00:00 Les vraies voix sur radio.
00:02 Bonsoir Félix Mathieu.
00:04 Bonsoir tout le monde.
00:06 Trois mots qui sont réveil, interpellation et larynx.
00:10 Réveillez-vous, on est à 7% de chômage.
00:13 Dans la série des petites phrases d'Emmanuel Macron, vous allez entendre la toute dernière.
00:16 Sept personnes interpellées vers Toulouse après la mort d'un adolescent à Crépole dans la Drôme,
00:21 dans la nuit de samedi à dimanche, annonce du ministre de l'Intérieur devant l'Assemblée Nationale.
00:25 Et puis cette opération inédite en France, une patiente greffée du larynx parle de nouveau pour la première fois après plus de 20 ans de silence.
00:32 Les vraies voix sur radio.
00:35 Et oui Michel Sardoui, le chanteur fictif de Grolande n'aurait pas dit mieux.
00:43 Voici donc la nouvelle Macronade.
00:45 Aujourd'hui en présentant son plan étincelle pour relancer les PME,
00:49 le chef de l'État s'est lancé dans un raisonnement étincelant sur le thème.
00:52 Il faut sortir de sa torpeur.
00:56 Je vois avec inquiétude, je vous le dis franchement, le discours ambiant.
01:00 Et j'ai le sentiment quand je regarde ces derniers mois, qu'on serait arrivé.
01:04 Quand j'écoute les grands débats, au fond, l'assurance chômage, les retraites, on peut redistribuer.
01:09 Pour revenir en arrière, les réformes on pourrait mettre sur pause.
01:12 C'est le moment de savoir comment on va être plus gentil, comment on va engager.
01:16 Réveillez-vous, je vous le dis en toute sincérité, réveillez-vous.
01:19 On est à 7% de taux de chômage.
01:22 Il y a des entreprises dans tous les secteurs qui voudraient se développer
01:25 et qui ne prêtent pas le client parce qu'ils n'arrivent pas à embaucher.
01:27 Je ne veux pas travailler.
01:30 Réveillez-vous, réveillez-vous.
01:32 On n'y est pas encore tout à fait arrivé.
01:35 Voilà, vie aux macronistes, zèlez à notre écoute.
01:37 C'est le président lui-même qui le dit, ne vous reposez pas sur les lauriers d'une présidence
01:41 au réolet de succès économique inespéré, certes.
01:44 Mais il reste encore du travail, soyons modestes et retroussons-nous les manches.
01:49 Moi, je n'entends pas.
01:50 Philippe Béligère, la nouvelle phrase du macronisme qui dit "réveillez-vous, il n'y a que 7% de chômage".
01:56 Grosso modo, je fais très bien le boulot.
01:58 Qu'est-ce que ça vous inspire ?
02:00 Je trouve que c'est typique de l'attitude présidentielle
02:03 parce qu'il n'a pas encore atteint ses objectifs.
02:07 Eh bien, d'une certaine manière, il sermonne l'opposition.
02:13 Mais ça n'est pas correct.
02:17 Je veux dire, c'est lui-même qui est responsable du fait qu'il n'a pas encore atteint son objectif.
02:24 Allez, le deuxième mot.
02:26 Félix, Gérald Darmanin annonce 7 interpellations après la mort d'un adolescent
02:31 lors d'un bal à Trépol dans la Drôme.
02:33 7 interpellations aux environs de Toulouse, réalisées après 70 auditions par les gendarmes,
02:38 précision du ministre de l'Intérieur, à l'Assemblée nationale suite à la mort de ce jeune homme.
02:42 Dans ces affrontements qui ont aussi fait 3 blessés,
02:45 c'était dans la nuit de samedi à dimanche, Gérald Darmanin et son collègue de la justice,
02:49 Éric Dupond-Moretti s'en sont pris au passage aux RN qui les interpellaient sur le sujet.
02:53 Le travail des policiers et des gendarmes est un travail difficile qu'il nous faut soutenir.
02:58 Il faut éviter, au moment où vous ne connaissez ni l'âge des personnes qui ont été interpellées,
03:02 ni leur nationalité, éviter, madame, de rajouter de l'indignité à un drame qui touche toute la nation.
03:08 Les auteurs de ces faits seront jugés par une cour d'assises composée d'un jury populaire,
03:15 comme le sont tous les crimes de sang.
03:18 Et ce sont des Français comme vous, comme moi, qui rendront la justice,
03:22 qui n'est pas la cis, qui est sévère, de plus en plus sévère depuis 20 ans.
03:28 Le ministre de l'Intérieur et le garde des Sceaux, tout à l'heure à l'Assemblée nationale,
03:32 l'auteur des coups mortels, ferait partie des interpellés suite à ces arrestations
03:36 qui ont mobilisé une cinquantaine de gendarmes du GIGN.
