des mots et au contraire une solution à beaucoup de
00:23:44 problèmes.
00:23:45 On va en parler dans un instant.
00:23:46 Est-ce que vous êtes pour le port de l'uniforme à l'école ? On en parle avec notre invité
00:23:49 dans un instant sur Sud Radio.
00:23:51 Sachez qu'en tout cas, une ville, au moins une ville, est volontaire pour expérimenter
00:23:55 le port de l'uniforme à l'école.
00:23:56 C'est celle de Béziers, dont le maire Robert Ménard s'est porté volontaire.
00:23:59 On en parle tout de suite.
00:24:00 Alors, quelle est la différence entre un outil pédagogique et un outil idéologique ? Ça
00:24:04 pourrait être un autre débat passionnant.
00:24:05 Quoi qu'il en soit, on va parler du port de l'uniforme à l'école.
00:24:08 Est-ce que vous êtes pour le port de l'uniforme à l'école ? Toujours avec Béranger qui
00:24:11 est avec nous depuis le Périgord et nous sommes avec notre invité que nous accueillons
00:24:14 avec plaisir, Laetitia Sicardi.
00:24:16 Bonjour à vous ! - Bonjour !
00:24:18 - Bienvenue sur Sud Radio ! - Merci.
00:24:20 - Co-présidente de l'AFCPE des Alpes-Maritimes.
00:24:22 Bon, vous non plus, vous êtes comme moi, vous n'avez pas connu le port de la blouse.
00:24:25 - Non, je n'ai pas connu le port de la blouse.
00:24:27 - Exactement.
00:24:28 Bon, est-ce que vous êtes pour, en tant que parent d'élève, le port de l'uniforme à
00:24:32 l'école ? - Alors, en fait, je suis un peu désespérée
00:24:37 qu'on mette autant d'énergie sur la question de l'uniforme à l'heure où l'école finalement
00:24:42 elle va mal et à l'approche de la rentrée, on se rend compte que finalement, on va devoir
00:24:46 faire face à beaucoup d'autres problèmes, le manque de profs, plein de choses par exemple
00:24:54 et du coup, c'est un peu désespérant et ça répond plus à une question de fantasme
00:25:02 qu'une réalité.
00:25:03 - Alors, quel fantasme pour vous ? - Le fantasme que ça va régler les problèmes
00:25:08 de harcèlement, que ça va régler les problèmes de laïcité par exemple, en tout cas, en quoi
00:25:15 - moi, je pose la question - en quoi le port de l'uniforme va pouvoir améliorer les résultats
00:25:21 scolaires des enfants.
00:25:22 En tout cas, pour nous, ça reste quelque chose, oui, qui relève du fantasme.
00:25:27 - Béranger, qui est toujours avec nous au 0826-300-300, depuis la Dordogne, notre vrai
00:25:31 voix du jour, vous êtes plutôt d'accord, je crois, avec notre invité ?
00:25:35 - C'est-à-dire que moi, je pense que derrière le mot "uniforme", on a une mauvaise idée
00:25:43 de ce que pourrait être un uniforme, si on appelait simplement ça une tenue scolaire
00:25:47 réglementaire.
00:25:48 Et donc, ça ne réglera pas tous les problèmes.
00:25:51 Mais néanmoins, sur les cas de harcèlement, d'agression, de raquettes, parce qu'on peut
00:25:56 se faire agresser pour un tee-shirt, une paire de chaussures, il y a des vols dans l'école.
00:26:00 - C'est arrivé, absolument.
00:26:01 - Dans le métro aussi.
00:26:02 - Dans le métro aussi, mais pour vous, dans ce cas-là, ce serait une solution à l'école,
00:26:05 c'est une bonne solution pour vous ?
00:26:06 - Mais ça peut faire partie d'une solution.
00:26:09 On se fait agresser dans le métro, moi, je veux bien, mais dans le métro, vous n'avez
00:26:13 pas des enfants de 12 ans, de 12, 13, 14 ans, qui sont sous la responsabilité d'adultes.
00:26:18 Donc l'encadrement est extrêmement important, et la philosophie qui ira derrière, il faut
00:26:23 bien l'expliquer aux uns et aux autres, et faire comprendre que c'est pour une histoire
00:26:28 d'égalité, une histoire de… on peut en reparler un peu de la laïcité aussi, mais
00:26:33 de faire en sorte que les gamins soient un peu moins dans l'agression, la violence,
00:26:39 parce qu'il y a des différences sociales qui existent entre eux, et entre les différentes
00:26:42 catégories de la population.
00:26:43 - Mettre tout le monde sur un pied d'égalité, en quelque sorte, Karim Abed, ce serait une
00:26:49 bonne solution pour vous ?
00:26:50 - Non, moi je pense que, aujourd'hui, le port de l'uniforme à l'école ne gommera
00:26:54 pas les inégalités, n'empêchera pas la stigmatisation et le harcèlement à l'école.
00:27:01 Je reprends un article du HuffPost qui parlait de ça cette année, et vous parliez dans
00:27:10 votre annonce des "downtown" où on porte l'uniforme, pas tout, mais moi je regarde
00:27:18 sur cet article-là, et il sort que la stigmatisation persiste, et que même s'il y a un fonds
00:27:25 social pour l'établissement de l'uniforme, les gens, même qui sont dans le besoin, ne
00:27:31 vont pas aller demander cet uniforme, parce que c'est une forme de honte d'aller demander
00:27:36 l'uniforme.
00:27:37 Et donc, dans plusieurs interviews, il n'y a pas d'effet sur les comportements, que
00:27:46 ce soit le harcèlement scolaire, que ce soit au collège...
00:27:49 - C'est-à-dire, ce que vous dites, c'est qu'il y en a dans les "downtown", dans les départements
00:27:52 d'outre-mer où on porte de l'uniforme à court, à l'école, il y a toujours du harcèlement
00:27:56 scolaire ou des inégalités, quoi ?
00:27:57 - Oui, tout à fait, tout à fait.
00:28:00 Et puis, par exemple, voilà, ils l'expliquent très très bien, le professeur qui a connu
00:28:09 l'uniforme, il explique aujourd'hui que par rapport à cet uniforme-là, déjà, il faudrait
00:28:16 plusieurs uniformes sur l'année, et quand il commence à être délavé, pas comme, je
00:28:24 dirais, les autres qui sont propres, ça fait déjà une inégalité, on commence à ricaner
00:28:29 par rapport à...
00:28:30 - À celui qui est mal habillé, celui qui n'a pas sa chemise dans le pantalon, et compagnie.
00:28:34 - Voilà, donc sachant, moi, je suis comme la collègue de la FCPE, moi, je pense qu'il
00:28:39 y a d'autres choses à s'occuper que de l'uniforme.
00:28:42 Je pense que par rapport à la rentrée, et j'envoie ce message à M. Attal, occupez-vous,
00:28:49 occupez-vous qu'il y ait des profs dans chaque classe, que s'il y en a qui sont absents,
00:28:56 on a des profs pour nos enfants, pour les remplacer.
00:29:00 - C'est ça la vraie priorité, et pas l'uniforme, en tout cas, qui est une mauvaise idée pour
00:29:03 vous.
00:29:04 On continue le tour de table, je vais vous leur donner la parole.
00:29:06 Évidemment, Laurent Jacobé dit oui ou non, alors c'était votre idée ou vous l'êtes
00:29:09 fait piquer par le ministre de l'Éducation, je crois ?
00:29:10 - Oui, bon écoutez, c'est pas très grave, quand une idée est bonne, elle peut se partager,
00:29:13 c'est vrai qu'on avait proposé ça à l'Assemblée Nationale, que ça avait été refusé par
00:29:16 le groupe Renaissance, mais écoutez, tant mieux s'ils sont revenus dessus.
00:29:18 C'est vrai que nous, comme le propose Béranger d'ailleurs, on ne parle pas d'uniforme, mais
00:29:21 d'une tenue unique, parce qu'il n'est pas la question d'avoir un uniforme kaki avec
00:29:24 un képi, etc.
00:29:25 - Pardon, je vous interromps, je vous rends la parole.
00:29:28 Imaginons que l'Éducation Nationale invente un uniforme, on l'applique partout.
00:29:31 Vous connaissez l'Éducation Nationale, il y aura un acronyme de 13 lettres qui ne dira
00:29:34 pas uniforme, mais qui voudra dire exactement la même chose.
00:29:37 - Sûrement, mais en fait, ça peut changer par collège, par lycée.
00:29:39 On peut dire ici, c'est un jean et un t-shirt blanc, par exemple, ou voilà.
00:29:43 L'idée, c'est aussi de recréer un sentiment d'appartenance.
00:29:45 Appartenance à son collège, à sa classe, et pas l'appartenance à une classe sociale,
00:29:50 où on arrive avec une marque, un crocodile sur le maillot, ça fait toute la différence,
00:29:54 ou trois bandes sur des baskets.
00:29:55 C'est aussi important parce qu'il y a des enfants qui se sentent en situation d'échec,
00:29:58 avant même d'avoir commencé à apprendre, parce qu'ils ne sont pas habillés comme les
00:30:01 autres, et d'autres qui, parfois, sont tentés de mal se comporter envers le petit camarade
00:30:05 parce qu'ils n'ont pas le bon équipement.
00:30:06 Ça permet déjà, pas complètement, bien sûr, ne soyons pas naïfs, d'apporter un début
00:30:10 de solution.
00:30:11 Je suis d'accord avec ce qui a été dit, ça ne réglera pas tous les problèmes.
00:30:13 Et puis, c'est vrai qu'il y a une autre appartenance avec laquelle certains élèves arrivent aujourd'hui,
00:30:17 c'est l'appartenance religieuse, avec une forme de revendication.
00:30:20 Et c'est contraire à l'esprit de laïcité de l'école, où on arrive, non pas avec sa
00:30:23 couleur de peau, sa classe sociale et sa religion, mais on arrive parce qu'on vient apprendre
00:30:27 et on vient faire nation avec les autres.
00:30:29 Et donc, la tenue permet aussi d'effacer cela.
00:30:32 Donc, il y a quand même beaucoup d'avantages, peu d'inconvénients, dans une école aujourd'hui,
00:30:36 où malheureusement, les différences sont à l'origine de souffrances.
00:30:39 Eh bien, autant calmer ça pour apprendre dans les meilleures conditions, ça n'empêchera
00:30:42 pas de revoir les programmes scolaires, ce qui serait probablement beaucoup plus utile
00:30:45 aussi.
00:30:46 Encore un autre sujet, mais on pourra en parler, on en fera un débat.
00:30:48 Laetitia Sicardi, toujours avec nous, co-présidente de l'FCPE des Alpes-Maritimes.
00:30:51 Est-ce que ce ne serait pas en plus l'uniforme une bonne solution pour mettre une bonne fois
00:30:55 pour toutes un terme au débat sur la laïcité dans l'école, en tout cas en matière vestimentaire ?
00:30:59 La question, enfin moi, j'aurais tendance à vous dire quand même que la question de
00:31:03 la laïcité ne se résume certainement pas à la tenue.
00:31:07 Eh bien, c'est quand même assez essentiel.
00:31:09 Et à la tenue, je vais rajouter quand même, souvent des jeunes filles, c'est ce qu'on
00:31:15 peut entendre, ce qui ressort dans les médias, c'est souvent ce qui est mis en avant, la
00:31:22 longueur de la jupe.
00:31:23 Et du coup, on se retrouve finalement face à des… ce qui est gênant, c'est que ça
00:31:31 relève plutôt de sexisme, souvent.
00:31:32 En tout cas pour nous, la laïcité, ça se vit, ça n'exclut pas.
00:31:38 Et ça s'explique surtout, c'est ce que les enseignants, les équipes pédagogiques
00:31:46 font, les familles, l'AFCPE, les associations de parents d'élèves.
00:31:50 Donc, ça doit être… la laïcité, ce n'est pas fait pour exclure et ce n'est certainement
00:31:55 pas fait pour exclure.
00:31:56 Alors, c'est un autre débat aussi, c'est pour ça que je ne veux pas qu'on passe
00:31:58 tout le débat sur le uniforme autour de ça.
00:32:00 Mais c'est important de le souligner quand même.
00:32:02 Je pense que, aussi, il y a un élément essentiel, c'est qui va payer cet uniforme parce qu'à
00:32:08 l'approche de la rentrée, avec des frais de scolarité, finalement, les familles se
00:32:15 retrouvent dans des situations qui sont souvent très problématiques.
00:32:19 Donc, c'est quand même une question centrale.
00:32:21 Il n'y a pas simplement le coût d'achat de la tenue, mais il y a aussi l'entretien.
00:32:25 On va se retrouver encore dans des situations complètement inextricables.
00:32:29 Et si c'est les mairies et les communes, je pense qu'il y a quand même autre chose,
00:32:34 en tout cas, à mettre en œuvre et à investir pour le moment, entre les locaux vétustes,
00:32:40 et améliorer, par exemple, le bâti des activités culturelles, sportives.
00:32:46 Justement, Laurent Jacobelli n'est pas d'accord avec vous sur le prix.
00:32:48 On va en parler.
00:32:49 Restez avec nous, bien sûr.
00:32:50 Non, je pense qu'aujourd'hui, les enfants qui vont à l'école vont habiller, ce qui
00:32:53 veut dire que les parents ont acheté des vêtements, qu'ils ne portent pas un seul
00:32:56 vêtement toute l'année.
