Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 ans
L’ancien chef du RAID, Jean-Michel Fauvergue, revient sur l’assassinat d’un professeur à Arras : «La problématique de nos services de renseignement, c’est qu’ils ne peuvent pas être partout».

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00 Il était connu, lui et sa famille d'ailleurs.
00:02 Son frère a été interpellé parce qu'il voulait commettre un attentat.
00:12 Et son jeune frère, aujourd'hui même, a été interpellé devant un lycée.
00:16 Et l'enquête nous dira s'il avait ciblé ce lycée-là pour faire un attentat.
00:22 - Qui était lycéen, parce que c'était un...
00:24 - Concomitant. L'enquête nous dira tout ça.
00:26 Mais en tout cas, on est sur une famille qui était connue pour ça.
00:29 Et qui était suivie.
00:31 Lui-même était fichier S.
00:34 Hier, il était à la DGSI. Il était suivi par la DGSI.
00:39 Alors quand on dit suivi, c'est pas suivi physiquement.
00:41 Il était suivi avec des mesures de contrôle, etc.
00:44 La problématique de nos services de renseignement, c'est qu'ils ne peuvent pas être partout déjà.
00:48 Et ensuite, quand on suit techniquement et de cette manière-là un individu,
00:54 il peut, du jour au lendemain, et on le voit ici, passer à l'action.
00:58 Alors que la veille, il semblait assez calme.
01:02 Non, pour moi, ça serait un mauvais procès que de mettre ça sur le dos des services de renseignement,
01:08 des services de police ou d'autres services de ce type-là.
01:10 Moi, je crois qu'il faut voir en amont, pourquoi, mais je pense qu'on en parlera après,
01:16 pourquoi cette famille, en 2014, n'a pas été expulsée.
01:21 Quelles sont les associations qui se sont opposées à cette expulsion-là ?
01:25 Parce que si cette famille-là avait été expulsée en 2014,
01:29 eh bien cet individu-là, aujourd'hui, n'aurait poignardé personne.
01:33 Parce qu'il serait plus loin chez lui.
01:36 C'est effectivement ce que déteste...
01:38 [Musique]
01:41 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]

Recommandations