00:00 On a souvent vu certains de vos représentants à côté, par exemple, de membres du Rassemblement National.
00:06 Et certains, d'ailleurs, ont planté du doigt une collusion entre l'URN et Coordination rurale.
00:11 Oui, je pense que M. Duhamel l'a déjà dit à un de mes confrères hier, qui s'appelait aussi M. Legra.
00:15 Donc je pense que ça revient facilement chez vous.
00:18 Hier, pour en parler, on a été reçus par l'ensemble des groupes parlementaires.
00:23 Donc on a été également reçus par le Rassemblement National.
00:26 On a été également reçus par l'EPR, le MoDem, Renaissance et LFI.
00:32 Je tiens juste à préciser que hier, en l'occurrence face à un de vos collègues,
00:37 je me suis appuyé sur des déclarations du patron de la Chambre agricole du Lot-et-Garonne, M. Bousquet-Cassagne,
00:42 qui, dans des prises de position, a effectivement montré une forme de proximité avec le RN,
00:49 tout en précisant qu'il était abusif de considérer que la Coordination rurale était une sorte de filiale du RN.
00:54 Non mais je pense que c'est...
00:56 Non mais juste pour que les choses soient claires, c'était pas un propos personnel de votre collègue ou de votre collègue ce soir.
01:01 Non, non, mais c'est pas un propos personnel, mais ça revient et c'est basé sur des contacts que l'on a avec le RN,
01:07 avec des contacts que l'on a, hier j'avais trouvé, qui s'occupent du monde agricole.
01:11 Mais j'ai l'impression que lorsqu'on n'est pas dans la majorité présidentielle ou proche de la majorité,
01:15 on est ou d'extrême droite ou d'extrême gauche.
01:18 Non, parce que par exemple, regardez, la Confédération Paysanne est ostensiblement plutôt proche de la France Insoumise.
01:23 Et c'est pas un problème de lien.
01:24 Et de l'extrême gauche, voilà.
01:25 Mais oui, mais donc...
01:26 Mais vous avez aussi des gens de Renaissance qui ont des gens de la Confédération.
01:33 Comme nous, on doit avoir des gens, comme vous dites, qui sont à son acte, qui sont au niveau des Républicains.
01:38 Mais chez nous, c'est clair et on l'a déjà dit, nous, il n'y a personne...
01:42 Enfin, les gens qui veulent prendre des décisions ou des postes politiques ne sont pas la Coordination rurale.
01:49 Donc ça veut dire que sur la liste, il y a les Européennes dans cinq mois, sur la liste du Rassemblement National,
01:55 on ne retrouvera pas des membres de la Coordination rurale ?
01:58 Alors, c'est sûr qu'avec l'évolution, je dirais, la médiatisation qu'on a pu avoir et nous le retour qu'on sent qu'on est plutôt dans l'air du temps,
02:07 c'est évident que moi-même, par différents partis politiques, on sent qu'on est sollicités.
02:13 Après, je ne vais pas répondre pour les 50, 60 000 partisans, mais si les gens...
02:18 Vous êtes sollicités par le Rassemblement National pour rejoindre leur liste ?
02:21 Mais c'est évident, dans un contexte où 90% de la population a soutenu le monde agricole, c'est des voix qui peuvent venir
02:26 et je ne jetterai pas la pierre à celui qui veut partir au Rassemblement National, au Modem, à Renaissance ou à l'FI.
02:33 C'est un choix personnel.
02:34 Il y a, objectivement, assez peu de risques que quelqu'un de la Coordination rurale se retrouve sur la liste de Manon Aubry aux Européennes.
02:38 Et bien, détrompez-vous.
02:40 Ah bon ?
02:40 Oui, parce que les gens, en fait, on défend des valeurs, je dirais, agricoles.
02:46 Donc, vous avez des gens, et moi j'en connais, qui sont, je dirais, au moins, on va dire communistes ou écologiques,
02:54 très à la hauteur parce qu'on a des bio chez nous.
02:57 On n'est pas de l'agro-industrie.
02:58 Pour être clair, on n'est pas de l'agro-industrie.
03:00 Donc, c'est vrai qu'il y a des...
03:02 Et vous avez des prédécesseurs, vous avez des gens qui étaient à la FNSEA, qui sont, depuis des années,
03:07 pour ne pas dire des dizaines d'années, sénateurs, députés.
03:09 Mais ça ne nous chagrine pas.
03:11 Mais c'est un choix.
03:12 Alors après, eux, ils peuvent être peut-être syndicalistes, je ne sais pas.
03:14 Et vous, alors ?
03:15 J'ai eu M. De Serres, c'est ça ?
03:17 Qui est JA.
03:18 M. De Serres, oui, Jérémy De Serres.
03:19 Qui est JA.
03:21 Qui était sur les listes européennes.
03:22 Qui est européen.
03:23 Alors, il est encore JA ou il n'est pas.
03:24 Ce n'est pas notre problème.
03:25 Le choix de chaque institution syndicale, c'est pas le nôtre.
03:29 Et est-ce que vous, vous avez été sollicité personnellement ?
03:31 Oui.
03:32 Et est-ce que ça vous intéresse ?
03:34 Ben non.
03:34 Vous direz non ?
03:35 Juste par qui vous avez été sollicité ?
03:36 Mais par plusieurs.
03:38 Par le Rassemblement national, par exemple ?
03:39 Non, mais je dis par plusieurs parce que si j'ai dit non, c'est une chose qui est bâchée.
03:43 Non, vous voyez, entre autres, non.
03:45 Alors, comme ça, on est clair.
03:46 Alors, non pas par le Rassemblement national.
03:47 Non, mais c'est intéressant de savoir.
03:48 Mais non, mais c'est pour ça.
03:49 Mais aujourd'hui, à partir du moment où vous avez des gens,
03:51 je dirais que vous avez une tête un peu plus connue que les autres,
03:53 à partir du moment où vous avez des convictions qui collent à 80 ou 90 % des consommateurs,
03:59 ben c'est plus facile.
04:00 Et je pense que les JA, je le sais, ils ont été contactés.
04:03 Et puis la FNSA.
04:04 Mais c'est normal.
04:04 À partir du moment où aujourd'hui, pour être politique,
04:06 c'est quand même pas la tasse de thé tous les jours.