00:32:57 Au lieu d'acheter un polo bleu pour l'un et un t-shirt jaune pour l'autre, ils achèteront
00:33:00 tous un t-shirt blanc.
00:33:02 Ils ne vont pas rester en uniforme quand ils rentreront chez eux, ou alors, ça met en
00:33:05 qui-même.
00:33:06 Ils font ce qu'ils veulent.
00:33:07 Ça ne me regarde pas.
00:33:08 Et puis, la question de la laïcité, madame, elle est quand même très importante.
00:33:12 J'entends ce que vous dites, mais je rappelle que la FCPE fait des publicités avec des
00:33:15 femmes voilées.
00:33:16 Alors, ça, c'est un autre sujet.
00:33:17 On n'a pas la même notion de la laïcité.
00:33:18 Nous, on pense que venir et revendiquer, faire du prosélytisme à l'école, ce n'est
00:33:23 pas le lieu.
00:33:24 La religion, elle est à la maison, et chacun pratique la religion qu'il veut chez lui,
00:33:27 mais elle n'est pas à l'école.
00:33:28 C'est une différence de la laïcité, je crois, fondamentale entre nous.
00:33:32 Je suis désolée, mais la laïcité, il y a une loi, on n'est absolument pas, on est
00:33:37 très attaché à la laïcité.
00:33:38 Par contre, c'est vrai qu'on n'en fait pas un enjeu électoral.
00:33:41 On n'en fait pas un enjeu électoral.
00:33:44 La laïcité, elle s'applique aux agents du service public.
00:33:48 Et certainement pas, enfin, à ce que je sais, le voile n'est pas interdit dans l'espace
00:33:53 public, enfin, dans la rue.
00:33:54 Ça, c'est un autre sujet.
00:33:55 Ce que je vous propose malgré tout.
00:33:56 Ah, oui, mais c'est important.
00:33:57 Non, mais très important.
00:33:58 Vous avez tout à fait raison de le dire.
00:34:00 Ce que je vous propose, et quand je dis ça, ma chère Laetitia Sicardie, c'est à vous
00:34:03 deux, c'est qu'on revienne aussi sur l'autre aspect du débat, parce que c'est quand même
00:34:06 important d'en parler aussi sur les inégalités, parce que vous n'êtes pas la seule à dire
00:34:10 que ça ne va pas régler les inégalités.
00:34:11 Tout le monde le dit d'ailleurs.
00:34:12 Et Karim Abed aussi.
00:34:14 Malgré tout, est-ce qu'il ne vaut pas commencer par là, les différences d'apparence entre
00:34:19 les différents élèves ? Karim Abed, on ne verrait pas qui a le plus beau jean, qui
00:34:23 a le plus beau jogging et qui est le mieux habillé ?
00:34:25 Non, je ne pense pas.
00:34:28 Je ne pense pas.
00:34:29 C'est un faux débat, parce que quand un élève a de l'acné ou un appareil dentaire
00:34:34 ou des lunettes, etc. et qu'il va se faire discriminer par rapport à ça, est-ce que
00:34:39 c'est l'uniforme qui va cacher ça ? Non.
00:34:42 Donc voilà, on revoit sur des choses super importantes.
00:34:48 Et donc, ceux qui disent que l'uniforme va régler des choses, voilà, ils se mettent
00:34:52 le doigt dans l'œil.
00:34:53 Moi, je pense qu'il y a des choses vraiment essentielles à aller, droite au but, c'est
00:35:01 mettons le budget qui va bien, les profs, etc. pour que nos enfants étudient.
00:35:10 Et donc, par rapport à la laïcité, je suis désolé, moi qui suis dans un quartier populaire,
00:35:17 dans ma classe, il y avait des Italiens, des Espagnols, des Maghrébins, etc.
00:35:22 Et il était où le problème ?
00:35:25 - C'est pas un problème de laïcité ça, monsieur ? Ils n'arrivaient pas avec des
00:35:29 voiles ? Moi, je suis ici dans une région italienne.
00:35:32 - Non, mais écoutez, écoutez.
00:35:34 - Vous confondez origine et laïcité.
00:35:35 - Karim Abed.
00:35:36 - Non, mais écoutez, ils n'arrivent pas avec des voiles.
00:35:41 Moi, j'y vais, dans le quartier, je vais dans les lycées, dans les collèges, ils
00:35:48 n'arrivent pas avec des voiles.
00:35:49 Donc, il faut arrêter un peu.
00:35:51 S'ils sont en dehors de l'école, ils font ce qu'ils veulent.
00:35:55 S'ils sont dans l'école, ils ont des règles et ils les comprennent, les règles.
00:36:01 Donc, il faut arrêter de généraliser comme vous le faites.
00:36:05 - Il faut arrêter de nier la réalité aussi, monsieur.
00:36:08 - Non, non, non, mais il n'y a pas de réalité.
00:36:11 Venez chez moi dans le 93 et vous allez voir la réalité.
00:36:14 - On peut aussi organiser un rendez-vous si vous voulez faire quelque chose dans l'Ouest
00:36:19 parisien, pourquoi pas ? Laurent Jacob et Carim Abed.
00:36:21 On va peut-être faire une rencontre entre vous deux, ce serait intéressant.
00:36:24 J'aimerais qu'on donne la parole à celui qui a porté la blouse, le seul, le témoin
00:36:27 sur ce radio et qui n'a pas aimé la porter.
00:36:29 Pourquoi vous n'aimiez pas la porter en tant qu'élève ?
00:36:31 - Parce que je trouvais que ce n'était pas évident et que c'était une façon de
00:36:34 gommer ma personnalité.
00:36:36 - Si je pose cette question, c'est parce que si on demande à tous les élèves de
00:36:39 porter l'uniforme de main, ils penseront peut-être en bonne partie comme vous.
00:36:41 - Oui, je pense qu'effectivement, il faut aussi avoir l'avis des élèves.
00:36:44 - Gommer la personnalité, c'est intéressant.
00:36:46 - Complètement.
00:36:47 Moi j'avais un frère et j'ai un frère, on avait la même blouse, on changeait les
00:36:50 blouses, on s'arrangeait pour la cacher, pour la remettre.
00:36:54 En arrivant à l'école, ce n'était pas forcément agréable.
00:36:56 Mais je crois qu'il faut tenter l'expérimentation, vous voyez, je n'ai pas de religion là-dessus.
00:37:00 Je crois qu'il faut donner sa chance.
00:37:02 - Agnostique de l'uniforme.
00:37:03 - Complètement, laïque de l'uniforme.
00:37:05 - Tout le monde est laïque ici.
00:37:07 - Mais je crois que ce qui est important, moi j'ai enseigné, Jean-Marie.
00:37:11 Ce qui est important, ça a été dit par tout le monde.
00:37:14 Ce qu'on attend de l'école, c'est que la siduité des élèves, qu'on puisse avoir
00:37:19 une égalité des chances, c'est-à-dire mieux apprendre.
00:37:22 Et ceux qui partent avec un déficit de culture, parce qu'on n'est pas tous séduits.
00:37:25 Quand on arrive à l'école, on a plus ou moins de connaissances, on a des parents
00:37:29 qui peuvent vous aider ou des parents qui ne peuvent pas vous aider à faire les devoirs.
00:37:32 Moi je l'ai vécu, je sais que ce n'est pas facile.
00:37:34 On a aussi une capacité à se faire sa propre opinion, développer l'esprit critique.
00:37:40 Et puis ça a été bien dit par le FCPE, je crois qu'il faut qu'on soit d'accord.
00:37:43 Est-ce qu'il va payer cet uniforme ? Alors il faut voir est-ce qu'effectivement on aura
00:37:48 le pantalon pour les garçons et la jupe pour les filles.
00:37:50 Là je provoque un peu, puisqu'on parle de sexisme.
00:37:53 Et puis qui va contrôler cela aussi ? On voit qu'il y a des difficultés aujourd'hui
00:37:56 dans l'établissement pour faire en sorte qu'on limite les portables, qu'on limite
00:38:00 les signes religieux qui sont ostentatoires, qui n'ont rien à faire dans les écoles
00:38:05 de la République.
00:38:06 Ça fait partie d'un débat, mais je crois qu'il faut ouvrir le débat, le dire sans
00:38:09 passion et faire en sorte de tirer, une fois qu'on aura fait du testimonial dans certains
00:38:14 nombres de lycées, avec l'accord des enseignants.
00:38:16 Je crois qu'on ne peut pas demander aussi aux enseignants, qui n'ont pas leur avis
00:38:20 là-dessus, les parents, ça a été bien dit par Béranger tout à l'heure, et faire
00:38:24 en sorte qu'on trouve des bonnes pratiques.
00:38:25 Il n'y a pas de vision unique me semble-t-il, mais il faut en tout cas que ce soit une chance
00:38:30 pour les élèves et non pas un élément supplémentaire de coup pour les familles
00:38:34 ou une difficulté d'application pour les enseignants.
00:38:36 En revanche, on pourrait aussi citer le contre-exemple, on y revient parce qu'on parlait de témoignages,
00:38:41 l'Outre-mer, certains départements d'Outre-mer en tout cas, pratiquent le port de l'uniforme
00:38:46 à l'école.
00:38:47 On n'a pas entendu Laetitia Sicardi, un mouvement de fond depuis l'Outre-mer, demandant l'abolition
00:38:53 du port de l'uniforme.
00:38:54 Ça se passe plutôt bien ?
00:38:57 Ça se passe plutôt bien, en tout cas, on s'y fait évidemment.
00:39:02 À un moment donné, vous savez, on est bien éduqué, donc quand il y a des règles qui
00:39:08 sont mises en place, on les applique.
00:39:10 Ça n'empêche que dire que l'uniforme va régler des problèmes d'inégalité entre
00:39:16 les enfants, entre les familles, que l'uniforme va régler les problèmes de harcèlement,
00:39:20 je le répète, pour nous en tout cas, c'est un fantasme.
00:39:25 Sur quelle expérience, dans quel pays, est-ce qu'en Angleterre par exemple, il y a moins
00:39:31 de harcèlement, est-ce qu'en Angleterre il y a moins d'inégalité ? Est-ce qu'ils
00:39:34 ont réglé cette problématique-là ? Enfin, certainement pas, mais ça a été dit tout
00:39:39 à l'heure.
00:39:40 Donc, mettre en tout cas du temps et du budget sur cette question, que ce soit à la charge
00:39:48 des familles ou des collectivités, à un moment donné, je pense qu'à l'heure où
00:39:52 l'école elle va mal, en tout cas, il y a autre chose certainement à faire pour le
00:39:56 moment que de se dire que ça va être, ça va régler.
00:40:00 On va bientôt conclure et c'est pour ça que je vais vous demander à tous, parce que
00:40:02 j'ai toujours donné la parole, d'être assez bref là-dessus, mais derrière le mot
00:40:06 uniforme, même s'il y a une connotation militaire, il y a un côté discipline.
00:40:09 Est-ce que ce ne serait pas aussi une bonne manière d'instaurer davantage de discipline
00:40:15 à l'école ? Est-ce que ce ne serait pas une bonne chose ? Oui ou non ? C'est une
00:40:17 question ouverte que je pose, c'est assez important.
00:40:19 Pour vous, non en tout cas, Laetitia ?
00:40:21 Non, l'école elle est là pour apprendre, pour intégrer des règles de vie commune,
00:40:30 ce n'est pas fait pour mater absolument et d'être au pas.
00:40:34 Ça n'a pas de sens.
00:40:35 Le message est clair.
00:40:36 Laurent Jacobé dit que la discipline ce n'est pas l'autoritarisme.
00:40:39 Oui, ça contribuerait, même si ce n'est pas l'objectif principal, je crois.
00:40:42 En tout cas, et pour Bernard Cohen...
00:40:43 On a sans doute besoin d'un nouveau respect des règles dans l'éducation nationale, y
00:40:47 compris par les parents, par les enseignants et par les élèves.
00:40:50 Trop souvent, effectivement, les enseignants se trouvent désœuvrés et il faut aussi
00:40:53 les soutenir.
00:40:54 Karim Abed ?
00:40:55 Non, il n'y a pas de souci.
00:40:58 Non, je ne pense pas que ça réglerait.
00:41:01 Ce qui réglerait avant tout, c'est l'éducation de notre école.
00:41:08 Exactement, ça c'est joliment dit aussi, on peut le dire ceci dit.
00:41:12 Béranger ? La discipline à l'école, plus ou moins avec l'uniforme ? Béroger dans
00:41:18 le périgord, mais alors il fait l'école buissonnière, je crois.
00:41:20 Est-ce que vous êtes avec nous Béranger ? On vous a retrouvés ou pas ? On a perdu
00:41:23 Béranger, notre vraie voix du jour au 0826-300-300, vous êtes revenu.
00:41:26 Mais alors, vous étiez sorti de classe ?
00:41:28 Oui, excusez-moi, je suis un peu en dehors des élèves.
00:41:31 Vous avez raison, ce n'est pas grave.
00:41:33 Instaurer la discipline à l'école ?
00:41:36 Oui, ça pourrait aider à la renforcer un petit peu et surtout l'esprit de corps,
00:41:40 l'esprit d'appartenance, c'est l'important chez les gamins dans les classes.