03:39 Vous avez vu, je vais vous résumer, sept arrestations suite à l'attaque de Crépole,
03:45 c'était dans la nuit de samedi et dimanche dans le nord de la Drôme,
03:48 sept personnes interpellées, le GIGN a été envoyé pour les interpeller.
03:52 Il y a quand même une question qui se pose, il y a beaucoup de photos qui ont circulé sur les réseaux sociaux,
03:57 on critique souvent les réseaux sociaux, est-ce que là ils n'ont peut-être pas eu une bonne influence
04:02 en montrant les images des agresseurs et comme ils étaient a priori connus des services de police et de gendarmerie,
04:08 on a pu les récupérer, Christine Lecomte, les arrêter.
04:12 Bon, sur ce sujet-là, moi je n'ai pas énormément de position,
04:15 mais sur les réseaux sociaux, on va dire de toute façon, il va falloir à un moment donné légiférer ou recadrer.
04:22 Vous avez totalement raison, en l'occurrence là, ça a été capital,
04:27 puisque ça a permis aux gendarmes de poursuivre une remarquable enquête
04:32 et d'interpeller, vous l'avez dit, sept personnes.
04:36 Troisième mot, larynx, Karine, 49 ans, reparle pour la première fois depuis une vingtaine d'années,
04:42 Félix, et c'est une histoire absolument magnifique et ça se passe en France.
04:46 La magie de la science.
04:48 C'est même une première en France, cette grève du larynx réalisée à Lyon il y a un peu plus de deux semaines.
04:53 Karine ne pouvait plus parler depuis des complications liées à une intubation suite à un arrêt cardiaque en 1996.
05:00 Elle respirait par trachéotomie, ses filles n'avaient jamais entendu le son de sa voix.
05:06 Une voix encore faible après plus de vingt ans sans parler,
05:09 mais Karine a commencé les exercices avec des spécialistes pour pouvoir de nouveau déglutir,
05:14 respirer et puis progressivement, oui, retrouver la parole.
05:17 On va faire des jours de la semaine.
05:19 *Bruit de larynx*
05:34 Super !
05:35 Le professeur Philippe Séruse, chef du service ORL et chirurgie cervico-faciale de l'hôpital de la Croix-Rousse,
05:41 a pu rencontrer avant la grève un confrère colombien qui avait déjà procédé à cette opération très complexe
05:47 avec des nerfs, des petites veines, des petites artères qui s'entrecroisent dans cette zone du larynx.
05:52 La toute première grève du larynx avait eu lieu avant en 1998 à Cleveland aux Etats-Unis
05:57 sur un patient qui avait perdu ses cordes vocales suite à un accident de moto.
06:00 C'est Aless Rever, Christine Lecon, cette grève de larynx.
06:04 Alors je crois que l'opération, tout compris, a duré 27 heures.
06:08 Donc évidemment, c'est pas le même chirurgien qui a opéré pendant 27 heures.
06:11 Ils se sont relayés.
06:12 C'est quand même prodigieux, dont cette femme qui n'a plus parlé depuis 20 ans,
06:15 qui a eu un gros accident vasculaire cérébral.
06:18 Et dont les enfants n'ont jamais entendu la voix.
06:20 Et dont les enfants, comme on le sait, n'ont jamais entendu la voix.
06:22 De toute façon, l'innovation et l'expérimentation, c'est ce qui nous permet de grandir.
06:26 Donc il faut absolument le faire. Nous, on le fait dans notre métier.
06:29 Et quand on le voit, quand c'est en médecine, c'est parfait.
06:32 Allez, vous restez avec nous dans quelques instants.
06:35 Notre grand débat du jour entre 2010 et 2020.
06:38 24 000 hectares de terres agricoles ont été artificialisés chaque année.
06:42 Donc question du jour, finalement, Philippe, c'est peut-on construire la ville de demain,
06:45 préservant les terres agricoles et de biodiversité ?
06:48 Pour l'instant, vous dites oui à 77%.
06:50 Et pour en parler, Alain Chrétien, qui est avec nous, vice-président de l'AMF et maire de Vesoules.
06:54 Bonsoir, merci d'être avec nous.
06:56 Bonsoir à tous.
06:57 Une question, est-ce qu'aujourd'hui, il faut changer le paradigme ?
07:00 La ville doit-elle s'adapter aujourd'hui à la nature et non l'inverse ?
07:04 Naturellement, si je puis dire.
07:06 On n'a pas le choix.
07:08 Tu me rappelles d'un ancien maire de Lyon, Édouard Hériault, ou Louis Pradel,
07:12 qui avait dit qu'il fallait mettre l'autoroute au cœur de Lyon.
07:16 C'était les années 50, il fallait adapter la ville à la bagnole, aux autoroutes, aux routes.
07:22 C'était preuve de modernité.
07:24 On a vraiment bien avancé sur le sujet.
07:26 C'est fini, aujourd'hui.
07:27 On en parle dans quelques instants.
07:28 0826 300 300, vous voulez réagir en direct ?
07:31 Salon des maires sur le stand de l'Ordre des architectes.
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