00:41:43 Moi, je travaille aussi en milieu scolaire et quand les gamins sont contents d'être
00:41:49 dans leur milieu scolaire, dans le milieu éducatif et bien encadré, ils sont plutôt
00:41:53 fiers de ce qu'ils font et donc ça peut contribuer en tout cas à la cohésion de groupe, à
00:41:57 la cohésion, au fait qu'ils se sentent bien et intégrés.
00:42:01 Ça ne réglera pas tous les problèmes.
00:42:02 Dernière petite chose, si on pouvait avoir aussi moins d'élèves et plus de professeurs
00:42:06 et mettre l'argent là où il faut vraiment, ça réglerait aussi quelques autres problèmes.
00:42:10 Moins d'élèves, plus de profs, moins d'élèves par classe, pas moins d'élèves tout court évidemment.
00:42:14 Je pense que tout le monde est d'accord aussi autour de la table.
00:42:16 Merci à tous d'avoir débattu de l'uniforme à l'école.
00:42:19 Merci à vous, depuis les Alpes-Maritimes, Laetitia Sicardie, coprésidente de la FCPE
00:42:24 des Alpes-Maritimes.
00:42:25 Restez avec nous, on va se retrouver dans quelques instants.
00:42:28 Bérangé, restez dans les parages cette fois-ci.
00:42:30 On va essayer de se détendre un petit peu avant de revenir sur l'actualité dramatique.
00:42:33 Dans un instant, on va tester vos connaissances sur le 9 août, puisque c'est la date du jour.
00:42:37 A tout de suite.
00:42:38 Les vraies voix sur Sud Radio jusqu'à 19h.
00:42:40 C'est drôle, on parlait de l'école quand même et ensuite tout de suite après sur Sud Radio,
00:42:44 vous avez entendu la voix d'un des instits les plus célèbres de France.
00:42:47 C'est notre Gérard Klein National que vous retrouvez, je le rappelle, c'est important quand même,
00:42:51 tous les jours sur Sud Radio, sur les routes de l'été de 10h à midi.
00:42:55 Rendez-vous est pris demain, évidemment.
00:42:58 Est-ce que notre vraie voix du jour est toujours avec nous Bérangé ?
00:43:01 Vous êtes toujours là ?
00:43:02 Oui, toujours.
00:43:03 Je vous propose, et bien maintenant qu'on a parlé de l'école, de faire une petite interro surprise
00:43:07 de culture générale.
00:43:08 Il y a un petit quiz tous les jours à la même heure dans les vraies voix.
00:43:11 Pour ce faire, vous allez devoir faire équipe avec une de nos trois vraies voix qui sont avec nous.
00:43:15 Nous sommes toujours avec Karim Abed, Laurent Jacobelli ou Bernard Cohen Haddad.
00:43:19 Vous voulez jouer avec qui ?
00:43:21 Allez, je prends le premier, je prends le camarade CGTiste, Karim Abed.
00:43:25 Exactement, on va faire une équipe de camarades et on va faire une équipe moins camarade.
00:43:31 Plateau, on va dire.
00:43:32 Exactement, en plateau.
00:43:33 Tout de suite, place au jeu.
00:43:35 Alors, Bérangé d'un côté avec Karim Abed et de l'autre côté Bernard Cohen Haddad et Laurent Jacobelli.
00:43:44 A tous, je vais poser plusieurs questions en rapport avec la date du jour.
00:43:47 Le 9 août, c'est de la culture générale, un petit peu d'histoire.
00:43:49 Rien de bien sorcier.
00:43:51 Le premier qui répond juste rapporte un point à son équipe.
00:43:53 C'est tout bête.
00:43:54 C'est parti ? Tout le monde est d'accord ?
00:43:55 Allez.
00:43:56 On commence par la première question.
00:43:58 C'était un 9 août.
00:43:59 Il y a exactement 220 ans, jour pour jour.
00:44:02 Qu'est-ce que l'américain Robert Fulton a fait fonctionner pour la première fois ?
00:44:06 Je vous donne trois possibilités.
00:44:08 En un, un bateau à vapeur.
00:44:10 En deux, une automobile.
00:44:12 En trois, une montgolfière.
00:44:14 Une automobile ?
00:44:15 Non.
00:44:16 Les autres ont le droit de répondre.
00:44:18 C'est le bateau à vapeur.
00:44:19 C'est le bateau à vapeur.
00:44:21 Dans la Seine, il l'a fait fonctionner.
00:44:22 Il a essayé de le vendre justement à la France.
00:44:24 Malheureusement, on ne l'a pas pris.
00:44:25 Ça nous aurait peut-être aidé à gagner le Rafale-Gare.
00:44:27 Quoi qu'il en soit, on a refusé.
00:44:29 C'était ça.
00:44:30 Qui a répondu bien ?
00:44:31 C'était Karim ?
00:44:32 Non, c'était Bérangé.
00:44:33 C'était la voix de Bérangé.
00:44:34 En tout cas, c'était l'équipe à distance.
00:44:36 Quoi qu'il en soit, vous avez un point les amis.
00:44:38 Deuxième question.
00:44:39 Il y a 24 ans, jour pour jour, un jeune homme, inconnu à l'époque ou presque, du nom de
00:44:44 Vladimir Poutine, était nommé Premier ministre.
00:44:47 Alors là, il faudrait être rapide les amis, parce que je pense que tout le monde vous
00:44:50 presque s'en souvient.
00:44:51 Quel est le nom du président russe qui l'a nommé Premier ministre ?
00:44:54 Boris Yeltsin.
00:44:55 C'est Yeltsin ?
00:44:56 C'est vrai.
00:44:57 C'est Yeltsin, bien sûr.
00:44:58 C'est Boris Yeltsin.
00:44:59 Vous avez dit Brejnev ?
00:45:00 Non, c'est moi.
00:45:01 C'est le député qui a dit Yeltsin.
00:45:02 Autant pour moi.
00:45:03 Je sais que vous étiez à l'école en blouse, mais quand même.
00:45:06 J'avais des antisèches à l'époque.
00:45:08 Vous aviez des antisèches à l'époque de Brejnev ?
00:45:11 C'était Boris Yeltsin.
00:45:12 Deux points pour l'équipe à distance en tout cas.
00:45:15 Les amis, je vous propose de fêter un anniversaire cette fois-ci.
00:45:17 C'est celui d'une actrice française.
00:45:19 Une actrice française très célèbre.
00:45:21 On va voir si vous la reconnaissez.
00:45:23 On va écouter un extrait d'un de ses films les plus célèbres.
00:45:25 Dans cet extrait, le personnage de cette actrice aide un aveugle à traverser la rue
00:45:30 et lui explique tout ce qu'il ne peut pas voir.
00:45:35 - Venez, je vais vous aider. - Audrey Tautou.
00:45:37 - Et hop, c'est parti.
00:45:38 Je vous propose qu'on écoute quand même l'extrait du film à Mélie Poulain.
00:45:41 - Elle porte la barbante de son mari depuis qu'il est mort.
00:45:43 Attention, hop !
00:45:44 Tiens, l'enseigne de la boucherie chevaline a perdu une oreille.
00:45:46 Ce rire, c'est celui du mari de la fleuriste.
00:45:48 Il a des petites rides de malice au coin des yeux.
00:45:50 Oh, dans la vitrine de la pâtisserie, il y a des sucettes qui ont au gourmand.
00:45:53 Hum, sentez ce parfum.
00:45:55 C'est Pépone qui fait goûter ses melons au client.
00:45:57 - Allez, allez, goûtez mon melon.
00:45:59 "Goûtez mon melon, Pépone".
00:46:00 Et effectivement, c'était Audrey Tautou.
00:46:02 Comment il s'appelle le film ?
00:46:03 Vous vous rappelez ou pas, Bérangé, puisque vous vous rappelez tout ?
00:46:05 - Ouais, "Le fabuleux destin d'Amélie Poulain".
00:46:07 - Voilà, exactement.
00:46:08 Toute la France était presque tombée amoureuse d'Audrey Tautou à cette époque.
00:46:12 C'était un sacré film.
00:46:13 Bon, vous avez d'ores et déjà gagné, Bérangé.
00:46:15 Vous êtes imbattable.
00:46:16 Pour l'instant, je vous propose de terminer quand même par une question un peu moins drôle,
00:46:20 mais c'est un anniversaire qui est très important, Melga, et tout.
00:46:23 Un triste anniversaire, puisque c'est l'anniversaire du largage de la seconde bombe atomique
00:46:27 sur la ville de Nagasaki au Japon.
00:46:30 C'était une bombe au plutonium.
00:46:31 Quel était le surnom donné par l'armée américaine à cette bombe ?
00:46:36 Je vais vous faire trois propositions.
00:46:38 Réponse numéro 1, "Little Boy".
00:46:40 Réponse numéro 2, "Fatman".
00:46:42 Réponse numéro 3, "Big Mama".
00:46:43 Est-ce que quelqu'un s'en souvient ?
00:46:45 - "Little Boy".
00:46:48 - La réponse est non.
00:46:50 - "Big Mama", j'aurais dit.
00:46:51 - "Big Mama" non plus.
00:46:52 - Eh ben, vous voyez.
00:46:53 - C'était "Fatman".
00:46:54 C'était "Fatman".
00:46:55 "Little Boy", figurez-vous que c'était le nom de la première bombe sur Hiroshima.
00:46:58 "Fatman", c'était le nom de la deuxième bombe, tout simplement.
00:47:02 - Une manière qu'on pourrait faire oublier.
00:47:04 - Exactement.
00:47:05 Mais non, il ne faut jamais oublier ce genre de souvenir, y compris en s'en souvenant.
00:47:08 Il y avait évidemment une cérémonie de commémoration aujourd'hui
00:47:11 dans la ville de Nagasaki, qui a pu être construite avec certains de vos collègues, d'ailleurs.
00:47:15 Députés Laurent Jacobi, qui étaient sur place,
00:47:17 des députés français, notamment l'insoumis Zersilia Soudé.
00:47:20 Bon ben, bravo à vous, Béranger.
00:47:22 Vous étiez fan d'histoire, non, à l'école ?
00:47:25 - Oui, j'avoue que ce n'était pas la discipline que je détestais le plus.
00:47:28 - Oui, c'est ce qu'on a compris, en tout cas.
00:47:30 Est-ce que vous voulez rester avec nous pour la deuxième heure des vrais voix ou pas ?
00:47:32 Vous êtes toujours dans le Périgord, vous avez le droit d'y être bien.
00:47:34 C'est peut-être l'heure de l'apéritif ?
00:47:36 - Est-ce que je peux y être ? - Oui, on peut faire ça, on y est bien.
00:47:38 On peut rester, oui.
00:47:39 - Alors, restez avec nous.
00:47:40 Karim, vous vouliez prendre la parole de Karim Abed ?
00:47:42 - Oui, je peux juste...
00:47:44 Quand on parle du Nafut, on ne peut pas oublier le Nafut 82
00:47:48 et l'attentat de la rue des Rosiers.
00:47:50 Donc, voilà.
00:47:52 - Vous avez tout à fait raison, Karim Abed.
00:47:54 Je vais vous dire pourquoi je n'en ai pas parlé dans ce quiz,
00:47:56 parce que je ne voulais pas en jouer avec cette date.
00:47:58 C'était pour ça.
00:47:59 Mais effectivement, le Nafut, vous avez tout à fait raison
00:48:01 de nous rappeler l'attentat dramatique de la rue des Rosiers.
00:48:05 Merci de l'avoir fait d'ailleurs, Karim.
00:48:07 Restez avec nous.
00:48:08 Je rappelle que vous êtes secrétaire général de la CGT Énergie,
00:48:10 ouest Ile-de-France.
00:48:12 Laurent Jacobelli, toujours avec nous.
00:48:14 Député de La Moselle, porte-parole du Rassemblement National.
00:48:16 Et Bernard Cohenada, chef d'entreprise,
00:48:18 président du Think Tank.
00:48:19 Etienne Marcel, on va rester aussi avec Béranger dans le Périgord.
00:48:22 Deuxième heure des Vraies Voix, dans quelques minutes,
00:48:24 autre débat.
00:48:25 Ça a été une des polémiques sur les réseaux sociaux.
00:48:27 Mais qu'est-ce qu'on a pris, les médias ?
00:48:29 Je parle aussi pour nous.
00:48:30 On serait trop angoissant quand on parle du changement climatique.
00:48:33 Ça, c'est tout à fait possible.
00:48:34 On nous a parfois même accusé de rougir les cartes des météos,
00:48:37 figurez-vous, quand il y avait les vagues de chaleur.
00:48:40 Est-ce qu'on triche pour angoisser les gens ?
00:48:42 Comment on doit parler du changement climatique ?
00:48:44 Est-ce qu'on en parle trop, pas assez,
00:48:45 de manière trop angoissante ou pas assez angoissante ?
00:48:48 Venez réagir. 0 800 26 300 300.
00:48:50 Ce sera le deuxième débat des Vraies Voix.
00:48:52 Et avant ça, malheureusement, on retourne quand même dans le Haut-Rhin
00:48:55 prendre des nouvelles, notamment des secouristes,
00:48:57 qui étaient à pied d'œuvre.
00:48:58 Ce sera juste après le journal de 18h.
00:49:00 Les Vraies Voix de l'été, Sud Radio.
00:49:03 17h-19h. Jean-Marie Bordry.
00:49:05 Eté ou pas, plus on est de fous, plus on rit.
00:49:07 Les Vraies Voix de l'été sur Sud Radio, c'est jusqu'à 19h.
00:49:10 Toujours avec nos quatre Vraies Voix du jour.
00:49:12 Bernard Cohenada, chef d'entreprise.
00:49:14 Avec Laurent Jacobelli, député Rassemblement National
00:49:17 et porte-parole du parti.
00:49:18 Nous sommes également avec Karim Abed, secrétaire général
00:49:21 de la CGT Énergie Ouest Île-de-France.
00:49:23 Toujours avec nous, Karim ?
00:49:25 - Oui, tout à fait.
00:49:26 - En duplex depuis l'Île-de-France,
00:49:27 où on écoute Sud Radio sur le 99.9 FM.
00:49:31 Et puis depuis le beau Périgord,
00:49:32 Béranger, notre Vraie Voix du jour, dans la Dordogne.
00:49:35 Y a Sarlat, une des plus belles villes de France
00:49:37 et sacrée destination estivale.
00:49:39 Toujours présent Béranger ?
00:49:40 Non ? Eh bien, on va le retrouver.
00:49:42 Il aime bien faire les colbussonnières de temps en temps.
00:49:44 Mais on va le retrouver dans un instant.
00:49:45 En tout cas, tout de suite, je vous propose malheureusement
00:49:49 qu'on retourne là où l'actualité dramatique nous a emmenés.
00:49:52 - Les Vraies Voix Sud Radio.
00:49:54 - Direction le Haut-Rhin, où, je le rappelle,
00:49:57 cet incendie absolument dramatique a causé la mort de 11 personnes
00:50:01 dont on a retrouvé les corps.
00:50:02 Nous sommes avec Philippe Auvilaire.
00:50:04 Bonjour à vous.
00:50:05 - Bonjour.
00:50:06 - Soyez le bienvenu sur Sud Radio.
00:50:07 Si j'ose dire, dans les circonstances présentes,
00:50:09 vous êtes lieutenant-colonel, commandant des opérations de secours.
00:50:13 Première question qu'on a envie de vous poser, évidemment,
00:50:16 c'est qu'est-ce qui a pu se passer ?
00:50:18 - C'est une excellente question.
00:50:20 Je voudrais déjà apporter une petite précision par rapport à vos propos.
00:50:24 Nous n'avons pour l'instant que 10 corps.
00:50:27 - D'accord.
00:50:28 - Le 11e, nous ne l'avons pas encore trouvé.
00:50:31 Les opérations de recherche se poursuivent toujours dans les décombres.
00:50:34 - On sait qu'il y a 11 personnes manquantes, en tout cas, qui étaient présentes.
00:50:37 - Voilà, on sait qu'il y a 11 personnes manquantes.
00:50:40 Nous avons réussi à récupérer 10 corps dans les décombres.
00:50:44 Il en manque un à ce stade.
00:50:46 Maintenant, qu'est-ce qui s'est passé ?
00:50:49 C'est une excellente question.
00:50:51 Pour une raison qu'on ne connaît pas et que l'enquête probablement déterminera,
00:50:58 un feu a pris dans ce bâtiment, probablement au premier étage.
00:51:06 Il s'est développé de manière très rapide, de manière très intense,
00:51:11 puisqu'à l'arrivée des premiers secours, le bâtiment faisait déjà l'objet d'un embrasement généralisé.
00:51:17 - Oui, c'est incroyable.
00:51:18 - Et donc, ce qui fait que,
00:51:21 heureusement pour les gens qui ont pu sortir avant notre arrivée,
00:51:25 ces personnes sont saines et sauves.
00:51:27 Malheureusement, 11 des personnes qui se trouvaient à l'étage n'ont pas pu sortir à temps
00:51:32 et malheureusement ont péri dans cette incendie.
00:51:35 - C'est dire la rapidité de la propagation de cet incendie.
00:51:40 C'était des personnes originaires de Nancy qui étaient abritées dans ce gîte,
00:51:44 qui dormaient peut-être pour une partie d'entre elles, je n'en sais rien,
00:51:46 mais en tout cas qui étaient en situation de handicap.
00:51:50 Comment sont prises en charge les victimes survivantes ?
00:51:52 - Elles ont été prises en charge par une cellule d'accueil des impliqués
00:51:57 à laquelle est adossée la cellule d'urgence médico-psychologique.
00:52:01 Et donc c'est la cellule d'urgence médico-psychologique qui a pris en charge les impliqués
00:52:06 et qui a également organisé l'accueil des familles.
00:52:08 - Exactement, je précise à nouveau que dans 50 minutes,
00:52:11 à la forge Vinsenheim, là où a eu lieu ce drame,
00:52:14 une cérémonie œcuménique aura lieu à 19h dans l'église Saint-Laurent de la ville de Vinsenheim.
00:52:20 Combien de pompiers ont été mobilisés sur place ?
00:52:23 - Alors, au plus fort de notre intervention, nous avions 76 sapeurs-pompiers
00:52:28 et en termes d'engin de lutte, nous avions engagé 5 fourgons d'incendie,
00:52:33 3 moyens aériens, des grandes échelles pour parler clairement,
00:52:38 et un certain nombre de moyens de soutien sanitaire, médecins, infirmiers.
00:52:43 - J'imagine. Bon, la seule bonne nouvelle ce soir, c'est qu'il n'y a pas eu de blessés parmi vos camarades, on est d'accord ?
00:52:48 - Non, effectivement.
00:52:49 - Bien que le feu ait été particulièrement violent.
00:52:52 Vous allez être encore, vous et vos collègues, à pied d'œuvre pour des heures et des heures,
00:52:56 ne serait-ce que pour déplier les décombres et essayer malheureusement
00:52:59 de retrouver la dépouille de la 11ème personne qui est portée disparue.
00:53:03 On a peu d'espoir, si je comprends bien, en tout cas pour la survie d'une 11ème personne.
00:53:08 - Ah non, mais c'est clair. C'est clair.
00:53:11 Le niveau sinistré, en fait, ce qu'il faut s'imaginer,
00:53:15 c'est un volume, du coup, sur lequel il n'y a plus aucune cloison intérieure, il n'y a plus rien,
00:53:21 et il y a globalement sur le sol un tas de gravats et de débris d'à peu près 50 cm d'épaisse.
00:53:28 Donc voilà, il n'y a plus rien.
00:53:31 - Et on est persuadé qu'il y avait une 11ème personne sur place ?
00:53:34 - En tout cas, toutes les infos, notamment des survivants et des encadrants qui étaient présents,
00:53:41 allaient dans le sens, effectivement, d'un décompte qui allait toujours dans le même sens,
00:53:45 c'est-à-dire qu'il manque 11 personnes à la pêche.
00:53:47 - Oui, effectivement.
00:53:48 - Donc on a la quasi-certitude qu'il manque encore une personne.
00:53:52 - Mais c'est particulièrement dramatique, évidemment.
00:53:54 On a une pensée pour les familles des victimes, et puis on a une pensée aussi pour vous et pour vos collègues,
00:53:58 parce que ce n'est pas forcément dans les conditions les plus agréables
00:54:01 que vous menez ce genre de travail, mais c'est pour ça, malgré tout, que vous êtes entrés dans votre mission.
00:54:05 Merci beaucoup d'avoir pris un peu de votre temps, Philippe Auvilaire,
00:54:08 et bon courage à vous et à tous vos camarades.
00:54:10 - Merci.
00:54:11 - Lieutenant-Colonel, Commandant des Opérations de Secours, bonne soirée à vous.
00:54:14 Vous étiez en direct sur Sud Radio de la forge Vinsenaim,
00:54:19 où a eu lieu, je le rappelle, cet incendie dans un gîte qui abritait notamment des personnes
00:54:23 en situation de handicap originaire de la ville de Nancy.
00:54:26 On a retrouvé 10 dépouilles mortelles et on s'attend à retrouver malheureusement le corps d'une 11ème victime.
00:54:32 Restez avec nous sur Sud Radio, c'est Les Vraies Voix.
00:54:35 On se retrouve dans un instant, on va continuer à débattre de l'actualité avec nos 3 Vrais Voix du jour.
00:54:41 - Au 17h19h, Jean-Marie Bordry.
00:54:44 - Les Vraies Voix de l'été sur Sud Radio avec nos 3 Vrais Voix du jour.
00:54:47 Le député RN et porte-parole du parti Laurent Jacobelli,
00:54:50 le chef d'entreprise et président du think tank Étienne Marcel Bernard Cohen Haddad
00:54:56 et le CGTiste qui est avec nous aussi en duplex sur Sud Radio,
00:54:59 Karim Abed, secrétaire général de la CGT, Énergie, Ouest, Île-de-France.
00:55:03 Je vous rappelle notre deuxième débat, je veux vous entendre d'ailleurs, 0826-300-300,
00:55:08 comment doit-on, nous les médias, parler du changement climatique ?
00:55:12 Est-ce qu'on doit en parler de manière alarmiste, moins alarmiste ?
00:55:14 Est-ce qu'on en parle trop ou pas assez ? Ce sera notre débat dans une dizaine de minutes.
00:55:18 Mais tout de suite, les actualités relevées par nos Vrais Voix.
00:55:21 - Pas de panique, nous sommes des professionnels.
00:55:24 - C'est tout à fait vrai. - Ah bon ?
00:55:26 - Vous causez quoi ? - De tout.
00:55:27 - Politique, spectacle, sport ? - Il me demande mon avis sur l'actualité et je lui donne.
00:55:31 - Le tour de table. - De l'actualité.
00:55:33 - Le tour de table de l'actualité. Karim Abed, vous êtes toujours avec nous.
00:55:36 Vous vouliez revenir pour un coup de gueule.
00:55:39 Vous dénoncez ce que vous appelez, avec la CGT d'ailleurs, la répression syndicale.
00:55:44 C'est-à-dire ?
00:55:46 - Oui, tout à fait.
00:55:48 Par rapport à la réforme des retraites, il y a eu une lutte sociale de grande ampleur.
00:55:56 Et on voit aujourd'hui que la plupart des militants et des responsables au sein de la Fédération Minénergie
00:56:08 sont convoqués, par exemple le secrétaire général de la Fédération Minénergie, Sébastien Mélenchier,
00:56:16 qui est convoqué à la gendarmerie de Montmorency, où il habite.
00:56:22 Pareil pour Renaud, qui est le secrétaire général de Marseille.
00:56:27 Et j'en cite Christophe, qui est secrétaire général de Bordeaux, etc.
00:56:32 - Alors qu'est-ce qu'ils ont fait pour être convoqués ?
00:56:34 Est-ce qu'on connaît les motifs des convocations de vos camarades à la gendarmerie ou à la police ?
00:56:39 - Non, on ne connaît pas pour l'instant pourquoi ils sont convoqués.
00:56:46 On sait que les employeurs des industries électriques et gazées ont déposé plus de 500 plaintes
00:56:56 par rapport à des sobriétés énergétiques qui ont eu lieu par rapport à cette réforme des retraites.
00:57:06 - Je traduis vos propos pour qu'on comprenne à quoi on parle.
00:57:08 Vous parlez des actions coup de poing qui ont été menées par vos camarades,
00:57:12 en tout cas votre syndicat notamment, qui consistait à démanger le courant
00:57:17 pendant le mouvement contre la réforme des retraites.
00:57:19 C'est ça qu'on reproche à vos camarades ?
00:57:22 - Pour l'instant on ne sait pas ce qu'on reproche.
00:57:24 - Mais vous vous en doutez.
00:57:25 - Moi, si je me mets en adéquation, c'est ça.
00:57:29 Après, nous on a manifesté contre une retraite de réforme qui était injuste et injustifiée.
00:57:36 On s'est mobilisés pendant des mois et des mois en grève.
00:57:40 On a perdu entre 4 et 5 mois de salaire.
00:57:48 On s'est organisé dans les entreprises pour lutter
00:57:54 et aussi pour défendre le service public de l'énergie face à l'augmentation des tarifs.
00:58:02 - Ça c'était le mot d'ordre de la mobilisation.
00:58:05 - Mais voilà, le souci c'est qu'on voit qu'il y a une criminalisation de l'action syndicale
00:58:14 et qu'elle est dirigée vers les premiers militants de la fédération d'énergie CGT.
00:58:20 - C'est ce que vous dénoncez.
00:58:24 Juste pour que vous compreniez bien, à qui vous avez coupé le courant ?
00:58:27 A qui ou à quoi plutôt d'ailleurs ? Parce que ce n'est pas à des particuliers je crois.
00:58:31 Le courant a été coupé, ce que vous appelez les opérations de sobriété pendant le mouvement.
00:58:36 - Non mais la fédération a revendiqué des mises en sobriété énergétique
00:58:42 par rapport à la venue du président de la République, de plusieurs ministres.
00:58:49 - On vous le confirme parce que Jean-Jacques Bourdin était sur le terrain pour Sud Radio
00:58:55 dans le sud-ouest où Emmanuel Macron était en train de visiter un collège
00:58:59 et le courant a été coupé juste quand le président de la République était entré.
00:59:02 C'est passé en direct sur Sud Radio dans l'établissement.
00:59:05 Et c'est ça en tout cas que vous craignez qu'on vous reproche.
00:59:07 J'aimerais qu'on en débatte justement. Donc restez avec nous, surtout Karim Abed.
00:59:10 C'est interdit de facto, en tout cas par la loi, de couper le courant de manière arbitraire
00:59:16 à des organisations, à des collèges ou autres.
00:59:19 Mais en revanche, est-ce que c'est légitime comme moyen d'action ?
00:59:21 Pour vous, en un mot, c'est oui, Karim.
00:59:23 - Non mais après, moi je le mets en adéquation.
00:59:27 Ce n'est pas de fait ce qu'il y a de convoqué aujourd'hui.
00:59:30 Il y a des chances. On verra selon.
00:59:33 Mais on commence quand même à avoir une liste à l'après-verte
00:59:41 de secrétaires syndicaux qui sont convoqués et comme par hasard que la CGT.
00:59:46 Donc là, il y a un souci, il y a une intimidation, une répression
00:59:52 qui n'a jamais eu lieu. Et donc nous, on restera déterminés par rapport à ça.
00:59:59 Puisque, comme je vous l'ai redit, c'est une réforme qui...
01:00:04 - Vous êtes toujours contre la réforme des retraites, on est d'accord.
01:00:07 - Voilà. - On est d'accord.
01:00:08 Je vous propose de donner la parole à nos autres vrais voix pour en débattre.
01:00:11 J'ai peur de vous avoir vexé le patron LCGT,
01:00:14 parce que je crois que Bernard Cohen-Nadad n'est pas d'accord avec ses moyens d'action.
01:00:16 - Ah, pas du tout. Pas du tout.
01:00:19 Et là, avec Karim, on ne sera pas d'accord. Je respecte le droit de grève,
01:00:22 je me suis exprimé pendant les mouvements sociaux,
01:00:24 mais je respecte aussi la liberté du commerce et de l'industrie,
01:00:27 la liberté d'aller et de venir.
01:00:29 Et je ne suis pas d'accord pour qu'on coupe le courant.
01:00:32 Et ce qu'on appelle opération de sobriété n'est pas acceptable, je le dis,
01:00:36 c'est un problème de respect. Moi, je crois aussi à la défense du syndicat dans l'entreprise.
01:00:41 Ce sont des salariés protégés, mais on ne fait pas ces actions
01:00:44 qui ne sont pas des actions réglementaires et qui sont des actions illégales.
01:00:47 Et là, je ne suis pas d'accord avec Karim, je le regrette.
01:00:50 Parce que moi, je suis pour des syndicats forts,
01:00:52 ce qui permet d'avoir dans le monde patronal le dialogue social,
01:00:55 qu'on a le droit de ne pas être d'accord, ça fait progresser la société,
01:00:58 ça fait aussi progresser l'entreprise.
01:01:00 Mais là, on a atteint des actions qui sont illégales et je ne peux pas les accepter.
01:01:04 - Et donc, ça ne vous choque pas en tout cas que certains syndicalistes...
01:01:07 - Après, si, ce sont pour ces motifs-là.
01:01:09 - Laurent Jacobinet ?
01:01:10 - Le droit de grève et le droit de manifester sont deux droits fondamentaux en France.
01:01:13 Et on sait d'ailleurs ce qu'on leur doit, socialement, dans notre pays.
01:01:16 La force de notre pays, c'est de l'autoriser et de l'encadrer par la loi.
01:01:20 C'est parce que la loi protège ces droits, que ces droits, aujourd'hui, sont respectés.
01:01:24 C'est la même loi qui interdit, aujourd'hui, d'empêcher des commerçants de faire leur activité
01:01:29 ou des entreprises de marcher en coupant l'électricité.
01:01:31 Et donc, on ne peut pas se protéger, d'un côté, sous le bouclier de la loi pour manifester
01:01:38 et en même temps, violer la loi en coupant l'électricité.
01:01:41 Donc, il y a un moment, il faut choisir.
01:01:42 Moi, je suis pour le droit de grève.
01:01:43 Je participe aussi de ceux qui disent que cette réforme des retraites est illogique, injuste.
01:01:48 Nous avons voté contre, que manifester pour cela était légitime.
01:01:52 En revanche, quand la loi a été violée, je crois que ce n'est pas bon.
01:01:55 Ce n'est pas bon parce que ça peut décrédibiliser le mouvement
01:01:57 et donner à ceux qui veulent imposer cette réforme des retraites, des billes
01:02:00 pour contrer le mouvement populaire qui s'est manifesté.
01:02:04 Donc, si la raison de la convocation, c'est effectivement ces actions illégales,
01:02:08 c'est tout à fait légitime.
01:02:09 Si c'est pour critiquer simplement le fait que ces dirigeants syndicaux aient manifesté,
01:02:13 alors là, ce serait grave.
01:02:14 Mais sincèrement, je ne l'imagine pas.
01:02:15 On ne vous mettra pas d'accord là-dessus.
01:02:16 En tout cas, on va continuer à faire le tour de l'actualité.
01:02:19 Il y en a une que vous avez relevée, vous, Laurent Jacobelli.
01:02:21 Alors, elle est politique, mais elle est aussi musicale.
01:02:24 Est-ce que vous reconnaissez peut-être l'artiste à qui on doit ces quelques notes ?
01:02:28 La banlieue, c'est des barrettes sur un tas de filiers.
01:02:30 Les voix du ghetto sont auto-suivies.
01:02:32 Le piot planché dans tous les tunnels.
01:02:34 Micro-neuf millimètres, on va parfumer.
01:02:36 C'est le rappeur Mehdi.
01:02:38 - Mehdi. - Mehdi.
01:02:39 - Effectivement, vous l'avez reconnu tout de suite, Karim.
01:02:42 - Oui, bien sûr.
01:02:43 C'est un collègue, je dirais.
01:02:47 - Voilà, tout est dit.
01:02:48 - On se connaît.
01:02:49 - Vous vous connaissez ?
01:02:50 - Oui, je l'ai croisé à plusieurs reprises.
01:02:53 Voilà.
01:02:54 - Bon, vous ne serez pas d'accord.
01:02:55 Du coup, je présume avec ce que va dire dans un instant Laurent Jacobelli.
01:02:59 Pourquoi Mehdi n'a été invité aux universités d'été,
01:03:02 corrigez-moi si je me trompe, de deux parties de gauche.
01:03:04 D'une part, l'Europe écologique et les Verts.
01:03:06 Et d'autre part, la France insoumise.
01:03:08 Et vous n'êtes pas d'accord ?
01:03:09 - Oui, soyons clairs.
01:03:10 Chacun a le droit de chanter, de s'exprimer,
01:03:11 d'écrire exactement ce qu'il veut dans le cadre de la loi.
01:03:14 Moi, je ne veux pas interdire Médine de chanter.
01:03:16 Ce qui me choque, c'est quand des collectivités locales
01:03:18 ou des élus de la République l'invitent pour chanter ses chansons.
01:03:22 Pourquoi est-ce que je dis ça ?
01:03:23 Parce que, moi, il va falloir que la gauche m'explique
01:03:25 ce que c'est que la convergence des luttes pour cette gauche bien-pensante,
01:03:29 les Verts et la France insoumise qui ont invité Médine.
01:03:31 Clairement, ce n'est pas la lutte contre l'homophobie.
01:03:34 Puisque ce même Médine nous écrivait en expliquant aux musulmans
01:03:38 qu'il ne fallait pas s'assimiler pour ne pas devenir un musulman light
01:03:42 qui fasse un peu tarlouze.
01:03:44 Une fois encore, je ne suis pas sûr que de tels propos
01:03:46 soient à l'honneur de la gauche qui invite ce rappeur.
01:03:50 Ce même rappeur qui nous disait qu'il fallait crucifier les Laïka à Golgotha.
01:03:54 - Ça, c'était les paroles d'un titre, mais effectivement, c'est ce qu'il disait dans la parole.
01:03:57 - Oui, l'imam de la mosquée de Paris, Dalil Boubaker, serait pour lui un collaborateur.
01:04:03 Et puis, moi j'attends les paroles de Madame Rousseau qui se dit féministe
01:04:07 quand elle saura que M. Médine dit
01:04:09 "J'entends ici s'insurger les pseudo-féministes,
01:04:12 toutes ces bourgeoises hystériques, pleines de fumisterie."
01:04:16 Ce rappeur est donc quelqu'un qui a des idées extrêmement nauséabondes.
01:04:20 Et ça va plus loin, parce qu'il a des relations nauséabondes,
01:04:23 proches de l'islamisme et de l'antisémitisme.
01:04:26 Là encore, j'attends que les voix des pleureuses de gauche viennent m'expliquer
01:04:31 en quoi l'ami de Kémy Saba, vous savez, ce suprémaciste noir,
01:04:36 condamné pour antisémitisme...
01:04:39 - Alors, Kémy Saba est un militant panafricaniste de nationalité française, effectivement.
01:04:45 - Bien sûr, Amine Médine est condamnée, ou ses relations avec M. Tariq Ramadan.
01:04:50 Je pense que cette gauche aujourd'hui, qui est en panne des lectorats,
01:04:53 qui a abandonné les grands principes pour racoler.
01:04:56 Racoler tous les lectorats, même les plus critiquables.
01:04:59 Elle est prête à tout. Elle est prête à tous les sacrifices,
01:05:02 la laïcité, la lutte contre l'antisémitisme et le racisme.
01:05:05 - Mais donc pour vous, si je comprends bien, il a le droit de chanter,
01:05:07 mais on n'a pas le droit de l'inviter à chanter ?
01:05:08 - Mais, moi, vous savez, je suis choqué. Je suis élu de la région Grand Est.
01:05:11 La région Grand Est a payé un festival pour que Médine vienne chanter ses horreurs.
01:05:15 Le même Médine qui a appelé à attaquer physiquement des élus de la République,
01:05:20 notamment du Rassemblement National, en simulant, vous savez,
01:05:23 avec des piñatas, des attaques, etc.
01:05:26 On n'a pas là un chanteur, simplement, qui chante des propos un peu subversifs.
01:05:30 On a quelqu'un qui est lié à l'antisémitisme, à l'islamisme.
01:05:34 - C'est une charge particulièrement lourde pour le commun, en tout cas, vous l'assumez.
01:05:37 - Vous savez, on le dit ailleurs, Aurore Berger l'avait appelé le rappeur islamiste.
01:05:40 Aurore Berger, qui n'est pas adhérente au Rassemblement National, est loin sans faux.
01:05:43 - Vous parlez de la ministre des Solidarités, effectivement.
01:05:45 - Donc, la liberté d'expression, oui.
01:05:47 - Soutenir des gens dont les propos sont dangereux par des partis politiques, non.
01:05:51 - Alors, la parole brièvement à Bernard Cohen.
01:05:53 - Non, je ne partage pas ces valeurs-là de haine, d'appel à la violence,
01:05:58 contre les forces de l'ordre, contre des origines.
01:06:00 Je ne partage pas du tout cette vision de la culture, y compris de la chanson.
01:06:04 - Par contre, Karim Abed, vous, vous l'avez reconnu à la première note de musique,
01:06:07 vous êtes plutôt fan.
01:06:08 Est-ce que vous reconnaissez le rappeur dans le portrait qui vient d'en être fait ?
01:06:11 - Non, mais moi, ça me rappelle un peu...
01:06:14 Alors, je ne suis pas du tout au courant qu'ils l'ont invité, etc.
01:06:21 Je n'étais pas du tout au courant.
01:06:24 Donc, je l'apprends.
01:06:25 Mais ça me rappelle un peu quand il y avait MTM,
01:06:31 groupe dont...
01:06:35 - Ça avait fait scandale à l'époque ?
01:06:37 - Voilà, et on nous avait empêchés, puisqu'à l'époque,
01:06:41 moi, j'étais chorégraphe et danseur,
01:06:44 et donc, vous nous avez empêchés, par exemple,
01:06:47 dans des villes comme Orange et Avignon,
01:06:49 de se produire, que MTM ne devait pas se produire, etc.
01:06:56 Donc, pareil, il y a eu, pareil, aux Etats-Unis,
01:07:00 il y a eu aussi des groupes comme ça qui n'ont pas pu se produire.
01:07:04 - Alors, une précision d'abord, pour qu'on soit bien clair quand même,
01:07:07 quand on parle de la présence de Médine aux amphithéâtres de la France insoumise,
01:07:10 aux universités d'Europe Écologie Les Verts,
01:07:12 à priori, c'est pour y débattre, c'est pour y parler,
01:07:14 c'est pas seulement, peut-être, pour y chanter,
01:07:16 mais c'est pas forcément pour un spectacle.
01:07:18 - Oui, mais ce qui est inquiétant, c'est que la patronne des Verts
01:07:21 dit qu'elle a des valeurs communes, et c'est là que c'est inquiétant.
01:07:23 - Elle en a peut-être quelques-unes, il vient de faire aussi
01:07:25 le clip de présentation du Meyo du club du Havre.
01:07:28 - Oui, il a aussi fait des quenelles,
01:07:30 il a aussi fait un certain nombre d'actes en présence de gens peu recommandables.
01:07:34 Donc, une fois encore, être responsable politique,
01:07:36 c'est être politique, mais il faut aussi être responsable.
01:07:38 - Et vous, par contre, en tout cas, dans ce cas précis, Karim Abed,
01:07:41 vous séparez l'œuvre de l'artiste, l'homme de l'artiste, c'est ça ?
01:07:46 - Oui, non, non, mais tout à fait.
01:07:48 Et puis il faut interpréter aussi les paroles.
01:07:54 C'est pas prendre juste au pied de la lettre ce qu'on dit,
01:07:59 parce qu'il y a des fois des métaphores, etc.
01:08:02 - Ça, c'est un vieux débat qu'on a déjà eu sur d'autres chanteurs aussi.
01:08:04 - Déjà d'une part.
01:08:07 Mais moi, je me souviens que Médine était descendu,
01:08:13 je me souviens, à la raffinerie en Normandie,
01:08:18 une grande raffinerie où nous, on était présents sur la réforme du volet.
01:08:22 - Avec la CGT Énergie.
01:08:23 - Voilà, tout à fait, et qu'il est venu soutenir et débattre avec les camarades.
01:08:32 Aujourd'hui, je sais pas s'il va chanter, il va pas chanter, il va débattre ceci, cela.
01:08:40 Il faut aussi laisser la libre expression des gens tout en respectant.
01:08:48 Moi, je pense que par rapport à ce que Médine est,
01:08:53 j'ai eu le retour des pas qui étaient contents que quelqu'un vienne les soutenir.
01:09:01 Faire écho par rapport à la réforme de la retraite.
01:09:06 - Le message sera passé.
01:09:08 - Ils auraient peut-être été moins heureux de savoir qu'il participait à des réunions d'associations proches des frères musulmans.
01:09:13 J'imagine en tout cas.
01:09:15 - C'était peut-être autre chose.
01:09:16 - Effectivement, on vous mettra pas d'accord là-dessus, je crois.
01:09:17 - J'y crois pas non plus.
01:09:18 - De toute façon, c'est pas grave.
01:09:19 Les goûts, les couleurs et les opinions politiques, c'est aussi pour ça qu'on est là pour débattre, quoi qu'il en soit.
01:09:23 Restez avec nous, on va parler d'un autre sujet sur lequel les gens ne sont pas d'accord.
01:09:26 Comment doit-on parler du changement climatique ?
01:09:29 Est-ce que les médias sont trop anxiogènes ?
01:09:31 Est-ce qu'on a rougi les cartes de la météo quand il faisait chaud ?
01:09:34 Spoiler, non, c'est faux.
01:09:36 Mais on vous expliquera pourquoi.
01:09:37 Comment parler du changement climatique ?
01:09:39 A tout de suite sur Sud Radio.
01:09:40 Les vraies voix qui débattent avec Bernard Cohen à date, pardonnez-moi.
01:09:50 Chef d'entreprise avec Laurent Jacobelli.
01:09:52 Député Rassemblement National avec notre camarade cégétiste Karim Abed.
01:09:57 En direct sur Sud Radio, en duplex à distance, secrétaire général de la CGT Énergie, West Hill de France.
01:10:03 Et puis avec Rémi André, notre monsieur météo qui est avec nous.
01:10:07 Vous nous avez rejoint Rémi André ?
01:10:09 Oui, si je suis là, Jean-Marie.
01:10:10 Et bien ça tombe très bien parce qu'on va parler du climat et de la météo tout de suite.
01:10:13 Le coup de projecteur sur une des polémiques de l'été.
01:10:20 Les journalistes ont parlé du changement climatique alors qu'on avait un été pourri et qu'il pleuvait et qu'il faisait froid.
01:10:25 Les cartes de la météo sont de plus en plus rouges.
01:10:27 Quand il fait chaud, c'est pour nous angoisser, nous parler du changement climatique.
01:10:31 Qu'est-ce qui est vrai, qu'est-ce qui est faux ?
01:10:32 Ça nous amène à un vrai débat surtout.
01:10:34 Comment doit-on parler du changement climatique à votre avis ?
01:10:37 0, 826, 300, 300.
01:10:39 Est-ce qu'on doit en parler de manière alarmiste parce que c'est un phénomène très grave ?
01:10:42 Est-ce qu'on doit en parler de manière factuelle ?
01:10:43 Est-ce qu'on doit moins en parler ou en parler davantage ?
01:10:46 Vous votez sur Twitter, vous nous appelez 0, 826, 300, 300 comme Béranger depuis la Dordogne.
01:10:52 Vous êtes avec nous Béranger ?
01:10:53 Oui, toujours, oui, oui.
01:10:54 Est-ce qu'on est trop alarmiste sur le changement climatique à votre avis ?
01:10:57 Alors moi je dis franchement, je ne vais pas tourner autour du pot, on est trop alarmiste autour du changement climatique.
01:11:04 Ça n'empêche pas de constater qu'il y a de graves problèmes quant à l'influence des activités humaines, de l'industrie, du transport, etc.
01:11:12 C'est évident, je veux dire la biodiversité, il suffit de regarder les études des scientifiques, on voit bien qu'il y a un effondrement à tous les niveaux.
01:11:21 Néanmoins, l'histoire du climat et de la peur, vous savez, faites pipi sous la douche, lavez-vous les dents vite fait,
01:11:29 il y a quand même une part où la peur permet de faire comprendre aux gens qu'il vaut mieux être le plus réceptif au message du gouvernement possible.
01:11:42 Ça, ça me dérange, parce que c'est pas en faisant peur aux gens qu'on les responsabilise et qu'on les conscientise.
01:11:48 - Je vais vous proposer d'avoir la réponse de Rémi André, parce que c'est lui qui nous donne la météo tous les jours.
01:11:53 Est-ce qu'on fait trop peur aux gens, est-ce qu'on en parle trop du changement climatique, mon cher Rémi ?
01:11:58 - Non, mais là, notre ami Delors Dagne dit tout à fait vrai, on n'est jamais trop alarmiste, mais il ne faut pas trop en faire non plus,
01:12:05 il faut toujours trouver la bonne mesure. Et puis, en fait, il n'y a pas d'autre solution. Aujourd'hui, c'est un fait, il y a changement climatique.
01:12:11 Vous n'avez qu'à regarder ce qui se passe, là où c'est extrême, c'est-à-dire sur les pôles par exemple, ou sur les reliefs,
01:12:16 où là, la glace est en train de fondre d'une manière très conséquente. Ce sont des milliards de tonnes de glace qui fondent et qui viennent dans les océans.
01:12:25 Tout cela est en train de se passer. Donc, ce n'est pas être alarmiste que de dire "voilà ce qu'il se passe".
01:12:31 En revanche, il faut quand même prévenir tout le monde que dans les 50 ans qui viennent, on va changer de climat.
01:12:36 C'est-à-dire que c'est clair, on va vraiment changer de climat et il va falloir qu'Humanité s'adapte à un nouveau climat mondial.
01:12:42 Vous le voyez aujourd'hui, le mois de juillet, vous la rappelez. Alors, évidemment, on n'a jamais eu aussi chaud sur la planète depuis que l'on fait des mesures.
01:12:51 - En moyenne. - En moyenne, depuis que l'on fait des mesures.
01:12:53 Mais il est vrai que si on prend une planète qui a 4 milliards et demi d'années, il a déjà fait beaucoup plus chaud.
01:12:58 Mais il a fait également beaucoup plus froid. Et dans tous les cas, si on prend cette échelle-là, on n'a plus rien à dire.
01:13:03 Mais en revanche, au niveau de l'échelle de l'Humanité, c'est très important. En moins de 100 ans, on a vu le climat changer déjà.
01:13:11 Et alors là, depuis les années 2000, là, ça s'est très nettement accéléré par rapport à ce qui s'est passé avant.
01:13:17 Alors, après, que l'on en parle d'une manière, on va dire, écologique, que l'on en parle d'une manière politique, factuelle, industrielle,
01:13:28 tout cela a des effets sur l'ensemble de notre Humanité et sur toutes nos activités.
01:13:34 C'est-à-dire, c'est nos activités qui ont provoqué ce changement brutal. Et ce sont nos activités qui, aujourd'hui, sont impactées par ce changement climatique.
01:13:43 Évidemment, je vais vous redonner la parole dans un instant, parce que je voudrais qu'on vienne aussi sur un hashtag qui a fleuri sur Twitter cet été,
01:13:49 qui est très fleuri, si j'ose dire, puisque c'était le hashtag #SécheresseMonCul.
01:13:53 On a accusé les journalistes d'avoir trop parlé de la sécheresse pendant des mois, alors même qu'il pleuvait pendant une bonne partie du mois de juillet.
01:14:00 C'est un paradoxe que vous nous expliquerez, mon cher Rémi, dans un instant. Avant ça, comment on doit parler du changement climatique ?
01:14:06 Karim Abed, est-ce qu'on en parle de manière trop alarmiste ?
01:14:12 Moi, je pense qu'il faut en parler de façon factuelle. C'est tout.
01:14:17 Après, c'est vrai que moi qui suis dans le domaine de l'énergie, on voit qu'il y a vraiment des choses à faire sur le côté renouvelable, sur le côté bas carbone, etc.
01:14:37 Donc, moi, je pense qu'il faut en parler de façon factuelle et à force de proposition.
01:14:47 Petite question subsidiaire pour vous, parce que c'est intéressant d'en parler aux représentants de la CGT.
01:14:51 Mine, énergie. Mine, d'un côté, énergie de l'autre. Dans l'énergie, il y a notamment le pétrole.
01:14:56 Ça fait aussi beaucoup de métiers dont on pense qu'ils ne pourront plus exister demain si on veut arrêter de polluer.
01:15:02 Qu'est-ce qu'on en dit quand on travaille dans ces métiers-là ?
01:15:06 Alors, moi, je suis mine énergie, donc je ne suis pas pétrole.
01:15:11 Non, exactement. Pardonnez-moi, c'est la chimie. Vous avez raison, c'est moi qui ai mélangé.
01:15:15 La chimie, la pétrole, ce n'est pas du tout.
01:15:19 Autant pour moi.
01:15:20 Non, non, mais il n'y a pas de soucis.
01:15:22 Autant pour moi. Et malgré tout, dans les métiers qui ne pourront plus exister demain, comment on le vit ?
01:15:26 Quand on travaille, par exemple, dans une raffinerie, vous avez des camarades CGT dans les raffineries.
01:15:30 Tout à fait. Après, il y a, par rapport à l'énergie, moi, je pense que pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre,
01:15:41 il faut des investissements. Et il ne faut pas des investissements, il ne faut pas se réveiller.
01:15:46 On voit sur l'énergie, par exemple, dans les industries électriques et gazières, ça fait au moins 10 ans qu'il n'y a pas eu d'investissement de fait.
01:15:54 Et qu'aujourd'hui, on se réveille, voilà, il faut mettre l'inverteur, etc.
01:16:02 Donc, il faut vraiment lancer un plan de réduction de gaz à effet de serre, mais un vrai plan avec des vraies solutions à trouver.
01:16:14 Et puis, mettre l'énergie comme un bien commun.
01:16:18 En tout cas, c'est un autre débat, mais on y reviendra et on aura bien compris vos préconisations.
01:16:21 Je vais vous redonner la parole, Karim Abed.
01:16:24 Comment on doit parler du changement climatique ? Je voudrais recentrer un petit peu le débat que j'ai moi-même décentré.
01:16:27 Laurent Jacobelli, d'abord.
01:16:29 Je crois qu'on devrait parler à l'intelligence des Français et pas simplement à leur émotion.
01:16:32 C'est vrai qu'il y a ce climat de fin du monde imminent qui fait que ça autorise tout.
01:16:37 Ça autorise les solutions les plus farfelues, parce qu'il faut faire quelque chose pour faire quelque chose.
01:16:41 Donc, on ferme les centrales nucléaires, ce qui fait qu'on a plus d'énergie, et qu'on ouvre à nouveau des centrales à charbon qui polluent encore plus.
01:16:46 Cette espèce d'ambiance de fin du monde autorise le pire radicalisme. On le voit avec le soulèvement de la Terre.
01:16:52 Oui, bien sûr, on saccage des choses. Oui, bien sûr, on attaque la police.
01:16:55 Mais la planète est en feu et si on ne le fait pas, rien ne se passera.
01:16:58 Je pense qu'il faudrait plutôt dire la réalité aux Français.
01:17:00 Il y a un changement climatique et il faut trouver des solutions.
01:17:03 Les solutions, ça vient d'être dit, ça passe par l'investissement, un certain nombre de changements d'habitude,
01:17:08 la fin de la mondialisation aussi, parce qu'en faisant venir nos produits de Chine,
01:17:12 plutôt que de les produire localement, ça pollue beaucoup plus.
01:17:16 Mais jouer sur les peurs pour autoriser derrière les politiques les moins aboutis, les moins réfléchis dans l'urgence,
01:17:23 ce n'est pas forcément une bonne chose.
01:17:25 Et toutes ces décisions, notamment les taxations, ont bien montré que ça n'aidait pas la cause que c'était censé servir.
01:17:31 Donc, un peu de sang-froid, un peu de calme, avec de l'investissement et de l'intelligence, on y arrivera.
01:17:37 On parle trop d'émotion, on fait trop appel à l'émotion quand on parle du changement climatique.
01:17:41 - Oui, on a besoin aussi de réalité. Je ne pense pas que les journalistes bidouillent.
01:17:46 D'ailleurs, si les journalistes bidouillaient les cartes d'autres journalistes,
01:17:49 leur dirait que ce n'est pas vrai, mais on peut se tromper par contre.
01:17:52 Et d'ailleurs, il n'y a pas de réalité là-dessus, il n'y a que de la connaissance à avoir.
01:17:56 On est dans un vrai débat de société qui s'apprécie dans la longue durée.
01:17:59 Et aussi dans un changement de modèle, et il faut y travailler.
01:18:02 Il faut y travailler pour cette autonomie stratégique, cette autonomie énergétique,
01:18:06 faire en sorte aussi pour qu'on travaille pour une économie plus juste, plus verte, plus responsable, plus circulaire.
01:18:11 La sobriété, c'est aussi ça. Ça ne veut pas dire l'anti-économisme, le wokisme économique.
01:18:16 Faire en sorte que nos outils de production soient plus responsables, plus partageux, plus économes.
01:18:21 Une meilleure isolation de nos entreprises, comme de nos appartements, y compris chez les bailleurs sociaux.
01:18:27 Et puis la capacité aussi d'évoluer nos modes de consommation.
01:18:30 Ça ne veut pas dire moins de consommation, une meilleure consommation.
01:18:33 Et puis toujours du "made in local", je crois que c'est important, sur les territoires.
01:18:37 On l'a vu avec la Covid-19, on a besoin de cette économie de proximité, y compris cet emploi de proximité.
01:18:43 Alors revenons sur les paradoxes apparents.
01:18:46 Rémi André, Monsieur Météo sur Sud Radio, je le disais ce hashtag pas très poli, mais très populaire.
01:18:51 Il y a quelques semaines, il disait, je cite, "sécheresse mon cul".
01:18:55 En général, ceux qui écrivaient ça, postaient des photos d'eux-mêmes sous la pluie,
01:18:59 en disant, vous voyez, on nous a trop parlé de la sécheresse, alors qu'en fait, il a rarement autant plu un mois de juillet.
01:19:04 Comment le météorologue explique un tel paradoxe ?
01:19:07 - Eh bien, il y a deux choses, en fait.
01:19:09 Vous avez d'une part la météorologie, qui est un phénomène qui se passe là, maintenant,
01:19:13 et qui a des effets sur un jour en arrière et deux jours en avant.
01:19:17 Donc, en fait, la météorologie peut vous donner de la pluie,
01:19:20 et des quantités de pluie parfois conséquentes lorsque vous êtes sous les orages,
01:19:23 mais en même temps, la situation qui se passe depuis un an fait que les nappes phréatiques, elles, sont en baisse.
01:19:29 Près de 70% de nos nappes phréatiques sont en dessous de la moyenne,
01:19:33 et même largement en dessous si vous êtes sur la vallée de la Saône,
01:19:36 si vous êtes sur le Langue de Cousillon, où là, il y a quasiment plus d'eau.
01:19:40 Je vous donne un exemple.
01:19:42 À Tuire, par exemple, où vous avez beaucoup de maisons qui ont des puits,
01:19:45 eh bien, là où vous aviez l'eau à 3 mètres de profondeur, aujourd'hui, il faut descendre à plus de 10 mètres.
01:19:49 Ce qui fait qu'il y a des situations effectivement comme celle-là,
01:19:52 mais d'une manière générale, alors là, c'est quand même un bureau national qui s'occupe de tout ça et qui a des points de mesure,
01:19:58 eh bien, 70% de notre territoire se trouve en dessous de la moyenne.
01:20:02 Et 70% de territoire, nous sommes quand même près de, ou plus de 60 millions de personnes
01:20:07 qui tirons de l'eau tous les jours pour nos activités.
01:20:09 Eh bien, cette eau, où est-ce qu'on va la chercher ?
01:20:11 Non pas dans la pluie qui tombe, mais dans l'eau que l'on a stockée.
01:20:14 Eh bien, ce sont ces stocks, en fait, qui sont en baisse, et là, il ne faut pas rigoler avec ça.
01:20:18 - Donc ça veut dire qu'on est en situation encore de sécheresse, est-ce que c'est propre de le dire ou pas en France, malgré la pluie ?
01:20:24 - Eh bien, vous pouvez dire ce que vous voulez, de toute façon, c'est un fait.
01:20:27 Nous sommes en dessous des valeurs, c'est-à-dire qu'aujourd'hui, eh bien, il faut faire attention à ces réserves d'eau qui sont, par endroits, épuisées.
01:20:35 En revanche, si vous allez en Bretagne, et on ne va pas tous aller en Bretagne, mais nous sommes en excédent.
01:20:39 Donc, ce qui fait que là, il y a de l'eau sur la Bretagne.
01:20:41 - Ne le dites pas trop fort, ça a tendance à vexer les Bretons, quand on le rappelle.
01:20:44 - Eh oui, mais en attendant, ils ont bien de la chance.
01:20:46 - Écoutez, ils ont de la chance, en tout cas, de ne pas manquer d'eau.
01:20:48 Ça, c'est déjà ça, on va le dire de la manière la plus polie et la plus mesurée qu'il soit, ça c'est important.
01:20:53 Béranger, quand on dit ça, est-ce qu'on est angoissant ou pas, du coup ?
01:20:56 Béranger ?
01:20:58 - Non, non, ça rééquilibre un petit peu, je trouve.
01:21:01 Voilà, et de voir qu'on a un été pourri, bon, en plus, après, il y a quand même l'aspect des réseaux sociaux,
01:21:08 de vouloir un petit peu exagérer les choses pour faire du buzz, bon, c'est pas très sérieux non plus de dire
01:21:13 "changement climatique, mes fesses", ou je sais plus comment ils ont dit en métaphore.
01:21:17 - Il y a quelques boutades, effectivement.
01:21:18 - Voilà, mais c'est vrai que, quand même, il y a une paranoïa qui s'installe autour du changement climatique,
01:21:25 et l'atmosphère, elle est hétéroxygène.
01:21:28 Moi, je vois des gamins de 12, 13 ans qui font de l'éco-anxiété,
01:21:32 parce qu'on met des mots aussi sur tout maintenant,
01:21:34 mais qui font de l'éco-anxiété, qui ont peur de l'avenir, du futur, à leur âge.
01:21:37 - Vous avez vu des enfants, vous, vous êtes entretenu avec des enfants qui disaient qu'ils faisaient preuve de...
01:21:42 - Non, non, non, objectivement, non, franchement, pas à titre personnel, quoi,
01:21:46 mais je vois que c'est un phénomène...
01:21:47 Voilà, puis d'ailleurs, on utilise un peu, je trouve, aussi les gamins pour leur faire tenir des discours,
01:21:51 des fois qui ne sont pas les leurs, et ça passe par des figures comme Greta Thunberg,
01:21:55 notamment toutes ces mises en scène un peu grotesques, grand guignol,
01:21:59 dont les médias, les politiciens raffolent.
01:22:02 Mais il faut rester factuel, comme le disait Karim tout à l'heure,
01:22:05 et voilà, on se concentre sur les faits, rien que les faits, de manière scientifique,
01:22:09 et puis surtout, après, on ne fait pas de concessions,
01:22:12 parce que quand même, il faut quand même dire une chose,
01:22:14 c'est que le problème de la pollution, du changement climatique,
01:22:17 et de tout ce qu'on détruit au niveau de la biodiversité,
01:22:20 ça vient de notre mode de vie, de ce qu'on produit, de ce qu'on consomme.
01:22:23 C'est-à-dire, il y a des continents de plastique qui se promènent dans les océans,
01:22:26 parce qu'on surproduit, on surconsomme du plastique,
01:22:29 ce sont les industriels les responsables, pas les consommateurs,
01:22:32 ça aussi, je tiens à le dire, parce qu'on renvoie toujours la responsabilité
01:22:35 sur les braves citoyens taxés, surtaxés,
01:22:38 et on leur demande de faire le trait, etc.,
01:22:40 mais à la base, à la racine, c'est quand même ceux qui produisent
01:22:44 les matériaux polluants qui sont les responsables.
01:22:47 Donc à un moment, il faut taper un peu du poing sur la table,
01:22:50 les pouvoirs publics, s'ils étaient un petit peu plus cohérents, c'est ce qu'ils feraient,
01:22:53 on interdirait totalement le plastique dans certains cas,
01:22:56 pas partout, et pas du jour au lendemain, ça ne peut pas se faire comme ça.
01:22:59 Mais on aurait des mesures un peu plus intelligentes
01:23:01 et mesurées sur le moyen, le long terme.
01:23:03 - Alors, c'est un vrai sujet, ce que vous soulignez.
01:23:05 - Ce que vous soulignez est un vrai sujet, d'ailleurs, Bérangé, bon sujet.
01:23:08 On a un chef d'entreprise devant nous, il y a beaucoup d'entreprises qui en vivent,
01:23:11 du plastique, y compris en France. Vous allez vers Ollona, par exemple,
01:23:14 il y a tout un pôle qu'on appelle la Plastique Vallée, où on produit.
01:23:16 Est-ce qu'il faut arrêter ?
01:23:17 - Il ne faut pas arrêter si ce n'est pas possible,
01:23:19 si ce n'est pas une attente des consommateurs.
01:23:21 Est-ce que vous trouvez normal qu'on vous livre votre pizza,
01:23:24 alors qu'il y a une pizzeria en bas de chez vous, avec une moto, etc.,
01:23:27 et qu'on vous livre votre canette de soda à 21h,
01:23:30 parce que vous regardez un match de football et que vous avez la flemme de descendre ?
01:23:33 Il y a aussi une réalité, tout ça, c'est du carton.
01:23:35 Il faut dire les choses, c'est un changement de vie.
01:23:37 Il faut effectivement qu'on travaille tous ensemble.
01:23:39 - Mais est-ce que ça se fait sur la base de volontariat ?
01:23:41 - Moi, je suis effectivement pour qu'on travaille tous ensemble,
01:23:43 y compris sur ce que j'appelle la chaleur fatale,
01:23:46 c'est-à-dire ces ordinateurs, ou ces toits qui réverbèrent,
01:23:51 tout ça, il y a des moyens de travailler, il faut que ça prend du temps.
01:23:54 Et ce n'est pas en se lançant des anathèmes qu'on trouvera la solution.
01:23:57 - Karim Abed ?
01:23:59 - Oui, non, mais moi, je pense que, comment dire,
01:24:04 il faut, comme je le disais, il faut parler aussi de façon factuelle,
01:24:08 mais il faut aussi éduquer la jeunesse qui arrive,
01:24:12 c'est-à-dire qu'il faut en parler, moi, de façon éducative aussi,
01:24:16 par rapport aux enfants, ça c'est clair, net et précis.
01:24:20 Et moi, je suis d'accord, c'est-à-dire que le Covid nous a ouvert les yeux
01:24:26 sur pas mal de choses, sur produire localement,
01:24:29 ça c'est vraiment essentiel, au lieu d'importer de chez, je ne sais pas où,
01:24:35 produisons français et produisons au plus près.
01:24:41 - Sauf que c'est plus facile à dire qu'à faire, regardez par exemple les médicaments,
01:24:44 il y a un certain nombre de médicaments en France qui sont en situation de pénurie
01:24:47 parce qu'on ne les produit plus, bien que le gouvernement ait dit
01:24:49 qu'il fallait qu'on rapatrie la production, c'est pas facile.
01:24:51 Karim Abed, un mot, et ensuite Laurent.
01:24:54 - Non mais tout à fait que c'est pas facile, mais il faut le faire,
01:24:57 il faut le faire dans tous les cas, il faut le faire pour notre souveraineté.
01:25:01 Déjà pour notre souveraineté par rapport aux médicaments,
01:25:03 comment ça se fait que 90% du Doliprane, par exemple, soit produit à l'autre bout de la planète ?
01:25:10 - Grandement.
01:25:11 - Et alors qu'avant on faisait comment ? C'était bien produit chez nous.
01:25:14 - Vous faites plaisir à Laurent Jacobelli.
01:25:16 - Je suis d'accord avec Karim, c'est-à-dire que les solutions parfois
01:25:19 pour régler le problème du réchauffement climatique ou affronter ce défi,
01:25:21 elles ne sont pas les solutions qui nous sautent aux yeux.
01:25:24 Taxer l'automobiliste, interdire telle chose, elles sont parfois plus complexes.
01:25:27 Par exemple, produire, avoir une stratégie du médicament en France,
01:25:30 ça peut paraître idiot, mais ça lutte contre le réchauffement climatique.
01:25:33 Avoir une vraie stratégie d'investissement dans le ferroviaire,
01:25:36 ça lutte contre le réchauffement climatique.
01:25:39 Et tant qu'on n'aura pas fait tout ça, ce sera vain de demander des efforts
01:25:43 quotidiens aux Français qui ne comprendront pas pourquoi on leur demande
01:25:46 de se passer de la voiture alors qu'il n'y a pas de train pour les amener au boulot.
01:25:48 Aujourd'hui, on est dans une logique d'accusation des Français
01:25:53 de mal se comporter alors que les solutions alternatives ne sont pas prêtes.
01:25:56 On l'a vu avec la voiture électrique, tous les problèmes qu'il y a aujourd'hui.
01:25:59 On a demandé aux Français de changer leur équipement alors que le nouvel équipement
01:26:02 n'est pas prêt. Il faut, avec beaucoup de calme et de sang-froid,
01:26:05 croire dans le progrès scientifique, croire en l'intelligence des Français
01:26:09 et arrêter de s'agiter comme des poulets sans tête.
01:26:12 - Dernière question, puisque c'est la manière d'en parler aussi
01:26:15 au cœur de ce débat. Rémi André, quand on a une information,
01:26:18 elle n'est pas anodine, je le redis, qui dit que ce mois de juillet
01:26:22 est le plus chaud jamais enregistré dans le monde depuis qu'on enregistre
01:26:26 la température, est-ce qu'on doit le dire ? Comment on doit le dire ?
01:26:29 Ou est-ce qu'il faut qu'on arrête de le dire parce que ce serait trop angoissant ?
01:26:32 - Il vaut mieux le dire et puis après, c'est à chacun, vous le disiez tout à l'heure,
01:26:35 à chacun de prendre ses responsabilités. Mais en fait, on ne peut pas passer
01:26:38 à travers cette information, c'est une information.
01:26:41 Ce n'est pas une information qui est là pour dire à tout le monde
01:26:43 "Maintenant, angoissez-vous, voilà ce qui va se passer". Non, parce que ce qui va se passer
01:26:46 derrière, quelque part, on le sait mais on ne le sait pas.
01:26:49 Je vous donne un exemple très simple. Aujourd'hui, vous parliez du mois
01:26:52 le plus chaud sur la planète, mais en même temps,
01:26:55 c'est le mois le plus chaud pour les océans. C'est-à-dire que nos eaux
01:26:58 sont en train de se réchauffer. Et là, il va y avoir des conséquences
01:27:01 qui peuvent parfois être très bizarres. C'est-à-dire que vous avez,
01:27:05 je crois que c'est des Scandinaves qui ont fait une dernière étude
01:27:09 sur ces courants marins que l'on a dans l'Atlantique Nord.
01:27:13 Si ces courants s'arrêtent, et ils sont en train de ralentir déjà,
01:27:16 si ces courants s'arrêtent, n'oubliez pas que nous sommes à l'ouest
01:27:19 d'un continent, et bien de l'autre côté, l'ouest du continent,
01:27:22 c'est l'Alaska, bon, il y a quelques degrés de plus en latitude,
01:27:25 mais là, on a du froid. C'est-à-dire que si le courant
01:27:28 qui nous réchauffe sur la partie ouest de notre continent européen
01:27:32 s'arrête, et bien nous, on risque d'avoir un petit peu plus froid
01:27:35 que d'habitude. Alors qu'actuellement, c'est l'Europe qui est en train
01:27:38 de se réchauffer le plus que les autres continents
01:27:41 de latitude modérée. Donc vous voyez qu'il y a des paradoxes
01:27:44 partout, et on ne sait pas exactement ce qui va se passer.
01:27:48 Donc ce sont des informations, celle-là, elle est factuelle.
01:27:51 Nous avons actuellement le mois de juillet qui a été réchauffé.
01:27:54 Nos océans n'ont jamais été aussi chauds. Et les conséquences,
01:27:57 il y a des conséquences que l'on peut connaître très facilement,
01:28:00 c'est les quantités de pluie qui vont s'abattre sur certains pays
01:28:03 à partir du moment où il y a également le phénomène El Niño
01:28:06 qui vient se réveiller, que nous aurons donc des moussons beaucoup plus importantes.
01:28:09 Avec des eaux plus chaudes, on risque d'avoir des ouragans plus importants
01:28:12 et plus forts. - Donc il peut y avoir une réaction en chaîne. Quand je vous écoute, là...
01:28:15 - C'est exactement ça. Mais il ne faut pas forcément en avoir peur,
01:28:18 mais il faut tout simplement faire comme vient de le dire
01:28:21 notre prédécesseur, c'est-à-dire que là, il faut qu'on s'y mette
01:28:24 tous ensemble, et arrêter de critiquer. Quand il y en a un qui fait quelque chose,
01:28:27 arrêtez de les critiquer. C'est-à-dire que là, il faut que tout le monde
01:28:30 fasse ce qu'il a à faire. - Sauf que quand vous me dites, avec votre douce voix,
01:28:33 je voudrais "n'ayez pas trop peur", j'ai l'impression d'entendre le pilote d'avion
01:28:36 avec tous les voyants qui clignotent en rouge et qui me disent "non, on va bien atterrir,
01:28:39 tout va bien se passer". Vous voyez, c'est normal d'être un petit peu inquiet.
01:28:42 - Mais il y a quelques pilotes qui, effectivement, arrivent à faire des miracles.
01:28:45 - Allez, on essaiera aussi de donner les bonnes nouvelles, et c'est ce qu'on va faire.
01:28:48 Merci à vous, Rémi André. Quand je disais de bonnes nouvelles, c'est-à-dire qu'on parlait
01:28:51 de la biodiversité. Vous l'avez rappelé, la biodiversité s'effondre.
01:28:54 C'est Béranger qui le disait à l'instant, mais il y a parfois des bonnes nouvelles sur la biodiversité.
01:29:10 Si le secret du bonheur, c'était de visiter le zoo du bassin d'Arcachon ce soir, pourquoi pas ?
01:29:15 Bonsoir, Patrick Samson. - Bonsoir.
01:29:19 - Bienvenue sur Sud Radio. Vous êtes le capacitaire du zoo du bassin d'Arcachon.
01:29:24 Si on vous appelle ce soir, c'est parce que ce n'est pas banal, ce n'est pas commun,
01:29:28 ça n'arrive pas si souvent. Votre zoo a annoncé un événement très rare,
01:29:33 la naissance d'un bébé rhinocéros noir, il y a quelques jours, qui s'appelle Nakuru.
01:29:38 Pourquoi c'est si rare ? - En fait, la reproduction des rhinos noirs
01:29:43 est très rare parce que d'abord, il y en a assez peu en captivité, et c'est assez difficile de les reproduire.
01:29:52 Ici, nous avons vu une naissance, en 2019, un jeune qui est né le 6 décembre 2019,
01:30:03 et c'était tout un petit bébé rhino noir qui se connaît en France.
01:30:10 Et là, à nouveau, la femelle, Aniba, un petit mâle également, le 29 juillet.
01:30:17 - C'est formidable en tout cas. Quand est-ce qu'on peut aller le voir ?
01:30:20 Est-ce qu'on peut se rendre ce soir au zoo du bassin d'Arcachon par exemple ?
01:30:22 Est-ce qu'on peut y aller dans la semaine ? Est-ce qu'il est ouvert ? Quelles sont les conditions ?
01:30:26 - Le zoo est ouvert tous les jours à partir de 10h jusqu'à 19h.
01:30:33 - Bon, écoutez, c'est formidable. Comment ça se passe ? Vous avez beaucoup de touristes ou pas ?
01:30:36 Les tests se passent bien ? - Oui, les tests se passent bien.
01:30:40 Il ne faut pas qu'il fasse trop chaud non plus, parce qu'ils sont en bord de l'eau.
01:30:44 Ça n'anse pas trop mal. C'est surtout très très mignon.
01:30:48 En fait, on dirait un petit boudin entillé.
01:30:50 - Un petit boudin entillé ? Votre bébé rhino sera ça ?
01:30:53 On voit, il a une corne ou pas encore ?
01:30:55 - Il a toutes les deux premières cornes. La deuxième corne, on ne la voit pas encore.
01:31:01 - On ne la voit pas encore. - Il a deux cornes.
01:31:06 - En tout cas, on vous sent déjà un peu gaga de votre bébé rhinocéros, on est d'accord ?
01:31:09 - Ah oui, c'est vraiment extraordinaire. Je suis honteuse.
01:31:13 - On avait souvent parlé du Zoo de Beauval. Quand il y avait eu la naissance des deux pandas, c'est encore plus rare.
01:31:18 Il avait vu un afflux de touristes venus du monde entier.
01:31:21 Est-ce que vous vous attendez à ce que ça fasse venir davantage de visiteurs dans votre zoo ?
01:31:25 - J'espère. C'est surtout une réussite professionnelle indébitable.
01:31:30 - Oui, c'est une vraie réussite. Comment on fait pour faire en sorte que ça se produise alors même que c'est si rare ?
01:31:35 - Il faut mettre le mâle avec la feupelle au bon moment.
01:31:40 - Ça c'est la base, il faut bien que ça commence. Pourquoi c'est si difficile ?
01:31:45 - Ce n'est pas vrai que pour les rhinocéros.
01:31:47 - Le problème, c'est que le couplement chez le rhino droit, ça va dire.
01:31:52 - Je vais reprendre un peu la parole le temps que votre liaison téléphonique s'améliore.
01:31:56 Rapprochez-vous de la moindre fenêtre, je vais gagner un tout petit peu de temps.
01:32:00 Mais en gros, vous nous expliquez qu'il faut que ça se passe de la manière la plus facile possible.
01:32:05 D'abord, je vais faire le tour de nos vrais voisins. Est-ce que ça vous donne envie de le visiter ?
01:32:09 - Bien entendu, et c'est une bonne nouvelle pour les équipes et pour le public. Je trouve ça un beau défi.
01:32:14 - Laurent Jacobelli ?
01:32:15 - Oui, c'est une très belle nouvelle. La passion des Français pour les zoos, ça montre qu'ils aiment les animaux.
01:32:19 Et ça nous rassure par rapport au sujet précédent sur la biodiversité et l'avenir de la planète.
01:32:23 - C'est une belle nouvelle. Karim Abed ?
01:32:26 Vous iriez peut-être vous visiter, pourquoi pas le zoo ?
01:32:29 - Oui, tout à fait, ça serait super intéressant.
01:32:32 - Je demande à tout le monde si vous allez voir le petit boudin antillais qui est ce à quoi ressemble ce petit rhinocéros noir.
01:32:38 Merci beaucoup, en tout cas à vous tous, d'être intervenus sur Sud Radio.
01:32:41 Je pense qu'on n'a pas réussi à retrouver Patrick Samson.
01:32:44 Si c'est bon, la liaison est revenue ?
01:32:46 Vous êtes avec nous Patrick Samson ?
01:32:47 - Oui, tout à fait.
01:32:48 - Ah ben c'est bien meilleur, voilà, exactement.
01:32:50 Bon, allez, c'est ouvert de quand à quand ? À quelle heure ?
01:32:53 - Alors c'est tous les jours de 10h à 19h.
01:32:56 - De 10h à 19h. Ben écoutez, ça ferme dans 3 minutes.
01:32:59 Embrassez bien le petit bébé, le Nakuru, qui fait ses premiers pas.
01:33:03 Il pèse combien d'ailleurs ?
01:33:05 - Il pèse une quarantaine de kilos.
01:33:06 - Ah oui, c'est un gros boudin alors.
01:33:09 - Il prend entre un kilo et un kilo et demi par jour.
01:33:12 - Qu'est-ce que vous lui donnez à manger ?
01:33:14 - Il boit le lait de sa maman.
01:33:16 - Alors, le lait de sa maman, tout simplement, ça paraît tout à fait logique.
01:33:19 Bon courage, bon travail, bonne fermeture du zoo.
01:33:21 Et Ben, réouverture. Patrick Samson, capacitaire du zoo du bassin d'Arcachon.
01:33:26 Merci à toutes nos vrais voix de nous avoir accompagnés ce soir.
01:33:28 Laurent Jacobelli, député Rassemblement National, porte-parole du parti député de la...
01:33:33 - Moselle !
01:33:34 - Exactement, c'est un pourtant très beau département, la Moselle.
01:33:37 Merci à vous Bernard Cohen Haddad, chef d'entreprise, président du Think Tank.
01:33:40 Etienne Marcel, merci à vous d'être venu dans les vrais voix.
01:33:43 Et merci à vous Karim Abed, vous étiez en duplex, c'était votre première dans les vrais voix.
01:33:46 Est-ce que ça vous a plu ?
01:33:47 - Oui, tout à fait. Ce sera avec plaisir pour la prochaine, peut-être en direct.
01:33:53 - Mais pourquoi pas, vous étiez en direct, mais en plus en présentiel, exactement.
01:33:56 - Tout à fait, c'est ce que je voulais dire.
01:33:57 - Vous serez bienvenue dans nos studios avec plaisir, secrétaire général de la CGT Énergie,
01:34:02 Ouest, Île-de-France. Les vrais voix sont terminées, mais en tout cas, elles reviennent demain.
01:34:07 Ne vous inquiétez pas trop, à partir de 17h.
01:34:09 On vous souhaite une belle soirée à l'écoute de Sud Radio.
01:34:11 Et pour cela, rien de tel que de continuer à visiter notre magnifique pays tout de suite.
01:34:15 Vous allez le retrouver juste après les infos de 19h, Gérard Clun sur les routes de l'été,
01:34:20 direction une ville absolument magnifique, vous allez le voir, c'est la ville d'Alès.
01:34:24 Il va vous parler tout même des étoiles en haut du Chili.
01:34:27 Il est comme ça Gérard Clun, il visite une région, il vous parle d'une autre,
01:34:30 il en a plein les yeux et il a raison de vous faire rêver en visitant ce magnifique pays.
01:34:34 Bonne soirée à l'écoute de Sud Radio.